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20 septembre 2011 2 20 /09 /septembre /2011 11:28

Vibrations Caraïbes

Le Festival Vibrations Caraïbes ouvre cette année le dialogue des mers et des Océans du 7 au 15 octobre 2011 au Théâtre de la Maison des Cultures du Monde, à la Fondation Alliance française et à la Galerie d’Art contemporain Bôkaz.

Vibrations-caraibes.jpgLe Festival Vibrations Caraïbes propose depuis cinq ans deux semaines de rencontre de création contemporaine autour des espaces insulaires et diasporiques de la Caraïbe et des Amériques. Dans le cadre de cette édition 2011, Vibrations Caraïbes ambitionne de faire dialoguer histoire et géographie et de s’immerger dans les mondes créatifs, dans les avant-gardes artistiques de ces territoires insulaires nourris de leurs parcours historiques, de leurs trajectoires culturelles et de leurs horizons artistiques. Avec la Conque de Lambi comme objet symbolique et fil rouge de cette édition transocéanique, Vibrations Caraïbes offre une immersion dans les esthétiques multiples des espaces insulaires : jazz et musiques d’improvisation, musiques rituelles et de création, musiques urbaines et multimédias.

Vibrations Caraïbes transocéaniques déclinera des collaborations inédites et des croisements fertiles entre artistes issus des deux océans et investissant tous les champs de création : les arts vivants, les arts visuels et la littérature, chercheurs, universitaires, cinéastes et documentaristes défrichant les logiques sociales et politiques, élaborant et fixant les images de ces mémoires d’îles. Plate-forme de rencontres artistiques inédites, ce nouvel itinéraire artistique et culturel jette des passerelles entre les divers foyers transocéaniques de création : Cuba, l’archipel des Bahamas, la, Martinique, Porto Rico, la Guadeloupe, la Guyane et la Réunion.


Programme

 

Vendredi 7 octobre

Franck Nicolas « Jazz Ka Philosophy » (Guadeloupe). Un mélange de jazz et de tambour ancestral de la Guadeloupe. A la manière d’un grand peintre d’origine caribéenne tel un Jean Michel Basquiat ou un Michel Rovelas, le trompettiste Franck Nicolas se sert de toute la palette des couleurs de sa riche culture caribéenne, pour façonner son art : le jazz ka.

Arrière-petit-fils d’esclave de l‘île de Marie Galante, il se vit comme héritier direct de Kafé Edouard Ignol, l’un des créateurs du « gwo ka moderne ». En véritable poète de la mélodie, il chante les louanges de ses ancêtres ! Il est en perpétuelle quête d’une alchimie parfaite entre le lyrisme de Miles Davis et le chant des racines guadeloupéennes : celui de Lin Canfrin, grand chanteur de Gwo ka traditionnel. L’inspiration des compositions n’a de cesse de mettre en lumière : l’esprit du ka et sa philosophie, le jazz ka. Avec son souffle authentique et original, Franck Nicolas tente d’insuffler à la musique les sonorités de ses instruments à vent de prédilection : Trompette et Conque marine héritées de la tradition du jazz afro-américain et legs du patrimoine amérindien.

Avec : Alain Jean-Marie (Piano) - Eric Vincenot (Basse) - Sonny Troupé (Batterie) - Louis Allèbe Montjoly de Montaigne.

 

William Cepeda Quartet, The Caribbean Shell (Puerto Rico)

«Afrorican jazz», c’est le son développé par William Cepeda. Ce musicien afro-portoricain, est compositeur, souffleur de trombone et de conques de lambi et innovateur d’un mariage inédit entre l’héritage traditionnel de son île natale et le jazz.

Né et ayant grandi à Loiza, au coeur de Little Africa à Puerto Rico, le brio artistique de William Cepeda lui ont valu de nombreux prix et distinctions de l’Institut des Arts et de la Culture de Porto Rico, du National Endowment for the Arts, du New York State Music Fund at Rockefeller Philanthropy Advisors, et l’Association des Arts hispaniques. Protégé de Dizzie Gillespie, William Cepeda a été un membre de son Orchestre des Nations Unies.


Samedi 8 octobre

 

Watabwi (Martinique)

Groupe orchestre de souffleurs de conques de Martinique et section du laboratoire d’archivage de l’oralité (L.A.O). L’association WATABWI constitue un groupe de recherche historique et scientifique autour de la conque de lambi, afin de développer les potentialités (sonorités, harmonies) de cet instrument de musique ancestral. Son nom rappelle les origines amérindiennes : Watabwi désigne la conque de lambi dans laquelle vit toujours son propriétaire. La conque était le moyen de communication privilégié des esclaves puis des premiers hommes libres dans les sociétés noires des Amériques.

Avec Serge Domi - Pierre-Louis Delbois - Henri Pierre-Leandre - Jean Pierre-Leandre - Thierry L’Etang

 

Le Kako Labo & le Collectif Hip Hop Kreyol (Guadeloupe-Martinique-Réunion)

Exxòs, pionnier du hip-hop créole, crée avec Doub 6, Thyeks et le Martiniquais Jeff Baillard, un « Kako Labo » inventif et créatif autour des musiques traditionnelles de Guadeloupe, de Martinique et d’ailleurs avec des sonorités modernes et des musiques électroniques. La frappe ancrée du ka mue, se déstructure et voyage dans l’univers des musiques urbaines sans jamais perdre sa couleur, son authenticité. L’alchimie entre gwo-ka et groove funk ouvre une multitude de possibilités ; les passerelles jetées entre le bèlè martiniquais et le reggae-dance-hall jamaïcain ou encore entre le boulagèl et le beatbox du rap nous apparaissent alors comme une évidence. La M.A.O (musique assistée par ordinateur) rencontre l’authenticité gwo-ka, la chaloupe biguine, le bèlè,  la soul funk et le jazz.

Avec les Beatmakers et Deejay : Exxos – Doob6

Vjay : Slas

Rappeurs – Chanteurs : Tysmé (Guadeloupe), Star J (Guadeloupe), Neg Lyrical (Martinique), Kamnouze (Réunion), G’ny (Guadeloupe), FDY Phenomen (Paris)

Olivier Juste : Percussions

Jean-Philippe Basses : Conque de lambi

Arrow : Kayanm


Dimanche 9 octobre

 

Jacques Schwarz-Bart, Vodou Jazz Trio avec Erol Josué et Bonga (Guadeloupe-Haïti)

Le saxophoniste guadeloupéen convoque les esprits frappeurs d’Haïti. Il aborde de front le rhizome musical Haïti, avec un groupe polyglotte marqué par la présence percutante de maîtres en rythmes (Jean Bonga) et chants vaudous (Erol Josué) de la musique racine haïtienne. Le saxophoniste guadeloupéen poursuit ici son travail de tissage minutieux des fils et des trames du gwo-ka et des musiques haïtiennes.

 

Omar Sosa ‘‘Espíritus Project’’ avec Tamango & Klod Kiavue

(Cuba-Guadeloupe-Guyane)


Exposition du 7 au 15 octobre

 

La Trans-Océnan(ie) avec Blue Curry (Bahamas), Audry Liseron-Monfils (Guyane/Martinique) et Béatrice Melina (Guadeloupe)


Conférences

 

Fanon, Plume rebelle

Avec Suzanne Dracius, Seloua Luste-Boulbina et Christiane Chaulet Achour et le modérateur, Axel Artheron.

Frantz Fanon, psychiatre et essayiste Français, Martiniquais, puis Algérien né à Fort-de-France (Martinique) le 20 juillet 1925, décédé à Washington DC le 6 décembre 1961, est l’un des fondateurs du courant de la pensée tiers-mondiste ; ses recherches analysent les conséquences psychologiques de la colonisation sur les colonisés.

Frantz Fanon, cette plume rebelle, s’est illustré toujours par son refus de s’incliner. Refus de toute occupation étrangère : il s’engage pour défendre la France, son pays pendant l’occupation nazie. Refus de porter le masque blanc prescrit par la colonie : il décrit l’injonction paradoxale faite aux Antillais. Refus de la psychiatrie coloniale : à Blida, il prend les malades mentaux pour des sujets parlants. Refus de se plier à la « pacification » : il ne se transforme pas en auxiliaire de Police. Refus de se trouver, comme Antillais, du côté des Français : il passe en Algérie, du côté des Arabes. Refus enfin de cautionner tout ce qui advient des indépendances : il met en cause le nationalisme et les bourgeoisies nationales.

L’année 2011 fêtera le Cinquantenaire de la mort de Frantz Fanon, auteur de l’essai Les Damnés de la Terre — préfacé par Jean-Paul Sartre — qui se penche sur la question de la violence, des guerres de libération, de l’assimilation culturelle de l’intellectuel colonisé. D’où la table ronde intitulée « Fanon, plume rebelle », en écho à l’ouvrage collectif Plumes rebelles coordonné par Suzanne Dracius paru aux éditions Desnel, où figurent analyses et extraits de l’oeuvre de Frantz Fanon.

 


Auditorium de la Fondation Alliance Française, le 9 octobre 2011, de 15h30 à 16h30

 

Histoire et symbolique de la conque de lambi aux Amériques

Projection du documentaire de William Rolle (Martinique), « Sur les Traces de Watabwi »


Lecture musicale

 

Auditorium de la Fondation Alliance Française, le 9 octobre 2011 de 15h30 à 16h30

« Fanon, intérieurement et sous la peau » avec Camel Zekri & Sharif Andoura


Punchs en musique

 

Cour extérieure de l’Alliance Française, le 9 octobre 2011 - 18h

Entrée libre

Jahmaï. Quand le flow du ragga rencontre l’univers hip hop / rap du compositeur Diakar. Toma Errol, connu sous le nom de Jahmaï, est né le 11 juillet 1980 à Saint-Martin, il a commencé la danse et le chant à l’âge de 11 ans avec son ami « The Rod » et son grand frère Jahleaf.

En 1995, il est le plus jeune leader en tambour « Nayabuinguy » du groupe de la fédération « Solidarity » de Saint-Martin. En 2005, il autoproduit son premier album underground titré « How them feel » vendu à plus de 1 000 exemplaires. Il fait la première partie d’artistes tels que Nasio Fontaine, Barington Levy, Buju Banton, la Famille Marley. Il a joué en Guadeloupe, Anguille, Saba, Saint-Barth, Paris et tout récemment en compagnie du collectif SousLeGround lors du Festival Martizik organisé du 3 au 5 avril 2010 par Les Plages Electroniques et EWI. Il a signé chez Starclash Records son deuxième album.


Documentaires

« Césaire, Aliker : une Fraternité »

« La Martinique aux Martiniquais : l’Affaire de l’OJAM »

« Une Histoire des DOM-TOM »

« Tjibaou, le pardon »


Programme complet sur www.vibrationscaraibes.com

Billets en vente dans toutes les billetteries Fnac d’Ile-de-France et à la Maison des Cultures du Monde.

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commentaires

thierry 21/09/2011 10:28



C'était juste pour dire que vu l'âge de Basquiat, son origine ethnique a dû être fortement influencée par sa vie dans le pays où il est né. Ce qui est le sort de beaucoup de gens d'origine
caribéenne. L'origine caribéenne de Basquiat n'est pas évidente (a priori) dans son expression de peintre. la drogue et l'influence de son milieu "new yorkais" de Warhol etc...des impératifs du
marché de l'art ont ^peut-être gommés ce qui pourrait être l'expression d'un sentiment particulièrement ou essentiellement Caribéen n'est pas évident. en comparaison avec la peinture haïtienne,
par exemple qui ne répond pas (ou l'inverse) à tous les critères du marché de l'art contemporain. On dit de Basquiat comme d'autres qu'ils sont plutôt "illustrateurs" que "peintres".



thierry 20/09/2011 15:23



Parmi tout ce bon et beau programme, je lis que Basquiat est caribéen...oui, sa mère est né aux Etats-unis. Jay Z aussi est caribéen tous les afroaméricains ou presque, viennent des west indies.
La mère de Basquiat est d'origine porto "ricaine". Et son père haïtien l'est d'une époque ou haïti, (comme aujourd'hui) est sous influence américaine. Basquiat n'était pas "francophone".


 



fxg 21/09/2011 09:49



mais personne ne le dit qu'il était francophone...



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