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27 janvier 2014 1 27 /01 /janvier /2014 08:00

Warren sort Musicotherapy

Fanny-Warren-FXG.jpgWarren prépare une tournée aux Antilles et en Guyane après le Bataclan le 8 février prochain

Le 4e album du jeune guyanais Warren, Musicothérapy, résume ses trois dernières années. « Des années riches en pleurs, en émotion, en joie… C’est un peu autobiographique », confie-t-il. L’album démarre avec un premier single, Chacun son tour, qui evoque toutes les fois où l’on peut douter de soi, se retrouver au plus bas, ne plus avoir la force d’avancer, de se battre… « Que ce soit dans la maladie ou dans les problèmes personnels », ajoute-t-il. Sa chanson donne envie d’y aller ! Là, il revient avec un deuxième single, La vie en blues, en featuring avec Fanny J et dont on a pu déjà voir le clip. « C’est le même message de positivité ! » Depuis quelques années, les deux jeunes artistes guyanais sont associés. « Et ca n’a pas été forcément que des années de bonheur. C’est de cela dont on parle dans ce titre, confie Warren… La vie en blues, avec ou sans flouze… » Cette association avec Fanny a pu en faire jaser quelques-uns, mais Warren est clair : il n’est pas en couple avec Fanny. « Je ne pense pas », s’amuse-t-il à répondre laconiquement.

Alors le 8 février prochain, dans la salle parisienne du Bataclan, Warren s’offre une scène pour présenter Musicotherapy. « C’est le premier concert qui va ouvrir la tournée dans la foulée » Ca se poursuivra en Guadeloupe, en Martinique pour finir en Guyane.

Sur scène, Warren sera accompagné de ses musiciens et de Fanny. Pour le reste, mystère ! « Que des artistes invités surprise… Ce seront forcément des artistes avec qui j’ai collaboré ou avec lesquels j’ai des duos… A voir ! »

FXG, à Paris


Warren, qui es-tu ?

Warren-2.jpgElève l’école élémentaire de Saint-Laurent, ses parents, musiciens amateurs (sa mère, choriste, était agent administratif avant d’intégrer les ressources humaines de la mairie de Saint-laurent où travaille aussi son père, guitariste), l’inscrivent à l’école de piano et de solfège pendant un an. Par la suite, il se lance dans une chorale liturgique (ça le fait sourire quand il en parle) et, arrivé au college, il entre dans une période rebelle. « J’ai commencé à faire du reggae dancehall pour ensuite me retrouver à composer, écrire et faire des chœurs pour les autres. » Parallèlement, il prépare son bac littéraire dans le but d’être prof de langue ou de musique. Il ecrit toujours, pour Ali Angel, Nicols, Kaysha, travaille à des projets pour la Section zouk. Il passe son bac néanmoins et, à 19 ans, il quitte sa Guyane natale. Il devient sapeur-pompier volontaire, puis brancardier et décide de faire une formation d’aide-soignant pour aller dans une école d’infirmier. Il lâche tout finalement pour la musique. Le déclic est venu après son diplôme d’aide-soignant. Il bosse alors dans une clinique de chirurgie esthétique à Paris et se lance dans un deuxième album. « Ça a cartonné et là je me retrouve régulièrement absent ou en dispo au boulot… Ca commence à ne plus le faire ! » Il démissionne en 2007.

C’est dur la vie d’artiste !

Warren a commencé très jeune, est passé par différents producteurs, managers… « J’ai voulu prendre mes risques seul et quitter mon label, la Section zouk, avec lequel je travaillais. » Il part avec quelques artistes qu’il a pris sous son aile. A partir de là, il devient son propre producteur, puis celui de Fanny et quelques autres… « C’est un autre combat, une autre responsabilité… Mais avec Harold Singamalon, j’ai eu le temps de me faire la main. »

Installé désormais à Paris, Warren n’a jamais quitté la Guyane des yeux ! Il y retourne tous les deux mois pour aller voir sa maman. « J’ai des projets aussi en Guyane. » Car au pays, il veut faire des choses pour les jeunes. « Je me sens une responsabilité et je vais dans ce sens. » Il parraine pendant cinq ans un concours de chant, le Podium lycée. A l’issue de ce concours inter lycées, entre la Guadeloupe, la Martinique, la Guyane, le Suriname, le Brésil et Trinidad, il ecrit chaque année une chanson pour le lauréat. « C’est comme ca que j’ai rencontré Fanny. » Il a encore d’autres projets pour la Guyane et ses jeunes. « Alors, lance-t-il, à bientôt ! »

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