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14 février 2014 5 14 /02 /février /2014 08:00

Commémoration des 70 ans du débarquement allié

Un village français honore un Martiniquais

Inauguration-Rond-Point-William-Palcy-2.jpgDepuis samedi 8 février, le petit village d’Alénya, situé entre Perpignan et Saint-Cyprien Plage dans les Pyrénées-Orientales, honore un Martiniquais, William Palcy. Son fils, Désiré, a choisi cette petite commune de 3200 âmes pour y couler une retraite tranquille. C’est son ami Joachim Botté, représentant local de l’association des Anciens Combattants Prisonniers de Guerre – Combattants d'Algérie, Tunisie, Maroc (ACPG-CATM), qui a convaincu le maire communiste d’Alénya, Michel Pumaréda, du parcours exemplaire du sergent William Palcy. Désormais un rond-point dans le nouveau quartier de la Llosa, porte son nom. Sous un olivier multicentenaire, on peut lire : « Rond-point William Palcy, Compagnon de la Libération 1905-1967. » Rond-Point-William-Palcy---Famille-Palcy--Alenya-8-fervier.jpgIls ne sont que trois Martiniquais à  avoir été faits Compagnons de Libération par le Général De Gaulle. Le premier est Louis Claude des Anses d’Arlet, engagé dès le 28 juin 1940 dans la « Légion française De Gaulle », ainsi que les Britanniques désignaient les Forces Françaises Libres. Deux jours plus tard,, deux autres militaires martiniquais s'enrôlent à leur tour, Valentin Behelo et William Palcy. Engagé comme simple soldat à 22 ans, le Martiniquais a passe huit ans en Indochine avant d’etre surpris par la déclaration de guerre de 1939 alors qu’il est basé en Palestine. Rond-Point-Wlliam-Palcy---Desiree-et-le-Maire-d-Alenya-ja.jpgLe 1er juillet 1940, il rejoint les Anglais en Egypte avec 500 volontaires français du 24e Régiment d’infanterie coloniale. Ils vont devenir1er Bataillon d'infanterie de marine (1er BIM), le premier élément des « Free French ».

En inaugurant ce rond-point, le maire d’Alénya a rendu hommage « à tous les combattants antillais qui se sont levés à l'appel du Général De Gaulle », puis il a déclamé quelques vers d’un poème d’Aimé Césaire sur l’engagement : « Qu’une tempête ne décline, que le roc ne titube/ pour celui poitrail qui sûr/ dont le clairon de feu dans l’ombre et le hasard/ rustique ne décrut. »

La réalisatrice Euzhan Palcy, l’auteur de Parcours de dissidents, est là. William est son oncle.

FXG, à Paris


Parcours de Compagnon

William-Palcy-carte-d-Identite-Militaire.jpgWilliam Palcy a pris part, avec le 1er BIM et les forces britanniques, à la première campagne de Libye contre les Italiens dès septembre 1940. Pour être allé chercher sous le feu de l'ennemi; le corps d'un soldat tué, il est cité à l'ordre de la Division en février 1941.  Quelques jours plus tard sort le décret l’élevant à la dignité de Compagnon de la Libération. Desire-et-William-Palcy.jpgPromu caporal, il est affecté au Bataillon de marche n°11 (BM11) le 1er avril 1942. Avec son bataillon, qui appartient à la 2ème brigade française libre du Général Cazaud, il prend part à la fameuse bataille d'El Alamein en Egypte. Il participe ensuite à la campagne de Tunisie comme tireur de fusil-mitrailleur ; il est cité à l'ordre de la Brigade. En juin 1944, il quitte la 2ème Brigade et est affecté au Bataillon de tirailleurs de l'Oubangui en Afrique équatoriale française. Promu caporal-chef en janvier 1945, puis sergent trois mois plus tard, William Palcy est démobilisé en avril 1946. Il se fixe à Bangui ou il monte une société de transport en commun. C’est dans cette terre africaine qu’il repose. Désiré a repris l'entreprise paternelle, mais après les émeutes de Bangui en mai 1996, il a préféré tout abandonner pour revenir à la Martinique avant de se poser définitivement à Alénya.

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