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Samedi 4 février 2012 6 04 /02 /Fév /2012 08:23

ITW Greg Germain, chargé de la création de l’agence de diffusion des cultures d’outre-mer

Greg-Germain.jpg« La rencontre des mondes n’a jamais conduit à l’effacement »

Une agence de diffusion des cultures des outre-mer peut-elle être une priorité dans le contexte économique actuel ?

C’est vrai que nous sommes en pleine crise, TVA social, logement, le froid et ses victimes, la guerre en Afghanistan… Il n’en demeure pas moins que la    culture est quelque chose d’important et je considère que c’est un produit de haute nécessité.

Cette agence était une idée développée avec vous lors des états généraux de l’Outre-mer. Le président vous a chargé de la mettre en place. Quel rôle entendez-vous jouer en son sein ?

Je dois aux ministres de l’Outre-mer et de la Culture mais aussi à l’ancien délégué Patrick Karam d’avoir porté ce projet que j’avais écrit lors des EGOM. Le président m’a confié la direction de la préfiguration de cette agence et je voudrais dire qu’au-delà de sa création, cela ne se fera pas sans moi. Je veux remercier le président de la République qui me fait confiance pour mener à bien cette mission qui m’honore et qui m’oblige aussi. Dès la fin des états généraux et dès lors qu’il a eu ce projet en main, le président a décidé qu’il devait répondre de manière forte à la nécessité républicaine d’offrir à toutes les composantes de notre Nation des perspectives d’égalité des chances s’agissant tout particulièrement du droit à cette diversité culturelle apportée par l’outre-mer et qui est une vraie chance pour la France.

Comment est née cette idée d’agence lors des états généraux de l’Outre-mer ?

Elle est le résultat d’un constat, un constat accablant pour notre République : à de rares exceptions près, la quasi absence des artistes et des imaginaires d’outre-mer dans presque tous les domaines culturels de la Nation, cinéma, audiovisuel, spectacle vivant, musique, littérature…

Quelles sont les raisons de cette situation ?

Cette faible présence, tant dans le secteur privé que subventionné, est due aux difficultés des artistes d’outre-mer à se faire reconnaître et programmer par les diffuseurs et à assurer convenablement leur promotion en raison de l’éloignement. Elle est aussi due à l’absence d’un réseau susceptible d’accueillir régulièrement les productions des créateurs ultramarins dans l’Hexagone. Mais il y a encore la condescendance amusée ou méprisante avec laquelle les opérateurs culturels de l’Hexagone considèrent ce que font les créateurs d’outre-mer.

greg-Germain-2.jpgQuel rôle devra jouer cette agence ?

Cette agence est destinée à insuffler un nouvel élan à la création, à la diffusion, à la formation et donc au développement des cultures ultramarines et de leurs diasporas dans l’Hexagone et au-delà. L’agence permettra aussi que l’originalité et l’identité des imaginaires de l’outre-mer soient véritablement reconnues comme des éléments de la richesse culturelle de la France d’aujourd’hui et non pas comme des éléments d’exclusion implicites ou explicites.

Enfin, elle adressera la question de la relation entre les populations de ce pays, les œuvres qui les représentent, les imaginaires qui les traversent et les femmes et les hommes qui les incarnent.

Vous avez cité Edouard Glissant pour brosser votre future action, si vous êtes, comme vous l'entendez, à la tête de l'agence ?

« La rencontre des mondes n’a jamais conduit à l’effacement. Il y a tant de présences dans une ronde de tambours, tellement de langues dans un chœur de reggae ou une phrase de Faulkner, tellement d’archipels dans une envolée de jazz, et combien d’énormes rires de libération, de jubilation quand tout cela se rencontre. »

Propos recueillis par FXG (agence de presse GHM)

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Samedi 4 février 2012 6 04 /02 /Fév /2012 08:19

Marie-Luce Penchard appuie sur l’accélérateur

Tarifs de téléphonie mobile entre les outre-mer et l’Hexagone, promotion des hauts fonctionnaires dans leurs territoire, diffusion de la culture d’outre-mer dans l’Hexagone et à l’international sont les derniers chantiers lancés par le ministère de l’Outre-mer.

Germain-Penchard-Maximin.jpgA quelque 80 jours de l’élection présidentielle, la ministre de l’Outre-mer a mis le pied sur la pédale d’accélérateur. Hier à Paris, entourée de Greg Germain, Daniel Maximin, Jean- Bédier et Claudy Siar, elle a présenté les dernières mesures initiées par le président de la République lors de son discours de Cayenne de vœux aux Ultramarins. La téléphonie d’abord… « Il y a des problèmes de tarification autour de la téléphonie mobile » entre l’outre-mer et l’Hexagone ; a indiqué Mme Penchard qui a annoncé qu’une réunion sur ce sujet aurait lieu le 10 février prochain au ministère de l’Industrie « pour trouver une solution et un tarif acceptable ». Greg Germain s’est ensuite exprimé sur l’agence de diffusion  des cultures des outre-mer que le président lui a demandé de mettre en place. Son installation sous forme d’abord associative devrait être effective à la fin du mois et pourrait ensuite évoluer sous forme d’établissement public à vocation culturelle. Les missions de cette agence visent à donner un rayonnement suffisant à la création ultramarine en France hexagonale. Son budget, émanant des ministères de la Culture et de l’Outre-mer, n’a pas été communiqué mais, selon la ministre, il est inscrit au budget 2012. Autre nomination annoncée par le président de la République à Cayenne, celle de Daniel Maximin comme délégué général de l’action culturelle internationale des outre-mer. A l’instar de l’agence de diffusion, Daniel Maximin, sous l’égide du ministère des Affaires étrangères, sera en charge du rayonnement des cultures ultramarines à l’internationales, via l’UNESCO, la Francophonie, etc… « A la fin de cette année des Outre-mer, a déclaré Daniel Maximin, il faut continuer sur une chose toute simple, mettre en valeur cette dimension internationale parce qu’on sait qu’on a des choses à dire et à montrer. Et il faut rappeler au monde que la France, c’est aussi le Pacifique, l’Océanie, la Caraïbe… »

Promotion des hauts-fonctionnaires ultramarins dans leurs territoires

Jean-marc-Bedier.jpgEnfin, la ministre a présenté Jean-Marc Bédier, un préfet originaire de la Réunion, chargé spécifiquement de la promotion des originaires d’outre-mer dans les postes à responsabilité de la fonction publique afin qu’elle soit « plus représentative des bassins de vie locale ». M. Bédier dispose déjà de deux circulaires, l’une facilitant l’accès aux concours et une seconde  assouplissant les règles de promotion sur place sans passer par l’obligation de mobilité. Jean-Marc Bédier a annoncé son intention de commencer par donner plus de transparence et sur les postes à pourvoir et sur les assouplissements possibles et encore de permettre à certains fonctionnaires de devenir directeurs ou chefs de service en acceptant une mutation dans l’Hexagone mais avec des garanties de retour dans leur territoire par la suite. « Il pourrait y avoir une sorte de bourse d’échange, mais tout ça, en tenant compte du principe constitutionnel d’égalité d’accès aux emplois de la haute fonction publique ». Rappelons que désormais, le ministre de l’Outre-mer contresigne toutes les nominations de hauts fonctionnaires dans les territoires.

FXG (agence de presse GHM)


Le PS dénonce l’offensive gouvernementale sur la téléphonie mobile

Victorin Lurel s’étonne d’apprendre la « soudaine préoccupation » du gouvernement sur les tarifs de téléphonie mobile alors que, dit-il, « les députés de gauche ont proposé en vain un amendement visant à répondre très directement à cette problématique » (en mai 2009 lors de la discussion de la Lodeom ou lors de la discussion de la loi Châtel en octobre 2011). Cet amendement proposait que les communications de téléphonie mobile émises depuis ou vers les départements d’Outre-mer ou entre deux départements d’Outre-mer soient incluses dans les offres de base des forfaits des opérateurs de téléphonie mobile et qu’elles ne puissent pas faire l’objet d’une surfacturation pour cause d’itinérance.  « Plusieurs fois représenté, cet amendement a été systématiquement rejeté par le gouvernement qui s’en est à chaque fois remis à des demandes de rapports qui dorment dans les tiroirs de Bercy et de la rue Oudinot et qui ressortent opportunément pour maquiller en trois mois le bilan de cinq ans de passivité sur ce sujet. »

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Vendredi 3 février 2012 5 03 /02 /Fév /2012 09:52

La cour de Cassation donne raison à l’Autorité de la concurrence contre Orange Caraïbes

La chambre commerciale de la Cour de cassation a accueilli favorablement le pourvoi de l’Autorité de la concurrence dans l’affaire qui l’oppose à Orange Caraïbes et France télécom, suite aux saisines de Digicel et Outremer Télécom. L’autorité avait émis en 2009 une amende de 63 millions d’euros à l’encontre d’Orange Caraïbes et de France Télécom pour avoir freiné, entre 2000 et 2005, le développement de la concurrence dans la téléphonie mobile, notamment via des pratiques d’exclusivité et de différenciation tarifaire abusive entre les appels « on net » (vers son réseau) et les appels « off net » (vers un réseau concurrent). La cour d’appel avait ramené ce montant à 60 millions en écartant les dispositions fondées sur le droit européen, arguées par l’Autorité. A la suite du pourvoi de l'autorité, la Cour de cassation, dans son arrêt du 31 janvier dernier, indique que la cour d’appel aurait dû, comme l’avait fait l’Autorité de la concurrence, appliquer le droit européen et non l’écarter. Elle renvoie donc l’affaire devant la cour d’appel de Paris qui devra la rejuger en tenant compte des deux droits, français et européens. Le montant de l’amende pourrait donc retrouver son niveau de 63 millions d’euros.

FXG (agence de presse GHM)

 

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Vendredi 3 février 2012 5 03 /02 /Fév /2012 08:05

« Congre et Homard » de Gaelle Octavia publié

congre-et-hommard-couv.jpgEtc Caraibe, association martiniquaise d'auteurs dramatiques (200 auteurs), conventionnée par le ministère de la culture et reconnue par l'IFPC UNESCO, est en partenariat avec les éditions Lansman, le premier éditeur de théâtre francophone, afin de permettre aux auteurs dramatiques de la Caraibe d'être publiés à compte d'éditeur.
Leur 10e titre vient de sortir. Il s'agit du texte de l'auteur martiniquaise Gaelle Octavia, « Congre et homard » qui est actuellement interprété par Dominik Bernard et Joel Jernidier sur les scènes de Guadeloupe et de Martinique.
Les autres textes édités chez Lansman, collection Etc Caraibe : « Port d'âmes » d’Arielle Bloesch  Martinique 2005, « Merde! » de Yosvani Médina, Cuba 2006, « Comme deux frères » de Maryse Condé, Guadeloupe 2007, « Moi chien créole » de Bernard Lagier, Martinique 2007, « Lettres à l'humanité » de José Pliya, Guadeloupe 2007, « Les immortels » de Pascale Anin, Martinique 2009, « Conte à mourir debout » de Franz Succab, Guadeloupe 2009, « Embouteillage Caraibe » d’Arielle Bloesch, Ina Césaire, Gilda Gongier, José Jernidier, Bernard Lagier, Laura Leclerc, Frantz Succab, 2009. Aux Solitaires Intempestifs, label Etc caraibe : « Le père » de Guy Régis Junior, Haïti 2011.

Pour tout renseignement pour se procurer le livre, vous pouvez vous adresser à Etc_caraibe@hotmail.com ou au 0690 493681, sur le site des éditions Lansman ou tout site de vente de livres en ligne. Vous le trouverez aussi en vente dans les lieux de diffusion du spectacle.

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Jeudi 2 février 2012 4 02 /02 /Fév /2012 17:26

Du Damoiseau au Zaza bar dans le 18e

PHOTOS-2.jpg A quelques pas de la butte Montmartre, en plein cœur du 18e arrondissement, le Zaza Bar, rue d’orsel, est un lieu unique où l’originalité et le luxe se mélangent en totale harmonie. Pour dire autrement, ça se veut un peu new yorkais ! Le Zaza Bar promet une ambiance festive et conviviale « afin de vivre des moments privilégiés et des instants partagés ». Décoration  surprenante, mélange de styles et de couleurs, murs talochés d’or, étagères lumineuses, tabourets en cuir recouverts d’or et… Et c’est pour ça qu’on vous en cause ici… Une bonbonne de punch au Rhum Damoiseau sur le bar ! Zaza, parce que la patronne s’appelle Isabelle Eleloué (elle doit avoir de la famille au morne Labrousse au Gosier !). Ouvert depuis octobre dernier, le Zaza est recommandé par Hervé Damoiseau lui-même. A      lors n’essayez pas de commander un Clément, pour ça, il vaut mieux essayer la Civette du palais royal les jours de dégustation de cigare !

FXG23-decembre-2011-5772.jpg

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Jeudi 2 février 2012 4 02 /02 /Fév /2012 15:00

« La pagaille » dans les comptes de la chambre d’agriculture à la Cour des comptes
Les magistrats financiers de la Cour des comptes ont eu à juger, hier après-midi à Paris, deux affaires concernant la comptabilité de la chambre d’agriculture de la Guyane entre 2000 et 2008. Après une tentative ratée de visio-conférence et le refus du président Deschmaeker de renvoyer l’affaire à plus tard, l’audience a pu démarrer. La première affaire visait à donner une amende aux deux comptables qui se sont succédé à la chambre d’agriculture, MM. Loupec (de 2000 à 2007) et Lambert (depuis 2007). Ces amendes seraient justifier car les deux hommes ont produit leurs comptes avec retard. 26 mois de retard en 2005 ; 14 mois en 2006 ; 2 mois en 2007 et dix mois en 2008. L’avocat général, minorant un peu les comptes du rapporteur, a réclamé 880 € d’amende contre M. Loupec, et 600 contre M. Lambert. Est venu ensuite le temps de juger les comptes de la chambre entre 2004 et 2007. Le réquisitoire du parquet a établi une série de créances non recouvrées, « faute de diligence des comptables en exercice » pour un montant global quelque 832 000 €. Il s’agit de dettes non recouvrées d’organismes agricoles, de Dexia, de la Région, de communautés de communes ou encore de l’Europe. C’est encore M. Loupec qui a fait l’objet de toutes les interrogations puisque M. Lambert avait pris la précaution d’émettre dès son arrivée à la chambre des réserves sur l’ensemble ou presque de ces créances non recouvrées. L’avocat général a reproché au comptable d’avoir laisser passer la prescription sans avoir mené de diligences pour encaisser ses créances et a lâché le mot de « pagaille » concernant ces comptabilités. Il y a bien eu un débat au tour de chaque somme mais au final, le rapporteur comme le parquet sont tombés d’accord pour mettre M. Loupec en débêt, c’est-à-dire le rendre responsable des pertes de la chambre d’agriculture de la Guyane à hauteur de plus d’un demi-million d’euros. « La situation n’est pas simple, a précisé à la fin de l’audience le président Deschmaeker ; il y a un très grand désordre de la comptabilité qui laisse perplexe les juges des comptes… Sanctionner oui, mais pour quel montant ? » Que ce soit pour les amendes ou pour la mise en débêt de M. Lopuec, les juges financiers rendront leur décision le 8 mars prochain. Lors de la tentative de visio-conférence, M. Lambert s’est renseigné sur ses droits à faire un éventuel pourvoi en cassation.
FXG (agence de presse GHM)

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Jeudi 2 février 2012 4 02 /02 /Fév /2012 11:06

Les derniers voeux de Sarko

Voeux Sarko « J’ai hésité… » Arrivé sobrement, sans talonnette, face à la presse qu’il avait invitée le 31 janvier à 17 heures, Sarko s’est prêté à sa deuxième et dernière séance de vœux à la presse de son quinquennat. La première, en janvier 2008, avait laissé quelques traces, notamment chez Laurent Joffrin… Sarko avait encore développé un grand concept qui fît long feu, « la politique de civilisation ». Bref un exercice si réussi qu’il n’avait plus adressé de vœux à la presse depuis. D’où ses hésitations. « Peut-on faire des vœux à la presse ? A titre personnel… Un journaliste a droit au bonheur… » Allusion pas même masquée à son fameux « un président de la République a droit au bonheur » en 2008, après avoir annoncé, un rien frimeur : « Carla et moi, c’est du sérieux. » Alternant humour et cynisme, le président de la République a néanmoins souhaité une année 2012 « pleine de passion, de rebondissements, d’épreuves et de force ». « C’est plus facile à décrire que le calme plat… » Et, à la façon de Lénine parlant à ses alliés socialistes, Sarko a proposé à la presse de « faire un bout de chemin ensemble » tout en faisant un parallèle avec la vie d’un couple : « Aucun stigmate annonciateur de déchirure dans notre couple… » Même s’il a soulevé un reproche : « Je vois bien vos astuces pour me remplacer… Vous m’avez élu homme de l’année 2011, j’espère que ce n’est pas pour me détourner de l’année 2012… » Plus sérieusement et s’adressant autant à lui qu’aux journalistes, Sarko a indiqué que « le mot sentiment n’a pas sa place entre nous, dans les rapports professionnels ». Il a aussi accordé à la presse le rôle de la critique : « C’est la seule façon de progresser. Là, merci j’ai fait des progrès considérables… » Le président sortant essaiera donc de ne pas décevoir la presse : « Je vais essayer de déjouer certains de vos pronostics. » Mais voulant se montrer au-dessus de la mêlée, il a parlé des idées : « L’enjeu des trois mois à venir est là ; ce sera le cœur de la campagne. » Sarko la voit comme la première véritable campagne présidentielle du XXIe siècle ;  « la première où l’on verra le monde s’inviter dans le débat national français… » Et évoquant les réseaux sociaux, le président a eu ce mot : « Vous n’avez plus le monopole de l’info, ni même celui des médias, nous sommes dans l’univers de l’auto-information où chacun peut présenter sa vérité ou son désarroi… » Et réagissant à la vogue du buzz telle une « pulsion ado », il a conseillé aux journalistes de « laisser à la sphère de l’auto-information la pulsion de l’émotion immédiate et de garder (pour eux) la pédagogie de l’information calibrée ». Puis, il a rappelé les 580 millions d’euros d’aide de l’Etat pour la presse écrite : « La presse n’est pas le 4e pouvoir de la démocratie ; c’est un pilier ! » Et il a eu cette formule étrange : « La presse écrite est à la presse ce que les usines sont à l’économie… » Ambiance sidérurgie années 1980 ! Heureusement il y a le livre : « Nous sommes un pays où sortent autant de livres hostiles au président que de 1ers romans. C’est formidable, la presse est tellement libre ! » Alors, le maître a donné sa leçon : « Racontez des histoires, décortiquez les programmes, trouvez vos lecteurs, auditeurs, téléspectateurs. Si on réussit ça au premier semestre, alors on pourra attaquer le second… Le « on » ne me met pas dedans. » Et au cas où il y aurait un doute, il a précisé : « 2012 ne me décevra pas ! » Finalement, ces seconds vœux du quinquennat avait presque un parfum d’au revoir, au moins au cas où…
FXG (agence de presse GHM)

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Jeudi 2 février 2012 4 02 /02 /Fév /2012 07:41

Marine Le Pen veut un « pont économique aérien » entre la métropole et l’outre-mer

M-Le-Pen-portrait--FXG-.jpgLa candidate du Front national à l’élection présidentielle a présenté son programme pour l’Outre-mer, hier, à Paris. Entourée de la Martiniquaise Huguette Fatna, conseillère régionale d’Alsace, et du conseiller politique, Jean-Michel Dubois, Marine Le Pen a d’abord rappelé que c’est en 1987, en Martinique, qu’elle a fait ses premiers pas en politique… Après avoir cité une liste très exhaustive de toutes les personnalités ultramarines qui ont compté et qui comptent encore (de Félix Eboué à Raymond Barre en passant par Patrick Chamoiseau et Raphael Confiant, Marie-Josée Perec et Frédéric Savin…), elle s’en est pris à la gestion du président sortant : « Je condamne l’indifférence et le mépris caractérisés par le rattachement du ministère de l’Outre-mer à celui de la police… ». Une gestion qui, selon elle, a ajouté une crise à la crise : « 263 000 chômeurs, une immigration clandestine hors contrôle, 190 000 foyers au RSA… » Après avoir dit que Jacques Chirac avait été « un bon président pour l’Outre-mer », elle a vanté la loi Girardin : « Il ne serait pas absurde de revenir à ses dispositions dans un loi cadre pour 15 ans ». Contre les abus, elle propose que l’agrément donné localement soit renouvelé tous les cinq ans avec les justifications en termes de création d’emplois. Elle propose encore de remplacer l’ambassadeur pour la coopération régionale nommé par le quai d’Orsay par un ambassadeur économique nommé par Bercy. Elle prône sa vision de l’Etat stratège en « apportant une aide substantielle au développement portuaire et routier » et, dans le cadre de l’entreprise française privée ou publique, « en favorisant les pistes d’exploitation et d’encadrement des richesses de notre sous-sol, pétrolière, aurifère en Guyane, ou le nickel en Nouvelle-Calédonie ». Elle entend encore soutenir les filières de la canne et de la banane, « une priorité » et remettre en cause l’accord de Genève qui « menace directement les producteurs de bananes ».

"Pour une pause institutionnelle"

Fatna-Le-Pen-Dubois--fxg-.jpgSur la cherté de la vie, elle assure que l’Etat entamera des « négociations musclées, s’il le faut, avec la grande distribution en métropole pour que l’on puisse trouver des produits locaux comme on peut voir des produits régionaux de métropole ». Le tourisme serait soutenu grâce au fonds de réserve du financement des PME/PMI, abondé à hauteur de 10 à 12 milliards d’euros par an. « Une part de ce fonds leur sera réservé » pour favoriser la formation et la création d’un tourisme haut de gamme. Elle a dénoncé le prix « prohibitif » des billets d’avion en période de vacances scolaires et « l’outre-mer, vache à lait des compagnies aériennes ». Elle réclame l’ouverture du trafic aux autres compagnies aériennes européennes. Quant au dispositif de continuité territoriale, elle considère que ce service n’est pas assuré et recommande d’appliquer aux Antilles Guyane le dispositif en place entre l’Espagne et les Canaries. Elle assure encore qu’elle maintiendra les congés bonifiés. Sa politique d’immigration consiste à remettre en cause le droit du sol et à réserver les prestations sociales aux seuls citoyens français. « L’outre-mer doit être bénéficiaire d’un patriotisme économique et social. » une manière de réclamer la priorité pour les Ultramarins, notamment les étudiants, devant les étrangers pour l’emploi et le logement. Elle a considéré enfin que les évolutions institutionnelles étaient « une fuite en avant, un rideau de fumée ». Elle réclame donc une pause institutionnelle tout en s’accordant la possibilité d’envisager un débat sur la bi-départementalisation de la Réunion. Pour la Nouvelle-Calédonie, elle recommande une « réconciliation à poursuivre dans le respect et l’équité » et une remise en cause du gel du corps électoral : « Un homme, une voix, plaide-t-elle. Tout Français doit pouvoir voter en Nouvelle-Calédonie ». En conclusion de son intervention, Marine Le Pen a plaidé pour « un pont économique aérien entre le métropole et l’outre-mer, un couloir économique prioritaire ».

FXG (agence de presse GHM)

Photo : Huguette Fatna, Marine Le Pen et Jean-Michel Dubois


Soutien ultramarin

Le Guadeloupéen de Paris, Charles Dagnet, ancien co-président du Collectifdom, annoncé présent en tant que membre du comité de soutien de la candidate du FN n’était pas là, hier. Marine Le Pen l’a excusé en invoquant des raisons professionnelles et a assuré qu’il serait, ce jeudi, présent à la conférence de présentation de son comité de soutien.


Déplacement outre-mer

Si Marine Le Pen a confirmé son déplacement à la Réunion du 6 au 9 février (là-bas, le FN a investi 7 candidats dans les 7 circonscriptions législatives), elle a, en revanche, indiqué qu’elle était contrainte d’annuler son déplacement en Martinique et en Guadeloupe prévu en mars. Elle l’a justifié par sa recherche de parrainages. « Faute de signatures suffisantes, les banques ne sont pas prêtes à nous débloquer des crédits. Nous n’avons donc pas suffisamment de budget pour organiser un tel voyage. »

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Jeudi 2 février 2012 4 02 /02 /Fév /2012 07:03

Houblon, Almont et Maurice-Bellay investis aux Antilles
Europe Ecologie Les Verts a validé l’investiture de la candidate Janine Maurice-Bellay dans la 2e circonscription (Nord) de la Martinique pour les législatives du mois de juin. « Notre décision a été motivée par le caractère novateur et audacieux de cette candidature qui traduit dans les faits le principe même de la continuité territoriale que nous appelons de nos vœux », indique-t-on chez EELV.  D’autres investitures ont été révélées ce jour. Elles concernent le parti radical de Jean-Louis Borloo. Il a accordé son investiture à Alfred Almont, député sortant UMP, dans la même circonscription que celle de Janine Maurice-Bellay, la 2e de Martinique (mais une bonne source, en Martinique, nous indique qu'Alfred Almont ne se représenterait pas...)

Enfin, le Parti radical a investi l’ancienne nationaliste de l’UPLG, Christine Houblon, dans la 4e circonscription de la Guadeloupe, celle-là même qui attend le duel entre Victorin Lurel pour le PS et Marie-Luce Penchard pour l’UMP.

FXG (agence de presse GHM)


Alfred Almont dément

Le député UMP de la Martinique, Alfred Almont a démenti, via son attaché parlementaire, être un candidat investi par le parti Radical aux législatives de juin 2012. Et pour cause, il ne se représenterait plus.

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Jeudi 2 février 2012 4 02 /02 /Fév /2012 06:14

La TVA sociale ne s’appliquera pas  outre-mer promet le gouvernement
Le Président de la République a annoncé, dans son allocution du 29 janvier dernier, une baisse des charges sociales pour les entreprises, compensée par un relèvement de la TVA de1.6 points, afin de favoriser la compétitivité, l'industrie et l'emploi. Lors de la séance de questions au gouvernement, mercredi, Alfred Marie-Jeanne (Martinique) et Jeanny Marc (Guadeloupe) ont interpellé tout à tour les ministres de l’Outre-mer et du Budget.
Marie-Luce Penchard a indiqué, comme elle a eu l'occasion de l'évoquer lors de son récent déplacement aux Antilles, que ce dispositif ne s'appliquerait pas Outre-mer. Qu’il s’agisse des collectivités d'outre-mer, de la Nouvelle-Calédonie et de Mayotte, elles ne relèvent pas de la fiscalité de droit commun. Pour les autres départements d'outre-mer, ils bénéficient d'un système dérogatoire de taxation indirecte, avec l'octroi de mer, destiné à protéger l'économie locale. Enfin, les départements d'outre-mer bénéficient d'ores et déjà d'allègements importants de charges sociales, en particulier par la Lodeom. « Au regard de la spécificité des règles fiscales et sociales, cette réforme ne peut donc pas s'appliquer en outre-mer. » Valérie Pécresse a ajouté par ailleurs, que l’outre-mer, en matière d’allègement de charges, bénéficiait de dispositifs plus avantageux que ce qui a été choisi pour l’Hexagone.
FXG (agence de presse GHM)

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