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1 juin 2020 1 01 /06 /juin /2020 05:46
La ministre Girardin satisfaite de la gestion de la crise sanitaire outre-mer

Annick Girardin : "Les principaux freins à la reprise du tourisme viennent des territoires "

Après le premier ministre vendredi en visioconférence avec les maires et présidents de collectivités d'Outre-mer  à l'issue de laquelle il annonçait un plan de soutien de 110 millions d'euros aux collectivités, c'est sa ministre des Outre-mer qui a été auditionnée samedi par les députés de la délégation outre-mer.

Six semaines après avoir été entendue dans le cadre de la commission d'enquête sur la COVID19, la ministre est revenue s'expliquer devant nos députés. Il en est ressorti quelques mesures déjà annoncées comme 500 000 euros pour les associations qui s'engageront sur la Covid19, un fonds AFD d'un milliard dont 750 millions seront "nouveaux", ou 28 millions pour les micro-crédits octroyés par l'ADIE. La ministre a encore enterré le rapport récent de la direction du Trésor sur l'octroi de mer : "Ce n'est pas le moment d'ouvrir ce chantier." Globalement, la ministre s'est accordée un satisfecit sur sa gestion de la crise sanitaire : "La propagation du virus  été contenue dans les outre-mer", à l'exception de Mayotte et de la Guyane, reconnaît-elle, qui vient de passer du vert à l'orange. Annick Girardin a convenu que tout n'avait pas bien marché, notamment en matière d'acheminement de matériel.

La question du tourisme a été centrale et la ministre a confirmé la réouverture d'Orly le 26 juin et rappelé le protocole mis en place avec les couloirs sanitaires, les tests 48 heures avant le vol et les deux septaines au départ et à l'arrivée. "L'été 2020 ne ressemblera pas à l'été 2019", a-t-elle prévenu. Il y aura moins de vols, mais il y aura un tourisme familial, affinitaire. Elle a alors répété toutes les mesures du plan tourisme lancé par le Premier ministre et assuré que faute de plan spécifique outre-mer, il aura "une application particulière dans les Outre-mer". Le secrétaire d'Etat Jean-Baptiste Lemoyne devrait communiquer sur ce sujet "d'ici quelques semaines". Un décret devra préciser les conditions d'accès sur les territoires. Avant ça, la semaine prochaine, le ministère doit organiser une table ronde avec les compagnies aériennes. La ministre a toutefois indiqué que les principaux freins à la reprise du tourisme venaient des territoires, dans un soucis de protéger leurs populations.

200 étudiants au Canada

Concernant les 200 étudiants martiniquais et guadeloupéens coincés au Canada, Annick Girardin a indiqué qu'un débat pourrait avoir lieu avec Air Canada qui souhaitait rouvrir ses vols commerciaux vers les Antilles dès le 7 juin, tandis qu'on attend d'elle qu'elle rapatrie nos étudiants...

Enfin, la ministre devait répondre à une question sur le "Ségur" de la santé. La députée Modem de Guadeloupe Justine Bénin s'est étonnée de voir que pour les premières réunions de ce plan national, les 3 et 12 juin, aucun député d'Outre-mer n'était invité. Malheureusement, la ministre a été interrompue par le président de la délégation, Olivier Serva (LREM Guadeloupe) et sa potentielle explication est passée à la trappe.

Le 4 juin prochain, les députés auditionneront le délégué interministériel Maël Disa, le 11, les présidents des chambres d'agriculture et le 15 juin les acteurs du BTP et du logement social.

FXG

Les aides aux médias généralistes locaux en arbitrage

La ministre a indiqué avoir préparé avec les principaux groupes de médias généralistes locaux et le ministère de la Culture un plan de soutien aux médias locaux. Ainsi, ils devraient voir leurs charges sociales diminuer, le secteur passant dans le système d'exonérations renforcées et les zones franches d'activité de nouvelle génération. Des aides directes leur seraient enfin accordées et un crédit d'impôt communication serait ouvert aux annonceurs. "L'arbitrage est en cours", a toutefois précisé la ministre.

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30 mai 2020 6 30 /05 /mai /2020 05:10
Le nouveau maire de Port-Marly lors de son premier facebooklive

Le nouveau maire de Port-Marly lors de son premier facebooklive

Le maire de Port-Marly vient du Gros-Morne

Le Gros Morne peut s'enorgueillir, depuis le 24 mai, de compter parmi les siens le maire de la commune de Port-Marly (5500 habitants en bord de Seine) dans les Yvelines.

Cédric Pemba-Marine (37 ans) est le fils de Rita Marine, l'une des 14 enfants d'Armand Marine et Marie-Madeleine Ventadour au Gros-Morne. Engagé dans la course aux municipales sous les couleurs du Modem, dont il est le vice-président de la fédération des Yvelines, Le Martiniquais a été élu au premier tour avec 74,16 % des suffrages. Conseiller municipal en 2008, il a été d'abord délégué aux sports, puis maire adjoint en charge de l'éducation et de la jeunesse lors de la précédente mandature.

Cédric s'est engagé en politique après les présidentielles de 2007 : "J'avais besoin de m'engager pour des choses qui avaient un intérêt collectif..." En choisissant de militer pour le Modem de François Bayrou, il entendait partir en guerre contre cette idée qui le touchait aussi lui-même et qu'il résume ainsi : "C'était un peu tous pourris". Il choisit donc François Bayrou pour son "humanisme, son exemplarité" et sa constance sur ses valeurs".

Un cadre de la fonction publique d'Etat

Cédric est fonctionnaire d'Etat depuis 2010, d'abord à la direction départementale de la cohésion sociale de l'Oise, dont il fut le secrétaire général, puis pendant un an au secrétariat général du Gouvernement. Il prend alors une année pour suivre le cycle préparatoire pour le concours interne de l'Ecole Nationale d'Administration, sans suite. Il intègre alors le ministère des Solidarités et de la Santé où il va rester 2 ans et demi avant de devenir conseiller parlementaire du député Modem des Yvelines, Bruno Millienne. "Je suis centriste avant tout, assurait Cédric Pemba-Marine lors de la campagne des primaires LR de 2016, alors qu'il soutenait Alain Jupé. Cela veut dire que je suis libre. Je tiens à conserver cette liberté d’œuvrer en toute indépendance et dans le respect de mes convictions profondes."

Cédric a salué son élection de maire sur twitter par un post dans lequel il avoue son "chauvinisme communal" :  "De nombreux défis pour une aventure humaine unique, au service des habitants de la plus belle ville du monde, que dis-je de l'univers." Après le Gros-Morne, bien sûr !

FXG

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28 mai 2020 4 28 /05 /mai /2020 05:12
L'inspiration pascuane du préfet Cazelle

Les ananas et la distanciation sociale

"Nous venons de retirer l'illustration publiée hier (24 mai) concernant la distanciation physique. Nous présentons nos excuses si elle a pu heurter certains d'entre vous. L'unique objectif était de montrer l'importance de la distanciation face à l'épidémie. Bien cdt. Service communication."

Après le tolé provoqué par l'affiche montrant cinq ananas pour expliquer la distanciation sociale en Martinique, la préfecture a twitté ce message d'excuse samedi dernier. Il est vrai que la presse hexagonale a été nombreuse à la remarquer et que la France Insoumise l'a dénoncée comme un "message honteux", "raciste et colonialiste". En Martinique, il devrait y avoir même des suites judiciaires, des associations et leurs avocats préparant une plainte contre le préfet Cazelle et le ministre de l'intérieur Christophe Castaner. Au final, c'est la presse tahitienne qui a donné l'explication de ce choix contesté, en dénichant l'affiche originale. Elle émane des autorités sanitaires de l'Île de Pâque. « Un groupe d’ananas peut nous aider à comprendre que ce virus est dangereux et nous devons agir ensemble pour l’arrêter. Quelles autres choses à Rapa Nui pourraient nous aider à représenter la bonne distance ? » questionne la municipalité en accroche d’une illustration colorée représentant deux personnages séparés par 5 ananas. L'île polynésienne de Pâque est un territoire ultramarin du Chili. Autres Outre-mer, autres moeurs.

FXG

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27 mai 2020 3 27 /05 /mai /2020 06:53
Gestion désastreuse de l'eau aux Antilles

Eau : Une enquête parlementaire demandée

Le Front Républicain d'Intervention Contre la Corruption (FRICC), l'association du lanceur d'alerte et conseiller régional EELV d'Ile de France, Jean-Luc Touly, demande la création d'une commission d'enquête parlementaire "sur la gestion désastreuse de l'eau" en Martinique et en Guadeloupe.

Fédérant des usagers, la démarche de FRICC vise à demander des comptes et des remboursements aux gestionnaires et obtenir qu'un plan d'aides et d'investissements se concrétise rapidement. "Ce n'est pas la facture des usagers qui doit subventionner le retard pris en matière de renouvellement des canalisations et de réduction drastique des fuites", indique Jean-Luc Touly.  Le service est mal rendu (avec toutes les coupures) et le prix du m3 d'eau et de l'assainissement très élevé (entre 5 et 6 euros en Guadeloupe et entre 5 et 8 euros en Martinique contre une moyenne hexagonale de 3.86 euros).

La députée Manuéla Kéclard-Mondésir a été saisie de cette question par Jean-Luc Touly et d’autres personnes en Martinique. Elle indique avoir interpellé par courrier le président de la République et avoir engagé le processus visant à déposer une Proposition de résolution  (PPR) de Commission d’enquête au Parlement sur la situation de l’eau. "La procédure est en cours, explique l'entourage de la députée, avec l’appui de plusieurs députés du groupe GDR qui souhaitent s’y associer." Concrètement, la demande de commission d'enquête pourrait être finalisée d’ici la fin de semaine une fois toutes les signatures recueillies… L'élue sait aussi toutefois, qu'une PPR de commission d’enquête ne peut être reçue en discussion au Parlement d’un point de vue de droit constitutionnel et parlementaire s’il y a une ou des procédures judiciaires en cours. Or des plaintes ont été déposées en Martinique... "Nous devons donc trouver les voies et moyens d’une action efficiente", poursuit la députée.

Du côté de FRICC, on estime que seule la mobilisation de tous les usagers, déjà touchés par le chlordécone, mais aussi celle des acteurs de l'eau, pourra permettre enfin des solutions. "L'accès à une eau potable en qualité et en quantité suffisante, et à des installations sanitaires, rappelle encore M. Touly, est un droit de l'homme fondamental reconnu par l'ONU depuis juillet 2010."

FXG

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26 mai 2020 2 26 /05 /mai /2020 05:00
Détention arbitraire et Cassation

Détention arbitraire en Guyane : le parquet  général de Fort-de-France se pourvoit en Cassation

Le parquet général de Fort-de-France s'est pourvu en Cassation contre la décision de la cour d'appel de Fort-de-France de remettre en liberté deux Guyanais, mis en examen le 24 mars par la Juridiction interrégionale spécialisée pour trafic de stupéfiant. Ces deux hommes soupçonnés d'avoir organisé un trafic de cocaïne en plaçant des caisses aimantées sous la coque de deux cargos reliant le centre spatial de Kourou à l'Europe, ont été arrêtés et placés en détention le 17 mars dernier, quand la règle du confinement a été instaurée. Au bout de 72 heures de garde à vue, en raison de l'impact de l'épidémie de COVID-19 sur le fonctionnement de la justice, leur détention a été prolongée sans qu'intervienne la décision d'un juge. La défense des deux mis en examen a fait appel et obtenu de la chambre de l'instruction de Fort-de-France leur remise en liberté sous contrôle judiciaire au début du mois avril. La défense a plaidé la détention arbitraire. C'est contre cela que le parquet général de Fort-de-France a interjeté un pourvoi devant la Cour de cassation. Selon les services de la Cour, ce pourvoi n’a été enregistrée par le greffe qu’au début du mois de mai. Il n'est donc qu'aux premiers stades de la procédure et l'audience ne serait pas attendue avant la mi-juillet, au minimum.

Le Monde qui a consacré un article à "la prolongation de la détention devant la Cour de cassation" dans son édition des 21-22 mai derniers évoque le cas de trois personnes dans les ressorts des cours d'appel de Paris, Grenoble et Fort-de-France. "La cassation, indique le quotidien du soir, ne semble faire guère de doute dans les deux premières affaires au moins, le cas martiniquais souffrant d'une question de recevabilité à l'issue incertaine."

FXG

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24 mai 2020 7 24 /05 /mai /2020 05:54
La propagande de la préfecture de Martinique façon Tintin au Congo

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23 mai 2020 6 23 /05 /mai /2020 04:02
Naissance de la coordination Nationale des Opérateurs de Mémoire de l'esclavage

Les opérateurs de la mémoire de l'esclavage se rassemblent sur une platefome nationale

"Par la constitution de la coordination Nationale des Opérateurs de Mémoire, nous entendons démontrer que ces différentes mémoires sont capables de travailler ensemble et participer à l’unité nationale." À l’occasion de la Journée Nationale d’Hommage aux Victimes de l’Esclavage du 23 mai, les  associations, chercheurs et collectivités territoriales qui œuvrent depuis de nombreuses années dans le domaine de la mémoire et de l’histoire de la traite, de l’esclavage colonial et de leurs abolitions, ont décidé de se rassembler au sein d'une coordination nationale. Les membres fondateurs sont l’Association pour l’étude de la colonisation européenne (APECE), les Anneaux de la Mémoire (Nantes), le Comité Marche du 23 mai 1998 (CM98), Mémoires et Partages (Bordeaux) , la Coque Nomade (Nantes), Protéa (Paris), les Routes du Philanthrope (Normandie) et la Route des Abolitions — Pôle mémoriel National de l’Est de la France. "Nous considérons que la politique mémorielle républicaine doit avant tout s’appuyer sur les opérateurs de mémoire pour qu’elle se développe et pour empêcher toute récupération idéologique", indiquent les participants qui se positionnent comme un "pôle de compétences ciblées qui regroupe et promeut les savoir-faire de ses membres afin d’apporter à différents partenaires une assistance, des conseils et un appui aux développements de projets et d’actions mémoriels." Ces partenaires potentiels sont la Fondation pour la Mémoire de l’Esclavage (FME), la Fondation esclavage et réconciliation (FER), l’État, les Collectivités... La plateforme nationale des opérateurs de mémoire se présente comme une structure informelle, mais a vocation à se structurer plus fortement.

FXG

 

 

 

 

 

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20 mai 2020 3 20 /05 /mai /2020 06:40
Orly

Les compagnies aériennes survivent en espérant l'ouverture d'Orly fin juin

A l'arrêt ou presque depuis les 20 mars, les compagnies aériennes desservant les Outre-mer espèrent vivement la réouverture d'Orly le 26 juin tout en étant conscients que la sortie de crise sera très dangereuse avec un risque de mortalité très fort pour leurs entreprises.

Invités mardi à la table ronde organisée par la délégation Outre-mer du Sénat, les représentants des principales compagnies aériennes desservant les Outre-mer ont fait part unanimement de leur impérieuse nécessité de reprendre les vols le plus tôt possible. Hier encore, les ministres des Outre-mer et des Transports ne pouvaient toujours affirmer qu'Orly rouvrirait le 26 juin...

Toutes les compagnies sont quasi à l'arrêt si ce n'est les vols cargo qu'elles opèrent ainsi que les rapatriements. Cette activité représente 1 à 2 % de son activité normale pour Air Antilles grâce à sa délégation de service publique en Guyane et à l'unique liaison hebdomadaire qu'elle assurait entre les trois DFA (mais aujourd'hui, la préfecture de Guadeloupe interdit ses vol entre Fort-de-France, Pointe-à-Pitre et Cayenne, estimant que l'offre d'Air France suffit). Air Caraïbes assure douze vols hebdomadaires (dont un sur la Chine  pour ramener chaque fois 20 tonnes de masques) mais certifie qu'elle ne tirndra pas plus de trois mois à l'arrêt. Corsair est quasiment à l'arrêt si ce n'est le fret qu'elle achemine aux Antilles et en Guyane. "C'est dérisoire par rapport à la situation d'avant", a déclaré son pdg Pascal de Izaguire. Jean-Michel Mathieu, le directeur d'Air France pour la Caraïbe et l'océan Indien,  indiqué que son offre ne représente plus que 5 % de l'activité normale. C'est la continuité territoriale avec les Outre-mer qui lui permet d'assurer trois vols hebdo dont deux pour les passagers à Fort-de-France, quatre dont deux passagers pour Pointe-à-Pitre et deux rotations en Guyane. Il a indiqué que les pertes de compagnie Air France était de 25 millions d'euros par jour. A titre d'exemple, Air Antilles indique perdre 150 000 euros par jour. Air Caraïbes a lancé un programme d'allègement de ses coûts avec son personnel.

Alors bien sûr, toutes les compagnies bénéficient des reports de charges, taxes et redevances, du chômage partiel et ont toute un prêt garanti par l'Etat en attente. "Nous ne dégagerons jamais les marges suffisantes pour rembourser les montants empruntés pour redémarrer l'activité." Même son de cloche pour Marc Rochet d'Air Caraïbes : "C'est un prêt avec des délais de remboursement courts, mais ce sera difficile à rembourser." Toutes les compagnies ont réduit drastiquement leurs dépenses. Elles ont été divisées par 4 chez Air Caraïbes. Corsair qui poursuit malgré tout son programme de remplacement de ses Boeing 747 a fait part de son inquiétude quant à l'obligation rappelée par l'Europe de rembourser les billets annulés en espèces sonnantes et trébuchantes et la démarche de l'UFC Que choisir qui a assigné les compagnies qui ne s'y tiennent pas. "Ca représente des dizaines de millions d'euros", a prévenu M. de Izaguire qui rappelle que sa compagnie n'avait aucun endettement avant la crise.

Alors sans certitude sur la date de la réouverture d'Orly et malgré la promesse de corridors sanitaires avec des quatorzaines partagées au départ et à l'arrivée, les acteurs de cette table ronde ont tous réitérer le souhait de voir au plus vite redémarrer l'activité, sans attendre la fin des grandes vacances, même si tous savent que les programmes de vol resteront au moins divisés par deux...

Alain Battisti, le président de la fédération nationale de l'aéronautique marchande (FNAM) a mis en garde les sénateurs sur l'après crise : 'La compétition dans quelques semaines va être d'une extrême rudesse." Marc Rochet qui est réputé pour avoir une connaissance fine de nos marchés a prévenu : "Les prix vont baisser !" Le président de la FNAM a été plus explicite : La sortie de crise est très dangereuse avec un risque de mortalité très fort."

FXG

 

 

 

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19 mai 2020 2 19 /05 /mai /2020 05:54
Une lettre ouverte à Macron

L'égalité réelle outre-mer fait son retour dans une lettre ouverte au chef de l'Etat

Le Journal Du Dimanche publie sur son site une lettre ouverte au président de la République, initiée par Patrick Karam, président d'honneur de Conseil représentatif des Français d'Outre-mer (CReFOM), et signée par 53 personnalités originaires des Outre-mer et 133 associations.

La lettre ouverte des Ultramarins de l'Hexagone veut alerter le président de la République sur "les conséquences de la crise sanitaire qui pourraient être dramatiques pour nos territoires d’outre-mer, qui sont sous la menace d’une crise économique, sociale, morale et politique sans précédents". Comme le faisait observer la délégation Outre-mer du Sénat la semaine dernière, les signataires estiment que "cette crise a joué le rôle d'un révélateur des carences structurelles et de la paupérisation dramatique de nos territoires d’outre-mer". Ils en appellent donc à "des mesures d’une ampleur jusqu’ici inégalée en faveur" des hôpitaux, l'accès à l'eau, le traitement des déchets, l'électricité, l'économie numérique, verte et bleue, mais aussi l'éducation, la santé, la lutte contre la pauvreté et l’illettrisme. Les solutions proposées sont des zones franches globales avec "l'exonération totale des cotisations sociales et fiscales sur l'ensemble du territoire et des activités (hors grande distribution, assurance, poste et banque), y compris sur les revenus de cadres spécialisés, jusqu'à 5 SMIC", l'abandon des créances de l'URSSAFF pour "les secteurs agricoles, de la pêche, de l’industrie, du tourisme, de l'hôtellerie, de la restauration, du petit commerce, de l'économie sociale et solidaire mais aussi les associations culturelles et sportives", la création d’un "chèque permettant d’acquérir des biens essentiels", financé dans l'immédiat par la dotation de continuité territoriale  "peu sollicitée en 2020", un crédit d’impôt sur le surcoût des billets d’avion...

Le retour de l'égalité réelle

Bref, les signataires  exigent encore une fois "l'égalité réelle" pour les Outre-mer qui, à défaut, menacent de "se transformer en véritable poudrière" dont la déflagration  se manifesterait sur le "taux de chômage, de pauvreté, de précarité et même l'insécurité alimentaire".

Pourquoi cette lettre au président et pas à la ministre des Outre-mer ? "Le président Sarkozy, expliquent-ils, avait compris, après 2009, que le véritable ministre des outre-mer est le président de la république lui-même. Car c’est bien le chef de l’Etat qui est en première ligne dans les crises et toute déflagration l’interpelle, l’expose personnellement."

Avec cette lettre ouverte, le Guadeloupéen Patrick Karam semble tenter de relancer le CReFOM tombé aux oubliettes depuis l'élection d'Emmanuel Macron et le décès de son président Jean-Michel Martial. Connaissant le goût et les ambitions politiques de l'ancien vice-président LR du conseil Régional d'Ile de France, peut-on affirmer que la campagne présidentielle a d'ores et déjà commencé ? "En campagne pour un plan pour les Outre-mer, répond l'intéressé. Le fait d'avoir démissionné de la vice-présidence du conseil régional me laisse enfin du temps pour me recentrer sur l'essentiel. Les grands combats sur l'outre-mer me manquent et mes copains également comme Michel Reinette, Marijosé Alie, etc..."

Parmi les signatures, aucun personnel politique, mais des pipol telle que France Zobda, Christine Aron, Marc Barrat, Basile Boli, Jocelyne Béroard, Mario Canonge, Sylviane Cédia, Lucien Jean-Baptiste, Laurence Joseph, Christine Kelly, Greg Germain, Philippe Lavil, Pascal Légitimus, Jean-Marc Mormeck, N'Jie, Jean-Claude Naimro, Marie-Josée Perec, Sonia Rolland, Firmine Richard ou Claudy Siar.

FXG

https://www.lejdd.fr/Politique/personnalites-et-associations-denoncent-les-carences-structurelles-des-outre-mer-face-a-la-pandemie-3969040

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19 mai 2020 2 19 /05 /mai /2020 05:07
Audition du secrétaire d'Etat ux transports

Le secrétaire d'Etat aux Transports n'a pas encore de visibilité sur le "monde d'après"

L'audition du secrétaire d'Etat aux Transports, Jean-Baptiste Djebbari, lundi par la délégation Outre-mer de l'Assemblée nationale n'a pas vraiment éclairé la lanterne des députés. Comme pour ce qui concerne les lieux de détente et de loisir, le ministre a indiqué qu'il faudrait attendre fin mai, début juin pour en savoir plus sur les assouplissements de la doctrine sanitaire. Une chose est certaine : "L'hypothétique réouverture d'Orly avant la fin juin  est hors de portée." Le ministre a indiqué que la question des "corridors sanitaires" est à l'étude au niveau européen et que l'agence européenne de sécurité aérienne ne devrait publier son guide que d'ici cette fin de semaine. Il s'agira de définir des parcours sécurisés des passagers avant l'embarquement, en vol et au débarquement. Pour l'heure, seuls le port du masque et la mise à disposition de gel hydro-alcoolique sont obligatoires. Jean-Baptiste Djebbari a affirmé que la condamnation d'un siège sur deux n'était pas une obligation, mais une recommandation.

La question des billets d'avion achetés et non consommés a amené le ministre à s'expliquer sur le choix de son gouvernement de privilégier les remboursements en nature et non pas en argent contrairement à ce qu'impose l'Europe. "Il manque 32 milliards d'un coup, a indiqué le ministre, ce qui place les compagnies dans l'impossibilité de respecter la règle." Seule Air France a fait savoir qu'elle rembourserait en cash. Et face au risque de voir certaines compagnies faire faillite (le nom de Corsair a été cité), le ministre a évoqué le recours à un fonds de garantie. Quand, comment ? Pas encore de réponse.

Le ministre a reconnu l'inflation qui s'est exercé et s'exerce encore sur le coût du fret aérien. Il a rappelé que 90 % des personnels des compagnies étaient en chômage partiel et que "il y a aura une solution quand le trafic aérien aura repris normalement, que la concurrence pourra s'exercer". Là encore, pas de réponse avant fin mai, début juin. Pour l'heure, c'est Air France qui joue "le rôle d'amortisseur" avec sa délégation de service publique pour la continuité territoriale. C'est ce que le ministre a appeler : "faire redémarrer le trafic aérien par la tête". Il a donc aussi été question du soutien de l'Etat aux compagnies. Certaines ont obtenu un prêt garanti par l'Etat, d'autre des reports de charges. "C'est au cas par cas, a précisé M. Djebbari." Nous reviendrons dessus par ailleurs, car les représentants des compagnies doivent être auditionnés ce mardi par la délégation sénatoriale à l'Outre-mer.

Pour donner une note optimiste, le secrétaire d'Etat a indiqué que la demande de réservation touristique pour les grandes vacances en Outre-mer atteignait 50 % de son niveau de l'année dernière, mais là encore, il n'a pas pu dire comment cela se passerait. Ce sera en fonction du cadre sanitaire, donc on n'en saura guère mieux avant la fin mai, début juin. Sans doute conscient de ses manques, le ministre a proposé de revoir les parlementaires en compagnie de la ministre des Outre-mer "quand on aura des réponses plus structurelles pour l'avenir, pour le monde d'après".

FXG

Le groupe Dubreuil annonce une baisse de 10 % de ses coûts sociaux dans l'aérien

Selon le quotidien La Tribune, Jean-Paul Dubreuil, président du conseil de surveillance, et son fils Pierre-Henri Dubreuil, président du directoire du groupe familial indiquent veulent réduire de 10% "les coûts sociaux" de son pôle aérien (Air Caraïbes, Air Caraïbes Atlantique et French Bee). Les deux hommes l'ont d'ores et déjà fait savoir à leurs salariés dans un courrier daté du 4 mai. Cette réduction d'effectifs ne devrait pas concerner les CDI. La négociation avec les syndicats devrait être finalisée fin mai ou début juin. La situation dans l'aérien devrait avoir un fort impact sur les résultats financiers du groupe vendéen. Au lieu d'un résultat "un peu positif" de son pôle aérien, les pertes devraient être importantes. Une première pour ce groupe depuis qu'il s'est lancé dans l'aventure Air Caraïbes au début des années 2000.

L'aérien représente 30 % de l'activité du groupe Dubreuil. Malgré la prise en charge par l'Etat du chômage partiel (90 % des salariés) et le report des charges sociales, la période d'arrêt de l'exploitation des vols commerciaux ne devrait pas s'achever avant fin juin avec la réouverture espérée d'Orly le 26 juin.

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