Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

  • : le blog fxgpariscaraibe
  •   le blog fxgpariscaraibe
  • : Caraibes, Antilles, Réunion, Outre-mer, Paris... Le blog des infos du 6e DOM, des gens originaires d'outre-mer à Paris politique economie culture justice société
  • Contact

Recherche

4 mars 2017 6 04 /03 /mars /2017 07:28
"La banane française mieux que bio c'est possible", un concept osé qui dérange

"La banane  française mieux que bio, c'est possible"

Le slogan est resté affiché en grand deux jours sur le stand de l'UGPBan au salon international de l'agriculture qui se déroule cette semaine à Paris.

Les consommateurs allemands et néerlandais feraient bien de se méfier quand ils mangent des bananes certifiées bio qui viennent du Costa-Rica, de l'Equateur, du Brésil ou de Saint-Domingue. "Les pays exportateurs qui sont tous en zone tropicale humide, explique Eric de Lucy, patron de la filière banane aux Antilles françaises, sont obligés d'utiliser des pesticides qui, au regard des normes européennes du bio, ne sont pas autorisés." Dans ces pays, le cahier des charges pour être certifié bio n'est pas le même pour qu'à l'intérieur du marché européen. "Les conditions d'utilisation de l'huile de banole pour le traitement de la cercosporiose, explique David Dural, directeur de l'institut technique de la banane, est beaucoup plus contraignant aux Antilles qu'ailleurs, y compris en bio. Les producteurs des Antilles estiment qu'ils ne sont pas encore en mesure de produire dans des conditions économiques suffisantes sous label bio. Depuis dix ans, ils ont fait le choix de l'agro-écologique en progressant sans cesse. "Nous avons mis au point un herbicide naturel à base d'huile de tournesol, le béloukha, ça fait huit ans qu'il est en cours d'homologation."

Banane agro-écologique

En l'état actuel, l'UGPBan ne pourraient obtenir le label bio, aussi, ils enragent de voir que des bananes non européennes soient vendues sur nos marchés avec le prétendu label bio. "Leur norme bio, poursuit David Dural, comprennent 33 produits dont 14 ne sont même pas homologués pour le marché européen !" Les organismes certificateurs ont instauré une façon de faire par équivalence. Les bananiers antillais se battent pour que l'on applique la conformité.

La Commission européenne les a entendus, mais face à l'opposition de l'Europarlement menée par les Allemands et les Néerlandais, elle a fait machine arrière pour leur proposer des dérogations qui leur ouvrent la certification bio en l'état. Les bananiers antillais qui revendiquent la banane la mieux respectueuse des normes environnementales et sociales françaises et européennes, réclame le principe de conformité à la certification bio établie par l'Europe. Une réunion du "trilog" (les présidents de la Commission européenne, de l'Europarlement et du Conseil de l'Europe) doit en décider le 8 mars prochain. La situation est suffisamment tendue pour qu'Eric de Lucy énonce clairement : "L'Europe est en débandade, l'Europe est allemande."

FXG, à Paris

Repost 0
4 mars 2017 6 04 /03 /mars /2017 07:09
L'économie de l'océan Indien en colloque au Sénat

Un colloque sur l'économie de l'océan Indien

La FEDOM et la délégation outre-mer du Sénat ont consacré jeudi un colloque à l'économie de l'océan Indien. Une notion un peu vaste par rapport à la réalité des échanges dans la zone (4672 Keuros d'importations contre 292 Keuros d'exportation). Hervé Bacheré de l'INSEE a d'abord rappelé quelques chiffres clés, comme le PIB par habitant. 31 180 Euros pour la France,  19 300 pour la Réunion, 8320 pour Mayotte, 3290 pour Maurice et 450 pour Madagascar.

A la Réunion en 2014, les 40000 entreprises représentent un chiffres d'affaires de 6,6 milliards, soit 40 % du PIB, et 1,7 milliards d'investissement. Les trois quarts d'entre elles n'ont aucun salariés et 17 en ont plus de 250.

Daniel Moreau, président de l'ADIR, a présenté les filières agro-alimentaires. Un secteur de 4700 entreprises qui emploient 16 000 salariés et affichent un chiffre d'affaires de 3,3 milliards avec une valeur ajoutée locale de 7,7 % (contre 13,8 % dans l'Hexagone). "C'est dire si ces entreprises sont exposées à la concurrence des importations", insiste M. Moreau. Autres handicaps soulignés, le coût du travail (et 300 millions de coups de rabot sur les exonérations sociales et fiscales entre 2013 et 2017), la taille du marché, les problèmes d'approvisionnement et la nécessité de constituer des stocks pléthoriques, le surdimensionnement des outils de production et enfin les réglementations environnementales et sociales qui impactent la compétitivité.

Dans ce contexte, le secteur entrepreneurial reste dynamique puisque les créations d'entreprises sont en croissance depuis 2010 (avec 29 % de femmes chefs d'entreprise). Les entreprises ont un taux de pérennité de 64 % pour celles qui ont été créées depuis 2010 et 61 % pour celles qui ont vécu la crise de 2008-2009.

A noter que le secteur touristique souffre d'un déficit d'hébergement et de restauration qui démontre que le tourisme a un poids encore faible dans l'économie par rapport à l'Hexagone.

Maurice Cerisola qui a lui aussi dirigé l'ADIR a rappelé les chiffres de l'autonomie alimentaire de l'île. La filière laitière couvre 30 % des besoins, les volailles, 60 %, la viande, 30 % et les fruits et légumes, 75 %.

Dans ce contexte où les échanges industriels restent faible dans la zone de l'océan Indien, "l'opportunité majeure, a déclaré Daniel Moreau, c'est d'être leader sur le marché intérieur."

FXG, à Paris

6000 tonnes d'ailes de poulet par an à Mayotte

Ersi Volonaki, pdg du groupe de distribution mahorais Sodifram, est venue témoigner du marché du poulet à Mayotte. SOdifram est le premier employeur de l'archipel avec 600 salariés et de la difficulté de créer une filière locale. "Les Mahorais, indique-t-elle, consomment 6000 tonnes d'ailes de poulet par an. Pour un approvisionnement local, il faudrait produire 37 000 tonnes de carcasses. Que faire des 31 000 tonnes restantes ?" Comme il y a de quoi être un peu interloqué par cette habitude de consommation, un représentant de la FEDOM a expliqué au JIR, sans sourire : "Ils ont été conditionnés."

Petit licenciement sec au groupe communiste du Sénat

Invitée à intervenir en ouverture de la première table ronde sur l'économie dans l'océan Indien, Gélita Hoareau (photo) a rendu un vibrant hommage à celui auquel elle a succédé au Sénat, Paul Vergès. Dans le même temps et dans la salle du colloque, celle qui était l'attachée parlementaire de Vergès, puis de Gélita Hoareau, écoutait, un peu amère. Sur son manteau, un badge "visiteur". Pour cause, Gélita Hoareau a mis un terme à son contrat sans attendre la fin de la législature, remettant ainsi en cause un plan de reconversion formation. La raison de ce licenciement : "Paul Vergès, explique l'attachée parlementaire éconduite, ne voulait pas voter la loi égalité réelle outre-mer, j'ai eu le tort de rappeler et défendre les positions de Paul Vergès." Ah ! Les cocos, toujours un peu stal !

Repost 0
4 mars 2017 6 04 /03 /mars /2017 07:00
Nadège Carti de la chambre économique de Saint-Barth, Ernest Prévôt, dirigeant des MPI Guyane, Jean-Pierre Philibert, président de la FEDOM, et Hervé Toussay, dirigeant des MPI Martinique

Nadège Carti de la chambre économique de Saint-Barth, Ernest Prévôt, dirigeant des MPI Guyane, Jean-Pierre Philibert, président de la FEDOM, et Hervé Toussay, dirigeant des MPI Martinique

Les 28 propositions de la Fedom aux candidats à la présidentielle

Les propositions que la fédération des entreprises des Outre-mer a révélé hier à Paris visent à renforcer la compétitivité des entreprises, l'attractivité des territoires; la production locale et former la jeunesse. Elles exigent un cadre : la simplification, la lisibilité et la pérennité.

La Fedom plaide pour des lois de programme sur dix ans au minimum et des zones franches globales, non plus d'activité. Dans ces zones franches globales, les territoires différencieront les secteurs à leur gré. La Fedom est par exemple pour le soutien aux entreprises qui sont présentes à l'international ou celle qui innovent.

La Fedom justifie le besoin de simplification parce que l'investissement est pénalisé par les normes européennes et françaises. "Le père Ubu a encore de beaux jours devant lui", a ironisé Jean-Pierre Philibert, le patron de la Fedom en évoquant l'audit que la Fedom a fait faire sur le parcours de dossiers de défiscalisation. "Il faut que l'agrément soit donné localement hors du plafond actuel de 5 millions d'euros de chiffre d'affaires pour le demandeur."

En matière d'attractivité, la Fedom plaide pour le développement des connectivités, internet, aériennes, etc. En matière de formation, la Fedom propose de confier la responsabilité de l'apprentissage en alternance au seul SMA et "sortir du schéma où l'Education nationale et le CFA sont seuls formateurs". Il s'agira encore de réorienter les emplois aidés vers le secteur marchand et encore étendre aux outre-mer le dispositif de simplification d'embauche des jeunes "guichet unique et zéro charge" expérimenté en Guadeloupe.

Enfin, la Fedom en a assez des slogans "L'Outre-mer, une chance pour la France" ou "La France est la 2e ZEE du monde grâce à ses Outre-mer". Elle plaide donc pour un ministère régalien de la France océanique qui aurait en charge tout ce qui touche à la France océanique et l'économie bleue.

"Ces propositions sont peu coûteuses", explique Jean-Pierre Philibert qui met en face le montant des exonérations de charges sociales et le coût de la sur-rémunération des fonctionnaires : 1,2 milliards d'euros. "Sans parler du sort de la sur-rémunération, j'aimerai bien qu'on  pérennise les moyens des entreprises."

FXG, à Paris

Pour qui penche la Fedom ?

D'emblée, Jean-Pierre Philibert a semblé éliminer tout soutien à Benoît Hamon en critiquant d'emblée son revenu universel, tout en reconnaissant les échanges avec ses référents outre-mer. Quant à la loi égalité réelle, il la juge "pleine de fausse monnaie". Les équipes de la Fedom n'ont pas rencontré encore tous les candidats, ainsi Emmanuel Macron, mais des contacts ont été noués avec les conseillers outre-mer de Fillon et de Macron. Elles n'ont rencontré ni les équipes de Marine Le Pen, ni celles de Mélenchon. "Nous travaillons avec ceux que nous pensons pouvoir accéder aux responsabilités", justifie le patron de la Fedom. Marine Le Pen a demandé à les voir. Ils en ont parlé en bureau et en conseil d'administration. "Certains dont j'étais, explique Ernest Prévôt des MPI de Guyane, étaient d'accord pour la recevoir au même titre que les autres candidats." Mais il y a eu de fortes oppositions. Hervé Toussay, des MPI Martinique s'en est expliqué : "Compte tenu des prises de position de certaines personnalités du FN qui posent problème dans les Outre-mer, nous avons fait le choix de lui envoyer nos propositions, mais pas de la recevoir.". "Mélenchon ne nous a rien demandé, a continué Jean-Pierre Philibert, son programme est une absurdité économique... Ils nous auraient consulté, j'aurai réuni le bureau." La balance oscillerait donc plutôt entre Macron et Fillon.

Repost 0
4 mars 2017 6 04 /03 /mars /2017 06:59

La thérapie génique fait ses preuves contre la drépanocytose

La publication dans le New England Journal of Medicine du 2 mars, par l’équipe du professeur Marina Cavazzana de l’Institut des maladies génétiques Imagine, Inserm, à l’hôpital Necker, d'un article sur le cas d'un adolescent drépanocytaire traité par thérapie génique a créé un petit emballement médiatique.

Philippe Leboulch, du Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives et des facultés de médecine de Paris Sud et Harvard a fourni le vecteur de la thérapie génique, un lentivirus dans lequel a été introduit le gène codant pour la chaîne béta de l’hémoglobine, modifié par une mutation ponctuelle lui conférant une activité antifalciforme. L’équipe française a inauguré cette approche en 2007 avec succès sur un malade atteint de thalassémie.

Des cellules-souches ont été prélevées dans la moelle osseuse de l'adolescent puis mises au contact du vecteur de la thérapie génique pour transférer le matériel génétique. Parallèlement, le patient a été préparé à la greffe par une chimiothérapie visant à remplacer sa moelle osseuse par les cellules-souches modifiées réinjectées par voie veineuse. « Ce garçon est dans une situation totalement stable, indique le professeur Cavazzana au Monde, le niveau de correction obtenu laisse espérer que sa rémission va se poursuivre pendant des années. Si ces bons résultats se confirment dans le temps et à plus large échelle, cette thérapie génique pourrai être proposée comme alternative à la greffe de moelle à des patients qui n’ont pas de donneur compatible »,
Jenny Hippocrate, présidente de l'association pour l'information et la prévention de la drépanocytose, salue l'espoir qu'ouvre ce traitement mais relativise : "Ce n'est pas nouveau ! Ce garçon a été greffé il y a deux ans. Il y a un an, on a communiqué pour dire qu'il allait bien. Deuxième année, il va de mieux en mieux, il n'y a plus de transfusion sanguine, plus de médicament. On ne parle pas encore aujourd'hui de guérison. En matière de greffe, on commence à en parler au bout de cinq ans..." Mais ça fait naître de l'espoir. La thérapie génique peut quelque chose, même si une greffe, "c'est assez lourd ".

Deux autres jeunes drépanocytaires sont en cours de traitement à Necker, un adulte aux Aux Etats-Unis.

L'APIPD finance des bourses de mastère en biologie et lance chaque année des appels d'offres aux étudiants antillo-guyanais pour trouver un médicament qui corrige la falciformation des globules rouges et permette d'éviter la greffe. Des équipes explorent cette piste. Le Crispr-Cas9 pourrait corriger la mutation de la drépanocytose. Un essai clinique pourrait démarrer dès 2018.

Mais plutôt que vouloir faire du buzz autour d'une découverte qui n'en est plus ou pas encore une, Jenny Hippocrate préfère alerter sur le ciblage ethnique non conforme à la constitution. "Le ciblage non ethnique va être généralisé en Île de France, pourquoi ne le ferait-on pas partout ? Pour que les malades soient moins discriminés." Il y a 26 000 malades en France.

FXG, à Paris

Repost 0
3 mars 2017 5 03 /03 /mars /2017 15:05
Opcalia signe avec l'Etat et Ladom

Des formations courte en mobilité pour 200 jeunes

"Nous disons aux jeunes que le retour au sein de leur territoire d’origine est non seulement possible mais souhaitable !", a déclaré mardi 26 février, la ministre des Outre-mer avant de signer avec la présidente d'Opcalia, Marie Russo un accord national de partenariat avec Ladom, qui doit permettre à 200 ultramarins de suivre des formations hors de leur département d'origine tout en ayant à leur retour une garantie d’emploi. Ce dispositif garantit une formation d’une durée de 3 à 4 mois et un emploi dans une entreprise ultramarine au retour. Les qualifications sont ciblées prioritairement selon les besoins des entreprises. "Ce peut être du digital ou des domaines spécifiques comme mécanicien de poids lourds ou les métiers de bouche", a détaillé la ministre.

Cette convention répond à la nécessité de lutter contre le vieillissement de la population. L'absence de mobilité dans le sens du retour renforce les déséquilibres démographiques. La Martinique, par exemple, sera à ce rythme le second plus vieux département de France d’ici 2030.

Pour les milliers d’ultramarins qui partent chaque année se former dans l’Hexagone, la majorité trouve un emploi dans la continuité de leur formation et ne rentre pas. 60% y vivent toujours six mois après et n’ont pas toujours de visibilité suffisante pour trouver un emploi en correspondance à leur retour. Cet exode des jeunes vers l’Hexagone constitue également une problématique pour les entreprises ultramarines qui éprouvent des difficultés à recruter certains profils donnés au sein de leurs territoires.

FXG, à Paris

Repost 0
Published by fxg
commenter cet article
3 mars 2017 5 03 /03 /mars /2017 07:37
Une délégation d'Amérindiens de Guyane étaient à Paris fin novembre 2016 pour évoquer le suicide des jeunes amérindiens

Une délégation d'Amérindiens de Guyane étaient à Paris fin novembre 2016 pour évoquer le suicide des jeunes amérindiens

La CNCDH réclame l'égalité réelle pour les Amérindiens

Dans un avis adopté le 23 février dernier, la Commission nationale consultative des droits de l’homme (CNCDH) appelle l’Etat français à clarifier sa position en faveur de la reconnaissance des peuples amérindiens de Guyane et Kanak de Nouvelle-Calédonie.
"Il est indispensable, explique Christine Lazerges, présidente de la CNCDH, que l’Etat les reconnaisse comme des « peuples autochtones » au sens des Nations unies." Il s'agit des "communautés, populations et nations autochtones liées par une continuité historique avec les sociétés antérieures à l’invasion, et avec les sociétés précoloniales qui se sont développées sur leurs territoires". Ces peuples sont distincts des autres segments de la société qui dominent à présent sur leur territoires". La définition de l'ONU précise encore que, "non dominants de la société, ils sont déterminées à préserver, développer et transmettre aux futures générations leurs territoires ancestraux et leur identité ethnique".
Cette reconnaissance est le "préalable indispensable à l’effectivité des principes d’égalité devant la loi et de non-discrimination" pour la CNCDH qui recommande à la France de ratifier la Convention relative aux peuples indigènes et tribaux de l’Organisation internationale du Travail de 1989, "seul instrument juridique contraignant assurant une véritable protection aux membres des peuples autochtones et consacrant notamment le droit collectif à la terre".
La CNCDH dresse un constat mitigé des politiques publiques envers les Amérindiens, mais elle se félicite des avancées de la loi pour l’égalité réelle outre-mer avec la création du grand conseil coutumier (ancien conseil consultatif des populations amérindiennes et bushinenge).
La CNCDH a décidé de produire un ouvrage qui dressera le bilan de l’état des droits de l’homme dans les outre-mer et formulera de nouvelles recommandations au début de l’année 2018.

FXG, à Paris

Repost 0
Published by fxg
commenter cet article
3 mars 2017 5 03 /03 /mars /2017 05:47

Le miel ramène l'or du salon de l'agriculture

"C'est notre première médaille d'or avec le miel !" Jean-Hubert François (photo), président du syndicat des jeunes agriculteurs, était content hier. L'an dernier, la Guyane avait ramené une médaille d'argent et une de bronze, cette fois la miellerie de Macouria ramène l'or. Pas de médaille côté rhums, mais Ernest Prévôt n'en prend par ombrage. " Ca me différencie du goût antillais !", dit-il mi-rigolard.

La Guyane a pris ses aises dans un espace plus grand que l'an passé. L'opération est financée par la CTG (90 000 euros) et le CNES (30 000 euros). "La chambre a aussi fait un gros partenariat du PNR, explique son président, qui nous a permis d'amener beaucoup de fret. Un dizaine d'exposants accompagnent l'opération ainsi qu'une dizaine d'élèves du lycée agricole."

Après le ramboutan l'année dernière, la chambre d'agriculture a choisi de mettre en avant le jaque. Frais ou en confitures Yi Jak, il est offert à tous les passants. Certains y trouvent un goût de fruit confit, mais tous ouvrent des yeux ronds quand on leur dit que c'est comme les châtaignes. La Guyane surprend toujours ! Le parépou était aussi en vedette, mais les 250 kilos sont a partis en deux jours et un nouvel envoi de 500 kilos devrait être disponible avant le week-end. Ils ont même reçu la visite de grossistes. "Le problème, explique Jean-Hubert François, ce n'est pas le produit, c'est le fret ! Nous essayons de développer des filières d'export mais sur des types de produits de niche bien définis, pas des produits qu'on trouve déjà en métropole."

Vendredi, le stand devrait refuser du monde, ils n'attendent ni Fillon, ni Macron, ni Hamon, ni Mélenchon, ni Le Pen, mais Miss France.

FXG, à Paris

Ernest Prévôt : "Des quotas de rhum plutôt qu'une médaille !"

Ernest Prévôt, le patron de la seule distillerie guyanais à Saint-Laurent, a besoin de quotas de rhum supplémentaires. Il a produit 262 hectolitres d'alcool pur (HAP) en 2012 et 583 quand il a mis en route en 2014 sa nouvelle unité industrielle. Problème, son quota de rhum est limité à 500. Il en a donc demandé 240 d'ici 2020. Il aimerait bien en gagner 40 chaque année. Depuis 2015, il a ralenti sa production à 268, puis à 304. Cette année, il vise le retour aux 500 et l'octroi de son quota. "Une médaille ? s'amuse Ernest Prévôt, pour quoi faire ? J'ai ma clientèle, non moi j'ai besoin de quotas."

Guyane, série et politique

Hélène Sirder, vice-présidente de la Région, a reçu au stand de la Guyane au salon de l'agriculture de Paris, la productrice de la série Guyane, Bénédicte Lesage. Celle-ci revenait lui a fait un retour des états-généraux de l'audiovisuel outre-mer à la Réunion et l'a informée qu'au Burkina Faso d'où elle revenait, la série était très regardée. Elles ont encore parler de formation en Guyane, de financements. Et la suite de la série ? "C'est déjà dans les tuyaux", a répondu Hélène Sirder.

Voir les commentaires

Repost 0
2 mars 2017 4 02 /03 /mars /2017 05:34
Le nouvel airbus A 350 XBW dans le ciel d'Air Caraïbes

Le premier Airbus A 350 XWB fait route aux Antilles

Air Caraïbes est la 1ere compagnie aérienne française à exploiter un Airbus A350 XWB depuis le 28 février. Dès fin mars, un second A350 XWB neuf intégrera également la flotte de la compagnie. "Il s'agit, a indiqué le président du groupe, Jean-Paul Dubreuil, d'une commande globale de quatre A350-900 et trois A350-1000". Accompagné de Marc Rochet, président du directoire d’Air Caraïbes, de Didier Evrard, directeur général des programmes d’Airbus, d'Eric Schulz, président civil Rolls-Royce, et Philip Scruggs, président d’AerCap, il a pris livraison de l’A350-900, immatriculé F-HHAV, au centre de livraison d’Airbus à Toulouse. L’appareil les a ensuite menés à Orly Sud où les pompiers de l’aéroport les ont honorés d'un « Water Salute Welcome », comme le veut la coutume pour le premier atterrissage d'un appareil sur un aéroport.

Les deux nouveaux avions seront positionnés sur le réseau Paris Orly-Antilles qu'ils renforceront de 7% de capacité additionnelle dès cette année.

FXG à Paris

Repost 0
1 mars 2017 3 01 /03 /mars /2017 08:34
Exportation d'eau de la Réunion à Mayotte

La Réunion va exporter 500 000 m3 d'eau à Mayotte

5,5 millions d'euros ont été débloqués du fonds exceptionnel d'investissement pour régler à court terme la crise de l'eau à Mayotte. La ministre des Outre-mer a signé hier un protocole "plan urgence eau Mayotte" avec le SIEAM, l'AFD et la CDC.

Première étape : 500 000 euros importer de la Réunion des bouteilles d'eau et des citernes dans les écoles mahoraises. 2e étape : 5 millions pour mettre en place une rotation de tankers qui devront livrer avant le début de la saison sèche, en juin, 500 000 m3 d'eau. L'argent va servir à financer les équipements nécessaires à la logistique. Le comité de pilotage de l'eau à Mayotte a confié 'étude à un expert du groupe Vinci. Cette eau sera puisée à la Réunion sur la ligne du basculement des eaux Est/Ouest. La ministre n'a pu dire à quel prix cette eau serait vendue. Le dossier est géré, côté réunionnais, par le conseil départemental et qui doit faire ses propositions. Le coût de cette eau n'est pas compris dans l'enveloppe FEI.

Pourquoi pas l'eau des Comores ou de Madagascar plus proches ? "Madagascar a aussi des problèmes , a expliqué la ministre qui a précisé que ce plan avait été établi avec les Mahorais et que la Réunion était tombée comme une évidence.

Pour le reste, le protocole  prévoit des actions à Mayotte : réhabilitations de 8 forages en deux temps, création d'un captage sur la Dembéni et d'un troisième sur l'Ourouvéni, réhausser le barrage de Combani et construire une usine de désalinisation, annoncée au fioul, mais "respectueuse du lagon", et enfin une 6e campagne de forage.

Après les pluies abondantes du week-end sur Mayotte les réserves couvrent actuellement à 47 % des besoins à la retenue de Combani, et seulement 26 % au nord.

FXG, à Paris

Repost 0
1 mars 2017 3 01 /03 /mars /2017 07:27
Victorin Lurel, George Pau-Langevin et Ericka Bareigts

Victorin Lurel, George Pau-Langevin et Ericka Bareigts

Promulgation de la loi égalité réelle

C'est ce 1er mars que devrait être promulguée la loi égalité réelle outre-mer. Lors de la nomination d'Ericka Bareigts, une journaliste de France Ô demandait à la nouvelle locataire de la rue Oudinot comment s'appellerait cette loi sachant que Victorin Lurel et George Pau-Langevin avaient commencé à la porter. Le premier comme auteur d'un rapport de 400 pages, la seconde comme ministre des Outre-mer (même si elle n'y croyait pas). Et si c'est bien Ericka Bareigts qui l'a défendu devant les assemblées, la loi égalité réelle outre-mer a été, comme elle l'a soulignée elle-même, co-construite. Lors de son premier passage au palais Bourbon, le texte contenait 15 articles. Les députés l'ont fait évoluer à 116 articles. Au Sénat, si la commission des lois l'a quasiment réduite à peau de chagrin, le débat dans l'hémicycle a permis de le ramener à 140 articles. Sur ce total, Ericka Bareigts a revendiqué la paternité de 59 d'entre eux.

Le gouvernement n'a pas toujours été favorable à certaines dispositions pourtant très attendues. Ainsi, le FIP DOM, l'intégration du BTP dans les zones franches d'activités, l’exonération totale de TVA pour les petites entreprises jusqu’à un certain chiffre d’affaires, la scolarisation obligatoire de 3 à 18 ans, la représentativité des syndicats locaux ou encore la réduction des frais d'assiette de l'octroi de mer...

Au final, la commission mixte paritaire (CMP) Sénat/Assemblée nationale, à laquelle la ministre ne participait, a tout rétabli grâce à une collaboration inédite entre les deux rapporteurs généraux, Mathieu Darnaud (LR) et Victorin Lurel (PS).

Menace de 49-3 parlementaire

Le mécontentement de la ministre s'est exprimé sur un amendement de la sénatrice UDI de Polynésie adopté en CMP psur l'indemnisation des victimes des essais nucléaires. Il supprime "la notion de risque négligeable" pour instruire les dossiers des victimes quand le gouvernement souhaitait seulement réduire le taux actuel de 1% à 0,3%. Incapable de fournir un chiffrage précis du coût de la mesure (tantôt 1 milliard, tantôt 3), le gouvernement n'a su convaincre les parlementaires. Les ministres de la Défense et de la Santé ont fait pression sur Matignon et l'Elysée et la ministre tente le tout pour le tout. Le 9 février, lors du dernier vote à l'Assemblée nationale, la ministre présente un amendement recréant un taux de risque négligeable à 0,3 % et aurait menacé d'user de la procédure du "vote bloqué". Le vote bloqué, c'est le 49-3 parlementaire ! Ou bien les députés votent l'amendement de la ministre et l'ensemble de la loi avec, ou bien ils votent contre et la loi n'est pas adoptée. Les députés refusent la manoeuvre. S'ensuit une suspension de séance de près de deux heures et d'âpres négociations. Du jamais vu dans les couloirs de l'Assemblée : des négociations pied à pied dans la salle des députés de gauche avec tout l'arrière-ban des conseillers parlementaires et des députés de tous bords, avec en prime le président de la Polynésie accompagné de sénateurs ! La ministre a alors repris la solution proposée par le président PS de la commission des lois : une commission chargée d’évaluer l'éventuelle fraude. Les députés (toutes tendances réunies, y compris les frères ennemis Chalus et Lurel) ont remporté leur bras de fer contre le gouvernement. La loi est votée le 9 février à l'Assemblée, puis le 14 au Sénat.

Ce 1er mars, c'est donc une loi plus justement dite Bareigts-Lurel qui devrait être promulguée, pour la plus grande joie, entre autres, des Polynésiens qui se sont étonnés de ne pas voir Victorin Lurel accompagner Mme Bareigts lors de son déplacement à Tahiti.

FXG, à Paris

Repost 0
Published by fxg
commenter cet article

Articles Récents