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3 novembre 2014 1 03 /11 /novembre /2014 08:00

Nicolas-Thomas.JPGNicolas Thomas, skipper de Mille et une batteries

"J'évite la foule parce que ça me déconcentre de mon objectif de départ"

Comment sentez-vous le ciel et l'océan à la veille du départ ?

Il fait beau, on a un grand ciel bleu... On observe pas mal les fichiers météo, comment la situation évolue... Hier, on sentait une partie un peu compliquée au large de l'Espagne... On s'est préparé pour ça.

Qu'emportez vous à manger et à boire ?

Des plats préparés et des lyophilisés. Pour l'eau, notre sponsor Capès nous fournit de l'eau de Guadeloupe. J'emmène environ 60 litres.

Emmenez-vous de la musique ?

J'ai une application avec plein de musique : je mets play et on verra ce que ça joue ! J'ai des hauts-parleurs sur le bateau, mais je les ai mis en réparation... J'espère qu'ils fonctionneront d'ici dimanche parce qu'un bateau guadeloupéen sans musique, à l'arrivée, ça serait dommage !

Comment avez-vous prévu de gérer votre temps de sommeil ?

Un peu comme tout le monde ! Ce seront des petites phases de sommeil, pas trop longues, pour être au taquet dehors et surveiller qu'aucun bateau ne vienne croiser notre route ou créer d'éventuelles complications avec les concurents. Au départ, ça peut être compliqué avec 91 concurrents. On sera en contact pendant une bonne partie de notre navigation dans la Manche. Donc des phases de sommeil courtes mais fréquentes pour pouvoir récupérer.

Comment avez-vous vécu l'ambiance au village départ ?

C'est impressionnant de voir pour la première fois autant de monde autour des bateaux et sur les pontons. Je fais en sorte d'esquiver un peu tout ça parce qu'on est quand même là pour la course, pour faire une performance... Il faut rester concentré, mais gérer les rendez-vous média, le bateau, passer un peu de temps avec les sponsors. Alors j'évite la foule parce que ça me déconcentre de mon objectif de départ de course dimanche.

Y a-t-il un bateau qui vous a impressionné ?

Ces grands ultimes, quand on les voit, on se dit que les gars qui vont traverser avec ça ont de l'audace ! Ce sont de sacrés joujoux, compliqués à gérer seul. Moi, je les admire ces skippers ! 

Qui est votre favori pour la victoire au scratch ? 

Je ne les connais pas si bien que ça. Leurs bateaux sont juste énormes ; ils vont vite, mais s'il y a beaucoup de manoeuvre à faire, ça va être compliqué pour le mec à bord. Il peut vitre être fatigué et il ne faut pas qu'il commette d'erreur alors que les bateaux un peu plus petits sont un peu plus mobiles... Ca va peut être se jouer entre Prince de Bretagne, Banque populaire et, eventuellement avec Loïc Peyron.

Allez-vous vous tenir informé de l'actualité internationale pendant la course ? Comment ?

L'actualité qui va m'intéresser sera d'abord la météo et la position des autres concurrents. On nous préviendrapar mail des principaux faits d'azctu, comme si quelqu'un a un accident ou qui aura passé la ligne d'arrivée en premier. Mais priorité sur mes objectifs : la météo et les autres concurrents.

Propos recueillis par FXG, à Saint-Malo

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3 novembre 2014 1 03 /11 /novembre /2014 08:00

Le patron de BPIFrance attendu à la Réunion en novembre

Nicolas Dufourcq, le directeur général de Bpifrance viendra à la rencontre des entrepreneurs de la Réunion le 21 novembre prochain. C’est un étape de son parcours dans les régions de France.
Cet événement local regroupe tous les acteurs du tissu économique local, et se déroule chez un partenaire Bpifrance ou dans un lieu atypique. Il permet aux entrepreneurs de se rencontrer et d'échanger. 
L'objectif de cette démarche est de sensibiliser les entreprises aux enjeux clés du financement, de l'innovation, de l'investissement, de l'export et du renforcement de leurs fonds propres.

Le format de ces journées est similaire sur chaque date et s'articule autour de trois temps forts : Rencontre entre le directeur général Nicolas Dufourcq, les membres de son comité exécutif, et l'équipe régionale puis visite d’une entreprise ; networking rassemblant les membres de la communauté Bpifrance Excellence de la région ;
- Réunion plénière d’entrepreneurs, pratiques et témoignages de leurs pairs et de leurs chargés d'affaires Bpifrance.”

 Ces déplacements du directeur général  se font parallèlement à la sortie d’une campagne nationale et régionale de communication qui s’adresse aux entrepreneurs. “Nous sommes une banque de place qui cofinance et co-investit avec les nos partenaires bancaires et investisseurs…” BPIFrance annonce ses chiffres du premier semester 2014 : “Forte croissance du financement des investissements (+21%) et du court terme (+28%) ; stabilité de la garantie ;  Doublement de l’activité d’investissement direct dans les PME (+95%) ; Forte progression de l’activité de fonds de fonds (+49%) ; Croissance de l’investissement dans les ETI et les Grandes Entreprises (+14%) et perspectives très positives pour le second semester.” La BPI ne propose aucun chiffre spécifique pour la Réunion. Faudra penser à les demander à Nicolas Dufourcq lors de “Les Rencontres”.

FXG, à Paris

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3 novembre 2014 1 03 /11 /novembre /2014 07:46

Bissainte.JPGWilly Bissainte, skipper de Tradisyon Gwadloup

"Je ferai ce que je peux"

Comment sentez-vous le ciel et l'océan à la veille du départ ?

Comment je sens la mer ? Salée (rires) ! Je me sens bien, je profite du mieux que je peux, je ferai ce que je peux avec ce que j’ai. Le bateau est prêt. Mais Saint-Malo, ce n’est pas que la course, hein, il y a aussi l’aspect festif.  Je profite de la ville, de chaque moment passé ici.

Qu'emportez vous à manger et à boire ?

Je vais amener de l’eau de coco, du jus de canne, et de l’eau. Pour manger, j’emmène un mélange de plats d’ici, de plats de mon pays préparés par la famille et les amis.

Emmenez-vous de la musique ?

La musique que j’emmène ? La bonne (rires) ! Un peu de tout en fait : Stanley Clarke, Bob Marley, Kassav.

Comment avez-vous prévu de gérer votre temps de sommeil ?

J’ai fait un beau boulot avec le docteur du sommeil, qui va me donner des portes de sommeil, à gérer sur les 24 heures. 

Comment avez-vous vécu l'ambiance au village départ ?

L’ambiance ici est très bonne, mais je manque de temps pour profiter des à-côtés. Ces derniers jours vont être consacrés à l’avitaillement du bateau, qui est en cours en ce moment.

Y a-t-il un bateau qui vous a impressionné ?

Il n’y a aucun bateau qui m’impressionne plus qu’un autre.  Et là je ne parle que de ma catégorie.

Qui est votre favori pour la victoire au scratch ? 

Je ne sais pas qui gagnera cette course. J’en sais vraiment rien.

Allez-vous vous tenir informé de l'actualité internationale pendant la course ? Comment ?

La famille va m’envoyer des mails régulièrement. Pour les actualités, c’est pareil, c’est la famille qui va me tenir au courant.

 

Propos recueillis par Emmanuel Blumstein, à Saint-Malo

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3 novembre 2014 1 03 /11 /novembre /2014 07:42

Domnique-Rivard.JPGDominique Rivard, skipper de Marie-Galante

"Je suis avec les grands"

Comment sentez-vous le ciel et l'océan à la veille du départ ?

Il fait beau et c'est essentiel pour la manifestation avant le départ, mais je regarderai ce vendredi matin la météo très précisément. On m'a dit qu'il y avait un petit truc qui arrivait pour samedi et que le front passerait entre samedi soir et dimanche matin. Ca risque d'être plus cool au moment du départ.

Qu'emportez vous à manger et à boire ?

Je mange des plats froids par habitude. Le matin, c'est p'tit-dej normal, café, thé et Petit Prince. Le midi, un bon plat pré-cuisiné que j'enquille direct avec une compote de pomme. Mais, les premiers jours, ce sera du frais ! Zt le soir, ce sera soupe chinoise et soupe légumes mélangée ; ça cale bien. En eau, j'ai les 40 litres obligatoires (plombés) et une vingtaine de litres en plus. Mais j'ai aussi un désalinisateur pour remettre de l'eau dès que j'aurai besoin d'un peu de charge.

Emmenez-vous de la musique ?

J'ai beaucoup de musique à bord, beaucoup trop ! Je l'écoute d'une façon trèq sporadique parce que je n'entends plus mon bateau... Donc, c'est une à deux heures de musique par semaine.

Comment avez-vous prévu de gérer votre temps de sommeil ?

Dès que j'aurai un petit moment, j'essaierai de dormir, de me reposer en tout cas. Le sommeil, ça sera par petites coupures... Mais sur les trois transats que j'ai faites, j'ai pris un bon rythme et une bonne habitude. Je peux avoir deux nuits très difficiles à la suite et pouvoir ensuite me reposer. J'ai acquis cela.

Comment avez-vous vécu l'ambiance au village départ ?

C'est magique. C'est un truc à immortaliser avec ses yeux ! Même s'il y a plusieurs catégories, on est tous au même niveau. On se cotoie... J'ai fait des photocopies pour des grands comme Arnaud Boissières et Kito de Pavant parce que j'en avais besoin aussi... C'est rigolo parce que je suis avec les grands. 

Y a-t-il un bateau qui vous a impressionné ?

Les ultimes ! Des bêtes énormes ! Sodebo, Spindrift... Spindrift est le plus gros bateau de solitaire jamais conçu. On peut être émerveillé, c'est un monument !

Qui est votre favori pour la victoire au scratch ? 

Très difficile ! J'aimerai bien Sodebo avec Thomas Coville.

Allez-vous vous tenir informé de l'actualité internationale pendant la course ? Comment ?

Je reçois tout par satellite et je vais pouvoir voir où je le situe, comment ça se passe avec les autres bateaux et sur l'arrivée.

Propos recueillis par FXG, à Saint-Malo

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3 novembre 2014 1 03 /11 /novembre /2014 07:37

Luc-Coquelin.JPGLuc Coquelin, skipper de Guadeloupe dynamique

"Cette édition se présente bien"

Comment sentez-vous le ciel et l'océan à la veille du départ ?

Apparamment, ce qui se profile, c'est un départ avec un peu de vent. C'est pas mal parce que c'est dur de rester scotcher sur la ligne de départ comme il y a  quatre ans. Là, je pense que ça sera plus tonique et qu'il y aura du beau spectacle. Pour la suite, on ne prévoit pas de phénomène dangereux sur notre route pour l'instant et je sens que cette édition se présente bien.

Qu'emportez vous à manger et à boire ?

J'ai un mix entre du déshydraté que j'ai testé. Les plats que je n'aime pas ou que je digère mal, je les ai supprimés ! J'ai aussi des conserves, mais aussi du frais pour le début. Je mangerai des crêpes d'abord avant de passer aux plates longue conservation. Pour l'eau, je compte trois litres par jour et j'ai pris pour 25 jours.

Emmenez-vous de la musique ?

Ah oui ! La musique, ça fait partie de ma vie. Cette année, je me suis fait le plaisir de remettre un appareil sonore de bonne qualité pour pouvoir écouter de la musique en mer. Avant, j'avais tendance à écouter au casque, mais c'est un petit peu dommage de se priver des bruits du bateau et de la mer parce que ça peut aussi nous donner des petits signaux d'alarme. Donc je vais écouter de la musique avec des hauts-parleurs assez puissants. Et quand j'aurai tendance à m'endormir un peu, je saurai choisir les morceaux qui vont bien ! 

Comment avez-vous prévu de gérer votre temps de sommeil ?

C'est fonction de la météo et du trafic. Durant la première nuit, on longe la Bretagne nord avec tous les bateaux de la course qui vont être très proches ; on a en plus les bateaux de pêche et les cargos au bout de la Bretagne. Ca va être une première nuit très active et, à mon avis, il n'y aura pas beaucoup de repos jusqu'après le rail d'Ouessant.

Comment avez-vous vécu l'ambiance au village départ ?

Il y a une super ambiance. Déjà, la météo est de la partie et on a beaucoup de spectateurs. dès le premier jour où je suis arrivé, il y avait déjà du monde sur les pontons. Même le soir, il y a du monde très tard, tant sur les pontons qu'aux terrasses des bars, ce qui prouve bien qu'il y a une super bonne ambiance. Et puis, entre skippers, tout le monde est ravi du succès de ce départ. On est content de voir des têtes de série nous dire un petit bonjour et nous encourager.

Y a-t-il un bateau qui vous a impressionné ?

J'aime beaucoup deux ultimes, Prince de Bretagne et Sodebo, et deux marins qui sont hyper prêts et très compétents...

Qui est votre favori pour la victoire au scratch ? 

Loïc Peyron et Yann Guichard ont des superbes machines, mais je crois que Thomas Coville et Lionel Lemonchois sont très affûtés.

Allez-vous vous tenir informé de l'actualité internationale pendant la course ? Comment ?

Chantal (la compagne de Luc, ndlr), m'envoie toujours les nouvelles importantes. On est quand même tous terriens et j'aime bien être au courant des événements, pas toujours sympathiques, qui se passent à terre.

Propos recueillis par FXG, à Saint-Malo

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3 novembre 2014 1 03 /11 /novembre /2014 07:25

Le dîner du CReFOM financé par l'UGPBan

Le premier dîner annuel du Conseil représentatif des Français d’outre-Mer (CREFOM) se tiendra dans les salons de réception de l’Hôtel de Ville de Paris, le vendredi 21 novembre à 19 heures, sous le haut patronage et en présence du président de la République, a-t-on apris des instances dirigeantes du CReFOM. Outre le chef de l'Etat, sont attendus Anne Hidalgo, Maire de Paris, Claude Bartolone, président de l’Assemblée nationale, de nombreux ministres, les responsables des principaux partis politiques (sauf le FN qui n'a pas été invité), de nombreuses personnalités du monde politique, institutionnel, des corps constitués et de la société civile. Il y aura aussi de nombreuses personnalités ultramarines qui exercent des responsabilités en métropole dans de multiples domaines (élus, acteurs économiques, hauts fonctionnaires, artistes, dirigeants associatifs…), ainsi que des élus d’outre-mer issus de tous les territoires.

De ce que nous avons pu apprendre par des indiscrétions, l'Union des groupements des producteurs de bananes de Guadeloupe et de Martinique (dont le président Eric de Lucy est membre fondateur du CReFOM) a financé au moins une partie des frais du repas, à hauteur de 25 000 € (sans exclure d'autres éventuels donnateurs dont nous n'avons pas eu connaissance).

FXG, à Paris

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3 novembre 2014 1 03 /11 /novembre /2014 07:15
Sepho.jpgRodolphe Sepho, skipper de Voile 44
"Je vois les bateaux de mes rêves"
Comment sentez-vous le ciel et l'océan à la veille du départ ?
Je ne sais pas comment est la mer, mais moi je me sens bien. Après le convoyage depuis Lorient, on a fait quelques modifications sur le bateau. Il n’y a pas longtemps, on a touché (tapé le fond, NDLR) avec la quille, il a fallu réparer le bulbe. C’est fait, maintenant le bateau est propre.
Qu'emportez vous à manger et à boire ?
Ce sera un mix : il y aura un peu de nourriture lyophilisée, quelques repas sous vide, plus agréable à déguster. Mais je dois me limiter, les plats sous vide je n’en mangerai pas tous les jours. J’ai pris aussi 5 ou 6 conserves. Je n’emporte pas de plat cuisiné par la famille. Niveau boisson, je prends principalement de l’eau, j’en ai 40 litres.
Allez-vous emmener de la musique ?
Ah oui ! J’ai pris pour 500 gigas de musique : antillais, électro, jazz, etc. L’électro, c’est pour me donner la pêche le matin. En mer je serai tranquille, j’en ai pour 600 watts de son à bord !
Comment avez-vous prévu de gérer votre temps de sommeil ?
Je n’ai pas d’idée particulière sur la façon dont je vais gérer mon sommeil. Je pense que je vais me reposer dès que je le pourrai. Je ne prévois aucune difficulté à ce niveau-là.
Comment avez-vous vécu l'ambiance au village départ ?
Je n’ai pas été faire un tour au village. Je préfère me mettre à l’abri, rester au calme. Vous savez, nous les marins, en général on n’est pas fans de la foule, on est plutôt des solitaires.
Y a-t-il un bateau qui vous a impressionné ?
Je les avais vus avant à Lorient, et à Vannes, où j’ai découvert Sodebo, et Idec.  Ce sont des bateaux qui me font rêver, surtout les Mod 70, surtout Spindrift.
Qui est votre favori pour la victoire au scratch ? 
Je n’ai pas d’idée sur le vainqueur. Je me focalise plutôt sur ma catégorie.
Allez-vous vous tenir informé de l'actualité internationale pendant la course ? Comment ?
Non, non. J’aurais des nouvelles de la famille avec mon téléphone iridium, environ tous les deux jours. Au-delà de ce délai, si ils n’arrivent pas à me joindre, il ne faudra pas qu’ils s’inquiètent non plus.
Propos recueillis par Emmanuel Blumstein à Saint-Malo
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3 novembre 2014 1 03 /11 /novembre /2014 07:09
fiston.jpgPhilippe Fiston, skipper de Ville de Sainte-Anne
"Je suis focalisé sur mon bateau"
Comment sentez-vous le ciel et l'océan à la veille du départ ?
Il faut être en mer pour savoir. Mais de ce que j’ai vu pendant mon stage météo, il y a un vent arrière de sud-ouest de 10 nœuds, puis de 15 nœuds une fois qu’on aura dépassé le Cap Fréhel. Puis à Ouessant, ça va monter à 20-25 nœuds, et là devrait s’opérer une bascule nord-est. Ensuite, on plongera vers le sud, vers la pointe Finistère, où un anticyclone risque de nous barrer la route.
Qu'emportez vous à manger et à boire ?
Ouh la, il y aura beaucoup de lyophilisé, ensuite des repas sous vide, et des produits du terroir : patate douce, banane jaune, etc. J’emmène de la viande rouge, et blanche, sous vide. Et beaucoup de pâtes : des sucres lents que je consommerai avant la tempête, et des sucres rapides pendant la tempête.
Allez-vous emmener de la musique ?
Un peu de tout : la musique du pays, mais aussi de la grande musique : Bach, Mozart. C’est important d’avoir la musique calme, je le réserve pour avant le coucher.
Comment avez-vous prévu de gérer votre temps de sommeil ?
Je suis bien,  je n’ai pas besoin de dormir beaucoup. En ce moment, je suis un peu insomniaque, mais ce n’est pas dû au stress. Je me couche vers 22 heures, puis je me relève vers minuit, et me recouche à 1 heure. En course, les trois premiers jours, je dormirai par tranche de 15 minutes.
Comment avez-vous vécu l'ambiance au village départ ?
Je n’ai pas beaucoup fréquenté le village. J’y viens ce matin pour la première fois (pour la conférence , NDLR). En revanche, je passe beaucoup de temps sur le stand de la ville de Sainte-Anne !
Y a-t-il un bateau qui vous a impressionné ?
Je n’ai pas eu le temps, je suis focalisé sur mon bateau.
Qui est votre favori pour la victoire au scratch ? 
 Il y en a au moins quinze qui sont favoris à mes yeux ! Ensuite, c’est l’océan qui décidera.
Allez-vous vous tenir informé de l'actualité internationale pendant la course ? Comment ?
Non, je serai focalisé sur mon bateau.
Propos recueillis par Emmanuel Blumstein à Saint-Malo
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3 novembre 2014 1 03 /11 /novembre /2014 05:57

Le Caribean one festival

Malika-Jean-Francois.JPGLa salle de l'Equinoxe à Paris sera à l'heure caribéenne le 8 novembre prochain. 2 500 à 3000 personnes sont attendues pour écouter neuf artistes en live, puis 4 DJ's. C'est la deuxième édition de ce festival organisé par Audace production, la société de Ludovic Racon et Malika Jean-François (photo). Tout a commencé par les soirées parisiennes "We love Toubana" qui cultivaient un esprit dancefloor caribéen. Le festival veut donner un espace à la nouvelle scène pop caribéenne en conviant des artistes qui ont fait leurs preuves sur scène, mais aussi des plus jeunes. Ainsi pour le Martiniquais Saaturn (dancehall), ce sera sa deuxième scène live. "On a aussi programmé nos coups de coeur, indique Malika Jean-François, comme Erik Pédurand." Mais la programmation va au-delà des frontières et s'ouvre à la Caraïbe anglophone. Invitée vedette de ce festival, la Trinidadienne Destra Garcia. La présence de cette star du soca permet aux organisateurs d'attirer un public venu de Londres et Amsterdam. "Il faut montrer en France cette richesse de la Caraïbe au sens large, sa culture, son patrimoine musical, insiste Malika. Ce festival fera de Paris ce soir-là la capitale de la Caraïbe !" Claudy Siar a été choisi pour en être le parrain.

L'artiste guadeloupéen Yoan (zouk) ouvrira le concert avant l'Haïtienne Milca (compa, zouk), les Martiniquais Victor O, Kim (zouk) et Xman (dancehall), le Guadeloupéen Saïk (dancehall) et, bien sûr Destra Garcia. L'orchestre sera dirigé par Thierry Delannay et l'on nous promet des duos inédits sur scène. Viendront ensuite les 3 DJ's, Deeblaze, Moody Mike, Greg et le VJ Ben pour animer le dancefloor jusqu'à l'aube.

L'année dernière, la présence en tête d'affiche du Trinidadien Montano Machel a attiré la ministre de la culture de la Jamaïque, miss monde 1993, Lisa Hanna.

FXG, à Paris

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31 octobre 2014 5 31 /10 /octobre /2014 07:51

Goscinny-Charbonnier.JPGAnne Goscinny, la fille de René, est présidente de la société d'édition IMAV. Elle publie en collaboration avec la société de Florent Charbonnier, Caraïbédition, quatre nouvelles traductions des Aventures du Petit Nicolas en créoles réunionnais, martiniquais, guadeloupéen et guyanais. Interview.

"Le créole n'a pas besoin du Petit Nicolas alors que lui a besoin des langues qu'on lui offre !"

Goscinny-Guyane.JPGDans quelles circonstances, René Goscinny a-t-il créé avec Jean-Jacques Sempé, Les Aventures du Petit Nicolas ?

Le personnage du Petit Nicolas avait été imaginé par Jean-Jacques Sempé, mais il l'avait très peu utilisé. Quelques temps plus tard, le patron de Sud-Ouest a demandé à Sempé des histoires courtes. Sempé s'est alors tourné vers mon père et ils ont eu envie de faire quelque chose avec le petit Nicolas et sa bande de copains.

Qu'est-ce qui fait l'intérêt de ce personnage ?

Ti Nikola a Kréyol GwiyanéLe Petit Nicolas est un amalgame de tous les enfants. On peut dire qu'il a un genre d'enfance universelle qui tourne autour de deux pôles : l'école et les parents. Le Petit Nicolas est né le 25 mars 1959, mais aujourd'hui, c'est pareil. On remplacerait juste l'encrier par une tablette, mais il reste le fond avec le héros, ses copains, l'institutrice et ses parents. C'est une oeuvre indémodable car elle n'a jamais été à la mode. Le Petit Nicolas est un être non caractérisé, non défini dans lequel chaque enfant, pourvu qu'il ait une vraie enfance, peut se retrouver. C'est le personnage de mon père dont je me sentais le plus proche dans mon enfance. Aujourd'hui, je me sens plus proche de sa mère qui passe sa vie dans la cuisine à faire des gâteaux, que l'on bouscule, qui fait tout pour tout le monde...

Goscinny-Reunion.JPGComment est née l'idée de cette traduction dans les quatre créoles ?

Le Petit Nicolas est déjà traduit en breton, corse, picard, en arabe maghrébin, en latin et même en yiddish. Je trouve qu'il est juste de faire parler le Petit Nicolas dans les langues que l'on parle ou qu'on a parlé en France. Le Yiddish, c'est la langue à laquelle je tiens le plus car c'est la langue maternelle de mon père. Son père était polonais et sa mère ukrainienne. J'ai porté autant d'attention à cette langue qui coule dans mon sang qu'aux autres. La traduction est la seule manière de décliner Le Petit Nicolas, mais pas de l'accroître. En général, le lecteur qui vient lire une traduction en langue régionale l'a déjà lu en français. La traduction permet de confirmer un public déjà touché.

Comment s'est fait le lien avec Caraïbédition ?

Ti-Nikola--Kreyol-Matinik.JPGLes personnages de mon père sont déjà traduits dans 130 langues et cet éditeur a déjà traduit Astérix, Titeuf, Le Petit prince, Tintin... C'est ce qui nous a donné envie de travailler avec lui. C'est compliqué à mettre en place et j'en suis très fière. Le créole vient enrichir de son vocabulaire, son champ lexical, Le Petit Nicolas. La langue enrichit le personnage. Le créole n'a pas besoin du Petit Nicolas alors que lui a besoin des langues qu'on lui offre ! Je ne comprends pas le créole, mais ça m'émeut. C'est une langue douce, tendre...

Est-ce une traduction ou une adaptation ?

Giscinny-Guadeloupe.JPGC'est une traduction, même si traduire, c'est adapter. Le problème de la traduction est plus important avec Astérix. Je dirai même que traduire Astérix est le paroxysme du problème ! Comment traduire en créole ou autre "faut pas parler sèchement à un Numide" ? Mon père qui a vécu neuf ans à New York et vingt en Argentine, supervisait lui-même les traductions en anglais et en espagnol. Pour les autres langues, on fait confiance à notre co-éditeur. On y est obligé, y compris et surtout pour l'analyse des marchés régionaux. On aimerait pouvoir sortir Le Petit,Nicolas dans les 75 langues régionales. Ca ferait une chouette collection intellectuellement ! Le prochain sera en nissart, la langue de ma mère, et moi j'aimerai bien le traduire en argot.

Ti-nikola-Kreol-la-Renion.JPGQuel rapport a pu avoir votre père avec les Outre-mer ?

Mon père est mort à 51 ans, quand j'avais 9 ans et je n'ai pas de souvenir d'un voyage à la Réunion ou aux Antilles. Mes souvenirs de voyage, c'est en Argentine. Sa vie se partageait entre la France et l'Argentine. Nous partions l'été en Argentine où c'était l'hiver et nous revenions l'hiver en France. Pendant très longtemps, on n'a pas connu l'été  !

Et vous-même, connaissez-vous l'outre-mer ?

Je suis allée à Saint-Gilles, à la Réunion, et j'en garde un souvenir ébloui ! En en parlant, je me téléporterai volontiers. J'ai été frappée par la gentillesse des gens.

Propos recueillis par FXG, à Paris

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