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10 janvier 2015 6 10 /01 /janvier /2015 16:47

Les Antillais invités à se joindre à la marche républicaine de dimanche à Paris

Le Comité de la marche du 23 mai 1998 (CM98) appelle la communauté antillaise à se joindre à la marche républicaine d’unité nationale qui aura lieu le dimanche 11 janvier à 15 heures. Son président, le professeur Serge Romana écrit : "Aux difficultés économiques dont nous sentons toutes et tous les effets négatifs, s’est ajouté mercredi 7 janvier l’attentat contre le journal satirique Charlie Hebdo qui a fait 12 morts. Cet attentat a visé la liberté de la presse qui est une conquête démocratique fondamentale. Il a été commis « au nom d’Allah » et ses auteurs espèrent favoriser une guerre de religion et susciter des réactions xénophobes dans notre pays. Le CM98 appelle la communauté antillaise à rejeter tout amalgame entre les terroristes islamistes et les musulmans de France ! " Le point de rendez- vous est fixé au métro Jacques Bonsergent à 13 heures, dimanche 11 janvier.

Le CReFOM a lui aussi appelé ses membres à marcher dimanche et leur donne rendez-vous rue du Grand-Prieuré.

Le CIFORDOM, également, invite à participer à la marche aux côtés des organisations de défense des droits de l’homme et de luttes contre tous les racismes (S.O.S Racisme, la  LICRA, la LDH, le MRAP). Il donne rendez-vous à 13h au boulevard Voltaire, entre la place de la République et le croisement de la rue Oberkampf au métro Oberkampf.

Pierre Pastel, président du CEGOM, fait savoir que son association y participera aussi, tout comme Myriam Cotthias annonce que le CNMHE sera aussi présent.

 

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10 janvier 2015 6 10 /01 /janvier /2015 07:10

Amédy Coulibaly et l'un des frères Kouachi dans le même box que Teddy Valcy

C'était en novembre 2013, au tribunal correctionnel de Paris, le Guadeloupéen Teddy Valcy était jugé avec une dizaine de prévenus pour un projet, d'évasion et projet d'un attentat. Parce que Teddy Valcy est un Guadeloupéen, France Antilles avait alors couvert ce procès. La justice reprochait à cette bande (dont la plupart s'étaient connu en banlieue parisienne et en prison) d'avoir voulu faire évader de la centrale de Clairvaux Smaïn Aït Ali Belkacem, l'artificier de l’attentat du REC en 1995. Dans le box, sous très haute surveillance policière, il y avait entre autres Fouad Bassim, un ami de Smaïn Aït Ali Belkacem, Djamel Beghal, Teddy Valcy, Cherif Kouachi, Amédy Coulibaly et quelques autres hommes. Le parquet reprochait entre autres à Amédy Coulibaly d'être allé voir Djamel Beghal, alors assigné à residence dans le Cantal (pour sa participation à l'élaboration d'un projet d'attentat contre l'ambassade des Etats-Unis à Paris) dans le but d'organiser l'évasion d'Ali Belkacem préalable à la préparation d'un attentat terroriste dont l'objectif n'avait pas été clairement défini à l'audience. Teddy Valcy avait été arrêté chez lui en 2010 en possession d'une kalachnikov, de fumigènes et de cordes, des objets destinés selon la prévention à ce projet d'évasion. Teddy Valcy avait été condamné à 9 ans de prison, mais le tribunal n'ayant pu prouver que son action eût été menée en lien avec une entreprise terroriste, n'avait pu le poursuivre de ce chef de prévention. Chérif Kouachi, "une poussière dans ce procès", d'après un des avocats de la défense, avait bénéficié d'un non lieu et si Amédy Coulibaly (arrêté lui aussi en 2010 et en possession d'une kalahnikov et de 300 cartouches) avait été condamné à cinq années de prison, sa période de détention provisoire lui permettait de sortir dès 2014.

Il reste comme une évidence cruelle que deux des trois protagonistes des tueries de Charlie Hebdo et de Montrouge et des deux prises d'otage qui se sont soldées hier par la mort de sept personnes, étaient encore sous main de justice en novembre 2013.

FXG, à Paris

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10 janvier 2015 6 10 /01 /janvier /2015 05:31

Ursulet-Alex.JPGAlex Ursulet était l'avocat principal de Guy Georges lors de son procès aux assises de Paris au printemps 2001. L'avocat martiniquais s'était adjoint le renfort de sa collaboratrice Frédérique Pons que campe Nathalie Baye. Me Ursulet est allé voir "SK 1", le film de Frédéric Tellier, sorti mercredi 7 janvier en salle. "SK 1" relate la traque et le procès de celui qu'on appela alors "le tueur de l'Est parisien". Le réalisateur a choisi de gommer le personnage de Me Ursulet au profit de Me Pons. Interview du vrai avocat de Guy Georges.

"Un film plus vendable avec un acteur blanc mis en avant, c'est-à-dire Nathalie Baye "

Comment trouvez-vous le traitement que vous réserve le film ?

Lorsque Frédéric Tellier m'a proposé de participer à la rédaction de son scénario et qu'il m'a indiqué qu'il avait pris comme base de travail "La traque", le livre de Patricia Tourancheau, une journaliste de Libération, j'ai refusé car ce livre offre une vision tronquée de l'affaire. Cette journaliste s'était essuyée les chaussures sur ma robe d'avocat pendant le procès et elle avait très fortement sali la stratégie de défense que j'avais choisi de mettre en place pour Guy Georges.

Vous avez donc choisi de refuser de travailler avec Frédéric Tellier, c'est un peu normal qu'il vous ait zappé...

Oui, mais Frédéric Tellier a vu, comme moi, qu'il ne pouvait pas limiter son film à la traque policière car ça aurait été répétitif. Il s'est donc dit qu'il allait rajouter le procès. Il m'a envoyé un scénario au bout de six mois et j'ai découvert que l'affaire judiciaire était ramenée à la gloire de Frédérique Pons, avec dans son ombre un petit Noir qui balbutie des onomatopées... Dans ces conditions, lui ai-je dit, c'est une oeuvre artistique qui n'a rien à voir avec la réalité. Vous n'appellerez pas ce personnage Guy Georges, ni cet avocat Alex Ursulet. Il a tout de même insisté et j'ai gentiment accepté d'amender le scénario pour amener toutes les scènes du procès près la réalité. Il m'a assuré que l'ensemble serait équilibré, sans fioriture et sans regard artistique. C'était compter sans le deuxième piège dans lequel ce réalisateur est tombé : comme c'est un projet commercial qui a pour but de gagner de l'argent, il a pris une actrice "bankable" et il a détourné la réalité au profit d'une histoire propre à donner un sens à la présence au premier rang de Nathalie Baye dans ce film...

C'est une oeuvre de fiction, mais c'est le procès de Guy Georges. Et l'avocat qui s'est fait craché dessus parce qu'il défendait un salaud, se trouve complètement anihilé...

Il y a un problème qui dépasse le traitement de mon personnage. Dans la réalité, l'avocate générale, la Guadeloupéenne Evelyne Lesieur est noire, l'accusé est noir et l'avocat de Guy Georges est noir. Au procès, la France va découvrir à travers le prisme de cette affaire hors du commun, où pour la première fois un serial killer passe aux assises, une réalité où le soubassement colonial de la France resurgit. Avec à la barre des assises, un avocat général, un avocat de la défense et un accusé qui sont tous noirs, la presse nationale et internationale avaient des choses à décoder. La presse n'en a rien fait. Et très vite, pendant ce procès, on va faire une association malsaine entre l'accusé et son avocat. S'il défend un salaud, c'est un salaud lui-même ! L'avocate générale va essayer de se sortir de ce piège infernal qui lui a été tendu, mais dans ce film, l'avocate générale disparaît. Il ne paraît pas une image d'Evelyne Lesieur, tout juste une silouhette ! Comment peut-on faire un film sur une affaire comme celle-ci en écartant l'accusation ? L'accusation n'existe pas. Je dis que c'est parce qu'elle est noire ! Deuxièmement, l'avocat noir de Guy Georges est flouté symboliquement. Je pense que le calcul a été de se dire que le film serait plus vendable avec un acteur blanc mis en avant, c'est-à-dire Nathalie Baye.

Comment avez-vous néanmoins trouvé votre personnage ?

William Nadylam est un garçon qui a du talent parce que, avec la part qui lui était réservée, il a réussi quand même à donner une forme de densité à son personnage et c'est un exploit d'acteur parce que son personnage n'avait pas cette vocation. C'est parce que William Nadylam a du talent que le personage d'Alex Ursulet apparaît encore un peu à l'écran !

A l'époque du procès, vous aviez développé une stratégie particulière, notamment en refusant toute interview à la presse. Le traitement que fait de vous ce film n'est-il pas un logique retour de bâton ?

Oui, bien sûr ! Mais justement revenons à la stratégie. Quand on voit ce film, on se demande qu'est-ce que c'est que cette défense gnagnan et naïve ? On ne comprend pas ! Frédéric Tellier ne peut pas faire passer à l'écran la stratégie que j'ai mise en place à l'époque ; il veut la faire passer par Frédérique Pons à qui j'ai demandé de prendre le dossier un mois avant l'audience, alors que j'étais en charge de Guy Georges depuis cinq ou six mois. Frédéric Tellier n'a pas la clé de ma stratégie et ne peut donc la transmettre au spectateur. Je n'ai encore révélé à personne cette stratégie, pas même à Frédérique Pons pendant que nous plaidions ! Car j'avais une stratégie de défense et le film passe complètement à côté. Ma stratégie consistait d'abord à créer une frustration dans l'information. La presse l'a très mal pris. Pour elle, je ne jouais pas le jeu ! Mais en ne jouant pas le jeu, j'ai créé volontairement une tension nécessaire et indispensable à la deuxième partie de ma stratégie qui devait aboutir avec la confrontation entre la thèse de l'accusation et celle de la défense...

C'est en ne jouant pas le jeu médiatique que vous avez provoqué l'amalgame entre l'accusé et son défenseur, n'est-ce pas ?

J'ai pris le risque mesuré et calculé que tous les avocats qui défendent de grandes causes prennent, à l'instar d'Isorni avec Pétain. Et là, il y a eu une association entre la réalité de Guy Georges et mon image puisqu'il s'agit de deux métis qui sont face à face. Consciemment et indirectement, il y a eu cet effet induit. Ca ne se serait sans doute pas produit si j'avais joué le jeu, mais je ne pouvais le jouer puisque ça participait de ma stratégie de défense. Celle-ci était très claire, élaborée d'un commun accord entre le client et son avocat, et elle a marché à merveille. Sans cette stratégie, jamais il n'y aurait eu cette tension qui a fait que l'inhumanité des uns, c'est-à-dire des accusateurs, est apparue, et l'humanité de celui qui était au fond du trou, dans cette arène, tel un monstre, est apparue également. In fine, la décision de la cour d'assises a été, somme toute, raisonnable puisque l'on condamne aujourd'hui à 25 ans de prison des trafiquants de stupéfiants alors que Guy georges, accusé d'avoir violé et tué huit jeunes femmes, n'a eu que 22 ans de prison.

Le film passe-t'il à côté de son sujet ?

Ce réalisateur a manqué de maturité professionnelle, de recul, de vision, de souffle et d'audace - en ayant peur de confier le rôle de l'avocat de SK 1 à un acteur noir. Il s'est enfermé dans une vision, le nez sur le guidon, avec un sujet qu'il évite : comment une société fait-elle pour engendrer à la fois un monstre pareil, un avocat général de talent et un avocat qui accepte de défendre le monstre. Et ces trois là sont noirs... Tellier est resté stupéfait de cela et pour se protéger de cette réalité, il a choisi de ne pas la montrer. Il truque et il tronque. Il avance une image gentillette de la défense alors que la réalité a été celle d'une défense qui ne défendait pas du bout des lèvres...

Votre critique n'est-elle pas une crise d'égo de l'avocat que vous êtes et qu'on a gommé ?

Je n'en suis pas là, je suis avocat depuis 35 ans ! Quinze ans après le procès de Guy Georges, je n'attends ni argent ni gloire de cette affaire. Sinon, j'aurais accepté de collaborer avec le réalisateur ; j'aurai déjà publié un livre. Or, ce livre existe depuis des années et je ne l'ai pas sorti parce que le métier que je fais est une mission noble que je n'entends pas voir fouler aux pieds par la moindre entreprise commercialiste. Après cette farce cinématographique, le moment venu, j'expliquerai tout dans un livre qui sortira en juin et qui s'appelle "L'indéfendable".

Votre critique ne relève-t-elle pas non plus d'une attitude victimaire ?

Certainement pas, mais j'ai moi-même tendu la perche en demandant à mon ancienne épouse Frédérique Pons de défendre Guy Georges avec moi. Elle représentait à l'époque l'establishment en tant que fille d'un ministre et sa présence était de nature à troubler un peu le jeu, ce qui servait ma stratégie. Et nos relations faisaient que j'avais toute confiance en elle. Le film est à sa gloire et j'en suis très heureux pour elle, mais quand je vois le résultat, je me dis que je n'aurais pas, moi, participé à cette aventure qui consiste à gommer celui qui est à l'origine de son entrée dans ce dossier.

Propos recueillis par FXG, à Paris

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9 janvier 2015 5 09 /01 /janvier /2015 07:03

Vers une annulation des élections municipales à Saint-Pierre

Raphael-Martine-3e-et-ses-soutiens.JPGIl y avait foule au palais Royal, mercredi à 14 heures (heure de Paris),  pour écouter Nathalie Escaut, rapporteur public au Conseil d'Etat, faire lecture de ses recommandations aux magistrats de la haute juridiction administrative jugeant en dernier recours le déroulement des élections municipales du 23 mars dernier à Saint-Pierre. D'un côté, il y avait Raphaël Martine, le maire RDM (contesté) de Saint-Pierre, escorté par une dizaine de soutiens dont le conseiller municipal et vice-président de CAP Nord, Louis-Edouard Viraye, de l'autre, Me Thomas Dumont, avocat de Christian Rapha (DVD), Eliane Cesto et François-Jean Canevy (PPM), lors de la procédure devant le tribunal administratif de Fort-de-France, et deux colisitiers de M. Rapha, Carine Alexandre et Michel Almandin. Le rapporteur Mathieu Hérondard a d'abord rappelé les trois requêtes en appel présentées par Christian Rapha, Eliane Cesto et François-Jean Canevy contre le jugement du tribunal administratif de Fort-de-France qui avait conclu le 27 juin dernier à la validité du scrutin du 23 mars dernier à Saint-Pierre. Le tribunal administratif avait alors été saisi par les mêmes personnes mais également par le préfet qui avait déféré l'élection devant la juridiction administrative foyalaise, sans succès.

Carine-Alexandre-et-Michel-Almandin.JPGCette fois, le rapporteur public a clairement évoqué une "atteinte à la sincérité du scrutin" et proposé l'annulation du jugement du tribunal administratif et celle de l'élection de la liste conduite par Raphaël Martine.

Avant d'en arriver à ces conclusions, Nathalie Escaut a rappelé dans quelles circonstances s'étaient déroulées les opérations de dépouillement dans le bureau de vote n°1 de Saint-Pierre. Ce dépouillement a abouti au résultat suivant : 198 voix pour Raphaël Martine, 127 pour Christian Rapha et 0 pour Eliane Cesto. Deux vidéos de 7 et 10 minutes montrant la fin des opérations de dépouillement ont été versées au dossier. Il en ressort que les bulletins au nom de la liste Martine n'étaient pas montrés au public ni aux autres scrutateurs, puis ils étaient mis face cachée sur la table. Il ressort encore que seuls les bulletins de la liste Rapha étaient montrés au public. Détail d'importance, les bulletins de la liste Rapha étaient imprimés en bleu et ceux des listes Cesto et Martine en noir, facilitant ainsi la confusion. Après le décompte, les bulletins ont été déchirés et mis à la corbeille. Le préfet et les deux têtes de liste ont soulevé ce lièvre devant le tribunal administratif, mais les juges foyalais n'ont pas suivi estimant qu'entre l'évacuation de la salle de la corbeille aux bulletins déchirés et sa restitution aux gendarmes, elle avait échappé un moment à tout contrôle. Par ailleurs, ils ont constaté que le procès verbal signé par le président du bureau de vote et sa secrétaire ne mentionnait pas de réclamation et qu'il y avait suffisamment de gens pour contrôler les scrutateurs. Or, il y a eu une contestation de la part d'un représentant de la liste Cesto et les gendarmes ont été appelés vers 19 h 45 ce 23 mars au bureau n°1.

Le rapporteur public a donc proposé une autre lecture, d'abord en constatant que la liste Cesto avait eu des voix dans tous les autres bureaux de vote de la commune et son score de 0 voix était une aberration statistique. Ensuite, les gendarmes qui ont récupéré les 330 bulletins déchirés correspondant aux 330 votes ont retrouvé 56 morceaux représentant 27 bulletins au nom de Cesto. L'addition de ces 27 bulletins aux 173 de la liste Martine donne quasiment le résultat proclamé pour la liste Martine. Autre élément ayant contribué à réorienté l'avis du rapporteur public : huit électeurs sont venus dire à la gendarmerie qu'ils avaient voté Cesto et quatre autres ont fourni des attestations dans ce sens. Le rapporteur conclut qu'il y a eu "absence de surveillance permanente des scrutateurs", que l'avance de la liste Martine dans ce bureau n'étant que de 15 voix, il y a bien eu "atteinte à la sincérité du scrutin". Nathalie Escaut a parlé d'irrégularité, mais aussi d'"absence de preuve de fraude mise en oeuvre par le candidat", ce qui explique qu'elle n'a pas demandé de peine d'inéligibilité pour M. Martine. Si le Conseil d'Etat valide l'avis du rapporteur public (d'ici une semaine à dix jours), les élections municipales devront donc être rejouées à Saint-Pierre.

FXG, à Paris


lls ont dit

Raphaël Martine, maire RDM de Saint-Pierre

"Le rapporteur a souligné qu'il n'y avait pas eu de fraude mais des irrégularités. Moi, je conteste bien évidemment cette lecture dans la mesure où aucun élément nouveau ne vient infirmer la décision en première instance du tribunal administratif. Nous restons donc mobilisés et confiants quant à la décision que prendra le Conseil d'Etat incessamment sous peu. J'espère que la juridiction ira dans notre sens pour confirmer notre élection du 23 mars 2014 et faire en sorte qu'il n'y ait pas de doute sur la sincérité du scrutin. Si le conseil d'Etat devait délibérer autrement, nous restons mobilisés et j'en appelle à la population pierrotine pour que, de manière franche et démocratique, nous puissions démontrer notre bonne foi et, surtout, de manière définitive, que nous sommes les vainqueurs."


Me Thomas Dumont, avocat de Christian Rapha et Eliane Cesto devant le tribunal administratif

"C'est un immense soulagement de voir que la détermination avec laquelle nous avons dénoncé ce qui s'est passé autour du dépouillement porte ses fruits puisque Mme le rapporteur public a proposé de suivre intégralement notre argumentation. Oui, la rapporteur public considère que quelque soit le chemin tortueux de la corbeille, les opérations de dépouillement ne se sont pas déroulées conformément au droit électoral et donc la censure est inéluctable. Le fait que la rapporteur parle d'irrégularité et non de fraude est, paradoxalement, une bonne chose : il y a un doute parce que cette corbeille s'est retrouvée un moment hors contrôle. Si elle s'en était tenue de manière très ferme à la fraude, M. Martine aurait pu continuer comme il le fait depuis le départ à crier au complot alors que là, il n'y a aucun complot ! C'est le simple droit qui s'applique. M. Martine et son équipe n'ont pas fait le travail correctement pour surveiller les opérations électorales. Les électeurs et les colistiers tant de Mme Cesto que de M. Rapha n'ont pas pu surveiller correctement le résultat du dépouillement. Il n'y a pas de complot, juste une mauvaise application du droit électoral par le maire sortant."


Carine Alexandre, colistière de Christian Rapha

"Il faudra refaire ces élections. Moi qui étais dans le bureau n°1, en tant que déléguée suppléante, je peux dire que nous n'avons pas été assez vigilants sur le dépouillement. Les bulletins devaient être présentés sur la table et ça n'a pas été fait. C'était de main à main entre les colistiers de M. Martine. C'était la première fois que je participais à un dépouillement, j'ai pêché par manque d'expérience. Si le Conseil d'Etat ordonne de nouvelles élections, je serais scrutatrice, j'exercerais toute ma vigilance et veillerais à ce que les bulletins soient présentés sur la table pour que tout le monde voit !"


Michel Almandin, colisitier de Christian Rapha

"A Fort-de-France, il y a eu une lecture du droit et ici, il y a une autre lecture. C'est celle-ci la vérité ! Nous avons bon espoir que le jugement sera l'annulation des élections. Saint-Pierre gagnera et la liste d'ouverture qu'a montée Christian Rapha gagnera aussi." 

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8 janvier 2015 4 08 /01 /janvier /2015 12:07

France-Antilles-Guadeloupe-le-une.jpg

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8 janvier 2015 4 08 /01 /janvier /2015 08:47

Stephane-Le-Foll-1.JPGStéphane Le Foll, ministre de l'Agriculture, de l'Agroalimentaire et de la Forêt, est arrivé en Guadeloupe mardi pour une visite de deux jours avant deux jours en Martinique. L'attentat contre Charlie Hebdo lui a fait renoncé à la deuxième partie de son déplacement. Interview

"On doit refuser tout déclin de la production locale" 

Vous avez prévu une rencontre républicaine avec les milieux consulaires, agricoles et les services déconcentrés de l'Etat. Quel message aurez-vous à coeur de faire passer ?

La France, comme d'autres pays européens a traversé une crise, mais la métropole comme les Outre-mer ont des atouts. Il faut donc qu'on retrouve beaucoup plus de confiance en nous et la fierté de ce que nous faisons. Deuxième chose : les Outre-mer, ce sont à la fois des enjeux régionaux avec ce qui va se passer a Cuba demain, et en même temps, ce sont des équilibres sociaux et économiques  à trouver dans chacun des territoires et, à ce titre, les dimensions agricoles agroalimentaires et forestières sont des enjeux spécifiques. Je suis là pour marquer le fait que dans les Outre-mer, ces questions agricoles, agroalimentaires et forestières font partie des enjeux du développement de demain, économiquement soutenable et créateur d'emplois.

Où en est le débat entre le soutien massif à la banane et le nécessaire mais bien moindre soutien aux cultures de diversification ?

Nous devons nous appuyer sur deux stratégies. La première est de considérer que la banane, la canne et le rhum sont des productions qui sont historiquement structurantes. On ne peut pas faire comme si on allait s'en passer du jour au lendemain. Au contraire ! On doit s'appuyer sur ces productions pivot. Mais en même temps, il faut développer dans les années qui viennent des stratégies de localisation de la production et de la consommation, la dimension de la diversification, c'est-à-dire la capacité qu'on a à apporter une offre agricole et alimentaire locale pour les besoins locaux, fait partie d'une stratégie métropolitaine et d'une stratégie pour les Outre-mer. Sur la question du financement, il y a le POSEI, c'est-à-dire les aides européennes (129 millions pour la banane, 75 millions pour la canne et 45 millions pour la diversification), et les enveloppes spécifiques du ministère de l'Agriculture, celle du CIOM en particulier qui représente autour de 35 millions d'euros. On atteint donc 80 millions d'euros pour la diversification dans une stratégie qui vise à développer les productions locales pour répondre aux besoins locaux.

Est-il raisonnable de penser que l'agriculture antillaise puisse réellement et rapidement participer à alimenter le marché local ?

Je ne suis pas un doux naïf et je sais que nous ne poursuivons pas un objectif de 100 % ! Mais, on doit refuser tout déclin sur ces marchés locaux de la production locale. C'est cela la stratégie de la diversification. Ça peut prendre toutes les formes possibles dans les productions maraîchères, avicoles, bovines, porcines... On doit pouvoir stratégiquement développer ces productions pour renforcer les marchés locaux et penser aux marchés régionaux... Nous devons nous insérer dans des stratégies régionales. Les élus des collectivités territoriales ont là une vraie responsabilité pour avoir des relations économiques, politiques et diplomatiques. Ce qui va se passer avec le dégel des relations entre les Etats-Unis et Cuba, notre relation historique avec Haïti, font que les Antilles françaises ont une part à prendre dans le développement régional nouveau qui va peut-être émerger de cette nouvelle donne diplomatique. J'en ai parlé avec Laurent Fabius, ça fait vraiment partie des enjeux !

La loi d'avenir agricole que vous avez fait adopter cette année a consacré un chapitre à l'Outre-mer. Quels objectifs soutient cette loi en outre-mer ?

Il y avait trois enjeux dans le débat sur la loi d'avenir. Le premier était d'avoir une meilleure coordination stratégique du pilotage agricole avec la commission d'orientation stratégique de développement agricole. C'est-à-dire rassembler les décideurs pour fixer de vraies stratégies. La banane, la canne, l'énergie renouvelable de la bagasse et la diversification méritent une discussion stratégique qu'il n'y avait pas jusqu'alors. Le deuxième enjeu était la question foncière. L'enjeu en Martinique et en Guadeloupe est, comme en métropole, d'éviter que l'artificialisation des terres, souvent les meilleures, se fasse en remettant en cause la capacité d'installer des jeunes agriculteurs et surtout de maintenir un potentiel agricole pour ces espaces. Si nous voulons jouer la diversification, si on veut maintenir des activités pivot comme la canne et la banane, on se doit d’avoir des stratégies de préservation du foncier agricole. Le troisième point de cette loi, c'est la dimension agro-écologique. Comment combiner la durabilité de l'agriculture dans les Outre-mer avec les objectifs de la diversification et du maintien du niveau de la production ? Sur la banane, j'ai réussi, à la surprise de tous, à débloquer les 40 millions d'euros tenus par l'Europe et 18 millions ont été engagés dans le développement du plan banane durable que je soutiens totalement. La grande opportunité de demain, c'est de valoriser le fait que la banane des Antilles est aujourd'hui la banane qui reçoit le moins de pesticides ! Dans le débat sur l'agro-écologie, on essaie de substituer les produits phytosanitaires à des stratégies plus naturelles de lutte contre les parasites. Là, on se heurte à la dimension tropicale de ces cultures et à leur taille réduite. On est dans des usages « orphelins », tellement réduits, que personne ne s'y intéresse. Il faut donc développer la formation et la recherche et je m’y emploie sur les agricultures tropicales avec des stratégies alternatives ; le fonds des usages mineurs y contribuera.

Stephane-Le-Foll-2.JPGAvec la fin des quotas sucriers en 2017, quel avenir se dessine pour les trois usines sucrières des Antilles, Le Galion, Saint-Louis et Gardel ?

C'est un grand débat stratégique à l’échelle de l'Europe qui a conduit à un accord sur la fin des quotas sucriers en 2017. Il était plutôt souhaité pour 2020 quand d'autres l'attendaient dès 2015 ! On doit mettre ce temps à profit pour fixer de vraies stratégies, pas simplement de production, mais des stratégies de filières qui visent à trouver les marchés qui vont avec. Compte tenu du niveau de la production de tous ces territoires - on n'est pas sur de grandes productions compétitives - nous devons jouer sur des stratégies de qualité. Ça vaut pour le sucre de la Réunion comme sur celui des Antilles. Il y a des potentialités, en particularité sur le sucre bio. Plus on avancera sur un positionnement haut de gamme, moins le handicap du niveau de quantité produite sera important.

L'avenir de nos sucreries passera donc par les sucres spéciaux et bio ?

Oui ! En partie. 

Il faudra cesser d'envoyer nos sucres à blanchir à Marseille pour être mélangés avec les sucres de betterave ?

Tant que ces marchés existent, il faut les garder, mais soyons bien conscients que si l'on veut, un jour, penser l'avenir, il faut qu'on soit capable de se positionner sur un marché mondial du sucre extrêmement compétitif avec des stratégies spécifiques.

La fiscalité des rhums des DOM a été renégociée pour les six prochaines avec l'Europe. Pourquoi la France doit-elle venir régulièrement défendre à Bruxelles un produit qui relève de son patrimoine et soutient l'activité agricole ?

Les accises sur les alcools procèdent d’une fiscalité européenne. A chaque fois qu'on prend une décision spécifique sur celles-ci, on doit donc en référer au niveau européen. Pour ce qui concerne les rhums des DOM, ce sont des dérogations à la règle commune du marché intérieur. C'est comme ça. On a mené une négociation avec George Pau-langevin qui a été en pointe sur ce sujet, cela a abouti à une nouvelle dérogation pour 2014-2020. On a obtenu six ans de plus, mais si on voulait sortir de cette négociation rituelle et régulière, il faudrait changer les règles de la fiscalité européenne...

Aujourd'hui, peut-on considérer le dossier chlordécone définitivement clos ?

Ce dossier pèse lourd environne mentalement et il a été un élément structurant du plan banane durable. Sans cette catastrophe environnementale, personne ne se serait posé  la question de l’évolution nécessaire des modèles de production. Au niveau agricole aujourd'hui, c'est derrière nous, même s'il y a les conséquences sur les sols et en mer à gérer . Maintenant, nous sommes sur un autre projet agricole, un autre projet pour la banane et la page du chlordécone est tournée. Encore faut-il ouvrir une nouvelle page ! C'est là que j'en reviens à l'agro-écologie, au phytosanitaires à usage orphelin et à toutes les stratégies qu'on va pouvoir mettre en œuvre sur l'industrie du biocontrôle, c'est-à-dire l'utilisation de mécanismes naturels pour lutter contre les parasites en substitution à la chimie. Dans ce domaine-là, la France doit être à l'initiative. Nous devons être innovants parce que nous aurons à vendre une partie de nos savoirs et de nos produits à l'étranger et, en particulier, dans toutes les zones tropicales. Les territoires des Antilles sont pour moi des lieux d'expérimentation de ces nouvelles stratégies qui passent par trois grandes innovations : les biostimulants, les phéromones et les prédateurs de parasites. Et après, en cas de besoin, les produits phyto-orphelins.

Pourquoi avez-vous décidé de soutenir le salon de la gastronomie d'outre-mer portée par Babette de Rozières en février prochain à Paris ?

Il y a déjà une présence des Outre-mer et des Antilles au salon international de l'agriculture. Elle est très importante et ces stands sont souvent prisés pour ce qu'ils représentent à la fois sur la culture alimentaire et sur la culture tout court. Les Antilles sont une partie intégrante de notre histoire. En même temps, avoir un salon spécifique sur la gastronomie des Outre-mer, comme le propose Babette de Rozières, me paraît être une initiative qui mérite un soutien parce que ça participe de la valorisation des Outre-mer. Ce salon sera un moment important et utile pour valoriser cette culture des Outre-mer qui a apporté beaucoup à la gastronomie française et qui porte en elle des spécificités et une richesse qu'il faut mettre en valeur.

Propos recueillis par FXG, à Paris

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8 janvier 2015 4 08 /01 /janvier /2015 05:20

Le Conseil d'Etat confirme le refus de la création d'un deuxième cinéma aux Abymes

Le 23 décembre dernier, le Conseil d'Etat a confirmé la décision du 22 janvier 2012 de la commission départementale d'aménagement commercial (CDAC) de la Guadeloupe qui avait refusé l'autorisation de la création d'un cinéma de 10 salles et de 2 600 places, à l'enseigne « CLC » aux Abymes. Cette décision avait été contestée par la société Médiagestion, dont le siège est Palais des Congrès de Madiana, à Schoelcher. L'affaire avait été examinée au palais Royal le 4 décembre dernier.

La haute juridiction administrative a validé tous les arguments de la CDAC contre ce projet. Le premier concerne "la préservation de l’animation culturelle de la commune de Pointe-à-Pitre", puisque "la zone primaire d’influence cinématographique du projet" contient deux cinémas, d’une part le Rex, exploité par une filiale de Médiagestion dans le centre-ville de Pointe-à-Pitre, et d’autre part, un futur établissement de dix salles déjà autorisé par la commission nationale aux Abymes. Médiagestion avait d'ailleurs reconnu devant la commission nationale que son projet aurait pour effet de "compromettre la pérennité du cinéma Rex, seul cinéma existant à Pointe-à-Pitre, et de ce fait l’animation culturelle du centre-ville de cette commune".

Deuxième argument retenu par la CDAC, "l’insuffisance de la qualité de la desserte routière du projet". Le projet CLC n 'est pas inséré dans les réseaux de transports collectifs et devait être desservi par des voies routières particulièrement encombrées.

Enfin, la CDAC s’est également fondée sur "l’insuffisance de la qualité environnementale du projet".

Pour toutes ces raisons, la requête de la société Médiagestion a été rejetée.

FXG, à Paris 

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7 janvier 2015 3 07 /01 /janvier /2015 18:18

La Cour de cassation confirme la condamnation d'Orange à 63 millions d'euros d'amende

La Cour de cassation vient de confirmer définitivement, mardi après-midi, la décision de l'Autorité de la concurrence qui avait sanctionné en 2009 Orange Caraïbe et France Télécom à hauteur de 63 millions d'euros pour avoir freiné abusivement le développement de la concurrence en Guadeloupe, Martinique et Guyane. L'Autorité de la Concurrence avait été saisie par Bouygues Télécom Caraïbe puis par Outremer Télécom. Orange Caraïbes avait mis en place différentes pratiques qui ont eu pour objet ou pour effet d'handicaper l'entrée ou de rendre plus difficile le développement d'opérateurs concurrents par des accords d'exclusivité avec les distributeurs indépendants, des clauses d'exclusivité conclue avec l'unique réparateur agréé de terminaux dans les Caraïbes, la mise en place du programme de fidélisation « Changez de mobile » et des pratiques de différenciation tarifaire abusive entre les appels « on net » (vers son réseau) et les appels « off net » (vers un réseau concurrent).

FXG, à Paris

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7 janvier 2015 3 07 /01 /janvier /2015 11:21

Saint-Leu échoue à faire déclasser la réserve nationale marine de la Réunion

La commune de Saint-Leu a demandé au Conseil d’Etat, de renvoyer devant le Conseil constitutionnel le décret du 21 février 2007 portant création de la réserve naturelle nationale marine de la Réunion.

Cette question prioritaire de constitutionnalité vient à l’appui de sa demande du 19 février dernier pour abroger ce décret. Le maire de Saint-leu voulait s'assurer devant le Conseil constitutionnel de la conformité aux droits et libertés constitutionnels des dispositions du code de l’environnement relatives à la démocratie de proximité. Examinée le 10 décembre, la question a été tranchée le 19 par un refus de transmettre.

La commune a soutenu que les dispositions du code de l’environnement relatives à la démocratie de proximité méconnaissent le droit de toute personne de participer à l’élaboration des décisions publiques ayant une incidence sur l’environnement, "faute de prévoir les modalités suffisantes d’information et de participation du public lors de l’édiction d’une mesure de classement d’une réserve naturelle nationale".

Mais comme le maire de Saint-Leu s'est basé sur "la décision implicite de rejet résultant du silence gardé par le Premier ministre sur sa demande tendant à l’abrogation du décret portant création de la réserve naturelle nationale marine de la Réunion", en la taxant d'"excès de pouvoir", le Conseil d'Etat a considéré cette requête du maire comme une "demande de déclassement d’un territoire classé en réserve naturelle". Dès lors, estiment les juges administratifs, "les dispositions législatives critiquées, qui définissent les modalités d’adoption de l’acte de classement d’une réserve naturelle et non celles du déclassement d’un tel site, ne sont pas applicables au litige". Traduction : "Il n’y a pas lieu de renvoyer au Conseil constitutionnel la question prioritaire de constitutionnalité soulevée par la commune de Saint-Leu."

FXG, à Paris

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6 janvier 2015 2 06 /01 /janvier /2015 07:04

LADOM valide ses comptes 2013 avec un déficit de 5,8 millions d'euros

Le conseil d'administration de l'agence de mobilité outre-mer (LADOM) a validé ses comptes de l'année 2013 le 17 décembre dernier. Ils établissent un déficit de 5,8 millions d'euros. Comptablement, ce déficit est lié à  des provisions non effectuées et à des créances non recouvrées, selon le directeur général de LADOM. Ce dernier a d'ailleurs reçu mandat pour les recouvrer ! Ce résultat financier démontre qu'il y avait un grave problème de fonctionnement à LADOM. L'actuelle direction a donc réorganisé son service comptable, créé de nouvelles procédures sécurisées avec le concours du cabinet Ernst & Young, recruté un trésorier chargé de suivre exclusivement les rentrées de subventions et s'active à trouver son nouveau directeur financier. Rappelons que c'est l'ancien titulaire du poste, Franck Le Métayer, qui a avoué en juin dernier s'être rendu coupable de malversations. Le montant total de ces malversations est établi selon les comptes approuvés le 17 décembre dernier à 500 000 euros.

A ce sujet, si l'enquête judiciaire ouverte en juin suit son cours sous l'égide d'un juge d'instruction, l'Inspection général des affaires sociales a d'ores et déjà conclu et rendu son rapport au ministère des Outre-mer. Il appartient désormais à la ministre George Pau-Langevin de décider ou non de le rendre public.

FXG, à Paris

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