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6 juillet 2017 4 06 /07 /juillet /2017 09:58
Vote de la confiance à Edouard Philippe - Guadeloupe
Vote de la confiance à Edouard Philippe - Guadeloupe

Les députés guadeloupéens votent la confiance au gouvernement

Le discours de politique générale du Premier ministre, hier à l'Assemblée nationale, a entraîné l'adhésion totale des quatre députés de la Guadeloupe.

Si le vote pour la confiance au gouvernement semblait une évidence pour les apparentés Modem, Justine Bénin et Max Mathiasin, et le LRM, Olivier Serva, le vote favorable d'Hélène Vainqueur-Christophe a été l'exception au sein de son groupe, La nouvelle gauche. C'est ainsi que l'ancienne ministre des Outre-mer, George Pau-Langevin, a cité l'école ou la disparition de l'Impôt sur la fortune pour justifier le choix du groupe PS : "J'ai l'impression qu'on revient en arrière." La position des socialistes restent pourtant favorable avec "l'idée de permettre à ce gouvernement de démarrer en gardant la liberté d'apprécier les textes au cas par cas".

Olivier Serva estime que le programme d'Emmanuel Macron n'a pas été trahi par son Premier ministre qui a fait une déclinaison pratique de son discours de Versailles : "Que ce soient les soins dentaires pour les plus démunis, la disparition de la taxe d'habitation, celle du RSI, cela a été respecté et décliné dans le temps." Il compte beaucoup sur les assises de l'Outre-mer annoncées par Edouard Philippe et qui devront mettre au point les plans de convergence prévus dans la loi égalité réelle outre-mer : "Il faudra travailler ça avec constance, sérieux et en concertation. Je crois d'ailleurs que la délégation outre-mer est la bonne instance pour le faire. Il faudra d'ailleurs la muscler, lui donner des moyens humains et financiers à l'instar de la délégation aux droits de la femme. Elle aura besoin de moyens pour que nous puissions coproduire avec le gouvernement les solutions qui permettront aux outre-mer de sortir de l'ornière." De ce point de vue-là, il est à l'unisson des socialistes d'outre-mer...

"Aucune niche ne sera épargné pendant ce quinquennat"

Les niches fiscales menacées ? Olivier Serva se contente de rappeler que l'outre-mer est contributeur net de la France : "Ca veut dire qu'on donne plus qu'on ne reçoit." Il se méfie en revanche du rapport de la Cour des comptes qui stigmatise les sur-rémunérations des fonctionnaires. "Ce mercredi, nous auditionnons son président, Didier Migaud, à la commission des finances. Je lui dirai qu'il n'est doublement pas fair play. Il oublie que les outre-mer sont dans une situation délicate avec 60 % des jeunes au chômage, une insécurité croissante, des problèmes de santé publique ; il oublie aussi que nous devons avoir une trajectoire pour combler nos déficits structurels et qu'on ne peut ainsi nous stigmatiser."

Max Mathiasin a retrouvé dans la déclaration du Premier ministre le programme d'Emmanuel Macron "même si le ton était différent". Certaines mesures lui plaisent : l'augmentation du SMIC, la suppression du RSI, de la taxe d'habitation, la gratuité des soins et leur réorganisation sur le territoire, mais il reste vigilant sur la question des moyens, notamment pour le nouveau CHU...

Justine Benin a voté la confiance car elle s'inscrit "dans le cadre d'un débat intelligent, constructif". Elle regrette simplement "un manque de visibilité sur le programme du Premier ministre et son urgence opérationnelle". Elle entend saisir rapidement le gouvernement  "sur les priorités des Outre-mer et de la Guadeloupe sur la dynamique solidaire, sur les problèmes de biodiversité et de transport". Mme Bénin a émis une petite critique au sujets des assises des Outre-mer où se poseraient les différents problèmes. "Mais nous les connaissons les problèmes, il faut lister les solutions !" Justine Bénin avoue aussi avoir eu peur au sujet des niches fiscales : "Il veut réduire le déficit à 3 % dès 2017, mais j'espère en préservant les acquis que nous avons outre-mer."

Au final, 370 députés ont voté pour, 67 députés ont voté contre et 129 se sont abstenus.

FXG, à Paris

Le choix de Vainqueur-Christophe

Hélène Vainqueur justifie son choix de voter la confiance au Premier ministre : "Je me suis engagée auprès des électeurs et des maires qui m'ont soutenue. Je suis dans une opposition constructive qui laisse toute sa place au débat. Mon premier geste est donc un vote de confiance, après je voterai en fonction des textes, des priorités de la Guadeloupe." Bien sûr, elle a été inquiète quand Edouard Philippe a parlé de n'épargner aucune niche fiscale : "Nous serons réactifs et nous mettrons tout notre poids pour que cette défiscalisation soit maintenue." Elle est aussi certaine de ne pas voter la loi travail, estimant le principe des ordonnances inacceptable, même chose avec la hausse de la CSG...

La voix discordante de Saint-Martin

Claire Javois, la députée LR de Saint-Martin a elle choisi de s'abstenir : "Le Premier ministre faisait partie de notre famille politique ; il a décidé de suivre le groupe En marche... Aujourd'hui, comment lui faire confiance ? Ce n'est pas pour autant que nous ne soutiendrons pas les projets de loi qui vont sortir. Personnellement, je voterai favorablement si je pense que c'est bon pour nous, mais pour la confiance, je m'abstiens."

 

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6 juillet 2017 4 06 /07 /juillet /2017 09:58
Vote de la confiance à Edouard Philippe - Réunion

Les députés réunionnais n'ont pas tout à fait confiance

Le discours de politique générale d'Edouard Philippe, hier à l'Assemblée nationale, a suscité un seul vote positif chez nos députés, celui de Thierry Robert.

Les rangs LRM et Modem se sont levés comme un seul homme pour applaudir le discours de politique générale du Premier ministre Edouard Philippe tandis que de part et d'autres, les groupes FI, GDR, Nouvelle gauche et LR restaient assis. Les députés réunionnais se sont comportés à l'unisson de leurs groupes respectifs. Ainsi, sans surprise, Thierry Robert (Modem) a voté la confiance tandis qu'à sa droite, les trois élus du groupe LR s'orientaient vers une abstention. Leur chef de file,  Christian Jacob a donné le la en déclarant à la tribune : "Nous ne voterons pas la confiance." Le matin, en réunion de groupe, les LR avaient toutefois prévenu que chacun serait libre de son vote et une bonne partie du groupe dont Mmes Ramassamy et Bassire et M. Lorion, s'abstiendrait...

Huguette Bello et Jean-Hugues Ratenon ont choisi chacun de voter contre la confiance. "Il y a bien trop de mesures annoncées dans lesquelles l'Outre-mer est quasiment absent, a regretté Mme Bello, sauf à parler des assises de l'Outre-mer et quand il a parlé de la mer, on a entendu parler du Havre, mais pas de la puissance maritime qu'est la France grâce à ses outre-mer..." Mais les raisons essentielles de son vote sont "le démantèlement du code du travail, l'augmentation de la CSG et la baisse du nombre de fonctionnaires..." Elle juge "le grand catalogue du Premier ministre plein de non-dits". Pour elle, ce gouvernement et son Premier ministre ne sont pas "outre-mer-compatibles, pas Réunion-compatibles".

Bareigts a "un peu peur"

Dans les rangs de la nouvelle gauche, ils ont choisi aussi de s'abstenir. Pour Ericka Bareigts, ce vote est synonyme de liberté, "une liberté de se positionner sur chaque texte". Après le discours du président Macron à Versailles et celui de son Premier ministre hier,  l'ancienne ministre des Outre-mer a trouvé des éléments positifs comme faire du handicap une cause nationale, le soutien aux familles avec de jeunes enfants ou encore la référence explicite à l'égalité réelle et aux plans de convergence, mais elle trouvé l'ensemble "flou" : "Hier le président nous a tracé un chemin et aujourd'hui on devait avoir la feuille de route... Je n'ai pas eu de feuille de route." Elle regrette que la suppression de la taxe d'habitation soit repoussée en fin de quinquennat tandis que la hausse de la CSG sera appliquée. "Les réponses que j'ai entendues me font un peu peur." Mais c'est une phrase du Premier ministre qui a inquiété la plupart de nos élus quand il a dit : "Aucune niche ne sera épargnée pendant ce quinquennat." A cela, Edouard Philippe a ajouté que le budget 2018 serait  égal à celui de l'année 2017... "Je n'appelle pas cela des niches fiscales, a critiqué Mme Bareigts, mais des aides qui structurent l'économie dans nos territoires." Et si elle souhaite transformer son vote d'abstention en vote positif demain, elle refuse d'engager sa parole sur des éléments pour lesquels elle a fait campagne et qui ne sont pour elle pas encore "éclairés". Même son de cloche chez sa collègue et ancienne ministre des Outre-mer, George Pau-Langevin.

Au final, 370 députés ont voté pour, 67 députés ont voté contre et 129 se sont abstenus.

FXG, à Paris

 

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6 juillet 2017 4 06 /07 /juillet /2017 09:57
Face à Edouard Philippe, on aperçoit Serge Létchimy, George Pau-Langevin et Ericka Bareigts du groupe Nouvelle gauche

Face à Edouard Philippe, on aperçoit Serge Létchimy, George Pau-Langevin et Ericka Bareigts du groupe Nouvelle gauche

Les députés martiniquais s'abstiennent

Les députés martiniquais ont écouté le discours de politique générale du Premier ministre hier à l'Assemblée nationale et ont choisi de s'abstenir.

Quatre votes identiques et à chaque fois des raisons différentes. Serge Létchimy et Josette Manin du groupe "La nouvelle gauche" se sont abstenus lors du vote de la confiance au gouvernement, hier après-midi à l'Assemblée nationale, suivant ainsi le choix de leur groupe politique. A l'instar des deux anciennes ministres PS des Outre-mer, Ercicka Bareigts et George Pau-Langevin, les deux martiniquais estiment que ce vote est synonyme de liberté, "une liberté de se positionner sur chaque texte". Bien sûr il y a des mesures annoncées par Edouard Philippe qui ont trouvé un bon écho chez eux, comme faire du handicap une cause nationale, le soutien aux familles avec de jeunes enfants ou encore la référence explicite à l'égalité réelle et aux plans de convergence, mais il y avait encore trop de flous, comme la suppression de la taxe d'habitation renvoyée en fin de quinquennat tandis que la hausse de la CSG reste maintenue... Mais il y a eu aussi des menaces : "Aucune niche ne sera épargnée pendant ce quinquennat", a ainsi martelé le Premier ministre. A quoi, le chef du gouvernement a ajouté que le budget 2018 serait  égal à celui de l'année 2017...

Bruno-Nestor Azérot, quoiqu'il se dise volontiers en marche, a choisi aussi l'abstention. "La première partie de son intervention m'a séduit, comme la construction de 15 000 places supplémentaires de prison, la lutte contre ma désertification médicale..." Mais l'attaque contre les niches fiscales l'a beaucoup inquiété. "Je voulais voter la confiance... mais lorsqu'il parle de cela, des fonctionnaires, de la dette de l'Etat, je me dois de m'interroger. Son discours est séduisant, mais quelles sont les mesures ? Je ne les ai pas tellement entendues... Je ne ferme pas la porte, mais je m'abstiens pour laisser une chance au gouvernement."

"La France est-elle une chance pour la Martinique ?"

Jean-Philippe Nilor ne pouvait pas, dit-il, voter la confiance : "A partir d'un  tel discours, il n'y a pas de quoi  s'engager. Je ne veux pas non plus d'emblée tout rejeter..." Il ne doute pas que le plan d'économie budgétaire du gouvernement visera "particulièrement" l'Outre-mer qui fait toujours l'objet "d'une suspicion" : "Je m'attendais à de que dans cette révolution prônée par le président Macron, on sorte de ces clichés et qu'on change de paradigme... Non, l'Etat reste l'Etat !" Jean-Philippe Nilor en a marre d'entendre dire que l'outre-mer est une chance pour la France... "Nous voulons entendre dire que l'outre-mer est une chance pour nous-mêmes. Est-ce que la France est une chance pour la Martinique ?" Ce qui l'intéresse c'est d'avoir les moyens de  s'épanouir et de proposer "des solutions originales aux problèmes qui nous affectent". A l'encontre de ce qui se murmure sur la suppression de la sur-rémunération des fonctionnaires... Trop de flou pour Jean-Philippe Nilor qui d'aileurs ne s'est pas rendu à Versailles lundi écouter le discours du président Macron. "Et je l'assume", conclut-il.

Au final, 370 députés ont voté pour, 67 députés ont voté contre et 129 se sont abstenus.

FXG, à Paris

 

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5 juillet 2017 3 05 /07 /juillet /2017 15:33
Foire Tropic'araïbe au Beffroi de Montrouge

Foire Tropic'araïbe, première !

Montrouge reçoit du 7 au 9 juillet Tropic'araïbe, une foire et un festival avec la fleur des artistes d'Outre-mer

Le beffroi de Montrouge accueille du 7 au 9 juillet Tropic’araïbe, tout à la fois une foire des traditions antillaises et de l’océan Indien (70 exposants, artisanat, vêtements, voyages, bijoux, esthétique, littéra­ture, peinture, épices, acras, ti-punchs, sorbets, bokits, et robes traditionnelles) et festival musical. Chaque jour, un plateau d'artistes fera la part belle aux musiques de la Caraïbe, de la Guyane et de l'océan Indien.

Ouverture vendredi 7 juillet avec Dédé Saint-Prix pour un festival des musiques traditionnelles.

Le lendemain, ce seront Princess Lover et Sylviane Cédia qui seront les vedettes avec Jessye Belleval, Jim Rama, Original H et le groupe Union.

Enfin, dimanche 9 juillet, après défilé de mode (Maurice Boisdur) et déjeuner dansant, ce sera un grand concert en soirée avec Gladys Cabarrus, Jocelyn Deloumeaux, Edouard Sevele, Lency et Serge Cabrera et Eddy Negrit.

Informations www.foiretropicaraibe.com

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5 juillet 2017 3 05 /07 /juillet /2017 10:45

L'économie guadeloupéenne portée par la consommation et le tourisme

L'activité économique de la Guadeloupe en 2016 est portée par la consommation des ménages. Elle alimente le PIB de l'archipel à hauteur de 55 %. Marianne Poussin-Delmas, nouvelle présidente de l'IEDOM et son directeur général, Philippe La Cognatta, ont présenté hier à Paris le bilan éco de l'année 2016 et ses plutôt bonnes perspectives pour 2017. Les importations sont en hausse, le crédit conso aussi (+ 5,1 %) tout comme le crédit habitat (+ 3,4 %)

L'investissement des entreprises est reparti depuis 2015. Les créations d'entreprises sont en hausse, tout comme le crédit aux entreprises (+ 5 %).

La situation de l'emploi s'améliore même, surtout chez les jeunes : 23,8 % de chômage global en 2016.

Le tourisme est dans une formidable dynamique  "grâce à la politique performante du CTIG", souligne M. La Cognatta. 2016 a été une année record pour Pôle-Caraïbe avec 2,2 millions de passagers. Il est le plus important aéroport d'outre-mer en termes de trafic devant celui de Saint-Denis de la Réunion. La croisière représente 500 000 touristes et l'ouverture des lignes aériennes nord-américaines a apporté 50 000 visiteurs grâce à Norwegian.

Même l'agriculture a connu une embellie. Les exportations de bananes ont cru de 6,4 % et la production animale est en hausse.

Seul le BTP reste en demi-teinte. Il n'y a plus de grand chantier comme le MACTe et la situation financière des collectivités locales ne permet pas d'accroitre les volumes de commandes publiques qui font vivre les PME et TPE du secteur.

La fin de la défiscalisation du logement privé en 2009 n'a pas été compensée par la défiscalisation du logement social, même si de nombreux chantiers ont été ouverts.

Reste que côté délais de paiement, si les créances de l'Etat sont payés plus rapidement, celles des collectivités locales s'allongent pour atteindre le double des délais moyens dans l'Hexagone.

L'année 2017 et son contexte, national et international positif, devrait être bien orientée, notamment en matière de tourisme. Le climat des affaires va mieux, les prix se sont stabilisés même si le ressenti reste fort en raison du différentiel des produits alimentaires qui atteint jusqu'à 40 % quand il ne dépasse pas les 12 % sur les autres produits. Selon Marianne Poussin-Delmas, la Guadeloupe est sortie des années post-crise, 2009-2014.

FXG, à Paris

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5 juillet 2017 3 05 /07 /juillet /2017 10:44

Retour timide de la croissance économique en Martinique

"Le climat des affaires va mieux, particulièrement en Martinique." La nouvelle présidente de l'institut d'émission des départements d'outre-mer (IEDOM), Marianne Poussin-Delmas a présenté lundi à Paris le bilan de l'économie martiniquaise en 2016 et ses perspectives de croissance, certes timides, en 2017, mais à un niveau supérieur aux années post-crise, 2009-2013.

C'est la consommation le premier levier de croissance puisqu'elle alimente environ 50 à 55 % du PIB. Et la consommation a bien résisté en 2016 (les crédits à la consommation gagnent 5 points), confirmant la reprise depuis 2015. Les importations sont en hausse, le crédit conso aussi comme les immatriculations de véhicules neufs. "Le climat des affaires est supérieur à sa moyenne de longue durée depuis 2015, souligne Philippe La Cognatta, directeur général de l'IEDOM. Cela veut dire que la confiance des chefs d'entreprise est durable." D'ailleurs la demande d'emploi en fin de mois a baissé de 5,1 % et le taux de chômage était le meilleur des DOM en 2016, à 18,9 %.

Le financement de l'économie se porte mieux aussi puisqu'après six ans de repli, c'est reparti à la hausse. Le crédit investissement croit de 8 % , celui à l'habitat croit aussi dans une moindre mesure. L'épargne des particuliers et des entreprises s'accroit de 3,6 %. Ces bons points doivent à une bonne année touristique en 2016, puisqu'en trois ans, le nombre de croisiéristes est passé de 200 à 323 000. Il a pris 8 % entre 2015 et 2016. La tendance se confirme en 2017. A l'aéroport Aimé-Césaire aussi, le trafic progresse de 10,2 % grâce à la croisière basée. Côté agriculture, la banane a souffert du cyclone Matthew et les exportations ont baissé de 10 %. La récolte de canne 2016 a été bonne, mais les pluies ont flingué le taux de richesse saccharine... Reste que le rhum continue de bien s'exporter (+ 4 à 5 %).

C'est le BTP qui reste un problème. Les grands projets, TCSP, CHU, sont terminés et les problèmes financiers des collectivités locales ne favorisent pas les commandes publiques qui profitent au PME et TPE du secteur.

En 2017, la Martinique semble profiter d'un contexte national et international favorable qui devrait confirmer le retour timide de la croissance.

FXG, à Paris

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4 juillet 2017 2 04 /07 /juillet /2017 08:02
Conseil économique, social et environnemental

Girardin a rencontré le groupe de l'Outre-mer du CESE

La  présidente  du  groupe  de  l’Outre-mer du Conseil économique, social et environnemental (CESE) ,  Inès  Bouchaut-Choisy, le président  de  la  délégation  à  l’Outre-mer  du  CESE,   Jean-Etienne  Antoinette, et le secrétaire  du  bureau,   Philippe  Edmond-Mariette  ont  rencontré  vendredi la  ministre  des  Outre-

mer, Annick Girardin qui était entourée des conseillers Outre-mer du président de la République, Stanislas Cazelles, et du Premier ministre, Xavier Brunetière.

Ensemble, ils ont échangé sur les priorités des territoires d'outre-mer, mais surtout abordé l’organisation et les objectifs des assises des Outre-mer à l’heure où le Gouvernement et le ministère des Outre-mer élaborent  leur feuille de route. 

Les représentants du  groupe de l’Outre-mer  ont  souligné  les grandes problématiques  qui  ont  été  traitées  depuis  le  début  de  leur  mandature  (2015-2020)  qu'il s'agisse de leurs avis relatifs aux circuits de distribution des produits alimentaires, au développement de la culture du dialogue social en France, au rapport annuel sur l’état de la France, ou encore leur mobilisation pour répondre aux saisines gouvernementales sur l’avant-projet de programmation relative à l’égalité réelle, les violences faites aux femmes dans les Outre-mer.

Le  Groupe  de  l’Outre-mer  du  CESE  s’est  dit  prêt  à  contribuer  aux  réflexions et à s’inscrire comme force de proposition pour porter la voix de la société civile au cours des Assises des Outre-mer.

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3 juillet 2017 1 03 /07 /juillet /2017 04:31
Situation critique à Orly Sud

Angoisse, tension et émeutes à Orly Sud

La situation des contrôles d'immigration au terminal sud d'Orly engendre selon Marc Rochet, président d'Air Caraïbes et de French Bue, "une situation critique" et suffisamment nuisible aux destinations d'outre-mer pour qu'il alerte le gouvernement dans un courrier du 28 juin que nous nous sommes procurés.

Fort des relevés établis avec Aéroport de Paris, Marc Rochet assure que depuis le 15 juin, les temps d'attente pour passer les contrôles aux postes frontière ont été tous les jours supérieurs à une heure, supérieur à 90 minutes pendant neuf jours et supérieurs à deux heures pendant quatre jours, générant un afflux allant jusqu'à 3500 passagers.

Le 28 juin, jour où ce délai a été de deux heures, un mouvement de foule s'est produit parmi les 3500 personnes concentrées dans la file avant contrôle. La police aux frontières a du intervenir et fermer... la frontière !  32 vols de la journée ont été ainsi retardés. La saturation des postes de contrôle aux frontières a généré sur le seul terminal Sud d'Orly 320 heures de retard pour l'ensemble des vols internationaux, soit insiste Marc Rochet, "une dégradation de la ponctualité des vils de 430 % par rapport à l'année passée sur la même période".  Or, cette ponctualité s'était déjà dégradée de 500 % entre 2014 et 2015.

Il est bon de savoir que les passagers sont en droit de demander en tels cas un dédommagement financier en vertu de l'article 261-2004 du règlement européen du droit des passagers. "Nous n'entendons pas, écrit Marc Rochet, assumer (ce droit), puisque (ces retards) ne sont pas de notre responsabilité." Et ce d'autant que cela fait des années que les compagnies aériennes alertent les autorités "tant sur les besoins en effectifs supplémentaires de fonctionnaires que sur la modernisation des services informatiques et l'utilisation privilégiée de dispositifs automatisés de reconnaissance faciale".

Marc Rochet se plaint au ministre de ce que "les passagers à destination des DOM, voyageant souvent en famille en ces périodes de vacances, aient à subir les conséquences dramatiques de ces retards". Par ailleurs, les DOM étant la France, Marc Rochet s'interroge sur l'absence de mesures simplifiées pour les enfants de ses clients domiens. " C'est la preuve d'un manque de respect patent" : "la façon dont sont traités nos clients et nos touristes n'est pas digne  de notre pays."

Oui, Marc Rochet sait combien sont importantes les mesures de sécurité. Pour autant les délais d'attente en amont des contrôles d'immigration conjugués au nombre de passagers en attente créent angoisse, tension et malaises quand ils ne débordent pas en trouble à l'ordre public comme cela s'est produit le 28 juin. Le mouvement de foule a viré en début d'émeute, nécessitant une intervention de CRS dans la zone publique, celle-là même qui a "connu un événement terroriste le 18 mars 2017", rappelle Marc Rochet...

La lettre adressée à Gérard Collomb a été mise en copie aux ministres des Transports et des Outre-mer ainsi qu'à la direction générale de l'aviation.

FXG, à Paris

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1 juillet 2017 6 01 /07 /juillet /2017 05:55
Marie-Pierre Bousquet, co-directrice du TOMA, et le réalisateur François Dubreuil (Multiscénik) devant la petite chapelle qui accueillera cette année une exposition d'Habdaphaï (Photo : FXG)

Marie-Pierre Bousquet, co-directrice du TOMA, et le réalisateur François Dubreuil (Multiscénik) devant la petite chapelle qui accueillera cette année une exposition d'Habdaphaï (Photo : FXG)

Les 20 ans du théâtre des Outre-mer en Avignon

Le festival de théâtre d'Avignon a lieu cette année du 7 au 30 juillet.

Une édition spéciale pour le TOMA qui marquera ses vingt ans de présence dans la cité des papes.

En juillet 1997, le comédien Greg Germain et sa compagne Marie-Pierre Bousquet installaient leur théâtre dans l'ancienne chapelle du verbe incarné, rue des Lices au coeur d'Avignon, avec une salle pouvant accueillir une centaine de spectateurs. Voilà vingt ans qu'ils accueillent chaque année au mois de juillet des compagnies théâtrales et chorégraphiques venues des territoires d'Outre-mer, mais aussi de l'Hexagone pourvu qu'elles portent en elles la diversité et son message universel. Voilà vingt ans qu'ils permettent à ces compagnies de faire valoir leur art au festival off d'Avignon. Et d'année en année, la chapelle du verbe incarné est devenue un lieu de rendez-vous où l'on a croisé pêle-mêle des personnalités comme Henri Guédon (qui a laissé sa marque gravée dans le théâtre), Edouard glissant (qui a laissé son nom à la salle de spectacle), Christiane Taubira, Edwy Plenel, Agnès B, Denis Lavant, le directeur de scènes françaises, Georges-François Hirsch, et encore Maryse Condé...

Une invitation à la relation

Le TOMA a aussi créé une véritable collection en captant chaque année depuis 2005, selon la même ligne éditoriale, des pièces de théâtre que diffuse la chaîne France Ô dans son émission Multiscénik.

Pour ce vingtième anniversaire, le théâtre des Outre-mer en Avignon (TOMA) confirme une fois encore son objectif qu'Edouard Glissant a qualifié de "cheminement qui consacre tel un passage, de l’invitation à la relation, à la diversité".

Comme chaque année, le TOMA participera le 12 juillet aux universités d'été de la Sorbonne nouvelle, puis du 16 au 18 juillet, aux "Ecrans du Tout-monde". Le 20 juillet sera une journée spéciale consacrée aux 20 ans du TOMA.

Enfin, et durant toute la durée du festival, du 7 au 30 juillet, l'artiste plasticien martiniquais, Habdaphaï, présentera à la petite chapelle, face au théâtre, l'exposition "Prière de ne pas effacer".

FXG, à Paris

Le symbole d'Henri Guédon a été gravé dans la pierre séculaire de la capelle du verbe incarné qui accueille depuis 1997 le TOMA (Photo : FXG)

Le programme du TOMA 2017

La journée au TOMA démarre à midi trente avec une invitation à la danse. Ce sera d'abord la Compagnie Myriam Soulanges (Guadeloupe) et la Compagnie Kaméléonite (Martinique) qui présenteront jusqu'au 12 juillet "Principe de précaution", puis, du 15 au 19 juillet, la compagnie La Mangrove (Guadeloupe) avec "Ré(Z)oné", et enfin, du 22 au 26 juillet, le Collectif Määk (Belgique) et la Burkinabée Salia Sanou avec "Kawral".

A 13 h 50, le théâtre prend la relève avec la compagnie martiniquaise Track. Patrice Le Namouric met en scène un texte de Daniely Francisque, "Cyclones", tout à la fois thriller théâtral et manifeste esthétique.

A 15 h 25, le Théâtre de l’Entonnoir de Guyane prend le relais avec "Vivre vite ; hériter, mériter". Ricardo Lopez Munoz met en scène une pièce d'Emmelyne Octavie et Yokiendy Siffrard. Un acteur créole haïtien et une actrice native guyanaise évoquent leur rapport au territoire. Ils confient des fragments de leur vie au creux de l'oreille du spectateur en son binaural (3D).

A 17 h 25, retour à la danse avec la compagnie Compagnie Malka de Grenoble qui propose "Têtes d'affiche", une chorégraphie du danseur hip hop« Bouba » Landrille Tchouda, un petit opéra avec des corps en mouvement sur la course au désir, à la manière d’une fugue de Bach.

A 19 heures, c'est la compagnie parisienne La Camara Oscura qui propose une poème musical choc de Koffi Kwahulé, "Jaz", mis en scène Alexandre Zeff. Un poème musical choc, un chant tragique où toute la violence du monde vient frapper la beauté et l’innocence de l’être.

A 20 h 35, le Grâce art théâtre de la Guadeloupe donne "Encre noire", un patchwork de textes d’Aimé Césaire, Léopold Sédar Senghor, Frantz Fanon, Edouard Glissant ou Patrick Rilcy, des intellectuels noirs qui ont décidé de briser toutes les chaînes et ont dit non à la soumission. Cette composition théâtrale est mise en scène par Eddy Checco sous la direction artistique de Filip Calodat.

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30 juin 2017 5 30 /06 /juin /2017 09:08
Un petit coup de coeur au Livre Paris

Le temps d'un croque

"Le temps d'un croque" de Barats et Falicon. Ca se lit d'une traite car le lecteur se retrouve dans la position du héros, contraint de parcourir un mystérieux manuscrit pour comprendre les méandres de cette trame littéraire dans le temps et le cerveau du héros. Christopher Atkins, ingénieur en génie électrique, n'a pourtant rien d'un critique littéraire... Mais trop tard, il a mis le nez dans le manuscrit et le lecteur aussi... Entre science fiction et roman d'espionnage, ce roman, à la manière des bons polars, raconte bien autre chose que ce qu'il veut bien nous dévoiler à la fin... C'est d'abord une URSS fantasmée, une armée américaine façon Guillermo del Toro, voire Indiana Jones et ses méchants nazis, et une lande galloise parcourue par un facteur, porteurs de bonnes et de mauvaises nouvelles et Miss Penterth, la gouvernanante, évidemment, deus ex machina de ce récit... Il y a de quoi se perdre, sans doute le temps d'un croque... Mais les écrivains sont ainsi que tel un chat, ils retombent sur leurs pattes ! La meilleure scène du livre est sans doute celle du repas de Noël chez les Popov, une véritable cène où le goût de la vodka, de la betterave cuite et des piroschkis s'imprime dans le palais du lecteur, le temps d'un croque, enfin d'un mauvais welsh rarebit, un croque-monsieur gallois capable de vous faire préférer un goulash dégusté à Berlin dans un restau avec vue imprenable sur le pont des espions... Par amour pour une belle Soviétique. Les auteurs le crient sur tous les tons, la Russie est d'abord asiatique ! bien au-delà du temps d'un croque... Mais ça, c'est le secret du livre !

FXG, à Paris

http://livre.fnac.com/a10374252/Pascal-Barats-Le-Temps-d-un-Croque

letempsduncroque.fr

Sur les auteurs

"Créer un roman à deux n’est pas nécessairement aisé, mais c’est un challenge que nous avons voulu relevé, ayant tous les deux envie d’écrire en binôme. Antérieurement, nous avions écrit une pièce de théâtre qui a bien marché et l’idée est venue de continuer l’aventure en se frottant au roman. Ce fut le point de départ du projet de ce livre." Ecrit à quatre mains pour la majeure partie, sauf certains chapitres rédigés d’un jet par Pascal Barats, et retravaillés conjointement ensuite avec Michel Falicon, l’écriture de ce livre de science fiction a pris plus de cinq ans aux auteurs.

"Nous avons procédé à des recherches afin d’étayer notre récit qui se situe en partie en Russie sous l’ère soviétique. Il était de ce fait pour nous important d’être au plus proche des impressions et des ressentis des personnages intégrés à cet univers." Pascal Barats ayant pu se rendre à plusieurs reprises dans les pays de l’est et plus particulièrement en Russie au cours de sa vie, a contribué à donner ce goût du réel à cet ouvrage. Ce Roman mêle faits historiques, uchronies, mise en abyme, et intrigues parallèles. On trouve dans ce dernier le principe d’universalité, au travers de différentes cultures et langues évoquées tout au long du récit. Science-fiction où l’espionnage s’invite allègrement, ce n’est pas à proprement parler un ouvrage spatio-temporellement éloigné… Mais une plongée dans l’histoire contemporaine revisitée pour l’occasion.

Le temps est le principal « acteur » du roman. Il est son moteur, il redéfinit une uchronie malicieuse où les personnages semblent être des marionnettes rejouant des actes du passé tout en bouleversant l’avenir. L’histoire est-elle un eternel recommencement ou une porte vers un  indéfini ?

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