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16 juillet 2017 7 16 /07 /juillet /2017 04:23
Marie-Pierre Bousquet, Annick Girardin et Greg Germain devant la chapelle du Verbe incarné le 8 juillet

Marie-Pierre Bousquet, Annick Girardin et Greg Germain devant la chapelle du Verbe incarné le 8 juillet

La ministre des Outre-mer au festival d'Avignon

Annick Girardin s'est rendue au festival d'Avignon le week-end dernier, à l'occasion des vingt ans du TOMA.

"C’est la première fois qu’un ministre de l’Outre-mer passe une journée entière à partager avec les artistes..." Marie-Pierre Bousquet, a l'habitude des ministres en goguette au festival d'Avignon. Depuis vingt ans qu'elle co-dirige avec son époux, Greg Germain, le Théâtre des Outre-mer en Avignon, tous les locataires de la rue Oudinot sont venus, mais, samedi 8 juillet, c'était la première fois qu'un ministre prenait le temps d'aller au spectacle. Annick Girardin est allé voir "Principe de précaution", une chorégraphie interprétée par Myriam Soulanges et Marlène Myrtil (Guadeloupe et Martinique). Et comme Avignon est la capitale estivale du théâtre, elle a vu aussi la pièce "Vivre vite - Hériter, mériter" du Guyanais Ricardo Lopez Munoz, avec Emmelyne Octavie et Yokiendy Siffrard.

Le spectacle l'a marqué au point qu'elle s'en est servie lorsqu'elle a présenté mardi 11 juillet le point d'étape des accords de Guyane : "u e des artistes a eu cette tirade en prlant de la Guyane : ici, on a le monopole de l'échec... Ce constat d'impuissance, d'abandon, de renoncement, je peux le comprendre, mais aucun de nous ne peut s'y résoudre..."

Ouverture à la jeunesse et ancrage dans la durée

Dans la salle de la petite chapelle qui fait face au théâtre de la chapelle du Verbe incarné, la ministre a salué l'ooeuvre du TOMA, "l’espace de référence de l’art vivant des outre-mer". Et comme Edouard Glissant a été l'un de ses grands compagnons de route , Annick Girardin en a profité pour saluer Sylvie Glissant, la directrice de l'institut du Tout-Monde : "C'est un exemple à suivre pour développer le réseau culturel des outre-mer dans le monde à travers la mémoire d’Edouard Glissant, je tiens à rendre hommage à tous ces auteurs talentueux, issus des Outremer qui ont porté très loin ces styles littéraires propres à nos territoires." Elle a surtout affirmé son intention de poursuivre le financement du TOMA, mais avec une exigence, qu'il "intensifie ses missions vis-à-vis des publics jeunes" et qu'il "s’ancre sur la durée, en allant au-delà du temps du Festival et à la rencontre d’autres publics, parfois moins initiés". Cette idée a déjà germé dans la tête des deux patrons du TOMA qui réfléchissent à l'idée d'un "off des Hivernales".

FXG, à Avignon

La culture aux assises de l'Outre-mer

La ministre a encore lancé une invitation aux créateurs ultramarins pour qu'ils participent aux assises de l'Outre-mer qui seront lancées fin septembre : "Si nous voulons que les outre-mer accroissent leur coopération avec leurs voisins directs, en termes d’économie ou de développement durable, la culture est un modèle qui peut être le vecteur d’un dialogue avec les autres, ces territoires voisins, si proches et si éloignés sur le plan institutionnel, parfois."

La cité des Outre-mer

Annick Girardin a abordé le sujet de la cité des Outre-mer dont le décret est encore à l'étude. "Les discussions se poursuivent avec l’ensemble des acteurs autour d’une ambition commune : celle de promouvoir de la façon la plus concrète possible les cultures des outre-mer." A terme, elle aimerait que l'agence de promotion et de diffusion des cultures d'outre-mer intègre la future cité. La ministre a choisi de prendre le temps de la réflexion avant de relancer ce chantier, non pas forcément parce qu'il aurait été bouclé en hâte par la précédente équipe gouvernementale, mais parce qu'elle poursuit un impératif qu'elle souhaite réellement partagé par tous : "La culture n’appartient pas à une élite." Ni à un clan.

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15 juillet 2017 6 15 /07 /juillet /2017 05:12
Patrick Karam rejoint Libres !

Patrick karam rejoint le mouvement Libres !

Après l'annonce la création du mouvement politique "Libres !" par Valérie Pécresse, présidente de la Région Ile-de-France, son vice-président à la jeunesse et aux associations, le Guadeloupéen Patrick Karam a fait connaître son ralliement. "Nous devons la soutenir, fait-il savoir, pour peser de l'intérieur car Les Républicains ne peuvent pas devenir une sorte d'anti-chambre de l'extrême-droite." Submergés par la vague Macron, les Républicains risquent selon le président d'honneur du CReFOM, de devenir "un parti dépassé par les enjeux modernes, tourné vers le passé et gangréné par la ligne Buisson". A l'instar du parti En marche !, le nouveau mouvement veut prendre ses marques dans la recomposition politique en cours. Patrick Karam estime que "c'est l'occasion ou jamais de renouveler notre logiciel de pensée, nos méthodes et notre personnel politique, de reconstruire entièrement notre manière de faire de la politique et de repenser un mouvement qui redonne la parole aux Français, à tous les Français pour mettre le débat d'idées au coeur de la politique". L'ancien délégué interministériel de Nicolas Sarkozy et actuel président de la Coordination Chrétiens d'orient (Chrédo) n'oublie pas de raccrocher ses combats à l'initiative de Valérie Pécresse dont le mouvement se veut défenseur des Chrétiens d'orient, des outre-mer et de la diversité.

FXG, à Paris

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13 juillet 2017 4 13 /07 /juillet /2017 04:59
Accords de Guyane, le rapport d'étape

Première réunion du comité de suivi des accords de Guyane

La première réunion du comité de suivi technique des accords de Guyane s'est déroulé mardi 11 juillet au ministère des Outre-mer avant une restitution aux élus.

Annick Girardin était entourée des préfets Jaeger et Cordet, de son directeur de cabinet, Dominique Sorain, ainsi que son adjoint, Brice Blondel, spécifiquement en charge de la Guyane au ministère. Face à eux, le président Alexandre, les députés Adam et Serville, les sénateurs Karam et Patient et le président de l'association des maires, David Riché.

La ministre a pu présenté un état des lieux de l'avancement des accords de Guyane relatifs à l'enveloppe de 1,08 milliard : 60 % des mesures validées, 40 % en cours de validation.

Rodolphe Alexandre repart satisfait pour sa collectivité : "Mon budget 2017 sera sincère et véridique ! C'est clean.". "Le débat est propre, a confirmé le député Serville, mais il n'est pas terminé. Maintenant, il y a la deuxième partie qui consiste à dire comment on va procéder à ces inscriptions budgétaires dans le cadres des projets de loi de finances qui seront votés prochainement. C'est là qu'il faudra être extrêmement vigilant."

Les 30 points du plan d'urgence acté en avril dernier ont été argumentés et longuement débattus. "Nous avons rajouté, poursuit le président Alexandre, des éléments essentiels tels que le POSEI du bois de 3,5 millions. Il y figure, mais il n'était pas assez explicité. Nous avons aussi parlé de la surcompensation de la pêche et des mesures plus sévères de répression de la pêche illégale. Le budget pour les lycées est bien élaboré pour être mis en route dès 2017... " De l'avis général, ces 30 mesures pour la Guyane (4 pour la CTG, 8 pour la sécurité, 3 pour la justice, 4 pour la santé, 3 pour l'éducation, 3 pour les infrastructures de transport, 2 dans le foncier et 3 pour l'économie) ne sont  rien d'autre que la traduction parfaite du protocole signé en avril 2017. Quant au plan additionnel de 2,1 milliards, ils devaient en principe être abordés dans la deuxième partie de la réunion, mardi après-midi... "Nous n'avons pas parlé des 2,1 milliards complémentaires, a expliqué le député Adam, mais il faut saluer le travail du gouvernement. Toutes les mesures ont été étudiées, ont eu des réponses claires et précises." Même confiance chez le sénateur Patient : "La ministre vient d'arriver et en l'espace de quelques jours, les premières mesures sont traitées. On peut considérer que c'est positif. Maintenant, on a l'assurance que cette demande complémentaire ne sera pas renvoyée aux assises de l'outre-mer, donc ça va être traité sans délai !" Le député de la 2e circonscription estime que le plan thématique pourra être abordé très rapidement : "Peut-être dès fin juillet, mais de toute façon, la ministre viendra en Guyane en septembre et pourra préciser ce qui aura été fait au niveau du plan additionnel."

Les trois représentants du collectif "Pou lagwyan dékolé" se sont déclarés aussi satisfaits mais vigilants sur le plan additionnel de 2,1 milliards.

Annick Girardin a indiqué que le préfet de la Guyane réunirait le comité local de suivi dès avant la fin de ce mois "pour présenter la méthode et inclure toutes les parties". Elle a encore précisé, malgré le scepticisme des élus guyanais, que "les plans de convergence et les assises de l'outre-mer feront émerger des solutions nouvelles et dessineront les cadres des outre-mer de demain". Elle a annoncé l'ouverture prochaine d'un site web pour que chacun puisse consulter par lui-même l'avancement des mesures, "engagées" ou "mises en oeuvre"...

FXG, à Paris

 

Trois questions à Jemetree Guard

"Ca nous sera difficile d'expliquer qu'on n'a pas parlé des 2,1 milliards"

Avez-vous des doutes sur le plan additionnel de 2,1 milliards ?

Sur le 1,08 milliard, il n'y a pas de doute parce que nous savons dans quelles conditions nous l'avons obtenu, mais c'est sur le plan de 2,1 milliards que se jouent les grands défis de la Guyane. Et on ne peut laisser passer cela.

Qu'attendez-vous ?

Il faut absolument commencer à discuter parce qu'il y a des questions fondamentales relatives à l'éducation, au désenclavement du territoire, à l'endettement des communes, l'accès à l'énergie, à l'eau potable, des marottes que l'on traine depuis cinquante ans ! Ensuite, nous pourrons dire à la population quelle aura été le degré de réceptivité de la ministre. Mais il est bien dit dans l'accord qu'ils feront l'objet d'une étude rapide. Et c'est ce que nous souhaitons porter en Guyane comme information.

La ministre a évoqué les assises de l'outre-mer...

Nous ne voulons pas nécessairement nous situer dans la lignée des assises de l'outre-mer, mais nous voulons que l'on commence à en discuter. Il y a lieu maintenant de concéder à tous nos problèmes une fin appropriée. Nous attendons un calendrier de mise en place, de connaître le véhicule législatif par lequel on va mettre en place ce plan de 2,1 milliards et comment on va pouvoir l'évaluer au fur et à mesure. Ca nous sera difficile de rentrer en Guyane en expliquant aux gens qu'on a discuté sur 1,086 milliards et qu'on n'a pas parlé des 2,1 milliards, le plan qui traite des urgences des urgences !"

Propos recueillis par FXG, à Paris

Les mesures mises en oeuvre-Transformation en subvention exceptionnelle d'équilibre du prêt de 53 millions à la CTG

- 150 millions pour le RSA en trois fois de 2017 à 2019

- 9 millions à la CTG pour compenser la part d'octroi de mer aux communes

- 4,5 millions d'avance de trésorerie à la CTG pour ma continuité territoriale (pour régler la facture des transporteurs)

- Création d'un état-major de sécurité

- 18,5 millions sur la période 2017-2020 pour l'installation durable d'un escadron de gendarmerie supplémentaire

- 9,6 millions sur la même période pour renforcer les forces de gendarmerie et de police

- Création d'une zone de sécurité prioritaire à Saint-Laurent

- Mise en place de barrages mobiles sur les RN1 et 2

- Abandon du projet de cession du CMCK pour un projet public

- 60 millions pour le CHAR

- 25 millions (2017-2018) pour le CHOG

- 5 millions pour les politiques du handicap

- 250 millions pour les lycées et collèges de 2018 à 2022

- 150 millions pour les écoles de 2018 à 2027

- 3 millions pour doubler les intervenants en langue maternelle

- 9 millions pour les pêcheurs et agriculteurs

- Elaboration d'un pacte social et fiscal

Les mesures engagées

- Installation d'un échographe à l'aéroport Félix-Eboué

- Mobilisation du réseau diplomatique français pour relancer la coopération régionale

- 500 000 euros dès 2017 pour mettre en place des moyens nautiques pour lutter contre la pêche illégale

- 50 millions pour la construction du TGI de Saint-Laurent

- 111 millions pour un centre pénitentiaire à Saint-Laurent

- 100 millions pour la cité judiciaire de Cayenne

- 100 millions pour le doublement du pont du Larivot

- 100 millions pour une première tranche de doublement des RN1 et RN2

- 100 millions pour une deuxième tranche du doublement de la RN1

- Cession gratuite à la CTG de 250 000 hectares

- Attribution de 400 000 hectares aux peuples autochtones

- Saisine de la Commission européenne pour la mise sous le régime général  d'exemption par catégorie du nouveau régime d'aide à la filière bois

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12 juillet 2017 3 12 /07 /juillet /2017 05:51
Sandra Réviriego est la nouvelle conseillère parlementaire d'Annick Girardin

Sandra Réviriego est la nouvelle conseillère parlementaire d'Annick Girardin

Déjà des mouvements au cabinet d'Annick Girardin

Ca va et ça vient ces jours-ci au cabinet de la ministre des Outre-mer. Ainsi son conseiller spécial chargé des relations avec les élus et les associations, Eddy Aït est parti. Sébastien Eugène, chargé des affaires économiques, des entreprises, de la fiscalité et des questions budgétaires, est lui aussi sur le départ.

Côté arrivée, c'est Sandra Réviriégo (ancien présidente des jeunes radicaux de gauche, ex-conseillère presse du groupe PRG au conseil régional d'Ile de France, du temps de Jean-Paul Huchon) qui entre après avoir fait une courte étape (une semaine) au cabinet du délégué interministériel Jean-Marc Mormeck. Sandra Réviriégo qui est passée au cabinet de Christiane Taubira alors qu'elle était ministre de la Justice devient la conseillère parlementaire d'Annick Girardin et s'occupera aussi des associations. Sandra Réviriégo est guadeloupéenne par sa mère (famille Minos du Baillif).

Deux autres conseillers font leur entrée : Raphaëlle Seguin (budget) et Fabien Thibier (économie et Réunion). en outre, la DGOM vient de recruter Simon Doniol. Il est chargé des discours de la ministre.

FXG, à Paris

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12 juillet 2017 3 12 /07 /juillet /2017 05:41
Pulvar à la tête de la FNH

Audrey Pulvar est la nouvelle présidente de la Fondation pour la nature et l'homme, en remplacement de Nicolas Hulot devenu membre du gouvernement Edouard Philippe. Interview.

"Le ministre prend des décisions qui ne sont pas forcément conformes aux opinions de la Fondation"

Votre nomination en lieu et place de Nicolas Hulot, nommé ministre de la transition écologique et solidaire, surprend. Comment l'expliquez-vous ?

Elle surprend certaines personnes mais pas toutes, car il y a des gens qui savent que depuis très longtemps, je suis quelqu'un d'engagé dans des causes qui rejoignent tout à fait celles défendues par la fondation pour la nature et l'homme... Ce n'est pas un hasard, ce n'est pas une lubie si je suis ici.

Vous êtes davantage connue pour votre engagement pour le féminisme...

Le féminisme, c'est un combat contre les inégalités, pour que les femmes aient autant de droits que les hommes, mais c'est aussi un combat pour une société différente, plus juste, plus humaine et plus ouverte, comme les combats liés à l'écologie. Ca fait 25 ans que j'apporte mon concours, ma force de travail et de relations à des ONG comme la fondation Abbé Pierre, la fondation Nicolas Hulot, la fondation Planète de Yann Artus-Bertrand ou  Positive planète de Jacques Attali... J'avais depuis longtemps prévu cette année, après les élections, de donner une place plus importante à l'engagement dans ma vie. Le contexte politique de ces derniers mois m'a confirmé dans ce choix.

Comment appréhendez-vous ces nouvelles fonctions ?

Je les aborde de façon très humble, sans prétendre connaître tous les sujets ni les maîtriser totalement, mais peut-être en profane éclairée. Les sujets liés aux changements climatiques et leur impact sur la planète et les populations ne concernent pas que les populations les plus éloignées géographiquement ou en termes de mode de vie parce qu'il n'y a qu'une seule planète et c'est notre patrimoine mondial. Ce sont les plus démunis qui sont exposés à la précarité énergétique, à la consommation de produits qui ne sont pas les meilleurs pour leur santé, aux effets de la pollution. Il ne s'agit pas d'opposer les questions écologiques et environnementales à celles liées au développement humain, mais de rappeler qu'on ne peut pas séparer les questions climatiques des questions sociales. C'est ce travail que je vais défendre aujourd'hui.

Votre engagement est-il bénévole ?

Il l'est. J'ai vu circuler depuis ma nomination quelques questions sur le gros salaire que je prendrai à la Fondation. Eh bien, ce gros salaire est équivalent à zéro euro zéro centime. C'est un engagement citoyen qui vient s'ajouter à 25 années d'engagement personnel et qui me permet aujourd'hui de pouvoir m'adresser au plus grand nombre, de mettre au service de la FNH et de ses sujets et de ses causes, mon énergie, mon implication et ma conviction... J'ai un conseil scientifique pour m'aider, m'alimenter, me former, mais surtout pour proposer, pour élaborer les solutions de transformation nécessaires de la société, de nos modes de vie, d'échanges et de déplacement de populations. Je vais m'informer auprès d'eux et surtout valoriser leur travail, porter leur parole...

Quels sujets sont-ils à l'ordre du jour ?

Les sujets d'actualité sont les traités de nouvelle génération : le CETA (Comprehensive Economic and Trade Agreement) dont nous demandons la suspension de l'entrée en vigueur partielle au 1er juillet. Nous réclamons également de connaître la composition de la commission qu'Emmanuel Macron a prévu de mettre en place pour étudier les effets et les implications du CETA. Nous avons demandé puisque manifestement il y aura des représentants pro CETA, que symétriquement il y ait des personnes qui démontrent la nocivité de cet accord de nouvelle génération. Nous sommes également mobilisés contre le JEFTA, l'accord entre l'Union européenne et le Japon qui pourrait être signé le 6 juillet sans l'assentiment des parlements des pays membres de l'UE. Nous réclamons une nouvelle fois que ces traités puissent être soumis à la discussion et à la transparence.

Comptez-vous mettre votre grain de sel dans les états généraux de l'alimentation ?

Des organisations agricoles ont déjà reçu un document informel, mais pas les ONG... La FNH, comme nombre d'ONG, réclame d'être associée aux discussions pour ce sujet qui est crucial pour la santé des agriculteurs, celle des consommateurs, pour la dégradation des sols, des cours d'eau à cause notamment de l'utilisation de pesticides. Il s'agit d'avoir une réflexion globale sur la façon dont nous nous alimentons, sur les circuits d'alimentation, sur quel type d'agriculture, sur l'avancée de l'agro-écologie... Sur tous ces sujets, il y a encore beaucoup à inventer. Nous ne sommes ni contre les entreprises, ni contre les agriculteurs, ni contre le progrès, mais nous voulons imaginer une autre façon de construire notre réponse à l'anthropocène. Si la tendance est aujourd'hui à l'abaissement des barrières pour les biens et les produits manufacturés alors qu'en même temps on augmente les barrières pour la libre circulation des êtres, ça n'est pas le monde dans lequel j'ai envie de continuer à imaginer l'avenir. On ne va pas faire plier l'OMC ou Donald Trump, mais on peut contribuer à modifier les perceptions ; une autre croissance est possible.

Avec Nicolas Hulot, ministre de la transition écologique, comment allez-vous vous positionner lorsqu'il ira à l'encontre des positions qu'il défendait lorsqu'il occupait votre place ?

La FNH reste vigilante. Elle l'a déjà rappelé depuis l'arrivée de Nicolas Hulot au gouvernement sur des sujets sur lesquels le ministre prend des décisions qui ne sont pas forcément conformes aux opinions de la Fondation. La FNH garde son indépendance, son libre arbitre et sa capacité d'interpellation. Mais Nicolas Hulot ne s'est pas transformé en devenant ministre. A priori il va continuer à défendre ses positions au gouvernement. Quand nous ne serons pas d'accord, nous ferons ce que faisait Nicolas Hulot quand il était à la tête de sa fondation, il n'hésitait pas à faire part de ses désaccord, à user de ses capacités d'indignation, à claquer la porte... La FNH n'est pas soumise à la solidarité gouvernementale. Nicolas Hulot sera sans doute obligé de composer à un moment ou un autre. S'il faut dire les choses, nous les dirons !

Comme avec le débat sur les perturbateurs endocriniens ou les néonicotinoïdes ?

Ce sont des sujets cruciaux pour la FNH et nous restons attachés à la définition la plus exigeante possible de ce qu'est un perturbateur endocrinien, puisqu'elle est remise en cause par nos partenaires allemands. Nous réclamons que les engagements pris par le candidat Macron soient tenus et que ce travail soit poursuivi. Sur les néonicotinoïdes, la France a avancé aussi grâce au travail de la FNH. Nous souhaitons que nous n'abaissions pas nos standards et que notre avance infuse sur nos partenaires européens.

Nicolas Hulot s'était récemment penché sur le sort l'épidémie de suicide qui touche les jeunes Amérindiens français en Guyane. Poursuivrez-vous dans ce sens ?

Le sort, l'habitude de vie et l'histoire des peuples en péril m'intéressent depuis longtemps non seulement parce que je suis née en Martinique, une région d'Amérique centrale où ces questions là sont extrêmement prégnantes, mais aussi parce que les Amérindiens, les Caraïbes, les peuples minoritaires en Amazonie, ça me parle. Ce sont des sujets qui m'intéressent même si ça ne fait pas partie de nos priorités actuelles. S'il faut s'y intéresser, je saurai de quoi on parle !

Que ferez-vous si Nicolas Hulot sort du gouvernement ?

Emmanuel Macron et Nicolas Hulot ont tout à fait conscience de l'intérêt qu'ils ont à ce que le ministère de la transition écologique et solidaire existe fortement et pèse sur la politique du quinquennat. Quand Nicolas a accepté ce poste, il savait que tout ne serait pas parfait, mais l'urgence climatique n'autorise pas de faire des manières. Je n'ai pas la sensation que Nicolas Hulot soit sur le point de claquer la porte du gouvernement. Mais si jamais Nicolas Hulot devait le quitter, il reviendrait s'il le souhaite à la FNH comme président d'honneur et si le conseil d'administration estime que j'ai encore ma place, je resterai présidente.

Propos recueillis par FXG, à Paris

Pulvar à la tête de la FNH

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11 juillet 2017 2 11 /07 /juillet /2017 17:55
Nassimah Dindar et Jérôme Clément

Nassimah Dindar et Jérôme Clément

Le Département Réunion réseaute avec les Alliances françaises

Jérôme Clément, président des la fondation Alliance française, et Nassimah Dindar, présidente du conseil départemental de la Réunion, ont signé hier à Paris, une convention cadre de partenariat. Il s'agit de mettre à la disposition les agents réunionnais  au service de la diplomatie et de la coopération territoriale le réseau des Alliances françaises et notamment celui de l'Afrique de l'Est, Madagascar (29 agences), les Comores, les Seychelles, Maurice, l'Inde (14 agences) et même la Chine où s'ouvrent deux agences chaque année. La convention prévoit de mettre davantage de moyens pour développer particulièrement les relations avec la délégation régionale océan Indien dont le siège est à Tananarive. Jérôme Clément s'est d'ailleurs interrogé sur la possibilité d'intégrer la Réunion à cette délégation régionale...

Nassimah Dindar accueillit l'ancien patron d'Arte avec les mots du Réunionnais Joseph Gauthier qui fut président de l'Alliance française durant la première guerre mondiale. La loi Létchimy et la LOOM ont permis au Département d'avoir déjà déployé 60 personnes dans la région dont une quarantaine dans les Alliances françaises. Pour cela, le Département bénéficie des fonds européens Interreg. Pour recruter, il met à la disposition des jeunes volontaires une partie de ses contrats d'insertion. "C'est une vraie formation pour un vrai projet de vie, s'est félicitée Mme Dindar. En 2014, douze Réunionnais ont pu faire un stage de directeur ou directeur adjoint dans le réseau régional des Alliances françaises. "L'un d'eux a pu donner une suite à sa carrière chez nous, a précisé Jérôme Clément, et plusieurs jeunes ont pu partir en service civique à Madagascar. Trois autres y ont été chargés de la coordination culturelle et de l'enseignement du français." Dans l'autre sens, la Réunion accueille des personnels qui travaillent avec les agents du département à l'étranger pour y suivre des formations.

Ce type d'expériences devrait donc se multiplier avec la signature de cette convention.

FXG, à Paris

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10 juillet 2017 1 10 /07 /juillet /2017 08:06
Les prochaines représentations de  "Entre deux tempêtes - Shakespeare/Césaire" auront lieu du 28 au 31 août sous le ciel étoilé des  Arènes de Montmartre dans le cadre du Festival Tréteaux Nomades.

Les prochaines représentations de "Entre deux tempêtes - Shakespeare/Césaire" auront lieu du 28 au 31 août sous le ciel étoilé des Arènes de Montmartre dans le cadre du Festival Tréteaux Nomades.

Césaire et Shakespeare réunis en une "Tempête"

La pièce était jouée les 1, 2 et 3 mars à Paris. France-Antilles l'a vu avant qu'elle ne soit à nouveau présentée du 28 au 31 août 2017 aux Arènes de Montmartre dans le cadre du festival Tréteaux Nomades ; du 11 au 14 octobre 2017 au théâtre Aimé-Césaire de Fort-de-France.

Ca démarre fort ! Avec du Shakespeare. Costume british et décor colonial... Et voilà soudain qu'aux vers lancés par Prospero, Kaliban répond avec les mots de Césaire. La tension monte entre le Blanc et le Noir. Le metteur en scène, sur scène, apaise : "C'est un montage des deux Tempêtes." Aimé Césaire est parti du racisme ingénu de la Tempête de Shakespeare et voici Une Tempête qui vole de poésie profonde en vulgarités de comptoir.

Dans un monde devenu île, entouré de la tempête de la mondialisation, les comédiens sont aux prises avec ces deux textes reflétant leurs propres contradictions.

Kaliban, le sauvage de cette île, a été réduit en esclavage par Prospero et sa fille, Miranda, qui y ont fait naufrage... "La liberté a besoin de poésie, avec des mots qui sont des raz de marée, des érésipèles et des paludismes..., clame Kaliban. Des mots pour commencer la fin du monde !" Mais Propero ne voit en Kaliban qu'un "poète de service". Et voici qu'arrivent dans l'île le roi de Naples et sa cour, le duc de Milan son frère... Naufragés eux aussi... Les Blancs complotent sous les yeux de Kaliban caché dans le jardin de son île... Il est déjà en dissidence et retient difficilement quelques mots du "Discours contre le colonialisme"... "La misère est civilisatrice, reprend Prospero, après on l'exploite en commun." Kaliban est prêt à céder son île pourvu qu'on l'aide à débarrasser l'île de Prospero. Mais comment a-t-il pu croire que "ventre et toque mèneraient la révolte" avec lui ? Kaliban se libèrera seul.

La mise en scène emprunte beaucoup au registre de la comedia dell'arte. Les cinq acteurs jouent, chantent, combattent, montent le décor, endossent les masques, changent de costume à la vue des spectateurs et interprètent des musiques entre styles ethnique et urbain.

FXG, à Paris

Adaptation et mise en scène Nelly Quette
D’après Une Tempête d’Aimé Césaire et la Tempête de William Shakespeare

Création musicale Manuel Anoyvega Mora

Masques Jose Luis Vivallo / Isabel Loyer

Combats Florence Leguy

Costumes Héloïse Fournier

Scénographie Maxime Gyé-Jacquot/Yohann Chemoul

Avec :
Pierre Ficheux, Frédéric Kontogom, Lisa Labbé, Premyslaw Lisiecki, Sofia Lopez Cruz

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8 juillet 2017 6 08 /07 /juillet /2017 07:14
Annick Girardin aprésenté les assises de l'outre-mer aux parlementaires

Annick Girardin aprésenté les assises de l'outre-mer aux parlementaires

Annick Girardin  présente les assises de l'outre-mer

Après la séquence de Versailles et du du discours de politique générale du Premier ministre, c'est la ministre des Outre-mer qui a déroulé sa feuille de route, hier soir, devant la plupart des parlementaires d'outre-mer et quelques responsables de collectivités territoriales. Annick Girardin a listé les huit thèmes de sa feuille de route : mobilisation de l'investissement public au service d'un développement équilibré, un cadre stable et lisible en faveur de la croissance économique et de l'emploi, la lutte contre le changement climatique et la ^réservation de la biodiversité, les aspirations de la jeunesse, les cultures ultramarines au coeur de l'intégration, le droit fondamental à la sécurité, une politique d'influence des territoires dans leurs bassins géographiques, l'accompagnement de l'Etat aux collectivités dans leurs projets et la construction de leur destin. Mais c'est sur les assises de l'Outre-mer que Mme Girardin était attendue. "Elles ne seront pas un catalogue généralistes et flous d'engagements non tenus", a-t-elle fait passer aux sceptiques. Et pour être dans le concret, elle a ajouté : "Les contrats de convergence prévus par la loi égalité réelle seront l'un des produits de sortie des assises." Ces plans seront ainsi signés en juillet 2018. L'autre "produit de sortie" sera le livre bleu outre-mer. Annick Girardin inscrit son action dans la poursuite du quinquennat précédent.

Les assises seront lancées fin septembre. S'ensuivra une phase de consultation nationale et locale qui s'achèvera au début de l'année 2018. La ministre nommera bientôt un rapporteur général qui animera et pilotera les assises. "Il sera à la tête d'une équipe interministérielle pluridisciplinaire, mettra en place le cadre, la coordination et le calendrier des travaux dans chaque territoire." Un comité stratégique d'une quinzaine de personnalités qualifiées "issues de métropole et des outre-mer" sera aussi nommé. L'AFD, la Caisse des dépôts, le conseil économique, social et environnemental y seront associés pour participer à l'élaboration des politiques publiques. La ministre a conclu son adresse aux élus par ces mots : "L'histoire s'écrit cette année." Et pour mieux crédibiliser sa prose, le Premier ministre Edouard Philippe avait annoncé sa venue, mais le président Macron l'a retenu trop longtemps à l'Elysée.

FXG, à Paris

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7 juillet 2017 5 07 /07 /juillet /2017 05:54
Les députés du groupe FI (ici Danièle Obono) exhibaient mardi 4 juillet, pendant le discours de politique générale d'Edouard Philippe, le code du travail qu'Emmanuel Macron a promis de réformer par ordonnances

Les députés du groupe FI (ici Danièle Obono) exhibaient mardi 4 juillet, pendant le discours de politique générale d'Edouard Philippe, le code du travail qu'Emmanuel Macron a promis de réformer par ordonnances

La loi travail et l'Outre-mer

Muriel Pénicaud, ministre du Travail, était auditionnée mardi soir par la commission des affaires sociales. Mme Pénicaud est en charge expressément de la préparation des ordonnances qui vont permettre au gouvernement de légiférer sur le code du travail. Lors de cette audition, Ericka Bareigts (PS Réunion), Hélène Vainqueur-Christophe (PS Guadeloupe), Justine Bénin (Modem Guadeloupe) et Gabriel Serville (GDR Guyane) l'ont interpellée pour s'étonner de l'absence toute référence à l'outre-mer dans son projet de loi d'habilitation. Une absence remarquable quand on sait les taux de chômage à deux chiffres dans tous les territoires ultramarins, et systémayiquement au-delà du double des chiffres dans l'Hexagone. Par ailleurs, Mme Bareigts a expliqué que "les salariés des filiales dépendant de grands groupes nationaux ne sont que rarement comptabilisés dans les effectifs nationaux pour les comités d’entreprise. Ils ne bénéficient pas, de ce fait, des avantages de leurs homologues hexagonaux, ce qui pose un sérieux problème d’équité. (...) Comment comptez-vous traiter, dans le cadre d’ordonnances, la situation si particulière, si spécifique, si diverse de nos territoires ?", a demandé Mme Bareigts. Mme Pénicaud a reconnu que les spécificités ultramarines n'avaient pas été évoquées et assuré qu'elle rencontrerait prochainement les syndicats ultramarins avec les parlementaires qui le souhaiteraient pour évoquer ces questions. D'ores et déjà Huguette Bello (GDR Réunion), Jean-Hugues Ratenon (FI Réunion) et Hélène Vainqueur-Christophe ont fait savoir qu'ils ne voteraient pas la loi d'habilitation permettant la réforme du code du travail par ordonnances.

FXG, à Paris

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7 juillet 2017 5 07 /07 /juillet /2017 04:37
Kou Bouyon de Martinique

Kou Bouyon de Martinique

Le carnaval tropical des champions sur les Champs-Elysées

Les malaka sisters

Dimanche 2 juillet, le 16e édition du carnaval tropical de Paris a rassemblé des milliers de personnes venus sur "la plus belle avenue du monde" pour regarder, admirer, photographier, filmer, les costumes aux couleurs de l’olympiade de cultures. Une trentaine de groupes venus de Guadeloupe, de Martinique, d’Haïti, d’Indonésie, du Pérou, de la Colombie, de la Guyane, de Strasbourg, de la Bolivie et d’ailleurs ont défilé sur une parcours prestigieux partant du rond-point des Champs Elysées, jusqu'à l’arc de Triomphe pour finir devant les membres du jury situé au bas de la plus belle avenue du monde. Beaucoup de sportives et sportifs d’outremer, au premier rang desquels, la présidente du jury Mélia Métella qui a profité de la prestation du groupe Sinnamary pour danser quelques pas avec les touloulous.

Reportage Alfred Jocksan (avec FXG)

Le palmarès

Meilleur costume francilien, meilleure chorégraphie et grand prix du carnaval : Tropikana

Meilleur costume invité et meilleur groupe invité : Caporales

Meilleur char : Adom

Meilleure musique et meilleur groupe à caisses : Ethnick 97

Meilleur groupe à peaux : Miyo

Meilleur groupe à mas : Ti Mas Paname

Meilleure batucada : Mister quentes et les danseuses d'or

Prix de la fédération : Lanmen kreyol

Ils ont dit

Laura Flessel , ministre des sports : « Aujourd’hui, il y a une continuité dans les évènements. Je reviens du triathlon et j’arrive au carnaval aux couleurs de Paris 2024 ce qui pérennise notre ambition avec le soutien culturel des outremers. Je suis ravie. »

Anne Hidalgo, maire de Paris : « Le fait d’avoir l’énergie, la beauté de ce carnaval et le mouvement de tous les outremers avec nous, ça va être un accélérateur dans cette dernière ligne droite pour les JO. C’est un moment magique. Aujourd’hui, le carnaval est une institution à Paris. On l'a voulu depuis longtemps et dans la plus belle avenue du monde. Paris est une ville ultramarine. Les ultramarins viennent et servent Paris et les Parisiens. Je voulais leur dire merci avec ce beau carnaval tropical qui leur est aussi dédié. Paris est une ville ouverte au monde qui veut rester debout et continuer à rayonner à être le lieu où se mélangent toutes les cultures pour être plus fort ensemble. C’est ça le message de ce carnaval ».

George Pau-Langevin, députée de Paris : « C’est un grand plaisir de revoir le carnaval sur les  Champs Élysées comme en 2011, Quand, nous étions candidat pour 2012, Londres l’avait emporté sur nous au motif que Londres était une ville plus cosmopolite. Aujourd’hui, Paris démontre qu’elle est aussi une ville cosmopolite et mondiale. Je pense qu’on aura plus d’atouts pour pouvoir remporter l’organisation de cette compétition ».

Malia Métella, présidente du jury (Guyane) : « Ca fait tellement longtemps que je n’ai pas fait  un carnaval ! Ça me fait super plaisir de retrouver le rythme ici à Paris sur les Champs-Élysées, avec des musiques qui viennent de tous les pays. C’est fantastique un carnaval sur les olympiades de la culture. Paris montre que le carnaval fait partie du patrimoine français.. La mobilisation des sportifs des Dom Tom est une force. Car il y a toujours une belle délégation des sportifs des outremers pendant les jeux. Notre présence est un plus pour Paris 2024 ».

Patrice Annonay, sportif de haut niveau handball (Martinique) : « Je vis un très grand moment sur les Champs aujourd’hui. Je tenais à être ici pour marquer le coup. Le carnaval est une fête populaire chez moi en Martinique que je n’ai pas vue depuis bien longtemps à cause de mon métier de sportif de haut niveau et des compétitions en saison. Je me nourris un peu aujourd’hui de ce que je rate là-bas. Je tenais à marquer le coup pour la candidature de Paris 2024 ».

Ysaora Thibus, Escrime (Guadeloupe) : « Je suis très contente déjà d’être sportive guadeloupéenne et de voir le carnaval sur le Champs-Elysées. C’est une grande fierté d'autant qu'il est là pour soutenir la candidature de Paris  pour l’organisation des jeux olympique de 2024 qui est quelque chose qui me tient à cœur, La présence des sportifs antillais est un signal fort. Nous sommes nombreux dans les équipes de France et nous soutenons la candidature de Paris pour les jeux de 2024 ».

Teddy Lacroix, président de la fédération du carnaval tropical de Paris–IDF : « On est content de la prestation et surtout du public qui a répondu présent à la manifestation. Je constate que les groupes ont fait un travail formidable, tant au niveau costumes qu’au niveau musique. Il y a eu des gros efforts de fait. Si Paris remporte l’organisation des jeux pour 2024, nous serons présents pour animer sur tous les stades et faire grandir la fédération. Le carnaval tropical est une base à 80% domienne et le reste est à l’image de Paris. Toutes les composantes sont là. »

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