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27 juin 2017 2 27 /06 /juin /2017 05:32
Le désormais célèbre député "matheux" et sa non moins célèbre Lavalière a claqué la bise à Olivier Serva, un peu mal vu par les LREM, pour ses propos tenus en 2012 sur les gays...

Le désormais célèbre député "matheux" et sa non moins célèbre Lavalière a claqué la bise à Olivier Serva, un peu mal vu par les LREM, pour ses propos tenus en 2012 sur les gays...

Les députés ont fait leur rentrée

Les députés élus dimanche dernier ont fait leur rentrée durant toute la semaine passée au palais Bourbon. Premier arrivé, premier installé Olivier Serva qui a du gros pain sur la planche, veut monter un groupe outre-mer. Il a de la chance, les autres députés de la Guadeloupe le soutiennent.

Max Mathiasin et Hélène Vainqueur Christophe se sont présentés aux huissiers hier matin. Justine Bénin est arrivée mercredi mais on ne l'a pas vu. Les nouveaux ont effectué un parcours avec visite de l'hémicycle, de shooting photo et de démarches administratives avec la remise de la valise qui contient insigne, écharpe et carte de député...

Max Mathiasin qui se verrait bien à la commission des affaires économiques, a son idée sur ce groupe spécifique en chantier : "Il ne faut pas qu'il s'appelle le groupe outre-mer !" A l'instar de sa collègue de Trois-Rivières qui vise la commission des affaires sociales, il préfère les termes de "diversité, insularité, ruralité." Tout le monde ne marche pas... Max Mathiasin n'a pas "décelé une adhésion profonde de la part de Serge Létchimy". Le Martiniquais est arrivé peu après lui. Ils se sont salués, ont papoté et puis s'en va. "C'est difficile, poursuit M. Mathiasin, ça va jouer des coudes." Le groupe atteignait les 12 personnes hier midi. Hélas pour eux, le député de la Guyane, le REM Lénaïk Adam leur a glissé entre les pattes ; le bushinengué entend siéger dans le groupe présidentiel. Sans Lénaïk Adam, ils ne sont plus que 8 qui sont les quatre Guadeloupéens, le suppléant d'Annick Girardin, les députés PS de Mayotte et de Wallis-et-Futuna, peut-être le Martiniquais Bruno-Nestor Azérot attendu ce jour.

Aucun Réunionnais n'a marché. Aucun LR non plus. Hélène Vainqueur qui a passé deux ans au palais Bourbon, coache les nouveaux. Il faut attirer des troupes ! Olivier Serva. a marqué un gros point.... Un accord avec les trois régionalistes corses. Et, cerise sur le gâteau, Ils ont récupéré Jean Lasalle ! Il faut 15 députés pour faire un groupe, ils sont 12... Le groupe GDR (PCF et outre-mer) leur a piqué des clients. Huguette Bello de la Réunion et, probablement, le Martiniquais Jean-Philippe Nilor devraient faire comme le Guyanais Gabriel Serville, siéger au groupe GDR. En douce, les trois Corses font double-je. Ils ont passé le même accord avec GDR. Quant à Jean-Hugues Ratenon, il n'a pas encore dit s'il irait chez les insoumis ou à GDR...

Josette Manin, la première femme députée de la Martinique (!) est arrivée lundi. Ce mardi, les députés éliront leur bureau et leur président. C'est ce bureau qui confirmera lors de l'établissement du règlement intérieur à combien sera fixé le seuil minimum pour faire un groupe. Avec sept groupes et leurs temps de parole en perspective, les débats vont être sans fin... Le bureau pourrait être tenter de relever ce seuil à 20, voire plus... En coulisse, Victorin Lurel a préparé un plan B, un sous-groupe outre-mer avec une vice-présidence dans le groupe socialiste. De toute façon, le groupe outre-mer est tombé à l'eau.

FXG, à Paris

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27 juin 2017 2 27 /06 /juin /2017 04:56
Laura Flessel dans son bureau de ministre des Sports le 22 juin

Laura Flessel dans son bureau de ministre des Sports le 22 juin

ITW Laura Flessel, ministre des Sport, était aux Antilles
« Je veux réunir et aller chercher la réussite »
Que ressentez-vous à l'idée d'être devenue ministre et de revenir ainsi au pays ?
Il y a de la fierté, mais cette fierté, je l’ai ressentie dès que j'ai été nommée. Dès j'ai pu le dire à mes parents, qui vivent toujours en Guadeloupe. Maintenant que j'ai enfilé la veste de ministre des Sports, je veux être fière des actions que nous allons mener, notamment en Guadeloupe et en Martinique.
Votre premier déplacement officiel outre-mer a été pour les Antilles. Pourquoi ce choix ?
Je suis ministre des Sports, donc de toute la France. Il se trouve que j'avais pris de longue date l'engagement de me rendre à une manifestation, en Guadeloupe, autour des bienfaits du sport pour la santé, pour lutter contre les maladies cardio-vasculaires, les AVC, et autour de l’enjeu de l'accès au sport pour les cérébro-lésés. Cette manifestation, ce sont "les 10 km de l'Hexagone". Le même jour, à la même heure, tout le monde court sur sept villes différentes. Ce week-end, il y avait deux courses, à Saint-Martin et en Guadeloupe. Je devais être une des marraines et je suis devenue entretemps ministre des Sports. Je suis donc venue honorer ma promesse de venir en Guadeloupe et j'en ai profité pour faire plusieurs visites de terrain, en Martinique également.
20 millions d'euros ont été engagés par le précédent gouvernement pour rénover et construire des équipements sportifs outre-mer. Où en est-on ?
Je salue l’action de mon prédécesseur Patrick Kanner qui a lancé ce plan effectif depuis janvier 2017. Lors de mon déplacement, je veux faire un point d’étape. Je vais échanger avec les acteurs de terrain, m’assurer que la dynamique est bel et bien lancée. Je suis insulaire, je sais l'importance de développer les infrastructures sportives, souvent vieillissantes et mal adaptées aux normes, sismiques notamment.
Mais au-delà de ce rattrapage des infrastructures sportives l’enjeu est de mobiliser toute la société autour des pratiques physiques et sportives Je vais aussi rencontrer les cadres, les acteurs de santé, mais également les acteurs entrepreneuriaux, les citoyens qui ont leur mot à dire  sur le développement du sport. Nous aurons une grande consultation nationale sur ces enjeux ; et bien sûr je compte sur les outre-mer pour exprimer leurs priorités, leurs attentes et leurs propositions
Quelle est votre politique pour le sport de haut et le sport en général en outre-mer ?
Les enjeux sont multiples : il y a de l'infrastructure bien sûr, mais aussi la cohésion, l'encadrement des sportifs, leurs déplacements, leur déracinement... Je sais de quoi je parle : j'ai rencontré ces mêmes problèmes. Il y a eu des améliorations, mais pour innover, il faut se rendre sur le terrain. Si on veut des champions, il faut travailler l'encadrement, stimuler l'environnement, comprendre les dysfonctionnements, l'éloignement, et le coût qu’il représente... de beaux chantiers devant nous !
Il est antisismique, l'établissement sportif qui porte votre nom à Petit-Bourg ?
Il est aux normes ! On a attendu vingt ans pour avoir un complexe et je serai ravie d'y retourner...
Vous prenez vos fonctions à la manière d'un coach ?
Manager plutôt. Le rôle du manager, c'est de sublimer tout le monde pour améliorer les compétences. Il y a des acteurs qui sont là et qui ont envie d'aider le sport, il faut les réunir. Certains acteurs se sont sentis éloignés, on ira les chercher. Aujourd'hui, je me positionne comme la ministre des Sports qui veut réunir et aller chercher la réussite. On parle beaucoup de Paris 2024, mais j'ai envie de vous dire : Outre-mer 2024 aussi ! Je commence dès maintenant, ça fait partie de ma feuille de route.
Comment avez-vous vécu votre premier Conseil des ministres ?
C'était émouvant ! J'étais assise entre le ministre de l'Agriculture d’alors, Jacques Mézard, et Marlène Schiappa, secrétaire d'Etat à l'égalité entre les femmes et les hommes. On avait l'impression de faire une rentrée scolaire, avec de nouveaux visages mais surtout de nouveaux dossiers !
Le président a-t-il eu un mot pour chacun d'entre vous ?
Ce qui se passe en Conseil des ministres reste au Conseil des ministres ! Je vous dirai juste que c'était très émouvant. Nous sommes rentrés à l’Elysée en tant que société civile et société politique et on en est ressortis en tant que gouvernement. Une entrée en matière très intense. En tant que membres du gouvernement, on a vite compris qu’on se devait de redonner de l'espoir, de revoir le verre à moitié rempli. On a envie de redonner de la fierté à la France. Il y a une colère, on l'a entendue. Aujourd'hui, cette colère doit être transformée. On aura des confrontations, j'espère qu'il ne sera pas trop difficile d’aboutir à des consensus, mais l'idée est d’échanger, de créer et d'avoir des réponses pertinentes. J'espère que l'outre-mer sera fier de cette insulaire qui ne l’oubliera pas.
FXG, à Paris
 

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24 juin 2017 6 24 /06 /juin /2017 08:16
Un corps de métier encore appelé fumiste, en stationnement devant le palais Bourbon

Un corps de métier encore appelé fumiste, en stationnement devant le palais Bourbon

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24 juin 2017 6 24 /06 /juin /2017 08:14
L'accueil de Marine Le Pen par la presse... Et la veille, c'était pire encore avec Mélenchon

L'accueil de Marine Le Pen par la presse... Et la veille, c'était pire encore avec Mélenchon

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24 juin 2017 6 24 /06 /juin /2017 07:03

ITW Hélène Vainqueur-Christophe

"Nous ne sommes pas comme des députés de l'Hexagone"

Qu'avez-vous ressenti en retrouvant ces lieux ?

J'étais très heureuse de retourner à l'Assemblée. C'étaient des habitudes et surtout deux années intenses à travailler. J'ai même porté une loi ! Et puis, je suis heureuse de revenir, parce que nous avons vraiment besoin de députés qui puissent porter nos spécificités. Nous ne sommes pas comme des députés de l'Hexagone.

Soutenez-vous l'idée du groupe outre-mer ?

Ce serait cohérent d'avoir un groupe qui porterait notre différence. Ce n'est pas que nous voulions rester entre nous, mais les spécificités de l'outre-mer ne sont pas totalement perçues. Avec les moyens d'un groupe, nous pourrons porter les lois spécifiques outre-mer. Nous ne devons pas être figés, il faut que nous puissions défendre nos particularismes, spécificités. Pour autant, nous aurons à nous saisir de tous les textes. Nous n'allons pas nous ghettoïser et rester dans les textes spécifique à l'outre-mer. Mais à l' l'inverse, nous serions noyés dans un groupe politique.

On peut envisager un groupe ultramarin sans la Réunion ?

Ca se pourrait... Un groupe, ce n'est pas figé. Si ça fonctionne, on pourra y faire adhérer d'autres collègues. Il faut déjà pouvoir le constituer, ce n'est pas évident.

Ce groupe est-il possible ?

Chacun a ses intérêts de parti, ses intérêts politiques. Si l'outre-mer pouvait s'entendre pour être représentés, ce serait une bonne chose. Finalement, c'est quand je verrai les personnes dans ce groupe que je vais véritablement me positionner, tout en sachant que je reste socialiste.

La Corse, c'est un bon renfort ?

Oui, mais nous ne sommes pas dans la même dynamique, notamment au niveau des institutions.

 

 

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24 juin 2017 6 24 /06 /juin /2017 07:00
 Un député bushinengué

ITW Lénaïk Adam, député LREM

"N'importe quel Guyanais doit pouvoir travailler pour son pays sans procès"

Que ressentez-vous en étant le premier député bushinengué ?

C'est impressionnant et c'est aussi un honneur d'accéder à tout ça... C'est bien sûr historique, chacun en allant voté, a participé à l'édification de notre histoire en Guyane, donc forcément, c'est une joie. Mais il s'agit de l'élection d'un député guyanais à part entière et non totalement à part. Ca permet à toute la Guyane de se retrouver et de dire que tout un chacun, quels que soient son territoire, ses origines ou sa couleur de peau, peut être aussi élu député. Normalement, on ne devrait même pas évoquer ces questions si tout se passait correctement. N'importe quel Guyanais doit pouvoir travailler pour son pays sans procès.

Aurez-vous un regard particulier sur les Amérindiens comme votre prédécesseur Chantal Berthelot ?

Je ne suis pas là pour défendre ni un clan, ni un parti, ni un groupe, je suis là défendre tous les Guyanais, notamment ceux de la première circonscription et parmi eux, s'il y a des Amérindiens sur le territoire, c'est normal que je défende les préoccupations des Guyanais quand ils ont des problématiques, mais ça ne sera pas ciblé sur un groupe guyanais en particulier.

Quelle est votre feuille de route ?

Ma feuille de route sera de défendre ces accords de Guyane car c'est primordial. Nous nous sommes sacrifiés et on a souffert de ces moments-là, mais c'était indispensable et nécessaire. Donc, maintenant il faut se tourner vers l'application parce que ces accords méritent d'être appliqués et nous allons y travailler. Le candidat Macron s'est engagé à appliquer ces accords, nous sommes en droit de demander à ce que ça soit fait correctement.

N'avez-vous pas peur d'être un peu noyé dans la masse du grand groupe LREM ?

Non ! Au-delà de rester au sein du groupe et de faire des interventions dans l'hémicycle, il y a un travail de couloir à faire, un travail au niveau des ministères, un travail de réseau et j'ose croire que j'aurai beaucoup de facilités à ce niveau. J'ai déjà rencontré des ministres dans ce cadre, donc ça ne me préoccupe pas. Je vais être vigilant, être dans l'observation et agir en conséquence pour ne pas nuire aux éventuelles avancées des dossier guyanais.

Quelles garanties vous a donné LREM ?

Nous sommes toujours dans des discussions, des négociations mais je pense que je saurai m'imposer parce que la Guyane doit être considérée comme tous les territoires ultramarins et aujourd'hui, il faut clairement nous donner des garanties à ce niveau.

Propos recueillis par FXG, à Paris

 

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24 juin 2017 6 24 /06 /juin /2017 06:59
Groupe outre-mer en péril à l'Assemblée nationale

Le groupe outre-mer est mal parti

Olivier Serva, promoteur d'un groupe politique Outre-mer est revenu un peu bredouille de son rendez-vous avec Stanislas Cazelle, le conseiller outre-mer du président Macron. Même s'il assure qu'on saurait bientôt ce qu'il en serait, il a trop vite parlé de "délégation"... La délégation outre-mer existe déjà et c'est la présidence de ce groupe que viserait désormais le député LREM de Guadeloupe. Hélas pour lui, la présidence de la délégation est aussi dans la ligne de mire du modem réunionnais Thierry Robert... Du reste, personne ne semble vouloir siéger dans ce groupe outre-mer... Les deux députés polynésiens de l'UDI souhaitent siéger dans un groupe UDI ou LR. Le troisième, polynésien, Moetai Brotherson (indépendantiste), devrait rejoindre le groupe de la France insoumise. Ericka Bareigts qui rejoint le groupe PS refuse de se laisser "enfermer dans un groupe où l'on ne serait qu'entre soit et où l'on ne participerait pas au débat national" : "Je veux être présente sur tous les textes et privilégier une approche océanique des politiques nationales." Même son de cloche chez David Lorion (Réunion LR) qui voit d'un bon oeil l'intergroupe parlementaire, "sans vouloir pour autant la constitution d'un groupe politique outre-mer". Nadia Ramassamy (Réunion LR) ne dit pas autre chose et ajoute : "Nous avons beaucoup parlé tous les trois (David Lorion, Nathalie Bassire et elle, ndlr) de notre groupe LR..."

Plus grand monde pour siéger au groupe outre-mer

Si le Guyanais, Lénaïk Adam (LREM) qui n'arrive à Paris que ce jeudi, pourrait souscrire à l'idée d'Olivier Serva, son collègue Gabriel Serville (Parti socialiste guyanais) a clairement indiqué qu'il entendait siéger au groupe Gauche démocratique et républicaine qui devrait rassembler les élus du PCF et quelques ultramarins indépendants ou indépendantistes (les Martiniquais Bruno Nestor Azérot et Jean-Philippe Nilor en faisaient partie lors de la précédente législature). La France insoumise devrait aussi attirer d'autres élus d'outre-mer comme jean-Hugues Ratenon (qui doit voir Jean-Luc Mélenchon ce jeudi avant d'aller au palais Bourbon), voire Huguette Bello. Ces deux derniers ont d'ores et déjà été annoncés par la FI comme intégrés à leur groupe.

Quant aux trois autres élus de la Guadeloupe (Justine Bénin, Max Mathiasin et Hélène Vainqueur), s'ils se sont montrés ouverts à l'idée d'un groupe outre-mer, ils devaient se voir hier après-midi (avec le martiniquais Serge Létchimy) pour évoquer leur participation au groupe socialiste dans un sous-groupe outre-mer, avec une vice-présidence, une garantie de temps de parole et de proposition... Josette Manin (Martinique) n'est attendue que la semaine prochaine et pourrait bien, comme ses collègues guadeloupéens, s'apparenter socialiste.

Les deux élus Mahorais devraient se répartir entre PS et LR, tout comme l'élue de Saint-Martin LR, Claire Javois. Les déux députés calédoniens sont UDI et le suppléant d'Annick Girardin, PRG, est sans doute celui qui a le plus de choix devant lui... A ce compte-là, il ne reste pas grand monde pour siéger au groupe outre-mer...

FXG, à Paris

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24 juin 2017 6 24 /06 /juin /2017 06:56
Tractations à l'Assemblée

Les députés ont fait leur rentrée

Les députés élus dimanche dernier ont fait leur rentrée cette semaine au palais Bourbon. Premier arrivé, premier installé Olivier Serva qui a du gros pain sur la planche, monter un groupe outre-mer. Il a de la chance, les autres députés de la Guadeloupe le soutiennent.

Max Mathiasin et Hélène Vainqueur Christophe se sont présentés aux huissiers hier matin. Justine Bénin est arrivée mercredi mais on ne l'a pas vu. Les nouveaux ont effectué un parcours avec visite de l'hémicycle, de shooting photo et de démarches administratives avec la remise de la valise qui contient insigne, écharpe et carte de député...

Max Mathiasin qui se verrait bien à la commission des affaires économiques, a son idée sur ce groupe spécifique en chantier : "Il ne faut pas qu'il s'appelle le groupe outre-mer !" A l'instar de sa collègue de Trois-Rivières qui vise la commission des affaires sociales, il préfère les termes de "diversité, insularité, ruralité." Tout le monde ne marche pas... Max Mathiasin n'a pas "décelé une adhésion profonde de la part de Serge Létchimy". Le Martiniquais est arrivé peu après lui. Ils se sont salués, ont papoté et puis s'en va. "C'est difficile, poursuit M. Mathiasin, ça va jouer des coudes." Le groupe atteignait les 12 personnes hier midi. Hélas pour eux, le député de la Guyane, le REM Lénaïk Adam leur a glissé entre les pattes ; le bushinengué entend siéger dans le groupe présidentiel. Sans Lénaïk Adam, ils ne sont plus que 8 qui sont les quatre Guadeloupéens, le suppléant d'Annick Girardin, les députés PS de Mayotte et de Wallis-et-Futuna, peut-être le Martiniquais Bruno-Nestor Azérot attendu ce jour.

Aucun Réunionnais n'a marché. Aucun LR non plus. Hélène Vainqueur qui a passé deux ans au palais Bourbon, coache les nouveaux. Il faut attirer des troupes ! Olivier Serva. a marqué un gros point.... Un accord avec les trois régionalistes corses. Et, cerise sur le gâteau, Ils ont récupéré Jean Lasalle ! Il faut 15 députés pour faire un groupe, ils sont 12... Le groupe GDR (PCF et outre-mer) leur a piqué des clients. Huguette Bello de la Réunion et, probablement, le Martiniquais Jean-Philippe Nilor (les deux sont attendus ce jour) devraient faire comme le Guyanais Gabriel Serville, siéger au groupe GDR. En douce, les trois Corses font double-je. Ils ont passé le même accord avec GDR.

Josette Manin, la première femme députée de la Martinique (!) est attendue lundi. Le lendemain, les députés éliront leur bureau et leur président. C'est ce bureau qui confirmera lors de l'établissement du règlement intérieur à combien sera fixé le seuil minimum pour faire un groupe. Avec sept groupes et leurs temps de parole, les débats vont être sans fin... Le bureau pourrait être tenter de relever ce seuil à 20, voire plus... En coulisse, Victorin Lurel a préparé un plan B, un sous-groupe outre-mer avec une vice-présidence dans le groupe socialiste.

FXG, à Paris

 

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23 juin 2017 5 23 /06 /juin /2017 06:56
Le député Serva et son équipe dans l'allée qui conduit à l'Hôtel de Lassaye

Le député Serva et son équipe dans l'allée qui conduit à l'Hôtel de Lassaye

La rentrée du député Serva

Olivier Serva est arrivé à l'Assemblée nationale à la tête d'une véritable cohorte, hier matin. Le nouveau député de la première circonscription de la Guadeloupe était accompagné de sa suppléante, Marlène Miraculeux-Bourgeois, maire de Capesterre de Marie-Galante, de sa femme et de ses enfants, d'une cousine, du secrétaire général d'Eko Zabym, d'amis, de son assistant parlementaire, Raphaël Lapin et encore de l'élue pointoise Tania Galvani et encore Axelle Corosine. Dans l'allée qui dessert l'hôtel de Lassay,lieu de la présidence du palais Bourbon, Olivier Serva n'a pu cacher son émerveillement d'autant plus que ce 21 juin était le jour de son anniversaire !

Le successeur d'Eric Jalton sait qu'il lui sera facile d'être meilleur que lui tant l'absentéisme d'Eric Jalton n'a cessé d'être pointé du doigt par les spécialistes de la presse parlementaire. "Je serai forcément meilleur que lui", a-t-il confié avec une pointe d'humour, tout en ajoutant gravement : "Je veux répondre à la tâche de façon sérieuse et agir efficacement."

FXG, à Paris

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23 juin 2017 5 23 /06 /juin /2017 06:14
Valérie Pecresse, président LR de la Région Ile-de-de-France, entourée de Farida Adlani, vice-présidente en charge du social, de la santé et de la famille, et le Guadeloupéen Patrick Karam, vice-président en charge de la jeunesse, des sports et des associations

Valérie Pecresse, président LR de la Région Ile-de-de-France, entourée de Farida Adlani, vice-présidente en charge du social, de la santé et de la famille, et le Guadeloupéen Patrick Karam, vice-président en charge de la jeunesse, des sports et des associations

La Région Ile de France débloque 2 millions contre la drépanocytose

La drépanocytose est avec le sida, au coeur de la politique de santé de la Région Ile de France. Lundi, à l'occasion du lancement de la semaine mondiale de la drépanocytose, la présidente de Région Valérie Pécresse a annoncé le déblocage de 2 millions d'euros pour la recherche en thérapie génique, dont 700 000 fléchés pour la seule drépanocytose. Le vote de cette subvention doit avoir lieu ce mois de juillet. Ces fonds devraient permettre de financer six à dix post-doctorants par an et retenir ou faire revenir deux chercheurs en leur offrant une chaire d'excellence. En mars dernier, l'équipe du docteur Marina Cavazzana, de l'hôpital Necker - Enfants malades, a permis de guérir par thérapie génique un enfant. "Guérison complète, a confirmé mardi le professeur Arnold Munich (photo ci-contre), président de l'institut Imagine.

Un plan prévention jeunesse

A côté de cette enveloppe, la Région a décidé d'allouer 23 000 euros à l'association pour l'information et la prévention de la drépanocytose (APIPD), présidée par la Martiniquaise Jenny Hipocrate (photo ci-contre). Un plan de prévention santé jeune est également prévu pour ce second semestre avec l'agence régionale de santé et le rectorat. Il s'agit encore de fiancer l'accès aux bases de loisir régionales aux familles d'enfants malades, mais également l'accès au sport par des conventions signées avec les ligues et fédérations sportives, dont celle de golf à l'occasion de la "Rider cup". Enfin, sur le terrain économique, la Région entend rappeler aux entreprises que la drépanocytose étant une maladie invalidante, les patients sont éligibles aux 6 % d'emploi aidés pour cause de handicap.

FXG, à Paris

Pour un dépistage néonatal universel expérimental

La drépanocytose qui touche en France principalement les enfants d'Antillais, de Guyanais, de Maghrébins et d'Africains, est concentrée à 60 % parmi la population de la région parisienne, soit environ 9 000 patients sur les 16 000 dans l'ensemble du pays. Chaque année, 250 nouveaux cas sont recensés en Ile-de-France. Et c'est en raison de ces chiffres que Valérie Pécresse, plaide auprès des autorités de santé pour un dépistage néonatal universel expérimental. "Il s'agit, a expliqué le Pr Munnich, d'éviter le dépistage au faciès". Les réticences que provoque ce type de dépistage est responsable d'oubli qui peuvent conduire à ne pas diagnostiquer certains nouveaux nés et quelque fois à leur mort prématurée. Reste que cette décision appartient au ministère de la Santé.

Drepacare, une appli pour les malades

Elles sont trois jeunes filles âgées de 26 à 29 ans, Laetitia, Anouchka et Meryem, qui se sont rencontrées en mastère nutrition et santé humaine à Paris 13, et elles viennent de créer une appli mobile de prévention et d'information de la drépanocytose. Destinée aux malades et à leurs accompagnants, l'appli propose un suivi quotidien nutrition santé, un suivi douleur et hosptalisation et un suivi traitement. Meryem Aït-Zerban est déjà docteur en pharmacie ; Anouchka Kponou, ingénieure en biotechnologie au Bénin, mention nutrition ; et la Martiniquaise Laeitia Defoi, infirmière et... drépanocytaire. "On ne pouvait pas rester indifférente à ce que Laetitia traverse, raconte Meryem, il fallait qu'on agisse...." "On a voulu être innovante", complète Anouchka. En lieu et place de leur stage de mastère, elle ont proposé leur projet d'entreprise. Drepacare a été lancé le 19 juin sur playstore en attendant sa disponibilité prochaine sur applestore.

drepacare@gmail.com

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