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4 juin 2017 7 04 /06 /juin /2017 05:05
Me Lingibé devant les sages du Conseil Constitutuionnel le 23 mai dernier

Me Lingibé devant les sages du Conseil Constitutuionnel le 23 mai dernier

La Guyane est exclue du principe de laïcité

Le Conseil Constitutionnel a rendu vendredi 2 juin sa décision concernant la prise en charge de la rémunération des prêtres par la Collectivité territoriale de Guyane (CTG). Après cinq ans de batailles juridiques entamée s par l'ancien président du Conseil général, Alain Tien-Liong et poursuivie par l'actuel président de la CTG, Rodolphe Alexandre, la décision rendue hier matin écarte tous les griefs soulevés par la CTG et l'association France sans concordat (venue en renfort de l'action de la CTG : les prêtres catholiques continueront donc d'être rémuérés par la Collectivité publique et l'impôt des contribuables guyanais.

Le premier argument des demandeurs était le principe d'égalité devant la loi. Réponse des sages de la rue Montpensier : "Le principe d'égalité ne s'oppose ni à ce que le législateur règle de façon différente des situations différentes ni à ce qu'il déroge à l'égalité pour des raisons d'intérêt général..."

Deuxième argument : la méconnaissance du principe de libre administration des collectivités territoriales. Là encore le Conseil constitutoonnel l'écarte en vertu de l'article 72 de la Constitution qui précise que "si les collectivités territoriales s'administrent librement par des conseils élus, chacune d'elles le fait dans les conditions fixées par la loi."

Troisième argument : si les collectivités se voient imposer des dépenses par l'Etat, celui-ci doit compenser financièrement. Ecarté au motif "de la faible importance des dépenses mises à la charge de la CTG" (1 million par an) et que le transfert de compétences prévu par la loi du 13 avril 1900 est intervenu avant l'entrée en vigueur de la loi constitutionnelle du 28 mars 2003.

Quatrième grief : la méconnaissance du principe de laïcité qui figure au nombre des droits et libertés que la Constitution garantit. Le Conseil constitutionnel l'écarte aussi : "Il ressort tant des travaux préparatoires du projet de la Constitution du 27 octobre 1946 relatifs à son article 1er que de ceux du projet de la Constitution du 4 octobre 1958 qui a repris la même disposition, qu'en proclamant que la France est une « République ... laïque », la Constitution n'a pas pour autant entendu remettre en cause les dispositions législatives ou règlementaires particulières applicables dans plusieurs parties du territoire de la République lors de l'entrée en vigueur de la Constitution et relatives à l'organisation de certains cultes et, notamment, à la rémunération de ministres du culte." La loi de 1905 sur la laïcité n'est donc pas applicable en Guyane !

Le Conseil Constitutionnel a donc décidé que l'ordonnance royale de Charles X et la loi de finance de 1900 sont conformes à la Constitution. Aussi aberrant que cela paraisse !

FXG, à Paris

 

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3 juin 2017 6 03 /06 /juin /2017 11:16

Le concours "Architecture & Patrimoine" s'ouvre aux Outre-mer

Organisé par Maisons Paysannes de France depuis 1985, le concours "Architecture & Patrimoine" s'adresse à tous ceux qui ont restauré, agrandi, adossé une construction contemporaine près d'un bâti ancien. Pour la première fois cette année, une attention particulière sera portée aux candidatures issues des régions d'outre-mer en vue de la création d'un prix spécifique si le nombre et les conditions sont réunies.

Les projets lauréats récompenseront des propriétaires passionnés et aideront à sensibiliser le grand public aux sujets de la préservation du patrimoine rural bâti et paysager, des qualités thermiques et architecturales des maisons traditionnelles, à l'aménagement des territoires ruraux, à l'utilisation des matériaux et des techniques de restauration adaptés à la rénovation énergétiques du bâti ancien.

Les candidatures sont ouvertes jusqu'au 15 juin.

FXG, à Paris

http://www.maisons-paysannes.org/actions/concours/

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2 juin 2017 5 02 /06 /juin /2017 06:50
Patrick Lecante à la Défense le 31 mai 2017

Patrick Lecante à la Défense le 31 mai 2017

La Guyane a besoin de 200 miilions d'euros pour l'eau et l'assainissement

Le maire de Montsinéry-Tonnégrande, Patrick Lecante, a participé au conseil d'administration du Comité National de l'Eau, qui s'est déroulé à la Défense (92) mercredi 31 mai.

A l'ordre du jour, essentiellement, la préparation de la 11e génération des programmes des intervention des agences de l'eau.

En l'absence d'agence de l'eau dans chacun des territoires d'Outre-mer, la Guyane bénéficie de la solidarité inter-bassin. A ce titre, Patrick Lecante est intervenu pour rappeler les forts besoins en adduction d'eau potable, c'est-à-dire l'accès à l'eau pour tous : "Entre 25 et 35 % de la population guyanaise n'a pas accès à l'eau et ce besoin d'investissement lourd représente 200 millions d'euros. Il faut donc que la préparation de ce 11e plan tienne compte de ce besoin de rattrapage pour que l'accès à l'eau qui est un droit constitutionnel soit aussi respecté en Guyane." M. Lecante a plaidé pour qu'à la faveur du mouvement social de mars et avril, la Guyane soit éligible au titre du budget de l'Etat, notamment du ministère de la Transition écologique et solidaire, et des financements européens spécifiques.

Actions de résilience et observatoire des crues

"Dans les accords de Guyane signés fin avril, rappelle Patrick Lecante, la problématique de l'eau n'est pas fléchée stricto sensu, mais elle est présente en filigrane puisqu'elle relève aussi des besoins du territoire pour son développement propre, de même que la politique de l'assainissement fluvial." Ce point était également à l'ordre du jour du conseil d'administration, alors même que l'île de Cayenne a été touchée par des innondations ces derniers jours. "Cela implique la mise en oeuvre d'actions de résilience, poursuit l'élu, c'est-à-dire non seulement se mettre à l'abri, mais aussi mettre les biens à l'abri, ce qui n'a pas du tout été fait..."

C'est donc un plan exceptionnel contractualisé entre l'Etat, l'Europe et la CTG qu'il faudrait pour que le cycle de l'eau en Guyane fonctionne comme dans n'importe quel autre territoire de l'Hexagone.

Une mention a été faite quant à la nécessité d'améliorer la coopération transfrontalière en matière de lutte contre les inondations du Maroni et de L'Oyapock, en développant l'observation des phénomènes de crues en lien avec les Affaires étrangères.

Enfin, un rappel a été fait pour indiquer que si la Guyane contribue à l'amélioration des masses d'eau brute de qualité au niveau national, ces masses d'eau brute sont dans le même temps polluées par l'action de l'orpaillage clandestin.

FXG, à Paris

Des subventions sous-évaluées

La veille à l'Office national de l'eau et des milieux aquatiques (ONEMA), intégrée désormais à l'Agence de Biodiversité (AFB), Patrick Lecante a pu faire le point des financements acquis pour la Guyane en 2017. La subvention s'élève à 6,277 millions pour un investissement en eau potable et assainissement estimé à 21 millions. Sont concernés Awala-Yalimapo, Iracoubo, Papaïchton, l'agglo de Cayenne (CACL), Maripasoula, Saint-Laurent-du-Maroni, Mana et Saint-Georges-de-l'Oyapock. "Tout le territoire est visé, résume Patrick Lecante, pour des travaux qui vont de l'extension des stations d'épuration d'Iracoubo jusqu'à la mobilisation de ressources en eau potable pour Maripasoula. Nous sommes sur toute la palette du grand cycle de l'eau et pour permettre un réel rattrapage la subvention aurait dû être multipliée par trois ou quatre pour rentrer dans l'épure des besoins identifiés à hauteur de 200 millions d'euros." A Grand Santi par exemple, il faudrait mobiliser 10 à 15 millions d'euros pour que ce territoire bénéficie d'un service public de l'eau.

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2 juin 2017 5 02 /06 /juin /2017 05:47

Une proposition de loi pour indemniser les victimes du chlordécone

L'Assemblée nationale a publié mercredi 31 mai la proposition de loi déposée le 10 mai dernier par les députés Olivier Faure, Victorin Lurel, Gabrielle Louis-Carabin, Ibrahim Aboubacar, Boinali Said, Serge Letchimy, Napole Polutélé et les membres du groupe socialiste, écologiste et républicain et apparentés. Il s'agit Cette proposition vise à la création d’un fonds d’indemnisation des victimes du chlordécone et du paraquat en Guadeloupe et en Martinique.

La proposition de loi qui contient neuf articles vise à créer "un dispositif de prise en charge de la réparation intégrale des préjudices des personnes atteintes de maladies liées à l’utilisation du chlordécone et du paraquat, que ces maladies soient ou non d’origine professionnelle, par la création d’un fonds d’indemnisation." Le fonds serait alimenté par l’attribution d’une partie de la taxe sur les produits phytopharmaceutiques, une contribution de l’Etat via la loi de finances, une contribution de la branche accidents du travail et maladies professionnelles du régime général de la sécurité et les produits de dons et de legs.

Sa gestion sera assurée par la Caisse centrale de la mutualité sociale agricole. Une Commission médicale autonome étudiera les demandes et une Commission scientifique autonome rendra un avis sur l’existence d’un lien direct entre l’utilisation du chlordécone et du paraquat et son incidence sur la pollution des sols et des rivières.

Le délai de prescription pour recourir à ce fonds est fixé à trente ans.

Reste que rien n'oblige les futurs députés élus le 18 juin prochain à la défendre.

FXG, à Paris

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1 juin 2017 4 01 /06 /juin /2017 05:29

CHAR : la mission attendue avant la fin de cette semaine

Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé, et Annick Girardin, ministre des Outre-mer, ont annoncé mardi par un communiqué de presse leur décision d'envoyer "avant la fin de cette semaine une mission d’expertise en ressources humaines au Centre Hospitalier André Rosemond de Cayenne (CHAR)".

Si les noms des membres de cette délégation n'ont pas été révélés, le cabinet d'Annick Girardin a précisé à France-Guyane que "la délégation sera(it) composée d'un expert spécialiste des ressources humaines et des organisations hospitalière et d'un inspecteur général des affaires sociales spécialisé sur la Guyane". C'est à ces deux personnes qu'il appartiendra d’évaluer les besoins de personnel médical et paramédical du CHAR. Agnès Buzyn et Annick Girardin indiquent encore que "cet état des lieux permettra de répondre efficacement aux préoccupations des personnels de santé de Cayenne afin d'assurer une meilleure prise en charge des patients". Dans leur communication, les deux ministres prennent soin de qualifier le CHAR de "centre hospitalier de référence en Guyane".

La mission avait été annoncée dès vendredi dernier par le sénateur Antoine Karam. Ce dernier avait indiqué qu'après ses sollicitations des différentes instances nationales responsables, une réunion interministérielle devait se tenir lundi 29 mai à Paris. En fait aucune réunion ne s'est tenue ni à l'Elysée, ni à Matignon, ni au ministère des Outre-mer, ni à celui des Solidarités et de la Santé, il n'y a eu, indique la rue Oudinot, que des échanges entre les ministères de la Santé et des Outre-mer.

A noter que si le communiqué de presse a été aussitôt publié sur le site internet des Outre-mer, il n'en était toujours pas fait mention sur celui du ministère de la Santé mercredi. Voilà une nouvelle ministre de la Santé qui semble encore ignorer l'importance de considérer la Guyane en particulier et les outre-mer en général.

FXG, à Paris

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30 mai 2017 2 30 /05 /mai /2017 05:35
Le cabinet d'Annick Girardin

Nominations à Oudinot

Le Journal officiel a publié samedi la composition du cabinet d'Annick Girardin. Il confirme la nomination de Dominique Sorain à sa tête. Son adjoint, Brice Blondel est un habitué des lieux puisqu'il était déjà présent dans les cabinets de Victorin Lurel et George Pau-Langevin.

Annick Girardin a gardé le même conseiller spécial qu'elle avait au ministère de la Fonction publique, Eddy Aïtt, conseiller régional d'Ile-de-France. Son chef de cabinet, chargé des relations avec les parlementaires, est Eric Cayol. Ce natif de Fort-de-France a été sous-préfet en charge de la cohésion sociale en Guyane et sous-préfet de Château-Thierry. Dans une vie antérieure, il est passé par le groupe Hayot (ressources humaines). Le chef de cabinet adjoint, Yohan Wayolle, était le conseiller Outre-mer et affaires réservées d'Annick Girardin à la Fonction publique (il était auparavant l'assistant parlementaire de la députée verte Laurence Abeille). Il est en charge des affaires réservées, du développement durable, des transports et des affaires maritimes.

Quatre conseillers complètent le cabinet : Henri Soupa, conseiller chargé de la communication, de la presse et de la culture (il était déjà le conseiller presse d'Annick Giardin à la Fonction publique) ; Gaëlle Nerbard, conseillère chargée des affaires sociales, du travail, de l'emploi, de la santé et de la jeunesse. Elle a été membre du Haut conseil à l'égalité, cheffe du département de la cohésion sociale, de la santé, de l’éducation et de la culture du ministère des Outre-mer.

Rémi Bastille, énarque qui a été sous-préfet en Corse et chef-adjoint de cabinet du Premier ministre (2014-2017), est chargé des affaires régaliennes, institutionnelles et de la sécurité. Enfin, Sébastien Eugène, président de la fédération régionale des Hauts-de-France et maire-adjoint de Château-Thierry, est chargé des affaires économiques, des entreprises, de la fiscalité et des questions budgétaires. Le Premier ministre ayant limité à 10 le nombre de membres du cabinet d'un ministère, Annick Girardin peut encore nommer une personne.

FXG, à Paris

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25 mai 2017 4 25 /05 /mai /2017 05:54
Me Lingibé, Rodolphe Alexandre et Alain Tien-Liong à la sortie du Conseil constitutionnel mardi matin

Me Lingibé, Rodolphe Alexandre et Alain Tien-Liong à la sortie du Conseil constitutionnel mardi matin

La rémunération du clergé catholique de Guyane au Conseil constitutionnel

Le Conseil constitutionnel dira le 2 juin si la CTG doit ou non continuer à consacrer 1 million d'euros par an pour rétribuer le clergé catholique.

Ensemble, Rodolphe Alexandre, président de la CTG, et Alain Tien-Liong, dernier président du Conseil général, se sont rendu au Conseil constitutionnel mardi matin pour une question prioritaire de constitutionnalité (QPC). Au menu de cette audience la conformité des articles 36 de l'ordonnance du 27 août 1828 relative au gouvernement de la Guyane et 33 de la loi de finances du 13 avril 1900. L'ordonnance de Charles X précise : "Le gouverneur veille au libre exercice et à la police extérieure du culte, et prévoit à ce qu'il soit entouré de la dignité convenable." La loi de finance de 1900 a transféré à la colonie (devenue en 1946 département) "des dépenses obligatoires parmi lesquelles figure la rétribution du clergé catholique".

La croisade contre la rétribution des prêtres par le contribuable guyanais, via la collectivité territoriale, a été entamée en 2012 par Alain Tien-Liong. Il avait même gelé un temps les sommes dues au clergé avant de devoir faire marche arrière. Finalement, le tribunal administratif de Cayenne puis le conseil d'Etat ont ordonné la transmission de cette QPC au Conseil constitutionnel dans la mesure où contrairement à ce qui avait été alors avancé par le préfet, il ne s'agit pas d'un texte règlementaire, mais d'un texte législatif relevant de la compétence du Conseil constitutionnel.

Après trois quarts d'heure d'audience, surprise à l'arrivée, le représentant du Premier ministre, M. Pottier, a demandé un non lieu à statuer. "C'est un rétropédalage, a déclaré Me Lingibé, conseil de la CTG. Le non lieu demandé signifie que le Premier ministre revient sur des dispositions que son propre collaborateur, le préfet de la Guyane, avait défendu, à savoir le caractère législatif du texte. Si c'est un texte réglementaire, ça reviendra devant le conseil d'Etat qui l'annulera." En effet, le rapporteur public du conseil d'Etat avait déjà très clairement dit qu'il s'agissait d'une inconstitutionnalité grossière.

Un texte anachronique et discriminatoire

"Je rappelle, poursuit Me Lingibé, que c'est un texte qui a près de deux siècles et dont le fondement juridique repose sur le fait que la Guyane est une terre de mission..." "On se moque de la citoyenneté à l'intérieur même de la Guyane qui serait considérée comme un territoire d'évangélisation, renchérit le président Alexandre, donc avec une problématique de civilisation, ce qui paraît totalement anachronique." Un anachronisme renforcé par le fait que jamais n'a été prise en compte la loi de 1905 sur la séparation des Eglises et de l'Etat. "C'est inadmissible, insiste Rodolphe Alexandre, tant au niveau de la République que de la laïcité et du contexte actuel. Cette loi est complètement obsolète." A la différence de l'Alsace et de la Moselle où les ministres de toutes les confessions religieuses sont rétribués par l'Etat, en Guyane, c'est la collectivité qui paie et seulement les prêtres. "Comment expliquez-vous, demande Me Lingibé, que vous payiez uniquement des membres du clergé catholique, à l'exclusion de toute autre confession religieuse, sur un motif qui n'est pas d'intérêt général ?" "Nous comptons sur le Conseil constitutionnel, indique Alain Tien-Liong, pour comprendre que la laïcité doit s'appliquer partout et que l'administration de la CTG doit se dégager de cette charge qui ne relève pas de l'action publique et qui doit être prise en compte par la confession elle-même ou par le Vatican." Pour bétonner ses arguments, la CTG s'est appuyée sur l'article 72 de la Constitution sur la libre administration des collectivités. Délibéré le 2 juin.

FXG, à Paris

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25 mai 2017 4 25 /05 /mai /2017 05:44
A la tribune de la salle Colbert de l'Assemblée nationale, le maire de Marly-le-Roi, le président du CNMHE, frédéric régent, Vivane et Serge Romana, du CM98, et Patrick Karam, vice-président de la Région Ile-de-France

A la tribune de la salle Colbert de l'Assemblée nationale, le maire de Marly-le-Roi, le président du CNMHE, frédéric régent, Vivane et Serge Romana, du CM98, et Patrick Karam, vice-président de la Région Ile-de-France

23 mé

Depuis le vote de la loi égalité réelle Outre-mer, la date du 23 mai, au même titre que celle du 10 mai, est inscrite au calendrier républicain des commémorations en tant que "journée nationale en hommage aux victimes de l'esclavage".

"Nous avons rencontré la République, a déclaré mardi Serge Romana, président du CM98, à l'Assemblée nationale, mais nous avons aussi rencontré l'Afrique qui est en nous." Dix-neuf ans après la marche du 23 mai 1998 à Paris, qui avait révélé l'émergence d'une conscience de descendants d'esclave, Viviane et Serge Romana, fondateurs du CM98, puis à l'origine de la fondation Esclavage et réconciliation, ont parcouru "un chemin sinueux et plein d'embûches, mais le seul qui mène à la réconciliation". Au sein même du Comité national pour la mémoire et l'histoire de l'esclavage (CNMHE), la question du 23 mai a fait long feu puisque si Françoise Vergès présidente de 2009 à 2012, puis Frédéric Régent, président depuis septembre 2016, ont toujours soutenu la démarche du CM98, la présidente Myriam Cottias (2012-2016) y était viscéralement opposée. "Aucune politique mémorielle, a martelé Serge Romana, ne se fera sans les entrepreneurs de mémoire."

Pour marquer cette journée nationale, le CM98 a convié mardi matin à l'Assemblée nationale, tous ceux qui ont oeuvré avec lui à cette reconnaissance. On a pu voir aussi bien l'ancien Premier ministre du Bénin, Lionel Zinsou (préfigurateur de la fondation pour la mémoire de l'esclavage), que Bernard Hayot, Eric de Lucy, François Pupponi, député de Sarcelles, Stéphane Peu et Jacqueline Davilla, maires adjoints de Saint-Denis, George Pau-Langevin, ancienne ministre et députée de Paris, Patrick Karam, vice président de la Région Ile de France, Gérard Bally et une partie de l'équipe d'Eurodom, Jean-Michel Martial, président du CReFOM, Daniel Dalin, président du Collectifdom, le prince d'Abomey, Philippe Lavil ou Mariann Mathéus...

20 lanné konba

Il a longuement été question du débat parlementaire au Sénat en décembre dernier, qui a failli faire avorter la reconnaissance de la date du 23 mai à la suite d'un amendement du sénateur de la Guadeloupe, Félix Desplan, au point que Serge Romana avait du entrer en grève de la fin pour faire pencher la balance. A noter d'ailleurs l'absence dont s'est plaint le président Régent, de la directrice des programmes du CNMHE, Angèle Louviers qui justement n'avait pas hésité à critiquer l'attitude du président du CM98 sur les réseaux sociaux et le choix de sa date...

"20 lanné konba ont apporté la certitude que la République est une conquête de tous les jours, que la mémoire n'est pas une question de passé, mais de politique mémorielle d'où l'institutionnalisation du 23 mai."

Reste que si le président de la République honore de sa présence la cérémonie du 10 mai, la journée d'hommage aux victimes de l'esclavage reste encore un peu orpheline ainsi que l'a rappelé le député de Sarcelles qui en appelle à la présence au moins de ministres.

A la question, Y a-t-il trop de dates ? Frédéric Régent a répondu : "Il n' y a jamais trop de dates pour rappeler cette histoire." Puis il a énuméré les neufs dates emblématiques de l'histoire de l'esclavage et de ses abolitions (du 4 février au 20 décembre) avant de comparer les époux Romana à Beate et Serge Klarsfeld pour leur rôle dans la mémoire de la Shoah. Avant d'ouvrir le débat aux témoignages, Serge Romana a lancé haut et fort : "Aucune autorité terrestre ne peut nous dire quand et où honorer nos aïeux !"

FXG, à Paris

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24 mai 2017 3 24 /05 /mai /2017 05:51
Le come back de Cyril Cinélu

Cyril Cinélu revient pour la fête des mères

Onze ans après avoir été découvert dans l'émission de TF1, "Star Academy", le chanteur Cyril Cinélu revient avec un single deux titres pour la fête des mères, "Depi konbien lanné" et "Mil fwa mési". "Depuis 2011, raconte le Martiniquais, je travaille sur ce projet avec Frédéric Wurtz. A l'époque, j'ai proposé une mélodie à Jocelyne Béroard qui a écrit les paroles, mais j'avais laissé le texte de côté... Et puis, je me suis relancé, suis entré en studio et tout a démarré de là." Depuis un clip a été tourné (sous la direction artistique de Mike Fédée), a été vu plus de 140 000 fois et partagé 4300 fois uniquement sur la page facebook de Martinique 1ère. Nul doute que le koudmen de Jocelyne n'est pas étranger à ce succès. Cyril et Jocelyne, c'est une histoire ancienne, puisque la chanteuse de Kassav était sa marraine musicale dans l'émission Zoukamine Futurstar sur ATV dont il sortit second en 2004.

Après sa victoire à la Star Ac 2006, Cyril a fait une tournée d'un an et sorti un album, "Jusqu'à moi" chez Universal music. "Je n'ai pas rencontré le succès espéré, du coup, je suis parti vivre à Londres où je me suis mis dans l'enseignement, mais aussi dans la musique..." En 2014, il rentre en France, enseigne l'anglais, mais travaille également avec le chorégraphe Kamel Oualli dans Le Grand Bal Masqué de Versailles.

Accompagné de Stéphane Castry (basse) et Taoufik Farah (guitare), il interprète "Depi konbien lanné", titre qu'il consacre à la fête des mères. "On a voulu se metre dans la tête d'un jeune en prison qui parle à sa maman." Avec Frédéric Wurtz, ils ont arrangé le tout en une "balade tranquille".

FXG, à Paris

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23 mai 2017 2 23 /05 /mai /2017 06:45
La deuxième étoile... Bientôt

L'affiche de "La deuxième étoile" à Cannes

L'affiche de "La deuxième étoile" de Lucien Jean-Baptiste a fait une apparition fugace à Cannes. Lucien Jean-Baptiste et toute l'équipe de "La première étoile" étaient au studio de cinéma de Bry-sur-Marne, il y a une quinzaine de jours pour cette suite tant attendue. Tournage top secret, sous haute protection ! A défaut de photos de tournage, le réalisateur a bien voulu faire fuiter... l'affiche provisoire, en anglais. "En direct de Cannes, précise Lucien Jean-Baptiste. Pas moi, l'affiche !"

FXG, à Paris

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