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17 mai 2017 3 17 /05 /mai /2017 03:22
Les rhumiers français séquestrent leurs cotisations à l'INAO

Les rhums refusent de financer le pinard

Alors que l'Institut national des appellations d'origine (INAO) s'apprête à lancer les appels à cotisation, les rhumiers des DOM regroupés au sein du Conseil Interprofessionnel du Rhum Traditionnel des Départements d'Outre-Mer (CIRT-DOM) ont décidé un boycot au moment où la Réunion, la Guyane et la Guadeloupe doivent pour la première fois cotiser à cet organisme certificateur. En cause leur représentation au sein du Comité national des vins et boissons alcoolisées de l’INAO. Ce comité ne comprend que cinquante membres (quarante représentants issus de la production ou du négoce qui émanent des Comités régionaux et dix personnes qualifiées. Les rhumiers français avaient demandé d'avoir un représentant au moins pour chaque DOM. Or, une seule personne, la Martiniquaise Claudine Vernant-Neisson, au titre de personalité qualifiée, doit représenter toute la filière pour les cinq ans à venir.

La filière rhum des DOM (IG et AOC) produit près de 230 000 hectolitres d'alcool pur (hap) se plaçant ainsi après le cognac (790 000 hap), mais loin devant le calvados (20 000 hap) ou l’armagnac (15 000 hap), elle a donc "toute légitimité" à siéger correctement au sein du Comité national de l’INAO, estime le président du CIRT-DOM, Jean-Claude Cantorne.

Derrière cette question de représentativité se cache une question financière. "Cinquante membres, issus majoritairement du vin, peuvent voter une hausse de cotisation qui est moins élevée pour les vins que les spiritueux, estime en off, un acteur de la filière, ce qui fait que le monde des spiritueux finance le vin."

Voilà pourquoi, le conseil d'administration du CIRT-DOM en février dernier, devant le représentant de l’Inao et du ministère de l’Agriculture, a décidé à l'unanimité de placer sous compte séquestre les droits INAO à la Caisse des dépôts et consignations, jusqu’à ce qu’une solution sur la représentativité de la filière soit trouvée. Ce dossier attend le successeur de Stéphane Le Foll au ministère de l'Agriculture.

FXG, à Paris

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16 mai 2017 2 16 /05 /mai /2017 05:02
Mai 1967 à Paris

Les commémorations de mai 1967 ont démarré dans l'Hexagone

Le collectif "Doubout pou mé 67" a lancé ce week-end en Région parisienne le cycle de commémorations des événements qui ont traumatisé les Guadeloupéens les 26 et 27 mai 1967 à Pointe-à-Pitre. Ce collectif rassemble la plupart des groupes à peau d'Ile-de-France, tel Choukaj, Vibwasyon a mas, Miyo, Mas libérasyon, Mas mélé, Mas Ayio, Ms an bistan, Karibean mas, Eritaj, mais également les autres mouvements culturels de la Guadeloupe comme Akiyo, Voukoum, Mas ka klé. Samedi soir à Saint-Denis, Moïse Mayoute, le président d'Akyio a participé à une projection débat en présence d'un nombreux et jeune public. Tony Mango, militant de la langue créole et l'un des responsables du collectif a rappelé la finalité de ces commémorations qui se résume à trois mots : vérité, justice, réparation. Célio Siber a exposé les conséquences psychologiques de ces événements meurtriers dans l'inconscient collectif guadeloupéen, à savoir un stress post-traumatique ayant souvent conduit au déni ou à la culpabilisation. Moïse Mayoute est revenu sur les conséquences sociales et politiques et l'importance des mouvements culturels qui portent cette mémoire.

Dimanche, les groupes à peau ont déboulé de la République à Nation sous le thème, "lymiè pou lézansyen".

Le 24 mai, c'est la CGT DOM qui organise à Montreuil une conférence débat en lien avec le collectif Doubout pou mé 67". Le 26 mai au soir, place de la République, ce sera une veillée d'hommage aux victimes et enfin, le 27 mai, ce sera une nouvelle marche "pour la vérité, la justice et les réparations". Pour cette occasion, tous les groupes à peau seront mobilisés, mais également des syndicats (Union syndicale solidaire, CGT DOM, CNT, Syndicat des travailleurs corses, Union syndicale des travailleurs kanaks et exploités, et encore les associations Comité d'organisation du 10 mai, Sortir du colonialisme, le CRAN, le MIR, la fondation Frantz-Fanon...

A chaque fois, une pétition pour la vérité, la justice et les réparations sera mise à disposition (change.org mai 67 en Guadeloupe, 50 ans et après).

FXG, à Paris

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15 mai 2017 1 15 /05 /mai /2017 04:57
René Gustave de la COGUMER à la foire de Paris

René Gustave de la COGUMER à la foire de Paris

La COGUMER référencée chez Casino dans l'Hexagone

René Gustave, chef de projet "La cuisine de Lucette", vient de décrocher le référencement des productions de la COGUMER par la chaîne Casino dans l'Hexagone. Jusqu'alors, leurs produits n'étaient écoulés qu'en Martinique, Guadeloupe et Guyane. La COGUMER emploie 65 personnes dont une vingtaine qu'elle a recruté pour l'ouverture de sa nouvelle usine en février 2016. "Nous avons une production de 375 kilos à l'heure, une chambre froide de stockage de 300 tonnes de produits finis ; nous avons toute latitude pour écouler nos produits dans le monde entier." Un an plus tard, les produits COGUMER sont dans les magasins Casino. C'est le fruit de sa participation aux salons professionnels du SIAL à Villepinte et du SIRH à Lyon.

Dans le cadre de ce lancement René Gustave est venu à la foire de Paris, la semaine dernière, présenter et faire goûter "les délicieuses saveurs des recettes à base de poissons sauvages de Guyane". "C'est la poursuite de l'opération commerciale que nous avons lancée en mars avec Casino à Paris, Lyon, Marseille, Cannes..."

Un premier container a été positionné au Havre dans un entrepôt frigorifique pour être prêt à répondre aux besoins des clients intéressés. René Gustave a d'ores et déjà établi un programme de trois containers dans les trois mois à venir. "Nous avons des distributeurs intéressés par de gros volumes. D'ici la fin de l'année sur l'Hexagone, nous en serons à une quinzaine de containers."

Casino n'est qu'une première étape. "Nous ne nous interdisons rien. Nous sommes approchés par de nombreux distributeurs de l'Hexagone, mais aussi du Proche-Orient et du Maghreb." Cette production guyanaise est une véritable innovation jugée "porteuse" par ses prospects. Recettes naturelles, sans gluten, sans colorants, 70 % de filets de poissons et des condiments. croupia, machoiran ou acoupa, le poisson est issu de la production locale. Le produit de la pêche artisanale est livré dans une première usine à Cayenne avant d'être transformé dans la deuxième au Larivot.

FXG, à Paris

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15 mai 2017 1 15 /05 /mai /2017 04:30
Photo Patrick Berger

Photo Patrick Berger

"Noir de boue et d'obus" dans les tranchées

La chorégraphie que Chantal Loial a consacré à la guerre de 14-18 sera jouée le 15 juin à Verdun.

Le spectacle de Difé kako, mis en espace par Chantal Loïal, offre aux spectateurs une immersion sensible et sensitive au cœur de l'enfer des champs de batailles et des tranchées boueuses de la première guerre mondiale. Et tout est là ! Bien sûr, la diversité culturelle des soldats, tirailleurs sénégalais, poilus bretons ou auvergnats... Les pas militaires, la cadence de leurs marches et celle du tir des mitrailleuses lourdes, mais aussi les exécutions des mutins en passant par l'angoisse des courriers des familles... Et puis les combats, les gueules cassées, la mort... La chorégraphie, violente ou reposée, ralentie parfois par la fatigue des combats, est soutenue par une bande sonore construite autour de textes, de témoignages poignants  de musiques et de chansons dont la fameuse "Chanson de Craonne", interdite, mais chantée par les soldats dont beaucoup pour cela furent fusillés.

Les ombres des danseurs projetées sur les murs sont autant de spectres qui rappellent aux spectateurs le destin funeste de la plupart de ces hommes !

Le final se fait sur des images solarisées d'officiers, immobiles, comme les soldats, de dos, face au champs de bataille, pendant que la chanson de Zao, "Ancien Combattant" retentit... Le public est lui aussi "cadavéré" !

Noir de boue et d'obus est un spectacle qui commémore avec beauté et inteligence le calvaire des combattants, noirs d'obus et d'obus, de la "der des ders"

François Dubreuil (Réalisateur)

Photos Patrick Berger

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11 mai 2017 4 11 /05 /mai /2017 16:13
Sous le kiosque à musique, Hollande et Macron

Sous le kiosque à musique, Hollande et Macron

Hollande appelle à la paix des mémoires

La 12e journée nationale de commémoration de la traite négrière, de l'esclavage et de leurs abolitions a été marquée hier par la présence de l'ancien et du nouveau président.

Si seul François Hollande s'est exprimé, il a eu droit à l'oreille attentive de son successeur et même de ses applaudissements. Et il y a eu beaucoup d'applaudissements, mercredi matin au jardin du Luxembourg. C'est tout d'abord Gérard Larcher, le président du Sénat qui a arraché une première salve au public en citant "un petit fils d'esclave auquel il a succédé", Gaston Monnerville. Puis François Hollande, s'adressant à son "cher Emmanuel Macron" a rappelé "les actes et les gestes", "le temps et les combats" pour que la mémoire de l'esclavage soit reconnue par la République. citant d'abord Henri Emmanuelli en 1983, puis Lionel Jospin en 1998, il en vient à la loi Taubira. La foule applaudit à tout va. "Je salue Christiane Taubira, lance le président Hollande, sa voix peut porter même quand elle ne dit rien." Il rappelle le soutien financier qu'il a pris soin de porter à la réalisation du MACTe en Guadeloupe et cite Victorin Lurel. Nouvelle salve d'applaudissements.

C'est alors que François hollande est revenu sur la mission confiée par le président Chirac en 2006 à Edouard Glissant. Laissé en plan, le rapport Glissant prônait l'ouverture d'un lieu de mémoire de l'esclavage. François Hollande annonce alors "consacrer une promesse" avec le lancement de la fondation pour la mémoire de l'esclavage, de la traite et de leurs abolitions. "Elle sera un pont entre les Amériques, la Caraïbe, l'Afrique et l'océan Indien ; c'est toujours le rôle de la France."

Au bout de la reconnaissance

Le chef de l'Etat a réaffirmé son refus de réparations financières pour le préjudice de l'esclavage. "Jamais nous ne pourrons restaurer le monde d'avant la traite." Il préfère aller "au bout de la reconnaissance", comme Chirac au Veld'hiv, Sarkozy à Constantine ou lui-même à Tiaroye, Papeete ou Antananarivo. Le président sortant ramasse une nouvelle salve d'applaudissements. "Il ne faut pas opposer une douleur à une autre. La concurrence des mémoires est un mensonge. La mémoire doit nous dire que le pire ne peut pas être reproduit." Il se tourne vers Emmanuel Macron : "Il y a encore beaucoup à faire M. Le président..." Après Delgrès, l'abbé Grégoire, Schoelcher et Césaire, les panthéonisés, il rend hommage aux femmes anonymes et appelle à la "paix des mémoires", c'est-à-dire à "entrer dans un archipel inédit où les communautés humaines pourront se connaître sans pour autant se perdre ni se dénaturer".

Le nouveau président a applaudi l'ancien. La Marseillaise a retenti, Hollande a chanté contrairement à Macron, resté grave et compassé.

FXG, à Paris

Les peoples

Aperçus le conseiller régional PS Pierre Kanuty avec le grand rabbin de France, Gilles Bernheim, et Gabriel Kunde, chef de cabinet du premier ministre. Pus loin Jean-jack Vlody, député de la Réunion, Robert Limmois, ancien conseiller culturel aux Outre-mer, désormais chef de l'inspection générale du CNFPT, le préfet Potier, nouveau délégué à la lutte contre le racisme, l'antisémitisme et l'homophobie. Jean-Pierre Raffarin est arrivé pendant que Max Cylla jouait de la flûte des mornes. Hervé Mariton et Jacques Toubon le suivent. Cécile Duflot débarque tandis que le trio Fanfant, Fakeure et Chasseur joue une biguine. Lilian Thuram ne veut pas s'exprimer. Il y a encore les sénateurs Cornano et Patient, le patron de France Ô, Wallès Kotra, les CESE Philippe-Edmond Mariette et Joël Lobeau, et les anciens ministres Elisabeth Guigou, Brigitte Girardin, Victorin Lurel, George Pau-Langevin.

Sur la tribune, outre les deux présidents et ceux du Sénat et de l'Assemblée, le Premier ministre et une dizaine de ministres dont Ericka Bareigts, et deux Guadeloupéens, Frédéric Régent, président du CNMHE, et Jean-Marc Mormeck, délégué interministériel à l'égalité des chances des Français des Outre-mer

Georges Patient, sénateur de Guyane

"C'est un grand symbole de voir les présidents Hollande et Macron une fois de plus ensemble. Ca ne peut que me réconforter à titre personnel, en plus, c'est pour un événement, cette commémoration, qui m'est cher. Quant à la fondation, c'est la suite logique de ce qu'a voulu faire Victorin Lurel au MACTe."

Thierry Robert, député de la Réunion

"Emmanuel Macron est quelqu'un qui apprécie vraiment les outre-mer, la diversité de la France. C'est logique qu'il soit là, et avec beaucoup d'enthousiasme. Ce projet de fondation doit être mené à son terme, il faut mettre en valeur ce passé parfois nauséabond pour certains, pour des humains, que les nouvelles générations connaissent cette histoire pour ne pas retomber dans ses travers."

Jean-Michel Martial, président du CReFOM

"La France dit au monde que l'être humain est capable de tout, du pire comme du meilleur. C'est parce qu'elle se tourne vers sa propre expérience que l'horreur ne se reproduit jamais. La France reprend sa place parce que liberté, égalité, fraternité, c'est une ambition, pas un acquit."

Pascal Blanchard, historien

"Une telle fondation va dynamiser la recherche en histoire et la transmission. A l'instar du travail fait au MACTe en Guadeloupe, la fondation va faire connaître et structurer cette mémoire, c'est son rôle. La loi Taubira a permis une meilleure connaissance des enjeux liés à l'esclavage, mais pas leur pénétration dans l'histoire nationale. On est à la marge, or elle doit entrer pleinement et entièrement dans l'histoire française. Il y a un continuum entre l'esclavage, l'empire colonial et l'outre-mer, ce continuum, c'est l'histoire de France."

Merci pour tout !

"Félicitations pour tout ce que vous avez fait au ministère des Outre-mer." Lors de la cérémonie du 10 mai au jardin du Luxembourg à Paris, hier, Ericka Bareigts a pu approcher le nouveau président qui a lâché ces quelques mots. Emmanuel Macron qu'elle a rallié au soir du premier tour serait-il partant pour prolonger sa mission rue Oudinot jusqu'aux législatives ? "Il n'a rien dit là-dessus", a infirmé un conseiller de la ministre.

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11 mai 2017 4 11 /05 /mai /2017 07:00
Cécile Duflot et Louis-Georges Tin à l'Assemblée nationale le 9 mai 2017

Cécile Duflot et Louis-Georges Tin à l'Assemblée nationale le 9 mai 2017

Cécile Duflot et le CRAN relancent le débat des réparations de l'esclavage colonial

C'est ce 10 mai que les services de l'Assemblée nationale doivent enregistrer les deux propositions de loi (PPL) déposées par la députée verte Cécile Duflot. A quelques jours de la fin de son mandat, elle s'est associée au Conseil représentatif des associations noires (CRAN) pour soumettre à la prochaine législature la réparation du préjudice lié à l'esclavage et l'extension de la notion de crime contre l'humanité au travail forcé dans l'empire colonial français, que le président du CRAN, Louis-Georges Tin nomme "l'esclavage républicain".

La première PPL a un double objet puisque son premier article vise à créer un comité de personnes qualifiées. A charge pour elles de "déterminer le préjudice et d'examiner les conditions de réparation due au titre des crimes contre l'humanité de la traite négrière et de l'esclavage". L'article 2 crée un autre comité chargé d'évaluer la dette de l'Etat français à la République d'Haïti, "au titre de la ranson de 90 millions de francs or payée par Haïti à la France à partir de 1825, et d'étudier "les modalités possibles de restitution".

Cécile Duflot explique que "ce sujet ne concerne pas les seuls héritiers de la traite négrière" et que "toute la société a profité de ce système, y compris certaines institutions comme la Banque de France"... Elle estime que "les réparations participent à l'apaisement des consciences". Elle n'exclue pas les réparations financières puisque la question se pose avec Haïti, mais avant, proclame-t-elle : "C'est la reconnaissance que ce crime doit être réparé."

Pour défendre la seconde PPL, Louis-Georges Tin l'histoire de la société de construction des Batignolles qui a lancé en juillet 1922 le chantier du chemin de fer Congo-Océan. Elle employait "une main d'oeuvre indigène réquisitionnée" que l'on regroupait dans des "camps ferroviaires". Le taux de mortalité de ces travailleurs forcés atteignait 57 %. L'Organisation a déjà condamné la France sur ce point dès les années 20... Il s'agit cette fois de reconnaître cette violence coloniale à l'égal de celui de l'esclavage, un crime contre l'humanité.

Si tout cela reste symbolique pour certains, voire limité comme l'est la loi Taubira sans pouvoir normatif, Cécile Duflot et le CRAN, savent qu'il faut d'ores et déjà imposer son agenda à la future fondation de l'esclavage que doit lancer le président Hollande aujourd'hui au jardin du Luxembourg, en compagnie du président Emmanuel Macron.

FXG, à Paris

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10 mai 2017 3 10 /05 /mai /2017 15:54

Deux présidents attendus au Luxembourg

La journée nationale de commémoration de l'abolition de la traite et de l'esclavage au jardin du Luxembourg sera la dernière sortie officielle du président sortant, la seconde de l'entrant après le 8 mai. Si l'Elysée ne confirmait pas encore hier la venue d'Emmanuel Macron, elle semble d'ores et déjà l'avoir prévue dans le déroulé de la cérémonie. Le public sera accueilli dès 9 heures au son de musiques traditionnelles antillaises. Puis ce sera le moment d'entendre le témoignage d'une esclave avant la lecture d'un texte de Césaire sur les réparations morales au préjudice de l'esclavage. Puis ce sera la déclamation du texte de la première abolition de l'esclavage de 1794. Le président de la République est attendu vers 11 heures. Il se recueillera devant la stèle inaugurée en 2011, puis sera guidé pour une visite de l'exposition, Esclavage et citoyenneté organisée par le Comité national pour la mémoire et l'histoire de l'esclavage. Arrivé au kiosque à musique, le président remettra les prix du concours des "Flammes de l'égalité" à trois classes de primaire, collège et lycée avant de prononcer son discours. Le président annoncera le lancement du Groupement d'intérêt public Fondation esclavage que présidera Jean-Marc Ayrault. Si Emmanuel Macron est là, ce sera pour lui l'occasion de son premier discours de président en matière de politique mémorielle.

FXG, à Paris

Le GIP signé le 3 mai dernier

C'est notamment en présence de Christiane Taubira et de neuf ministres que le GIP Fondation esclavage a été signé le 3 mai, sous la présidence de François Hollande. Un budget pour salarier 5 personnes, des locaux provisoires au ministère des Outre-mer en attendant la fin des travaux en 2019 à l'hôtel de la Marine. Un président à stature international avec Jean-Marc Ayrault et un an pour faire reconnaître l'utilité publique et lancer la fondation. François Hollande voulait donner corps aux recommandationx d'Edouard Glissant à Jacques Chirac en 2006 en créant un lieu de mémoire de l'esclavage. Puisqu'il y aura, promet-on un lieu muséal et un monument.

Le bilan d'une politique mémorielle

Au début de son quinquennat, Hollande a été confronté aux quenelles de Dieudonné et de ses amis, et aux bananes de la droite raciste brandies devant sa ministre de la Justice, Christiane Taubira. En 2012, cette cérémonie était celle avec laquelle il inaugurait son mandat. Cette fois, il l'achève un cycle mémoriel avec la création d'une institution qui ancre la place de la mémoire de l'esclavage dans la politique mémorielle nationale. En l'ouvrant aux Etats étrangers de l'Afrique et de la Caraïbe, il la hisse à une dimension internationale tandis que jusqu'alors le CNMHE était avant tout ultramarin. D'ailleurs, ce comité est appelé à se transformer en comité scientifique de la future fondation. Dans son discours d'une vingtaine de minutes, ce matin, François hollande devrait faire passer son message à son successeur pour une "paix des mémoires".

L'assemblée générale du GIP

Le premier ministre et neuf ministres, le président de l'IEDOM, le directeur général de la CDC, le président du CReFOM, Jean-Michel Martial, le président de la fondation Esclavage et Réconciliation, Serge Romana, la directrice de l'Institut du Tout-Monde, Sylvie Glissant, et la présidente de la Route des abolitions, Marie-Claire Faivre. Huit personnalités qualifiées, Doudou Diène, Olivier Laouchez, Leïla Sy, Françoise Vergès, Lionel Zinsou, Pierre-Yves Bocquet (plume de François Hollande) et Jean-Marc Ayrault.

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5 mai 2017 5 05 /05 /mai /2017 08:53
ITW Marine Le Pen - Outre-mer

"L'Etat régalien doit reprendre pied dans ces territoire"

Comment expliquez-vous votre succès du premier tour en outre-mer ?

Nos compatriotes d'outre-mer ont pris conscience que le projet que je porte et la personnalité que je suis sont fondamentalement différent de ce qu'on leur a raconté. C'est aussi le pragmatisme. Lorsque nous dénoncions l'immigration clandestine et l'immigration massive, nous le faisons parce que ce sont des phénomènes qui nuisent considérablement à la sécurité et à la prospérité de nos territoires. Je suis venue les voir, ils m'ont entendu et c'est ce qui justifie ces résultats. Ils ont aussi perçu chez moi de l'affection. Je suis capable de leur offrir un grand projet de développement économique, que je ne les laisserai pas au bord du chemin, que je ne les traiterai pas de manière inégale. Et cela les a fait changer d'avis.

Vous envisagez de nommer un ministre d'Etat de la Mer et de l'Outre-mer ; vous songez à quelqu'un ?

Oui... Je songe à quelqu'un, mais je ne vais pas commencer à faire le jeu du partage des places avant d'avoir gagné. Ce qui est sûr est que j'accorde une importance très forte à ce ministère de la Mer et de l'Outre-mer pare que je pense que c'est vraiment un élément de développement considérable de la prospérité de notre pays et l'Outre-mer sera au centre de cette politique.

Comment envisagez-vous de dépasser l'obstacle des "négatives lists" qu'on oppose aux produits français dans la Caraïbe par exemple ?

Nous négocierons... Je suis une assez bonne négociatrice. Ce que je veux c'est que l'Outre-mer soit la porte d'entrée de la France dans les régions du monde dans lesquelles ils sont positionnés. On ne peut pas envisager une prospérité quand on laisse la population dans une situation de précarité telle qu'elle existe aujourd'hui avec des différences de traitement social qui sont manifestes, objectivement injustes... Je pense aux mères isolées qui ne s'en sortent pas. Il faut recréer les conditions d'un développement économique et partir à la conquête...

On arrête les exonérations de charges, la défiscalisation ?

Non, je ne crois pas. Au contraire, je pense que c'est insuffisant. Aujourd'hui, comme rien n'est fait en termes de développement économique, on a me sentiment que ce flux social est là pour se faire pardonner de ne rien faire d'autre. Moi, je veux faire autre chose ! Mais il est utile dans ces territoires économiques contraints et il est important que l'on tienne compte de leurs spécificités et de leurs difficultés qui sont plus lourdes que ne le vivent les départements de métropole.

Faut-il donner plus d'autonomie aux territoires, comme l'a demandé récemment la Guyane, ou faut-il davantage les insérer dans le droit commun de la République ?

Il faut surtout que l'Etat régalien reprenne pied dans ces territoires. Il y a des situations particulières, comme la Polynésie où incontestablement, il faut réfléchir pour adapter plus facilement, mais je ne pense pas que ce soit l'urgence pour la Guyane. Toute modification institutionnelle que l'on veut nous vendre dès qu'il y a un problème est en fait le fruit de briseurs de rêves. Ce n'est pas la modification institutionnelle qui apporte la prospérité et la sécurité. Ce n'est pas vrai ! D'abord, on apporte la paix et la prospérité et après on voit si cette recherche de sécurité et de prospérité nécessite que l'on mette en place des conditions particulières. Arrêtons de vendre des modifications institutionnelles qui font plaisir aux élus locaux par ce qu'ils se poussent du col et ont l'impression d'avoir obtenu quelque chose alors qu'en réalité, ils n'ont strictement rien obtenu puisque la situation de vie de la population ne change pas.

L'Etat a lâché 2,5 milliards en Guyane. Les autres territoires voient cela avec intérêt. Comment ferez-vous pour que la Guyane ne fasse pas tâche d'huile ?

C'est vrai qu'il y a du retard partout, mais je suis réticente à déverser des milliards si l'on ne règle pas le problème de l'immigration et de l'insécurité. C'est comme verser de l'eau du sable. Je l'ai dit quand je suis allée là-bas : Il n'y a pas une entreprise qui viendra s'installer chez vous, pas une, ni à Mayotte, ni en Guyane avec le niveau d'insécurité, le problème foncier avec ces favelas qui se développent partout... On règle l'immigration et l'insécurité et après on met des moyens de développement notamment écologiques parce que là aussi, il y a un vrai souci. Il n'y a pas d'usine de traitement de déchets en Guyane ou à Mayotte, c'est inadmissible. On paye des gamins de 8 ans pour aller chercher les pneus dans la mangrove... Pardon, mais c'est la France au XXIe siècle.

Les ultramarins qui vivent dans l'Hexagone sont souvent stigmatisés à cause de leurs différences physiques. Le regard porté sur eux est souvent empreint de racisme et de condescendance quand on ne les prend tout simplement pas pour des immigrés étrangers. Qu'avez-vous à leur dire ?

Ils sont Français... C'est terrible, mais nos compatriotes ultramarins vivent aussi les conséquences de l'immigration d'irréguliers sur la métropole. Nos compatriotes sont tellement confrontés à cette immigration massive que certains — pas tous — mettent tout le monde dans le même panier... Et c'est très malheureux. C'st pourquoi je veux mettre en place la priorité nationale pour que chacun puisse bénéficier de droits supplémentaires en fonction de sa nationalité. Et le fait d'être français vous donne priorité d'accès au logement, à l'emploi, à la santé... Que nos étudiants français soient prioritaires dans les cités universitaires. Il est absolument normal que les étudiants qui viennent d'outre-mer puissent être pris en main par l'Etat. Ce sont nos enfants, bon sang ! Nous sommes une famille de familles et quand la famille est éloignée, il faut lui accorder un avantage.

Quelle place accordez-vous à la mémoire de l'esclavage ?

L'esclavage est une épouvante, un crime de l'homme contre l'homme qui est atroce, mais je veux que nos compatriotes d'outre-mer regardent l'avenir, qu'ils le regardent avec le sourire, avec espérance et je ne veux pas qu'ils se tournent en permanence vers un passé qui leur rappelle les conditions terribles dans lesquelles ils ont vécu.

Propos recueillis par FXG, à Paris

 

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5 mai 2017 5 05 /05 /mai /2017 07:14

L'université des Antilles doit installer le professeur Pascal Saffache

Le Conseil d'Etat, dans une décision du 3 mai, ordonne à l'université des Antilles d'installer Pascal Saffache dans ses fonctions de professeurs des universités dans un délai d'un mois sous astreinte de 100 euros par jour de retard. L'université est en outre condamnée à payer 3 000 à M. Saffache.

Cette décision est la résultante de la nomination et la titularisation de M. Saffache par décret du 30 mars 2015 du président de la République au poste de professeur des universités à l'UAG à compter de l'année universitaire 2014-2015. Malgré la publication de ce décret au Journal officiel le 1er avril 2015, le Conseil d'Etat a constaté que la présidente de l'université, Corinne Mencé-Caster, n'y avait pas donné suite, ceci de façon tacite, et évoqué "un refus litigieux", dès la fin juin 2015. M. Saffache, jusqu'alors maître de conférence et précédent président de l'UAG a fait valoir que "ni les dysfonctionnements relevés par la Cour des comptes dans la gestion de l'UAG sous sa présidence, ni les procédures disciplinaires ou judiciaires engagées à son encontre ne pouvaient faire obstacle" à l'exécution du décret présidentiel.

FXG, à Paris

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5 mai 2017 5 05 /05 /mai /2017 04:48
ITW Emmanuel Macron - Outre-mer

Emmanuel Macron, candidat d'En marche !

" Je ne suis pas favorable à ce qu'on ouvre des débats constitutionnels"

Comment allez-vous convaincre les électeurs qui ont choisi Mélenchon et Le Pen au premier tour ?

Le projet de Marine Le Pen n'aidera pas les outre-mer. Mon projet est au contraire volontariste et concret, d'une part en confirmant le paquet d'urgences qui a été négocié par le gouvernement actuel sur la Guyane, d'autre part en réunissant dès le début du quinquennat des états généraux des Outre-mer avec une feuille de route sur douze mois adaptée à chaque territoire. Je veux qu'on sorte d'une double logique, celle de condescendance avec les outre-mer, et celle qui consiste à penser que les défis sont les mêmes partout.

La Guadeloupe et la Martinique affrontent notamment un défi central : l'absence de souveraineté alimentaire et énergétique. La Réunion a quant à elle un problème de vie chère qui n'a rien à voir avec la souveraineté alimentaire puisqu'elle produit 80 % de ce qu'elle consomme. C'est un problème d'inscription dans un espace géographique qui la pénalise et dont elle ne bénéficie pas. Elle subit en outre une crise sur la canne à sucre... Nous apporterons donc des réponses spécifiques, secteur par secteur, et territoire par territoire, avec une volonté de développer des filières agroalimentaire, énergétique, industrielle et touristique, et de valoriser à la fois la biodiversité et la ressource marine.

Y aura-t-il un ministre des Outre-mer ?

Je veux un ministère en charge du sujet ultramarin, pour lequel sera nommé un ministre qui sera compétent ! Nous aurons surtout une politique territoire par territoire. Elle sera définie par les états généraux dont je vous ai parlé, sous la responsabilité du Premier ministre, avec si besoin des personnalités qualifiées qui accompagneront les sujets les plus sensibles. Je nommerai par ailleurs dans chaque ministère un référent outre-mer. Car l'outre-mer n'est pas qu'un portefeuille ministériel ! Il faut qu'au ministère de l'Energie on ait quelqu'un en charge du projet ultramarin parce que la biomasse, le biogaz, la géothermie sont spécifiques et qu'ils nécessitent chacun des adaptations réglementaires spécifiques...

La politique économique doit-elle se résumer à l'exonération des charges sociales et à la défiscalisation des investissements ?

Nous garderons les instruments actuels pour éviter toute déstabilisation. Nous développerons la structuration des filières, grâce à de l'investissement public et de l’investissement privé, ainsi que des appels à projets. Par ailleurs, la dépendance énergétique alimente la vie chère alors qu'il y a tout pour arriver à une souveraineté énergétique. Nous devrons également encourager les filières d'importance sur le plan agro-alimentaire, comme la banane ou la canne à sucre, mais aussi l'agriculture vivrière dont on a besoin pour la souveraineté alimentaire. Le plan d'investissement agricole de 5 milliards d'euros qui sera lancé sur l’ensemble du territoire servira notamment à financer une politique de modernisation des exploitations.

Comment règlerez-vous le problème du foncier agricole ?

Il y a un vrai sujet foncier, très variable selon les territoires, mais je ne veux pas alimenter la spéculation ni les effets de rente. Je souhaite que le foncier soit libéré pour que les gens puissent se loger à moindre coût et qu'on puisse développer l'activité économique et, entre autres, agroalimentaire.

Comment comptez-vous renforcer la capacité des territoires à s'inscrire dans leur espace régional ?

Cela suppose une politique européenne beaucoup plus active au titre des Régions ultrapériphériques. En matière de continuité territoriale, j'ai pris des engagements pour permettre aux acteurs économiques d'avoir accès aux territoires voisins. Afin de mieux s’intégrer dans son environnement il faut aussi adapter la réglementation. C'est valable aussi pour la réglementation qu'on impose aux pêcheurs et qui les empêche de développer leur activité avec des quotas inadaptés à la réalité des réserves et du quotidien.

Faut-il donner plus d'autonomie aux territoires, ou faut-il davantage les insérer dans le droit commun de la République ?

Je ne suis pas favorable à ce qu'on ouvre des débats constitutionnels spécifiques à l’outre mer. Nous en aurons un sur le cas réunionnais suite à l'amendement Virapoullé, parce qu'il ne permet pas les adaptations réglementaires, mais pour ce qui est des autres territoires, je pense qu'il faut déjà qu'on exploite l'article 73 de notre Constitution. Mon souhait est d'être pragmatique. On peut aller plus loin en termes d'adaptation dans la politique énergétique, de transport ou d'exploitation des ressources naturelles.

L'Etat a lâché 2,5 milliards en Guyane. Les autres territoires voient cela avec intérêt. Comment ferez-vous pour que la Guyane ne fasse pas tâche d'huile ?

Les états généraux dès le début ! L'erreur qui a été faite en Guyane est d'avoir tardé sur le pacte d'avenir. Il était d'un milliard d’euros, et j'ai tout fait lorsque j'étais ministre pour qu'on le signe. Le retard pris fait qu'au bout d'un moment, ça coûte beaucoup plus cher. C'est pourquoi chaque territoire aura sa feuille de route après les états généraux, dès le début du quinquennat. Il ne s'agit pas de dresser une liste de courses ; on ne va pas ouvrir les vannes budgétaires. Il faut du pragmatisme, de la simplification réglementaire, donner un statut particulier aux entrepreneurs... Et durcir les contrôles pour empêcher les abus.

Les activités économiques informelles demeurent importantes...

Il y a de l'activité informelle parce que le cadre français hexagonal n'est pas adapté à des territoires plongés dans une réalité régionale toute autre.

Les ultramarins dans l'Hexagone sont souvent stigmatisés à cause de leurs différences physiques. Qu'avez-vous à leur dire ?

Nous devons avoir une beaucoup plus grande ouverture et inclure totalement dans notre francophonie la créolitude et tout ce qu'elle emporte de langues diverses, de ses cultures. Ensuite, nous développerons une vraie politique de mobilité, d'émancipation et de représentativité de la société française par l'école, par la réussite économique et sociale dans l'entreprise, l'université, les médias et la vie politique. J'aurai des candidats issus de la diversité et des territoires d'outre-mer, pas seulement dans les DOM et les COM, mais également dans la France hexagonale parce qu'il y a beaucoup de départements où ils sont très nombreux et où ils doivent participer au renouveau démocratique que nous portons. Il s'agit de casser des barricades psychologiques qui aujourd'hui bloquent une capacité à faire.

France Ô suffit-elle en soi ? N'est-elle pas l'antenne de dégagement pour les autres chaînes de France TV ?

Mais tant qu'on aura pas donné plus de place aux outre-mer, ce serait une erreur de supprimer France Ô. Il faut d'abord garantir que les outre-mer aient une meilleure représentation dans le champ audiovisuel.

Quelle place accorderez-vous aux politiques publiques mémorielles. Jusqu'à présent, elles ont surtout abouti à des bananes et des quenelles...

Ce n'est pas que mémoriel, c'est identitaire. Ce n'est pas une mémoire passée, c'est une mémoire vivante. Une partie considère qu'on n'aime pas la France si l'on en parle, une autre partie considère qu'elle est assignée à résidence par cette mémoire et qu’une dette lui est dûe à perpétuité. Je ne suis ni dans la revendication, ni dans la repentance, ni dans le déni. Il faut dépassionner comme le font Frédéric Régent et d'autres, rentrer dans le coeur d'une mémoire vive, d'une histoire, d'une historiographie, des programmes scolaires pour expliquer le rôle des uns et des autres. Il faut dépassionner nos quartiers populaires, nos banlieues pour avoir une mentalité non pas de revendication ni de soumission, mais de diversité dans la République. Notre politique ne doit pas être que mémorielle mais une politique de reconnaissance.

Certains font le lien entre les violences policières et les violences coloniales...

Non ! Il y a une défiance qui s'est installée, je ne l'alimente pas. Je refuse le climat de guerre civile dans lequel le Front national a une responsabilité inouïe. On m'a reproché d'être "en même temps", mais la France, c'est tout en même temps ! Il y a des policiers formidablement courageux, il y a des bévues, il y a aussi des jeunes qui sont complètement à la dérive et qui créent de l'insécurité... Il ne faut donc pas renvoyer à des clivages qui enferment, mais avoir une politique de tolérance zéro à l'égard de la délinquance et d'extrême exigence à l'égard des forces de l'ordre qui doivent aussi se soumettre à des règles claires. Il faut recréer de la confiance, mieux former les policiers, avoir une politique de contrôle moins systématique d'identité. C'est la raison d’être de la police de sécurité quotidienne que je propose de créer.

Propos recueillis par FXG, à Paris

 

 

 

 

 

 

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