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17 novembre 2016 4 17 /11 /novembre /2016 06:55
Lord Mike Jam

Mord Mike Jam, champion de France de slam

Le champion de France de slam 2016 est un Guadeloupéen. Lord Mike Jam, Stéphane Faider de son vrai nom, est né en 1977 aux Abymes et exerce la profession d'éducateur sportif. Il succède à un autre Guadeloupéen, JYB Slam'litt'. Et c'est Lord Mike Jam qui représentera la France le 23 novembre en Belgique au championnat d'Europe de slam ! Sacré parcours que celui de ce jeune homme qui quitte Fonds-Lauger à 18 ans pour l'Hexagone. Après de longues années au Guadeloupe Université Club (il a porté les couleurs de la sélection Guadeloupéenne en hand), ce très bon sportif est intégré au bataillon de Joinville. Il va jouer à Nancy en national 3, à Romilly en national 1. De 2000 à 2008, il évolue dans ces sphères. "Je n'étais pas prêt pour le haut niveau et j'ai arrêté pour faire autre chose ! Il devient médiateur sportif et trouve un boulot à Troyes (10).

Après avoir vu le film Freedom Writers (Ecrire pour exister), il décide de sensibiliser les jeunes Troyens de son quartier à l'écriture. Il se découvre une passion et la partage avec Mitoff, un jeune âgé à l'époque de 16 ans (avec qui il écrira un album CD intitulé “Le coeur et la conscience” ). Un soir d’automne, par le plus grand des hasards, il découvre l’existence du slam. Stéphane se rend au bar le Mixité et sur scène naît Lord Myke Jam... Le plaisir des mots est plus fort que tout : il écume de plus en plus les scènes slam de France, participe aux plus grandes compétitions nationales. Dans son métier d'éducateur, le slam lui offre un nouvel outil avec les jeunes, "pouvoir dire, pouvoir écouter..." Ca fait maintenant huit ans qu'il scande ses textes et participent à tous les tournois de poésie. Au championnat de France, en juin dernier, Lord Mike Jam a déclamé un texte qui rend hommage à son arrière-grand-mère de Marie-Galante, une Pelage, "une poétesse de la nuit qui disait ses mots en dormant..."

"Si j’avais un don, slame Lord Mike Jam, j’aimerais marier les mots pour qu’amour s’unisse avec tolérance et que patience et indulgence en soient leur témoin. Que l’union sacrée de ces deux mots donne naissance à des enfants remplis de bon sens." Si Lord Mike Jam est le nouveau champion de France individuel, ses cinq élèves de l’école primaire Gabriel-Léger de Vernou-La Celle-sur Seine ont décroché le titre de champions de France scolaire catégorie “écoles primaires”.

FXG, à Paris

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15 novembre 2016 2 15 /11 /novembre /2016 18:42
Chantal Berthelot, Georges Patient et Gabriel Serville à la sortie de leur entretien avec Bernard Cazeneuve mercredi 9 novembre à Paris. (Photo : FXG)

Chantal Berthelot, Georges Patient et Gabriel Serville à la sortie de leur entretien avec Bernard Cazeneuve mercredi 9 novembre à Paris. (Photo : FXG)

Berthelot, Serville et Patient en marathon ministériel

A la suite de la mort violente de l'ancien conseiller général de Sinnamary, les parlementaires présents à Paris ont été reçus tour à tour à la Chancellerie, place Beauvau et rue Oudinot.

"C'est un événement grave, la mort d'un homme, tué chez lui au cours d'un cambriolage, devant sa famille..." Chantal Berthelot, à la sortie de l'hôtel Beauvau hier après-midi,, tenait à remercier le ministre de l'Intérieur de les avoir reçus, elle et ses deux collègues parlementaires, Gabriel Serville et Georges Patient.

A la suite de l'assassinat de Patrick Clet, mardi soir à Rémire-Montjoly, les trois élus (le sénateur Karam étant en Guyane) ont obtenus, hier en fin de matinée, d'être reçus en urgence par les ministres de la Justice, de l'Intérieur et des Outre-mer. A la Chancellerie d'abord, ils ont demandé à Jean-Jacques Urvoas, le garde des Sceaux, de leur fournir les données chiffrées des sanctions pénales et des taux de résolution des affaires. "Il est d'accord car lui aussi en a besoin !", a fait remarquer Mme Berthelot.

Le député Serville a plaidé pour "réformer une partie du code pénal et notamment faire évoluer les critères de légitime défense en Guyane". Il se défend de toute velléité "d'instaurer le droit de tuer", mais réclame pour les citoyens la "garantie de pouvoir vivre tranquillement chez eux". "La population, précise-t-il, a la désagréable sentiment que la loi protège davantage les malfrats qu'elle ne protège les honnêtes citoyens. C'est à ce niveau-là que je voudrais qu'on inverse la tendance." La députée Berthelot n'a pas dit autre chose, mais avec des mots plus pesés : "Il faut éviter un certain laxisme dans les décisions de justice qui peuvent éventuellement montrer qu'on ne serait pas assez fermes... C'est la fermeté dans les sanctions pénales qui va montrer que l'Etat est bien aux côtés des Guyanais pour que toute infraction, tout crime soient punis."

Un escadron de plus

Les parlementaires ont été ensuite reçus par Bernard Cazeneuve, le ministre de l'Intérieur. "Il s'agit pour nous, reprend Mme Berthelot, de relayer l'émotion et la colère compréhensible de la population." Georges Patient a indiqué que le ministre leur avait demandé de lui laisser 24 heures pour faire des annonces plus précises (c'est un escadron de mieux). "La question, au vu de ces circonstances dramatiques, explique Mme Berthelot, est d'accélérer la mise en place des mesures qu'il avait annoncées lors de sa visite en août dernier, aussi bien sur les moyens humains que sur les problèmes de matériel." Il est vrai qu'actuellement, la police fait une espèce de grève du zèle puisqu'ils annoncent qu'ils ne vont plus répondre aux appels à partir de 22 heures en raison d'un manque de moyens... Le ministre devrait confirmer dès aujourd'hui sous la forme d'un communiqué de presse le renforcement de ces mesures.

"Les mesures qu'a annoncées le ministre de l'Intérieur, a déclaré M. Serville, vont se situer en aval des problèmes et moi je dis qu'il faut se positionner en amont."

Il regrette que les membres du gouvernement, à ce jour, ne soient pas en capacité de répondre favorablement à sa demande. "On me dit que les lois de la République sont appliquées de manière égale sur l'intégralité du territoire, moi, j'ai rétorqué que si la France hexagonale connaissait le taux d'homicide que connaît la Guyane, il est évident que ça fait belle lurette qu'on aurait modifié les lois fondamentales pour protéger les citoyens. Dans les Bouches du Rhône, le département le plus criminogène de l'Hexagone, il y a deux homicides pour 100 000 habitants ; en Guyane, ce sont 18 homicides pour 100 000 habitants. A situation exceptionnelle, il faut qu'on arrive à dégager des mesures exceptionnelles."

Le marathon ministériel des parlementaires s'est achevé en fin de journée hier par leur réception au ministère des Outre-mer par Mme Bareigts en attendant de connaître le détail des mesures promises par Bernard Cazeneuve.

FXG, à Paris

 

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10 novembre 2016 4 10 /11 /novembre /2016 06:23
Prix littéraire Ivoire 2016

"Le convoi", roman de Marijosé Alie, récompensé du prix Ivoire 2016

Marijosé Alie, chanteuse, journaliste et écrivaine martiniquaise, a reçu le prix Ivoire, le 5 novembre, à Abidjan pour son roman publié chez HC éditions, "Le convoi" dont l'action se déroule entre la Guyane française et le Suriname. Une belle récompense pour celle qui se disait heureuse de quitter France Télévisions pour se consacrer à l'écriture. Elle a déclaré à nos confrères de France Ô : "C'est mon premier roman... J'en ai la chair de poule. Je pense à Césaire, je pense à mon papa. Je me dis, ai-je vraiment mérité tout ça ?"

Le Prix Ivoire ou Le prix Ivoire pour la littérature Africaine d’expression francophone est un prix littéraire créé en 2008 par l’association Akwaba Culture basée à Abidjan, et organisé avec le concours du ministère ivoirien de la Culture et de la Francophonie. Il récompense des œuvres publiées ou traduites en français, relevant de la littérature africaine et produites par des écrivains africains ou des éditeurs installés sur le continent ou non. Le prix est doté d'un montant d'un million de francs CFA (1524 euros) et d’un trophée. C'est la deuxième fois qu'une Antillaise française est lauréate de ce prix après l'Haïtienne Kettly Mars en 2014 pour son roman "Je suis vivant".

FXG, à Paris

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10 novembre 2016 4 10 /11 /novembre /2016 05:13
Joby Barnabé dans "Le temps d'Aimé" à Paris le 29 octobre dernier

Joby Barnabé dans "Le temps d'Aimé" à Paris le 29 octobre dernier

Après deux prestations scéniques à Paris fin octobre autour de la journée internationale des créoles avec un spectacle, "le temps d'Aimé", Joby Barnabé est le sujet d'un documentaire que diffuse Martinique 1ère le 15 novembre. Il sera aussi le 11 novembre aux Trois-Îlets, au Sax. Entretien avec un magicien de la langue. (photos Willy Vainqueur)

"Le créole est un des vecteurs de l'identité, mais pas l'identité"

Quelle est la part du créole dans votre création ?

Ma création et mon éducation scénique ont commencé par la redécouverte du créole qu'il y avait en moi, que j'ai connu dans mon enfance, mais surtout par le développement de la poétique qui est inscrite dans le créole. J'ai commencé à créer des textes créole il y a plus de trente ans, et cela m'a ramené à la poétique française. Le créole a été pour moi l'occasion d'approfondir le rapport entre la langue, l'identité et la parole et, en même temps, j'ai contribué à donner au créole ses lettres de noblesse parce que la poétique créole n'était pas encore appréciée à sa juste valeur...

Elle était même dénigrée...

On n'en était pas encore à la poésie mais à la simple présence du créole dans l'univers culturel et scolaire. Dans les années 1960-1970, le créole était complètement interdit à l'école... Dans certaines familles, on ne parlait pas créole. Dans la mienne, on parlait créole, mais pas moi, sauf avec mes camarades. Petit à petit, je suis revenu à cette langue que j'ai portée en moi et que j'ai défrichée, inventoriée pour me lancer dans l'univers poétique du créole...

Le créole, comme poétique de la relation ?

Oui, bien sûr ! Parce que, évidemment, quand on dit créole, on pense identité, mais j'aime bien insister sur le fait que le créole est bien un des vecteurs de l'identité, mais le créole n'est pas l'identité. L'identité prend son essor dans la parole, c'est-à-dire, notre parole face à nous-même et face au monde, notre désir de grandir dans le monde et d'apporter notre contribution à la marche du monde. C'est cela qui détermine une véritable identité en marche, progressiste et émancipatrice, alors qu'il peut y avoir une approche folklorique du créole et limitée à ce niveau-là. Cette identité se retrouve aussi dans la dimension de créolisation dont parle justement Glissant et qui s'articule dans la poétique de la relation. Une relation poétique aux autres, au monde... C'est une vision transversale de la relation entre les différents peuples et les différentes cultures.

Quand vous composez en français ou en créole, qu'est-ce qui dirige le choix de la langue ?

Souvent l'impulsion vient d'un mot ou d'un thème, même si je n'aime pas trop parler de thème ou de message... J'écris des poèmes en français que je ne pense pas dire sur scène... Le créole me renvoie à l'oralisation. C'est une langue qu'on a qualifiée de "négro-latine" parce que la majeure partie de son vocabulaire vient du français, mais en même temps, il y a cette syntaxe, cette grammaire à consonance africaine... Cette langue a des sonorités proches de l'espagnol, du portugais ou de l'italien et puis une richesse sémantique avec ses mots, leur arrière-pays, leur symbolique...

Et la richesse métaphorique ?

C'est une des dimensions majeures de la langue créole que l'on trouve dans tout l'univers des proverbes et pas seulement... J'ai eu l'occasion de faire des traductions de la Bible et j'aime à dire comment cela a été passionnant parce que la Bible est essentiellement métaphorique et se prête très bien à une traduction en créole. La métaphore est un des éléments de la densité de la langue créole, mais il n'y a pas que cela ! Une poésie ne pourrait se baser que sur la métaphore.

Il y a aussi la chanson du créole, comment cette langue sonne...

La langue créole, comme toute langue, a un chant qui se rapproche plus des langues espagnole ou italienne que de la française. Il s'agit de chanter la langue, mais aussi de faire valoir toute sa dimension onirique et symbolique. Il peut donc y avoir un vrai travail poétique sur le créole sans pour autant croire que quand on a ligné deux mots de créole, on a fait une poésie ! Il en va de même en français, il faut vraiment aller chercher la langue dans toutes ses dimensions. Quand j'écris le texte sur l'esprit corps, c'est que je pars d'une parole proverbiale que j'enrichis : "tout ko sé ko, lespwi ko ké met' ko"... Il y a des "k", des "o" et, à partir de cette séquence va se développer une parole. A contrario, j'ai écrit une parole intitulée "l'allée de l'arbre" qui évoque le jardin de ma grand-mère qu'on a rasé pour faire passer une route qui dessert un grand hôtel. Et là, la chose m'est venue en français. J'écris aussi des paroles créoles que je transpose en langue poétique française...

Si l'on devait parler de la musicalité du créole, le blues vous conviendrait-il ?

J'habite cette langue selon ses grandes formes. En Martinique, on m'a surnommé le précurseur du slam et la dimension blues me plaît beaucoup parce que la culture Bélè qui porte le créole, porte aussi le blues que l'on retrouve chez Eugène Mona. Dans mon dernier CD, je propose un blues avec harmonica, "Hélas". C'est un blues créole. Il n'y a pas une seule forme, mais le créole se prête très bien au blues avec cette manière de non soumission à la vie et cette manière de joie malgré la souffrance et l'adversité. Mais je travaille aussi sur différents rythmes et j'aime aussi les textes mélodiques, sans musique, où c'est essentiellement la pertinence vocale et l'émotion qui jouent, la manière d'oraliser le texte.

Au-delà des mots, vous êtes multi-facettes, vous dessinez, vous créez des objets...

Il faut savoir danser, dessiner sa vie. Et la vie devient un matériau... Quand je travaille avec les mots, ils sont un matériau auquel je donne une vie propre dans un contexte propre. Il en va de même des matières que je travaille comme la noix de coco, l'os, le bambou ou le cuir... Et chaque matière a sa densité propre, sa réalité. A partir de cette réalité, il faut amener la création qui est une quête d'esthétique, de profondeur et d'émotion. L'un m'amène à l'autre et c'est toujours une démarche créative, respectueuse de la matière comme des mots et en même temps toujours festive car il y a une jubilation avec ce type d'approche.

Martinique 1ère vous consacre un documentaire le 15 novembre, "Joby Barnabé le diseur de mots", de Christian Arty, qui a été présenté à Paris lors de vos prestations parisiennes...

On a travaillé pendant trois mois pour réaliser ce documentaire qui un témoignage de parcours de vie, une quête, la mienne, avec les sources et les éléments fondateurs comme ma famille, mon père qui a 104 ans et qui est encore là, mon départ en 1965 en France, mai 68, mes études à Montpellier et à Nanterre et mon voyage en autostop pendant deux ans en Afrique... Tout cela contribue à faire émerger cette dimension de la poétique de la relation, cette envie de dire une aspiration profonde.

Ce film consacre votre travail au service du créole. Avez-vous conscience d'appartenir au panthéon de ceux qui ont donné ses lettres de noblesse à cette langue ?

Il s'est agi de sortir la créolité d'une vision étroite, folklorique, voire exotique. La créolité ne se limite pas au créole, elle va bien au-delà, c'est pour ça que je dis qu'il ne faut pas confondre la langue et la parole. La langue est un vecteur un espace d'expression, mais la parle nous permet de nous définir, de nous nommer face au monde. Quel est notre désir, notre soif, notre aspiration... Quand Edouard Glissant, Jean Bernabé, Patrick Chamoiseau et Raphaël Confiant ont parlé de créolité, on sortait de l'étroitesse de la langue pour entrer dans un processus et une réalité plus complexe, on sortait de la vision de la négritude où les racines allaient chercher quelque chose de fondamental dans le sol rouge d'Afrique pour chercher des racines horizontales, des rhizomes pour nous projeter dans le monde actuel et dans l'avenir. Et la créolité a donné le mot créolisation avec son aspect dynamique qui fait que l'on peut y adjoindre la poétique de la relation. La créolisation, c'est ce mouvement vers l'autre, mais aussi un monde meilleur, c'est le brassage qui en est le terreau... Que ce soient les prestations artistiques sur scène, que ce soit tout ce qui se passe autour du créole, de notre réalité culturelle, notre quête d'identité, tout cela participe de la créolisation. C'est pourquoi il faut des artistes, des chercheurs,  des intellectuels qui permettent de situer la créolisation dans quelque chose de plus large et plus profond que le simple fait de parler créole et de croire qu'on est Martiniquais ou Guadeloupéen parce qu'on parle créole.

Propos recueillis par FXG, à Paris

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9 novembre 2016 3 09 /11 /novembre /2016 05:23

Demande d'asile : le Conseil d'Etat donne raison au préfet

Le Conseil d'Etat vient de rejeter le recours déposé par la Cimade, la Ligue des droits de l’homme, MM. Diop Abou, Dolcee Cherlin, Thelemaque Guy-Lange, Toussaint Lamarre et Lalanne Rodrigue. Ensemble, ils avaient demandé en vain au juge des référés du tribunal administratif d’enjoindre au préfet de la Guyane de reprendre les enregistrements des demandes d’asile afin de respecter le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

Face à l'augmentation "considérable et imprévisible" du nombre des demandes d’asile, présentées principalement par des Haïtiens (4687 demandes de janvier à août 2016, soit trois fois plus qu'en 2015 et huit fois plus qu'en 2014), le guichet unique d’accueil s'est trouvé débordé et l’administration a décidé de le fermer en août dernier pour n’enregistrer que les demandes de personnes vulnérables en attendant une restructuration complète de son dispositif. Le ministère de l'Intérieur a fait valoir que de nouveaux locaux ont été mis à la disposition de la Croix Rouge à compter du 1er octobre, que les effectifs du guichet unique ont été renforcés et que les capacités d’hébergement des demandeurs d’asile accrues. Cela devrait permettre une reprise de l’enregistrement de toutes les demandes d’asile dans des conditions normales à compter du 1er décembre.

Le juge des référés du Conseil d'Etat considère que l’administration a certes suspendu l’examen des demandes d’asile auquel elle est tenue de procéder, mais elle l’a fait à titre provisoire et elle a préservé la possibilité d’examiner des demandes présentées par des personnes présentant une vulnérabilité particulière. "L’ensemble des circonstances ne fait ainsi pas apparaître de méconnaissance grave et manifeste des obligations de caractère général qu’impose le respect du droit d’asile". En conséquence, il a rejeté la requête de la Cimade.

FXG, à Paris

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8 novembre 2016 2 08 /11 /novembre /2016 11:18
Concert annulé pour les Vikings et Simon Jurad

Concert annulé pour les "Légendes"

Le concert du "Bal des Légendes" avec Simon Jurad et Les Vikings de la Guadeloupe, initialement prévu le 10 novembre aux Docks Eiffel à Paris, est annulé. Los productions, l'organisateur, préfère dire qu'il est "reporté à une date ultérieure" et explique ce report par "des problèmes d'intendance et de partenaires". Il se trouve aussi que le public n'est pas au rendez-vous, puisqu'il y a une dizaine de jours, les préventes n'étaient pas à la hauteur de l'événement. Pourtant la production avait mis le paquet dès le mois de septembre avec de belles affiches dans le métro. Reste que les Docks Eiffel sont un peu isolés dans le complexe des studios télés de la Plaine Saint-Denis et que le public antillais a plus l'habitude du New Morning voire de la Cigale.

 

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8 novembre 2016 2 08 /11 /novembre /2016 11:02
Jean-Michel Martial est le nouveau président du CReFOM (photo Regis Durand de Girard)

Jean-Michel Martial est le nouveau président du CReFOM (photo Regis Durand de Girard)

Jean-Michel Martial nouveau président du CReFOM

Lors de la réunion du bureau exécutif du CReFOM, le 24 octobre dernier, le comédien et metteur en scène guadeloupéen Jean-Michel Martial a été élu président. Son mandat court jusqu'après les élections législatives de juin 2017. Il succède à Patrick Karam parti rejoindre l'équipe de campagne du candidat à la primaire de la droite et du centre, Nicolas Sarkozy. Jusqu'alors, Jean-Michel Martial était le vice-président chargé du collège des personnalités. Il avait déjà assuré l'intérim de la présidence du CReFOM au moment des élections régionales quand Patrick Karam était en campagne aux côtés de Valérie Pécresse. Patrick Karam devient président d'honneur au côté de Victorin Lurel.

FXG, à Paris

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8 novembre 2016 2 08 /11 /novembre /2016 06:56
Blassy, Adriano et Canonge on stage

Blassy, Adriano et Canonge on stage

CAB au Lilas le 10 novembre

Le chanteur-guitariste camerounais, Blick Bassy, le percussionniste brésilien DD Adriano et le pianiste martiniquais Mario Canonge sont en concert ce 10 novembre à 21 heures au Triton (Les Lilas) dans le cadre du festival Banlieue tropicale. A eux trois ils forment le groupe CAB. Après une impressionnante tournée en Afrique subsaharienne en novembre 2014 lors de laquelle le trio s’est produit dans pas moins de 21 pays, de l’Erythrée au Rwanda en passant par le Togo, le Sénégal et l’Afrique du Sud, après un passage en Guadeloupe, à Saint-Martin et au Costa Rica, au New Morning et au Duc des Lombards, CAB revient et offre en prime un album-DVD live.

Réservez vos places pour le 10 novembre:

http://www.letriton.com/programmation/cab-1948

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8 novembre 2016 2 08 /11 /novembre /2016 06:35
Hans Reuschl, alias DJ Nomad, et Emile Omar au Pavillon du lac à Paris

Hans Reuschl, alias DJ Nomad, et Emile Omar au Pavillon du lac à Paris

La "Tropical discoteq" débarque aux Antilles

Le DJ Emile Omar sera aux Antilles (le 19 novembre à la Guadeloupe et le 26 novembre à la Martinique) avec son concept "Tropical discoteq", une de ces soirées dansantes qu'il anime à Paris depuis déjà sept ans au Pavillon du lac, au parc de Buttes Chaumont. Pour ces deux événements, il sera accompagné par le DJ anglais, Hugo Mendez. Auparavant, il assure l'animation du "bal des légendes", Simon Jurad et les Vikings, le 10 novembre à Paris.

"Le coeur de l'univers musical des soirées "tropical discoteq", c'est le kompa et la kadans des années 1970-1980, explique le DJ, avec des artistes comme Coupé-cloué (l'Haïtien Jean Gesner Henry, ndlr), les Vikings de la Guadeloupe, la Perfecta..." Il explore tout le catalogue des anciens vinyls pour en ressortir les perles. "A côté des grands noms, il y a plein d'artistes comme le Super Sterne avec Robert Sylvestre qui a fait quelques albums, le Guyanais Claude Nebor..." Emile Omar est aussi un grand fan d'Expérience 7. Ce DJ s'est plongé dans la musique tropicale alors qu'il travaillait à Radio Nova et alors qu'il avait déjà une expérience dans les soirées DJ de la disco et de la house à New-York. "Il y a des similarités, raconte-t-il, et quand je suis arrivé à Nova, Bintou Simporé, la grande dame de la world music sur l'antenne, m'a suggéré d’aller creuser du côté d’Haïti. Le fondateur de Nova, Jean-François Bizot, était lui-même un grand fan de Coupé Cloué…"

Par la suite, Emile Omar rencontre un DJ anglais, Hugo Mendez, qui travaillait alors sur une compilation de musique antillaise de la fin des années 1960 (biguine latine et Tumbélé...). Entre les deux DJ, la sauce prend vite et Emile Omar comprend qu'insérer des titres antillais dans ses soirées afro-disco ne suffit plus : "J'ai alors créé un concept dédié à ces musiques qui est devenue, il y a sept ans, "la tropical discoteq" qui fêtera bientôt sa 100e ! Pour autant, si ces musiques sont au coeur de ces soirées dansantes, elles restent ouvertes aux musiques congolaises, capverdiennes, colombiennes, brésiliennes voire cubaines. On l'a ainsi vu mixer aux côtés de l'Allemand Hans Reuschl, alias DJ Nomad, grand spécialiste des musiques électro et africaines.

Emile Omar a fini par sortir en mai dernier une compilation des musiques de "la tropical discoteq" : "Antilles chéries". Emile Omar aime à rappeler qu'il n'invente rien, mais qu'il transmet un patrimoine, une culture...

FXG, à Paris

Le 10 novembre, au  "bal des légendes" avec Les Vikings de La Guadeloupe et Simon Jurad - Dock Eiffel, 50 avenue du président Wilson La Plaine Saint-Denis 10 Novembre

19 Novembre à L'Appart à Jarry en Guadeloupe (after show du concert Kassav au palais des sports du Gosier)

26 Novembre, au Cloud à Fort-de-France en Martinique

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6 novembre 2016 7 06 /11 /novembre /2016 05:39
Cut, saison 4

Montoute débarque

La série phare de France Ô, Cut, entame le 7 novembre prochain sa quatrième saison avec deux nouveaux, Elodie Varlet et Edouard Montout.

Comme les autres années, la série Cut, c'est toujours 70 fois 26 minutes. "Si on voulait le diffuser à l'année, nous pourrions le faire !", se réjouit Sophie Gigon, directrice adjointe des programmes de France Ô. Et non seulement, c'est un vrai feuilleton, mais c'est aussi devenu une marque ! Deux nouveaux comédiens arrivent cette année : Elodie Varlet (Estelle dans Plus belle la vie — photo) et le Guyanais Edouard Montoute. Et pour eux, les auteurs ont dû beaucoup travailler pour que cette présence apporte une véritable valeur ajoutée. Mais le plus de Cut, c'est l'aspect transmédia. Depuis la première saison, la série s'appuie sur le transmédia (facebook, instagram...), mais cette fois, la production a réalisé une première mondiale avec un épisode, le 59 bis,entièrement transmédia qui s'insère entre le 58 et le 59 et qui sera diffusé sur le net. Filmé en vue subjective par les smartphones de deux personnages, ce récit est synchronisé avec l’épisode diffusé à la télé.

"On peut très bien ne pas le voir et passer du 58 au 59, explique Sophie Gigon, mais on peut le voir en même temps et ça fait un peu l'effet de "La rose pourpre du Caire" quand des personnages s'échappent pour vivre une autre vie sur un autre média !"

Si Plus belle la vie représente 30 millions d'investissement, Cut n'émarge qu'à 2,5 millions, pour autant, Sophie Gigon (qui était auparavant directrice de la coordination et de la stratégie fiction à France TV) estime qu'au sein même du groupe, Cut reste un enjeu de choix. "Nous continuons le développement de la série et nous préparons déjà l'écriture de la saison 5 parce que c'est un autre type de fiction en dehors des séries prime. Ca élargit le spectre de la diversité de la production de fictions."

Au départ, il y a eu un appel d'offres et trois candidats. Finalement, c'est ALP et Terence films qui ont emporté le morceau grâce à leur capacité d'innovation et d'anticipation.

Bertrand Cohen, un des producteurs, a compris qu'il fallait miser aussi sur le territoire : "C'est une histoire locale ancrée dans un univers et une géographie. Ici, c'est l'île de la réunion des peuples, des races, des religions. On a des familles de toutes les couleurs et ça ne pose aucun problème. Cut est une série créole dans l'esprit." Et innovante sur la toile.

FXG, à Paris

ITW. Edouard Montoute incarne Ruben, un nouveau personnage

"Ce qui m'a convaincu, c'est la Réunion"

Qu'est-ce qui vous a convaincu d'entrer dans la série ?

Je ne savais que c'était Cut... En fait Cut, je ne connaissais pas ! Je n'ai jamais regardé, j'ai entraperçu comme ça... Je suis un enfant de la télévision, mais depuis quelque temps, je matte des séries américaines et quand je regarde la télé, c'est plus Canal + que les chaînes du bouquet France Télévisions ou TF1... Et puis, je zappe ! Je ne risquais donc pas de tomber sur Cut, mais les quelques extraits que j'ai vus m'ont donné à voir qu'il y avait de belles images. Il y a une exigence qualitative. Maintenant, ce qui m'a convaincu, c'est la Réunion. J'avais envie absolument d'aller là-bas... Ce ne sont pas du tout des raisons professionnelles ! Et puis, ce prénom, Ruben... Avant même de connaître l'histoire... Le mec, il s'appelle Ruben, il vit sur un bateau, je me suis dit : "Hop, allons-y !" Même si c'est vrai, les dix-huit minutes utiles par jour m'ont fait un peu peur !

C'est difficile de travailler sur une série quotidienne ?

L'équipe est très bienveillante, très accueillante... Mais la complexité, c'est en termes de méthode de travail. Je n'ai jamais tourné dans ce genre de séries quotidiennes, ça veut dire une charge de travail assez lourde ! Dix-huit minutes utiles par jour, ça m'a fait peur ! J'ai demandé aux auteurs qu'ils me donnent les textes le plus vite possible pour pouvoir préparer un peu le personnage qui n'était pas défini. Et puis, je n'ai pas la dextérité d'un Ambroise Michel (Adil) ou d'une Elodie Varlet (Estelle dans Plus belle la vie, ndlr) pour apprendre des textes aussi énormes... Je n'apprends pas aussi rapidement que ça et en plus je les réécris ! Ca peut paraître de la fausse modestie, mais ca n'est pas la même charge de travail... Finalement, ils ont accepté mes handicaps et ça s'est très bien passé et Cut est finalement devenu une aventure humaine.

Votre partenaire principal est Elodie Varlet qui incarne Angèle...

Oui, même si effectivement, j'ai des scènes avec Ambroise Michel, pas mal aussi avec Antoine Stip (Charles de Kervelec). Ca me plaît assez que le personnage de Ruben ne soit pas trop développé avec d'autres personnes. J'aimerais bien qu'il garde son petit côté, non pas solitaire, mais ambigü, un peu marginal... C'est ce qui m'a plu dans la saison 4.

Votre personnage est-il bien intégré dans l'intrigue de cette 4e saison ?

Ruben a sa propre intrigue qui vient de son secret. Il va interagir au niveau politique et également au niveau écologique et c'est comme ça qu'il va être confronté à Charles de Kervelec. C'est ça qui me plaît ! Il y a la petite histoire qui est son histoire amoureuse avec Angèle, mais Ruben a d'autres chats à fouetter... Ca donne une question de priorités à régler !

Propos recueillis par FXG

Sébastien Capgras : "Toujours le même plaisir !"

Sébastien Capgras (Jules Park) éprouve toujours le même plaisir après trois saisons ! "Je reste attaché à ce projet et cet attachement se renforce d'année en année parce qu'on créée des affinités, que tout le monde évolue, y compris mon personnage !". Ce qu'il aime aussi, c'est le pays. "C'est le cadre qui aide à partir quatre mois loin de sa famille, ses amis, pour travailler. Et dans le travail, on arrive à se ressourcer, à méditer, apprendre tout ce que cette île a à nous donner !" Pour cette 4e saison, l'adolescent va montrer un visage un peu différent, le visage de celui qui a grandi... "Mon personnage va passer du côté obscur parce que l'absence de ses parents crée un sentiment d'abandon ; il va être tiraillé entre ses deux noms de famille, Park et de Kervelec, et il va se mettre un peu à se comporter comme son grand-père qui reste un méchant !" Lui aussi apprécie l'arrivée d'Elodie Varlet et d'Edouard Montoute. "Ca fait du bien à l'histoire parce qu'une nouvelle intrigue, forcément, ça ramène un petit peu de fraîcheur à la série, et leurs personnages qui arrivent en binôme, collent vachement avec ceux qui sont là depuis un moment."

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