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18 mai 2017 4 18 /05 /mai /2017 18:03
Laura Flessel accueillie par Patrick Kanner et Thierry Braillard

Laura Flessel accueillie par Patrick Kanner et Thierry Braillard

"Avec moi, ça va bouger"

Hier, tandis que rue Oudinot dans le 7e arrondissement, Ericka Bareigts cédait la place à Annick Girardin, dans le 13e, c'est Laura Flessel qui succédait à Thierry Braillard au secrétariat d'Etat aux Sports. "J'accueille la responsabilité qui m'est confiée, telle que je suis, pleine d'enthousiasme, de détermination, en battante. Je sais que j'aurai à croiser le fer, mais cela ne me fait pas peur. Le mouvement sportif peut être conservateur, parfois même machiste. Si de telles tentations existaient, je préfère mettre en garde : avec moi, ça va bouger." Laura Flessel, sextuple championne d'escrime, sait ce qu'elle doit au sport et cette fois, elle va lui rendre : "A partir d'aujourd'hui, je mettre à son service et à celui des sportifs, pour eux, mais aussi pour mon pays." Elle a indiqué qu'elle se battrait pour que les Jeux Olympiques 2024 se passent à Paris : "Je serai aux côtés de mes amis du mouvement sportif de la mairie de Paris pour porter haut les couleurs de cette candidature." Laura Flessel veut que la France rayonne grâce au sport qu'elle considère comme un support de la francophonie et des valeurs de la France. "Je veux mener une politique diplomatique offensive." Elle entend faire du sport un vecteur des luttes contre les discriminations, que les femmes y prennent toute leur place, comme les handicapés mais également tous les territoires de la République, y compris les Outre-mer. Enfin, l'épéiste a insisté pour dire qu'elle voulait revenir "aux fondements du sport : le corps. Je veux que le sport soit l'occasion de prendre soin de toi, de prévenir et de guérir. Après une brève allocution, elle a indiqué son intention d'aller rencontrer les administrations et les équipes. "Je reste la sportive, mais je serai aussi la ministre, je suis une femme de terrain, je vous ferai confiance, mais il y a du boulot." Premier conseil des ministres pour cette débutante, ce matin.

FXG, à Paris

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18 mai 2017 4 18 /05 /mai /2017 17:57
Le portrait d'Erika Bareigts a rejoint la galerie des anciens ministres des Outre-mer de la Ve République

Le portrait d'Erika Bareigts a rejoint la galerie des anciens ministres des Outre-mer de la Ve République

Ericka Bareigts quitte la rue Oudinot pour faire sa campagne législative

"Je suis heureuse et honorée d'avoir travailler pour les Outre-mer." Ericka Bareigts a prononcé une allocution d'une quinzaine de minutes pour clôturer ses dix mois à Oudinot. Elle a rappelé son "ambition pour la France océanique" tout en reconnaissant clairement que "l'ambition de la République océanique n'était pas encore achevée". Après avoir salué Victorin Lurel et George Pau-Langevin, ses prédécesseurs, elle est revenue sur ses principaux dossiers : l'accord de Papeete, la loi égalité réelle, le changement de regard dans la mobilité avec l'option du retour au pays, le travail pour la mémoire (commission Stora, commission des Réunionnais de la Creuse), la coopération régionale, l'octroi de mer et le RGEC, les 38 millions d'euros pour compenser la fin des quotas sucriers et a même laissé entendre que l'augmentation des quotas de rhum était pour très bientôt. Revenant sur les excuses qu'elle a prononcées à Cayenne au moment du dénouement de la crise sociale, elle a indiqué : "Si c'était à refaire, je le referai. Il était nécessaire de prononcer ces mots attendus." Enfin, elle a eu cette phrase sur la jeunesse, "promesse de nos territoires" : "N'ayons pas peur d'elle !"

Son départ, alors que Annick Girardin répondait à la presse, a été remarqué : tout le personnel du ministère l'a saluée par une immense salve d'applaudissements.

FXG, à Paris

Elle a dit : "Annick Girardin est une ultramarine comme moi, même si tous les ultramarins ne se ressemblent pas... Nous avons travaillé ensemble comme députées, puis nous avons collaboré de nombreuses fois elle ministre et moi députée, puis ensemble en tant que ministre. Nous avons toujours eu cette fibre ultramarine qui nous a fait beaucoup nous réunir sur d'autres sujets. C'est une femme déterminée."

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18 mai 2017 4 18 /05 /mai /2017 17:00
Erica Bareigts accueille Annick Girardin dans la cour d'Oudinot

Erica Bareigts accueille Annick Girardin dans la cour d'Oudinot

Une ultramarine laisse la place à une ultramarine rue Oudinot

C'est à 17 h 30 hier qu'Ericka Bareigts, la Réunionnaise, a passé le témoin à Annick Girardin, la Saint-Pierraise. Annick Girardin devient ainsi la 5e ministre originaire d'outre-mer à s'installer rue Oudinot. comme ministre de plein exercice, ainsi que l'a voulu Emmanuel Macron, Si elle n'a posé aucune condition, Annick Girardin a pourtant hésité. Jeudi dernier encore, elle disait non. "J'ai dit mardi soir tard qu'il y avait une page qui se tournait et que j'allais rentrer sur mon territoire... Et puis, aujourd'hui (mercredi, ndlr), en échangeant avec le président de la République, je me suis dit non, que je ne pouvais pas ne pas aller servir l'outre-mer puisque ça m'est proposé. Il y a des défis à relever, que j'ai toujours voulu relever. Donc, je suis là. Ca ne se refuse pas." Elle avoue n'avoir accepté qu'une demi)-heure u une heure avant l'annonce du gouvernement.

Hier après-midi, Annick Girardin se refusait à aborder un sujet particulier, elle veut prendre connaissance de chaque dossier. "Chaque territoire mérite mon attention et toute mon attention. Il y a des urgences, je les traiterai, mais permettez-moi d'attendre un peu."

Annick Girardin avait fait savoir lors du départ de George Pau-Langevin son intérêt pour les Outre-mer, mais avec la mer. "J'ai toujours plaidé pour un grand ministère de la Mer et de l'Outre-mer, c'est ce que j'ai dit au président tout à l'heure et nous avons échangé sur la question d'une compétence maritime spécifique pour chaque bassin maritime de manière à ce qu'il y ait une vraie logique dans le développement de l'outre-mer et de la mer dans nos bassins."

"Seul on peut aller très vite, mais ensemble on peut aller très loin"

Annick Girardin a cité les noms de ses prédécesseurs en place depuis 2012 : "Des lois importantes ont été faites ici, a-t-elle déclaré, à moi maintenant de les mettre en action et de faire que ces décisions qui ont été prises avec l'ensemble des parlementaires laisse des fruits réels sur les territoires."

Pour cette élue qui siégeait depuis 2007 au banc des radicaux de gauche, être sous l'autorité d'un Premier ministre de droite n'est pas un problème : "Le pari d'Emmanuel Macron, c'est celui que j'ai fait dans mon territoire, car seul on peut aller très vite, mais ensemble on peut aller très loin. Le pari d'Emmanuel Macron qui a été choisi par les Français, c'est ça, c'est construire l'avenir de la France, des territoires, de l'Europe, mais aussi du monde, tous ensemble. Ce défi, il se relève avec tous les gens de bonne volonté."

FXG, à Paris

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17 mai 2017 3 17 /05 /mai /2017 12:03

Quel ministre pour la rue Oudinot

Le temps qu'ont pris l'Elysée et Matignon pour laisser les autorités compétentes vérifier qu'aucun membre du gouvernement en formation n'ait d'éventuels conflits d'intérêts est une fenêtre jusqu'à 15 heures, ce mercredi, pour revenir sur les potentiels locataires de la rue Oudinot. Le cas Thierry Robert qui se disait prêt à faire son devoir a été vite expédié. Ary Chalus, président de la Région Guadeloupe, s'est défendu jeudi dernier sur facebook de toute velléité : "Il y a une forte intoxication sur les réseaux sociaux. Mais je tiens à préciser qu'à l'heure actuelle, personne ne connaît la formation du prochain gouvernement. J'ai soutenu Emmanuel Macron en plein accord avec mes convictions, avec le coeur, il est condamné à travailler et à oeuvrer pour réussir la France..."

Autour d'Emmanuel Macron, durant la campagne, Max Dubois a été son délégué national pour les outre-mer. C'est un métropolitain qui vit avec une Guadeloupéenne, famille Forier. Il connaît bien le milieu artistique et compte parmi ses amis le bassiste Michel Alibo ou Michel Reinette. Il a beaucoup fréquenté les Antilles et la Réunion dans sa vie professionnelle qui s'est déroulée dans le milieu événementiel. Cet autodidacte, inventeur d'un système d'accrochage de panneaux, est très doué pour la communication et a organisé les déplacements du candidat outre-mer. Il est une sorte de Marc Vizy (ex-conseiller Outre-mer de François Hollande nommé depuis ambassadeur de France au Togo), le côté haut fonctionnaire en moins. Il détonne un peu au milieu des énarques de la macronie,. En dehors de Max Dubois et des soutiens Chalus et Robert, aucune autre figure de l'outre-mer n'a réellement émergé dans l'entourage du président élu.

Emmanuel Macron a évoqué pour la rue Oudinot un profil "compétent" et pour qui "l'outre-mer n'est pas une découverte". Un nom revient dans les coulisses du pouvoir, celui d'Arnaud Leroy. Après avoir voté oui au traité Européen, il a quitté les Verts en 2005 pour rejoindre les socialistes. Proche de Montebourg, il a a été élu député des Français de l'étranger en 2012. Il a rejoint En marche ! avant même la primaire des socialistes. Mais Arnaud Leroy semble s'intéresser davantage à la commune d'Andernos-les-Bains en Gironde où il a été candidat aux municipales et aux Régionales plutôt qu'aux Outre-mer.

Enfin, reste une possibilité, la reconduction d'Ericka Bareigts, à l'instar de celle pressentie de Le Drian à la Défense. Le président Macron a félicité son ancienne collègue au gouvernement Valls pour son travail, notamment pour la Guyane. Il ne lui a pas mis de candidat d'En marche ! dans les pattes à Saint-Denis. Elle est Réunionnaise, femme et elle connaît le job. Seule hic, il faudrait qu'elle accepte de redevenir secrétaire d'Etat ou ministre déléguée, car avec un gouvernement resserré à quinze ministres, ça ne laisse pas beaucoup de place à un ministre plein des Outre-mer. Ca va faire grincer des dents. Il faudra surveiller le nom du futur coordinateur des assises des outre-mer qui dépendra directement de l'Elysée ou de Matignon, le vrai boss quoi.

FXG, à Paris

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17 mai 2017 3 17 /05 /mai /2017 04:29

Alain Foix mise sur l'art à la Charité

L'écrivain guadeloupéen, metteur en scène et directeur de la compagnie Quai des arts, Alain Foix, lance sur une plateforme de crowfunding un appel de fonds pour aider le Bazar Café, espace littéraire et artistique qu'il ouvre à la Charité-sur-Loire. Il a besoin de 6000 euros pour acquérir un zinc, un vrai ! Un comptoir de bar de 5 mètres de long.

Le Bazar Café a été érigé en 1869 sur le modèle des Grandes Galeries, comme le Bon Marché ou les Galeries Lafayette, sur huit niveaux de 250 m2. Le premier sous-sol est voué à être un théâtre de 102 places, le second sous-sol est une cave voûtée de 142 m2 où seront associés les esprits du vin et des arts à l'occasion de happy-happening. Au 3ème sous-sol, une curiosité, vestiges d'une chapelle du XIe siècle. Au rez-de-chaussée, l'accueil, un bar, une cuisine, un piano demi-queue et un espace de lecture et de rencontres. C'est là que prendra place le comptoir de bois et de zinc, non loin du futur espace librairie. Les donateurs auront leur nom gravé sur le zinc ! Au premier étage, un lieu d'expositions, d'installations, de stages et de master classes, mais aussi de bals, de concerts, de conférences. Les trois derniers étages supérieurs accueillent sept appartements de standing, de 63 à 168m2. Ils sont destinés à l'hébergement d'artistes en résidence, de donateurs en goguette ou de touristes.

L'endroit a été inauguré il y a peu avec le pianiste Alain Jean-Marie.

FXG, à Paris

https://fr.ulule.com/bazar-cafe/

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17 mai 2017 3 17 /05 /mai /2017 03:22
Les rhumiers français séquestrent leurs cotisations à l'INAO

Les rhums refusent de financer le pinard

Alors que l'Institut national des appellations d'origine (INAO) s'apprête à lancer les appels à cotisation, les rhumiers des DOM regroupés au sein du Conseil Interprofessionnel du Rhum Traditionnel des Départements d'Outre-Mer (CIRT-DOM) ont décidé un boycot au moment où la Réunion, la Guyane et la Guadeloupe doivent pour la première fois cotiser à cet organisme certificateur. En cause leur représentation au sein du Comité national des vins et boissons alcoolisées de l’INAO. Ce comité ne comprend que cinquante membres (quarante représentants issus de la production ou du négoce qui émanent des Comités régionaux et dix personnes qualifiées. Les rhumiers français avaient demandé d'avoir un représentant au moins pour chaque DOM. Or, une seule personne, la Martiniquaise Claudine Vernant-Neisson, au titre de personalité qualifiée, doit représenter toute la filière pour les cinq ans à venir.

La filière rhum des DOM (IG et AOC) produit près de 230 000 hectolitres d'alcool pur (hap) se plaçant ainsi après le cognac (790 000 hap), mais loin devant le calvados (20 000 hap) ou l’armagnac (15 000 hap), elle a donc "toute légitimité" à siéger correctement au sein du Comité national de l’INAO, estime le président du CIRT-DOM, Jean-Claude Cantorne.

Derrière cette question de représentativité se cache une question financière. "Cinquante membres, issus majoritairement du vin, peuvent voter une hausse de cotisation qui est moins élevée pour les vins que les spiritueux, estime en off, un acteur de la filière, ce qui fait que le monde des spiritueux finance le vin."

Voilà pourquoi, le conseil d'administration du CIRT-DOM en février dernier, devant le représentant de l’Inao et du ministère de l’Agriculture, a décidé à l'unanimité de placer sous compte séquestre les droits INAO à la Caisse des dépôts et consignations, jusqu’à ce qu’une solution sur la représentativité de la filière soit trouvée. Ce dossier attend le successeur de Stéphane Le Foll au ministère de l'Agriculture.

FXG, à Paris

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16 mai 2017 2 16 /05 /mai /2017 05:02
Mai 1967 à Paris

Les commémorations de mai 1967 ont démarré dans l'Hexagone

Le collectif "Doubout pou mé 67" a lancé ce week-end en Région parisienne le cycle de commémorations des événements qui ont traumatisé les Guadeloupéens les 26 et 27 mai 1967 à Pointe-à-Pitre. Ce collectif rassemble la plupart des groupes à peau d'Ile-de-France, tel Choukaj, Vibwasyon a mas, Miyo, Mas libérasyon, Mas mélé, Mas Ayio, Ms an bistan, Karibean mas, Eritaj, mais également les autres mouvements culturels de la Guadeloupe comme Akiyo, Voukoum, Mas ka klé. Samedi soir à Saint-Denis, Moïse Mayoute, le président d'Akyio a participé à une projection débat en présence d'un nombreux et jeune public. Tony Mango, militant de la langue créole et l'un des responsables du collectif a rappelé la finalité de ces commémorations qui se résume à trois mots : vérité, justice, réparation. Célio Siber a exposé les conséquences psychologiques de ces événements meurtriers dans l'inconscient collectif guadeloupéen, à savoir un stress post-traumatique ayant souvent conduit au déni ou à la culpabilisation. Moïse Mayoute est revenu sur les conséquences sociales et politiques et l'importance des mouvements culturels qui portent cette mémoire.

Dimanche, les groupes à peau ont déboulé de la République à Nation sous le thème, "lymiè pou lézansyen".

Le 24 mai, c'est la CGT DOM qui organise à Montreuil une conférence débat en lien avec le collectif Doubout pou mé 67". Le 26 mai au soir, place de la République, ce sera une veillée d'hommage aux victimes et enfin, le 27 mai, ce sera une nouvelle marche "pour la vérité, la justice et les réparations". Pour cette occasion, tous les groupes à peau seront mobilisés, mais également des syndicats (Union syndicale solidaire, CGT DOM, CNT, Syndicat des travailleurs corses, Union syndicale des travailleurs kanaks et exploités, et encore les associations Comité d'organisation du 10 mai, Sortir du colonialisme, le CRAN, le MIR, la fondation Frantz-Fanon...

A chaque fois, une pétition pour la vérité, la justice et les réparations sera mise à disposition (change.org mai 67 en Guadeloupe, 50 ans et après).

FXG, à Paris

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15 mai 2017 1 15 /05 /mai /2017 04:57
René Gustave de la COGUMER à la foire de Paris

René Gustave de la COGUMER à la foire de Paris

La COGUMER référencée chez Casino dans l'Hexagone

René Gustave, chef de projet "La cuisine de Lucette", vient de décrocher le référencement des productions de la COGUMER par la chaîne Casino dans l'Hexagone. Jusqu'alors, leurs produits n'étaient écoulés qu'en Martinique, Guadeloupe et Guyane. La COGUMER emploie 65 personnes dont une vingtaine qu'elle a recruté pour l'ouverture de sa nouvelle usine en février 2016. "Nous avons une production de 375 kilos à l'heure, une chambre froide de stockage de 300 tonnes de produits finis ; nous avons toute latitude pour écouler nos produits dans le monde entier." Un an plus tard, les produits COGUMER sont dans les magasins Casino. C'est le fruit de sa participation aux salons professionnels du SIAL à Villepinte et du SIRH à Lyon.

Dans le cadre de ce lancement René Gustave est venu à la foire de Paris, la semaine dernière, présenter et faire goûter "les délicieuses saveurs des recettes à base de poissons sauvages de Guyane". "C'est la poursuite de l'opération commerciale que nous avons lancée en mars avec Casino à Paris, Lyon, Marseille, Cannes..."

Un premier container a été positionné au Havre dans un entrepôt frigorifique pour être prêt à répondre aux besoins des clients intéressés. René Gustave a d'ores et déjà établi un programme de trois containers dans les trois mois à venir. "Nous avons des distributeurs intéressés par de gros volumes. D'ici la fin de l'année sur l'Hexagone, nous en serons à une quinzaine de containers."

Casino n'est qu'une première étape. "Nous ne nous interdisons rien. Nous sommes approchés par de nombreux distributeurs de l'Hexagone, mais aussi du Proche-Orient et du Maghreb." Cette production guyanaise est une véritable innovation jugée "porteuse" par ses prospects. Recettes naturelles, sans gluten, sans colorants, 70 % de filets de poissons et des condiments. croupia, machoiran ou acoupa, le poisson est issu de la production locale. Le produit de la pêche artisanale est livré dans une première usine à Cayenne avant d'être transformé dans la deuxième au Larivot.

FXG, à Paris

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15 mai 2017 1 15 /05 /mai /2017 04:30
Photo Patrick Berger

Photo Patrick Berger

"Noir de boue et d'obus" dans les tranchées

La chorégraphie que Chantal Loial a consacré à la guerre de 14-18 sera jouée le 15 juin à Verdun.

Le spectacle de Difé kako, mis en espace par Chantal Loïal, offre aux spectateurs une immersion sensible et sensitive au cœur de l'enfer des champs de batailles et des tranchées boueuses de la première guerre mondiale. Et tout est là ! Bien sûr, la diversité culturelle des soldats, tirailleurs sénégalais, poilus bretons ou auvergnats... Les pas militaires, la cadence de leurs marches et celle du tir des mitrailleuses lourdes, mais aussi les exécutions des mutins en passant par l'angoisse des courriers des familles... Et puis les combats, les gueules cassées, la mort... La chorégraphie, violente ou reposée, ralentie parfois par la fatigue des combats, est soutenue par une bande sonore construite autour de textes, de témoignages poignants  de musiques et de chansons dont la fameuse "Chanson de Craonne", interdite, mais chantée par les soldats dont beaucoup pour cela furent fusillés.

Les ombres des danseurs projetées sur les murs sont autant de spectres qui rappellent aux spectateurs le destin funeste de la plupart de ces hommes !

Le final se fait sur des images solarisées d'officiers, immobiles, comme les soldats, de dos, face au champs de bataille, pendant que la chanson de Zao, "Ancien Combattant" retentit... Le public est lui aussi "cadavéré" !

Noir de boue et d'obus est un spectacle qui commémore avec beauté et inteligence le calvaire des combattants, noirs d'obus et d'obus, de la "der des ders"

François Dubreuil (Réalisateur)

Photos Patrick Berger

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11 mai 2017 4 11 /05 /mai /2017 16:13
Sous le kiosque à musique, Hollande et Macron

Sous le kiosque à musique, Hollande et Macron

Hollande appelle à la paix des mémoires

La 12e journée nationale de commémoration de la traite négrière, de l'esclavage et de leurs abolitions a été marquée hier par la présence de l'ancien et du nouveau président.

Si seul François Hollande s'est exprimé, il a eu droit à l'oreille attentive de son successeur et même de ses applaudissements. Et il y a eu beaucoup d'applaudissements, mercredi matin au jardin du Luxembourg. C'est tout d'abord Gérard Larcher, le président du Sénat qui a arraché une première salve au public en citant "un petit fils d'esclave auquel il a succédé", Gaston Monnerville. Puis François Hollande, s'adressant à son "cher Emmanuel Macron" a rappelé "les actes et les gestes", "le temps et les combats" pour que la mémoire de l'esclavage soit reconnue par la République. citant d'abord Henri Emmanuelli en 1983, puis Lionel Jospin en 1998, il en vient à la loi Taubira. La foule applaudit à tout va. "Je salue Christiane Taubira, lance le président Hollande, sa voix peut porter même quand elle ne dit rien." Il rappelle le soutien financier qu'il a pris soin de porter à la réalisation du MACTe en Guadeloupe et cite Victorin Lurel. Nouvelle salve d'applaudissements.

C'est alors que François hollande est revenu sur la mission confiée par le président Chirac en 2006 à Edouard Glissant. Laissé en plan, le rapport Glissant prônait l'ouverture d'un lieu de mémoire de l'esclavage. François Hollande annonce alors "consacrer une promesse" avec le lancement de la fondation pour la mémoire de l'esclavage, de la traite et de leurs abolitions. "Elle sera un pont entre les Amériques, la Caraïbe, l'Afrique et l'océan Indien ; c'est toujours le rôle de la France."

Au bout de la reconnaissance

Le chef de l'Etat a réaffirmé son refus de réparations financières pour le préjudice de l'esclavage. "Jamais nous ne pourrons restaurer le monde d'avant la traite." Il préfère aller "au bout de la reconnaissance", comme Chirac au Veld'hiv, Sarkozy à Constantine ou lui-même à Tiaroye, Papeete ou Antananarivo. Le président sortant ramasse une nouvelle salve d'applaudissements. "Il ne faut pas opposer une douleur à une autre. La concurrence des mémoires est un mensonge. La mémoire doit nous dire que le pire ne peut pas être reproduit." Il se tourne vers Emmanuel Macron : "Il y a encore beaucoup à faire M. Le président..." Après Delgrès, l'abbé Grégoire, Schoelcher et Césaire, les panthéonisés, il rend hommage aux femmes anonymes et appelle à la "paix des mémoires", c'est-à-dire à "entrer dans un archipel inédit où les communautés humaines pourront se connaître sans pour autant se perdre ni se dénaturer".

Le nouveau président a applaudi l'ancien. La Marseillaise a retenti, Hollande a chanté contrairement à Macron, resté grave et compassé.

FXG, à Paris

Les peoples

Aperçus le conseiller régional PS Pierre Kanuty avec le grand rabbin de France, Gilles Bernheim, et Gabriel Kunde, chef de cabinet du premier ministre. Pus loin Jean-jack Vlody, député de la Réunion, Robert Limmois, ancien conseiller culturel aux Outre-mer, désormais chef de l'inspection générale du CNFPT, le préfet Potier, nouveau délégué à la lutte contre le racisme, l'antisémitisme et l'homophobie. Jean-Pierre Raffarin est arrivé pendant que Max Cylla jouait de la flûte des mornes. Hervé Mariton et Jacques Toubon le suivent. Cécile Duflot débarque tandis que le trio Fanfant, Fakeure et Chasseur joue une biguine. Lilian Thuram ne veut pas s'exprimer. Il y a encore les sénateurs Cornano et Patient, le patron de France Ô, Wallès Kotra, les CESE Philippe-Edmond Mariette et Joël Lobeau, et les anciens ministres Elisabeth Guigou, Brigitte Girardin, Victorin Lurel, George Pau-Langevin.

Sur la tribune, outre les deux présidents et ceux du Sénat et de l'Assemblée, le Premier ministre et une dizaine de ministres dont Ericka Bareigts, et deux Guadeloupéens, Frédéric Régent, président du CNMHE, et Jean-Marc Mormeck, délégué interministériel à l'égalité des chances des Français des Outre-mer

Georges Patient, sénateur de Guyane

"C'est un grand symbole de voir les présidents Hollande et Macron une fois de plus ensemble. Ca ne peut que me réconforter à titre personnel, en plus, c'est pour un événement, cette commémoration, qui m'est cher. Quant à la fondation, c'est la suite logique de ce qu'a voulu faire Victorin Lurel au MACTe."

Thierry Robert, député de la Réunion

"Emmanuel Macron est quelqu'un qui apprécie vraiment les outre-mer, la diversité de la France. C'est logique qu'il soit là, et avec beaucoup d'enthousiasme. Ce projet de fondation doit être mené à son terme, il faut mettre en valeur ce passé parfois nauséabond pour certains, pour des humains, que les nouvelles générations connaissent cette histoire pour ne pas retomber dans ses travers."

Jean-Michel Martial, président du CReFOM

"La France dit au monde que l'être humain est capable de tout, du pire comme du meilleur. C'est parce qu'elle se tourne vers sa propre expérience que l'horreur ne se reproduit jamais. La France reprend sa place parce que liberté, égalité, fraternité, c'est une ambition, pas un acquit."

Pascal Blanchard, historien

"Une telle fondation va dynamiser la recherche en histoire et la transmission. A l'instar du travail fait au MACTe en Guadeloupe, la fondation va faire connaître et structurer cette mémoire, c'est son rôle. La loi Taubira a permis une meilleure connaissance des enjeux liés à l'esclavage, mais pas leur pénétration dans l'histoire nationale. On est à la marge, or elle doit entrer pleinement et entièrement dans l'histoire française. Il y a un continuum entre l'esclavage, l'empire colonial et l'outre-mer, ce continuum, c'est l'histoire de France."

Merci pour tout !

"Félicitations pour tout ce que vous avez fait au ministère des Outre-mer." Lors de la cérémonie du 10 mai au jardin du Luxembourg à Paris, hier, Ericka Bareigts a pu approcher le nouveau président qui a lâché ces quelques mots. Emmanuel Macron qu'elle a rallié au soir du premier tour serait-il partant pour prolonger sa mission rue Oudinot jusqu'aux législatives ? "Il n'a rien dit là-dessus", a infirmé un conseiller de la ministre.

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