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24 février 2017 5 24 /02 /février /2017 06:59
Victorin Lurel, secrétaire national à l'Outre-mer du parti socialiste entend bien jouer un rôle dans la campagne de Benoît Hamon tout en lui demandant de recentrer son programme.

Victorin Lurel, secrétaire national à l'Outre-mer du parti socialiste entend bien jouer un rôle dans la campagne de Benoît Hamon tout en lui demandant de recentrer son programme.

Les socialistes d'outre-mer ont rendez-vous avec Hamon

La sortie d'Emmanuel Macron sur "la colonisation, crime contre l'humanité" a été saluée par nombre de socialistes dans les Outre-mer, au premier rang desquels le secrétaire national à l'Outre-mer du PS, Victorin Lurel, qui s'en est réjoui sur twitter. Pour autant, ce dernier assure ne pas avoir rallié le panache de l'ancien banquier d'affaires. Comme la ministre des Outre-mer, Ericka Bareigts, le Guadeloupéen se dit "loyal et régulier" et soutient la candidature de Benoît Hamon. C'est ainsi qu'il sera l'après-midi du vendredi 24 février à la tête de la délégation que recevra Benoît Hamon à son siège parisien de campagne. La délégation sera composés de parlementaires d'outre-mer (Patrick Lebreton devrait y être), des premiers secrétaires fédéraux socialistes d'outre-mer et de quelques ministres en exercice.

L'objet de cette rencontre, c'est une prise de contact et une présentation (Benoît Hamon connaît mal le landernau ultramarin), la préparation du bilan national et outre-mer du quinquennat Hollande, des propositions pour le programme global et territoire par territoire du candidat du PS (elles devraient reprendre celles qu'avaient préparé Manuel Valls pour la primaire) et l'organisation de la campagne outre-mer et dans le 6e DOM hexagonal.

Le Martiniquais Valentin Narbonnais, en charge des Outre-mer lors de la campagne de Benoît Hamon pour la primaire, n'apparaît dans le dernier organigramme du candidat PS...

Pour le moment tout n'est pas fluide entre Benoît Hamon et les barons du PS. Il y a cinq points de désaccord : le bilan (il lui est demandé d'adoucir ses critiques), la loi El Khomry (on lui accorde la suppression de l'article 2, mais pas plus), le revenu universel (on lui demande de se limiter à une expérimentation), la fiscalité des classes moyennes (Hollande les ayant bien mis à contribution lors des deux premières années du quinquennat, il lui est demandé de lever le pied) et enfin la laïcité (on attend de lui de la clarté vis-à-vis de l'islamisme et du communautarisme, bref d'oublier son électorat de Trappes dans les Yvelines).

Quant à l'accord mort-né avec Jean-Luc Mélenchon, le secrétaire national à l'Outre-mer du PS estime que le patron de la France insoumise "ne vise pas l'élection" à l'Elysée, mais veut en profiter pour "tuer le PS". Tout cela pourrait bien participer à ouvrir un boulevard au centre gauche pour Emmanuel Macron avec peut-être, à la clé, des ministres socialistes ou, à tout le moins, des députés socialistes puisque à la Réunion, le PS Gilbert Annette qui a rallié Macron, a assuré qu'il voulait la réélection d'Ericka Bareigts et de Monique Orphé.

FXG, à Paris

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24 février 2017 5 24 /02 /février /2017 06:53
Les patrons des maisons Clément et Tournaire ont remis deux chèques de 7 500 euros à Jenny Hippocrate, présidente de l'APIPD qui lutte contre la drépanocytose

Les patrons des maisons Clément et Tournaire ont remis deux chèques de 7 500 euros à Jenny Hippocrate, présidente de l'APIPD qui lutte contre la drépanocytose

Une bouteille de rhum à 100 000 euros pour la bonne cause

Mardi 21 février place Vendôme à Paris, les patrons des maisons Tournaire et Clément ont présenté la bouteille de rhum la plus chère du monde et versé les bénéfices à l'APIPD de Jenny Hippocrate.

Les maisons Clément et Tournaire se sont alliées pour créer un produit d'exception : la bouteille de rhum la plus chère du monde ! Tout à commencé en 2013, lors d'une soirée dégustation rhum vieux et cigares. Dominique de la Guigneraye propose l'idée d'une collaboration au directeur général de la maison de joaillerie Tournaire. A l'Habitation Clément, le maître de chai exhume un rhum très vieux de 1966 mis en bouteille en 1991 et titrant 44 degrés. "Il n'en restait que quarante, raconte Grégoire Gueden, directeur général des rhums Clément, nous en avons sorti huit". Car outre la bouteille à 100 000 euros, il y en a sept autres, un peu moins chères, 19 000 euros. Chez Tournaire, c'est Mathieu Tournaire, fils du fondateur et maître-joallier qui s'y colle. "J'ai mis un an à imaginer, dessiner et produire le premier bouchon ; il a fallu deux mois pour  chacun des sept autres bouchons. Nous les avons faits à la main dans nos ateliers de Montbrison dans la Loire." Il reproduit l'habitation Clément en or jaune et or rose avec un sertissage de diamants. 200 grammes d'or, 4 carats de diamants ! Pour le flacon, les deux maisons s'adressent à une autre illustre enseigne, Baccarat. Pour Tournaire comme pour Clément, il s'agissait de mettre en avant leurs images et leurs savoir-faire.

Le rhum, l'or de la Martinique

"C'est un rhum très iodé, témoigne Grégoire Gueden, il a gardé une puissance tranquille." Mathieu Tournaire aussi a pu gouté l'élixir : "Il est épicé, avec des odeurs tropicales de fruits confis et de vanille. J'ai fait un véritable voyage en le dégustant..." La première bouteille vendue est celle à 100 000 euros. C'est un Italien, le propriétaire de La Maison du rhum à Paris dont le gérant est Tom La Vigny, qui l'a acquise. Les autres ont été vendues dans la foulée. Parmi les acheteurs, certains gros clients étrangers des rhums Clément, mais aussi un Martiniquais qui a été l'acheteur de la première sortie à 19 000 euros.

Le montant des bénéfices, 15 000 euros, a été versé à la présidente de l'association l'information et la prévention de la drépanocytose (APIPD).

Une bouteille sera exposée à l'habitation Clément en Martinique et une autre à la boutique Tournaire de la place Vendôme. "Nous nous battons depuis des années, explique Grégoire Gueden, pour démontrer que le rhum est l'or de la Martinique et nous en faisons la démonstration !"

FXG, à Paris

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24 février 2017 5 24 /02 /février /2017 04:06

Des Oscars peu métissés

La cérémonie de remise des Oscars aura lieu le 24 février. On a beaucoup critiqué le manque de diversité des Oscars, et cette année, l'Académie a nommé des films où jouent beaucoup d'acteurs afro-américains comme Fences avec Denzel Washington et Viola Davis (dans la catégorie second rôle féminin) ou Moonlight (Mahershala Ali et Naomie Harris pour les prix du second rôle masculin et féminin). Octavia Spencer, oscarisée pour La couleur des sentiments en 2012, est nommée pour l'Oscar du meilleur second rôle pour Les figures de l'ombre. Le Britannique Dev Patel, d'origine indienne, est nommé pour Lion, l'histoire d'un enfant indien adopté par un couple australien. Depuis la première cérémonie en 1929, 2911 Oscars ont été remis à des blancs contre 36 à des noirs. Hattie Mac Daniell est la première actrice afro-américaine à avoir été récompensée en 1940 ; Sydney Poitiers est le premier acteur afro-américain récompensé en 1964.

FXG, à Paris

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23 février 2017 4 23 /02 /février /2017 10:00

Les petits candidats en ont marre de compter pour du beurre

Six candidats à la présidence de la République lancent un appel pour une véritable pluralité des candidatures à l'élection présidentielle.

Alexandre Jardin, Pierre Larrouturou, Charlotte Marchandise-Franquet, Philippe Poutou, Oscar Temaru et Christian Troadec, tous candidats déclarés à l'Elysée affirment qu'il est urgent de proposer pour l'élection présidentielle une vraie diversité de candidatures. "Nos candidatures à l'élection présidentielle, déclarent-ils dans un communiqué commun, auront notamment pour conséquence directe de faire reculer l'abstention ainsi que le score du Front National ; car nous portons des offres politiques crédibles pour redresser notre pays face aux éternelles candidatures des grands partis."
Hélas pour eux, les nouvelles règles d'accession à la candidature rendent leur initiative bien difficile, hors des grands partis. "La pression sur les maires, dénoncent-ils, est telle qu'ils ou elles ne peuvent accorder leur parrainage librement en raison des retombées négatives qu'ils ou elles pourraient subir." Contre ce qu'ils appellent des "verrous anti-démocratiques", ils rappellent que l'acte de parrainage n'a pas "valeur de soutien, mais une chance donnée à chaque élu de stimuler une démocratie active (...) une chance donnée à chacune et chacun d'entre nous de présenter un programme, une vision, un projet différents".
Les six candidats donnent une conférence de presse ce jeudi.

FXG, à Paris

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19 février 2017 7 19 /02 /février /2017 07:19
Luc Laventure d'Outremer 360, David Auerbach-Chifrin de la fédéartion Total respect, Hélène Geoffroy, secrétaire d'Etat à la Ville, Jenny Hippocrate et René Silo, marraine et parrain d'honneur.

Luc Laventure d'Outremer 360, David Auerbach-Chifrin de la fédéartion Total respect, Hélène Geoffroy, secrétaire d'Etat à la Ville, Jenny Hippocrate et René Silo, marraine et parrain d'honneur.

Total respect organise les états généraux LGBT d'outre-mer

"Pas de photos." Cette injonction lancée mardi par David Auerbach-Chifrin, l'un des organisateur pour la fédération Total respect, des états généraux de Lutte contre les LGBT-phobies dans les Outre-mer, a cruellement rappelé les difficultés que rencontrent les homosexuel(le)s dans les territoires. Et pourtant, la ligne d'écoute anonyme de SOS homophobie ne reçoit que marginalement des appels d'outre-mer. Hélène Geoffroy, secrétaire d'Etat à la Ville qui a ouvert les états généraux a ainsi déclaré : "Je veux inscrire les Outre-mer dans le plan de mobilisation contre la haine et les discriminations envers les personnes LGBT." Ce plan lancé avec la Délégation Interministérielle à la Lutte Contre le Racisme, l'Antisémitisme et la Haine anti-LGBT (DILCRAH). Ce plan de mobilisation conçu pour une durée de trois ans affiche 5 priorités : une République exemplaire contre la haine et les discriminations anti-LGBT ; sanctionner chaque acte de haine anti-LGBT et protéger au mieux les victimes ; éduquer contre la haine et les discriminations anti-LGBT ; agir au quotidien contre les discriminations anti-LGBT ; poursuivre le combat international pour les droits des personnes LGBT.

Avec un budget de 1,5 millions d'euros par an, la ministre a lancé un appel pour que des projets émergent des territoires ultramarins. "Lorsque les jeunes, a-t-elle encore déclaré, ne sont pas prêts à dire qui ils sont, c'est la République qui s'appauvrit."

Trois tables rondes se sont enchaînées : "Ouvrir le dialogue et briser les tabous", "discriminations et santé" et "comment prévenir les LGBT-phobies". A chaque fois, l'occasion d'entendre des témoignages pénibles. Ainsi Juëlle Boyer, présidente de Total respect à la Réunion : "L'homophobie publique n'existe pas (...) elle est sournoise, insidieuse et d'autant plus cruelle." Elle raconte que quand elle a été muté à la Réunion, son épouse a fini, après quatre ans, par trouver un emploi, "quand la DRH a changé". L'écrivain martiniquais Alexandre Tellim a rappelé comment la littérature antillaise traitait ce sujet. Pour Fanon, l'homosexualité n'existe pas aux Antilles ; pour Glissant, il y a plus d'homosexualité féminine comme une réponse au machisme ; Seule Maryse Condé en parle explicitement dans sa pièce "Deux frères".

Ericka Bareigts, ministre des Outre-mer, a conclu les tables rondes : "C’est le propre des sociétés enfermées dans la haine et le ressentiment que d’empêcher certains de leurs citoyens de s’aimer librement.."

FXG, à Paris

La déclaration finale

Les participants ont adopté une déclaration finale pour prolonger ces états généraux par une phase de suivi, pour soutenir la Fédération Total Respect (Tjenbé Rèd) dans sa mission de coordination et de développement d’un tissu associatif solidaire, pour lutter contre les LGBT-phobies auprès des jeunes publics et des publics isolés, notamment dans les institutions qui accueillent un public âgé ou en situation de handicap, pour développer le tourisme «LGBT friendly» dans les départements et territoires d’outre-mer et la coopération sur les LGBT-phobies avec les pays et territoires voisins, lutter contre les stéréotypes qui stigmatisent les minorités ultramarines en lien étroit avec SOS homophobie, développer la médiation familiale sur l’orientation sexuelle ou l’identité de genre auprès du public ultramarin, l’accueil et l’écoute des personnes transsexuelles et nommer des correspondants ou coordinateurs régionaux des politiques de lutte contre les LGBT-phobies dans chaque département et territoire d’outre-mer. Enfin, il s'agira de tenir des états généraux du sida, de  lancer une campagne de prévention du sida à destination du public bisexuel ou gender fluid, et développer la coopération contre le sida avec les pays et territoires voisins des départements et territoires d’outre-mer.

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19 février 2017 7 19 /02 /février /2017 06:13
Energie et canne à sucre à Marie-Galante

Albioma, CNR, SRMG, CCMG... Ce qui bloque le lancement de la campagne sucrière à Marie-Galante

La Sucrerie-Rhumerie de Marie-Galante (SRMG) et donc la campagne sucrière de Marie-Galante ne démarreront pas tant que le renouvellement de convention liant l'Etat, la communauté de communes (CCMG), les conseil régional et départemental et les acteurs de la filière ne sera pas signée. Une réunion doit avoir lieu lundi 20 février à la Région Guadeloupe pour tenter de régler cet épineux problème. Au gouvernement, on considère que le projet bagasse biomasse développé par Albioma n'est absolument pas incompatible avec le projet de la Compagnie nationale du Rhône (CNR) soutenu par Maryse Etzol, maire de Grand-Bourg et présidente de la CCMG, et primé par le ministère de l'Environnement ; mieux, il est complémentaire, assure une source gouvernementale. Mais le blocage actuel présente, outre le risque de mettre en péril la campagne sucrière, celui d'un contentieux que n'assumera pas l'Etat et qui coûterait cher aux contribuables, notamment marie-galantais. L'Etat rappelle qu'il est lié par la précédente convention signée en 2012, mais également par un ensemble de délibérations des différentes collectivités et différents courriers d'adhésion au projet Albioma. L'argument de la CCMG est de dire que le projet présente des risques sanitaires. "Nous n'avons pas connaissance de tels risques, ni d'aucun rapport allant dans ce sens", précise notre source gouvernementale.

Autre élément peut-être pour expliquer la position de la CCMG : l'intérêt actionnarial de l'Etat.  Or, l'Etat est actionnaire des deux entités. 6,1 % chez Albioma via la CDC ; 33,2 % chez CNR, via CDC, et 49,9 % pour Engie dont l'Etat est le principal actionnaire... "Le seul intérêt de l'Etat, nous fait-on savoir à Paris, est le développement des énergies renouvelables et la pérennisation de la filière canne sur l'île."

Le projet d'Albioma permettrait de moderniser la SRMG et de supprimer la vieille chaufferie. L'investissement qui se chiffre en plusieurs dizaines de millions d'euros nécessite la revente de l'électricité produite à dans la future centre bagasse-biomasse sur la Guadeloupe continentale tout en permettant au proojet CNR de développer l'éolien et le solaire pour faire de Marie-Galante un territoire autonome et à énergie positive. "Même s'il faut importer des copeaux de bois, l'empreinte carbone en serait amélioré eu égard au fioul que l'ion brule actuellement, poursuit notre interlocuteur. On ne peut plus se permettre d'attendre, la campagne doit être lancée." Il est clair que juridiquement, le blocage des fonds nécessaire au démarrage de SRMG n'est dû qu'au refus de la CCMG de signer le renouvellement de la convention."

FXG, à Paris

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18 février 2017 6 18 /02 /février /2017 06:13
Des mesures pour les quelques 2000 ex-mineurs réunionnais déplacés dans l'Hexagone

Une aide au voyage et à l'hébergement pour les ex-mineurs réunionnais déplacés

Un an après son installation la commission dédiée au drame des ex-mineurs réunionnais déplacés dans l'Hexagone a rendu un rapport d'étape.

La liste des enfants déplacés dépasse désormais les 2000 que la ministre des Outre-mer a décidé d'aider financièrement, juridiquement et psychologiquement.

A l'issue de la présentation du rapport intermédiaire de la commission d'information et de recherche historique sur la migration forcée des "Enfants de la Creuse", hier au ministère des Outre-mer, Ericka Bareigts a annoncé des premières mesures en leur faveur. Ces mesures répondent aux premières préconisation de la commission, à commencer par une aide au voyage et à l'hébergement avec une bourse de mobilité gérée par l'union départementale des associations familiales (UDAF). Il s'agira d'une aide au financement de 90 % du prix d'un billet d'avion une fois tous les trois ans et d'une aide à l'hébergement à hauteur de 95 % pour trois nuitées. Cette aide sera mobilisable d'ici un mois dès lors que l'administration aura bouclé ce dispositif. Quant au montant global de l'enveloppe, il sera adapté à la demande en fonction de la liste des ayant-droits qui attestera de l'éligibilité des personnes concernées.

La commission a procédé au dépouillement quasi-exhaustif des documents administratifs et est parvenu à réévaluer leur nombre de 1615 à 2150 (mais 1900 noms seulement) ex-mineurs transplantés dans 64 départements de l'Hexagone de 1963 à 1982. "Ce nouveau nombre, a expliqué le président de la commission Philippe Vitale, ne devrait pas varier de + ou - 5 %." Pour achever ce travail, la ministre a décidé de nommer Ferdinand Melin-Soucramanien, agrégé de droit public (et déontologue de l'Assemblée nationale). son rôle sera de trouver les moyens juridiques pour pérenniser la liste dressée par la commission, notamment en matière de protection de la vie privée.

Des questions encore en suspens

Toujours en réponse aux préconisations de la commission, la ministre a annoncé la signature d'une convention avec la fédération nationale d'aide aux victimes et de médiation, l'INAVEM (et l'ARAJUFA à la Réunion) afin d'offrir un accompagnement psychologique pour les personnes qui auront accès à cette liste.

La ministre a encore annoncé la mise à disposition d'un service de la direction générale de l'Outre-mer pour travailler aux suites qu'il faudra donner aux travaux de la commission et aux mesures à mettre en oeuvre.

Dans le même esprit, et répondant aux souhaits des associations de donner une suite à la commission, un groupe de suivi sera créé avec les associations (le président Vitale proposera le nom de dix personnes) sous l'égide d'un fonctionnaire du ministère.

Des questions restent encore en suspens comme celles des personnes qui ont fait l'objet d'adoption plénières et de leur nom d'origine ; celles qui concernent d'éventuelles réparations matérielles et financières, notamment avec les points retraite quand nombre d'entre eux ont souvent travailler sans avoir été déclarés aux premiers temps de leur migration forcée. Et encore, les aides financières que pourraient recevoir ceux qui ont déjà fait leur retour au pays à leurs frais.

Il faudra désormais attendre le premier trimestre 2018 pour que la commission achève ses travaux et fasses ses ultimes préconisations.

FXG, à Paris

Ils ont dit

Jean-Philippe Jean-Marie, président de l'association de victimes Rasinn Anler : "Ce n'est pas le gros lot qu'on a cherché ! C'est la réparation morale et l'aide de l'Etat pour une vie meilleure. Le combat qui nous a permis d'en arriver là avec la résolution de l'Assemblée nationale en 2014 et l'installation de la commission en 2016, c'est ti pa ti pa... Mais chaque ti pa, c'est chaque pa lé assuré."

Marie-Thérèse Gasp, déplacée dans la Creuse à l'âge de 6 ans : "Le rôle qu'on nous fait endosser maintenant, c'est celui de victimes et de déportés."

Valérie Adanson, trésorière de l'association Rasinn Anler : "On a bien avancé et je suis contente, surtout pour les billets d'avion. Sans le combat d'Ericka Bareigts, notre histoire serait restée dans l'ombre."

Un dispositif mis en place avant l'élection de Michel Debré

Philippe Vitale (photo), président de la commission affirme que "ce dispositif ne naît pas avec Michel Debré", mais que celui-ci lui a donné une "impulsion nouvelle". La question démographique et celle du transfert des populations pauvres de la Réunion est déjà posée sous le Front populaire par les élites intellectuelles et administratives de l'île. La question rebondit sous le régime de Vichy qui envoie des missions "pour étudier en profondeur les solutions à apporter à ce problème considéré comme majeur". En 1948, un rapport de l'inspecteur général Jean Finance insiste sur la question de la surpopulation de l'île et souligne que 5000 pupilles relèvent des services sociaux, plaçant la Réunion comme le premier en ce domaine. Il conclut son rapport : "La seule solution, c'est l'exportation de population." De là, seront décidées les premières migrations à La Sakay (Madagascar) dans les années 1950, puis celles vers l'Hexagone dans les années 1960. La politique de transfert de mineurs attribués à Michel Debré figure déjà dans le rapport du Bureau pour de développement agricole de 1962, soit avant l'élection du député Michel Debré le 5 mai 1963.

La responsabilité minorée du ministère des Affaires sociales

Dès 1971, le préfet de la Réunion et Michel Debré demandent la création d'une antenne du conseil général de la Réunion pour suivre les mineurs déplacés. La réponse du ministère ne viendra qu'en 1974 avec une antenne à Montpellier. Car il n'échappe à personne le "caractère singulier de cette communauté de mineurs réunionnais (...) leur situation de grande souffrance (climat, langue, racisme, maltraitance) et d'adaptation difficile". Ils constituent déjà une "communauté visible au sein des publics de l'Aide à l'Enfance". La commission observe encore que cette politique de transplantation de mineurs est "globalement promue par les autorités politiques et médiatiques de le Réunion, à l'exception de dénonciations sporadiques de l'opposition".

Travail de mémoire et d'enseignement

La commission a pris en compte une des demandes apparue lors des auditions qu'elle a conduites, la création d'un lieu de mémoire. des lieux sont évoqués : Queyzac, Guéret, Paris, Saint-Denis de la Réunion... D'ores et déjà , le conseil départemental s'est dit favorable à la création d'un musée virtuel abrité par le site de l'iconothèque historique de l'océan Indien. De même, la question de l'enseignement de cette histoire fait partie aussi des demandes. La commission a déjà eu des échanges avec l'académie de la Réunion.

La commission d'information et de recherche historique

Installée le 9 février 2016, la commission rassemble sous l'autorité de son président Philippe Vitale, Wilfrid Bertile, Prosper Eve, Gilles Gauvin et Michel Vernerey. Ils sont tous bénévoles. Leur mission, fixée par un arrêté ministériel, est d'établir un tableau précis des populations concernées, de proposer une relation précise des décisions et actes ayant permis leur transfert, d'identifier les contraintes à la transmission complète des dossiers aux pupilles et les moyens de les alléger et de proposer des mesures permettant de favoriser le travail de mémoire individuel et collectif.

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16 février 2017 4 16 /02 /février /2017 15:48
Christophe Sirugue était en Guyane

Interview. Christophe Sirugue, ministre de l'Industrie

"La Montagne d’Or démultipliera la production"

Qu'est-ce que la visite du ministre de l'Industrie, à trois mois de la présidentielle, dans un territoire qui n'a quasiment pas d'industrie, peut apporter ?

L’industrie est au cœur du développement des territoires et il me semble pertinent de venir partager avec les acteurs économiques et institutionnels l’importance de toutes ses filières et leur impact sur l’attractivité du territoire. Je le fais d’ailleurs très régulièrement dans les régions. L’industrie outre-mer connait une nouvelle dynamique depuis 2013. C’est avec beaucoup d’intérêt et d’enthousiasme que je viens le constater sur le terrain. Je rappelle ici que la Guyane compte plus de 1000 établissements industriels et que les mines, font partie intégrante de mon portefeuille ce qui justifie pleinement ma présence ici.

Êtes-vous en campagne ou profitez-vous d'un des derniers tirs d'Ariane du quinquennat pour venir ?

Je ne suis pas candidat aux élections présidentielles, vous l’auriez su bien avant si tel était le cas. Dès mon arrivée au gouvernement j’ai émis le souhait de me rendre dans les Outre-mer pour y mesurer le potentiel de développement des différentes filières industrielles et rencontrer les acteurs qui y contribuent. J’ai choisi la Guyane, car c’est un territoire dynamique où plusieurs secteurs sont porteurs. Je pense notamment aux filières bois, aurifère, agro-alimentaire, à la pêche, et bien sûr au spatial. La Guyane a beaucoup d’atouts et je suis très heureux de venir les découvrir. Il n’est jamais trop tard pour bien faire, venir promouvoir l’industrie et en favoriser le rayonnement régional est toujours utile. Le Gouvernement sera mobilisé jusqu’au terme de son quinquennat. Nous travaillons pour l’avenir du pays et c’est essentiel.

Quelle est votre position sur l'exploitation pétrolière en Guyane ?

La présence d’hydrocarbures au large de Guyane relève aussi bien de l’intérêt national que de celui du territoire. Les décisions doivent prendre en compte tous les paramètres industriels, financiers, environnementaux, sanitaires, énergétiques. Aujourd’hui, il n’est question que de permis de recherche qui ont vocation à déterminer les réalités potentielles des zones d’exploitation futures envisagées. L’analyse de ces études permettra de passer ou non à une phase d’exploitation, laquelle est conditionnée à d’autres autorisations. Quoi qu’il en soit, la collectivité territoriale de Guyane sera partie prenante des décisions.

S'agissant de la montagne d'Or, le projet vous semble-t-il opportun ?

Le projet Montagne d’or fait partie des trois grands projets aurifères avec celui de l’Espérance et de Dieu merci dont les dimensions stratégiques appellent de notre part un soutien actif. Non seulement la Montagne d’Or démultipliera la production d’or, mais elle créera, dès sa phase de construction, 1000 emplois ; son exploitation, représentera 800 emplois sur une période d’au moins 13 ans. Enfin ce projet favorise, par ses effets induits, les démarches en faveur de la prévention, la réduction du travail informel et des pratiques illégales, la modernisation du secteur minier et son adaptation aux exigences des Mines responsables. C’est un projet structurant pour la filière qui doit être mené de manière exemplaire en tenant compte à la fois des impératifs écologiques et économiques. Dans ce domaine, je me réjouis de l’adoption en première lecture de la proposition de loi portant adaptation du code minier au droit de l'environnement. Une proposition très suivie par les députés de Guyane et que j’ai défendue.

Ariane-6 cherche à réduire le coût des lanceurs. Cette option choisie par les gouvernements européens ne va-t-elle pas pénaliser l'emploi ?

Le choix fait par les Gouvernements découle d’un constat simple : la concurrence mondiale sur les lanceurs est de plus en plus forte, et les progrès techniques font baisser les prix. Tout l’enjeu pour Ariane 6 est d’être compétitive, et pour cela la réduction des coûts est indispensable, en continuant à bénéficier de la fiabilité qui fait le succès d’Ariane 5. Ce qui aurait pénalisé l’emploi, ç’aurait été de développer un lanceur trop cher pour le marché, qui n’aurait pas rencontré le succès commercial espéré.

Outre le spatial et le BTP, quels secteurs industriels pourraient apporter de la richesse à la Guyane ?

Naturellement la filière du bois, mais également celle des énergies renouvelables et celle du numérique. La Guyane présente par ailleurs un fort potentiel de développement pour la construction de drones, ce qui participe pleinement au rayonnement de l’offre technologique française en Amérique du Sud. Toutes les filières pourront et devront être développées dans le cadre de l’Industrie du Futur. Ce sera par exemple le cas pour la filière bois avec la localisation numérique des arbres à abattre. L’Etat accompagnera ses projets notamment via BPI France.

Propos recueillis par FXG et PYC

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16 février 2017 4 16 /02 /février /2017 07:19
Bareigts, sa loi, sa campagne

Dernière ligne droite pour la ministre des Outre-mer

La loi égalité réelle outre-mer qui devait être définitivement adoptée mardi soir au Sénat sera promulguée au mois de mars. La ministre des Outre-mer, Ericka Bareigts, a répété une fois encore qu'elle était "très fière de ce travail". Sur 141 articles, 59 ont été proposés par le gouvernement, 82 par les parlementaires. "Cette loi, insiste Mme Bareigts, permet d'agir et de déverrouiller après 70 ans de départementalisation et d'ouvrir une nouvelle page d'histoire avec les plans de convergence." Les plans et contrats de convergence seront lancés par l'Etat dans les départements et régions d'outre-mer (Réunion, Mayotte, Guadeloupe, Martinique, Guyane, Saint-Pierre et Miquelon),  et laissés à l'initiative des collectivités territoriales dans les COM (Saint-Martin, Saint-Barth, Polynésie, Nouvelle-Calédonie, Walis et Futuna). "Ces plans vont donner une nouvelle impulsion en donnant la main aux territoires." Au-delà de cet aspect structurant de la loi, la ministre salue "l'égalité sociale pour des milliers de familles", un "nouveau modèle qui réaffirme l'ancrage océanique dans les relations avec les pays de la zone" que ce soit au niveau des échanges scolaires et universitaires, de la mobilité retour ou encore de l'aide au fret régional. Nouveau modèle encore qui tient compte du tissus à la fois dynamique et fragile des TPE/PME avec le "small business act" qui leur réserve une part des marchés publics. La Guyane et Mayotte ont fait 'objet de mesures spécifiques (cadastre orpaillage, octroi de mer...).

La session parlementaire s'achèvera à la fin du mois, pour autant, Ericka Bareigts assure avoir encore à faire : signer des décrets d'application, régler le problème de l'eau à Mayotte, se rendre en Guyane avant le 24 mars (pour préparer la signature du Pacte d'avenir avant la fin du quinquennat), annoncer des mesures en faveurs des "Réunionnais de la Creuse" avant même la fin des travaux de la commission ad hoc, ou encore poser la première pierre de la Cité des Outre-mer au parc de la Villette à Paris. Elle se rendra enfin le 30 mars au forum des RUP à Bruxelles.

FXG, à Paris

Transparence sur le prix des billets d'avion

La ministre assure vouloir boucler avant la fin de son mandat rue Oudinot son étude sur la formation du prix des billets d'avion. Son cabinet a déjà rencontré les compagnies desservant les outre-mer, mais elle estime être encore insuffisamment éclairée sur le Yield management. "Il faut avoir d'autres stratégies, défend-elle, des stratégies de développement et de connectivité. Si on ouvre le ciel de nos océans, à qui ?" Elle rêve d'avions pleins qui ne se limiteraient pas à relier Orly aux territoires...

Une ministre en campagne

Ericka Bareigts qui s'était engagée auprès de Manuel Valls pour la primaire des socialistes, assure ne rien vouloir demander à Benoît Hamon. Elle l'a rencontrée vendredi dernier pour lui signifier qu'il était son candidat. "En 2011, rappelle-t-elle, j'ai soutenu Martine Aubry et fait campagne pour Hollande." Elle estime ainsi qu'elle pourra continuer à exercer ses fonctions de ministre, mais également s'occuper de sa campagne pour les législatives et rentrer un peu chez elle. "Je n'aborde pas les choses comme une carrière, assure-t-elle, je n'ai pas de carrière !" Et si elle se dit confiante, elle avoue ne pas être sereine. "Il y a beaucoup de pression dans ce ministère et si j'avais voulu être sereine, j'aurai fait autre chose !"

Du voyage de François Fillon à la Réunion, elle retient "son manque de considération pour l'outre-mer" et ses propos contradictoires sur la France mosaïque à la Réunion et la France non mosaïque dans l'Hexagone...

Elle attend toujours le programme outre-mer d'Emmanuel Macron et prend une petite claque en apprenant que Gilbert Annette vient de le rallier.

Elle regrette aussi que François Hollande ait été amené à prendre la décision de ne pas se représenter.

Enfin, si Benoît Hamon est son candidat, elle s'en distingue en n'étant pas d'accord avec son projet de "revenu universel". "Je pense que ce n'est pas possible en outre-mer, mais je suis prête à en débattre avec lui."

Hamon fait des envieux

Ils sont désormais nombreux dans les rangs socialistes à briguer un poste de porte-parole ou de responsable outre-mer dans l'équipe de campagne de Benoît Hamon. C'est que le Martiniquais Valentin Narbonnais en charge de l'Outre-mer depuis le premier tour de la primaire, est bien jeune, 22 ans, et que des parlementaires aguerris comme Patrick Lebreton (qui avait choisi Montebourg) ou Victorin Lurel (qui avait misé sur Valls) s'y verraient bien à sa place...

 

 

 

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13 février 2017 1 13 /02 /février /2017 10:26
Le premier long de Roselmack

Le journaliste martiniquais Harry Roselmack est le parrain du festival Prix de court qui se tient à partir du 15 février en Martinique et président du jury. Interview

"Je termine mon premier long métrage"

Que représente pour vous le parrainage du Festival Prix de Court ?
Raconter la vie, même en la fantasmant... surtout en la fantasmant ! C'est l'une des premières choses que fait l'homme à partir du moment où il se socialise. Nous sommes faits pour ça ! Donner la possibilité à de nouveaux talents de raconter leurs histoires, c'est enrichir l'expression collective, le patrimoine.

Ce besoin de raconter, de partager, je le porte en moi depuis longtemps. Je le fais par le biais du journalisme, en respectant la réalité des faits, des commentaires, des réactions mais - c'est presqu'un scoop ! - je le fais aussi par le biais du cinéma depuis plus d'un an et demi. Terminant la fabrication de mon premier long-métrage, je me projette très facilement dans les désirs, les bonheurs, les doutes, les difficultés de ceux qui concourront lors de cette édition du Prix de court que j'ai la chance de parrainer. Mon but est d'abord de les rassurer, de leur dire que je les comprends, d'être bienveillant tout en évoquant franchement, si cela s'avère nécessaire, les incompréhensions ou les doutes du jury que je vais présider.
Que pensez-vous de la production cinématographique "made in DOM" ?

Je n'en ai pas une connaissance approfondie. Je ne vais donc pas m'exprimer sur le sujet en expert. J'ai vu suffisamment de films produits, réalisés par des Antillais (très peu de Guyanais ou de Réunionnais) pour savoir que nous portons un regard qui enrichit la production nationale, pour savoir que nous avons un rythme dans la narration, une couleur dans la photographie qui sont spécifiques. Cette production domienne manque sans doute de moyens malgré les efforts (dont je peux témoigner) des collectivités régionales et territoriales. Elle manque aussi d'accès aux technologies les plus performantes qui permettent de transposer ses rêves sur un écran avec un réalisme saisissant. Elle manque enfin, pour les plus jeunes, d'accès à une formation adéquate. Mais l'essentiel est bien là : l'envie et le talent.

Quels sont vos projets avec TF1 ?

Continuer de porter et d'incarner avec fierté le travail de grande qualité des équipes de 7 à 8. Réaliser via ma société de production HTO des reportages magazines et documentaires pour le groupe TF1 et pourquoi pas, un jour, produire une émission ou de la fiction pour l'une de ses chaînes ?

On vous a vu récemment avec Lucien Jean-Baptiste à l'oeuvre dans "Pourquoi nous détestent-ils ?". Pourquoi avez-vous eu envie de faire ce film ?

Pas pour diviser encore plus une société française largement fracturée mais pour au contraire inviter au dialogue, au rassemblement. Nous devons, à partir d'un constat peu réjouissant, trouver les moyens d'un rebond national. Ce n'est même qu'à condition de ne pas se voiler la face, à condition de se parler en vérité de ce qui ne marche pas dans notre "vivre ensemble" que l'on pourra trouver des réponses efficaces.

Quel regard portez-vous sur cette année d'élections ?

Un regard forcément soucieux, vu l'actualité de la campagne. A croire que certains responsables politiques s'évertuent à disqualifier les partis de gouvernement traditionnels. Je suis cependant un homme, un citoyen, pugnace et optimiste. J'ai suffisamment confiance dans le peuple de France pour qu'il fasse des choix conformes à nos traditions philosophiques, politiques malgré la tentation des extrêmes. Je fais aussi partie de ceux qui veulent rassurer ceux qui ont peur, ceux qui se réfugient dans des retranchements identitaires parce qu'ils ont peur de l'avenir. Le dialogue est nécessaire car ce type de divorce peut coûter très cher, à tout le monde.

Propos recueillis par FXG,  à Paris

 

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