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10 février 2020 1 10 /02 /février /2020 05:09
Diamant brut sur France Ô le 11 février 2020

Le handicap à l'assaut du rocher du Diamant

"Diamant Brut" est un documentaire de 52 minutes, produit par Puzzle média, la société du producteur guyanais Jonathan Politur. Ce film raconte l’incroyable histoire de Philippe Ribière, athlète de haut-niveau et fondateur de l’association Handi-Grimpe. Il y a 42 ans, Philippe est né avec des malformations congénitales, déformant notamment ses mains et ses pieds, pourtant il a choisi une voie qui peut sembler en décalage avec ses capacités : l’escalade. Dans ce film il revient en Martinique, l’île qui l'a vu grandir dans un orphelinat, pour tenter de réaliser son nouveau rêve : grimper le rocher du Diamant, joyau géologique de l’Île aux Fleurs. Un documentaire inspirant sur un personnage qui a fasciné des millions de français à travers les réseaux sociaux.

FXG

« Diamant Brut » (Puzzle Media), mardi 11 février à 19h55, France Ô

 

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7 février 2020 5 07 /02 /février /2020 20:17
Karim Mahdjouba, patron de KMH productions à Papeete, est le réalisateur des "Enfants du corail".

Karim Mahdjouba, patron de KMH productions à Papeete, est le réalisateur des "Enfants du corail".

La culture du corail

Avec "Les enfants du Corail" (52', KMH Productions), présenté dans la sélection des écrans océaniens au 17e FIFO, Karim Mahdjouba fait un parallèle entre les marches pour le climat qui ont émaillée l'Europe l'année dernière, le phénomène Greta Thunberg, et les "coral gardiners" de Moorea qui luttent eux aussi contre le changement climatique, mais à leur façon. Le film développe l'aventure de cette-bande de jeunes dans l'île voisine de Tahiti, unie derrière Titouan qui a eu au départ une idée toute simple : "Puisque le corail meurt, nous allons en replanter." Titouan est un as des réseaux sociaux et a réussi à gagner 535000 abonnés. Il est suivi par des personnalités comme Lambert Wilson... La leçon de ce film, c'est que la transmission se fait aussi dès le plus jeune âge dans cette garderie où les jeunes apprennent à bouturer le corail.

FXG

Sur TNTV

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7 février 2020 5 07 /02 /février /2020 17:30
Nina Barbier, réalisatrice

Nina Barbier, réalisatrice

Un film d'impact ou feel good, c'est selon

"Peut-on encore vivre aujourd'hui quelque part sur cette planète sans échange monétaire ?" C'est la question que pose la documentariste Nina Barbier dans, "Vanuatu, coutume, troc et dent de cochon" le film qu'elle a présenté hors compétition au 17e FIFO, à Papeete le 4 février. Au Vanuatu coexistent deux économies parallèles : une économie libérale et même off shore à Port-Vila et dans les îles touristiques, avec des banques, des paquebots et des duty free shop, et dans la plupart des 84 îles de cet archipel une économie traditionnelle où le fric n'existe pas. "Les gens ont tous un jardin puisqu'au Vanuatu, on naît avec de la terre. Ils vivent avec les cultures de leurs jardins", explique Nina Barbier qui a passé plusieurs semaines de tournage sur les îles de Pentecôte et Embrym, A l'indépendance du Vanuatu, ex-Nouvelles Hébrides, en 1980, le président Walter Lini a participé au mouvement socialiste mélanésien. Il prône alors le partage, la mutualisation et la valorisation des ressources dans les jardins, leur agriculture. Il prône une économie traditionnelle basée sur les échanges, les dons et contre-dons, en un mot, la coutume.

"L'argent existait bien avant l'arrivée des blancs dans toutes ces îles, explique la réalisatrice, c'étaient les monnaies coutumières que sont les dents de cochon, les nattes rouges et les coquillages. Le nouvel Etat s'est doté d'une monnaie, le Vatu, mais dans l'économie traditionnelle, la dent de cochon est un véritable système bancaire parallèle. Chaque cran de la courbe de la défense du cochon correspond à de l'argent, à un grade chez les chefs coutumiers. C'est en nombre de cochons qu'on va juger de sa richesse.

"Depuis Bretton Woods, poursuit Nina Barbier, nous vivons sous l'étalon dollar, il y a l'étalon or et il y a l'étalon cochon. "It's our money, it's our gold !", dit un chef arborant sa belle dent de cochon sur le torse.

Sur ces îles sans hôtel, ni chambre d'hôte, ni commerce, ni route, les anciens mettent en garde les jeunes qui veulent aller travailler à Port-Vila : "Allez-y, vous voulez gagner de l'argent, mais vous n'allez pas en gagner assez et vous allez vivre comme des esclaves..."

Les communications sont chères et compliquées entre les îles de l'archipel, ce qui ne favorise pas les échanges. "Les gens vivent en autarcie, raconte Nina Barbier, et ce sont les jeunes comme Bosco, un de ses personnages, qui a pris le ferry il y a cinq ans et qui revient pour la première fois avec des vêtement, du riz, du café, de l'essence, du savon et de la lessive... "L'économie coutumière, continue Nina Barbier, et la tradition non seulement subsistent, mais elles préservent les populations des affres que subissent aujourd'hui les sociétés capitalistes modernes."

"On est catégorisé comme un des pays les plus pauvres, mais on est classé depuis plusieurs années comme le pays où l'homme est le plus heureux", témoigne Ralph Regenvanu, ministre des affaires étrangères du Vanuatu, qui soutient le maintien d'une économie traditionnelle. La loi permet désormais de pouvoir régler une note d'hôpital ou des frais de scolarité avec un cochon par exemple.

Avec son film, Nina Barbier chatouille les consciences : "On est dans une bulle financière énorme. En France, on est endetté et on vit de façon totalement artificiel avec des taux d'intérêt négatifs. Ca n'a pas de sens ! La bulle va nous péter en plein la figure et les Vanuatais, ils vont bien rigoler !"

FXG, à Papeete

A voir sur Polynésie la 1ère et Ushuaia TV

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7 février 2020 5 07 /02 /février /2020 16:15
Ophir, 97', Alexandre Berman et Olivier Pollet

Ophir, 97', Alexandre Berman et Olivier Pollet

"Ophir", l'histoire réparée de Bougainville

"Nombre des habitants de Bougainville, raconte Alexandre Berman, coréalisateur avec Olivier Pollet, ont cette croyance très ancrée que leur île est Ophir, cette terre où le roi Salomon est allé chercher ses trésors pour construire son temple."

Alexandre Berman et Olivier Pollet à la sortie du cocktail chez le haut-commissaire de la Polynésie française pendant le FIFO 2020

Avant qu'elle ne se nomme Bougainville, ses habitants appelaient leur île dans l'archipel des Salomons, la terre sacrée. Sur cette terre, la Bougainville Cooper limited a installé une énorme mine à ciel ouvert. La mine de Panguna a été le catalyseur d'une guerre qui a duré plus de dix ans, qui a tué 10 % de la population, une guerre nommée "la crise de Bougainville". Entre la découverte des minéraux dans les années 1960 et le début de leur exploitation dans les années 1970, il y a eu, comme l'énonce pudiquement Alexandre Berman, des "épisodes coloniaux" dont la mine reste le stigmate le plus visible, celui d'une terre violée. Des populations sont déplacées sur des terres qui ne sont pas les leurs alors qu'à Bougainville, les terres sont coutumières et appartiennent traditionnellement aux femmes. Ces gens assistent impuissant à l'ensevelissement de cette terre si chargée de sens, de leurs villages où ils ont vécu immuablement de génération en génération. "C'est quelque chose qui est de l'ordre de l'anormal, raconte Alexandre Berman... Certains personnages m'ont dit que c'était la fin de la "lifeline", de la ligne de vie, parce que dès lors qu'ils ne sont plus sur leur terre coutumière, ils ne sont plus rien."

La contestation qui monte explose en 1989, c'est la guerre. Les combats dureront jusqu'en 1997.

Il y a encore des armes à Panguna

En 2014 et 2015, Olivier Pollet et Alexandre Berman, ont passé plus de trois mois dans les communautés et villages avoisinants la mine de Panguna et dans la ville d'Arawa sur la côte Est de Bougainville. Un an auparavant, Olivier Pollet avait écouté à Canberra (Australie), à l'occasion d'une conférence sur l'avenir de Bougainville, le président John Monis afficher sa volonté de rouvrir la mine de Panguna pour financer l'indépendance future... Le référendum promis par les autorités de Papouasie Nouvelle-Guinée dans l'accord de paix de 2001 devait alors se tenir entre 2015 et 2020. "La mine n'est pas le choix des populations qui ont déjà eu à en souffrir, regrette Alexandre Berman, mais celui du gouvernement autonome de Bougainville conseillé par des Australiens."  Rouvrir cette mine, c'est rouvrir des blessures à peine cicatrisées.

Ce sont ces gens et cette terre que les deux réalisateurs ont pris pour héros collectif de leur documentaire. "C'est un film choral ou toutes les voix n'en portent qu'une, explique Alexandre Berman. On voulait explorer le souffle d'un lieu qui a vécu un drame, une histoire lourde mais qui en même temps contient la vie." Les réalisateurs se sont donnés pour mission de "réparer une histoire" à l'instar de l'ancien guerrier, Bruno qui, dans sa forêt, plante des arbres dans un acte de reconquête de la terre, ou encore Ruth, le personnage féminin du film... Mais la menace de la mine rend tenace celle de la guerre. Il y a encore des armes autour de Panguna. Le gouvernement de la République Mékamui formé des anciens chefs de la révolution contrôle toujours cette zone.

Le référendum consultatif qui a eu lieu en décembre 2019 a donné 98 %  de votes en faveur de l'indépendance de Bougainville. Ce désir de liberté remonte à l'origine, à l'indépendance de la Papouasie Nouvelle-Guinée, en 1975. "C'est un désir enraciné qui, du fait de la crise et de la guerre, s'est décuplé, conclut Alexandre Berman. Si des projets miniers très concrets surgissaient à nouveau sur le territoire, ça créerait des complications, mais je ne pense pas que la mine rouvrira." Difficile de dire si, pour être tendance, leur film est ou non un film d'impact, il est en tout cas un beau film d'espoir.

FXG, à Papeete

Ophir, 97', Alexandre Berman et Olivier Pollet

Alexandre Berman et Olivier Pollet ont reçu leur grand prix le vendredi 7 février 2020 à Papeete

 

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5 février 2020 3 05 /02 /février /2020 18:18
Heremoana Maamaatuaiahutapu, ministre de la Culture de la Polynésie française et Xallès Kotra, directeur général de Nouvelle-Calédonie la 1ère, les deux fondateurs du FIFO, entourent le président du jury, le réalisateur Eric Barbier

Heremoana Maamaatuaiahutapu, ministre de la Culture de la Polynésie française et Xallès Kotra, directeur général de Nouvelle-Calédonie la 1ère, les deux fondateurs du FIFO, entourent le président du jury, le réalisateur Eric Barbier

Eric Barbier laisse sa trace à Tahiti

Le réalisateur du film "Petit pays" est le président du jury du festival international du film documentaire océanien (FIFO).

Eric Barbier a présenté lundi 3 février à Papeete, Tahiti, son film "Petit Pays", une chronique décentrée du génocide des Tutsis, adaptée du roman de Gaël Faye, et qui sort le 18 mars prochain dans l'Hexagone.

Eric Barbier et Miriama Bono présidente de l'AFIFO, association organisatrice du festival

Le réalisateur français préside actuellement le jury du 17e FIFO. Et c'est depuis Tahiti qu'il évoque son film sous un angle étonnamment documentaire : "Ce n'est pas un film sur le génocide rwandais. Cet écho vient du fait que la mère de l'enfant, dans le film, est une Rwandaise réfugiée au Burundi. Il était très difficile pour moi de trouver une trace documentaire sur cette période. Le seul documentaire dont je disposais, c'était une fiction, "Gito, l'ingrat", un film burundais réalisé par Léonce Ngabo et sorti en 1992. C'est le seul film burundais qui existe à cette époque. Il m'a servi de référence documentaire parce que je pouvais voir Bujumbura, les gens, leurs vêtement, C'est ça le paradoxe !"

Aujourd'hui et depuis la Polynésie qu'il découvre, Eric Barbier invoque le "Tabou" de Murnau tourné ici, en Polynésie en 1931. Il l'a revu avant de partir sur le "continent bleu", ainsi que l'appelle l'un des deux pères du FIFO, Heremoana Maamaatuaiahutapu. "Même si à l'origine de cette fiction, il y a Flaherty, poursuit Eric Barbier, c'est un documentaire ! Je suis sidéré de voir le jeu des Tahitiens. On ne leur a pas appris leur rôle !" C'est cette trace qui l'intéresse, trace d'une manière de vivre, d'aimer, souffrir, être heureux. "Changer le monde, ça me paraît très compliqué, avoue-t-il, par contre je pense que c'est très important pour les générations futures qu'il y ait des traces, partout dans monde entier, des gens... Ca fait partie de la responsabilité de ce genre de festival."

Eric Barbier fait du cinéma, il a fait de la pub, mais il n'a jamais tourné de documentaire. Aujourd'hui il a bien une envie, mais il craint que sa "thématique sociétale ne soit pas vraiment tendance, ce qui ne facilite guère le financement..." Son sujet est clivant puisque c'est l'histoire de Nimeno 2, le torero... Eric Barbier ne veut pas faire une apologie de la tauromachie mais, dit-il, "quand on aura oublié ce que c'est la tauromachie, ce rituel du sacrifice de la mort, nous pourrons regarder ses traces documentaires."

Le jury du FIFO décernera son grand prix vendredi 7 février. 13 films sont en compétition.

FXG, à Papeete

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2 février 2020 7 02 /02 /février /2020 05:55
Presse d'Outre-mer en galère et en colère

Les voeux amers de la ministre des Outre-mer

La troisième cérémonie de voeux d'Annick Girardin depuis qu'elle est ministre des Outre-mer s'est déroulée rue Oudinot, à Paris, jeudi 30 janvier, jour noir qui a vu France Antilles trébucher, pardon, mourir... Ses mots sur ce sujet, à la fin de son intervention, m'ont échappé tant il était alors vain de dire quelque chose d'inutile aux 250 salariés qui iront pointer le 6 février 2020 à Pôle emploi... Oui, l'Etat a mis 3 millions sur la table, les collectivités territoriales de Guadeloupe et de Martinique, 1,5 millions et la société d'Aude Jacques Ruettard (AJR Participation) n'a pas trouvé les 1,3 millions manquant... Peur de perdre la majorité de l'actionnariat ? Peur d'être obligée d'ouvrir la clause de cession qui offre aux journalistes un pactole pour partir ? Tous ceux qui voulaient partir l'ont fait il y a trois ans lors de la reprise du groupe France-Antilles par AJR Participation. Et la plupart n'ont même pas touché la totalité de ce pactole...

Maintenant que la bête est morte, qu'elle ne s'agite que pour un ultime soubresaut ce 1er février, l'Etat et d'autres, localement, assurent que le phénix renaîtra de ses cendres... Après les municipales et avant la présidentielle. Car la ministre l'a dit dit, elle croit en "une presse quotidienne régionale d'Outre-mer de qualité, libre et indépendante". Elle a réaffirmé avec son collègue de la Culture "leur mobilisation pour qu’existe une presse locale aux Antilles et en Guyane" et dans tous les Outre-mer...

Presse d'Outre-mer ? A Tahiti, les Nouvelles sont mortes il y a longtemps déjà et la Dépêche survit. En Nouvelle-Calédonie, les Nouvelles-Calédoniennes et leur rédaction, sont aux mains d'entrepreneurs locaux qui en ont fait leur jouet. A Mayotte où les routes sont en boue, il n'y a pas de presse papier. Ne restent plus qu'à la Réunion ses deux journaux, le Journal de l'Île (JIR) et le Quotidien, en grandes difficultés eux aussi. A tel point que le directeur de la rédaction du Quotidien, Patrick Planchenault qui a été rédacteur-en-chef de France-Antilles Martinique, directeur de France-Antilles Guadeloupe, puis en poste au JIR, et aujourd'hui directeur de la rédaction du Quotidien, parle dans son édito du 30 janvier de "périodicité" pour son journal qui s'appelle pourtant le Quotidien... A sa place je me poserai des questions sur mon parcours... Et mon rôle dans ces naufrages.

France-Antilles n'a pas su prendre le virage numérique ? Philippe Hersant avait hérité de feu Robert, son père, d'une machine à cash, une pompe à fric avec ses journaux antillais. Mais Philippe Hersant n'a que trop peu investi localement, tout en Suisse et dans l'Hexagone... Sa nièce, le repreneur de 2017, a investi 8 millions d'euros et a acheté des rotatives pour imprimer joli et attirer les annonceurs... Quand il aurait fallu investir sur le net... Mais il n'y a pas que les actionnaires qui sont fautifs.

Editorialement, avons-nous fait ce qu'il fallait ? La Guadeloupe et la Martinique ont fait énormément évoluer leurs journaux pour s'ouvrir à toutes les opinions, la mise en page a été aérée, les faits divers modérés... Que s'est-il passé ? Je dois avouer que quelque fois, l'édition de Martinique a passé certains de mes papiers à l'as, alors qu'une fois publiés sur mon blog (après une longue période d'attente de publication sur le journal), ils ramassaient jusqu'à 15, 20 000 lecteurs. Pas de place sur le papier ? Et le net, il servait à quoi ? Je pense par exemple à la guerre des vétérinaires en Martinique dont le récit que j'avais fait de l'audience disciplinaire à Paris n'était certes pas très confraternel pour la rédaction de Martinique La 1ère. Mais c'était un fait et il fallait le raconter parce que les gens, les lecteurs veulent et doivent savoir. Il ne faut pas ranger son courage au vestiaire quand on arrive au boulot le matin dans une rédaction. Il faut être on nonm' doubout, un homme debout en créole, pour se faire respecter, notamment des politiques parce que que nous sommes, en tant que journalistes, chargés de les sommer de s'expliquer sur leurs actions, bref les surveiller, et quelque fois, faut bien le dire, les emmerder. C'est aussi ça l'apport de la presse à la démocratie.

Ceci n'explique pourtant pas ce naufrage. Les aides à la presse que touchent les journaux de l'Hexagone (1,8 millions pour la Dépêche du Midi, 5 millions pour Libération, 1,3 millions pour Presse Océan) ne s'appliquent pas Outre-mer. Alors quand le ministre de la Culture Franck Riester et celle des Outre-mer, Annick Girardin, "regrettent que la mobilisation d’investisseurs privés, aux côtés d’un soutien exceptionnel de l’Etat, n’ait pas été suffisante pour permettre un projet de reprise", ça laisse à ces voeux un goût amer.

François-Xavier Guillerm, ex-correspondant permanent de France-Antilles à Paris

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1 février 2020 6 01 /02 /février /2020 22:57
Soupçons de "ripp off" devant le tribunal de Lille

Deux Martiniquais jugés à Lille pour trafic de haschisch

Vendredi 31 jnvier, le tribunal correctionnel de Lille a examiné l'affaire d'Olivia Bolo et Rod Sabin, deux commerçants martiniquais ayant un magasin à Sainte-Marie, poursuivis pour importation et transport par conteneur de 582 kilos de résine de cannabis.

Leurs avocats pensent qu'ils ont été victime d'un rip off, le prquet a demandé quatre ans.

Le 26 juillet 2016, un contrôle douanier est effectué à Rouen-Port sur un container en provenance d'Aubervilliers et à destination de Fort-de-France. Si les douaniers constatent la présence de cartons sans aucune mention de destinataire ou d'expéditeur et des tee-shirts Armani dont ils doutent de l'authenticité, ils indiquent que ce contrôle s'est avéré conforme. Le 29 juillet, les douaniers reviennent, dépotent entièrement le conteneur et découvrent alors 16 colis renfermant 582 kilos de résine dont ils estiment la valeur à 1,164 million d'euros. Rapidement, l'enquête est confiée à la JIRS de Lille mais ce n'est que six mois plus tard qu'Olivia Bolo et Rod Sabin sont interpellés. La première est arrêtée à Orly alors qu'elle s'apprête à rentrer en Martinique ; le second trois jours plus tard, à l'aéroport international Martinique Aimé Césaire, alors qu'il rentre de Miami et peu après avoir fait savoir aux enquêteurs qu'il était prêt à répondre à leurs questions dès son retour.

Quoique durant leurs auditions, les deux commerçants assurent n'avoir chargé dans leur conteneur que de la marchandise vestimentaire destinée à leur magasin de Sainte-Marie et n'avoir jamais vu les cartons de cannabis, le parquet de Lille les met en examen pour trafic de stupéfiants. Ils sont libérés sous contrôle judiciaire six mois plus tard non sans être renvoyés devant le tribunal correctionnel pour y être jugés.

Pourtant, selon leur défenseur Me Ursulet, "rien ne permet d'affirmer que les marchandises prohibées ont été déposées dans le conteneur au moment de son chargement initial". Selon ses conclusions, "le procédé utilisé dans le cadre de ce trafic s'apparente au ripp off, technique consistant à dissimuler des marchandises de fraude dans un flux commercial à l'insu de l'expéditeur et du destinataire lors d'une des phases de transport". Pour appuyer sa thèse, la défense relève plusieurs points litigieux, entre autres : ce n'est pas le chauffeur qui a pris en charge la marchandise à Aubervilliers qui a signé la lettre de voiture à l'arrivée au dépôt de Rouen ; le trajet entre Aubervilliers et ce dépôt dure une heure vingt normalement quand ce transport en  a duré au moins deux ; les douaniers indiquent avoir vu un cadenas en sus des scellés sur le conteneur lors du contrôle quand aucun cadenas n'a été posé à Aubervilliers... Le parquet n'a pas jugé utile d'approfondir ces points. La chambre de l'instruction saisie par a défense les a aussi écartés.

Olivia Bolo et Rod Sabin ont compararu libres et c'est Me Revel et le collaborateur d'Alex Ursulet, Frédéric Petitpermon qui se sont chargés de sa défense. Le parquet  requis contre eux quatre ans de prison. Le tribunal fera connaître sa décision dans quinze jours.

FXG, à Paris

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1 février 2020 6 01 /02 /février /2020 21:19
Mort d'un canard

Les voeux de la ministre des Outre-mer ont eu un goût amer

Ce papier est le dernier papier que j'ai publié dans France-Antilles Guadeloupe le 1er février 2020. Le voici en version intégrale, sans coupe !

La troisième cérémonie de voeux d'Annick Girardin depuis qu'elle est ministre des Outre-mer s'est déroulée rue Oudinot, à Paris, jeudi 30 janvier, jour noir qui a vu France Antilles trébucher, pardon, mourir... Ses mots sur ce sujet, à la fin de son intervention, m'ont échappé tant il était alors vain de dire quelque chose d'inutile aux 236 salariés qui iront pointer le 6 février 2020 à Pôle emploi...

Aude Jacques Ruettard et Arnaud de la Coussaye, derniers actionnaires de France-Antilles (photo France-Antilles Guadeloupe)

Oui, l'Etat a mis 3 millions sur la table, les collectivités territoriales de Guadeloupe et de Martinique, 1,5 millions et la société d'Aude Jacques Ruettard (AJR Participation) n'a pas trouvé les 1,3 millions manquant... Peur de perdre la majorité de l'actionnariat ? Peur d'être obligée d'ouvrir la clause de cession qui offre aux journalistes un pactole pour partir ? Tous ceux qui voulaient partir l'ont fait il y a trois ans lors de la reprise du groupe France-Antilles par AJR Participation. Et la plupart n'ont même pas touché la totalité de ce pactole... Peur de mettre en gage le foncier qui appartenait à France-Antilles et qu'elle a tranquillement mis à part pour elle ?

Maintenant que la bête est morte, qu'elle ne s'agite que pour un ultime soubresaut ce 1er février, l'Etat et d'autres, localement, assurent que le phénix renaîtra de ses cendres... Après les municipales et avant la présidentielle. Car la ministre l'a dit dit, elle "croit en une presse quotidienne régionale d'Outre-mer de qualité, libre et indépendante". Elle a réaffirmé avec son collègue de la Culture "leur mobilisation pour qu’existe une presse locale aux Antilles et en Guyane" et dans tous les Outre-mer...

Presse d'Outre-mer ? A Tahiti, les Nouvelles sont mortes il y a longtemps déjà et la Dépêche survit. En Nouvelle-Calédonie, les Nouvelles-Calédoniennes et leur rédaction, sont aux mains d'entrepreneurs locaux qui en ont fait leur jouet. A Mayotte, il n'y a pas de presse papier. Ne restent plus qu'à la Réunion ses deux journaux, le Journal de l'Île et le Quotidien, en grandes difficultés eux aussi. A tel point que le directeur de la rédaction du Quotidien, Patrick Planchenault qui a été rédacteur-en-chef de France-Antilles Martinique, directeur de France-Antilles Guadeloupe, puis en poste au JIR, et aujourd'hui directeur de la rédaction du Quotidien, parle dans son édito du 30 janvier de "périodicité" pour son journal qui s'appelle pourtant le Quotidien... A sa place je me poserai des questions sur mon parcours... Et mon rôle dans ces naufrages.

France-Antilles n'a pas su prendre le virage numérique ? Philippe Hersant avait hérité de feu Robert son père, d'une machine à cash, une pompe à fric, avec ses journaux antillais. Mais Philippe Hersant n'a que trop peu investi localement, tout en Suisse et dans l'Hexagone... Sa nièce, le repreneur de 2017, a investi 8 millions d'euros et a acheté des rotatives pour imprimer joli et attirer les annonceurs... Quand il aurait fallu investir autrement et sur le net... Mais il n'y a pas que les actionnaires qui sont fautifs.

"Il ne faut pas poser ses couilles au vestiaire quand on arrive au boulot le matin dans une rédaction."

Editorialement, avons-nous fait ce qu'il fallait ? La Guadeloupe et la Martinique ont fait énormément évoluer leurs journaux pour s'ouvrir à toutes les opinions, la mise en page a été aérée, les faits divers modérés... Que s'est-il passé ? Je dois avouer que quelque fois, l'édition de Martinique a passé certains de mes papiers à l'as, alors qu'une fois publiés sur mon blog (après une longue période d'attente de publication sur le journal), ils ramassaient jusqu'à 15, 20 000 lecteurs. Pas de place sur le papier ? Et le net, il servait à quoi ? Je pense par exemple à la guerre des vétérinaires en Martinique dont le récit que j'avais fait de l'audience disciplinaire à Paris n'était certes pas très confraternel pour la rédaction de Martinique La 1ère. Mais les faits sont têtus et il fallait les raconter parce que les gens, les lecteurs veulent et doivent savoir. Il ne faut pas poser ses couilles au vestiaire quand on arrive au boulot le matin dans une rédaction. Il faut être on nonm' doubout, un homme debout, en créole, pour se faire respecter, notamment des politiques parce que que nous sommes, en tant que journalistes, chargés de les sommer de s'expliquer sur leurs actions, bref les surveiller, et quelque fois, faut bien le dire, les emmerder. C'est aussi ça l'apport de la presse à la démocratie.

Ceci n'explique pourtant pas ce naufrage. Les aides à la presse que touchent les journaux de l'Hexagone (1,8 millions pour la Dépêche du midi, 5 millions pour Libération, 1,3 millions pour Presse Océan) ne s'appliquent pas Outre-mer. Alors quand le ministre de la Culture Franck Riester et celle des Outre-mer "regrettent que la mobilisation d’investisseurs privés, aux côtés d’un soutien exceptionnel de l’Etat, n’ait pas été suffisante pour permettre un projet de reprise", ça laisse à ces voeux un goût amer.

François-Xavier Guillerm, ex-correspondant permanent de France-Antilles et France-Guyane à Paris

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1 février 2020 6 01 /02 /février /2020 21:01
Le timbre de l'abolition de la Fondation pour la mémoire de l'esclavage et de La Poste

Le coup de gueule de Schuck One contre le timbre de l'abolition

La Fondation pour la mémoire de l’esclavage officialise la semaine du 4 février son partenariat avec La Poste pour "inscrire dans l’histoire de la philatélie le mouvement des peuples pour leur libération dans le sillage de la Révolution française". Ce sera mardi 4 février au musée du Louvre, le lancement du premier timbre de La Poste à l'effigie d'une esclave, "Madeleine".
"Notre mission, c'est de faire un travail éducatif, faire partager la connaissance de l'histoire de la France avec la traite, l'esclavage, la colonisation", a expliqué l'ex-Premier ministre et président de la Fondation Jean-Marc Ayrault, le 23 janvier dernier, lors d'une réunion avec les Parlementaires. Pourtant, une voix vient de s'élever pour protester contre ce choix, cette voix, c'est celle de l'artiste plasticien d'origine guadeloupéenne, Schuck One :  "De qui se moque-t-on, écrit-il dans un message adressé à l'UNESCO. La Fondation doit prendre ses responsabilités ! Que dit le choix de cette icône pour parler de notre histoire ?" Car Shuck One qui a démarré comme street artiste dans les années 1980-90, n'est autre aussi que l'auteur, en 2011, alors qu'il était invité du CNMHE lors de la journée du 10 mai au Luxembourg, d'une étude justement intitulée, « L’esclave au Louvre, Intervention de Shuck One à propos du tableau de Marie-Guillemine Benoist, Portrait d’une femme  noire, 1800"

Son message est bien énervé : "Bientôt sur nos courriers le symbole d’une histoire apaisée au sujet de la question de l’esclavage et de la colonisation, de la France dominatrice qui, à coup d’introspection contrite, accepte de laisser un peu place à l’histoire de ceux qu’elle a exploité et continue de discriminer. Bientôt dans nos boîtes aux lettres, un exemple de cette histoire faux cul que Macron essaye d’offrir en partage au peuple de France." Il poursuit : "Le timbre reproduit le Portrait d'une femme noire ou Portrait de Madeleine de Marie Guillemine Benoist. Le modèle de ce tableau est noire. L’historienne de l’art Anne Lafont a eu le mérite de restituer il y a peu son identité à cette figure exotique. Une figure exotique qui, et c’est le paradoxe, symbolise l’abolition de l’esclavage. Mais quelle abolition ? A-t-elle brisé les chaînes qui sont absentes de ses poignets ? Elle se trouve juste à la place du maître, dans la position de la maîtresse. On lui a dit de s’asseoir. On lui a offert une place au centre de l’histoire. Mais de quelle manière ? Et dans quel but ? Ce tableau, son nom d’origine est Portrait d’une négresse. Dans les années 2000, il a été édulcoré et blanchi à deux fois pour les besoins du politiquement correct, passant de Portrait d'une femme noire à Portrait de Madeleine."...

Alors voir cette « négresse » devenir en 2020 le symbole d’une libération condescendante, ça l'enrage Schck One. D'autant que deux ans après que ce tableau soit peint, Napoléon rétablit l’esclavage. "Et c’est la révolte de Toussaint Louverture qui montre au monde de quel bois sont les Noirs. Imputrescible !"

Schuck One se désespère de voir que la Fondation "choisit de célébrer les servantes de l’histoire... plutôt que la dignité pour que notre Histoire soit réellement inscrite dans les livres, malgré les approximations et les euphémismes sur les réalités de l’esclavage et de la lutte du peuple noir pour sa propre libération".

 

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1 février 2020 6 01 /02 /février /2020 07:27
Jean-Pierre Philibert et Xavier Ducept

Jean-Pierre Philibert et Xavier Ducept

 

Les voeux de la MOM à la FEDOM

Dans ses voeux aux patrons d'Outre-mer, la ministre a salué la baisse du chômage et indiqué qu'il n'y aurait pas de "modifications substantielles" sur l'octroi de mer.

La ministre des Outre-mer présentait ses voeux jeudi soir au ministère des Outre-mer, mais quelques heures auparavant, son directeur de cabinet, le général Xavier Ducept, en donnait l'avant-première devant l'assemblée générale de la Fédération des entreprises d'Outre-mer (FEDOM). La ministre étant retenue sur le banc du gouvernement pour débattre avec les députés d'une proposition de loi organique pour la Nouvelle-Calédonie, Xavier Ducept s'est fait son porte-voix en lisant son discours aux entrepreneurs ultramarins.

"La priorité des priorités, a-t-il déclaré d'emblée, c'est la bataille de l'emploi. Il a ainsi énuméré de bons chiffres : près de 15 000 postes créés dans le privé entre septembre 2018 et septembre 2019, 2000 dans le public, une baisse du recours à l'intérim, une hausse de 8 % des créations d'entreprises, 11 986 embauches dans le cadre  du parcours emploi compétences et enfin 700 emplois francs en phase de test. "Ces chiffres, poursuit le dircab, montrent une amélioration de la conjoncture économique." Le nombre de chômeurs de catégorie A a ainsi baissé de 4 % hors Mayotte, celui des chômeurs de moins de 25 ans de 4,75 %. "Les reformes que nous avons engagées commencent à porter leur fruit, même si nous devons rester humbles..." Xavier Ducept est ensuite revenu sur les exonérations de charges qui ont été "ajustées" pour aller jusqu'à 2 SMIC au lieu de 1,7. "Le coût pour l'Etat, a-t-il précisé, est de 37 millions d'euros." Il a admis que si des manqués avaient été rattrapés notamment dans le secteur de la presse qu'il en demeurait encore. Ainsi le Conseil constitutionnel a retoqué l'éligibilité des personnels navigants dans l'aérien. "Une solution sera trouvée avec Gérald Darmanin", le ministre des Comptes publics.

Dans un autre registre, celui de la défiscalisation des biens productifs qui exclut les navires de croisière, il a indiqué que le Premier ministre voulait "trouver une solution". Sur ce point, il s'est réjoui que la capacité des bureaux d'agrément pour traiter les dossiers soit passée de 500 à 33 jours. Enfin, sur le thème de la défiscalisation, il s'est encore réjoui que la loi de finances 2020 ait élargi crédit d'impôt à la réhabilitation-démolition des HLM de plus de 20 ans et à la rénovation du parc social dans le cadre de la transition énergétique. Bien sûr, il a salué le retour de l'aide accession au logement social.

Un nouveau prêt de développement Outre-mer

Sur les aides aux entreprises, Xavier Ducept a indiqué que le nouveau prêt de développement Outre-mer (PDOM) et les fonds subventionnels existaient et fonctionnaient. Ainsi 122 entreprises ont bénéficié du PDOM à hauteur de 28 millions en 2019 contre 93 l'année d'avant à hauteur de 16 millions.

Concernant l'avenir de l'octroi de mer, "il n'y aura pas de modification substantielle du régime", tout juste une adaptation. Xavier Ducept a rappelé que le ministère avait ouvert un dialogue sur ce sujet avec les parlementaires, mais qu'aucune réponse n'était venue de ces derniers. Bien sûr la ministre est consciente du problème que cet octroi de mer peut soulever au niveau du pouvoir d'achat et son dircab a ainsi rappelé l'expérience citoyenne faite à la Réunion avec l'ouverture de l'observatoire des prix, des marges et des revenus à cinquante citoyens réunionnais. Sans son discours, la ministre n'exclut pas, si des solutions ne sont pas trouvées, le retour des mouvements sociaux...

Quand aux délais de paiement des collectivités aux entreprises, suite au rapport Patient Cazeneuve sur les finances locales et à celui commandé à l'administration (dont on attend les conclusions), il y aura une concertation pour une mise en oeuvre dans le projet de loi de finances 2021. Le ministère ne croit pas pour autant à "une solution miracle pour renforcer les équilibres économiques des territoires". Avant de terminer sur la trajectoire Outre-mer 5.0, le directeur de cabinet a conclu en ayant un mot sur le soutien de l'Etat à "une presse quotidienne régionale, de qualité, libre et indépendante". Une heure plus tard, le tribunal mixte de commerce de France prononçait la liquidation et la cessation d'activité de France-Antilles et de France-Guyane.

FXG, à Paris

Les voeux de la FEDOM

Jean-Pierre Philibert, le débonnaire patron de la FEDOM, a conclu ses voeux par une boutade : "Janvier est le mois où l'on offre ses voeux, les autres mois sont ceux où ils ne se réalisent." Il avait démarré par le sujet de la défisc, souhaitant que 2020 soit l'année où s'appliquera pleinement l'article 349 du traité de Lisbonne sur les spécificités des Régions ultrapériphériques de l'Europe et en égratignant un peu le gouvernement et ses envies de réforme : "Le fétichisme de la réforme peut ruiner les efforts des chefs d'entreprises..." Il pensait aux lois sans étude d'impact, comme le nécessaire dépôt des comptes dans les greffes des tribunaux de commerce pour être éligibles à la défisc... "Seuls les Outre-mer sont concernés, pas même les Corses !" Les priorités de la FEDOM pour 2020 sont les délais de paiement, l'octroi de mer, le maintien des secteurs éligibles à la défisc et la question des visas Schengen "indispensables à l'économie du tourisme".

Le patron de la FEDOM s'est encore demandé au sujet de la TVANPR : "Où est passé le grisbi ? Il y avait 100 millions d'euros, qu'en avez-vous fait ?"

Après avoir salué le talent des studios d'animation de la Réunion, il a salué l'initiative prise par Ouest-France et le ministère pour tenir des assises de l'économie des Outre-mer du 4 au 6 juin prochains, regretté la fin annoncée de France Ô le 9 août prochain. "Assez de constats et d'incantation, a-t-il conclu à l'attention des entrepreneurs présents, tenez bon !"

Une écotaxe qui ne passe pas

Le patron de Corsair, Pascal de Izaguirre, faisait remarquer en marge de cette cérémonie de voeux que l'écotaxe qui ne devait pas s'appliquer sur les billets d'avion à destination et en provenance des Outre-mer était finalement entrée en vigueur. "C'est déjà  appliqué sur les billets émis avec effet rétroactif au 1er janvier", a-t-il regretté. Encore un sujet chaud pour la FEDOM et le ministère...

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