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3 décembre 2016 6 03 /12 /décembre /2016 06:56
Mormeck lance la plateforme égalité emploi

Mormeck mobilise des patrons du CAC 40

Il y avait du lourd la semaine dernière chez le président de l'Assemblée nationale : 16 chefs d'entreprises d'entreprises dont certaines du CAC 40 qui s'engagent pour que les jeunes d'outre-mer trouvent un boulot, un stage ou un contrat de qualification. Ils ont signé avec Jean-Marc Mormeck, délégué interministériel à l'égalité des chances des Français d'Outre-mer, devant la ministre du Travail Myriam El Khomry,une convention pour alimenter la plateforme "Egalité emploi" de plusieurs milliers d'offres d'emploi et de stage. Jean-Marc Mormeck a donné rendez-vous aux jeunes au palais d'Iéna, samedi 26 novembre, pour un forum emploi avec tous ces entrepreneurs.

FXG, à Paris

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3 décembre 2016 6 03 /12 /décembre /2016 06:00
Ary chalus, Margrethe Vestager, Ericka Bareigts et Denis Burlot

Ary chalus, Margrethe Vestager, Ericka Bareigts et Denis Burlot

Les Outre-mer négocient le RGEC avec la Commission européenne

L'octroi de mer, la fiscalité des rhums devraient sortir du régime commun tandis que l'énergie et le transport, un temps oubliés, seraient réintégrés.

A Bruxelles, lundi 28 novembre, le gouvernement français a obtenu des assurances de la commissaire européenne à la concurrence, Margrethe Vestager, sur la renégociation du règlement général d'exemption par catégorie (RGEC). Ericka Bareigts était accompagnée du président de la Région Guadeloupe, Ary Chalus, et du vice-président de la collectivité de Guyane, Denis Burlot, dont le président Rodolphe Alexandre assure actuellement la présidence du Forum des Régions ultrapériphériques (RUP). Après leur précédente rencontre à Funchal (Madère) en octobre dernier, au forum des RUP, les présidents, la ministre et la commissaire ont fait un dernier point d'étape sur la renégociation en cours. La Commission a ouvert la consultation publique sur le RGEC le 14 octobre et la clôture le 8 décembre. Une fois cette date passée, la balle sera dans le seul camp de la Commission qui devra proposer une copie neuve lors du prochain forum des RUP en mars prochain en Guyane.

Des plafonds encore relevés

Lundi, la ministre et les deux représentants des RUP ont obtenu la certitude que toutes les aides d'Etat seront garanties et que le régime de l'octroi de mer sera sorti de l'enveloppe globale du RGEC. Ce qui laisse au ministère des Outre-mer une marge de manoeuvre de 450 millions d'euros qui couvre le montant global des aides d'Etat. Le régime de l'octroi de mer ne sera donc plus sous la coupe du RGEC ; l'Etat fera, comme auparavant, une notification de l'octroi de mer à Bruxelles. La ministre a dit d'accord si Bruxelles approuve sa notification avant le 31 mars prochain.

Pour les aides hors octroi de mer, le ministère des Outre-mer avait déjà obtenu un relèvement de 10 % du plafond au-delà duquel les aides au fonctionnement et à l'investissement ne sont plus possibles. Trois ratios avaient été ainsi négociés pour les entreprises : 20 % du chiffre d'affaires, 25 % de la valeur ajoutée et 30 % de la masse salariale. Ericka Bareigts avait ensuite obtenu de la commissaire de monter le ratio sur la valeur ajoutée à 30 %. Mais avec la sortie de l'octroi de mer du dispositif RGEC, la commissaire a voulu ramener ce taux à 25 %. Ericka Bareigts a insisté pour conserver les 30 % en plaidant "l'intelligibilité pour les entreprises". Le président Chalus assure que la commissaire les a bien entendus.

En plus de l'octroi de mer, la fiscalité dérogatoire des rhums des DOM est elle aussi sorti aussi de l'enveloppe globale du RGEC, tandis que l'énergie et le transport qui en étaient exclus, sont réintégrés.

FXG, à Paris

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3 décembre 2016 6 03 /12 /décembre /2016 05:52
Alain Mindjouk, Jean-Philippe Chambrier et Christophe Pierre

Alain Mindjouk, Jean-Philippe Chambrier et Christophe Pierre

Les Amérindiens de Guyane témoignent du drame de leur jeunesse au Sénat

Un an après la remise du rapport sur le suicide des Amérindiens au Premier ministre par la sénatrice Archimbaud, elle a invité une importante délégation amérindienne au Sénat hier pour leur donner la parole et tenter de faire vivre les propositions de son rapport.

"Les Amérindiens manquent de soutien dans la société française et auprès des ONG qui s'intéressent davantage au Brésil." Jocelyn Thérèse, président du conseil consultatif des populations amérindiennes et bushinengue (CCPAB) a donné le ton lors du colloque sur le suicide des jeunes Amérindiens de Guyane, hier au Sénat. "Notre monde s'effondre, a repris Christophe Pierre, auteur du clip vidéo "No suicide", diffusé le matin, et on ne peut pas se sentir très bien. On ne protège pas la nature parce qu'elle est jolie, mais parce qu'on s'en nourrit... Tout ce qui fait ce que nous sommes vient de la terre, de la faune et de la forêt." Il a achevé son intervention par ce cri : "Nous ne sommes pas des abandonnés de la République, nous sommes Téko, Wayana, Kalina... Peu de jeunes Amérindiens connaissent leur histoire et ça arrange tout le monde, y compris ce geste de désespoir, le suicide." Ce "mépris", il l'explique par la non reconnaissance de leur existence.

Lucien Panapuy, animateur du point information jeunesse de Camopi témoigne : "Il y a 80 % de jeunes à Camopi et la plupart s'ennuient. C'est pas de formations en tourisme qu'ils ont besoin ; la richesse est là, au pays !" Il voudrait une zone d'orpaillage légal sur la Camopi pour leur offrir de travailler !" José Gaillou, ancien conseiller régional écolo demande combien d'Amérindiens travaillent pour le parc amazonien... Alexandre Sommer-Schaechtele, secrétaire général de l'Organisation des nations autochtones de Guyane (ONAG) lui aussi estime que le passé est "lourd", mais il refuse la victimisation et réclame simplement l'application des textes et conventions internationales les concernant. Pour lui, l'acte de biopiraterie commis par l'IRD en déposant un brevet sur  le quassia illustre bien le problème : "La société amérindienne est ignorée par l'Etat, mais également la société guyanaise."

"On nous désarme"

Jean-Philippe Chambrier, président de la fédération des organisations autochtones de Guyane, abonde dans son sens : "La France veut l'excellence environnementale, qu'elle ouvre les yeux et nous écoute, nous sommes les gardiens de la nature. Et la France nous dit de manger du poulet, de creuser des puits et éventuellement acheter de l'eau en bouteille... Incroyable !" Christophe Pierre reprend : "On nous désarme et nous condamne à ne pas agir contre les orpailleurs..."

Pour autant, tous ont accepté de venir témoigner à Paris car ils croient encore à des solutions. Le rapport des sénatrices Archimbaud et Chapdeleine et ses 37 propositions sont, selon Alexandre Sommer-Schaechtele, le début d'une feuille de route. "il balaie toutes les problématiques des sociétés autochtones." Ainsi, la création d'un fonds d'utilité public, géré par le futur grand conseil coutumier prévu dans la loi égalité réelle outre-mer, à l'instar du sénat coutumier en Nouvelle-Calédonie, permettrait d'améliorer les conditions de vie des jeunes. Ce grand conseil coutumier pourrait aussi gérer les consentements des autochtones dans le partage des savoirs.

Il s'agit encore de réunir tous les "peuples qui souffrent d'isolement en Guyane" et, au-delà, une fédération plus large avec les nations autochtones du Suriname, du Venezuela, du Brésil avec le cacique Raoni, qui leur donnerait plus de visibilité. "Nous avons besoin de retrouver qui nous sommes, la philosophie de l'Amazonie, la mémoire de la première relation hommes nature, ajoute Christophe Pierre. Les jeunes n'ont plus envie de se résoudre à ce que les associations de défense de l'environnement leur proposent. On a envie de chasser et il y a matière à le faire !"

FXG, à Paris

 

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1 décembre 2016 4 01 /12 /décembre /2016 06:03
Le gang des Antillais

Jean-Claude Barny à la une de Direct Matin

La sortie nationale du film Le Gang des Antillais, le dernier long métrage de Jean-Claude Barny (dix ans après Neg marron), a eu lieu hier dans 59 salles de cinéma de l'Hexagone dont seize en région parisienne. Pour accompagner l'événement, le distributeur s'est offert la une de Direct Matin qui lui a offert une énorme visibilité notamment dans le métro parisien. C'est un bon atout pour ce film qui se trouve en concurrence avec 24 autres films comme Sully avec Tom Hanks ou Les enfants de la chance avec la Martiniquaise Annabelle Langronne....

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30 novembre 2016 3 30 /11 /novembre /2016 07:24
Des idées pour l'agriculture domienne

Saf agr'Idées mise sur la professionnalisation des agricultures domiennes

Saf agr'Idées, un think tank spécialisé dans l'agriculture s'est penché sur les modèles de développement pour les agricultures des DOM au moment où les Collectivités régionales prennent en main les fonds européens du FEDER. Les grandes productions (canne, banane) sont confrontées aux enjeux européens et à la concurrence internationale ; la professionnalisation de la diversification (maraîchage, viande, fruits) reste difficile et son développement réduit à la taille des marchés.

C'est la question de la professionnalisation qui vient en premier dans la réflexion de saf'agr'Idées : "Du producteur au distributeur, tous les maillons des filières doivent être intéressés et concernés. Ceci conduit à développer des formes interprofessionnelles dans lesquelles doit régner de la discipline sur les volumes produits, la qualité, les modes de distribution. "Le développement des agricultures des DOM, déclare Patrick Ferrère, délégué général de saf agr’iDées, ne se fera jamais à partir d'un modèle d'agriculture informelle." En clair, si on veut une agriculture qui réponde aux attentes locales, les jobeurs n'ont plus leur place. "Il faut de vrais pros accompagnés de responsables politiques qui protègent leurs productions contre les produits de dégagement, de basse qualité, qui concurrencent la production locale." Et on remarque au passage l'absence de marché d'intérêt régional...

Miser sur les filères et sur l'interprofession est nécessaire à la professionalisation, mais également à l'innovation et la recherche phytosanitaire. Saf'agr'Idées prône encore la cohérence des projets structurants : "Inutile de financer un abattoir si les élevages ne sont pas dans le projet global", indique Patrick Ferrère en songeant à l'abattoir de la Guadeloupe. "L'usine d'agrotransformation d'ananas du Morne rouge en Martinique, ajoute Gérard Matheron, ex -président du CIRAD et administrateur de saf'agr'Idées, a dû fermer parce qu'il n'y avait pas de pépinière... Si la filière élevage a réussi à la Réunion, c'est grâce à l'existence des interprofessions et leur travail avec les pouvoirs publics pour que chacun respecte ses engagements à son niveau dans la filière."

Attirer les jeunes et préserver les espaces

Autre problème, l'installation des jeunes. "Il demeure des problèmes jouissance abusive, de sous-location, explique l'avocat Jean-Baptiste Millard, membre du think tank. Le statut des baux ruraux en outre-mer, est spécifique. En général, un agriculteur garde ses terres jusqu'à sa mort plutôt que de les transmettre à un jeune." La loi de modernisation agricole votée il y a deux ans n'a pas précisé ce point.

Saf'agr'Idées propose plusieurs mesures d'accompagnement pour donner de la fluidité et renforcer les compétences comme agir sur les taux d'octroi de mer pour mieux taxer les produits concurrents, sur le régime spécifique d'approvisionnent pour abaisser les taxes sur les intrants. Il faudrait que les emplois agricoles soient  les jeunes à choisir les emplois agricoles, agro-alimentaires ou agro-industriels soient mieux promus, la formation professionnelle requalifiée et ouverte à la mobilité.Enfin, il s'agit d'insérer l'agriculture dans l'économie circulaire (comme Akuo énergie à la Réunion)... Il s'agit enfinde préserver les espaces agricoles en concurrence avec une urbanisation non maîtrisée. Les espaces agricoles occupent de 20 à 35 % de la superficie des territoires et emploient 16 % de la population active en Guyane, 12 % en Martinique et Guadeloupe, 10 % à la Réunion. Ce qui fait dire aux auteurs de ce rapport : "Dans les DOM, deux activités principales sont remarquables, le tourisme et l'agriculture."

FXG, à Paris

 

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30 novembre 2016 3 30 /11 /novembre /2016 07:10

La ville de Saint-Denis ne paiera pas 3 millions d'euros à Groupama

Le 16 juillet 2006, un violent incendie dévastait les locaux du garage CH3 à Sainte-Clotilde. Les pompiers dépêchés sur place raccorde une  lance incendie de grande puissance sur des bouches situées à proximité du garage en feu. Le débit d'eau est insuffisant. Les pompiers se raccordent finalement à une autre borne distante de 300 m, ce qui leur a ainsi fait perdre environ quinze minutes dans leur lutte contre cet incendie. Depuis cette époque, l'assureur du garage, Groupama, demande en vain plus de 3 millions d'euros à la commune en réparation. Au tribunal de Saint-Denis, puis à la cour administrative d'appel de Bordeaux, Groupama a perdu, car s'il y a eu sept déclenchements d'alarme ce jour-là à compter de 18 heures, les pompiers n'ont été avertis qu'à 19h27 et sont intervenus vers 19h40 pour découvrir déjà des flammes de 20 mètres de haut et la fermeture de l'accès principal du garage.

Si la défectuosité des bornes d'incendie constitue une faute de nature à engager la responsabilité de la commune, l'instruction révèle que quand bien même le débit d'eau des bouches d'incendie aurait été plus important, l'intervention des pompiers n'aurait pas permis d'éviter la propagation des flammes dans l'ensemble du bâtiment, y compris dans les bureaux et la cour dans laquelle étaient stationnés plusieurs véhicules.

Dix ans après les faits, le conseil d'Etat a rejeté la requête de Groupama, permettant à la ville de Saint-Denis une économie de 3,04 millions d'euros.

FXG, à Paris

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30 novembre 2016 3 30 /11 /novembre /2016 06:12
La délégation amérindienne autour de Nicolas Hulot et Aline Archambaud

La délégation amérindienne autour de Nicolas Hulot et Aline Archambaud

Le suicide des jeunes Amérindiens en colloque au Sénat

Une importante délégation d'Amérindiens de la Guyane sont arrivés lundi à Paris à l'invitation de la sénatrice Aline Archambaud, pour participer à un colloque sur le suicide des jeunes amérindiens qui se déroule ce matin au Sénat.

Au programme : santé, éducation, formation avec les psychiatres Louis Jehel et Yveline Robert, l'anthropologue Marianne Pradem et le président de l'alliance collective des Amérindiens de Guyane, Alain Mindjouk.

Deuxiième table ronde : la création d'activité et d'emplois dans les villages, la valorisation de la biodiversité et des savoir-faire locaux avec Gilles Kleitz, directeur du Parc, Ti'Wan Couchily, plasticienne teko, Edouard Jean-Baptiste, de l'association Kamopi Wane et Bruno Apouyou, vice-président du conseil consultatif des populations amérindiennes et bushinengue (CCPAB).

Enfin, la troisième table ronde sur le devenir des Amérindiens réunira Jocelyn Thérèse, président de la CCPAB, Ruth bidiou du collectif des Premières nations, Alexandre Sommer-Schaechtele, secrétaire général de l'Organisation des nations autochtones de Guyane (ONAG) et Jean-Philippe Chambrier, président de la fédération des organisations autochtones de Guyane.

Hier, ils ont participé à une rencontre avec Nicolas Hulot.

FXG, à Paris

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28 novembre 2016 1 28 /11 /novembre /2016 04:02
José Pentoscrope, président du prix Fetkann' et du CIFORDOM et le conservateur de la maison des esclaves de Gorée, Eloi Coly

José Pentoscrope, président du prix Fetkann' et du CIFORDOM et le conservateur de la maison des esclaves de Gorée, Eloi Coly

Faye, Des Rosiers, Vermeren et Le Petit Quotidien lauréats du prix Fetkann'—Maryse-Condé

Les prix littéraires du 13e prix Fetkann'-Maryse Condé ont été attribués mercredi 24 novembre au café de Flore à Paris en présence de l'ancienne ministre des Outre-mer, George Pau-Langevin, et du conservateur de la maison des esclaves de Gorée, Eloi Coly.

Dans la catégorie jeunesse, le jury de collégiens, a retenu le numéro hors série du journal, Le Petit Quotidien (éditions Playbac), "La république française expliquée aux enfants et aux grands aussi parfois", tout entier consacré aux attentats des 7, 8 et 9 janvier 2015 et aux valeurs républicaines.

Dans la catégorie recherche, aux ouvrages nominés, "Des esclaves sous le fouet. Le procès Morette à l'île Bourbon" chez L'Harmattan, de Gilles Gérard et Martine Grimaud, ou le controversé "Code noir" de Jean-François Niort (Cavalier bleu éditions), le jury a préféré "Le choc des décolonisations, de la guerre d'Algérie aux printemps arabes", de Pierre Vermeren chez Odile Jacob.

Dans la catégorie Mémoire, le roman de Gaël Faye, "Petit pays", chez Grasset, déjà Goncourt des lycéens, l'emporte face au roman "Le Convoi" de Mariejosé Alie (HC éditions) ou l'essai "Les Guadeloupéens" (Ateliers Henry Dougiers) de Caroline Bourgine. Gaël Faye raconte la guerre civile au Burundi depuis les yeux d'un enfant de dix ans. "Gaël Faye, indique le juré Stéphane Pocrain, n'est pas un rappeur devenu écrivain, mais un écrivain qui chante."

Dans la catégorie poésie, une mention spéciale est attribuée au Sénégalais Amadou Elimane Kane pour son conte poétique, "Les saisons parlent aussi", avec les élèves du collège Charles-Péguy de Paris, aux éditions Lettres de Renaissances. Seul lauréat présent, Amadou Elimane Kane a déclaré : "J'habite toutes les souffrances humaines et je voudrais tout simplement dédier cette mention spéciale à la jeunesse." Le prix de la poésie est attribué à l'Haïtien Joël Des Rosiers pour son recueil, "Chaux" aux éditions Triptyque.

FXG, à Paris

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27 novembre 2016 7 27 /11 /novembre /2016 06:22

Marine Le Pen à la Réunion et Mayotte du 27 novembre au 1er décembre avant la Guyane en décembre

Entourée de son secrétaire général, Nicolas Bey, et de la marraine martiniquaise de sa fille Mathilde, et conseillère régionale FN d'Ile de France, Huguette Fatna, Marine Le Pen, à quelques jours de son départ pour la Réunion et Mayotte (puis pour la Guyane, "avant le 20 décembre"), a reçu trois journalistes de la presse d'outre-mer à déjeuner. Place des ternes, la brasserie lorraine qui les accueille est à deux pas du QG de campagne de la présidente du FN. Au menu, un numéro de charme et sole meunière à 49 euros.

Marine Le Pen, candidate  à l'élection présidentielle, vient passer trois jours à la Réunion, les 27, 28 et 29 novembre, là où elle a obtenu ses meilleurs résultats électoraux ("13 à 14 % aux présidentielles 2012 et aux européennes 2014", indique-t-elle de mémoire) et où la fédération FN est la mieux structurée. Ils ne sont pas mécontents non plus de leurs scores en Guyane et à Saint-Pierre et Miquelon. Nicolas Bey annonce 6 à 700 adhérents à la Réunion et 500 en Guyane). Mme Le Pen sera à Mayotte les 30 novembre et 1er décembre. Elle tiendra un banquet républicain à Tsamboro. Elle assure vouloir rencontrer beaucoup de personnes y compris des gens qui ne partagent pas ses idées.

Elle a dû renoncer en mai 2015 à se rendre à la Guadeloupe et à la Martinique... Déjà son père, en 1987, n'avait pu se poser en Martinique et, en 2000, son transit à la Guadeloupe avant Saint-Barth, avait provoqué une émeute à l'aéroport. "Je suis souvent saisi, raconte Marine Le Pen, par des compatriotes qui aimeraient m'entendre. Il y a un noyau d'activistes un peu violent qui cherchent à empêcher ma venue, c'est dommage." A la Réunion, elle a été enfermée dans le local de la télé. "Un truc de gamin", balaye-t-elle.

Elle sait pourtant gré aux "activistes" martiniquais qui ont bloqué son père. "Ca a été une chance, mon premier déplacement politique à la place de mon père." Elle avait 19 ans. En 1992, elle revient en Martinique faire la campagne contre le traité de Maastricht avec Bruno Gollnisch. "Depuis, assure-t-elle, j'ai visité tous les territoires sauf Wallis et Futuna."

Elle se moque de ceux qui disent que "l'outre-mer est une chance pour la France quand on ne lui donne aucune chance, particulièrement depuis la fin du mandat de Jacques Chirac, le dernier président à avoir eu de l'affection et un intérêts réels pour l'outre-mer." Avec elle, il y aura un ministère de plein exercice de la Mer et l'Outre-mer. "L'outre-mer doit être au coeur de cette politique stratégique de développement de la mer", avance-t-elle.

Cinéma familial et judiciaire

Elle a bien conscience que les blocages aux Antilles sont dus aux accusations de racisme de son parti : "Il y a des racistes au FN comme dans tous les autres partis,  admet-elle, mais nous, quand on les attrape, on les vire !"  Elle assure que son "père n'a jamais été raciste, mais il avait un goût immodéré de la provocation. Cette accusation vient de nos positions contre l'immigration."

La nouvelle de la décision du tribunal de laisser à Jean-Marie-Le Pen sa présidence d'honneur tombe au milieu du repas. Elle et son secrétaire général sont estomaqués : "Il va avoir accès à toutes nos instances !" Ce litige qui semble tout préparé pour aider Marine Le Pen à "dédiaboliser" son parti, elle jure la main sur le coeur que ce n'est pas du cinéma : "Aucune autre chose que celle-là ne m'a autant éprouvée... On avait tous de la révérence pour lui, mais il n'était plus possible de faire de la politique avec lui." Elle assure que son père l'avait menacé de lui "faire un détail par semaine" !

Il y a quelques années, répondant à un questionnaire de Proust dans un magazine, elle avait répondu Mayotte pour une île. "J'ai dit Mayotte parce que c'est une Île sublime, très sauvage avec un lagon magnifique, mais complètement abandonnée." Et la Martinique ? "Faut vraiment y aller", promet-elle.

FXG, à Paris

Un ministère de la mer et l'outre-mer

Marine Le Pen propose de concevoir avec les collectivités territoriales et l'Etat une "politique stratégique, de créer une université des métiers de la mer, des "zones de développement prioritaire." "On va faire des bateaux et les faire naviguer. L'Etat régalien va mettre en place la protection et l'exploitation de notre domaine maritime." Elle propose la prise en charge des transports des biens de première nécessité outre-mer et soutient la préférence régionale au même titre que la préférence nationale . Elle propose même de faires des étudiants ultramarins dans l'Hexagone des prioritaires pour le logement. Son équipe est en train de chiffrer le coût de sa politique de continuité territoriale.

Elle ne reviendra pas sur la départementalisation de Mayotte, "mais c'était de la folie de la faire dans l'urgence", dit-elle. En matière d'immigration, elle parle de "nécessaires décisions de fermeté" et propose d'adjoindre aux services de l'Etat des organisations humanitaires. Comme en Guyane, elle veut "couper les pompes aspirantes". Suppression totale du droit du sol et pas seulement à Mayotte, restriction du droit d'asile.

Outre-mer comme dans l'Hexagone, elle défend l'idée d'un patriotisme économique, du redressement de l'école et un Etat régalien et, de toute façon, une sortie de l'Europe et de l'euro (mais pas forcément de l'OTAN depuis l'élection de Trump). "Les autres candidats à la présidentielle promettent ce que l'Europe les empêchera de mettre en oeuvre."

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26 novembre 2016 6 26 /11 /novembre /2016 06:24

Les Régions debout contre El Khomry

Début novembre, les Régions ont découvert une instruction de la ministre du Travail, de l’Emploi, de la Formation professionnelle et du Dialogue social, Myriam El Khomri, à l’attention des services de l’Etat, remettant en cause la loi NOTRe. Celle-ci, promulguée le 7 août 2015, a prévu de déléguer aux régions volontaires la coordination des acteurs du service public de l'emploi. Sept Régions sur dix-huit ont déjà postulé auprès de l’Etat afin de bénéficier de cette coordination. Or l'instruction ministérielle, écrit Philippe Richert (président LR de Régions de France et de la Région Grand Est) dans un courrier du 21 novembre à la ministre, "sort du périmètre de la délégation la quasi-totalité des crédits de l’Etat concernant l’accompagnement vers l’emploi et la gestion prévisionnelle territoriale des emplois et des compétences avec une définition particulièrement extensive des dispositifs nationaux". Même chose pour la mise à disposition des agents de l'Etat, qui devait en toute logique accompagner la délégation de compétence. Enfin, alors que la loi NOTRe a prévu une durée de six ans pour ces délégations, l'instruction la réduit à trois. "Cela, estime M. Richert, constitue pour le moins un véritable contournement de la volonté du législateur." Mais plus préoccupant, il juge encore que, "en refusant de mettre en œuvre la délégation de compétence, la ministre (...) met à mal la plateforme Etat-Régions signée fin mars 2016 avec le Premier Ministre, et le plan 500 000 formations aux demandeurs d’emploi." Le courrier à la ministre, signé, outre Philippe Richert, par les présidents des sept régions concernées par cette délégation (Centre-Val de Loire (LR), Pays de la Loire (LR), Provence-Alpes-Côte d’Azur (LR), Bretagne (PS), Corse (Indépentdantiste), Occitanie (PS), Nouvelle-Aquitaine(PS) appelle Myriam El Khomri à retirer son instruction ministérielle.

FXG, à Paris

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