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6 avril 2016 3 06 /04 /avril /2016 04:25

Le patrimoine téko en livres

Ti'Wan Couchili a publié chez L'Harmattan "Les Contes des quatre vent " — le dernier est "Le jaguar et le Tamanoir". Quatre ouvrages bilingues, en wayapi et en téko. Ti'Wan est une Téko, de Camopi. "Ces histoires sont celle que j'ai toujours entendues dans mon enfance. C'est notre télévision de la forêt... Il fallait les mettre sur le papier sinon un jour ou l'autre ça allait se perdre !" Elle s'est rendue au dernier salon du livre de Paris pour présenter sa culture de française amérindienne. "Je suis conteuse et à travers les contes, j'ai beaucoup appris et je suis devenue plasticienne et je crée des objets à travers les contes..."

Ti'Wan a également participé à un ouvrage ethnographique sur la communauté Téko"Guerriers de la paix", d'Eric Navet qui est venu travailler à Camopi. Ce chercheur a flashé sur les ciels de case que dessine Ti'Wan. Le ciel de case se fait à l'origine dans la communauté Wayana. "En Guyane, on est tous mélangés avec une autre communauté, raconte l'artiste, ce qui fait que je me permets de faire aussi des ciels de case. Au début j'en faisais avec les motifs téko (des oiseaux et des poissons) et, par la suite, j'en crée de nouveaux..." Chez les Wayanas, on met un ciel de case pour éloigner le mauvais sort. Chez les Tékos, ils illustrent par exemple les chants sacrés que les filles entonnent lors de leurs premières règles."Chez nous, explique encore Ti'Wan, les femmes peuvent devenir chamane, alors qu'à l'origine, comme chez les Wayanas, c'est réservé aux hommes d'un certain âge." Là encore, il s'agit de préserver un patrimoine et le transmettre, "le rénover à chaque fois et ne pas le perdre" !

FXG, à Paris

Guerriers de la paix

Depuis le XIXème siècle et les premiers témoignages sur les Teko, alors appelés Émerillon(s), on prédit leur disparition prochaine. Il est vrai que sous les pressions coloniales multiples : entreprise missionnaire, contacts avec les orpailleurs, les trafiquants de tout poil, les chocs sanitaires et culturels enclenchés par ces contacts, l’ethnie teko a bien failli disparaître physiquement, réduite à une soixantaine de représentants au début des années 1950. Pourtant, les Teko sont aujourd’hui environ 500 et des initiatives comme la création, en 2012 de la Compagnie Teko Makan qui, à Strasbourg, s’est produite pour la première fois devant un public non guyanais sont la preuve que les peuples traditionnels ont la volonté de défendre des valeurs et un mode de vie, une identité propres. La preuve, donc, qu’ il n’y peut-être pas de fatalité de l’histoire et que celle-ci peut être multiple.

La présentation de la culture teko, Guerriers de la Paix : les Teko de Guyane, à partir d’une exposition de ses productions matérielles, collection d’Éric Navet, présentée à la Maison interuniversitaire des sciences humaines, Alsace, MISHA, du 13 septembre au 4 octobre 2013, a eu pour ambition de montrer la vitalité de ces « petits peuples » dont parle Jean Malaurie et qui furent longtemps qualifiés de « sauvages ». Face à une civilisation technologique et mercantile qui met en danger la survie sur cette planète, les peuples traditionnels, dont les Teko sont un exemple, ont peut-être une leçon de survie à nous donner.

Les auteurs
Professeur d’ethnologie à l’université de Strasbourg de 1985 à 2013, Éric Navet a su transmettre à des générations d’ étudiants, avec patience et passion, une ethnologie humaine et engagée. Cette publication fait suite à l’exposition et aux évènements culturels et scientifiques Guerriers de la paix, les Teko de Guyane – Éric Navet, 40 ans d’ethnologie : une table ronde, des projections-débats et une « conférence-dansée », qui se sont déroulés à l’automne 2013 à l’université de Strasbourg et à Muttersholtz, petit village du Ried alsacien. Ces manifestations ont été organisées par Colette Riehl Olivier dans le cadre de l’Association des Étudiants des Amis de Institut d’Ethnologie pour honorer le départ à la retraite d’Éric Navet et son parcours d’ethnologue. Colette Riehl Olivier est doctorante en ethnologie du laboratoire SAGE — Sociétés, Acteurs, Gouvernement en Europe — de l’université de Strasbourg. Ses axes de recherche sont le corps, les Amérindiens, les rituels, la résistance, la résilience, le chamanisme. Elle est également formatrice en techniques psycho-corporelles spécialisée en relaxation et tai ji quan.

Ecoutez l’émission radio sur les Teko à l’occasion de la sortie du livre
Radio Libertaire, le 12/03/2016 avec E. Naver, C. Riehl, E.Maj

 

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6 avril 2016 3 06 /04 /avril /2016 03:26

L'IEDOM serait une SAS

L'étude d'impact sur le projet de loi Sapin II transmise par le gouvernement aux députés aborde la réforme de l'IEDOM. Il apparaît que l’option de la transformation de l’établissement public IEDOM en société par actions simplifiée (SAS) a été retenue. "Une autre option aurait pu consister en l’intégration directe de l’IEDOM au sein de la Banque de France, peut-on lire. Cette option n’a pas été retenue face aux avantages d’une transformation de l’établissement public en SAS, qui permet de maintenir une personnalité juridique distincte de la Banque de France et, plus généralement, une identité propre à l’institut eu égard à la spécificité des territoires relevant de sa compétence. La SAS présente un avantage en termes de souplesse des règles organisationnelles et de gouvernance associées à la structure de la SAS." Les syndicats râlent et disent qu'ils n'ont pas été consultés.

FXG, à Paris

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5 avril 2016 2 05 /04 /avril /2016 11:09
Quincy Gane au salon du livre de Paris en mars 2016

Quincy Gane au salon du livre de Paris en mars 2016

L'autre lapin de Quincy Gane

Quincy Gane publie chez Jasor son troisième livre jeunesse, pour les 3 à 7 ans, dont il signe et le texte et les illustrations, "Zé m'appelle Quenotte et z'aime pas les carottes". Un petit lapin nommé Quenotte est le seul de sa famille à ne pas aimer les carottes et il y en a à tous les repas ! Quenotte vit un calvaire dans un texte en rimes. "Je trouve qu'on ne demande pas suffisamment leur avis aux enfants, explique Quincy, le jeune pointois On leur impose des choses sans se préoccuper de savoir ce qu'ils veulent, ce qu'ils aiment... On ne s'intéresse pas suffisamment à leur goût et j'ai eu envie de m'amuser avec ça !" C'est aussi un livre qui exprime la différence. "Oui, c'est un lapin, mais il n'est pas obligé de correspondre au schéma du lapin qui aime les carottes Non, lui il n'aime pas ça et j'avais envie aussi de mettre ça en avant."

Quincy Gane est des plus jeunes auteurs de l'écurie Jasor et il aimerait bien être moins seul : "Il y a beaucoup de talents chez les jeunes et ce serait bien qu'il y en ait plus de mon âge !" Quincy a toujours eu envie d'écrire. On lui a toujours lu des livres pour enfants et il a eu lui aussi l'envie de transmettre. D'abord, illustrateur, il a dû trancher: "Est-ce que je fais appel à un auteur ou j'écris moi-même ?" Comme il avait des idées, il s'est mis à écrire...

FXG, à Paris

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5 avril 2016 2 05 /04 /avril /2016 03:28

Le projet des Républicains économise 400 millions de sur-rémunérations des fonctionnaires

Les Républicains ont lancé une démarche participative pour élaborer leur programme présidentiel pour 2017. Piloté par l'ancien ministre du Budget de Nicolas Sarkozy, Eric Woerth, le projet (en cours) ne dispose pas d'un onglet outre-mer parmi les 19 thèmes de réflexions proposés. Pour autant, l'outre-mer n'est pas absent des premières synthèses. Ainsi le 30 mars, à "la journée de travail des Républicains" sur le thème "dépense publique et fiscalité", un document d'orientation a été produit et mis en ligne. Il dispose que "le traitement des fonctionnaires dans les départements d’outre-mer doit être progressivement aligné sur celui de la métropole (-400 millions d’euros)".

Auparavant, le 3 février dernier, les LR ont publié leur document d'orientation sur l'agriculture. Le texte souligne les 47 640 emplois à temps plein sur 40 500 exploitations dans les DOM et le coût de l'insularité avant de proposer une réflexion sur l’extension des aides à l’installation, "en reconnaissant le caractère difficile de l’agriculture des départements d’Outre-Mer". Et pour encourager les circuits courts, particulièrement dans l’approvisionnement des restaurations publiques collectives, ils proposent d'ajouter dans le code des marchés publics une clause "acteurs de proximité". Jusqu'alors l'article 53 contenait une clause de "préférence"... Et depuis la loi d'avenir agricole votée en 2014, l’agroalimentaire et l’halio-alimentaire ont accès à la restauration collective. Rien de bien neuf sur ce sujet qui fait consensus...

Les documents d'orientation sur la sécurité, l'immigration, la réforme de la vie publique, le logement ou le code du travail n'abordent pas précisément l'outre-mer.

Mais rien ne dit encore que la commission Outre-mer des LR, présidée par Nicolas Sarkozy lui-même, ne viendra pas compléter la liste des sujets de réflexion en imposant le thème manquant.

FXG, à Paris

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2 avril 2016 6 02 /04 /avril /2016 04:04

L'outre-mer se classe bien

La maîtrise de Massabielle en tête des lycées privés en France ! C'est au palmarès établi et publié par le Parisien dans son édition du 30 mars. Le lycée de Pointe-à-Pitre affiche un taux de réussite de 98 % avec une valeur ajoutée de 26 points dix places devant l'AMEP de Fort-de-France avec 91 % de réussite et 16 points de valeur ajoutée. Ces chiffres correspondent à un mix entre le taux de réussite au bac par rapport au taux attendu et entre le taux d'accès de la seconde au bac et le taux attendu. Ca donne en sus du taux de réussite au bac une sorte de "goal average"...

Dans le palmarès des établissements publics, c'est le lycée Lumina-Sophie de Saint-Laurent-du-Maroni qui se place dans le top 3 avec un taux de 76 % et 20 points de valeur ajoutée. Le lycée Félix Eboué à Cayenne émarge en 11e position avec un taux de réussite de 90 % et une valeur ajoutée de 17 points. En 24e position, on trouve le lycée du Nord Grande-Terre à Port-Louis en Guadeloupe avec un taux de 94 % et une valeur ajoutée de 14 points.

http://www.leparisien.fr/une/decouvrez-le-palmares-des-lycees-2016-30-03-2016-5670861.php#xtref=https%3A%2F%2Fwww.google.fr%2F

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2 avril 2016 6 02 /04 /avril /2016 03:59

Loïc Korval joue sa participation aux JO de Rio au conseil d'Etat

Mercredi 30 mars, le judoka Loïc Korval (28 ans), licencié un temps au club de l'office municipal des sports de Pointe-à-Pitre, est venu devant le conseil d'Etat contester l'interdiction de participer à des compétitions sportives pendant deux ans. Cette sanction lui a été infligée par le collège de l'agence nationale de lutte contre le dopage en mars 2015 pour des faits qui se sont déroulés en 2013 et 2014. En première instance, il n'avait écopé que de dix mois...

Le médaillé d'or européen s'estime victime du système imposé aux sportifs désignés dans les groupes cibles. Ces sportifs doivent signaler en permanence où ils se trouvent pour pouvoir faire l'objet de contrôles sanguins et urinaires intempestifs. Hélas, par trois fois, Loïc n'était pas où on l'attendait... Sa bonne foi n'a jamais été remise en cause et il n'a jamais été soupçonné de vouloir dissimuler des faits de dopage. Si Loïc Kerval a été suspendu par le passé un mois pour dopage, le rapporteur public a rappelé qu'il était encore un junior sous statut de l'INSEP. Mais la règle est ainsi faite qu'au bout de trois non présentations devant les agents préleveurs, c'est-à-dire trois "no show" infligés par l'agence de dopage, la sanction tombe. Là où le bât blesse, c'est que la sanction d'abord établie à dix mois de suspension a été réformée pour devenir une suspension de deux ans.

Du strict point de vue du droit, tous les griefs soulevés par Loïc Korval ont été balayés par le rapporteur public du conseil d'Etat. En revanche, ce dernier a considéré que la sanction était disproportionnée : "Nous sommes convaincus que cette sanction est trop sévère." Il a recommandé aux magistrats administratifs de la ramener de deux à un an. Me Tapie, l'avocat de Loïc Korval, a insisté pour dire qu'un an de suspension revenait à mettre un terme à la carrière du jeune sportif en l'excluant de fait de la sélection des JO de Rio pour lesquels il s'entraîne depuis quatre "comme un forcené". Une sanction de dix mois, comme celle prononcée à l'origine de ce litige serait, compte tenu des temps de suspension déjà effectué par Loïc Korval, une voie de sortie honorable et une porte ouverte aux JO...

Le décision sera rendue dans moins d'un mois.

FXG, à Paris

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31 mars 2016 4 31 /03 /mars /2016 07:43

Le gouvernement change de braquet

Le gouvernement a décidé que la réforme concernant le rapprochement de l'Agence française de développement (AFD) et de la Caisse des dépôts et consignations (CDC) se ferait par voie règlementaire et conventionnelle et ne nécessiterait pas de dispositions législatives à ce stade. Exit donc l'article 53 dédié à ce sujet dans la loi Sapin II. Le gouvernement souhaite qu’une convention-cadre soit conclue entre l’AFD et la CDC cette année, et a décidé que la réforme se mettrait en œuvre concrètement, sous la coordination du préfigurateur, Rémi Rioux. Les engagements financiers (+4 Md€ de prêts et près de 400 M€ de dons additionnels d’ici à 2020) seront intégralement tenus notamment grâce à un renforcement des fonds propres de l’AFD qui sera proposé dans la loi de finances la plus proche. Le rapprochement de l’AFD et de la CDC sera engagé sur la base de projets concrets et de synergies opérationnelles. Il s’agira de développer la mobilité des personnels, la mise en commun au cas par cas d’expertises sectorielles et de capacités d’intervention ainsi qu’une convergence des réseaux.

Un Comité interministériel de la coopération internationale et du développement (CICID), présidé par le Premier ministre, se réunira à l’été 2016 pour acter le rapprochement conventionnel de l’AFD et de la CDC et la rénovation du cadre stratégique d’intervention de l’AFD.

En revanche, les dispositions législatives relatives à la filialisation de l’IEDOM devraient être maintenues.

FXG, à Paris

Inquiétudes syndicales sur la réfome de l'IEDOM

Avec le rapprochement AFD/CDC, il faut réformer l'IEDOM liée à l'AFD au sein d'une unité économique et sociale avec un comité central d'entreprise commun. Lors du dernier CCE extraordinaire, du 7 au 9 mars dernier, le principe d'une expertise sur la modification du statut de l'IEDOM par le cabinet SECAFI a été voté. Tous les délégués du CCE se retrouveront à Paris le 14 avril. C'est là que ça risque de "péter". Une motion du personnel AFD/IEDOM a été signée par 95% du personnel des agences d'outre-mer des cinq DOM et de Saint-Pierre-et-Miquelon). Déjà en 1999, un projet de filialisation de l'IEDOM par la Banque de France (BdF) avait déjà donné lieu à un débrayage du personnel AFD/IEDOM de la Réunion. Ce premier projet de filialisation de l'IEDOM est aujourd'hui, réanimé par François Villeroy de Galhau, gouverneur de la BdF et directeur de cabinet de DSK en 1999...

Selon les syndicats, il y a une incohérence à ce que l'IEDOM travaille sous le contrôle de la BdF tout en demeurant lié à l'AFD devenue une section de la CDC. Au lieu de faire des agences IEDOM des succursales de la BdF, la filialisation permettra de réaliser des économies comptables sous couvert de respecter les spécificités de l'outre-mer... "L'objectif est de faire de l'IEDOM un ballon d'essai dans une gestion beaucoup plus économique du traitement du surendettement, du suivi des entreprises et du traitement des billets", explique une source syndicale interne à la BdF. Les agences IEDOM ont des mission identiques à celles des succursales de la BdF en métropole. Or, la filialisation permettra d'embaucher des contractuels et non plus des agents sous statut, donc payés 30% moins cher. La BdF l'a déjà fait fait avec la création de sa filiale de fabrication des billets de banque. "Une fois que la démonstration aura été faite en outre-mer, poursuit notre source syndicale, la BdF pourra demander sa mise en application en métropole où les effectifs sont bien supérieurs."

Actuel président du Comité stratégique de l'Agence France Trésor, ancien directeur du Trésor, ancien président du Fonds Monétaire international (FMI), ancien gouverneur de la Banque de France et ancien Président de la Banque européenne de Développement (BERD), Jacques de Larosière avait fait inscrire dès 1993 sur procès-verbal une déclaration devant tous les élus du CCE et tous les responsables nationaux des syndicats : "Les activités de la Banque de France relèvent, pour la plupart, du service public et les filialiser risquerait de signifier à terme les vendre (...) Donner l'indépendance à la Banque n'implique absolument pas de bouleverser ses statuts, le statut du personnel, ses activités ni ses responsabilités actuelles."

Le 2 mars dernier, François Villeroy de Galhau a certifié au député de la Réunion Patrick Lebreton : "L'IEDOM garde ses missions, toutes ses missions ; ses personnels conservent leurs statuts et les droits attachés." Gare aux nouvelles recrues !

Impact sur le logement social

Un dossier n'apparaît pas dans le rapport Rioux et il correspond à une demande du Trésor relative au logement social : L'Etat n'a plus d'argent et n'a pas l'intention d'investir dans le logement social en outre-mer et encore moins de rénover une partie du parc immobilier des Sociétés immobilières d'Outre-mer (SIDOM). Les SIDOM sont dans l'orbite de l'AFD mais l'Etat et les départements sont aussi représentés dans les conseils d'administration.

L'Etat a donc décidé de vendre ses parts dans les SIDOM (50 à 75% du logement social en outre-mer) à la SNI (société nationale immobilière), filiale de la CDC. George Pau-Langevin l'a confirmé en octobre dernier. Or, la SNI a une politique de développement du logement intermédiaire qui ne correspond pas du tout à la sociologie des populations d'outre-mer. Ainsi, quand l'Etat lui a vendu ses parts dans ADOMA (foyers de travailleurs migrants), la SNI a vendu les logements sociaux du centre-ville (là où le terrain est cher), construit du logement intermédiaire ce qui a abouti à chasser les populations les plus pauvres très loin des agglomérations. Les propos du patron de la SNI, André Yché semble corroborer la crainte des syndicats quand il annonce qu'il va "lever 2,5 milliards d'euros de dette pour le logement intermédiaire" et lorsqu'il écrit encore ceci à un de ses salariés : "Nous devons privilégier d’autres opportunités, peut-être l’Outre-Mer, peut-être le Sud de la Méditerranée, sous des formes à définir, qui doivent privilégier notre expertise et notre image, par exemple les fonds d’investissement dans le logement intermédiaire." Or, outre-mer, il y a 150 000 bidonvilles contre 17 000 dans l'Hexagone. Ce qui a fait dire au député de Guyane Gabriel Serville : "Vous avez 300 fois plus de chance de vivre dans un bidonville si vous vivez en Outre-mer qu'en métropole. Ce n'est pas en annonçant le plan logement pour l'outre-merque vous arriverez à répondre aux besoins et à éradiquer l'habitat indigne surtout à Mayotte (où 40% de l'habitat n'est pas en dur et avec l'immigration clandestine) et en Guyane (doublement de la population d'ici 2030 et immigration clandestine)..."

Les syndicats des SIDOM se mobilisent depuis la réunion de ceux de la SIDR le 25 mars dernier.  La SIDR est la plus importante des SIDOM. Avec 24 000 logements en gestion, elle loge aujourd'hui près d'un Réunionnais sur 10.

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30 mars 2016 3 30 /03 /mars /2016 11:08
Serge Létchimy à l'Assemblée nationale le 23 mars

Serge Létchimy à l'Assemblée nationale le 23 mars

L'Assemblée nationale ouvre la voie pour une diplomatie régionale

La proposition de loi du député martiniquais app. PS Serge Létchimy sur l'action extérieure des collectivités territoriales, a été adoptée à l'unanimité par l'Assemblée nationale jeudi 24mars. Au Sénat de conclure.

Le texte propose d’abord d’élargir la notion de voisinage. "Ce qui permettrait à la Réunion, a indiqué Serge Létchimy, de coopérer avec un bassin élargi, comprenant l’Inde et l’Afrique, puis de créer la possibilité, pour chaque collectivité d’outre-mer qui le souhaite, d’établir un programme-cadre de coopération avec l’ensemble des pays du bassin géographique transfrontalier. Ce programme-cadre portant sur plusieurs thématiques créerait la possibilité de négocier et de signer les accords de coopération."

Le député PS de la Réunion, Jean-Jacques Vlody n'a pas retenu ses paroles pour évoquer "un moment historique dont nous ne mesurons pas encore pleinement la portée". Il a salué le passage "d’une logique de coopération décentralisée ou régionale à ce que Laurent Fabius alors ministre des Affaires étrangères appelait une amorce de diplomatie territoriale". Même engouement pour Huguette Bello (groupe GDR) selon qui "le développement économique de nos territoires et la création d’emplois durables passent nécessairement par les retrouvailles avec leurs espaces géographiques." Si elle a émis quelques critiques à propos de la situation actuelle, la ministre des Outre-mer George Pau-Langevin lui a rappelé que "c’est précisément pour pouvoir lever ces freins et remédier à ces anomalies que nous avons demandé à M. Vlody d’approfondir le sujet." Jean-Jacques Vlody a été missionné pour identifier et lever les freins à une meilleure insertion des territoires dans leur environnement géographique. "Il s'agit que, d’un territoire périphérique, nous devenions les centres de nos espaces géographiques", a insisté le député Vlody.

Les groupes UDI et LR ont eu aussi approuvé ce texte ainsi voté à l'unanimité. Au Sénat, à qui il reviendra le dernier mot, c'est probablement le Martiniquais Serge Larcher qui devrait être le rapporteur de ce texte.

FXG, à Paris

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26 mars 2016 6 26 /03 /mars /2016 07:08
Mylène Fabrique de Saint-Tours (à droite) au salon du livre de Paris, dimanche 20 mars 2016

Mylène Fabrique de Saint-Tours (à droite) au salon du livre de Paris, dimanche 20 mars 2016

Une édition de vulgarisation des sciences dans les outre-mer

Mylène de Fabrique Saint-Tours est directrice des éditions SCITEP. Cette maison d'édition qui existe depuis trois ans est spécialisée sur les outre-mer du point de vue des sciences et techniques et du patrimoine ultramarin. Sa ligne éditoriale tourne autour de la prévention des risques, la valorisation des ressources et du patrimoine et la protection de l'environnement. "Nous traitons, relate-t-elle, de sujets d'actualité qui touchent au quotidien des gens et pour un public le plus large possible." Mylène de Fabrique Saint-Tours va débusquer ses auteurs parmi les spécialistes. Généralement, ils sont scientifiques et de préférence ultramarins ou à défaut ont une expertise locale. L'ouvrage "Les séismes" a ainsi été rédigé par François Beauducel qui est un ancien directeur de l'observatoire de la Guadeloupe où il a passé sept ans. "Les tortues marines" a été écrit par Laurent Louis-Jean qui a depuis passé sa thèse. C'est un des rares spécialistes antillais de la question ! "Pour cette édition, nous avons fait intervenir Jean Lescure du Muséum pour qu'il valide le contenu scientifique."

A l'origine de SCITEP, Mylène de Fabrique Saint-Tours a constaté qu'en matière de vulgarisation scientifique, il y avait fort peu de choses sur l'outre-mer ou alors trop pointues ou trop dispersées. "Nous nous sommes placés sur le créneau des sujets de synthèse."

FXG, à Paris

Séismes des Antilles

De François Beauducel

Editions SCITEP - décembre 2015

13,50 €

Cyclones des Antilles

De Maryse Audoin

Editions SCITEP - août 2012

9,90 €

Poisson-lion !

De Éric Rolland

Editions SCITEP - février 2015

13,50 €

Tortues marines de la Caraïbe

De Laurent Louis-Jean et Jean Lescure

Editions SCITEP - octobre 2013

12,00 €

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25 mars 2016 5 25 /03 /mars /2016 09:00

Le gala de charité de l'APIPD

Le nouveau délégué interministériel à l'égalité des chances des Français d'outre-mer, Jean-Marc Mormeck, sera le parrain du gala annuel de l'APIPD (association pour l'information et la prévention de la drépanocytose) le 1er avril prochain au chalet du lac de Saint-Mandé (94).

Cette soirée de prestige sera un moment de convivialité de partage et d’échanges autour d’un buffet éclectique, avec la projection de films, des témoignages poignants, un souper gastronomique et pour finir, l’ouverture d’un grand bal…

Parce qu’ils se sentent tous concernés par la drépanocytose, des artistes issus d’univers différents viendront également se produire sur scène.

Jean-Marc Mormeck veut mettre la drépanocytose KO ! Pour cela, il est entouré de la Compagnie créole qui fera danser la salle sur des rythmes antillais gorgés de zouk et de biguine. Avec eux, la voix envoûtante et touchante de Slimane, candidat de “The Voice” saison 5, et le pétillant Gwendal Marimoutou, candidat de "The Voice" saison 3 et chanteur de la comédie musicale "Resiste".

apipd@free.fr

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