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23 septembre 2016 5 23 /09 /septembre /2016 06:31
La commission des lois recevait Ericka Bareigts le 20 septembre

La commission des lois recevait Ericka Bareigts le 20 septembre

Ericka Bareigts audtionnée sur l'égalité réelle outre-mer

La Commission des lois de l'Assemblée nationale a longuement interrogé mardi après-midi la ministre des Outre-mer sur le projet de loi égalité réelle outre-mer. Pour Ericka Bareigts, il ne s'agit ni plus ni moins que de se mettre dans les pas de Césaire, Bissol, Vergès et Monnerville soixante-dix ans après la départementalisation. "Une nouvelle page d'histoire s'ouvre, a-t-'elle déclaré, celle de l'égalité réelle." La loi fixe cet horizon commun et propose une nouvelle approche stratégique avec une ambition, une méthodologie et des outils.

Le titre 1 pose le principe que les citoyens ultramarins disposent des mêmes opportunités que leurs compatriotes de l'Hexagone. Le titre 2 crée un outil de planification territoire par territoire, les plans de convergence, et nomme un organisme d'évaluation selon des indicateurs de convergence établis. Le titre 3 contient des mesures sociales et économiques. Les premières concernent essentiellement Mayotte, mais également, dans l'ensemble des territoires, la continuité territoriale, la validation des acquis par l'expérience, la formation des cadres...

Victorin Lurel, rapporteur pour la commission des lois, tout à fait raccord avec Monique Orphé, rapporteur pour avis de la commission des affaires sociales (Serge Létchimy, rapporteur pour avis de la commission des affaires économiques étaient absent), a demandé que ce texte "aille plus loin" dans les domaines culturel, environnemental et de la coopération régionale, que ce texte soit "plus contraignant" (il a même parlé d'"opposabilité"), notamment d'un point de vue financier dans débats d'orientation budgétaire.

Monique Orphé a souhaité que l'allocation de solidarité des personnes âgées soit réévaluée, de même que le complément familial. Problème, les députés ne peuvent créer de dépenses nouvelles sans créer de recettes nouvelles... Donner du fond (et des fonds en espèces sonnantes et trébuchantes) à ce projet de loi va faire tout l'objet de ce débat parlementaire qui reprend le 26 en commissions des affaires économiques et des affaires sociales.

FXG, à Paris

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23 septembre 2016 5 23 /09 /septembre /2016 05:27
Pascal de Izaguirre à Top Résa le 20 septembre 2016

Pascal de Izaguirre à Top Résa le 20 septembre 2016

French blue annoncera officiellement le 3 octobre prochain à la Réunion l'ouverture de ses vols low cost Orly-Saint-Denis et sa politique tarifaire. Le JIR a demandé au pdg de Corsair, Pascal de Izaguirre, ce que sa compagnie entendait faire pour riposter à l'offensive commerciale du groupe Dubreuil. Interview.

"On ne va pas récupérer du trafic parce que le prix du billet va baisser"

French blue annonce qu'elle desservira la Réunion en juin. Quelle est la réaction de Corsair ?

Nous réagissons comme Corsair l'a toujours fait, en insistant sur la qualité de notre produit. et le meilleur exemple, c'est notre décision de lancer une nouvelle cabine business à bord de nos avions à compter du 1er juillet 2017 avec un siège qui s'allonge complètement à l'horizontal, permettant une expérience de confort encore jamais égalée à bord de nos avions. On aura donc un produit trois cmasses avec une business, une éco premium et une éco.

Allez-vous contre-attaquer sur les tarifs ?

On attend d'abord de connaître la politique tarifaire de French blue... Mais nous sommes aussi capables, et on le fait régulièrement, de faire des tarifs très offensifs, des promotions à tarifs très très bas, donc nous ne sommes pas particulièrement inquiets. On aura des innovations avec un tarif sans bagage ; on réfléchit à la modification de notre structure tarifaire... Je ne vais pas dévoiler ce que l'on va faire, mais bien entendu nous allons être innovants.

Avec cinq compagnies sur la Réunion, peut-il y a voir de la casse ?

Cinq transporteurs, c'est trop, c'est excessif, c'est déraisonnable. Quand on dit que ça va être profitable au tourisme — je suis également le patron de TUI —, le tourisme ne se développe uniquement parce que l'aérien est plus compétitif. Il y a d'autres éléments, le prix de l'hôtellerie, les capacités hôtelière, le type de tourisme que l'on veut faire... Or, à la Réunion, ce n'est pas un tourisme balnéaire, ce n'est pas un tourisme de masse ! C'est un tourisme de découverte, itinérant, de marche, de trekking... Il ne faut pas croire que le trafic touristique va exploser ! On ne va pas récupérer du trafic sur l'île Maurice, les Antilles ou d'autres destinations soleil long courrier simplement parce que le prix du billet va baisser. La vérité est que le marché va peu profiter de l'arrivée d'un transporteur supplémentaire et la lucidité impose de voir que trop de capacités ne peut qu'entraîner une situation de surcapacité sur le marché...

French blue estime qu'elle a pu faire baisser ses tarifs d'une centaine d'euros par rapport à ses concurrents sur Saint-Domingue qu'elle vient d'ouvrir...

C'est un peu rapide et je me méfie toujours des annonces de communication. On démarre toujours en annonçant des prix bas, mais pour combien de siège ?

Propos recueillis par FXG, à Paris

Will Ethève, directeur de l'IRT, sceptique

Interrogé lors du salon Top Résa à Paris, le directeur de Ile de la Réunion tourisme se dit encore sceptique à l'annonce de l'arrivée de French blue à la Réunion en juin. "J'attends de voir quand French bue arrivera, j'attends de voir les tarifs qu'ils vont proposer... Je ne pense pas qu'ils soient en mesure de déstabiliser le marché. C'est un nouvel opérateur... Pourquoi pas... Mais je pense qu'aujourd'hui, avec quatre compagnies, même si XL Airways ne fait pas toujours des vols réguliers, on est sur un bon équilibre. Avec un cinquième opérateur, il y a un des cinq qui va le payer parce qu'on est sur le même marché.

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23 septembre 2016 5 23 /09 /septembre /2016 04:24
Karine Mousseau, nouvelle présidente du comité martiniquais du tourisme

Karine Mousseau, nouvelle présidente du comité martiniquais du tourisme

Un tourisme qui respecte notre âme

"La marque Martinique se positionne sur des rencontres avec des hommes et des femmes, avec un territoire au-delà de ses atouts balnéaires et des sentiers de découverte, c'est une rencontre avec la population." Karine Mousseau, la nouvelle présidente du Comité martiniquais du tourisme, a présenté les chiffres de la saison passée, mardi soir à Paris, en marge du salon international du tourisme, Top Résa, qui se tient cette semaine à Paris.

La destination Martinique a connu un boum de + 10% entre 2014 et 2015, passant de 718 000 à 790 000 visiteurs ! Pour 2016, on vise 850 000 (les 800 000 n'ont pas été touchés depuis 2000). Quant aux chiffres de la haute saison (de novembre 2015 à avril 2016), ils sont en hausse de 13,2 % avec 591 141 touristes. La croisière représente à elle seule 203 000 personnes (en progression de près de 20 %), le tourisme de plaisance concerne 24 000 personnes (+6,6%) et le tourisme de séjour, 330 000 personnes.

Pour booster encore la destination, le CMT développe quatre axes stratégiques : le numérique, l'attractivité du territoire en matière d'offre hôtelière et de loisirs (600 000 touristes sont allés visiter une distillerie), la visibilité (train des Outre-mer), la conquête de nouveaux marchés nord-américains et européens (le 6 novembre, un vol opéré par la compagnie Condor reliera Francfort en Allemagne à Fort-de-France), mais également des segments de marché comme le tourisme d'affaires, les seniors voire les tournages de films... Karine Mousseau considère que le tourisme doit devenir le "fleuron, le moteur de notre économie" alors qu'il ne représente encore que 10 % du PIB. Mais la présidente tient à avertir le chaland : "Le tourisme oui, mais un tourisme qui respecte notre culture, notre âme..."

FXG, à Paris

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21 septembre 2016 3 21 /09 /septembre /2016 04:20
Les premières rencontres du tourisme au MOM, lundi 19 septembre 2016

Les premières rencontres du tourisme au MOM, lundi 19 septembre 2016

L'axe stratégique majeur outre-mer

Parce que le tourisme représente seulement 10 % du PIB outre-mer (jusqu'à moins de 5 % à la Réunion), parce que la Cour des comptes, dans son rapport 2014, observait un moindre dynamisme des destinations ultramarines comparées à leurs voisines, Ericka Bareigts, la ministre des Outre-mer, et Matthias Fekl, le secrétaire d'Etat au Tourisme, ont lancé hier, veille de l'ouverture du salon international du tourisme de Paris, Top Résa, les premières Rencontres du tourisme à Oudinot. Cette première édition voulait revenir sur les 27 propositions adoptées au conseil national de promotion du tourisme le 22 juillet 2015.

Ces propositions se déclinent autour de grands thèmes : connaître l’activité touristique pour mieux la piloter (avec le cluster outre-mer d’Atout France et les schémas régionaux de développement touristique), promouvoir produits, expériences et marques, exploiter l’avantage comparatif dont disposent les outre-mer (gastronomie, croisière, zone duty free), densifier le transport aérien, moderniser et développer le secteur hôtelier, prendre le virage numérique et disposer d'un établissement de formation touristique de notoriété internationale par bassin régional, capable de proposer des formations au niveau master.

Hier, les séminaristes ont évoqué la conquête des marchés des BRICS avec l'assouplissement des visas et les starts up en fer de lance de l'innovation...

Le rôle de l'Etat, quand les collectivités territoriales ont la compétence du tourisme, a déclaré la ministre, est de "rapprocher des acteurs, construire des stratégies partagées et un pilotage cohérent et concerté". La ministre a rappelé que l'Etat investissait dans le tourisme outre-mer via l'aide fiscale à l'investissement (le coût total de la défiscalisation sur les investissements productifs est estimé à 470 millions en 2015), les allègements de charges sociales (renforcés dans le secteur du tourisme) dont le total atteint 1,102 milliard d'euros en 2016 et encore le soutien de son ministère aux actions de promotion menées par Atout France. Bientôt, avec les plans de convergencve de la future loi égalité outre-mer les territoires pourront identifier le tourisme comme axe stratégique majeur. Le tourisme représente 16 % de l'emploi en Polynésie française, 9 % aux Antilles françaises et 3,2 % à la Réunion.

FXG, à Paris

 

 

 

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20 septembre 2016 2 20 /09 /septembre /2016 05:34

Cabinet bouclé pour Ericka Bareigts

Les quinze membres du cabinet d'Ericka Bareigts sont officiellement nommés et en place. A ses côtés, sa compatriote Nathalie Puvilland, conseillère spéciale, est placée protocolairement devant François Ravier, le directeur de cabinet et son adjoint, le Guyanais Jean-Bernard Nilam (ils avaient les mêmes fonctions auprès de GPL). Sylvain Bruno, venu du cabinet de l'Egalité réelle, est resté son chef de cabinet, tandis que Rémi Darmon, plume de la ministre, est chef-adjoint de cabinet.

Gilles Cantal est le chef du pôle social, conseiller chargé du suivi des engagements contractuels de l’État, de la fonction publique, des collectivités locales et du dialogue social.

Philippe Mouchard est le chef du pôle économique, conseiller chargé des affaires économiques, de la pêche, de l’agriculture et des investissements publics.

Jean Dutoya est conseiller chargé de l’emploi et des affaires sociales, Shérazade Lahmeri est conseillère chargée des affaires internationales et de l’éducation, Jean-Robert Jouanny est conseiller chargé des affaires juridiques et institutionnelles, Marc-Pierre Mancel est conseiller chargé de la santé, Pierre Dupuy, l'ancien assistant parlementaire de la députée Bareigts, est conseiller chargé des affaires parlementaires, Florent Clouet est conseiller chargé du logement, de la transition énergétique, du développement durable et du transport, Emma Antropoli est conseillère chargée, de la culture, de la vie associative, du sport, de la jeunesse et de la cohésion sociale et enfin un autre Réunionnais, Jean-Philippe Payet, est conseiller chargé du tourisme et des affaires réservées.

FXG, à Paris

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19 septembre 2016 1 19 /09 /septembre /2016 08:58

Salon international et Colloques

La tenue, cette semaine, du salon international du tourisme de Paris, IFTM/Top Résa, où sont attendus tous les comités du tourisme des Outre-mer, provoque un intérêt accru de nos institutions sur un sujet économique essentiel à nombre de territoires. Deux colloques se tiendront quasi simultanément cette semaine, l'un au ministère et des Outre-mer, l'autre au Sénat.

Les Rencontres du tourisme ultramarin sont organisées pour la première fois, ce lundi, par le ministère des Outre-mer, avec le ministère de l’Économie et des Finances, le ministère des Affaires étrangères et Atout France. Ces rencontres seront l'occasion de faire le point sur les 27 mesures gouvernementales pour 2020 en faveur des destinations d’outre-mer. Une nouveauté qui montre un regain d'intérêt du ministère des Outre-mer pour le sujet du tourisme.

Jeudi 22 , la Délégation sénatoriale à l'outre-mer, avec le ministère des Outre-mer, la direction des entreprises du ministère de l'Economie et des Finances et la Fédération des entreprises d'outre-mer (FEDOM), organise le colloque: "Outre-mer - innover dans le tourisme : la clé du succès". Celui-ci se tient depuis annuellement plusieurs années.

FXG, à Paris

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19 septembre 2016 1 19 /09 /septembre /2016 03:43

La Banque européenne d'investissement au Guyana

Après un passage au Suriname, une délégation de la Banque européenne d'investissement (BEI), dirigée par Pim Van Ballekom, vice-président de la BEI, responsable des prêts dans les Caraïbes, a visité, jeudi dernier, le port de Georgetown, et discuté avec le président du Guyana, le général David Granger du financement d'une centrale hydroélectrique, de la route Linden / Lethem qui relie le Guyana au Brésil, et de la réhabilitation du port de Georgetown.

Le président Granger, "heureux de renouer avec la BEI", trouve ainsi les premiers crédits pour financer sa "feuille de route pour les quatre prochaines années", en particulier pour l'élaboration de son programme vert, l'amélioration des infrastructures et le développement des petites et micro-entreprises.

La BEI participe au financement du développement et de l'activité économique dans les Caraïbes avec des prêts et des placements en actions pour une valeur de 1,6 milliards d'euros. Au Guyana, la BEI a accordé un total de 26 millions d'euros à des projets dans la forêt, les mines, l'eau et les TPE/PME.

FXG

 

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19 septembre 2016 1 19 /09 /septembre /2016 03:17
Alain Bafau et Marie-Laure Phinera Horth devant les grilles de l'hôtel de Bauveau le 16 septembre 2016

Alain Bafau et Marie-Laure Phinera Horth devant les grilles de l'hôtel de Bauveau le 16 septembre 2016

Phinera-Horth reçue chez Le Drian et Cazeneuve

Marie-Laure Phinera-Horth, maire de Cayenne, et Serge Bafau, élu délégué à la ville de Cayenne, ont enchaîné les rendez-vous ministériels à Paris depuis trois jours. Hier, ils étaient reçus place Bauveau et mardi au ministère de la Défense par le directeur de cabinet de Jean-Yves Le Drian. "Nous avons beaucoup échangé sur le service militaire, déclare Mme le maire, puisque nous cherchons des réponses à l'insécurité... La délinquance est avant tout juvénile ; il faut donc que l'on revienne au service militaire, ou un dispositif similaire, aménagé..." Elle sait bien que budgétairement, ce sera compliqué, mais elle a proposé des pistes. "J'espère qu'il en tiendra compte ! Moi j'y crois."

Le maire de Cayenne qui est aussi la secrétaire générale de Nouvelles Forces de Guyane a organisé un séminaire sur l'insécurité, suivi d'une réunion publique d'où sont sorties des propositions sous forme de mémorandum. C'est ce document que Mme Phinera-Horth est venue soumettre hier au ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, en se présentant comme un porte-parole de la population.

"Nous avons abordé les problèmes de la police nationale, parce que tout le monde se tourne vers Mme le maire, mais Mme le maire a des pouvoirs de police limités." Ils ont évoqué la question des effectifs et la "nécessité de mettre en place des dispositifs pour que la population cayennaise puisse se sentir en sécurité". Pour Mme Phinera-Horth, le plan sécurité outre-mer présenté par les ministres des Outre-mer et de l'Intérieur en juin dernier ne semble pas adapté. "Cayenne, c'est particulier, a-t-elle expliqué au ministre, Cayenne est une terre d'accueil... Nous accueillons des personnes de l'extérieur qui ne respectent pas nos lois et nos réglementations. C'est donc difficile. Il faut des dispositifs spécifiques pour Cayenne, pour la Guyane, parce que mes collègues de Saint-Laurent et Kourou connaissent la même chose que moi." Le ministre et le maire ont évoqué les événements survenus il y a trois jours à Saint-Laurent. "Lors de son déplacement, a confié Marie-Laure Phinera-Horth, au début du mois d'octobre, il en parlera..."

Mme Phinera-Horth assure avoir profité de cet entretien pour négocier avec le ministre de l'Intérieur sans pour autant vouloir révéler le fruit de ces négociations : "Attendez, il arrive et fera ses annonces lui-même ! Mais moi, je sors d'un entretien qui était très cordial, très riche et très prometteur."

Marie-Laure Phinera-Horth, qui s'est aussi présentée au ministre au titre de son nouveau parti, a admis qu'ils avaient aussi parlé politique et élections : "Nous avons un peu parlé politique et je l'ai rassuré en lui disant que j'étais toujours une femme de gauche et que j'allais soutenir le candidat de gauche ! Et y a pas photo !"

FXG, à Paris

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17 septembre 2016 6 17 /09 /septembre /2016 03:08
Karam quitte le CreFOM pour rejoindre Sarkozy

ITW Patrick Karam, président démissionnaire du Conseil représentatif des Français d'Outre-mer (CReFOM)

"Le CReFOM a posé les fondations d’un véritable lobby des outre-mer"

Vous avez fini par rejoindre Nicolas Sarkozy...

L'ancien président de la République n'avait pas accepté que je prenne la présidence du CReFOM au moment de sa création, mais il me semblait nécessaire de continuer de plaider les dossiers des outre-mer au plus haut niveau, c'est-à-dire à l'Elysée. J'ai toujours considéré qu'il était de mon devoir de maintenir le CReFOM au dessus des contingences politiques. C'est pourquoi je démissionne puisque je viens d'accepter la proposition de Nicolas Sarkozy de m'engager dans sa campagne comme "orateur national en charge des Outre-mer, des réseaux de la diversité et des Chrétiens d'Orient".

Etes-vous satisfait de votre bilan au CReFOM ?

Les deux diners du CReFOM, avec François Hollande, puis Manuel Valls et Nicolas Sarkozy, ont fait aboutir de nombreuses revendications pour France Ô, la continuité territoriale, des nominations, les règles de mutation dans la fonction publique... Mais le grand combat que j'ai imposé au gouvernement, c'est l’égalité réelle économique. Je suis cité dans l’exposé des motifs du projet de loi qui sera porté par mon ancienne vice-présidente Ericka Bareigts et mon président d’honneur Victorin Lurel. Le CReFOM a posé les fondations d’un véritable lobby au service des outre-mer et il continuera de faire entendre la voix des outre-mer et des ultramarins.

Victorin Lurel était pressenti pour vous succéder... Jean-Michel Martial a assuré votre intérim lorsque vous étiez en campagne pour les Régionales... Qui vous succèdera ?

Le 26 septembre, lorsque ma démission sera effective, le bureau exécutif se réunira pour en décider. Victorin Lurel était pressenti, mais il ne pourra se présenter en raison de son engagement actif auprès du candidat socialiste. Pour le reste, c'est le bureau exécutif qui décidera !

Pourquoi avoir fait le choix de Nicolas Sarkozy ?

Par fidélité à un homme. Depuis 2014, je ne l'ai jamais lâché et il ne m'a jamais lâché. D'ailleurs, ce sera Sarkozy ou personne ! Juppé n'est qu'un faux-nez de Chirac, Baroin ne s'y est pas trompé. Face aux dangers qui nous menacent, il est le seul capable de nous faire traverser les ouragans qui nous attendent. Je suis convaincu que Nicolas Sarkozy est le seul à pouvoir changer durablement l'Outre-mer parce qu'il a vécu une expérience qui aurait pu mal tourner à l'époque du LKP. Il respecte les outre-mer et n'a pas une approche paternaliste. Respect et réciprocité ! Il est dans le concret.

Le programme Outre-mer des Républicains a été publié. Est-il susceptible d'évoluer ?

Il y a les lignes fondamentales de ce que nous voulons : une vraie politique, une vraie ambition. Il sera attentif à ce qu'aucun territoire d'outre-mer ne reste en marge de la République.

Propos recueillis par FXG, à Paris

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16 septembre 2016 5 16 /09 /septembre /2016 05:00
350 sièges éco et 28 sièges éco pretium dans l'A 330-300 de French blue

350 sièges éco et 28 sièges éco pretium dans l'A 330-300 de French blue

La Réunion bientôt en low cost

La compagnie aérienne du groupe vendéen Dubreuil, French blue, qui a opéré son premier vol, samedi 10 septembre, entre Paris et Punta Cana à la République dominicaine, desservira bien la Réunion à partir du mois de juin. Dans les toutes prochaines semaines, en principe, l'équipe de French blue viendra à la Réunion pour annoncer sa gamme de tarifs entre Paris et l'île, et présenter son concept "low cost long courrier" pour entrer en concurrence avec l'offre actuelle. "Cette stratégie d'augmentation de l'offre, estime Marc Rochet, permet d'accroitre la taille des marchés en attirant des clients nouveaux et ceux qui voyagent dans les creux saisonniers."

La liaison opérée le week-end dernier par l'Airbus A 330-300 acquis le 1er juillet dernier (et qui avait jusque là soutenu l'offre de siège vers les Antilles pour Air Caraïbes, sa sister compagny) a été l'occasion d'une première démonstration de ce concept innovant. "L'avion est équipé de 378 sièges, se félicite Marc Rochet, alors que l'on pouvait en caser jusqu'à 408 !" La classe éco a peu à envier à la classe éco premium (28 sièges), la largeur des fauteuils est suffisante (9 de front), leur inclinaison à 6 pouces et l'espace pour les jambes relativement spatieux (81 cm d’espace entre les sièges). Au niveau équipement, les écrans tactiles individuels sont des 25 cm HD touch screen, les plus grands du marché. Ca c'est pour le confort.

Côté prix, c'est à la carte. Le vol sec pour Punta Cana est commercialisé à 199 euros l'aller avec des promos démarrant à 149 euros (sans bagage en soute). Pour le reste, le passager est libre de commander ou non son repas (un menu réalisé par le chef étoilé Jean-Michel Lorain), son snack, son café, etc... Un nescafé est à 2 euros, un expresso à 4. L'écouteur pour regarder un film est à 2 euros... Si l'on ne peut dire aujourd'hui quelle sera la politique tarifaire de French blue à la Réunion, l'exemple de Punta Cana montre que cela a fait baisser les tarifs de la destination d'une centaine d'euros chez ses concurrents. A l'horizon deux ans, la flotte french blue sera complétée par deux A 350-900 dont un dès 2017, qui sera certainement le porteur du vol inaugural Paris-Saint-Denis.

FXG

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