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5 janvier 2017 4 05 /01 /janvier /2017 07:14
Nadiège est condamnée à rester alitée faute d'un fauteuil pourtant financé mais jamais livré...

Nadiège est condamnée à rester alitée faute d'un fauteuil pourtant financé mais jamais livré...

Une myopathe en panne de fauteuil

Nadiège attend son fauteuil électrique…depuis huit ans. Cette Foyalaise de 43 ans est installée à Paris et souffre de myopathie, une maladie grave que tous connaissent depuis le Téléthon. Handicapée chronique, Nadiège ne se déplace qu’en fauteuil roulant. En 2009, elle demandé et obtenu du conseil général, de la sécurité sociale et de la maison du handicap 37 000 euros pour un fauteuil électrique adapté à sa pathologie que devait lui fournir la société O2 Médical à Champigny-sur-Marne. En cette fin 2016, Nadiège attend toujours sa livraison. Le fauteuil de remplacement qu’on lui a fourni n’est pas adapté et est en très mauvais état. Alors qu'elle vit seule, Nadiège doit rester allongée et, malgré tout, elle se bat encore pour obtenir le fauteuil électrique qu'une société doit lui livrer depuis 2009. Nadiège s’est même rendue au salon de la mobilité pour rencontrer le constructeur de ce fauteuil et c'est là qu'elle a découvert qu’elle n'apparaissait pas dans le carnet de commande. La Maison du droit et de la Justice a pris en compte son cas, mais Nadiège devra refaire un dossier auprès du conseil général, de la maison du handicap et de la sécurité sociale...

FXG, à Paris

 

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29 décembre 2016 4 29 /12 /décembre /2016 08:57
Le Pr. Jehel et Thierry Dol, à Paris le 10 décembre 2016

Le Pr. Jehel et Thierry Dol, à Paris le 10 décembre 2016

Trois ans après la libération des quatre otages d'AQMI au Niger, dont Thierry Dol, la prise en charge des victimes d'acte de terrorisme est encore balbutiante alors que depuis 2015 les victimes se comptent par centaines.

Thierry Dol a craqué

Thierry Dol a fini par appeler à l'aide. C'était après les attentats parisiens du 13 novembre 2015. "C'est en état d'urgence qu'on a vu mon état dépressif et suicidaire." Jusqu'alors l'ingénieur franciscain essayait de faire bonne mesure. Il souriait à ses amis, ses voisins, assurait qu'il allait au mieux... Mais au fond de lui, c'était la valse aux idées noires. "Beaucoup d'événements m'ont conduit vers un gouffre... Les attentats du 13 novembre, puis l'évasion de Rachid Rafaa ont développé chez moi un sentiment d'insécurité, d'angoisse." Dans le même temps, la presse publiait les révélations d'un ancien de la DGSE, Jean-Marc Gadoullet, laissant entendre que les otages d'AQMI au Niger, auraient pu être libérés bien avant le 29 octobre 2013... "Nous avons été des prétextes, s'insurge Thierry Dol, nous avons été instrumentalisés... Tout ça est peu propice à ce que je me projette dans l'avenir."

Le 11 décembre, Thierry Dol a eu 36 ans. Cette date correspond à son 1139e jour de liberté retrouvée, autant que sa détention dans le désert aux mains des islamistes.

"Chaque nouvelle menace d'attentats, explique le Pr Louis Jehel, psychiatre à l'hôpital Pierre-Zobda-Quitman, qui l'a pris en charge, vient réactiver les blessures que ressentent les victimes."

Sa première rencontre avec Thierry Dol a eu lieu via Martinique 1ère quand on lui a demandé de commenter le retour de Thierry Dol sous les acclamations des Martiniquais. "C'est bien l'euphorie, mais ça ne suffit pas à dissoudre la gravité, la peur, la souffrance... Il faut plus que trois ans pour se reconstruire, retrouver une trajectoire de vie qui ne soit pas celle imposée par les terroristes."

Impact traumatique

Ces trois dernières années ont été un grand moment de solitude pour Thierry Dol, revenu au pays trouver le réconfort auprès de ses parents. Si ce n'est le soutien sans relâche de son avocat qui l'a accompagné chez le défenseur des droits comme à l'Elysée (et dont ils sont à chaque fois ressortis dépités), il est resté livré à lui-même, sans prise en charge ni coordination de soins. "C'est comme si on ne prenait pas en compte le développement de sa vie psychique, commente le professeur. Les victimes ne veulent pas être en quête, mais être aidées car elles sont dans l'incapacité de retrouver leur autonomie."

Le centre de crise du CHU qui l'a accueillit n'existe que depuis 2013. "Grâce à ce service, je me suis raccroché à une branche, raconte Thierry Dol... C'est une situation de handicap d'avoir été dissocié et cela nécessite un statut protecteur comme pour les handicapés, même si le handicap est invisible à ceux qui ne savent pas le regarder." Il éprouve le sentiment d'avoir une dette envers les gens, "parce que tout le monde a fait beaucoup pour moi..." Il vit sa situation comme une phase d'attente, un moment difficile pour essayer de sortir du désespoir. C'est ce qu'on appelle l'impact traumatique. "Avoir le sentiment de revivre après sa mort, explique le Pr. Jehel, est très désorganisant. Cela peut aussi rendre asocial. Cette situation de valse-hésitation de la mort est d’un coût psychique monumental inimaginable. Ce n'est pas une angoisse de mort existentielle, mais un réel ressenti de détresse et de mort imminente face à la jouissance perverse du terroriste. Cette effraction dans la vie psychique  déstructure les fondement s de la vie et les liens de confiance avec les hommes."

Le plus souvent, même les gens bien intentionnés sous-estiment l'impact de leur comportement sur la personne qui a traversé l’effroi de la rencontre avec la mort... "Demandez à une personne qui a été victime ce qu'elle devient, professe le psychiatre, et non pas comment elle va, ce qui l’exposerait  au constaté répétitif de sa souffrance ! Et proposez lui votre aide active et douce, cela pourra réduire un peu le sentiment de culpabilité dont elle souffre."

Aujourd'hui, Thierry Dol préfère se déconnecter du temps de la société, mais il voudrait pouvoir donner son retour d'expérience, "pour que les nombreuses autres victimes aient un cadre plus adapté, plus humain que ce que j'ai eu."

FXG, à Paris

SOS Kriz

Après l'attentat de Nice, le dispositif d’intervention psychologique par les Cellules d’Urgence Medico Psychologique,  a vraiment  bien fonctionné pendant trois semaines, grâce à la mobilisation d’un grand nombre de régions dont la Martinique... Mais dans les mois qui ont suivi, la nécessité de développer des consultations est resté un problème crucial... "Le système s'améliore, assure le Pr. Jehel, pour le court terme  mais il y a un déficit de ressources sur le moyen terme pour les consultations de psychotraumatologie. Il est nécessaire de mettre en place  un lieu de soins et de consultation, agréable et confidentiel, mais également des ressources sociales et juridiques pour chaque région, dans un travail pluridisciplinaire."

Le Pr. Jehel a travaillé avec la direction générale de la Santé dans un groupe de travail dédié à la phase des interventions d’urgence, mais il plaide au-delà pour l’émergence des centres régionaux du psychotraumatisme. "Il n'existe pas encore de dispositif national ou régional pour les victimes, regrette-t-il, alors qu'il existe des centres de ressources à la disposition des intervenants auprès des auteurs de violences sexuelles." Mercredi dernier, la société française de traumatologie (AFORCUMP-SFP) se réunissait pour élaborer des "référentiels de prise en charge" pour les victimes d'attentat et de catastrophes sanitaires et, la semaine précédente, Juliette Méadel, secrétaire d'Etat chargée de l'aide aux victimes, participait à une table ronde sur la réussite de l'accompagnement psychologique des victimes d'attentats et d'actes de terrorisme.

En Martinique, le Pr. Jehel a obtenu de disposer d'un centre de psychotraumatologie distinct, mais proche du CHU. Hélas, l'absence d'informatique et de secrétariat l'empêche de fonctionner alors que le local est loué depuis un an... Il existe toute de fois un numéro d'urgence "SOS Kriz" (0596 42 00 00) pour la Martinique qui n'est pas forcément la plus mal lotie puisque ce n'est que ce vendredi 16 décembre que la ville de Paris s'est dotée d'un comité local de suivi des victimes.

Une affaire dépaysée au tribunal administratif de Fort-de-France

Thierry Dol a engagé la responsabilité de l'Etat pour "faute lourde en ce que la France lui a porté assistance tardivement lors de la séquestration dont il a fait l'objet  par Al Qaïda au Maghreb islamique entre 2010 et 2013". Le recours qu'il a déposé devant le tribunal administratif de Paris a été renvoyé devant la juridiction administrative de Fort-de-France.

 

 

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29 décembre 2016 4 29 /12 /décembre /2016 07:43
Un appartement interdit à la location à un Noir
Une action de groupe lancée contre le groupe immobilier Laforêt
Le CRAN a décidé de lancer une action de groupe contre Laforêt qui a laissé poser une annonce discriminante. Le texte sur les actions de groupe a été adopté le 18 novembre dernier dans le cadre du projet de loi sur la Justice du XXIe siècle. Le CRAN invite dès aujourd’hui toutes les personnes qui se sont senties exclues et choquées par cette annonce discriminatoire à la fois sur le critère de la nationalité et de la couleur, à se joindre à cette action judiciaire. Elles peuvent se signaler dès maintenant à cette adresse, contact@le-cran.fr.
« La loi sur les actions de groupes contre les discriminations va être utilisée : c’est une première historique. Nous sommes à l’origine de ce texte, il est logique que nous soyons les premiers à l’utiliser. Nous demandons également à être reçus par l’entreprise Laforêt qui saura désormais ce qu’il en coûte de cultiver ainsi le racisme et la xénophobie », a déclaré Louis-Georges Tin, le président du CRAN.
Le scandale a été révélé par un potentiel locataire, Moustapha qui, visitant un appartement à louer, rue du Parc à Levallois-Perret (92), est tombé sur une fiche indiquant : « Attention, important pour la sélection des locataires : nationalité française obligatoire, pas de Noir, immeuble avec des policiers uniquement ».
Interrogé sur France Info, le responsable de l’agence, Laurent Balestra, a déclaré que ce serait sur injonction de la propriétaire qui est raciste » que l’agent qui est « naïve et mal formée » aurait retranscrit la demande. D’après lui, la collaboratrice ne travaille plus dans l’agence. Et il a ajouté : « On est aux Lilas, dans le 93, on ne peut pas se permettre ca ».
« Le CRAN est tout à fait surpris d’apprendre qu’il y aurait des départements où on peut se permettre d’être raciste, et d’autres, non. Si certains employés de Laforêt ont besoin, au minimum, d’une formation, que dire des directeurs d’agence ? », a déclaré Louis-Georges Tin, président du CRAN.
FXG, à Paris
 
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28 décembre 2016 3 28 /12 /décembre /2016 11:16

Le Conseil d'Etat valide l'élection du maire de Morne-à-l'Eau

Mikaël Lech, après avoir été débouté devant le tribunal administratif de Basse-Terre, s'est retourné devant le conseil d'Etat pour demander l'invalidation de l'élection de Philipson Francfort comme maire de Morne-à-l'Eau. L'affaire, examinée le 8 décembre dernier a été tranchée le 23 : le pourvoi en cassation n'est pas admis. Les magistrats administratifs estiment que "les conditions dans lesquelles se sont déroulées les opérations électorales en litige n'ont pas été de nature à porter atteinte au caractère public du scrutin et n'ont pas davantage révélé une manoeuvre de nature à altérer la sincérité des opérations électorales".

FXG, à Paris

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26 décembre 2016 1 26 /12 /décembre /2016 07:53
Céline Rose, François Asselin, une représentante de la CGPME de Polynésie et Dominique Vienne

Céline Rose, François Asselin, une représentante de la CGPME de Polynésie et Dominique Vienne

Les CGPME d'Outremer en lobbying présidentiel

C'était début décembre, la réunion annuelle des CGPME d'Outre-mer au siège national à la Défense. Le président de la CGPME, François Asselin (qui n'est pas peu fier de posséder une entreprise de menuisierie charpente à la Réunion), a réuni pour une journée de travail ses représentants des territoires d'Outre-mer, Céline Rose pour la Martinique, Dominique Vienne pour la Réunion, Joëlle Prévot-Madère pour la Guyane... "Nous avons procédé à un échange de bonnes pratiques, explique le président Asselin, le Pacific business forum, la french tech réunionnaise et plus largement débattu sur les zones d'expansion économiques de la France dans ses outre-mer." Ils ont fait aussi le bilan du quinquennat qui s'achève. Céline Rose reconnaît à ce gouvernement d'avoir mis au premier plan les TPE PME : "On a fini par faire rentrer dans la conscience collective que nous sommes créateurs d'emploi ! Charge au gouvernement de mettre les outils en place." Le crédit d'impôt compétitivité emploi (CICE), survalorisé outre-mer ? Dominique Vienne demande pourquoi la préfecture à Saint-Denis a mis "un embargo sur les chiffres du CICE" et essaie une explication : "Le CICE est reparti immédiatement ! Sur trois ans, le CICE, c'est 180 millions. Il y a 40 entreprise à la Réunion, 17 000 artisans, seules 4000 y ont eu droit. La Poste, Carrefour, les banques y ont eu droit. 500 euros par an par salarié !" "C'est un outil non dimensionné pour les TPE, ajoute Céline Rose." "Avec la LODEOM, précise le Réunionnais, un salaire de 2,51 SMIC reste exonéré sur 2,5 SMIC, avec le CICE, ce même salaire se retrouve exclu de toute exonération de charges." Il regrette aussi le recentrage des exonérations sur les bas salaires de 90 millions d'euros qui leur a fait perdre de la compétitivité. "On a perdu en terme fiscal durant ce quinquennat." Il ne tire rien de bon non plus du précédent et rappelle cet acronyme révélateur : CBQD, "c'est Bercy qui décide". Et il lance : "On ne se demande pas qui sera le prochain ministre des DOM, mais plutôt qui sera le prochain ministre du Budget."

François Asselin assure qu'il rencontrera chaque candidat à la présidentielle et qu'il leur apportera un éclairage sur les territoires d'Outre-mer, "ces espaces de proximité de la France dans le monde", avec zones franches d'attractivité, un ministère de l'expansion de la France océanique comprenant une représentation de Bercy et des affaires étrangères.

FXG, à Paris

 

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25 décembre 2016 7 25 /12 /décembre /2016 07:19
Nikon film festival

La Guyanaise Sterela Abakamofou présente son premier court métrage au Nikon film festival

Sterela Abakamofou a débuté au théâtre école de théâtre de Saint-Laurent (Kokolampoe) et fait quelques apparitions dans des courts et longs métrages comme "La vie pure", avant d'intégrer les prestigieux cours Florent à Paris. Et c'est là, dans sa classe d'art dramatique, qu'elle a rencontré Simon Quintana avec qui elle a réalisé "Je suis en chocolat". Un film de 2 minutes 20 ainsi que l'exige le règlement et dont le titre doit commencer par "Je suis".

Pour réaliser ce film, Simon et Sterela ont mis leurs idées en commun. "Nous voulions traiter d’un sujet assez sombre comme le racisme, explique Sterela, mais de manière légère voire comique. Nous voulions que cela parle au plus grand nombre, nous sommes donc partis d’une situation quotidienne, dérivant sur un malentendu. Nous en sommes arrivés à une histoire qui nous parlait." Ils ont trouvé un restaurant parisien, le Chilo sans le 19e,  pour accueillir le tournage. Simon et Sterela jouent en compagnie de la petite Jade, 4 ans, la fille d'une amie. "Jade s’est tout de suite prise au jeu du tournage, raconte Sterela, et s’est montrée très volontaire pour tourner chaque prise. Sachant que le tournage se déroulait à des heures tardives, nous avons tourné directement les scènes où elle jouait pour pouvoir la libérer aussitôt. Nous avons eu de la chance d’avoir pu tourner avec elle car en général, faire jouer un enfant demande plus de temps et de contraintes. Après une journée de tournage et deux de montage, le film est en ligne depuis le 19 décembre et cumule déjà plus de 800 vues.

FXG, à Paris

Pour voir le film et le soutenir

http://www.festivalnikon.fr/video/2016/1215

puis taper me titre "Je suis en chocolat".

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24 décembre 2016 6 24 /12 /décembre /2016 06:47
Fanny Viguier et Vincent Frédéric

Fanny Viguier et Vincent Frédéric

Créole soul à la BNF

La photographe Fanny Viguier et le styliste saint-claudien, Vincent Frédéric, ont accroché neuf photographies sur une série de 21 issues du projet "Créole soul" sur les murs de la bibliothèque nationale François-Mitterrand à Paris le 15 décembre dernier. "Créole soul" est le début d’un manifeste créatif qui emploie la voie de la mode et de l’image afin de défendre une identité culturelle, un travail artistique couronné par la bourse des talents des jeunes photographe, organisée par la BNF et le ministère de la Culture. Si Fanny est la photographe lauréate, Frédéric est le directeur artistique et le porteur du projet. C'est son oeuvre, à la fois de styliste et de plasticien, qu'a saisie Fanny, sur les lieux mêmes de sa création, chez ses parents, à Caféière.

Les deux artistes se sont rencontrés il y a trois ans aux Gobelins, la prestigieuse école d'art parisienne. Ils ont fait leur première séance de prise de vues et l'aventure a continué quand Vincent a commencé à travailler sur le projet "Créole soul". "En 2013, en Martinique, j'ai assisté à un événement qui prouvait le design créole et j'ai poussé un coup de gueule ! Des bois flotté sur des robes créoles, une sandale sur la tête ! J'étais outré de voir cette manière dont on considérait la mode : du recyclage de la poubelle de la mer, de l'art plastique (rires) !" Ecoeuré de ce paroxysme du doudouisme, il dénonce la médiocrité. "Quand elle n'arrive pas à  se réinventer, notre culture reste un folklore exotique." Alors ll s'interroge : "Qu'est-ce qui définit l'identité dans le vêtement ? Les accessoires, les bijoux, les matières renvoient à des oeuvres picturales, à des personnages..."

De retour en Guadeloupe pour postuler à la licence professionnelle design, art, environnement, Frédéric commence par réaliser quelques collages numériques tandis que son objet universitaire est un projet iconique sur la tradition créole. Il s'aventure dans "la décomposition du madras dans le vestiaire féminin". Il refuse de s'enfermer dans une représentation artistique frontale qui ne serait que caribéenne et veut y parer en trouvant une "traduction en langage universel, non exotique, non néo-doudouiste". "Les clichés nous figent. Nous n'arrivons pas à sortir du folklore et à le transcender en art." Une première série de photos revisitant l’imagerie créole du début du siècle dernier à été réalisée en studio. Ils ont forgé des cartes postales qui déconstruisent les anciennes qui offrent "une vision fantasmée et occidentale des cultures créoles sans beaucoup d'humanité". Ils ont ensuite poursuivi leur exploration de la créolité dans l’environnement guadeloupéen, s'éloignant des clichés historiques pour désacraliser un mythe tropical suranné, sillonnant pour cela la mangrove sèche de la pointe de la Verdure au Gosier, le sommet de la Soufrière, le Matouba, la Pointe-des-Châteaux...

Ce n'est plus de la simple photographie de mode mais un véritable manifeste créatif et progressiste. Les deux artistes mettent en scène l'avènement du nouvel homme créole. "Un homme ayant su se décharger de son statut de descendant d’esclave pour se réinventer, et ne plus avoir à se présenter comme tel."

FXG, à Paris

Le petit neveu de Max

Vincent Frédéric est le petit-neveu de l'ancien directeur de cabinet de Lucette Michaux-Chevry à la Région, Max. Il a eu sn bac d'art appliqué à Basse-Terre, est parti faire un BTS de design en Vendée, poursuivre sa formation à l'université de Lyon avant de finir par HEAEC, l'école de mode de Genève.

Vincent travail sur une collection de vêtements et accessoires masculins qui tendent à renouer avec l’esthétique caribéenne et créole. Il insuffle ainsi subtilement dans des pièces « streetwear », des dentelles froncées, du madras et autres détails issus de costumes créoles. Il épure la technique jusqu’à en extirper l’essence, le squelette, afin de mieux la réinventer. Sa collection de ses sept modèles de chapeaux dont un salako et un congolais revisités, a été repérée par de grands ateliers comme Chanel, et il vient de la proposer au festival de Hyères.

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23 décembre 2016 5 23 /12 /décembre /2016 08:45

Nouvelle répartition du fonds d'urgence RSA pour les départements d'outre-mer

La ministre des Outre-mer a fait adopter un amendement au projet de loi de finances rectificative pour 2016, dans la nuit du 20 au 21 décembre à l’Assemblée nationale.

Cet amendement rééquilibre la répartition du fonds entre les départements d'outre-mer avec des montants en hausse pour la Guadeloupe (2,93 millions d'euros), la Réunion (6,62). La Martinique reste à 2 millions, tandis 14 millions d'euros, soit quasiment la moitié du fonds, sont fléchés sur la Guyane. La proportion de bénéficiaires du RSA dans la population varie de 9,26 % en Guyane à 11,7 % à la Réunion. Rapportée au nombre de bénéficiaires du RSA, cette dotation correspond à 632€ en Guyane contre 50 à 60 en Guadeloupe, Martinique et la Réunion.

La Guyane disposait d'un montant initial de 19 millions, prévu dans un ensemble de mesures au sein du Pacte d'avenir. "Comme les discussions n'ont pas abouties, ce montant n'a pas pu être sanctuarisé", explique le cabinet de la ministre.
Avant l'amendement gouvernemental, le sénateur PS de Guadeloupe Félix Desplans avait déposé un amendement en ce sens au Sénat (il n'avait finalement pas pu le défendre), puis le député de la Réunion Jean-Jacques Vlody, à l'Assemblée. Son amendement n'avait pas passé le filtre de l'article 40.

FXG, à Paris

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23 décembre 2016 5 23 /12 /décembre /2016 08:43

Une centrale énergétique à base de déchets solides à Saint-Pierre

Le projet d'Ileva, le syndicat mixte en charge du traitement et la valorisation des déchets sur les territoires de la Civis, de la Casud et du TCO, pour une unité de 15 MW électriques au sein d’une plateforme multifilière de traitement des déchets ménagers et des déchets d’activités économiques a été retenu lundi 19 décembre par l'ADEME et le ministère de l'Ecologie et bénéficiera ainsi du fonds déchets. Il s'agit d'une centrale thermique dite "énergie CSR", c'est-à-dire combustibles solides de récupération dont l'objectif est de limiter les quantités de déchets non dangereux enfouis dans des installations de stockage. Il était demandé de développer des installations industrielles de combustion assurant une production énergétique à partir de CSR sans nuire au développement de la prévention et du recyclage de matières tout en se substituant à des énergies fossiles.

14 dossiers ont été déposés pour un volume de CSR valorisé de 680 000 t/an, pour des puissances installées allant de 1,4 MW à 102 MW. L’appel à projets permet de soutenir trois projets en Bretagne, Alsace et La Réunion.

En 2025, on estime un besoin de capacité en chaudières utilisant des combustibles solides de récupération dde 1,5 millions de tonnes pour une production de CSR qui devrait atteindre 2,5 millions de tonnes, sachant que l’industrie cimentière pourrait en valoriser 1 million de tonnes.

FXG, à Paris

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23 décembre 2016 5 23 /12 /décembre /2016 08:39

Qui soutient qui ?

François Fillon, en avance d'une primaire, a dévoilé son équipe de campagne le premier. Y figure le sénateur LR, président du conseil régional de la Réunion, Didier Robert, dans le pôle élus. Du côté de la campagne de la primaire du PS, Manuel Valls a recruté le secretaire d'Etat aux Affaires européennes, Harlem Désir, et la ministre des Outre-mer, Ericka Bareigts, dans son pôle élus. Le député martiniquais (app. PS) Serge Létchimy et l'ancien ministre guadeloupéen (PS), Victorin Lurel, lui apportent leur soutien.

L'ancienne ministre des Outre-mer George Pau-Langevin, a rejoint l'équipe de Vincent Peillon. Elle est l'une des porte-paroles et membre du pôle justice et institutions. Viencent Peillon a été rejoints par le député réunionnais, suppléant d'Ericka Bareigts, Philippe Naillet PS (en charge du projet outre-mer)  et de son collègue Jean-Jacques Vlody.

Autre député réunionnais, Patrick Lebreton (PS), a rejoint l'équipe d'Arnaud Montebourg.

Au centre, Emmanuel Macron a su s'attirer le soutien de député app. RRDP et président de Région Guadeloupe, Ary Chalus, et les grâces du président de la collectivité territoriale de Guyane, Rodolphe Alexandre. A la Réunion, il a reçu le soutien de Karine Nabenesa, conseillère régionale LPA, la protégée du député maire Modem de Saint-Leu (Réunion), Thierry Robert.

Quant à Jean-Luc Mélenchon, on ne l'a pas vu s'afficher publiquement avec Elie Domota lors de son passage en Guadeloupe, mais il a participé à une conférence organisée par le Parti communiste guadeloupéen. Il a aussi obtenu, lors de son déplacement à Fort-de-France, le soutien du Parti communiste martiniquais. Enfin Jean-luc Mélenchon ne manque pas de citer son collègue eurodéputé réunionnais Younous Omarjee et bien sûr Aimé Césaire et Paul Vergès.

FXG, à Paris

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