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4 décembre 2019 3 04 /12 /décembre /2019 10:18
Bientôt un mur des noms aux Tuileries...

Le mur des noms se prépare

L'historien guadeloupéen Frédéric Régent a été nommé conseiller scientifique en charge de l'érection du mur des noms en 2021. Cette mission lui a été confiée par le Premier ministre. Il s'agit pour l'ancien président du Comité pour la mémoire et l'histoire de l'esclavage de coordonner la rédaction du cahier des charges pour donner à l'artiste qui sera retenu l'orientation qu'il devra donner à son oeuvre. Cette oeuvre doit selon les initiateurs du projet, le CM98, rendre hommage aux ancêtres déportés et réduits en esclavages. Cette création originale qui devra prendre place en 2021 au jardin des Tuileries  à Paris doit faire l'objet d'un concours. A noter que ce projet n'est pas piloté par la Fondation pour la mémoire de l'esclavage, mais par l'Etat financeur lui-même.

FXG, à Paris

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2 décembre 2019 1 02 /12 /décembre /2019 19:23
Sur la photo, l'expert indépendant Victor Madrigal-Borloz est au centre ; à sa droite, Céline Faure, Moïse Manoel et Steven Kuzan ; à sa gauche, Pedro Paradiso Solitle, Président d'ILGALAC, Alice Ochsenbein, adjointe de l'expert indépendant et Thibault Boucher (ex-membre du cabinet d'Ericka Bareigts à l'Outre-mer).

Sur la photo, l'expert indépendant Victor Madrigal-Borloz est au centre ; à sa droite, Céline Faure, Moïse Manoel et Steven Kuzan ; à sa gauche, Pedro Paradiso Solitle, Président d'ILGALAC, Alice Ochsenbein, adjointe de l'expert indépendant et Thibault Boucher (ex-membre du cabinet d'Ericka Bareigts à l'Outre-mer).

Les LGBT d'Outre-mer proches de l'ILGALAC

Steven Kuzan (délégué territorial du Refuge Guyane), Celine Faure (présidente de Kap Caraïbe, Martinique), Moise Manoel (doctorant à l’université des Antilles et militant au sein de Gay Attitude en Guyane) ont participé le 20 novembre dernier à Bogota (Colombie) à la conférence régionale Amérique latine/Caraïbe de lutte contre l'homophobie et la transphobie. C'est la première fois que des Ultramarins sont invités par l'Association Internationale des Gays, Lesbiennes, Bi et Trans en Amérique Latine et Caraïbe (ILGALAC). Les trois militants ont notamment rencontré Victor Madrigal-Borloz, l'expert indépendant de l'ONU sur l'Orientation sexuelle et l'identité de genre qui est le plus haut fonctionnaire international en charge des questions LGBTI. L’objectif de cette réunion était d'établir des liens avec les Outre-Mer français car l’Ilgalac n’en disposait pas jusque-là. "Il y a beaucoup d’enjeux communs comme la lutte contre l’homophobie et la transphobie dans l’espace caribéen, explique Thibault Boucher, membre de la délégation française, la lutte contre le VIH, les réfugiés haïtiens qui fuient l’homophobie en Haïti et viennent en Guyane..." 

Il s'agit encore de permettre aux Ultramarins de rencontrer l’expert indépendant de l’ONU et qu’il leur présente ses actions et ses moyens de les aider (les militants peuvent transmettre des éléments sur leurs territoires pour qu’ils soient intégrés aux rapports thématiques ou même dénoncer des violations de droits fondamentaux par l’Etat).

A terme, il s'agirait de pouvoir organiser une session francophone Outre-mer/Haïti de cette conférence, voire envisager des coopérations entre militants ultramarins et haïtiens pour venir en aide aux victimes de l'homophobie.

FXG, à Paris 

 

 

 

 

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1 décembre 2019 7 01 /12 /décembre /2019 12:46
Affaire de faux dans le dossier Green Parrot

Alfred Marie-Jeanne, de la Cour de cassation à la Cour européenne des droits de l'Homme

"La Cour de cassation a refusé de casser un arrêt de la cour d'appel qui avait estimé normal qu'un juge d'instruction, sans s'être donné la peine d'instruire, ait déclaré ne pas avoir lieu à informer. Cette absence de motif justifie la saisine de la la Cour européenne des droits de l'Homme à Strasbourg." L'ancien bâtonnier de Paris, Christian Charrière-Bournazel a ainsi commenté le rejet du pourvoi en cassation d'Alfred Marie-Jeanne et sa fille Maguy, rendu le 20 novembre dernier. Le président de la CTM et sa fille soutiennent, selon l'arrêt attaqué, que "Claude Bellenger, procureur de la République de Fort-de-France, a commis un faux en écriture publique en mentionnant dans la réquisition d'enquête qu'il a adressée à la direction interrégionale de la police judiciaire, la date du 19 avril 2010 alors qu'il est établi par le tampon apposé sur ladite réquisition que celle-ci a été réceptionnée par sa destinataire le 21 mars 2010". C'est l'enquête sur le dossier Green Parrot... AMJ et sa fille arguent que ce document, volontairement antidaté, remet en cause la date de prescription. Ils portent plainte au pénal  pour faux et usage (et au civil pour inscription de faux). Le juge d'instruction rend en juin 2017 une ordonnance de refus d'informer. L'appel confirme la décision du juge en juillet 2018. La semaine dernière, c'est la chambre criminelle de la Cour de cassation, dont Claude Bellenger est l'un des conseillers, en exercice, qui a mis un terme au parcours français de cette procédure. Me Alex Ursulet qui a d'ores et déjà saisi la CEDH pour Alfred Marie-Jeanne, estime qu'il s'agit du même "déni de justice" que dans affaire Guedir, du nom de cet homme victime de violences policières et de l'incurie judiciaire : "J'ai fait condamner la France devant la Cour européenne des droits de l'Homme pour le même aveuglement, la même arrogance, le même mépris." La France avait dû lâcher 6,5 millions d'euros...

FXG, à Paris

 

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29 novembre 2019 5 29 /11 /novembre /2019 06:20
Expulsions et destructions d'habitat informel en Guyane

Mal-logement : les ONG interpellent Annick Girardin

Une lettre ouverte vient d'être adressée à la ministre des Outre-mer en déplacement en Guyane. Signée par Collectif Migrants Outre-Mer, Médecins du Monde, Ligue des droits de l’Homme-section de Cayenne, la Cimade, Collectif Haïti de France, Gisti, Entraides, VIVA, RESF, Sud Education, Fédération Droit Au Logement- Guyane, Association des parents d’élèves de St Georges, cette adresse déplore la destruction de quartiers prévue dans les mois qui viennent, à commencer par celle, le 2 décembre, où quelque 200 familles seront expulsées de leur logement et verront leurs habitations détruites au quartier Mahury-Manguiers à Rémire-Montjoly. ou les dernières en date, comme à la fin septembre, quand environ 700 personnes ont été évacuées du quartier Leblond-La Mâtine à Cayenne, sur arrêté préfectoral. "Alors qu’aucune enquête sociale n’a été mise en œuvre pour les accompagner vers une solution de relogement, écrivent les signataires, le Préfet de Guyane a accordé le concours de la force publique (...). Ces femmes, hommes et enfants attendent dans l’angoisse une proposition de relogement." Seule, une dizaine de familles ("et encore, seulement de manière provisoire") auraient été relogées.

Face à une crise majeure du logement et l’accroissement de la population, 40% des nouvelles habitations construites en Guyane sont réalisés sans autorisation d’urbanisme. "La saturation du parc social, indiquent les signataires, ne peut pas permettre le relogement des personnes qui pourraient y prétendre." Cette politique d’expulsions ou d’évacuations sans "solutions dignes et pérennes de relogement pour les personnes concernées (...) mène à (leur) sur-précarisation en multipliant les lieux de vie indignes" favorables à la déscolarisation des enfants, ou à l'interruption de suivi pour des personnes atteintes de maladies chroniques ou en situation de handicap...

Ils en appellent donc à la ministre pour rétablir leur garantie et lui demande de s'enquérir de l’agenda préfectoral sur cette question et d'organiser une concertation interministérielle (logement, santé, justice et éducation) afin de "mieux déterminer les conditions d’application de la loi ELAN dans les Outre-mer".

La lettre a été adressée également à Marc Del Grande, préfet de Guyane, Rodolphe Alexandre, président de la CTG, Clara De Bort, directrice de l’ARS Guyane, et au Défenseur des droits

FXG, à Paris

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28 novembre 2019 4 28 /11 /novembre /2019 08:09

 

L'IGPN enquête après la plainte pour violence policière d'une Martiniquaise

Kathleen Gervinet, 25 ans, native de Schoelcher, exerce la profession d'hôtesse à l'aéroport Roissy Charles de Gaulle. Elle a été contrôlée par un équipage police alors qu'elle se rendait à son travail le samedi 28 avril 2018. A la suite des circonstances de ce contrôle, Mme Gervinet a mandaté Me Ursulet pour déposer une plainte en son nom pour violences volontaires commises par un policier au cours d'un contrôle routier. A la suite de cette plainte, Mme Gervinet a été entendue à l'IGPN le 15 novembre dernier. 

Elle a réitéré ses déclarations, à savoir qu'elle a fait l'objet d'un contrôle de police abusif, à 4h30 du matin, alors qu'elle se rendait à son travail, pour avoir klaxonné une fois afin de marquer sa présence au véhicule de police arrêté devant elle, et dont l'un des occupants discutait avec quelqu'un une voiture arrêtée à gauche (la voie d'accès au parking de son travail lui était ainsi inaccessible). "C'est quoi votre problème ?", lui a demandé le policier conducteur du véhicule. Il était accompagné de deux collègues et lui a rendu ses papiers en les lançant dans la voiture où ils sont tombés au sol. Le policier l'a verbalisée notamment pour défaut de triangle. Elle n'a d'abord pas compris le terme technique employé par le policier pour qualifier le triangle puis, quand elle a compris ce dont il était question, elle a indiqué qu'elle l'avait dans sa boîte à gants. Le policier l'a néanmoins verbalisée. 

Dûment renseigné sur l'identité de Mme Gervinet, ce même policier a néanmoins tiré sur le badge professionnel qu'elle portait autour du cou afin de tenter de le lire. Puis les policiers ont mis un terme au contrôle mais ils ont suivi Mme Gervinet et l'ont verbalisée 10 minutes plus tard pour défaut de clignotant... Avant de déposer plainte, Mme Gervinet avait déposé une main courante qui a provoqué une enquête administrative interne. 

Il en résulterait que les policiers ont indiqué que Mme Gervinet aurait refusé de déplacer son véhicule pour qu'il soit procédé au contrôle, qu'elle aurait dans un premier temps refusé de donner ses papiers et qu'elle les aurait menacés en leur disant qu'ils ignoraient combien de personnes avaient été trainées devant la justice par sa mère. Mme Gervinet a démenti l'ensemble de ses allégations. Elle indique avoir obtempéré, et précise n'avoir pas évoqué sa mère, qui exerce la profession de secrétaire médicale. 

Elle a ajouté qu'elle avait hésité à déposer plainte, mais qu'étant stressée chaque jour en allant au travail à cause de cette histoire, elle avait décidé d'agir. En effet, ce policier est venu quelques jours plus tard sur son lieu de travail où il a interrogé une de ses collègues pour glaner des renseignements sur Mme Gervinet. L'IGPN devrait maintenant entrer en contact avec cette collègue à Roissy pour l'interroger également...

FXG, à Paris

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28 novembre 2019 4 28 /11 /novembre /2019 07:14
Rapport de la commission d'enquête chlordécone

L'Etat "principal responsable" du scandale chlordécone

Le rapport de la commission d'enquête parlementaire présenté mardi à Paris attribue le gros des responsabilité du scandale du chlordécone à l'Etat mais également aux importateurs et aux producteurs de banane à qui il faudrait appliquer le principe du polleur payeur.

Serge Létchimy (app. PS Martinique) et Justine Bénin (app. Modem Guadeloupe) ont présenté mardi à l'Assemblée nationale les résultats de la commission d'enquête parlementaire sur les impacts sur la santé et l'environnement de l'usage du chlordécone. Après six mois d'auditions passés à établir la véritable histoire du chlordécone, leur rapport propose une synthèse mais également une cinquantaine de propositions pour sortir de cette situation dans laquelle se trouvent la Martinique et la Guadeloupe depuis 48 ans. Serge Létchimy, président de la commission d'enquête s'est lancé : "Tout un peuple est imprégné, nos terres agricoles sont contaminées pour 700 ans à 50 ou 60 % et c'est un mécanisme de pollution irréversible qui touche la terre, l'eau, l'alimentation, le sang, les humains... C'est un bouleversement pour ce peuple et droit à vivre dans la dignité..."

La première question à laquelle la commission d'enquête répond, c'est "ki moun ka fé sa ?" Et Serge Létchimy répond : "C'est l'Etat, principalement." Et comme Emmanuel Macron, en Martinique en 2018, a déclaré que l'Etat prendrait toutes ses responsabilité, Serge Létchimy affichait un beau sourire en énonçant les autorisations en 1972, les dérogations en 1990 et les autorisations pour écouler les stocks en 1992 et 1993. Mais il a encore fait porter à l'Etat la responsabilité de la gestion de la crise entre 1993 et 2002, année où l'on retrouve quelques tonnes de produits en Guadeloupe et Martinique, comme celle de la gestion insuffisantes des plans chlordécone.

Les autres responsables, Serge Létchimy les as désignés : les importateurs qui se sont transformés en producteurs (Lagarrigue et Cotrell) après la fermeture de l'usine d'Hopewel en Virginie. Il a encore désigné les planteurs, les groupements de bananiers contre lesquels il voudrait faire appliquer le principe du pollueur payeur.

Pour autant, Serge Létchimy ne tient pas à faire payer à ces responsables la totalité de leur dette, puisque c'est principalement l'Etat qui est attendu pour des solutions d'ensemble. Eu égard à certaines mobilisation en Martinique sur fond de musique du rappeur Neg Lyrical, Serge Létchimy a tenu à dire qu'il est contre toute idée de "stigmatisation raciale" qui entretiendrait une atmosphère de violence, mais il dit qu'il qu'il est "pour qu'on touche au système qui a abouti à cela". C'est donc un nouveau processus, non pas de réconciliation, mais de réparation. Qu'elles soient économiques pour les maraîchers, les éleveurs et les pêcheurs, pour la recherche (sur la santé et sur la dépollution), pour l'établissement de laboratoires d'analyse des sols sur place... Car après la déclaration du président de la République sur ce "scandale d'Etat", les parlementaires ne veulent pas croire à une déclaration de bonne intention. Ils veulent une loi d'orientation et de programmation pour quinze ans, avec la nomination d'un délégué interministériel chlordécone. Et "pour sortir par le haut", Serge Létchimy entend faire payer l'Union des groupements de producteurs de bananes de Guadeloupe et Martinique qui financerait avec une partie de son chiffre d'affaires le prix de la mutation agricole et la diversification. "Si on ne prend pas au sérieux ce drame, a conclu Serge Létchimy, ça se terminera certainement très mal."

FXG, à Paris

Histoire d'une pollution et exigences de réparation

Justine Bénin a contré son intervention sur le contenu du rapport qui sera officiellement rendu public que le 2 décembre. 150 personnalités auditionnées et un travail sur les archives retrouvées du ministère de l'Agriculture ont permis de retracer l'histoire de cette pollution et d'apporter des réponses sur les responsabilités des uns et des autres. Ainsi entre 1968 et 1971, les demandes de mise sur le marché du képone sont refusées et ne le seront provisoirement qu'à compter de 1972. En 1976 et 1980 deux rapports alertent déjà sur le danger de l mollécule. En 1980, la société qui commercialise, CEPPIC, se déleste de son activité agricole et c'est le groupe Lagarigue qui reprend sa licence et fait fabriquer à Bézier puis au Brésil le curlone. C'est Laguarigue qui demande l'autorisation provisoire de vente dès 1980, qui devindra définitive en 1986. 1990, l'usage du chlordécone est interdit mais les dérogations pour écouler les stocks sont lâchées jusqu'en 1993. "L'Etat a commis une défaillance et des erreurs qui ont engagé sa responsabilité", lance Mme Bénin. Car dès 1979, le chlordécone est considéré comme cancérogène possible. Mme Bénin a pointé les responsabilités des lobbys, des acteurs économiques privés qui "défendent tous un produit miracle".

La seconde partie du rapport revient sur "les exigences de réparation et de projets à mettre en oeuvre pour sortir de cette pollution". Il faut renforcer la recherche médicale car les risques sanitaires sont encore mal quantifiés. Il faut aussi accompagner les personnes à risque, former les professionnels de santé, diffuser des programmes de prévention et d'éducation sanitaires. "Il y a une catégorie de personnes touchées, a insisté Mme Bénin, qui ont besoin d'un suivi sanitaire et gratuit. Sur le plan économique, la pollution impacte les pêcheurs dont les zones de pêche ont été réduites de 55 % en dix ans (désormais, 75 % des produits de la mer sont importés), les éleveurs, les maraîchers. Les rapporteurs veulent donc une "action ambitieuse pour les aider", pour les pousser à se regrouper, pour simplifier les accès aux aides... Mieux, le rapport préconise que le POSEI (la politique européenne agricole commune pour les Outre-mer) participe au financement de la conversion agro-biologique et à la diversification agricole. Il s'agit de "restaurer la confiance des consommateurs pour les productions locales". Ce soutien prendrait la forme d'un fonds d'intervention pour les victimes économiques avec un objectif : atteindre le zéro chlordécone dans l'alimentation. Le rapport des parlementaires dans ses préconisations vise une "logique d'autosuffisance alimentaire"... Pour les rapporteurs, cela doit passer par une loi d'orientation afin de prévoir les financements. Les sommes sont astronomiques puisque la seule analyse des sols de Martinique et de Guadeloupe est estimée à 25 à 30 millions d'euros. Mais comme le dit Justine Bénin, "on n'imagine pas l'Etat ne pas honorer sa responsabilité vis-à-vis des personnes touchéees dans leur chair.

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28 novembre 2019 4 28 /11 /novembre /2019 07:12

Fred Célimène échoue encore à faire annuler sa révocation

Ancien professeur à l'université des Antilles et de la Guyane, ancien directeur du CEREGMIA, Fred Célimène, mis en examen pour détournement de fonds européens, a été révoqué de l'Enseignement supérieur le 18 septembre 2018 par le Conseil national de l'enseignement supérieur et de la recherche (CNESER), statuant en matière disciplinaire. Fred Célimène a attaqué cette décision devant le conseil d'Etat. Il soutient que cette décision est entachée d'irrégularités, d'insuffisance de motivations et de dénaturation de pièces du dossier. Mais surtout, Fred Célimène estime que la décision du CNESER "lui inflige une sanction hors de proportion avec les fautes reprochées".

La 4e chambre du Conseil d'Etat a examiné son pourvoi en cassation le 6 novembre dernier et a rendu, lundi 25 novembre, sa décision : le pourvoi de M. Célimène n'est pas admis.

FXG, à Paris

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27 novembre 2019 3 27 /11 /novembre /2019 19:06
En attendant les municipales au Moule

Gabrielle Louis-Carabin, la maire du Moule, est actuellement au 102e congrès des maires de France. A cinq mois des municipales, elle ne s'est toujours pas déclarée candidate à s succession.

"Je suis capable de continuer "

Depuis quand participez-vous à ce congrès des maires de France ?

Je ne peux point vous répondre ! Mais  je suis maire depuis 1989 et avant même d'être maire, je venais au congrès des maires à Paris. Je ne viens pas chaque année, mais je viens.

Pourquoi êtes-vous venue cette année particulièrement ?

Cette année, j'interviens à une table ronde concernant le logement. Nous avons parlé de la zone de résorption de l'habitat insalubre parce que c'est un challenge que la commune du Moule a réussi.

Est-ce que vous vous présenterez pour un sixième mandat à la tête du Moule ?

Pourquoi voulez-vous que je vous le dise actuellement ? J'ai encore le temps ! Mais j'estime que je suis capable de continuer. Je me dévoilerai dans quelques temps.

Propos recueillis par FXG, à Paris

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23 novembre 2019 6 23 /11 /novembre /2019 08:11
Didier Laguerre, maire de Fort-de-France, au centre

Didier Laguerre, maire de Fort-de-France, au centre

Finances locales et autonomie fiscale

Au congrès des maires qui s'est achevé jeudi à Paris, le député LREM Jean-René Cazeneuve, par ailleurs co-rapporteur avec Georges Patient de la mission parlementaire sur les finances locales outre-mer, a indiqué que « la situation des collectivités locales s’est aggravée fortement en 2014, quand l’Etat a demandé des efforts aux collectivités territoriales. » Depuis mardi, les congressistes réfléchissent aux ressources fiscales et à l'autonomie financière des communes.

Émile Soundorom, adjoint au maire de Rivière-Salée et trésorier de l'association des maires de la Martinique, est intervenu pour témoigner de l'impact de l'Etat sur les budgets communaux : "La taxe d'habitation a disparu. Comment allons-nous faire plus avec moins ? Avec les transferts de compétences, aux intercommunalités, nous perdons la taxe professionnelle et l'octroi de mer est en sursis. A quelle sauce allons-nous être mangés ? Y aura-t-il encore des maires ?" Olivier Dussopt, secrétaire d'Etat aux comptes publics a eu du mal à rassurer l'audience malgré le renfort de Jean-René Cazeneuve. Il a rappelé tout de même que les prélèvements obligatoires étaient passés en dix ans de 41,5 à 45 % et qu'ils étaient redescendus à 44,3 % "sans tenir compte de la taxe d'habitation... Il a certifié que la taxe d'habitation serait compensée en 2021 avec les taux de 2017. Là-dessus, les maires sont en profond désaccord et ont adopté une motion à l'unanimité des présidents d'associations des maires. Ceux-ci estiment que l'Etat leur a volé un impôt, la TH, qui ne lui appartient pas ! Et encore que l'Etat leur a remis la tutelle en instaurant les contrats de Cahors qui plafonnent les dépenses de fonctionnement des collectivités à environ 1,2 %... La menace est donc forte qui pèse sur les ressources et l'autonomie fiscale des communes. Animateur du forum sur les finances et la fiscalité en Outre-mer, avant-hier, le maire de Fort-de-France, Didier Laguerre, a été invité à revenir jeudi pour témoigner lors de la séance plénière sur les enjeux et conditions du développement des territoires ruraux. Pour son premier mandat de maire, le Foyalais  juge la situation "compliquée" et alourdie de "contraintes" qui se traduit par une baisse des dotations dont le recul est de 284 millions pour les villes d'Outre-mer. "84 % des communes d'Outre-mer sont dans une situation difficile à critique, a-t-il énoncé. Et dans ce contexte, la baisse des dotations revient à choisir ce que nous n'allons pas faire ! C'est un recul de la décentralisation."

Les parlementaires Cazeneuve et Patient ont fait connaître les premiers résultats de leurs travaux sur le financement des collectivités locales d'Outre-mer et quelques-unes de leurs préconisations. Matignon attend pour la mi-décembre leur rapport pour rationaliser la répartition d'une nouvelle enveloppe de 85 millions d'euros dont 17 dès 2020 fléchée pour l'Outre-mer. "Qui doit payer, demande Georges Patient. L'Etat ou les collectivités ? La solidarité nationale ou la solidarité territoriale ? Pour le Comité des finances locales, c’est l’Etat."

Les parlementaires dans leur rapport proposent de pérenniser l’octroi de mer en y introduisant une part de péréquation. Pour accompagner les collectivités qui ont des difficultés, ils proposent une contractualisation pour leur allouer des fonds. De même, ils appellent à un renforcement du rôle de l’AFD auprès des communes d'Outre-mer.

FXG, à Paris

Analyse des comptes de gestion des communes et EPCI

L’AMF a dévoilé une analyse financière des communes et des intercommunalités d'Outre-mer. Voici la synthèse de celle de la Guyane.

Elle compte au total six groupements de collectivités dont deux syndicats, et quatre EPCI (une communauté d’agglomération et trois communautés de communes). L’analyse porte ainsi sur les quatre EPCI.

Les budgets des EPCI de Guyane sont marqués par un effet de ciseaux sur le fonctionnement, mais leur situation reste équilibrée.Toutefois, les budgets des EPCI ont une faible surface financière par rapport notamment aux communes de Guyane.

La situation financière d’ensemble des communes de Guyane reste équilibrée avec notamment une épargne brute en augmentation. L’endettement reste très éloigné du seuil d’alerte. Le maintien des équilibres s’inscrit dans un contexte économique où le PIB par habitant s’élève à moins de la moitié du PIB par habitant au niveau national, et où le recensement des bases fiscales est en devenir.

La Martinique compte sept syndicats et trois communautés d’agglomération. L’analyse porte sur les trois communautés d’agglomération (CA).

En 2016, la situation financière des EPCI de Martinique se dégrade : la clôture de l’exercice est légèrement négative en lien avec une forte baisse des recettes (-4,2 % pour les recettes de fonctionnement et -39,2 % pour les recettes d’investissement). Celles-ci sont lourdement impactées par la baisse des dotations de fonctionnement et par la diminution des subventions reçues (respectivement -15 % et -27,8 %). A partir de 2017, la situation financière des EPCI est à l’équilibre en raison notamment des fortes baisses de la section de fonctionnement tant en dépenses qu’en recettes. En investissement on peut noter la montée en charge des subventions d’équipement versées alors que les dépenses d’équipement réalisées par les EPCI stagnent, la hausse des dépenses d’investissement étant due à la hausse des subventions versées. Les ratios de dette sont par ailleurs proches des moyennes nationales. Si les communes de Martinique enregistrent une évolution des recettes de fonctionnement supérieure à celle des recettes entre 2016 et 2018, l’endettement reste élevé alors que les investissements baissent. La situation globale reste fragile et en déséquilibre structurel, la charge de la dette en capital étant supérieure à l’épargne brute.

La Guadeloupe compte dix-huit groupements de collectivités, dont douze syndicats et six EPCI à fiscalité propre, composés de cinq communautés d’agglomération et une communauté de communes. L’analyse porte sur les 6 EPCI. Les EPCI de Guadeloupe restent globalement à l’équilibre et l’amortissement de la dette reste couverte par l’épargne brute. Toutefois, les budgets des EPCI de Guadeloupe sont marqués par un effet de ciseaux sur le fonctionnement et une capacité de désendettement affaiblie.

La situation financière d’ensemble des communes de Guadeloupe reste fragile avec notamment : un effet de ciseaux sur le fonctionnement, un endettement élevé, une situation tendue en 2017 et en 2018, le niveau d’épargne restant proche du montant de remboursement en capital de la dette.

La Réunion compte vingt-quatre communes et cinq communautés d’agglomération

La Réunion compte au total quinze groupements de collectivités dont dix syndicats, et cinq communautés d’agglomération (CA). L’analyse porte sur les cinq CA.

Les budgets des EPCI de la Réunion restent en situation équilibrée avec une évolution des recettes de fonctionnement liée au dynamisme de la fiscalité locale supérieure aux dépenses, des dépenses d’équipement en augmentation tandis que l’endettement reste modéré, et une bonne capacité de désendettement.

La situation financière d’ensemble des communes de la Réunion reste équilibrée avec notamment une épargne brute en hausse, un endettement élevé, la capacité de désendettement qui s’élève à 7,9 ans contre 5,3 ans au niveau national. La capacité de désendettement des communes de la Réunion reste cependant éloignée du seuil d’alerte (12 ans).

 

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21 novembre 2019 4 21 /11 /novembre /2019 19:35
Taubira distinguée au prix Fetkann'

Le 16e prix Fetkann' de la mémoire attribué à Christiane Taubira

Le prix littéraire Fetkann' Maryse-Condé récompense depuis seize éditions la création littéraire des pays du sud. Son président, José Pentoscrope, a remis jeudi matin au café de Flore à Paris, les quatre prix récompensant la mémoire, la recherche, la jeunesse et la poésie. Sans surprise, le prix de la mémoire a été attribué à l'ex-garde des Sceaux Christiane Taubira pour son ouvrage "Nuit d’épine" aux éditions Plon, qui a manqué de peu le grand prix du roman de l'académie française.

Anne Lafont, maître de conférences en histoire de l'art (directrice d’études à l’EHESS) a reçu le prix de la recherche pour son ouvrage "L’art et la race. L’Africain (tout) contre l’œil des lumières" aux éditions des Presses du réel) Katy François, psychologue, et Didier Duroc (illustrations) ont reçu le prix de la jeunesse avec "Sous le quenettier de Mamy Ayuda" aux éditions Belbalan.

Enfin, à défaut de récompenser comme chaque année un ou une poète, le jury du prix Fetkann' a attribué une mention spéciale à Pierre Odin pour son ouvrage "Pwofitasyon. Luttes syndicales et anticolonialisme en Guadeloupe et en Martinique" aux éditions La Découverte.

FXG, à Paris

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