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1 février 2020 6 01 /02 /février /2020 21:19
Mort d'un canard

Les voeux de la ministre des Outre-mer ont eu un goût amer

Ce papier est le dernier papier que j'ai publié dans France-Antilles Guadeloupe le 1er février 2020. Le voici en version intégrale, sans coupe !

La troisième cérémonie de voeux d'Annick Girardin depuis qu'elle est ministre des Outre-mer s'est déroulée rue Oudinot, à Paris, jeudi 30 janvier, jour noir qui a vu France Antilles trébucher, pardon, mourir... Ses mots sur ce sujet, à la fin de son intervention, m'ont échappé tant il était alors vain de dire quelque chose d'inutile aux 236 salariés qui iront pointer le 6 février 2020 à Pôle emploi...

Aude Jacques Ruettard et Arnaud de la Coussaye, derniers actionnaires de France-Antilles (photo France-Antilles Guadeloupe)

Oui, l'Etat a mis 3 millions sur la table, les collectivités territoriales de Guadeloupe et de Martinique, 1,5 millions et la société d'Aude Jacques Ruettard (AJR Participation) n'a pas trouvé les 1,3 millions manquant... Peur de perdre la majorité de l'actionnariat ? Peur d'être obligée d'ouvrir la clause de cession qui offre aux journalistes un pactole pour partir ? Tous ceux qui voulaient partir l'ont fait il y a trois ans lors de la reprise du groupe France-Antilles par AJR Participation. Et la plupart n'ont même pas touché la totalité de ce pactole... Peur de mettre en gage le foncier qui appartenait à France-Antilles et qu'elle a tranquillement mis à part pour elle ?

Maintenant que la bête est morte, qu'elle ne s'agite que pour un ultime soubresaut ce 1er février, l'Etat et d'autres, localement, assurent que le phénix renaîtra de ses cendres... Après les municipales et avant la présidentielle. Car la ministre l'a dit dit, elle "croit en une presse quotidienne régionale d'Outre-mer de qualité, libre et indépendante". Elle a réaffirmé avec son collègue de la Culture "leur mobilisation pour qu’existe une presse locale aux Antilles et en Guyane" et dans tous les Outre-mer...

Presse d'Outre-mer ? A Tahiti, les Nouvelles sont mortes il y a longtemps déjà et la Dépêche survit. En Nouvelle-Calédonie, les Nouvelles-Calédoniennes et leur rédaction, sont aux mains d'entrepreneurs locaux qui en ont fait leur jouet. A Mayotte, il n'y a pas de presse papier. Ne restent plus qu'à la Réunion ses deux journaux, le Journal de l'Île et le Quotidien, en grandes difficultés eux aussi. A tel point que le directeur de la rédaction du Quotidien, Patrick Planchenault qui a été rédacteur-en-chef de France-Antilles Martinique, directeur de France-Antilles Guadeloupe, puis en poste au JIR, et aujourd'hui directeur de la rédaction du Quotidien, parle dans son édito du 30 janvier de "périodicité" pour son journal qui s'appelle pourtant le Quotidien... A sa place je me poserai des questions sur mon parcours... Et mon rôle dans ces naufrages.

France-Antilles n'a pas su prendre le virage numérique ? Philippe Hersant avait hérité de feu Robert son père, d'une machine à cash, une pompe à fric, avec ses journaux antillais. Mais Philippe Hersant n'a que trop peu investi localement, tout en Suisse et dans l'Hexagone... Sa nièce, le repreneur de 2017, a investi 8 millions d'euros et a acheté des rotatives pour imprimer joli et attirer les annonceurs... Quand il aurait fallu investir autrement et sur le net... Mais il n'y a pas que les actionnaires qui sont fautifs.

"Il ne faut pas poser ses couilles au vestiaire quand on arrive au boulot le matin dans une rédaction."

Editorialement, avons-nous fait ce qu'il fallait ? La Guadeloupe et la Martinique ont fait énormément évoluer leurs journaux pour s'ouvrir à toutes les opinions, la mise en page a été aérée, les faits divers modérés... Que s'est-il passé ? Je dois avouer que quelque fois, l'édition de Martinique a passé certains de mes papiers à l'as, alors qu'une fois publiés sur mon blog (après une longue période d'attente de publication sur le journal), ils ramassaient jusqu'à 15, 20 000 lecteurs. Pas de place sur le papier ? Et le net, il servait à quoi ? Je pense par exemple à la guerre des vétérinaires en Martinique dont le récit que j'avais fait de l'audience disciplinaire à Paris n'était certes pas très confraternel pour la rédaction de Martinique La 1ère. Mais les faits sont têtus et il fallait les raconter parce que les gens, les lecteurs veulent et doivent savoir. Il ne faut pas poser ses couilles au vestiaire quand on arrive au boulot le matin dans une rédaction. Il faut être on nonm' doubout, un homme debout, en créole, pour se faire respecter, notamment des politiques parce que que nous sommes, en tant que journalistes, chargés de les sommer de s'expliquer sur leurs actions, bref les surveiller, et quelque fois, faut bien le dire, les emmerder. C'est aussi ça l'apport de la presse à la démocratie.

Ceci n'explique pourtant pas ce naufrage. Les aides à la presse que touchent les journaux de l'Hexagone (1,8 millions pour la Dépêche du midi, 5 millions pour Libération, 1,3 millions pour Presse Océan) ne s'appliquent pas Outre-mer. Alors quand le ministre de la Culture Franck Riester et celle des Outre-mer "regrettent que la mobilisation d’investisseurs privés, aux côtés d’un soutien exceptionnel de l’Etat, n’ait pas été suffisante pour permettre un projet de reprise", ça laisse à ces voeux un goût amer.

François-Xavier Guillerm, ex-correspondant permanent de France-Antilles et France-Guyane à Paris

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1 février 2020 6 01 /02 /février /2020 21:01
Le timbre de l'abolition de la Fondation pour la mémoire de l'esclavage et de La Poste

Le coup de gueule de Schuck One contre le timbre de l'abolition

La Fondation pour la mémoire de l’esclavage officialise la semaine du 4 février son partenariat avec La Poste pour "inscrire dans l’histoire de la philatélie le mouvement des peuples pour leur libération dans le sillage de la Révolution française". Ce sera mardi 4 février au musée du Louvre, le lancement du premier timbre de La Poste à l'effigie d'une esclave, "Madeleine".
"Notre mission, c'est de faire un travail éducatif, faire partager la connaissance de l'histoire de la France avec la traite, l'esclavage, la colonisation", a expliqué l'ex-Premier ministre et président de la Fondation Jean-Marc Ayrault, le 23 janvier dernier, lors d'une réunion avec les Parlementaires. Pourtant, une voix vient de s'élever pour protester contre ce choix, cette voix, c'est celle de l'artiste plasticien d'origine guadeloupéenne, Schuck One :  "De qui se moque-t-on, écrit-il dans un message adressé à l'UNESCO. La Fondation doit prendre ses responsabilités ! Que dit le choix de cette icône pour parler de notre histoire ?" Car Shuck One qui a démarré comme street artiste dans les années 1980-90, n'est autre aussi que l'auteur, en 2011, alors qu'il était invité du CNMHE lors de la journée du 10 mai au Luxembourg, d'une étude justement intitulée, « L’esclave au Louvre, Intervention de Shuck One à propos du tableau de Marie-Guillemine Benoist, Portrait d’une femme  noire, 1800"

Son message est bien énervé : "Bientôt sur nos courriers le symbole d’une histoire apaisée au sujet de la question de l’esclavage et de la colonisation, de la France dominatrice qui, à coup d’introspection contrite, accepte de laisser un peu place à l’histoire de ceux qu’elle a exploité et continue de discriminer. Bientôt dans nos boîtes aux lettres, un exemple de cette histoire faux cul que Macron essaye d’offrir en partage au peuple de France." Il poursuit : "Le timbre reproduit le Portrait d'une femme noire ou Portrait de Madeleine de Marie Guillemine Benoist. Le modèle de ce tableau est noire. L’historienne de l’art Anne Lafont a eu le mérite de restituer il y a peu son identité à cette figure exotique. Une figure exotique qui, et c’est le paradoxe, symbolise l’abolition de l’esclavage. Mais quelle abolition ? A-t-elle brisé les chaînes qui sont absentes de ses poignets ? Elle se trouve juste à la place du maître, dans la position de la maîtresse. On lui a dit de s’asseoir. On lui a offert une place au centre de l’histoire. Mais de quelle manière ? Et dans quel but ? Ce tableau, son nom d’origine est Portrait d’une négresse. Dans les années 2000, il a été édulcoré et blanchi à deux fois pour les besoins du politiquement correct, passant de Portrait d'une femme noire à Portrait de Madeleine."...

Alors voir cette « négresse » devenir en 2020 le symbole d’une libération condescendante, ça l'enrage Schck One. D'autant que deux ans après que ce tableau soit peint, Napoléon rétablit l’esclavage. "Et c’est la révolte de Toussaint Louverture qui montre au monde de quel bois sont les Noirs. Imputrescible !"

Schuck One se désespère de voir que la Fondation "choisit de célébrer les servantes de l’histoire... plutôt que la dignité pour que notre Histoire soit réellement inscrite dans les livres, malgré les approximations et les euphémismes sur les réalités de l’esclavage et de la lutte du peuple noir pour sa propre libération".

 

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1 février 2020 6 01 /02 /février /2020 07:27
Jean-Pierre Philibert et Xavier Ducept

Jean-Pierre Philibert et Xavier Ducept

 

Les voeux de la MOM à la FEDOM

Dans ses voeux aux patrons d'Outre-mer, la ministre a salué la baisse du chômage et indiqué qu'il n'y aurait pas de "modifications substantielles" sur l'octroi de mer.

La ministre des Outre-mer présentait ses voeux jeudi soir au ministère des Outre-mer, mais quelques heures auparavant, son directeur de cabinet, le général Xavier Ducept, en donnait l'avant-première devant l'assemblée générale de la Fédération des entreprises d'Outre-mer (FEDOM). La ministre étant retenue sur le banc du gouvernement pour débattre avec les députés d'une proposition de loi organique pour la Nouvelle-Calédonie, Xavier Ducept s'est fait son porte-voix en lisant son discours aux entrepreneurs ultramarins.

"La priorité des priorités, a-t-il déclaré d'emblée, c'est la bataille de l'emploi. Il a ainsi énuméré de bons chiffres : près de 15 000 postes créés dans le privé entre septembre 2018 et septembre 2019, 2000 dans le public, une baisse du recours à l'intérim, une hausse de 8 % des créations d'entreprises, 11 986 embauches dans le cadre  du parcours emploi compétences et enfin 700 emplois francs en phase de test. "Ces chiffres, poursuit le dircab, montrent une amélioration de la conjoncture économique." Le nombre de chômeurs de catégorie A a ainsi baissé de 4 % hors Mayotte, celui des chômeurs de moins de 25 ans de 4,75 %. "Les reformes que nous avons engagées commencent à porter leur fruit, même si nous devons rester humbles..." Xavier Ducept est ensuite revenu sur les exonérations de charges qui ont été "ajustées" pour aller jusqu'à 2 SMIC au lieu de 1,7. "Le coût pour l'Etat, a-t-il précisé, est de 37 millions d'euros." Il a admis que si des manqués avaient été rattrapés notamment dans le secteur de la presse qu'il en demeurait encore. Ainsi le Conseil constitutionnel a retoqué l'éligibilité des personnels navigants dans l'aérien. "Une solution sera trouvée avec Gérald Darmanin", le ministre des Comptes publics.

Dans un autre registre, celui de la défiscalisation des biens productifs qui exclut les navires de croisière, il a indiqué que le Premier ministre voulait "trouver une solution". Sur ce point, il s'est réjoui que la capacité des bureaux d'agrément pour traiter les dossiers soit passée de 500 à 33 jours. Enfin, sur le thème de la défiscalisation, il s'est encore réjoui que la loi de finances 2020 ait élargi crédit d'impôt à la réhabilitation-démolition des HLM de plus de 20 ans et à la rénovation du parc social dans le cadre de la transition énergétique. Bien sûr, il a salué le retour de l'aide accession au logement social.

Un nouveau prêt de développement Outre-mer

Sur les aides aux entreprises, Xavier Ducept a indiqué que le nouveau prêt de développement Outre-mer (PDOM) et les fonds subventionnels existaient et fonctionnaient. Ainsi 122 entreprises ont bénéficié du PDOM à hauteur de 28 millions en 2019 contre 93 l'année d'avant à hauteur de 16 millions.

Concernant l'avenir de l'octroi de mer, "il n'y aura pas de modification substantielle du régime", tout juste une adaptation. Xavier Ducept a rappelé que le ministère avait ouvert un dialogue sur ce sujet avec les parlementaires, mais qu'aucune réponse n'était venue de ces derniers. Bien sûr la ministre est consciente du problème que cet octroi de mer peut soulever au niveau du pouvoir d'achat et son dircab a ainsi rappelé l'expérience citoyenne faite à la Réunion avec l'ouverture de l'observatoire des prix, des marges et des revenus à cinquante citoyens réunionnais. Sans son discours, la ministre n'exclut pas, si des solutions ne sont pas trouvées, le retour des mouvements sociaux...

Quand aux délais de paiement des collectivités aux entreprises, suite au rapport Patient Cazeneuve sur les finances locales et à celui commandé à l'administration (dont on attend les conclusions), il y aura une concertation pour une mise en oeuvre dans le projet de loi de finances 2021. Le ministère ne croit pas pour autant à "une solution miracle pour renforcer les équilibres économiques des territoires". Avant de terminer sur la trajectoire Outre-mer 5.0, le directeur de cabinet a conclu en ayant un mot sur le soutien de l'Etat à "une presse quotidienne régionale, de qualité, libre et indépendante". Une heure plus tard, le tribunal mixte de commerce de France prononçait la liquidation et la cessation d'activité de France-Antilles et de France-Guyane.

FXG, à Paris

Les voeux de la FEDOM

Jean-Pierre Philibert, le débonnaire patron de la FEDOM, a conclu ses voeux par une boutade : "Janvier est le mois où l'on offre ses voeux, les autres mois sont ceux où ils ne se réalisent." Il avait démarré par le sujet de la défisc, souhaitant que 2020 soit l'année où s'appliquera pleinement l'article 349 du traité de Lisbonne sur les spécificités des Régions ultrapériphériques de l'Europe et en égratignant un peu le gouvernement et ses envies de réforme : "Le fétichisme de la réforme peut ruiner les efforts des chefs d'entreprises..." Il pensait aux lois sans étude d'impact, comme le nécessaire dépôt des comptes dans les greffes des tribunaux de commerce pour être éligibles à la défisc... "Seuls les Outre-mer sont concernés, pas même les Corses !" Les priorités de la FEDOM pour 2020 sont les délais de paiement, l'octroi de mer, le maintien des secteurs éligibles à la défisc et la question des visas Schengen "indispensables à l'économie du tourisme".

Le patron de la FEDOM s'est encore demandé au sujet de la TVANPR : "Où est passé le grisbi ? Il y avait 100 millions d'euros, qu'en avez-vous fait ?"

Après avoir salué le talent des studios d'animation de la Réunion, il a salué l'initiative prise par Ouest-France et le ministère pour tenir des assises de l'économie des Outre-mer du 4 au 6 juin prochains, regretté la fin annoncée de France Ô le 9 août prochain. "Assez de constats et d'incantation, a-t-il conclu à l'attention des entrepreneurs présents, tenez bon !"

Une écotaxe qui ne passe pas

Le patron de Corsair, Pascal de Izaguirre, faisait remarquer en marge de cette cérémonie de voeux que l'écotaxe qui ne devait pas s'appliquer sur les billets d'avion à destination et en provenance des Outre-mer était finalement entrée en vigueur. "C'est déjà  appliqué sur les billets émis avec effet rétroactif au 1er janvier", a-t-il regretté. Encore un sujet chaud pour la FEDOM et le ministère...

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31 janvier 2020 5 31 /01 /janvier /2020 07:51
Un Réunionnais en formation à l'étranger grâce à une opération solidaire

Mobil'Europe ouvre l'Angleterre à un jeune de l'Etang salé

L'association Mobil'Europe mène une nouvelle action en faveur d'un jeune demandeur d'emploi de La Réunion.

Après l'accompagnement de la jeune Morgane Souevamanien, une originaire de l'île installée à Orléans, dans son parcours de formation en Grande-Bretagne lors du 3e trimestre 2019, Philippe Pignolet de Fresne, président de l'association Mobil'Europe annonce qu'une nouvelle "opération solidarité" est en cours. Cette fois, il s'agit d'un jeune homme résident de l’Etang-salé, Pierre-Alexandre Velna. Il a toujours voulu apprendre la langue anglaise et après son bac, il s'est orienté vers une filière littéraire à l'université de Saint-Denis, mais il a dû abandonner ses études pour des raisons logistiques et financières. "Les liaisons entre l'Etang-salé les Hauts et Saint-Denis sont limitées et les revenus du foyer très modestes", expliquait le jeune homme aux bénévoles de l'association quand il leur a expliqué son projet. Car après l'université, Pierre-Alexandre a découvert par le biais de stage les métiers de l’hôtellerie et de la restauration, une voie dans laquelle il souhaite désormais s'investir.

Bournemouth, England

Malgré son bon niveau d’anglais et sa motivation, Pierre-Alexandre se trouve aujourd'hui dans une impasse faute de qualification, de permis de conduire mais également des conditions économiques de sa commune de l’Etang-salé les Hauts où il ne trouve pas d'offre d'emploi, ni de transports adaptés aux horaires de travail des hôtels-restaurants pour l'essentiel situés à Saint-Pierre. Résultat, Pierre-Alexandre s'est tourné vers la mairie pour être agent d'entretien...

Grâce à Mobil'Europe qui a effectué une collecte de dons auprès des amis et de la famille de Pierre-Alexandre, et avec le concours des Rotary Clubs Tampon les Plaines et Tampon Mahavel, Pierre-Alexandre va pouvoir acquérir une expérience internationale. Il quitte La Réunion le 31 janvier pour l'Angleterre. C'est à Bournemouth que se déroulera sa formation linguistique. Hébergé dans une famille d’accueil, il suivra un mois de cours d’anglais intensif et se familiarisera avec la culture du pays. Il démarrera ensuite une activité professionnelle dans un hôtel-restaurant 4 étoiles du sud-ouest de l'Angleterre pour une durée de 8 mois.

FXG, à Paris

www.mobileurope.org

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31 janvier 2020 5 31 /01 /janvier /2020 07:20
Les services public en Outre-mer

Accès aux services publics Outre-mer : loin du compte !

Sur 1 383 Maisons de services au public en France, seulement 21 sont situées en Outre-mer. Ceci est une illustration saisissante des déficits d’accès aux services publics dans les territoires d’Outre-mer.

Au Conseil économique, sociale et environnemental, Michele Chay et Sarah Mouhoussoune ont présenté mercredi 29 janvier leur étude sur l'accès aux services publics dans les Outre-Mer. "Quand l’accès au service public est bouché, a déclaré lors du débat Jacques Toubon, le défenseur des droits, les droits ne sont pas effectifs." Ce constat partagé tient à l’insuffisance de moyens des administrations, des coûts de déplacement et de l’inadaptation des procédures. "Lorsque la géographie pose des difficultés, signale l'étude, c’est à l’État de s’organiser pour garantir l’accès au service public."

Le mouvement des gilets jaunes à La Réunion en novembre et décembre 2018 ont fait suite aux soulèvements des Antilles-Guyane et de La Réunion en 2006, 2008 et 2009, de Mayotte en 2011, de Guyane en 2017 et encore de Mayotte au début 2018. "Ces mobilisations populaires sont l’expression du mal-être et des injustices qui perdurent depuis de nombreuses années, a indiqué Michèle Chay, ce que demandent  les ultramarins, c’est l’égalité ni plus ni moins." Or, ces manifestations à répétition n’ont entraîné que des mesures correctives, souvent en urgence et insuffisantes. Pour le CESE, les Outre-mer ont besoin d’un plan de rattrapage global et d’un plan d’investissements qui permettent "une transition vers des modèles de développement humain, durable et soutenable, adaptés à chaque territoire". "Les carences en matière de santé, d’éducation et d'environnement, a souligné Sarah Mouhoussoune, sont des priorités à combler car elles conditionnent l'avenir de nos territoires."

L'étude propose 20 pistes de réflexion qu'il s'agisse d'une meilleure intégration des besoins des Outre-mer aux politiques publiques, de sortir d'une logique d'urgence et de réaction face aux crises, de mettre en place une véritable "clause d'impact Outre-mer" dans le processus législatif qui ne se limiterait pas à l'analyse juridique mais qui intègrerait aussi les impacts sociaux, économiques et environnementaux. Encore faudrait-il disposer d’indicateurs "fiables et exhaustifs" permettant des comparaisons dans le temps et dans l’espace...

Décrochage scolaire

Concrètement, le CESE appelle à adapter les effectifs de sécurité et de justice en complément des Maisons de services au public, à investir dans la couverture réseau numérique et dans l'accompagnement des usagers, à renforcer le vivier des cadres administratifs ultramarins par la création de filières post-bac préparant aux écoles d’administration et d'un Institut de préparation à l’administration générale (IPAG) dans chaque territoire. Dans cet esprit, il soutient le dispositif de formation des "cadres d’avenir pour Mayotte" dont il préconise la généralisation aux autres territoires.

Pêle-mêle, le CESE voudrait que la Protection maternelle et infantile comme le maillage territorial des centres hospitaliers, des centres de santé et dispensaires soient reforcés. Le CESE insiste enfin sur le décrochage scolaire. Si 10,1% des élèves quittent l'école avant 16 ans en France hexagonale, le chiffre s'élève à 12,8 % à la Guadeloupe, 15,8% à la Martinique, 26,9 % en Guyane. L'État devrait donc donner les moyens nécessaires pour atteindre un maximum de 24 élèves par classe tout en tenant compte des réalités bilinguales.

Toutes ces recommandations ressemblent pour beaucoup à l'esprit de la loi égalité réelle réelle Outre-mer adoptée en 2017. La signature des premiers Contrats de convergence en juillet dernier est déjà "une inflexion positive vers une meilleure prise en compte des besoins des territoires", à condition qu'ils soient évalués à mi-parcours à travers "une large participation des populations ultramarines concernées".

FXG, à Paris

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30 janvier 2020 4 30 /01 /janvier /2020 11:11
Les représentants des CGOSH ddes Outre-mer étaient auditionnés le 23 janvier 2020 à la délégation Outre-mer de l'Assemblée nationale

Les représentants des CGOSH ddes Outre-mer étaient auditionnés le 23 janvier 2020 à la délégation Outre-mer de l'Assemblée nationale

Menace sur les oeuvres sociales en Outre-mer

Les députés de la délégation Outre-mer de l'Assemblée nationale ont procédé, jeudi, à l'audition de représentants des Comités de gestion des œuvres sociales hospitalières (CGOSH) de la Guadeloupe, la Martinique, la Guyane, La Réunion et de Saint-Pierre-et-Miquelon. Les parlementaires ont été alertés d'une sérieuse menace qui pèse sur les moyens d'existence et l'autonomie de ces comités de gestion. Si l'alerte est venue de la Guadeloupe où la directrice de l'Agence régionale de santé a purement et simplement demandé aux services hospitaliers de ne plus payer leurs parts de cotisations aux CGOSH en raison d'une absence d'agrément en bonne et due forme. La bonne blague ! Le fonctionnement des CGOSH qui est régi par une circulaire de 1966 n'en prévoyait pas et, depuis, 1998, les demandes d'agréments faites par l'ensemble des CGOSH d'Outre-mer ont été nombreuses et toutes sont restées sans réponse. En réalité les échanges sont réels et fréquents entre les CGOSH d'Outre-mer et la Direction générale des organismes sociaux du ministère de la Santé, mais ce dernier leur demande d'attendre l'examen de la loi de refondation de l'action sociale pour régler ce problème juridique. Camille Bonne, directeur du Comité de gestion des œuvres hospitalière de La Réunion (COGHOR), explique que les comités de gestion en Outre-mer sont principalement financés par une cotisation de 1,5 % de la masse salariale des hospitaliers, hors médecins. Leurs prestations sont des aides, des prêts remboursables, des services d'hôtellerie et de restauration, l'organisation d'activités culturelles, sportives et des voyages pour leurs membres. Leur conseil d'administration est composé de bénévoles issus pour moitié de la Fédération syndicale hospitalière, et pour l'autre, de représentants des personnels. Il y a un CGOSH dans chacun des départements d'Outre-mer à l'exception pour l'heure de Mayotte. Ils ont 50 ans d'âge moyen, 80 employés et ils gèrent 18 millions d'euros pour une population de 31 500 personnels hospitaliers et 88 900 ayant-droits. Il a été sans cesse rappelé que ce défaut d'agrément des CGOSH d'Outre-mer était un serpent de mer. Il a fait l'objet dans cette même assemblée, dix ans plus tôt, de deux questions au gouvernement, l'une de Huguette Bello, l'autre d'une députée nommée Annick Girardin. Les députés, comme les représentants des CGOSH voient dans ces attaques une volonté délibérée de le faire disparaître, à tout le moins de le mettre sous la coupe de la métropole. A l'inverse du fameux principe de différenciation cher au président de la République. "C'est le mépris de cinquante ans d'imagination collective", a commenté Olivier Serva, le président de la délégation Outre-mer en répétant la formule du Martiniquais Yvon Pacquit.

Solidaires, les cinq CGOSH d'outre-mer ont obtenu des parlementaires l'adoption à l'unanimité d'une motion adressée à la ministre de la Santé pour qu'elle annule la décision unilatérale de l'ARS contre les CGOSH d'Outre-mer.

FXG, à Paris

 

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30 janvier 2020 4 30 /01 /janvier /2020 09:44
Un joueur de foot fait la mule

18 mois de prison pour le joueur de la Gauloise

Le jeune Ruddy , incarcéré à Fresnes depuis dimanche, a été condamné mardi 28 janvier par le tribunal de Créteil à une peine de dix-huit mois de prison assortie du maintien en détention et d'une amende douanière de 7000 euros.

Interpellé vendredi matin à Orly, à sa descente d'avion, Ruddy a été trouvé en possession de 2,3 kilos de cocaïne dans sa valise. Hier, face à ses juges, le jeune homme a plaidé la gentillesse et la naïveté. Il a expliqué que dans sa section, en Guadeloupe, beaucoup savaient qu'il devait se rendre dans sa famille en région parisienne et c'est ainsi qu'une de ses connaissances lui a demandé de transporter un paquet. Le jour du départ, c'est une femme d'une cinquantaine d'années qui lui a remis ce qu'il dit avoir pris pour des biscuits. Après tout, a expliqué Me Sukeyna Elachguer, son avocate, sa valise contenait déjà du poisson, de la viande et du rhum pour sa famille... A l'arrivée à Orly, quelqu'un devait l'attendre et récupérer les "biscuits". Pas de chance, ce furent les douaniers.

Pour le procureur qui a requis dix huit mois ferme et les douanes qui ont demandé une amende 71500 euros, valeur estimée de la cocaïne, Ruddy a agi en toute connaissance de cause et la personne qui lui a confié la marchandise avait confiance en lui et que si aucune récompense financière n'était apparue dans le dossier, le prévenu devait attendre une compensation à un moment ou un autre.

Le tribunal a rappelé que Ruddy n'avait jamais été mêlé à aucune affaire de transport de stupéfiants, mais qu'il avait eu une fois affaire à la justice pour une affaire de moeurs et pris six mois de sursis. Par ailleurs, le jeune homme a des diplômés, un emploi, et est aussi pompier volontaire et footballeur — une tradition familiale.

Me Elachguer estime que son client a été très naïf avant de demander si une telle peine serait utile.... Avec Ruddy, c'était la 5e mule que le tribunal de Créteil jugeait mardi dont une Martiniquaise et deux autres en provenance de Cayenne... C'est sûr que le profil du jeune footballeur de la Gauloise était bien différent de ces dernières, mais cela n'a pas réussi à infléchir la décision du tribunal.

FXG, à Créteil

 

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26 janvier 2020 7 26 /01 /janvier /2020 06:01
le délégué interministériel Maël Disa, lors de sa présentation au ministère des Outre-mer, le 15 janvier 2020

le délégué interministériel Maël Disa, lors de sa présentation au ministère des Outre-mer, le 15 janvier 2020

Un délégué sur la mobilité et les réseaux sociaux

Maël Disa, dans un post publié sur sa page facebook, se dit "honoré de la confiance que (lui) accordent le président de la République, le Premier ministre et la ministre des Outre-mer en lui confiant le pilotage de la Délégation dans sa nouvelle mouture". D'emblée, le nouveau délégué estime que la responsabilité qui lui revient est "d’apporter un nouveau souffle à cette Délégation" dont il prend le soin de saluer tous ses prédécesseurs.

L'homme dit suivre "attentivement les travaux de la Délégation interministérielle depuis sa création en 2007" ; il lui reconnait "son rôle fondamental, notamment dans la lutte contre les iniquités et en faveur de la promotion et de la valorisation des Outre-mer Français".

S'il entend préserver les acquis obtenus "vaillamment", il compte aussi "investir des champs innovants" dont le champ économique et la visibilité des Outre-mer à l’étranger.  Deux domaines qui ne lui sont pas inconnus, assure-t-il.

Avec les trois experts, Joëlle Monlouis, Catherine Jean-Joseph, Ferdinand Melin-Soucramanien qui l'accompagnent, il souhaite apporter son concours au gouvernement pour "la définition des politiques de l’État destinées à assurer la visibilité ainsi que des perspectives meilleures pour nos compatriotes sur le territoire national, en Outre-mer et à l’étranger".

Alors même qu'un flot de critiques est déversé sur sa nomination, il assure : "Il ne s’agit pas d’une nomination politique mais d’une nomination sur la base du projet proposé." Son projet qu'il a défendu lors des entretiens qu'il a eus avec notamment la ministre des Outre-mer au mois de décembre, est celui d’une "Délégation au service des ultramarins, de projets concrets, en lien avec le tissu associatif, les partenaires publics et privés, élargis à l’étranger". Evacuant les critiques qui concernent intrinsèquement la délégation, à savoir son côté people ou des faiblesses opérationnelles, il souhaite "pour notre jeunesse et nos adultes en mobilité une Délégation repensée et opérationnelle et c’est ce choix qu’a fait le Gouvernement". Il devrait donc être un acteur central pour tous les ultramarins qui souhaitent étudier ou se former dans l'Hexagone. On sait que la ministre des Outre-mer a longuement hésité ces derniers mois avant d'y renoncer à une éventuelle fusion de L'agence de mobilité des Outre-mer (Ladom) et de la délégation. "Je le réaffirme, écrit Maël Disa, il est essentiel d’inscrire notre destin dans un collectif, dans lequel la transmission entre génération sera au cœur de notre action !"

Enfin, Maël Disa, "que certains n’attendaient peut-être pas", conclut son message par une invitation "à toutes celles et tous ceux qui sont dubitatifs à nous juger sur nos résultats et rien que sur cela, à se concentrer sur l’essentiel et à ne pas sombrer dans les luttes stériles qui n’aboutiront à rien." Et à le suivre sur les réseaux sociaux.

FXG, à Paris

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25 janvier 2020 6 25 /01 /janvier /2020 07:44
Jostte Manin et Olivier Serva (archives)

Jostte Manin et Olivier Serva (archives)

Les députés évaluent la loi qui a créé l'Université des Antilles au bord de l'explosion

Josette Manin (PS) et Danièle Hérin (LREM) ont présenté leur rapport d'évaluation de la loi créant l'université des Antilles devant la commission des affaires culturelles et éducation de l'Assemblée nationale et la délégation Outre-mer. En raison des pressions dont a été soumise leur mission (déplacement en Guadeloupe reporté deux fois), le député guadeloupéen (Modem) a été nommé rapporteur pour avis. Ce sont donc deux rapports qui ont été approuvés hier par les députés. Il a été préalablement décidé que ces députés n'auraient pas à se prononcer sur la répartition des moyens entre les deux pôles de l'UA.

La député Hérin a rappelé que l'UA était née en 2015 d'une loi, et non d'un décret comme les autres universités françaises. Aujourd'hui, elle serait au bord de la scission. Josette Manin a rapporté "un manque de dialogue, de considération", notamment par le pôle martiniquais qui reproche à l'administration basée en Guadeloupe de ne pas lui accorder de moyens pour ses nouvelles formations... Au tableau des personnalités et du jeu de ces acteurs, s'ajoute un contexte fortement marqué par l'affaire du CEREGMIA qui "a empoisonné durablement l'UAG, martèle Josette Manin, l'empoisonne encore et pour longtemps".

Mais c'est la répartition des moyens le vrai problème. En raison des démographies spécifiques de chaque île, en 2018, la dotation du pôle Guadeloupe a été élevé de 60 à 66 %. "Insuffisant !", ont râlé les Guadeloupéens. "Partialité, opacité, données biaisées", ont protesté les Martiniquais. Voilà pourquoi, l'université est au bord de l'explosion. Même le président actuel l'a déclaré : "S'il faut une scission, scission il y aura !" Pourtant, de part et d'autre, personne ne veut de la scission. Il est impératif de maintenir unie cette université dans la Caraïbe. Elle n'affiche déjà que 12 000 étudiants face aux 50 000 de Trinidad ou Barbade. La conclusion des deux rapporteurs est que l'UA est dans une impasse juridique, seule université crée par la loi, seule avec deux pôles... Il existe bien un ordonnance qui autorise aux universités pour expérimenter un nouveau type de gouvernance, mais l'UA en est exclue. Il faudrait tout de même régler ce problème avant les prochaines élections à l'UA.

Avant de présenter son rapport, Max Mathiasin a parlé des "diatribes", de sa collègue Josette Manin lorsqu'elle "accuse le pôle Guadeloupe de tous les maux". Mais il est d'accord avec elle pour pointer les dysfonctionnements, notamment pour les modalités d'élection du président et de sa liste. Quant à la répartition des moyens, il propose que ce soient les recteurs de Guadeloupe et de Martinique qui sont aussi chanceliers de l'université, qui effectuent ce contrôle. "L'Université des Antilles, a-t-il conclu avant la discussion et le vote, pour éviter la scission doit être basée sur l'unité, l'équité et la complémentarité."

FXG, à Paris

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25 janvier 2020 6 25 /01 /janvier /2020 05:31
L'or rouge, d'Isabelle Richard

Un conte fantastique sur l’esclavage et l’amour

L’Or rouge est le premier opus d’une trilogie signée Isabelle Richard (photo) et publiée chez Maïa éditions. Ce roman, à cheval entre histoire et fantastique, nous transporte sur les traces d’Adam, fils d’esclave, né à Trinité en Martinique. Son enfance est rythmée des lentes agonies des martyrs de ceux que l’on traite comme des bêtes, mais aussi bercée par l’amour de sa mère et son amitié interdite avec Hélène, la fille du maître de l’habitation. Cet homme tourmenté porte en lui les prémices de l’abolitionnisme. Et alors que l’on s’attend à tomber dans la mièvrerie d’un amour que l’époque condamne, l’auteur nous emmène sur la piste d’un Nosferatu tropical… Adam est devenu un vampire en errance, de siècle en siècle, pour un long apprentissage de sa qualité nouvelle de monstre. Sa rencontre avec Guillaume, médecin, frappé du même mal, et qui a appris à dominer ses pulsions, va le pousser à retrouver sa condition humaine. Mais la quête du vampire n’est-elle pas toujours l’Amour ? « Le mythe du vampire, explique Isabelle Richard, n'est pas seulement une métaphore de l'amour, le vampire est un être monstrueux qui vide l'autre de sa substance vitale, le déshumanise, en fait sa proie, son jouet, sa chose avec cruauté et perversité, à l'image des esclavagistes et de la plupart des blancs d'alors. »

Le lecteur, comme l’auteur, pensent bien évidemment au zonbi qui a perdu toute forme d'humanité, comme une projection de l’esclavagiste. « Là où certains sont mués par l'amour et la bienveillance, poursuit Isabelle Richard, d'autres le sont par leurs propres intérêts, le mal. Que leur importe alors de détruire ceux qu'ils croisent, et ce qu'ils leur infligent, ils prennent jusqu'à la vie pour servir leurs vils instincts. »  Au fil des pages, ses vampires se révèlent pour la plupart des êtres bienveillants, et les vrais monstres sont les hommes. Isabelle Richard a vu « Racines » d'après le livre de Alex Haley, elle a souffert avec Kounta Kinté, le héros, et puis elle a eu un aïeul que l'on surnommait le « sauvage », et qui était probablement noir... « D'où venait-il ? Qui était-il ? Je n'en sais rien, avoue Isabelle Richard. J'ai imaginé plein de choses sur lui et ça m'a surtout donné la certitude que le racisme n'est pas quelque chose de rationnel car on est un mélange de plein de pays, d'histoires, de cultures. »

« L’Or rouge » n’est pourtant pas un roman contre l'esclavage, c'est un roman fantastique, une histoire d'amour qui défie l'Histoire et le temps, une histoire d'amour compliquée voire impossible pour dire que les sentiments ne meurent jamais vraiment lorsque l'on a aimé éperdument. Même la mort ne peut anéantir l'amour, c’est le message subliminal de ce premier roman.

FXG, à Paris

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