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11 septembre 2016 7 11 /09 /septembre /2016 04:46
Thierry Robert était reçu au MOM le 9 septembre 2016

Thierry Robert était reçu au MOM le 9 septembre 2016

Thierry Robert, observateur et fier

La ministre des Outre-mer ayant rencontré les parlementaires de la majorité gouvernementale lundi, elle a reçu jeudi le député maire de Saint-Leu. Comment se positionne Thierry Robert vis-à-vis de sa compatriote socialiste ? "Il y a des sujets sur lesquels il ne s'agit pas de majorité ou d'opposition, c'est l'intérêt général qui doit primer." Pour le moment, il ne veut pas critiquer la ministre des Outre-mer. "Ca fait une semaine qu'elle est là ! Ca voudrait dire que je fais de l'opposition systématique." Thierry Robert fait de "la politique autrement", ni à droite, ni à gauche. Vis-à-vis de Mme Bareigts, il se dit "observateur", mais aussi "fier qu'il y ait une Réunionnaise à la tête de ce ministère, dans l'attente de voir ce qui va se passer dans les prochaines semaines".

Au menu de cet entretien bilatéral, le projet de loi égalité réelle outre-mer qui arrive à l'Assemblée nationale la troisième semaine de septembre. L'élu qui siège au groupe Modem y a déjà contribué lorsque Victorin Lurel a fait son rapport. Soutiendra-t-il le projet de loi Bareigts ? "Je soutiendrai... Mais il y a mes amendements..." l'indexation des minimum vieillesse ou le rattrapage en matière de logements sociaux. "Cela pourrait créer de la dynamique économique sur les territoires... mêle si je sais qu'on ne peut pas tout faire d'un coup et qu'il y aura des échéances..." Il ne lui a pas échappé pour autant que "pour Mayotte, des éléments précis sont énoncés en matière de rattrapage", il espère donc que pour les autres territoires d'outre-mer, il puisse y avoir aussi des "éléments concrets, réels et non pas des propositions qui restent abstraites".

Si la ministre et le député ont rapidement évoqué le budget ("très peu, a confié Thierry Robert, parce que je pense avoir encore l'occasion de voir la ministre pour l'aborder), ils ont parlé du Règlement général européen d'exemption par catégories (RGEC), qui est en renégociation actuellement. Dans le cadre de la préparation des plans de convergence, Thierry Robert estime qu'il est temps de "faire une étude vaste et large des lois nationales et règlements européens, qu'il y ait des adaptations en fonction du contexte local".

Le député a longuement entrepris la ministre sur le financement des repreneurs d'entreprises qui ne disposent actuellement que d'une aide régionale de 40 000 euros. "Or, regrette Thierry Robert, il existe un accord qui pourrait faire passer cette aide à 400 000 euros grâce à un financement complémentaire de la Banque publique d'investissement, sauf qu'aujourd'hui l'Etat et la Région n'ont toujours pas signé cette convention." Et mettant la ministre devant le fait non accompli, il a argué d'égalité réelle : "Ca, ça existe et c'est réel ! On ne demande pas d'inventer la poudre." La ministre a raccompagné le député et ils se sont fait la bise en séparant.

FXG, à Paris

Réserve marine et carrière de Bois-Blanc

Dans le contexte de l'attaque récente d'un requin, Thierry Robert est revenu sur la réserve marine. "On l'a mise là où l'on pratique les sports nautiques, c'est une incohérence. La présence humaine fait fuir le requin." Le député plaide pour que, "dans une discussion avec l'Etat, la Région et les communes, on revoit son périmètre. Je n'ai pas dit son retrait..." La ministre a réservé sa réponse.

Evidemment, Thierry Robert a parlé de la carrière de Bois-Blanc dont il ne veut pas et a obtenu que la ministre vérifie avec le préfet le "fondement de (ses) propos" et annule l'enquête publique : "Ce ne sont pas les finances qui gouvernent, lui a t-il fait savoir, et nous avons besoin de préserver notre environnement."

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10 septembre 2016 6 10 /09 /septembre /2016 03:56
La chambre criminelle de la Cour de cassation, à Paris

La chambre criminelle de la Cour de cassation, à Paris

L'affaire Marie-Jeanne sera jugée à Paris

La Cour de cassation a donné suite à la requête du parquet général de Fort-de-France en renvoyant devant le tribunal correctionnel de Paris le dossier de faux et usage de faux, prise illégale d'intérêt et recel de prise illégale d'intérêt concernant Alfred et Maguy Marie-Jeanne et Mark Frampton. La Chambre criminelle avait convoqué les parties à l'audience de 14 heures mercredi, mais n'a fait connaître sa décision que hier matin. La Cour, qui doit motiver sa décision (car la défense pourrait bien aller devant la Cour européenne des droits de l'Homme), a donc donné foi aux inquiétudes du parquet général de Fort-de-France qui, avec un tel procès, celui du président de la CTM à Foyal, estimait sérieux le risque de troubles à l'ordre public. En ordonnant ce dépaysement, la Cour rationalise aussi les choses puisqu'elle réunit ainsi dans la même juridiction cette affaire et la plainte pour faux et usage de faux déposée par Alfred Marie-Jeanne devant le doyen des juges d'instruction de Paris en marge du même dossier. Me Ursulet, avocat du président Marie-Jeanne, a estimé que cette décision de dépaysement était "une honte qui confirmait un système putride, indigne, jusqu'à l'écoeurement".

FXG, à Paris

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9 septembre 2016 5 09 /09 /septembre /2016 05:24
Nicolas Mazières, dircab, Jean-Marc Mormeck, Frédéric Potier, conseiller, et le Premier ministre, le 6 septembre à Matignon

Nicolas Mazières, dircab, Jean-Marc Mormeck, Frédéric Potier, conseiller, et le Premier ministre, le 6 septembre à Matignon

Valls reçoit son délégué

Jean-Marc Mormeck, délégué interministériel pour l’égalité des chances des Français des outre-mer, a rendu compte mardi au Premier ministre d'un premier bilan à 6 mois et l’état d’avancement de la feuille de route (accès aux étudiants du Pacifique aux soins et à l’inscription à la Sécurité sociale, levée des freins à l’accès au logement au motif de domiciliations bancaires outre-mer, accès aux stages et aux formations qualifiantes en entreprises). Manuel VALLS s’est réjoui de la "visibilité accrue" dont jouit désormais la Délégation interministérielle, et a salué le travail au plus près du terrain conduit par l'ancien champion de boxe depuis sa nomination.

Jean-Marc Mormeck rencontrera Ericka Bareigts, la ministre des Outre-mer, le 8 septembre et le président François Hollande , le 23 septembre. Il rendra ensuite public son bilan « 24 mars – 24 septembre : six mois d’actions concrètes » lors d’une manifestation centrée sur un large partenariat avec de très grandes entreprises au profit des jeunes en recherche de stages, de contrats de qualifications ou d’emploi.

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8 septembre 2016 4 08 /09 /septembre /2016 08:36

Le calendrier de l'égalité réelle outre-mer

C'est mardi qu'ont été nommés à l'Assemblée nationale les rapporteurs du projet de la loi Egalité réelle outre-mer. Sans surprise, c'est Victorin Lurel, le rapporteur général de la commission des lois. Serge Létchimy est rapporteur pour avis à la commission des affaires économiques. Monique Orrphé pourrait à son heure être nommée pour avis de la commission des affaires sociales dès qu'elle se sera saisie du projet de loi. Les députés et leurs administrateurs ont d'ores et déjà commencé d'éplucher le texte gouvernemental afin de proposer des amendements. "Nous ne devons prendre garde, explique Victorin Lurel, sous peine d'irrecevabilité, que les amendements proposés ne créent de dépenses qui ne seraient inscrites au budget." Ca limite ainsi l'imagination du législateur !

Le 20 ou 21 septembre, l'audition de la ministre des Outre-mer sera le prélude des travaux parlementaires en commissions. Ils démarreront le 27 avec l'avis de la commission des affaires économiques, puis le lendemain, débutera l'examen des amendements. Enfin, une semaine plus tard, le 4 octobre, l'Assemblée nationale débattra en séance de l'égalité réelle outre-mer. Les travaux pourraient durer une ou deux journées. Rapidement le texte ira ensuite au Sénat avant son adoption. L'idée est que l'égalité réelle outre-mer portée par Ericka Bareigts soit votée avant la fin de l'année, avant la campagne des présidentielles.

FXG, à Paris

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8 septembre 2016 4 08 /09 /septembre /2016 05:27

L'affaire Marie-Jeanne sera-t-elle dépaysée ?

Le Cour de Cassation a examiné mercredi une demande du parquet général de Fort-de-France pour dépayser le procès d'Alfred Marie-Jeanne, de sa fille et de son concubin.

Mardi après-midi, la chambre criminelle examinait la requête du procureur général de Fort-de-France. Datée du 3 août dernier, elle vise à obtenir le dépaysement de l'affaire Alfred Marie-Jeanne à Paris. Ce dernier, sa fille Maguy et l'ami de cette dernière, Mark Frampton, ont été renvoyés devant le tribunal correctionnel pour faux et usage de faux, prise illégale d'intérêt et recel dans l’affaire de la construction par la Région Martinique d’une école à la Dominique et la réhabilitation et construction de deux bâtiments d'une école à Grenade. A la veille des élections régionales de 2010, deux courriers anonymes dénoncent un avantage consenti à la société de la fille du président sortant et de son concubin, à hauteur de 200 000 euros.

Tous ces faits sont contestés par la défense d'Alfred Marie-Jeanne qui dénonce un complot politique du PPM.

Le parquet général demande le dépaysement et dénonce une stratégie de déstabilisation durable, rendant impossible une bonne administration de la justice... Le rapport rappelle ainsi des propos d'Alfred Marie-Jeanne remettant en cause l'impartialité du procureur de Fort-de-France, la présence d'une foule jugée trop nombreuse devant tribunal le jour de la première audience correctionnelle en mars dernier et encore du fait que Me Ursulet ait préféré employer l'expression "soldat Corbeaux" plutôt que "M. le procureur de la République"... Au-delà de ces éléments d'ambiance, le parquet général évoque largement la bataille juridique qui s'est engagée entre son procureur et la défense du président de la CTM.

Il y a d'abord ce renvoi de l'affaire, le 9 mars dernier, pour laisser le temps à la CTM de se constituer partie civile. C'est une obligation non remplie jusqu'alors et à laquelle avaient tenté de répondre deux élus de l'opposition à l'assemblée territoriale, avant qu'AMJ la rende récemment effective en saisissant le bâtonnier de Paris.

Dépaysement contesté

Le rapport du procureur général évoque encore la plainte pour faux et usage de faux d'Alfred Marie-Jeanne contre le procureur de la République de Fort-de-France (défendu par Me Chabert, du barreau de Paris), et une seconde plainte au civil pour "inscription de faux" (cette dernière est attendue à l'audience du 13 septembre prochain à Paris).

En cause, la réquisition du procureur de la République au service de police judiciaire. La copie numérique fournie à la défense est datée du 19 avril 2010. Un tampon de la PJ la signale reçue le 21 mars. Dans le dossier original, la pièce présente deux mentions supplémentaires, l'une manuscrite, "reçu le 19 mars 2010", et soulignant la première, un tampon de service. Ce problème de date est de taille car il signifie la veille ou le lendemain des élections régionales de 2010. C'est cet aspect politique que dénonce la défense dans son rapport pour contester le dépaysement.

FXG, à Paris

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7 septembre 2016 3 07 /09 /septembre /2016 05:22
Erick Bareigts dans la cour d'Oudinot le 3 septembre

Erick Bareigts dans la cour d'Oudinot le 3 septembre

Erick Bareigts, ministre des Outre-mer

"J'ai besoin d'aller à Mayotte"

Dans quel état d'esprit vous trouvez-vous mois d'une semaine après votre installation ?

Très bon esprit, bonne équipe, des services que j'ai visité dès le lendemain... On est au travail ! Je fais des séances sur chaque dossier avec les conseillers pour affiner les choses, bien être au fait. On est en train de construire mon planning pour que je puisse rapidement aller sur le terrain, dans les territoires. Je souhaite vraiment aller à Mayotte pour mon prochain déplacement. J'ai besoin d'aller à Mayotte, on a besoin de parler. Beaucoup de choses ont été faites et il y a beaucoup de choses qui restent à faire. J'irai partout, en Polynésie française, en Nouvelle-Calédonie, dans les Caraïbes... J'irai partout.

Irez-vous inaugurer le pont sur l'Oyapock entre la France et le Brésil ?

Ca, je vous répondrai, mais un peu après... Et comme vous connaissez la réponse, il faut que j'affine. Il y a encore des dossiers sur lesquels on a une idée et il faut continuer la réflexion...

Vous avez remplacé GPL au pied levé pour le dîner des trois océans...

J'ai rencontré les ambassadeurs des trois océans pour évoquer la coopération et la dynamique des grands océans... On est partout par tous les temps et le temps est court quelle que soit la durée ! Une bonne décision peut se prendre en cinq minutes.... Mais, il faut bien la préparer.

Propos recueillis par FXG, à Paris

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7 septembre 2016 3 07 /09 /septembre /2016 05:16
Erick Bareigts, Edwin Laupen et Victorin Lurel au MOM samedi 3 septembre

Erick Bareigts, Edwin Laupen et Victorin Lurel au MOM samedi 3 septembre

Bareigts se frotte à la jeunesse

Le deuxième Campus Outre-mer qui s'est déroulé samedi dans les jardins du ministère des Outre-mer a été le théâtre de la première sortie publique de la nouvelle locataire des lieux, Ericka Bareigts, depuis son installation mercredi dernier. Najat Vallot-Belkacem et Thierry Mandon (ministres de l'Education nationale et de l'Enseignement supérieur) ont déclaré forfait, mais l'ancien ministre des Outre-mer Victorin Lurel,, le délégué interministériel Jean-Marc Mormeck, le nouveau directeur de LADOM, Fleurus Nestar, ou la comédienne Firmine Richard entouraient la ministre et Edwin Laupen, le président de l'association des jeunes de Guadeloupe (AJEG), co-organisateur avec le ministère de ce campus.

Avant même l'arrivée de la ministre, le directeur de Ladom avertissait Nathalie Puvilland, conseillère spéciale de la ministre : "Nos équipes se sont mises au travail dès ce matin..." Ericka Bareigts a été informée, dès son arrivée aux affaires, des difficultés d'une trentaine d'étudiants avec leur passeport mobilité. Elle a réuni son cabinet, la direction générale du ministère et Ladom pour mettre en place une cellule de soutien. Deux fonctionnaires de catégorie A et un secrétaire administratif y ont été affectés tandis que les agences de Ladom dans les territoires sont restées ouvertes samedi.. 10 000 étudiants ont reçu un mail de Ladom leur expliquant la procédure à suivre pour signaler tout dysfonctionnement. Ericka Bareigts a déclaré que la cellule de soutien "répondra rapidement à chacun d'entre eux et leur apportera un accompagnement individualisé, avec les concours de l'AJEG." L'association des étudiants de Guadeloupe est actuellement l'association la mieux structurée et c'est elle qui a déjà montré le chemin à l'association martiniquaise Martinique ambition jeunesse. Le ministère a choisi de s'appuyer sur elle pour que les nouveaux venus se sentent accompagnés.

"Ce sont 25 000 étudiants venus des outre-mer, a déclaré la ministre dans un discours à la jeunesse, qui quittent leur terre, leur foyer, leurs repères, pour venir poursuivre leurs études et leur formation dans l'Hexagone." Elle a appelé cela : "le long voyage" et ajouté : "Ce moment, je l'ai vécu..."

FXG, à Paris

Plan jeunesse outre-mer

Ericka Bareigts a profité du Campus Outre-mer pour aborder le plan jeunesse. Il aurait dû être présenté jeudi dernier par George Pau-Langevin qui l'a construit, mais le remaniement en a décidé autrement. Ericka Bareigts a retardé sa publication afin de mieux s'en emparer d'abord. "Il s'agit, a-t-elle tout de même détaillé, d'une centaine de mesures qui balaient tous les aspects qui peuvent concerner les la jeunesse (éducation, sport, mobilité...). On va regarder tout cela et, dans les prochaines semaines, nous le présenterons."

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6 septembre 2016 2 06 /09 /septembre /2016 05:12
Le pacte d'avenir pour la Guyane en finalisation

Le pacte d'avenir en voie de finalisation

D'ici "deux ou trois mois maximum", le Pacte d'avenir pour la Guyane devrait être présenté aux élus.

Le document intitulé pacte d'avenir pour la Guyane est encore actuellement en discussion interministérielle et pourrait, selon Matignon, enfin être rendu public dans un maximum de deux à trois mois. Promis par le président Hollande en décembre 2013, le pacte d'avenir doit permettre à la Guyane de rattraper ses retards selon quatre axes prioritaires : les infrastructures ; l'énergie, l’environnement et le développement durable ; la jeunesse et enfin la sécurité.

Le pacte d'avenir a, depuis un an, des allures d'Arlésienne tant on a pu souvent l'annoncer imminent ; c'était pour décembre 2015, puis pour janvier ou février 2016, puis encore pour juin ou juillet 2016... Ce sera donc finalement avant la fin de l'année ! Ces multiples décalages et retards s'expliquent dans la mesure où la priorité du président de la Collectivité territoriale de Guyane (CTG) était concentrée sur le plan pluriannuel d'investissement (PPI) qui a été négocié pendant ces six derniers mois et qui a abouti à une première : l'obtention pour la CTG de la garantie financière de l'Etat. On sait maintenant que ce plan abondera les finances de la CTG à hauteur de 4 à 500 millions d'euros sur une période de dix à quinze ans (la même que pour le pacte d'avenir). La première tranche de 53 millions d'euros sera effectivement débloquée en octobre.

Annonce présidentielle attendue

"On ne pouvait développer en même temps le plan pluriannuel d'investissement et le pacte d'avenir", indique une source proche de ce dossier. Il semble acquis désormais que le PPI sera inscrit dans la loi de finances 2017 qui sera votée par le Parlement avant la fin de l'année. Pendant ce temps, le travail préparatoire interministériel pour le pacte, initié par le ministère des Outre-mer, s'est tout de même poursuivi et maintenant que les questions budgétaires sont à peu près bouclées, les différents ministères concernés sont en train de finaliser le contenu des quatre axes prioritaires. Manuel Valls, répondant à une question de la députée Chantal Berthelot, avait indiqué en décembre 2015 qu'une fois ce travail achevé, il prendrait les arbitrages nécessaires et que le pacte d’avenir serait ensuite soumis aux élus guyanais. Pour marquer le coup, ce pourrait bien ne pas être le Premier ministre qui se chargerait de présenter ce pacte aux élus locaux, mais le président de la République lui-même.

FXG, à Paris

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3 septembre 2016 6 03 /09 /septembre /2016 05:02
La diplomatie territoriale de la Guyane

La diplomatie territoriale, levier du développement économique

La journée de mercredi, lors de la semaine des ambassadeurs qui s'achève aujourd'hui vendredi à Paris, était consacrée à la diplomatie territoriale. Le président de la CTG, Rodolphe Alexandre, y est intervenu en séance plénière pour poser le problème de la complémentarité entre le Quai d'Orsay et la collectivité territoriale. "Nous avons la compétence de la diplomatie territoriale, transfrontalière voire transnationale et j'ai proposé qu'il y ait aujourd'hui une vraie complémentarité, que l'on ne s'attache pas à segmenter les compétences des uns et des autres, mais que l'on développe une stratégie commune." S'appuyant sur la légitimité de sa proximité avec les élus du Brésil, du Suriname ou du Guyana, Rodolphe Alexandre a proposé un travail commun sur la problématique de la pêche illégale, de l'orpaillage clandestin et des migrations. "Nous savons que près de 6000 personnes sont déjà rentrées en Guyane." Le président du Sénat, Gérard Larcher, est venu appuyer son propos, en affirmant qu'il fallait valoriser les compétences de décentralisation en matière de coopération. "Les préjugés, les rétentions d'information, explique le président de la CTG, les difficultés que nous rencontrions avant en termes de circulation sont largement dépassées, démodées."

Rodolphe Alexandre a nourri son intervention des expériences déjà conduites en matière culturelle (Sainte-Lucie), universitaire (Brésil), sportive (Jamaïque) et surtout économique.

Le marché d'adduction d'eau de la ville de Port-au-Prince a été attribué à une entreprise guyanaise. C'est encore la société Guyacom qui a signé un accord avec la compagnie téléphonique brésilienne Hoy pour relier Cayenne à Macapa.

"Nous avons présenté notre projet du câble sous-marin qui ira du Portugal à Fortaleza avec un embranchement sur la Guyane, ce sont autant d'éléments qui ne peuvent que concourir à nous fédérer avec tous les pays de la Caraïbe !"

Le secrétariat général du Quai d'Orsay accompagne d'ailleurs la Guyane pour sa demande d'adhésion à la commission économique pour l'Amérique latine et la Caraïbe. "La première chose qui a séduit la commission du CARICOM (la Guyane a déposé une demande d'adhésion, ndlr), c'est quand on leur a présenté à images constantes une vision par satellite du Guyana." Grâce au savoir faire de Téléspazio, une mission se prépare pour parer au désastre qui s'y joue en ce moment en termes de bordure de rivage et de riziculture.

Mais la Guyane a d'autres atouts comme sa politique de traitement des déchets (ramassage, collecte, tri, concassage) et encore le ramassage des épaves automobiles (VHU)... "On a vraiment les moyens d'entrer dans la Caraïbe", conclut Rodolphe Alexandre.

FXG, à Paris

 

 

 

 

 

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2 septembre 2016 5 02 /09 /septembre /2016 03:59
D'une ministre à l'autre

Passation de pouvoir à Oudinot

George Pau-Langevin a accueilli Ericka Bareigts sur les coups de 9 heures, hier matin, dans la cour de l'hôtel Montmorin, rue Oudinot, siège du ministère des Outre-mer. Les membres de l'ancien cabinet, les fonctionnaires et les militaires du SMA, bientôt rejoints par les collaborateurs de l'ancienne secrétaire d'Etat à l'égalité réelle ont ainsi assisté à une passation de pouvoir chargée d'émotion. George Pau-Langevin, les yeux embués de larmes, s'est déclaré heureuse de laisser son ministère en de bonnes mains. Ericka Bareigts affichait un sourire qui ne cachait rien de la fierté ressentie. Après leurs discours, les deux femmes se sont embrassées. Et tandis que l'une quittait le ministère à pied, la seconde devait aussitôt gagner l'Elysée pour son premier conseil des ministres. Une formalité puisque l'ordre du jour ne lui prévoyait aucune intervention.

Six mois pour réussir

Voilà donc Ericka Bareigts au pied du mur, avec un agenda d'ores et déjà organisé pour les six prochains mois avant que la campagne présidentielle ne vienne sonner la fin de la partie. Le 16 septembre prochain, elle devrait ainsi rendre publique la synthèse des consultations lancées début août sur l'égalité réelle outre-mer (5500 visiteurs et 1200 contributions), participer le 19 septembre à une réunion sur le tourisme (lors du salon Top Résa à Paris), se rendre à Madère le 20 septembre pour la conférence des régions ultrapériphériques et encore réunir assez rapidement les parlementaires des outre-mer pour leur faire part des premiers arbitrages obtenus pour le budget 2017 de la mission outre-mer. La suite, ce sera le travail en commission à l'Assemblée nationale autour du projet de loi égalité réelle outre-mer, puis le débat publique en séance, à partir du 4 octobre. Elle devra ensuite s'occuper de la loi de finances, puis du projet de loi organique pour la Polynésie, Wallis et Futuna, Saint-Martin.

La ministre va aussi essayer de se rendre dans l'ensemble des territoires, à commencer par Saint-Pierre et Miquelon avec Manuel Valls à la mi-octobre. Elle devrait aussi normalement se rendre en Guyane car il faudra bien que quelqu'un se dévoue pour aller enfin inaugurer le pont sur l'Oyapock ! Elle n'oubliera ni les Antilles, ni la Réunion, bien sûr !

Il faudra faire vite, très vite, car le Parlement cessera tout activité au mois de mars. Ericka Bareigts ne disposera donc réellement que de six mois pour agir. Et si GPL est parvenue à inverser la courbe du chômage (-2,2 % en juillet dernier sur l'ensemble des Outre-mer), ça ne dit pas si cette nomination sera pour Ericka Bareigts un gage pour parvenir à se faire réélire députée de la Réunion en juin 2017.

FXG, à Paris

La garde rapprochée d'Ericka Bareigts

La nouvelle ministre des Outre-mer devrait amener avec elle rue Oudinot une bonne partie du cabinet qu'elle avait formé au secrétariat d'Etat à l'égalité réelle. Selon un proche du dossier, c'est "l'ossature de son cabinet" que d'aucuns ont appelé sa "garde réunionnaise" qui devrait la sivre : Nathalie Puvilland, Pierre Dupuy, Sylvain Bruno, Rémi Darmo, Philippe Mouchard (l'ex délégué général de la Fedom), mais également Guillaume Gonin, Emma Antropoli ou Julien Dahan...

Pour autant, le directeur de cabinet de GPL, François Ravier, et son adjoint, Jean-Bernanrd Nilam, devraient encore rester rue Oudinot, histoire de faire le pont sur tous les dossiers en cours. Par ailleurs, dès hier après-midi, Nathalie Puvilland (jusqu'alors directrice de cabinet) devait avoir une série d'entretiens avec les membres du cabinet de GPL pour examiner les désidérata de chacun d'eux. Sylvie Especier qui était jusqu'alors la référente Mayotte pourrait elle aussi rester.

Ericka Bareigts, en tant que ministre de plein exercice, a droit à quinze conseillers. Mais tant que les nominations ne sont pas publiées au Journal officiel, personne ne peut dire aujourd'hui s'il fait partie du cabinet.

Un budget en hausse de 0,8 %

GPL, en partant, laisse à Ericka Bareigts un budget bien préparé et mieux que maintenu, à hauteur de 2,02 milliards, soit une une hausse de 0,8 % qui aurait été négociée avec Bercy. Ce budget prévoit entre autres le financement de la cité des Outre-mer à hauteur de 10 millions d'euros environ (sur plusieurs années). Cette cité devrait pourvoir être engagée vers le mois de décembre et serait située aux environ du parc de la Villette dans le 19e arrondissement.

38 millions au budget de l'Agriculture pour le sucre

Par ailleurs, la fin des quotas sucriers en octobre 2017 donnera lieu à une inscription particulière dans le budget du ministère de l'Agriculture. Même si l'Europe doit donner son aval, le gouvernement inscrira une partie des 38 millions promis dans le budget 2017 et les reste l'année suivante. Il s'agira de permettre de maintenir le prix d'achat aux producteurs.

Fausse rumeur

Certains ont voulu absolument trouver un soubassement politique au départ de GPL. On a donc entendu sur des ondes, hier à Paris, que GPL aurait eu un clash avec Manuel Valls mardi vers 11 heures au sujet de la nomination du nouveau président du Comité national pour la mémoire et l'histoire de l'esclavage, Frédéric Régent., et la non reconduction de Myriam Cottias Fausse rumeur donc, puisque ces nominations ont été discutées sous la houlette du conseiller outre-mer de François Hollande en présence du Premier ministre et de GPL au début du mois de juillet. Et pour achever de tordre le coup à cette rumeur, Manuel Valls a téléphoné personnellement à GPL mardi soir pour pour la remercier, regretter la précipitation qui a entouré son départ avant de la saluer chaleureusement.

Patrick Karam salut la nomination de l'ex-vice-présidente du CReFOM

Quoi qu'en vacances à l'étranger, le président du CReFOM, Patrick Karam, qui n'a jamais entretenu de bonnes relations avec George Pau-Langevin, a tenu à faire savoir sa satisfaction de voir accéder au poste de ministre des Outre-mer son ancienne vice-présidente au CReFOM. Il est vrai qu'Ericka Bareigts n'a pas manqué dans son discours d'installation de mentionner son nom comme un des inspirateurs du projet de loi égalité réelle outre-mer quand GPL a fait enlever trois fois son nom des attendus dans le texte du projet.. "Ca va introduire de la clarté, indique M. Karam, car jusqu'alors on avait une dyarchie avec deux têtes de pont et ça tirait à hue et à dia." Patrick Karam qui devrait être bientôt connu comme le responsable outre-mer de la campagne de Nicolas Sarkozy, reconnaît par ailleurs qu'avec cette nomination, François Hollande est "habile" : "Il fait un coup politique ! La Réunion, c'est 800 000 habitants, elle a un rôle à jouer dans l'élection présidentielle. Hollande donne donc des gages aux Réunionnais, des gages qu'ils attendaient depuis longtemps." Rappelons que Sarkozy s'est engagé à jouer le consensus pour l'outre-mer et l'égalité réelle lors des trente ans de la FEDOM.

 

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