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21 mai 2015 4 21 /05 /mai /2015 05:56

Le CReFOM dénonce la reprise d'Outremer Télécom par le malgache Telma

"A ce jour, jamais une société ou un actif télécom n'a été vendu à une société extra-européenne. Comment pourrions-nous tolérer dans les départements et régions d'Outre-mer, ce qui en France métropolitaine ne serait pas acceptable ?"

Patrick Karam, président du conseil représentatif des Français d'Outre-mer, a écrit au ministre de l'Economie, Emmanuel Macron, pour critiquer le choix, validé par l'Autorité de la concurrence, de l'entreprise malgache Telma pour le rachat d'Outremer Télécom. Ce rachat a été rendu nécessaire par la reprise de SFR, Moebius et Outremer Télécom par Numéricâble. Cette dernière étant tenue de se séparer d'Outremer Télécom pour ne pas être en situation dominante à la Réunion.

Selon le CReFOM, "la nouvelle gouvernance de SFR et la disparition des entités Mobius et Outremer Télécom ont déjà eu comme premiers effets une amplification des délocalisations de service à Maurice (...) entrainant même des fermetures (d'entreprises sous-traitantes)". Là-dessus, le gouvernement a déjà été alerté par les parlementaires Bareigts, Bello, Vlody, Lebreton, Thierry Robert et Paul Vergès, ainsi que par les principales organisations syndicales du secteur.

Pour éviter que "la dégradation de l'emploi s'accélère avec l'entrée d'un repreneur basé à Madagascar et qui serait tenté d'y regrouper ses services", le CReFOM interpelle le ministre de l'Economie : "Le secteur des télécommunications et de l'Internet a toujours été considéré comme stratégique et relevant des intérêts vitaux de la souveraineté nationale." Karam cite pour exemple le dossier Daily Motion pour lequel Macron s'est opposé à sa reprise par un investisseur étranger en imposant un rachat français. Le CReFOM demande donc à Emmanuel Macron d'utiliser le décret Montebourg de juillet 2014 qui prévoit la protection des investisseurs français dans les domaines stratégiques dont font partie les télécoms. Le CReFOM plaide donc pour une "solution française".

Le courrier de Karam à Macron, daté du 19 mai. est en attente de réponse.

FXG, à Paris

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21 mai 2015 4 21 /05 /mai /2015 05:16

"L'extraordinaire aura lieu", au théâtre des déchargeurs jusqu'au 25 juin

 Deux artistes (l'une parisienne, l'autre sétoise), Maureen Esivert et Camille de Courcy (ci contre), donnent un spectacle qui se joue tous les jeudis à 21 h 30 au théâtre des Déchargeurs à Paris jusqu'au 25 juin.

Ce spectacle démarre drôlement avec la révolte des cuillers "biscornues par le temps". On pressent un drame d'amour passé... Le ton est libre, musical... "J'ai avec moi du rhum, à peine alcoolisé..." C'est une spectacle où l'amour joue l'Arlésienne !

"L'extraordinaire aura lieu", c'est l'insolence, la folie douce et les langages du coeur. Tout cela colore des tableaux vivants où la poésie se joue entre chansons et textes. Les personnages résonnent de sensibilités tout aussi légères qu’implosives et portent des regards espiègles, parfois sarcastiques sur le chaos du monde et ses « faims cruelles ». Camille de Courcy (l'auteur et comédienne) et Maureen Esivert (compositrice et interprète, ci-dessus) tissent leur complicité entre poésie, théâtre et chansons (réalistes ou jazzy), tutoyant aussi des univers absurdes et fantastiques, des histoires à dormir debour et à coucher dehors... "Le verbe, le beau, le jeu doivent se faire ressentir", indique Camille de Courcy, l'auteur. Le spectacle l'affirme.

"Ce que par déduction, nous croyons tout savoir

Se retourne parfois en des sens schizophrènes

Et nous surprend d’autant quand on prend l’habitude

De veiller ce qui est mort pour ne pas voir la vie.

Il y a des chrysanthèmes qui poussent aussi sauvages,

Fuyant les cimetières de nos mortels rivages."

FXG, à Paris

 

 

 

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21 mai 2015 4 21 /05 /mai /2015 04:49

Mouvements chez les préfets

Au conseil des ministres de mercredi, le départ du Martiniquais Alain Zabulon, préfet, coordonnateur national du renseignement, a été entériné. Un départ sur sa demande, précise le communiqué de l'Elysée. A Saint-Barthélemy et Saint-Martin, là aussi du mouvement avec le départ du préfet délégué Philippe Chopin, nommé préfet de la Creuse. C'est Anne Laubies-Roques qui reprend le poste.

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20 mai 2015 3 20 /05 /mai /2015 19:48

Le ministre du budget est aux Antilles depuis lundi avant la Guyane mercredi. Interview de Christian Eckert, ministre du Budget

"Mon ministère n’est en aucun cas l’ennemi des outre-mer"

Nombre de dossiers d'investissement par défiscalisation ou crédit d'impôt sont toujours bloqués par le bureau des agréments en région ou à Bercy. François Hollande a annoncé que tous les mécanismes étaient enfin validés par Bruxelles. L'information est-elle parvenue enfin jusqu'à vous ?

Ces dispositifs d’aide (crédit d’impôt ou défiscalisation) jouent un rôle important de soutien à l’économie et de réponse aux besoins en logement des populations des départements d’outre-mer, en particulier dans les Antilles. Juridiquement parlant toutefois, ils constituent ce qu’on appelle des régimes d’aide d’Etat et ont dû à ce titre faire l’objet d’une validation par la Commission européenne pour pouvoir continuer à s’appliquer au-delà du 1er janvier 2015. Mes services se sont fortement impliqués dans les échanges avec la commission afin d'obtenir une solution favorable, ce qui a permis cette validation en avril dernier. Désormais, comme l’a annoncé le Président de la République, les dossiers qui étaient en attente peuvent de nouveau se voir octroyer le bénéfice des mécanismes de soutien avec la défiscalisation.

Il n’est donc pas exact de dire qu’ils étaient ou qu’ils sont bloqués par l’administration. Ils n’étaient que suspendus le temps de l’obtention de la validation de la Commission. Il est en effet de la responsabilité du gouvernement de garantir la sécurité juridique des opérations menées tant pour les entreprises que pour les particuliers investisseurs concernés.

Cette exigence doit également être prise en compte par les acteurs économiques qui devront s’assurer que leurs projets respectent le nouveau cadre communautaire. Pour cela, les services de l’administration fiscale répondront bien sûr à leurs interrogations. Des instructions ont été données en ce sens à l’ensemble des services concernés pour reprendre le traitement normal des dossiers. En effet, les projets de construction de logements ainsi que les investissements productifs restent deux priorités du gouvernement en outre-mer.

Dans quelles proportions le crédit d'impôt à l'investissement a pris le relais de la défiscalisation ?

Il est encore trop tôt pour le dire : le nouveau dispositif du crédit d’impôt va réellement monter en puissance dans les prochains mois.

Nous sommes confiants car il est à la fois beaucoup plus simple que la défiscalisation traditionnelle - il ne fait appel à aucune structure de portage - et financièrement plus avantageux pour l’entreprise, puisqu’elle n’a plus d’investisseurs extérieurs à rémunérer pour leurs apports. Ainsi, la totalité de l’aide accordée par l’Etat revient à l’entreprise sans « évaporation » à la différence de la défiscalisation classique.

C’est pourquoi nous pensons que le crédit d’impôt va aider les entreprises ultramarines à investir dans de meilleures conditions et que beaucoup d’entre elles vont faire ce choix. Car pour le moment, je rappelle qu’il n’est obligatoire que pour celles qui réalisent un chiffre d’affaires supérieur à 20 M€. Pour les autres, elles peuvent continuer à choisir entre le crédit d’impôt et la défiscalisation classique.

Nous ferons le bilan l’année prochaine pour mesurer l’efficacité de ce dispositif et faire les ajustements qui paraitront nécessaires.

Votre ministère est toujours apparu comme l'ennemi de l'Outre-mer. Considérez-vous aussi que ces territoires ne sont que les danseuses de la France ?

Les départements d’outre-mer sont des départements français à part entière. Ils sont partie intégrante du territoire national et leurs habitants doivent être respectés pour cela, au même titre que tous nos autres concitoyens.

Mon ministère n’est donc en aucun cas l’ennemi des outre-mer. Je regrette que certains aient pu le penser ou le faire croire.

Le Président de la République m’a confié une mission aux côtés de Michel Sapin : veiller à la bonne utilisation de l’argent public et redresser les comptes publics. Cette mission, je m’y atèle chaque jour, avec application et à l’égard de l’ensemble de nos politiques et de nos ministères. Je le fais avec une préoccupation constante de l’équité et de l’efficacité de l’action publique,

Je suis convaincu que les habitants de Guadeloupe, Martinique et Guyane ont aussi à cœur que l’Etat soit dans une logique d’accompagnement du développement local, porteuse d’avenir.

La réforme progressive des modes de défiscalisation va dans ce sens : faire en sorte que l’argent mis au service des territoires y arrive sans perte en ligne et y soit avant tout utile : pour l’emploi, pour l’accès aux services publics et privés, pour la qualité de vie.

Ce déplacement, que j’ai souhaité, permettra les échanges et le dialogue. Il sera aussi l’occasion, pour le Secrétaire d’Etat chargé du Budget que je suis, de valoriser le travail des agents des douanes et des finances publiques, aux côtés des citoyens et des entreprises.

Que pensez-vous de l'annonce faite par le président de la République pour obtenir en une génération l'égalité réelle des Outre-mer avec l'Hexagone ? Est-ce réaliste d'un point de vue comptable ?

L’égalité est une composante essentielle du pacte républicain. Aucun territoire ne doit être délaissé. Cela signifie effectivement porter plus d’efforts là où les difficultés structurelles côtoient des atouts formidables : les difficultés de l’insularité et de l’éloignement se confrontent par exemple à la force de la jeunesse et à la volonté de développement qui s’y attache.

Le Secrétaire d’Etat chargé du Budget a certes un regard comptable. Mais il ne peut se limiter à compter. La comptabilité se doit d’être au service d’une politique, et la politique sans l’esprit d’égalité n’a pas de raison d’être. Mon rôle est d'assurer que les politiques pour atteindre ce but soient les plus efficaces et efficientes possibles. L’engagement pris par le Président de la République nous oblige et la nation tout entière est mobilisée en ce sens.

Comment va évoluer le budget de la mission Outre-mer dans la prochaine loi de finances ?

Nous travaillons actuellement au projet de loi de finances 2016 avec tous les ministères, y compris l’outre-mer. Je recevrai chaque ministre début juin, et il est vraiment trop tôt pour faire des annonces. Tous devront faire des efforts et chaque dépense sera analysée de manière approfondie car aucun secteur ne peut être exonéré de participer au redressement des finances publiques. Nous le ferons avec George Pau Langevin dans la confiance et le dialogue.

Allez-vous consacrer une partie de votre visite en Guyane au problème du foncier ?

J’ai effectivement souhaité y consacrer une séance de travail avec les élus et nos administrations. Je mesure l’importance de ce sujet, les parlementaires concernés m’en ayant déjà beaucoup parlé. Il est légitime, au titre de ma fonction de ministre des Domaines, que je suive de très près ce dossier.

Propos recueillis par FXG, à Paris

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20 mai 2015 3 20 /05 /mai /2015 05:29
CMA CGM Kerguelen

Catherine Hayot, marraine du fleuron de CMA CGM

Le CMA CGM Kerguelen, plus grand navire de la flotte, a été baptisé au Havre mard12 mai dans la grande tradition maritime avec la bénédiction d'un prêtre de la mission de la mer. Ce baptême a eu lieu en présence de Jacques Saadé, fondateur et président directeur général du groupe CMA CGM, de Bernard Hayot, fondateur et président du GBH, de son épouse la marraine du navire, Catherine Hayot, avec leurs enfants et petits enfants, de nombreux élus (dont le Guadeloupéen Jocelyn Mire), des institutionnels, partenaires et clients. Philippe Lavil côté pipol, Luc Poumaroux, Tino Dambas, Nicolas Maraud des Grottes et Jean-Claude des Grottes côté planteurs,..

Dernier né de la flotte CMA CGM, livré le 31 mars dernier, le CMA CGM Kerguelen est avec ses 398 mètres de long et sa capacité de 17 722 conteneurs vingt-pieds, le plus grand navire du groupe. Il est le premier d’une série de six navires de la même taille qui doivent entrer en service cette année et compléter la flotte de plus de 460 navires.

Le Groupe CMA CGM est le troisième transporteur maritime mondial. Il a affiché en 2014 des volumes transportés en hausse de 8,1%, à 12.2 millions de conteneurs EVP, un chiffre d’affaires de 16.7 milliards USD (+5.3%) et l’une des meilleures marges opérationnelles du secteur. Le groupe a récemment annoncé l’obtention de la concession du terminal de Kingston en Jamaïque pour en faire un hub régional de transbordement.

Catherine Hayot a déjé été marraine du Fort Saint-Louis en 2004, un navire affecté à la ligne Antilles. Cette fois, elle est la marraine d'un navire qui n'abordera jamais nos côtes puisqu'il est affecté à la ligne Asie.

Catherine Hayot, a clos la cérémonie en lançant la bouteille de champagne qui s’est brisée contre la coque, et prononçant la phrase traditionnelle : « Je nomme ce navire CMA CGM Kerguelen, que Dieu le bénisse ainsi que tous ceux qui sont et seront à bord. »

Et c'est à bord du Kerguelen qu'Eric de Lucy, président de l'UGPBan a signé avec M. Saadé la reconduction de l'accord qui lie les bananiers à CMA CGM pour une nouvelle période de six ans.

FXG, au Havre

Plus long que la tour Eiffel, plus large que l'arc de triomphe de Paris

Plus long que la tour Eiffel, plus large que l'arc de triomphe de Paris

l'équipage du Kerguelen

l'équipage du Kerguelen

Jacques Saadé et Catherine Hayot

Jacques Saadé et Catherine Hayot

Au premier rang des invités de droite à gauche : Tino Dambas, Nicolas Maraud des Grottes, Rodolphe et Stéphane Hayot...

Au premier rang des invités de droite à gauche : Tino Dambas, Nicolas Maraud des Grottes, Rodolphe et Stéphane Hayot...

Bernard Hayot et Eric de Lucy

Bernard Hayot et Eric de Lucy

17700 containers de capacité

17700 containers de capacité

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20 mai 2015 3 20 /05 /mai /2015 04:18

Babette à l'ONU et dans le Figaro

Le journal Le Figaro a mis en lumière Babette de Rozières dans son édition de mardi. La cuisinière guadeloupéenne a été invitée par Ban-Ki-Moon, secrétaire général de l'ONU, a cuisiner le repas d'anniversaire des 70 ans de l'organisation supranationale. Babette va devoir cuisiner pour 300 personnes tout en mettant en valeur le patrimoine cullinaire des cinq continents. La réception aura lieu le 30 juin à New York en pré"sence des représentants des 193 Etats membres de l'ONU. Ce buffet dinatoire aura lieu avant un concert. V-Babette devrait s'en sortir, elle qui a déjà cuisiné pour le roi du Maroc, la princese de Monaco ou la famille régnante qatarie. Le Figaro ne dit pas la hauteur du cachet de notre chef médiatique !

FXG, à Paris

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19 mai 2015 2 19 /05 /mai /2015 16:50

C’est pas du Jazz !

Les 20 et 21 mai – Paris

Le Club de Jazz, Le Petit Journal Montparnasse accueille les pianistes Grégory Privat et Ronald Tulle. Deux soirées d’exception, en compagnie de deux artistes Martiniquais, qui vous feront apprécier les sonorités caribéennes. A cette occasion, il sera proposé un bar « Caresse Antillaise » avec des jus de fruits aux saveurs exotiques… On espère aussi que les bons rhums seront aussi proposés même si l'abus reste et demeure dangereux pour la santé !

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16 mai 2015 6 16 /05 /mai /2015 07:25

34,5 millions pour le futur CHU

La Commission Européenne a approuvé un investissement de 34,2 millions d'euros du Fonds Européen de Développement Régional (FEDER) pour construire un nouveau bâtiment hospitalier de près de 29 000 m2 conforme aux normes de protection sismique sur le site du CHU de la Martinique, à Fort de France. Le projet devrait être terminé à la fin de 2015.

La Commissaire à la Politique régionale, Corina Creţu, a déclaré : « Après les terribles tremblements de terre en Haïti et plus récemment au Népal, il est indispensable que les zones à risque comme la Martinique soient pourvues d'hôpitaux capables de résister à des tremblements de terre. Grâce aux Fonds structurels européens, cet hôpital construit aux normes antisismiques en vigueur restera totalement opérationnel et performant en cas de catastrophe naturelle survenue sur l'île ou dans la région, ce qui contribuera à sauver des vies.»

Cet investissement sera financé par le programme opérationnel d’intervention du Fonds européen de développement régional (FEDER) au titre de l’objectif «convergence » dans la région Martinique en France, au titre de l’axe prioritaire « compenser les surcoûts induits par l'ultra-périphérie et les autres handicaps structurels » du programme opérationnel. L’Union européenne via le FEDER cofinance le projet à hauteur de 34,6 millions d’euros, le coût total du projet étant de 138 millions d’euros.

 

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15 mai 2015 5 15 /05 /mai /2015 07:23

L'Autorité de la concurrence autorise le rachat de la SARA par Rubis

L'Autorité de la concurrence a autorisé mercredi, sous conditions, l'acquisition par le groupe Rubis de l'unique raffinerie des Antilles et Guyane françaises, la SARA.

La SARA qui exploite la raffinerie de pétrole implantée en Martinique et toutes les installations connexes permettant le stockage et le transport de produits pétroliers bruts ou raffinés dans la zone Antilles-Guyane, est actuellement contrôlée conjointement par Total, Rubis et de façon minoritaire la société Sol Petroleum Antilles (Sol). Le groupe français Rubis qui distribue des carburants sous la marque ViTO et du GPL sous les marques Vitogaz et Gaz'L, a fait savoir il y a quelques mois son intention d'acquérir les parts de Total dans la SARA.

L'Autorité de la concurrence estime que "en dépit de la réglementation existante et bien que l'opération n'entraîne pas de chevauchement entre les activités de Rubis et de la SARA, d'importants effets verticaux ont été identifiés". Elle a ainsi établi tous les marchés où des "risques d'atteinte à la concurrence" demeurrent possibles. Il s'agit des marchés de l'approvisionnement en produits pétroliers semi-finis et finis, du transport de produits pétroliers par oléoduc, du stockage de carburants marins et de carburéacteurs et de la fourniture de produits sur lesquels la SARA dispose de monopoles. Des engagements ont été souscrits par Rubis pour éliminer tous risques d'atteinte à la concurrence.

D'une manière générale, les conditions posées par l'Autorité consistent à imposer à la SARA la mise à disposition pour ses concurrents de toutes ses installations à hauteur d'un "tarif orienté vers les coûts incluant une rémunération raisonnable du capital". Sur le marché de la fourniture de produits pétroliers et de GPL, Rubis s'est engagée à ce que la SARA "approvisionne tout tiers en carburants et GPL à des conditions transparentes et non discriminatoires".

De manière plus précise, sur le marché de l'approvisionnement en produits semi-finis et finis, l'autorité a demandé à Rubis de se prémunir contre une hausse des frais additionnels. Ceux-ci ne sont pas plafonnés par les décrets Lurel (c'est cet aspect qui a d'ailleurs fait l'objet d'un vain recours de l'Etat devant le tribunal administratif de Fort-de-France il y a quelques semaines). LAutorité estime que l'augmentation de ces coûts additionnels conduirait à une augmentation des prix de vente à tous les stades de la distribution. Rubis s'est donc engagé à "maintenir à leur niveau actuel, stable depuis 3 ans, les coûts d'approvisionnements en produits pétroliers semi-finis et finis de la SARA".

Rubis a pris ces engagements pour une durée de cinq ans renouvelables. leur application se fera sous la surveillance d'un mandataire indépendant agréé par l'Autorité de la concurrence.

FXG, à Paris

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15 mai 2015 5 15 /05 /mai /2015 07:16

La fusion des banques ultramarines de BPCE et Caisses d'épargne est bien partie

Alain Lacroix, président du directoire de la Caise d'Epargne Provence Alpes Côte d'Azur (CEPAC), a présenté mercredi à Marseille le projet d'acquisition de la Banque de la Réunion, de la Banque des Antilles françaises et de la Banque de Saint-Pierre et Miquelon actuellement détenues par BPCE International Outre-Mer. Montant de l'investissement : 1 milliard.

Le projet a été pprouvé à l’unanimité par le conseil d’orientation et de surveillance de CEPAC, le conseil de surveillance de BPCE et le conseil d’administration de BPCE IOM.

Ce rachat permettra à CEPAC de tripler ses parts de marché à la Réunion et des les doubler aux antilles. Celui ouvrira de nouvelles implantations à Mayotte, Saint-Barthélemy, Saint-Martin et Saint-Pierre et Miquelon, établissant ainsi un équilibre entre ses activités dans l'Hexagone et celles dans les outre-mer. A l'horizon 2020, CEPAC devrait réaliser 12 à 30 % de son produit net bancaire (PNB) en outre-mer. Actuellement, son PNB est de 620 millions d'euros avec un résultat net de 146 millions. En 2017, après un "saut de croissance" de 17 % avec un PNB de 800 millions et un résultat à 180 millions. Selon Alain Lacroix, en lui permettant de dépasser "une taille critique insuffisante", ce nouveau réseau pourrait être en mesure de tailler des croupières au leader actuel du marché bancaire outre-mer.

Le groupe BPCE indique qu'il vend ses trois établisssements pour "clarifier opportunément" la présence du groupe en outre-mer. Désormais, il y aura d'un côté les Caisses d'Epargne de CEPAC, de l'autre, la BRED Banque populaire de BPCE.

Cette fusion avec le réseau des Caisses d'épargne inquiète les salariés, notament avec le rapatriement dans l'Hexagone des activités de back office ou l'extension de la solution information Caisse d'Epargne. Le directoire de CEPAC n'ignore pas les craintes de ses salariés, qui évoque "une opération majeure sur les plans humains et financiers". La phase de préparation n'attend plus que l'agrément de l'Autorité de contrôle prudentiel et de résolution avant que ne s'engage le "chantier d'intégration". Celui-ci s'achèvera fin 2016 après la fusion juridique au deuxième semestre 2016, la bascule informatique et la fusion bancaire. « Notre ambition est de construire avec la Banque de la Réunion, la Banque des Antilles Françaises et la Banque de Saint-Pierre-et-Miquelon un grand ensemble bancaire coopératif en Outre-Mer, respectueux des spécificités territoriales et au service des économies locales.

FXG, à Paris

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