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8 octobre 2016 6 08 /10 /octobre /2016 11:06
Les Guadeloupéens, un livre

Un livre intitulé Les Guadeloupéens

Caroline Bourgine, journaliste et documentariste, vient de publier aux Ateliers Henry Dougier un ouvrage sobrement intitulé "Les Guadeloupéens". Sur la couverture, une main, celle d'une Guadeloupéenne, la danseuse et chorégraphe Chantal Loïal. Ce livre s'inscrit dans une collection qui a pour but de "raconter les peuples aujourd'hui, trop souvent invisibles". L'auteur qui a fait partie de l'équipe de Daniel Maximin au commissariat de l'année des Outre-mer, revendique un "bac + 30 Guadeloupe", avant même de commencer de développer "les lignes de vie" de ce peuple. C'est donc une rencontre avec des gens qu'elle propose. Des gens venus de "quatre continents pour faire un archipel", ainsi que le répète souvent Daniel Maximin. Caroline Bourgine commence par le début, c'est-à-dire, les Amérindiens avec Carloman Bassette, poursuit avec les Congos et Marie-France Massembo, les Indiens avec Ernest Moutoussamy, les Syriens avec André Attalah et les Blancs péyi avec Marie-Claude de Lacaze, Nicole Nadal de la Bragelone, Henry Damoiseau et Gustav Michaux-Vignes. Tout au long de ces entretiens, elle amène son lecteur à la culture créole et la langue des corps et de nouveaux interlocuteurs, Hector Poullet, Pascal Berthelot, Léna Blou et Wobè Dieupart. Viennent ensuite les histoires de famille avec le généalogiste Michel Rogers, Max et Régine Jasor et enfin Gérard Petrelluzzi, puis les femmes... Potomitan, elles sont Eve-Lyne Martin-Brière, Simone Schwarz-Bart et Marie-Héléna Laumuno. La découverte du pep gwadloup continue autour du ka, du lewoz et plus généralement de la culture que racontent Patrick Solvet, Michel Halley, Ernest Pépin, Jacques Martial et Gérard Poumaroux. Enfin mêlant tour à tour "dépendances et indépendance", elle fait parler Max Rippon, Henry Joseph, Joël Nankin et Julien Mérillon.

L'ouvrage brosse ainsi un portrait de la Guadeloupe et de ses gens, un portrait plutôt bien fait pour ceux qui découvrent "ce pays aux contours d'une igname brisée" avec son humanité et son inhumanité, la colonisation et la départementalisation, bref les Guadeloupéens dans le "grand charivari de l'histoire" !

On regrettera ça et là quelques erreurs, comme une première abolition de l'esclavage en 1802 au lieu de 1794, un Bumidom renommé LADOM en 1992 quand ce nouvel acronyme n'a été donné qu'en 2008, une Colette Koury mariée au fondateur d'Air Caraïbes au lieu d'Air Guadeloupe, un Max Jasor qui a investi dans Guadeloupe 1ère au lieu de La Une Guadeloupe, un salon de coiffure appartenant à M. Gauthier quand il s'agit de M. Gauthiérot, l'action caraïbe révolutionnaire au lieu de l'Alliance révolutionnaire caraïbe... Ces erreurs n'entachent en rien la crédibilité du livre, mais donnent envie de suggérer à l'éditeur de recruter un correcteur guadeloupéen !

FXG, à Paris

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8 octobre 2016 6 08 /10 /octobre /2016 07:14
La discussion de la loi Bareigts en première lecture a pris fin jeudi à 1 heure

La discussion de la loi Bareigts en première lecture a pris fin jeudi à 1 heure

La loi Bareigts et ses mesures concrètes

L'examen de la loi égalité réelle outre-mer s'est achevé jeudi à 1 heure, avec une bonne demi-journée d'avance sur le calendrier prévu. Le projet de loi donnera lieu à un vote solennel mardi 11 octobre. Le projet de loi devrait désormais passer entre les mains des sénateurs au mois de décembre.

Le texte a été largement amendé, tant par la ministre que par les députés et parfois contre l'avis du gouvernement. Il est ainsi passé de 15 à 116 articles. La ministre a exprimé sa joie en fin de séance de voir aboutir ainsi ce texte qui l'a parfois mise en confrontation avec le ministère des Affaires sociales ou Bercy, mais pour lequel elle a pu compter sur le soutien de l'Elysée et de Matignon. "Un beau projet de loi qui intéressera beaucoup de familles", a souligné un de ses proches. Les lignes budgétaires correspondant à ces avancées se retrouveront notamment dans le projet de loi de finances 2017, celui de la Sécurité sociale ou encore dans le budget de la mission outre-mer. Outre les premiers articles qui prévoient l'élaboration des plans de convergence en co-construction avec les collectivités et le ouvernement, les principaux acquis concernent les mesures d'alignement sur l'Hexcagone de certaines prestations sociales, de nouvelles mesures liées à la continuité territoriale, numérique et postale, des mesures économiques liées au logement social et au BTP, l'aide au fret et la prolongation de deux ans de la LODEOM (contre un jusqu'alors).

Ericka Bareigts, à l'issue de ce marathon parlementaire, a tenu à saluer les députés présents tout au long de ce débat, le rapporteur Lurel et "son caractère guadeloupéen", "l'éclairage et la sagesse" de Serge Létchimy, "la persévérance de Monique Orphé et encore la "combativité" d'Ibrahim Aboubacar.

FXG, à Paris

Les principales mesures

Social

- Le complément familial et l'allocation vieillesse des personnes au foyer sont alignés sur les montants pratiqués dans l'Hexagone.

- La condition préalable pour les indépendants et artisans d'être à jour de leurs cotisations pour toucher les allocations familiales est levée.

Continuité territoriale

Retour des talents

La loi instaure la possibilité pour les jeunes partis se former en mobilité hors de leur territoire d'un retour dans les cinq ans au lieu de deux ans jusqu'alors.

Echanges scolaires régionaux

La loi prévoit encore la facilitation de la coopération régionale pour les scolaires grâce au FEBECS (Fonds d' Échange à But Éducatif, Culturel ou Sportif).

Tarifs postaux

La différenciation des tarifs postaux entre l'Hexagone et les Outre-mer prend fin pour les couriers de 20 à 100 g qui représentent 90 % des envois.

Evasan

En cas d'évacuation sanitaire d'un enfant, le voyage du parent accompagnant sera pris en charge par l'Etat ou un établissement public, même si un soignant accompagne déjà l'enfant.

Deuil

Un dispositif d'aide est créé en cas de perte d'un parent pour les obseques pu pour le rappatriement du corps.

Economique

Aide au fret

L'aide au fret maritime qui permet de baisser le prix des intrants et ainsi d'avoir des produits locaux à moindre coût a directement été inspirée d'un internaute réunionnais qui a joué le jeu de la consultation numérique.

LODEOM prorogée

Dans les zones franches d’activité créées par la LODEOM, la dégressivité des taux d’abattement est maintenue au taux applicable en 2016.

FIP DOM

La souscription au FIP-DOM – le fonds d’investissement de proximité outre-mer – est désormais ouverte aux métropolitains.

Logement social

Si le gouvernement s'est opposé à inscrire le BTP dans le secteur préservé, il a fait adopter la mesure permettant l’augmentation du taux du crédit d’impôt de 20 % à 40 % et du plafond de l’assiette de l’aide (de 20 000 € à 50 000 € par logement) pour inciter et aider à la rénovation du parc locatif social outre-mer.

Information

Les services relevant du secteur public de la communication audiovisuelle diffuseront désormais sous le contrôle du CSA, les résultats des élections générales pour l'ensemble du territoire de la République. Cette disposition a été prise en réaction aux oublis récurents des grands médias sur les résultats électoraux des Outre-mer.

Mémoriel

Les dates du 10 mai et du 23 mai sont reconnues chacunes comme des journées nationales. Le 23 mai n'était reconnu jusque là que par une circulaire de François Fillon d'avril 2008. Quant à celle du 10 mai, elle n'était selon le décret du 31 mars 2006 qu'une "date hexagonale". Les voilà désormais inscrite dans la loi.

Guyane

Forêt

L’article 36 exonère les collectivités guyanaises du paiement des frais de garderie et de gestion à l’ONF pour leurs forêts communales et ce, malgrès un amendement d'Ericka Bareigts qui voulait le supprimer.

Orpaillage

Les agents de police judiciaire disposent des pouvoirs des officiers de police judiciaire et les inspecteurs de l’environnement sur le périmètre du Parc amazonien de Guyane peuvent constater les infractions commises au titre du code minier afin de faciliter la saisie et la destruction des matériels utilisés par les orpailleurs illégaux.

Fiscalité

La loi prévoit le cadastrage de la totalité du territoire pour améliorer l’identification des bases d’imposition relatives à la fiscalité directe locale.

Coutumier

La loi prévoit la création du Grand Conseil Coutumier des populations amérindiennes et bushinenguées.

Guadeloupe

Contrôles de police

Les contrôles d'identité jusqu'alors possibles dans une zone d’un kilomètre de part et d’autre, d’une part, de la route nationale 1 sur le territoire des communes de Basse-Terre, Gourbeyre et Trois-Rivières et, d’autre part, de la route nationale 4 sur le territoire des communes du Gosier et de Sainte-Anne et Saint-François, sont étendus aux territoires des communes que traversent les routes nationales 1, 2, 4, 5, 6, 9, 10 et 11.

Retour sur quelques moments du débat

Le droit du sang en question

Après les interpellations de Mme Le Pen invitant ses collègues à se rendre à la maternité de Mamoudzou, le député Aboubacar est sorti de ses gonds. Il a décidé de "profiter de débat pour crever l'abcès" et ne pas hésiter à songer à remettre en cause tel qu'il est appliqué le droit du sang à Mayotte. Il a rappelé les prises de position de Baroin en 2005, Bayrou en 2007, etc... Mme Maréchal Le Pen s'en est satisfaite, mais également Victorin Lurel qui a soutenu son collègue mahorais. Celui-ci a retiré son amendement, acceptant de croire que le gouvernement saisirait dans les délais de l'examen de cette loi le conseil d'Etat pour défricher cette question à laquelle sont opposés tous les tenants du droit républicain du sol.

Altercation entre Marion Maréchal-Le Pen et Serge Létchimy

Au premier jour du débat, la députée du FN, Marion Maréchal Le Pen est intervenue pour regretter que le texte fasse l'impasse sur l'immigration clandestine et si elle n'a pas critiqué que les prestations sociales soient relevées, elle a souhaité qu'elles ne reviennent qu'aux Mahorais et pour cela, elle a déclaré qu'il fallait instaurer le droit du sang à Mayotte. A peine a-t-elle eu fini son intervention que Serge Létchimy a dénoncé "une barbarie" qui "enlève tout sens à notre République". Il lui a rappelé, tandis qu'elle protestait, qu'il en avait "entendu d'autres, comme la supériorité de certaines civilisations" et que" la France était multiculturelle". Il s'est dit prêt à débattre avec elle. Intervenant peu après, Jean-Philippe Nilor s'est adressée à l'élue du Vaucluse pour lui dire qu'elle devrait "revoir son histoire, à savoir que Mahorais et Comoriens sont cousins et ont formé par le passé une seule nation".

Fin de "shopping" pour Marion Maréchal-Le Pen

Mercredi après-midi, la séance devrait reprendre avec l'amendement de Marion Maréchal-Le Pen sur la traduction de certains documents officiels en langues régionales. Son amendement s'y oppose afin que ne soit pas autorisé l'usage "des langues de l'immigration (arabe, turc, roumain) ou de la mondialisation (anglais)". Au moment de défendre son amendement, Marion Maréchal-Le Pen parlait à une chaîne de télé dans la salle des pas perdus. C'est ainsi que son amendement est tombé et qu'elle a donné raison à la député UDI de Polynésie, Maïna Sage, qui a reproché la veille à Marion Maréchal Le Pen d''être venu faire son "shopping politique" après avoir remué à plusieurs reprises son bâton dans la plaie migratoire de Mayotte !

La tentative de Naillet

Le suppléant d'Ericka Bareigts, le député Philippe Naillet a tenté de faire passer un amendement visant à supprimer l'octroi de mer sur les médicaments en raison de leur prix majoré et des difficultés liés à leur distribution. Il répondait ainsi à la demande des pharmaciens grossistes ou répartiteurs. Las pour lui, la commission des lois s'y est opposée. Victorin Lurel a indiqué que c'était le Conseil régional qui était compétent sur l'octroi de mer et qu'il venait de voter sa liste de produits touchés par l'octroi de mer.

Aucun Guyanais en séance

Depuis mardi, aucun député guyanais n'est apparu en séance. Bon sang, c'est bien sûr ! Ils sont restés en Guyane pendant la visite de Bernard Cazeneuve...

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7 octobre 2016 5 07 /10 /octobre /2016 08:31

La Guyane absente au festival du cinéma améridien

Depuis 2009, le festival Ciné Alter'Natif (FCAN) est le seul événement à se consacrer "intégralement au cinéma amérindien et à célébrer les créations autochtones, tous genres et tous formats confondus". La 7e édition se tient du 7 au 17 octobre, à Paris, Nantes et La Turballe. Lundi 10 octobre, l’Orangerie du Jardin des Plantes de Nantes, accueille une conférence où le public est invité à "rencontrer les six invités autochtones du festival, originaires du Canada, des Etats-Unis et du Mexique". Aucun Amérindiens français ? "Il n'y a pas d'invité de Guyane cette année, précise malheureusement Sophie Gergaud, organisatrice de ce festival placé sous le patronage de la Commission nationale fançaise à l'UNESCO... "Par contre, ajoute-t-elle, le réalisateur du film Anuktatop, Pierre Selvini, m'a informée qu'une des protagonistes du film, Sylvana Opoya, serait présente lors de la manifestation Climate Chance à Nantes..." Mais ça c'était fin septembre.

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7 octobre 2016 5 07 /10 /octobre /2016 07:11

Une nouvelle maison d'arrêt annoncée à Cayenne

Lors de sa visite à l'école nationale d'administration pénitentiaire à Agen, hier, le Premier ministre accompagné du ministre de la Justice, a annoncé la création de 33 nouveaux établissements pénitentiaires sur l’ensemble du territoire national, et plus particulièrement, d’une seconde maison d’arrêt d’une capacité de 300 places dans l'agglomération de Cayenne. Les parlementaires Chantal Berthelot et Georges Partient regrettent que cet établissment ne soit localisé à Saint-Laurent ou tout au moins dans l'Ouest guyanais.

FXG, à Paris

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5 octobre 2016 3 05 /10 /octobre /2016 05:23

Ericka Bareigts : "Une vision et un projet politique que je porte depuis trente ans"

La restitution de la consultation numérique sur le projet de loi égalité réelle (lancée en août dernier par l'ancienne ministre des Outre-mer George Pau-Langevin) a été l'occasion, lundi matin, pour son successeur, Ericka Bareigts, de se livrer à un exercice de communication alors que le dit projet venait en débat plénier mardi après-midi à l'Assemblée nationale.

La ministre a d'abord salué la "réussite" de la participation des citoyens des outre-mer et de l'Hexagone. 7 660 visiteurs uniques, 840 inscrits, 1829 contributions et 3112 personnes ayant pris part au vote sur les contributions... Rappelons que le nombre d'inscrits au 1er mars 2015, dans les seuls départements et régions d'outre-mer est de 1,287 millions (sur 44,6 millions au total). "Ces chiffres témoignent de l'intérêt autour de ce projet de loi", souligne Mme Bareigts qui se se dit "étonnée agréablement de la compréhension de la démarche et du sujet". Car la ministre n'a pas oublié comment étaient moqueurs les commentaires lors de sa nomination aux fonctions de secrétaire d'Etat à l'Egalité réelle en février dernier (passées entretemps par pertes et profits). Mais désormais, tout a bien changé : "Quand ils m'ont dit que l'égalité des chances n'était pas l'égalité réelle, professe-t-elle, les gens ont tout compris..." Les citoyens se sont donc appropriés le concept d'égalité réelle et c'est le fruit du travail de Mme Bareigts, pas seulement depuis février dernier. "Parce que c'est un combat que je mène depuis 2006, assène-t-elle, parce que c'est une vision et un projet politique que je porte depuis trente ans."

Deux mesures citoyennes

La consultation a été clôturée le 9 septembre quand les travaux parlementaires avaient déjà débuté du côté du rapporteur général et dix jours seulement avant l'audition de la ministre par les députés. Des propositions citoyennes auront-elles eu le temps d'être reprise dans le texte ? "Mon combat indique la ministre, a été l'approche régionale du développement des Outre-mer et la co-construction." Ainsi, c'est à elle que l'on doit les mesures sociales et économiques, "soutenues par le président de la République" : l'introduction du complément familial outre-mer, la revalorisation de l'allocation vieillesse des parents au foyer, le versement de l'allocation familiale aux artisans qui ne sont pas à jour de leurs cotisations, l'aide au fret pour abaisser le coût des intrants, la possibilité pour le ministère des Outre-mer (et non plus seulement de Bercy) de saisir l'Autorité de la concurrence, un fonds spécial pour financer les échanges scolaires et universitaires dans les bassins géographiques des territoires. La ministre attribue aux citoyens les mesures sur l'aide au fret et sur la continuité territoriale en cas de deuil et l'accompagnement au retour des jeunes diplômés. "En six mois, on est allé très vite", conclut-elle sa présentation en forme de répétition générale au débat qui débutait le lendemain.

FXG, à Paris

Les propositions des citoyens internautes

L'encadrement des prix, la coopération régionale, la continuité territoriale, un tarif aérien spécial résidents, l'eau potable garantie, la libre concurrence, l'attractivité du prix des véhicules électriques, des transports en commun de qualité, des tarifs en baisse pour le téléphone et internet, des énergies renouvelables, la baisse de la pression fiscale indirecte, la place des seniors...

 

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4 octobre 2016 2 04 /10 /octobre /2016 04:16
Cazeneuve aux Antilles Guyane

Bernard Cazeneuve, ministre de l'Intérieur, a entamé jeudi un déplacement d’une semaine en Martinique, en Guadeloupe et en Guyane. Interview.

"400 policiers et gendarmes en renfort"

Allez-vous annoncer les renforts de gendarmes et de policiers dans chacun des DFA ? Combien et dans quel délai ?

Je viens aujourd’hui aux Antilles pour dire à nos concitoyens de Martinique, de Guadeloupe et de Guyane que l’Etat est à leurs côtés, pour combattre la délinquance et assurer à chacun la sécurité et la tranquillité à laquelle il a droit, comme partout en France. Ce ne sont pas que des principes et des mots ; c’est une réalité concrète : je peux vous annoncer aujourd’hui que plus de 400 policiers et gendarmes vont renforcer les forces de sécurité déjà présentes dans ces trois départements. Près de 250 entre septembre 2016 et juin 2017, et plus de 150 autres en 2018. Chaque territoire va en bénéficier : 85 policiers et gendarmes pour la Martinique, 158 pour la Guadeloupe, et 165 pour la Guyane. Ces renforts s’ajoutent aux 70 gendarmes mobiles envoyés en Guadeloupe le 17 septembre après le meurtre du jeune Yohann, qui nous a tous meurtris. Ils sont bien entendu pérennes ; ils ont vocation à rester. C’est un effort important, nécessaire, car la sécurité des Martiniquais, des Guadeloupéens et des Guyanais l’exige. Je n’oublie pas bien entendu les habitants Saint-Martin, confrontés également à une situation particulière. Je recevrai les élus de l’île fin octobre.

Le plan sécurité Outre-Mer que vous avez lancé en juin dernier est-il perfectible dans chacun de ces territoires ?

Ces renforts s’inscrivent dans le cadre du plan Outre-mer que j’ai en effet présenté le 27 juin dernier avec ma collègue chargée des Outre-Mer George Pau-Langevin, et que nous mettons en œuvre avec Ericka Bareigts depuis sa nomination. Je rappelle que ce plan qui concerne tous les territoires ultramarins, comprend 22 mesures pour renforcer les effectifs et les moyens des forces de l’ordre, assurer une co-production de sécurité avec les acteurs locaux, et mener des actions ciblées spécifiques. Bien entendu, ce plan est ensuite décliné à l’échelle de chaque territoire, sous la responsabilité des préfets, avec des solutions adaptées. Par exemple, en Martinique, le groupe des pelotons d’intervention Outre-mer de Fort-de-France (GPIOM) est devenu une antenne du GIGN. Ce nouveau statut permettra de faire évoluer ses moyens à l’avenir. Pleinement opérationnelle, cette antenne garantit en cas d’urgence des interventions rapides et efficaces. Pour la Guadeloupe, j’ai dégagé de nouveaux financements - 166 000 euros - pour renforcer l’équipement en caméras de vidéo-protection de la commune de Pointe-à-Pitre. 20 nouvelles caméras seront ainsi disponibles. En Guyane, j’ai décidé la création d’une zone de sécurité prioritaire à Saint-Laurent-du-Maroni, particulièrement adaptée au contexte local.

Les élus locaux ne cessent de plaider pour des solutions pérennes et durables à l'insécurité ; cela doit-il s'exprimer uniquement en renforts de police ?

Les renforts en effectifs sont déterminants. Mais naturellement nous les accompagnons d’investissements, en matériel, en locaux notamment. En Martinique, comme en Guyane et en Guadeloupe, des matériels nouveaux, armes, casques, véhicules sont en partie arrivés et vont continuer d’être livrés dans les mois qui viennent. C’est une remise à niveau qui était indispensable pour que nos forces travaillent dans les meilleures conditions de sécurité et d’efficacité. Par ailleurs, l’investissement dans le long terme passe également par de nouvelles infrastructures. C’est pourquoi je visiterai le chantier du futur hôtel de police de Cayenne. C’est un équipement très attendu des élus et de tous les Guyanais. Nous procédons également à une réorganisation des services de police pour assurer une présence renforcée sur la voie publique ainsi qu’une meilleure coordination en matière d’investigation. Nous faisons le maximum, aux côtés des élus locaux qui défendent leurs territoires avec passion, pour la sécurité de tous.

Justement, est-ce que la coproduction de sécurité fonctionne bien ? Les collectivités apportent-elles leur pierre à l'édifice ?

Le plan sécurité Outre-mer constitue justement une nouvelle étape dans cette co-production, avec la réunion d’une conférence semestrielle rassemblant tous les acteurs locaux autour du préfet : services de l’Etat, élus, agents des collectivités territoriales, communauté éducative, associations et société civile. Elle dressera un bilan des actions et de priorités en matière de prévention et de lutte contre la délinquance. Je tiens particulièrement à cette co-production car elle est une des conditions de la réussite de notre politique de sécurité. J’en parle régulièrement aux élus, notamment à Victorin Lurel, dont l’expertise est reconnue. J’ai reçu il y a quelques jours au ministère le Président du conseil régional de la Guadeloupe et la Maire de Cayenne. Je verrai l’ensemble des élus au cours de mon déplacement. Je sais qu’au-delà des sensibilités politiques des uns et des autres, chacun partage cette conviction : nous devons nous élever au-delà des clivages partisans pour défendre l’intérêt général. C’est cela la République. Et je le rappelle : la République et la France, c’est la même chose.

Peut-on parler d'une typologie de la violence spécifique en Guadeloupe, en Martinique ou en Guyane ?

Il y a des traits communs à la délinquance constatée en métropole, mais il y a aussi des spécificités locales que nous traitons particulièrement. Par exemple, en Guyane, nous développons une stratégie globale de lutte contre l’orpaillage illégal, qui repose sur trois volets : le développement de la coopération avec les pays voisins, Suriname et Brésil, un volet coercitif à travers l'opération Harpie, et le développement de l’activité économique en forêt, notamment par la réinstallation de sociétés minières légales sur d’anciens sites illégaux. Cette stratégie volontariste porte ses fruits : depuis 2014 le nombre de chantiers d'orpaillage illégal actifs a chuté de 67 %, passant de de 479 à 160, entraînant une réduction importante des impacts sur l’environnement. Par ailleurs, la gendarmerie maritime est très active contre le braconnage maritime et agit efficacement contre ceux qui essaient de piller nos eaux territoriales. En Martinique, nos services spécialisés mènent une action de pointe contre les trafiquants de drogue, et en Guadeloupe, la lutte contre la prolifération des armes à feu est prioritaire.

La prévention peut-elle réellement faire baisser la criminalité ?

La prévention, plus la répression, plus l’ensemble des moyens que je viens de décrire : c’est notre action globale pour la sécurité qui doit faire reculer la criminalité. Nous obtenons des résultats : en Martinique, depuis le début de l’année nous élucidons 10 % de faits en plus. En Guadeloupe, la situation reste difficile, mais nous percevons une amélioration, notamment une baisse des atteintes aux biens (vols, dégradations) depuis janvier. En Guyane, les cambriolages ont diminué de 9 % l’année dernière. Nous avons rompu avec la politique de nos prédécesseurs qui avaient, à l’échelle du territoire national, supprimé 12 500 postes de policiers et de gendarmes entre 2007 et 2012, alors que nous en recréons 9 000 sur l’ensemble de ce quinquennat. Il n’y a pas de fatalité en matière de lutte contre la délinquance. C’est une question de moyens, et nous les mettons. C’est aussi une question de volonté, de détermination, de constance. Voilà ma conviction.

Propos recueillis par FXG, à Paris

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2 octobre 2016 7 02 /10 /octobre /2016 04:50
Etienne à la station Vélib où il a été interpellé le 25 septembre au matin

Etienne à la station Vélib où il a été interpellé le 25 septembre au matin

Confondu avec l'agresseur d'une cycliste, un jeune Marie-Galantais reçoit des coups et une convocation au tribunal

Le 7 octobre prochain à 17 heures, le tribunal de police du 18e arrondissement devait entendre Etienne John, 25 ans, serveur dans un restaurant du Marais. Poursuivi pour outrage sous l'empire d'un état alcoolique... Les poursuites dont fait l'objet ce jeune homme originaire de Grand-Bourg Marie-Galante, vont surtout permettre aux trois policiers qui l'ont violemment interpellé dimanche 25 septembre à 5 heures, rue Pajol à Paris, de se dédouaner de ce qui s'apparente à une bavure.

Ce dimanche, au petit matin, Etienne rentre du travail en vélib, casquette et capuche sur la tête et des écouteurs sur les oreilles. Il est à deux pas de chez lui quand il range son vélo sur emplacement libre. Soudain, il est pris à partie par derrière par trois hommes. "Je ne les avais pas vus, raconte-t-il... Ils m'ont sorti de mon vélib, plaqué au sol... Ils ont du me parler mais avec mes écouteurs, je n'ai rien entendu..." Il découvre les trois policiers, un Asiatique, un Maghrébin et un métropolitain. Ce n'est qu'une fois ses écouteurs enlevés qu'il leur demande ce qui se passe. En guise de réponse, il prend des gifles et se retrouve vite fait menotté, embarqué dans la voiture de police... "Jusque là, je ne sais pas trop ce qui m'arrive..." L'équipage l'emmène à l'hôpital. "J'avais bu un coup à la fin de mon service... J'ai été ausculté vite fait puis embarqué vers un commissariat où j'ai encore reçu des coups avant d'être transféré dans un autre poste de police..." Il assure avoir été étranglé au point d'avoir eu du mal à ingurgiter pendant trois jours (son médecin lui a mis une semaine d'arrêt de travail). "J'ai été gardé en cellule toute la journée... J'ai compris qu'ils me reprochaient un outrage parce que je me suis un peu lâché et que j'ai contesté..." A 18 heures, quand il est relâché, on lui présente un procès verbal qui lui indique enfin pourquoi il a été interpellé. "Je correspondais au profil d'un homme recherché qui avait agressé une demoiselle sur son vélo peu avant... Quand ils ont fouillé mon sac, ils ont trouvé un tire-bouchon, un stylo et un tablier de service... Ils n'ont même pas pris la peine de s'excuser..."

Les policiers ont fait chou blanc, mais Etienne est reparti avec une convocation devant le tribunal de police... Une semaine plus tard, Etienne est encore en colère et il souhaite dénoncer cette bavure : "Je pensais pouvoir vivre tranquillement dans une ville où pendant cinq ans, il ne m'est rien arrivé d'extraordinaire... Et puis là, c'est la peur et l'injustice !" Etienne sera défendu par Me Jock.

FXG, à Paris

Etienne John a passé les quinze premières années de sa vie à Grand-Bourg avant de rejoindre le lycée hôtelier du Gosier où il a d'abord été interne, avant que sa mère ne s'installe aux Abymes. Enfin diplômé, Etienne est parti à Paris, il y a déjà cinq ans, où il a trouvé un emploi de serveur.

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1 octobre 2016 6 01 /10 /octobre /2016 11:15

Le projet de loi égalité réelle outre-mer prend de l'épaisseur

La commission des lois de l’Assemblée nationale a terminé mardi soir l’examen du projet de loi Egalité réelle Outre-mer. Le texte déposé par le gouvernement comportait 15 articles répartis en 4 titres, il y a désormais 112 articles et 12 titres. "Le texte, tel qu’issu de la Commission, intègre plusieurs mesures majeures pour plus d’égalité sociale, économique, sanitaire, environnementale et culturelle", précise le député Lurel, rapporteur de la loi. L'article 1 affirme "le droit aux populations d'outre-mer à disposer de l'ensemble des mêmes droits que l'ensemble du peuple français". L'architecture de la stratégie de convergence distingue les plans et contrats de convergence et renforce les obligations des signataires ainsi que l'évalutation confiée à la CNEPEOM mais également aux Chambres régionales des comptes. L'âge de la scolarité obligatoire passe de 3 à 18 ans au lieu de 6 à 16 ans. La représentativité des syndicats locaux est reconnue à l'égal des syndicats nationaux. L'assiette de collecte du FIPDOM est élargie à l'ensemble du territoire, des zones franches globales dès 2019. La création d'un cgrand onseil coutumier en Guyane. Celle d'un livret de famille en langue régionale. L'alignement des tarifs postaux... La liste est longue.

Victorin Lurel n'a pas manqué de fournir une liasse d'amendements qu'il a dû renoncer à déposer (tout comme l'a fait Monique Orphé, rapporteure de la commission des affaires sociales) : "Contraints par l’article 40 de la Constitution, nous ne pouvons en tant que députés proposer des amendements créant ou aggravant la charge publique. Or notre volonté d’aligner l’ensemble des prestations et allocations sociales sur les montants versés en France hexagonale représente un coût budgétaire certain qui rend nos amendements irrecevables."

Réunis à l'Elysée avec Ericka Bareigts, juste avant l'examen du texte en Commission des lois, les parlementaires ont fait savoir au chef de l'Etat que "l’égalité des droits pour nos compatriotes ultramarins ne peut souffrir d’arbitrages strictement comptables". Le président de la République leur aurait assuré de son "total engagement pour qu’une égalité en droits – fusse à en étaler le coût - entre les Ultramarins et leurs concitoyens hexagonaux soit enfin respectée".

Le texte revient en discussion plénière mardi à l'Assemblée nationale.

FXG, à Paris

 

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30 septembre 2016 5 30 /09 /septembre /2016 08:33
Serge Létchimy, rapporteur pour avis de la commission des affaires économiques

Serge Létchimy, rapporteur pour avis de la commission des affaires économiques

Plus de mesures économiques et sociales

Avant la commission des lois (mardi soir), les commissions des affaires économiques et sociales se sont réunies pour proposer leurs amendements à la loi Bareigts qui vient en débat à l'Assemblée nationale le 4 octobre.

Serge Létchimy, rapporteur pour avis de la commission des affaires économiques défendra une petite vingtaine d'amendements. Tout en reconnaissant dans ce projet de loi "un engagement politique majeur" et "une stratégie de convergence vers l'égalité réelle", il souhaite accroître encore davantage "le potentiel de développement" Une série d'amendements visent à renforcer les mesures économiques du titre 4 : prolonger la LODEOM et ses zones franches de deux ans et non plus d'un seul, intégrer le BTP dans le secteur protégé, étendre le plan cadre avenir de Mayotte à tous les DROM, faciliter ainsi le retour des jeunes formés, étendre l'aide fiscale à l'investissement au renouvellement du matériel, élargir à l'Hexagone l'assiette de collecte du FIPDOM, ouvrir la défiscalisation des logements sociaux à de grosses entreprises (sur ce point, l'abstention du député Naillet —­ suppléant de Mme Bareigts — présage de l'avis du gouvernement), supprimer l'agrément préalable pour le logement en accession sociale à la propriété, élargir les crédits de l'ANRU à l'Outre-mer, créer un statut du travailleur pluriactif en raison de la saisonnalité...

En commission des affaires sociales, Monique Orphé a d'abord évoqué les amendements qu'elle avait du retirer parce qu'il créait de la dépense publique... Son premier reproche est venu pour regretter que le titre 3 ne s'applique qu'à Mayotte. Elle veut donc améliorer la prise en charge de l'allocation solidarité des personnes âgées comme le complément familial. Ses amendements visent à améliorer la santé publique et l'accès aux soins.

Hier soir, en commission des lois, c'est une liste d'amendements bien plus importante qui devait être discutée avant le débat de mardi en séance plénière.

FXG, à Paris

Lobby rhumier et santé publique

Les amendements de Monique Orphé pour augmenter les droits d'accises sur le rhum ou interdire la communication sur les alcools a fait réagir les députés Nilor (Martinique) et Carabin (Guadeloupe) qui sont montés au créneau pour défendre la production rhumière locale. Le premier refusant de voir stigmatiser le rhum quand, explique la seconde, "les jeunes prennent de la bière, du vin blanc ou de la Déspé mélangés à l'essence sans plomb ! Mais pas du rhum, pas avant 19 ou 20 ans !"

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30 septembre 2016 5 30 /09 /septembre /2016 06:42
Erica Bareigts juge son budget "bon" et "volontaire"

Erica Bareigts juge son budget "bon" et "volontaire"

Budget outre-mer en hausse de 16 millions

Ericka Bareigts a présenté hier le projet de budget de la mission outre-mer. En 2017, ce budget atteint les 2 milliards et 32 millions d'euros (un mieux de 16 millions par rapport à 2016). La partie "conditions de vie outre-mer" s'élève à 787,6 millions, en hausse de 12,3 %, dont 247 millions pour le logement (ligne budgétaire unique) et 33 millions pour la continuité territoriale. Ce budget veut soutenir l'accès au financement bancaire des collectivités en consacrant 25 millions à un équivalent "fonds vert", via l'Agence française de développement, pour mobiliser 100 millions de prêts à l'investissement dans le cadre de la lutte contre le réchauffement climatique. Ericka Bareigts qui a rappelé la prorogation des zones franches d'activité et de la LODEOM d'une année (la dégressivité du dispositif est gelée), assure que le reliquat budgétaire, "important", sera réaffecté au soutien économique outre-mer. Le Fonds exceptionnel d'investissement reste maintenu donc à 40 millions. Le budget affiche encore 10 millions d'euros pour la cité des outre-mer. "Les travaux débuteront en 2017", promet le ministère ! De bonnes sources, ce devrait être du côté de La Villette, dans le 19e arrondissement. Le budget affiche encore 10 millions d'euros de crédits supplémentaires pour la dotation globale d'autonomie de la Polynésie.

La ministre a, par ailleurs, annoncé le retour de la France dans le capital de la banque caribéenne d'investissement.

Le programme "Emploi outre-mer" s'élève à 1,140 milliards. 42 millions sont en faveur de la formation en mobilité, l'insertion et la qualification professionnelle. La subvention de LADOM pour charge de service public est portée à 7,8 millions. Le SMA émarge à un peu moins de 200 millions d'euros et reste dans sa trajectoire pour atteindre les 6000 volontaires formés par an. Par ailleurs, le MOM a investi 700 000 euros pour une convention pluriannuelle avec l'IFCASS, l'école de Dieppe qui forme 300 ultramarins chaque année aux métiers sanitaires et sociaux.

Le plus lourd dans ce budget, c'est la ligne des exonérations des charges sociales pour réduire le coût du travail. Le ministère paye ainsi 1,033 milliards aux caisses de sécurités sociales pour 70 000 salariés. La ministre assure que ces exonérations ne seront pas réformées pour en 2017, mais elle souhaite arriver à meilleur ciblage pour les travailleurs indépendants.

Pour Ericka Bareigts, ce budget qui sera discuté et voté avant la fin de l'année, est "bon" et "volontaire".

Ce budget participe-t-il déjà à financer la future loi égalité réelle ? "Les mesures votées dans la loi égalité réelle outre-mer, a indiqué la ministre, seront financées par budgets supplémentaires, d'autres lignes budgétaires, d'autres ministères, mais pas par celui de la mission outre-mer."

FXG, à Paris

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