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14 janvier 2017 6 14 /01 /janvier /2017 07:20
Manuel Valls et les parlementaires Patient (Guyane), Lurel (Guadeloupe) et Létchimy (Martinique)

Manuel Valls et les parlementaires Patient (Guyane), Lurel (Guadeloupe) et Létchimy (Martinique)

L'ambition de Valls pour les outre-mer

Tandis que l'ancien Premier ministre tente à l'échelon national le passage difficile de favori à outsider de la primaire des socialistes, il essaie encore de se démarquer de ses concurrents en misant outre-mer. Entouré des parlementaires Victorin Lurel, Serge Létchimy, Georges Patient et  Dario Loutchmayah, président de la fédération des associations ultramarines en Provence Alpe Côte d'Azur, Manuel Valls a présenté hier matin à Paris ses "35 propositions pour un nouveau souffle dans les outre-mer", en attendant son programme territoire par territoire. "On ne peut jouer avec l'avenir de 2,7 millions d'habitants", a-t-il déclaré d'emblée avant d'attaquer ses concurrents : Il dénonce la volonté de Marie Le Pen de supprimer la sur-rémunération des fonctionnaires : "Une faute morale, une erreur économique." Même chose avec le voeu de Jean-Luc Mélenchon de supprimer les niches fiscales : "Ca va profondément bouleverser le tissu économique." Même chose encore avec les 500 000 suppressions de fonctionnaires promises par François Fillon : "Ca touchera aussi les outre-mer." Quant à Emmanuel Macron, il s'est vu reprocher sa position sur la départementalisation de Mayotte dont il refuse le statut quo actuel. "Cela va déstabiliser Mayotte et créer un doute pour l'ensemble des outre-mer", a réagi Manuel Valls.

L'ancien Premier ministre qui a, dans son organigramme de campagne, la ministre des Outre-mer, Ericka Bareigts, se targue d'un bilan avec un budget de la mission outre-mer de plus de 1 milliard, la loi vie chère de Lurel, la loi diplomatie régionale de Létchimy et la future loi égalité réelle outre-mer, un plan Mayotte 2025, un Pacte d'avenir pour la Guyane (qui devrait être bouclé avant la fin du quinquennat). Il veut "bâtir l'égalité réelle outre-mer" dans son quinquennat. Il veut inscrire dans la loi de finance 2018 une fonds d'intervention égalité réelle outre-mer doté de 1 milliard sur cinq ans et une simplification de la défiscalisation des investissements productifs dans le cadre d'un nouveau statut fiscal, réviser la Constitution et son article 73 pour donner plus d'autonomie législative aux collectivités  territoriales, notamment la Réunion en supprimant l'amendement Virapoullé (dès l'automne 2017). Il promet aussi de simplifier et adapter le droit européen pour qu'il ne soit pas "une entrave au développement des territoires". D'autres mesures viennent compléter ce programme comme la convergence des prestations sociales, un secrétaire d'Etat pour la diplomatie régionale, une politique de nomination d'Ultramarins parmi les hauts fonctionnaires, le retour des fonctionnaires originaires d'outre-mer, le renforcement de la sécurité en hommes et matériels, une nouvelle politique de continuité territoriale, son soutien pour un mémorial national de l'esclavage...

Manuel Valls lance un appel aux Ultramarins à voter à la primaire des socialistes. "Je ne peux me rendre outre-mer d'ici le 22 janvier, mais si je gagne, je réserve mon premier déplacement dans ces territoires."

FXG, à Paris

Les autres candidats de la primaire et l'outre-mer

Vincent Peillon a dévoilé son programme le 3 janvier dernier. Son projet de 60 pages, évoque ses trois axes pour les Outre-mer : "L’égalité réelle, l’adaptabilité, l’insertion régionale". L'ancienne ministre des Outre-mer, George Pau-Langevin (porte-parole et cellule justice et institutions), et Philippe Naillet (cellule outre-mer) font partie de son équipe de campagne.

Arnaud Montebourg a présenté son organigramme de campagne le 2 janvier dernier. Le député Réunionnais Patrick Lebreton est en charge de la thématique outre-mer. Mais pour l'heure, pas de programme spécifique outre-mer dans ses propositions.

Benoît Hamon a confié son projet outre-mer à l'un de ses porte-paroles, le jeune Martiniquais Valentin Narbonnais (23 ans). Ce socialiste a travaillé au cabinet de Christiane Taubira, place Vendôme. Pour l'heure, le programme outre-mer de Benoît Hamon n'a pas été communiqué.

François de Rugy présente un programme en 66 points avec une seule mention de l'outre-mer : "Afin de tenir compte de la diversité de la République, de reconnaître pleinement l’apport des parlementaires ultramarins dans le processus législatif et d’en finir avec les lois de programmation sur les Outre-mer élaborées par toutes les majorités successives et jamais réellement mises en oeuvre, tout texte de loi devra comporter une section fixant ses conditions d’application aux Outre-mer."

Les deux autres candidats à la primaire des socialistes, Silvia Pinel et Jean-Luc Benhamias n'ont présenté ni programme, ni organigramme laissant soupçonner quoi que ce soit concernant l'outre-mer.

 

 

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13 janvier 2017 5 13 /01 /janvier /2017 04:56
Sur le site outremer.generation-what.fr/ il faut choisir son territoire ultramarin avant de répondre à l'enquête

Sur le site outremer.generation-what.fr/ il faut choisir son territoire ultramarin avant de répondre à l'enquête

Une enquête sur la jeunesse outre-mer et ses aspirations

L'enquête sociologique sur Internet doit aboutir à une grande soirée sur France Ô où un panel représentatif de ces jeunesses d'outre-mer seront confrontées aux candidats à la présidentielle.

Génération what est un site internet qui permet à la jeunesse, entre 18 et 34 ans, d'où qu'elle soit, de se faire entendre et de se poser des questions qu'elle ne se pose jamais, de pouvoir se comparer des autres jeunesses d'autres territoires et enfin de permettre à des sociologues de disposer de tous les instruments pour faire le portrait de cette génération et de mesure son degré de rupture par rapport aux autres générations. "Chaque outre-mer, explique Christophe Nick, producteur, dispose de son propre site (outremer.generation-what.fr/), relié aux autres sites qui permettent les comparaisons entre outre-mer, mais également avec les autres pays européens." Sur ce site, le jeune est invité à répondre à un questionnaire de plus de 150 items qui balaient tous les champs, l'intimité, la famille, le travail, la société, le futur... "Plus il y a de jeunes qui y participent, poursuit le producteur, plus le portrait est précis. Au fur et à mesure qu'il répond, le jeune sait où il se situe par rapport aux autres, il sait s'il fait partie des 43 % qui répondent oui ou  des 22 % qui ne savent pas... Donc il se rend compte qu'il fait partie de sa génération, même s'il est dans une minorité." Au-delà de cette connaissance, le jeune peut aussi se comparer à d'autres jeunes. Dans chacun des territoires d'outre-mer, ont été enregistrés une vingtaine de jeunes qui répondent au questionnaire. Leurs réponses ont été compilées par vidéo, thématique par thématique. "Ca permet de faire des débats entre les jeunes qui peuvent durer des soirées entières... C'est autant un outil individuel pour se comparer, qu'un outil pour les sociologues, qu'un moyen pour cette génération de se faire entendre des décideurs, des politiques, des autres ultramarins, des autres générations..."

Du net à la télé

Génération what est un projet transmédia, d'abord sur le net, puis chaque antenne des chaînes 1ère et France Ô vont faire leurs propres programmes à partir de l'enquête. Ca peut être des programmes courts quotidiens avec des vidéos qui présentent une question et de multiples réponses, des magasines, des talk shows. "Il s'agit, continue Christophe Nick, de produire vers la fin du mois de février ou au début mars à une grande soirée sur France Ô avec un panel de jeunes. Tous les résultats de cette enquête seront compilés par des sociologues dans chaque bassin ultramarin. L'idée est de confronter ces résultats et ce panel de jeunes aux candidats de la présidentielle pour qu'ils entendent bien la voix de ces jeunes." Les premières tendances révèlent que les jeunes d'outre-mer sont assez différents de la jeunesse hexagonale. C'est ce point de vue, assez différent, tranché, qu'il s'agit de faire entendre aux candidats à l'Elysée. Tous ces résultats sont d'ores et déjà consultable sur le site.

FXG, à Paris

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12 janvier 2017 4 12 /01 /janvier /2017 06:14
Hélène Geoffroy dans son bureau du ministère de la Ville le 5 janvier dernier

Hélène Geoffroy dans son bureau du ministère de la Ville le 5 janvier dernier

Hélène Geoffroy, secrétaire d'Etat à la Ville, était aux Antilles entre dimanche 8 et jeudi 12 janvier. Interview.

"Les gens ont envie de travailler à la transformation de l'image de leur quartier"

En débarquant en Guadeloupe pour la première fois en tant que ministre, que ressentez-vous ?

La joie ! Ca aurait été paradoxal que je ne m'y rende pas alors que depuis que j'ai été nommée au gouvernement, j'ai entamé un tour de France de tous les quartiers inscrits en politique de la ville (QPV). Il y a 1514 quartiers qui me concernent et les Outre-mer y sont aussi représentés. J'éprouve un sentiment particulier puisque j'ai grandi en Guadeloupe et que j'y retourne pour effectuer une visite officielle en tant que ministre...

Quel est le sens de votre déplacement ?

La politique de la Ville, par essence, s'occupe de beaucoup de sujets à commencer par le renouvellement urbain. Transformer un quartier, c'est important mais c'est aussi s'occuper de ce qui fait la vie quotidienne des habitants, l'emploi, l'accès à la santé et à l'éducation et puis les questions de sécurité évidemment... Tout l'enjeu pour moi, c'est de faire en sorte que tous ces sujets soient traités, lorsqu'on est en QPV, par tous les ministères concernés. Je suis à cette charnière interministérielle et mon rôle c'est de m'assurer que chaque politique publique lancée par les ministère de l'Emploi, de l'Intérieur, de la Santé, de la Culture et de l'Education nationale, s'applique de façon pleine et entière et moi, j'arrive pour y donner un supplément parce qu'il y a plus de difficultés dans ces quartiers. C'est ce que fait aussi le ministère des Outre-mer pour les Outre-mer et c'est ce que je fais pour les QPV d'autant plus quand ils sont en outre-mer. Quand on regarde la politique des contrats aidés, on se rend compte que dans les QPV, y compris outre-mer, s'il n'y a pas une volonté très forte de l'Etat, les contrats ne sont pas utilisés alors que ce sont des endroits où l'on en a plus besoin. La politique de la ville, c'est refaire du bâti, s'occuper d'emploi, santé, éducation, culture et sécurité et enfin travailler à la participation des habitants.

C'est la démocratie participative ?

Avec la loi Lamy de 2014, on a décidé de faire participer les citoyens parce qu'on ne peut pas transformer un quartier sans y associer les habitants. On a donc créé les conseils citoyens pour qu'ils puissent être associés à la prise de décision avec les élus locaux, les bailleurs sociaux et les services de l'Etat. Nous avons plus de mille conseils citoyens sur l'ensemble du territoire national. En Martinique, il existe déjà de tels conseils à Fort-de-France et au Robert et, en Guadeloupe, je vais avoir l'occasion d'en installer à Pointe-à-Pitre/Abymes et à Sainte-Rose. Dans ces quartiers où les gens ont les revenus les plus bas, il y a des gens qui s'engagent, qui ont envie de travailler à la transformation de leur quartier, de l'image de leur quartier.

Vous avez aussi récupéré le pilotage des comités interministériels pour l'égalité et la citoyenneté (CIEC) qui était alors à la charge d'Ericka Bareigts quand elle était secrétaire d'Etat à l'Egalité réelle... Qu'en est-il aux Antilles ?

Il y a des déclinaisons régionales et je présiderai mercredi après-midi en Martinique une réunion du comité de pilotage et j'aurai l'occasion de voir le déploiement des mesures. Plus largement, comme nous sommes à un début de programmation financière pour nos contrats de ville, il est important que j'aille expliquer sur place les orientations que je porte.

Vous allez consacrer une grande part de votre temps à des visites d'établissement public, dont des écoles. Pourquoi ?

L'école est le premier lieu où l'on parle des valeurs de la République et se pose la question de la qualité du bâti scolaire. Or, les écoles ont vieilli et aux Antilles se rajoute cette complexité supplémentaire que sont les normes parasismiques. Les collectivités ne sont pas en mesure de faire seules l'effort et il faut les accompagner pour construire, réhabiliter, restructurer. Le président de la République a annoncé un milliard d'euros supplémentaires dont 100 millions dès cette année. Cela concerne aussi bien Pointe-à-Pitre/Abymes et Fort-de-France avec les programmes de l'agence nationale de rénovation urbaine, mais aussi les villes qui sont en QPV avec le fonds de soutien à l'investissement local. Dans ce cadre, on a confié une mission à Olivier Klein, maire de Clichy-sous-Bois et vice-président du Conseil national des villes, pour qu'il puisse faire un état des lieux. Il m'accompagnera durant cette visite à Grand-Camp aux Abymes et au Moule en Guadeloupe, à Sainte-Thérèse en Martinique voir des écoles rénovées et d'autres à rénover. Il rendra son rapport au premier trimestre ce qui va nous permettre d'évaluer les besoins et de donner les instructions aux préfets.

Quel rôle la politique de la ville peut jouer contre la violence ?

Nos quartiers populaires sont souvent des quartiers avec une population jeune, des taux de chômage plus élevés. Il y a un désoeuvrement qui peut entraîner des phénomènes de délinquance. Comment les accompagner ? Nous travaillons avec les associations et structures qui sont implantées dans les QPV. Nous n'avons pas cessé de les renforcer financièrement et nous leur demandons aujourd'hui d'être ouvertes plus tard et le week-end. Lorsque les services publics ferment à 17 heures et qu'il n'y a plus d'adultes dans l'espace public, ce sont les jeunes qui l'occupent et pas toujours de façon positive. L'idée est de travailler davantage avec les acteurs de la médiation sociale sur la question de la jeunesse et on y met de l'argent. Les professionnels travaillent avec nous autour de la prévention spécialisée entre 14 et 18 ans. Il y a une réponse sécurité et tranquillité publiques et ce que nous faisons, que nous inscrivons dans les contrats de ville et on en finance une partie.

La garantie jeune est généralisée cette année. Qu'en attendez-vous aux Antilles ?

L'expérimentation qui a été faite fonctionne bien. Nous avons travaillé avec des cohortes de jeunes limitées à 15 ou 20 personnes. Elles sont coachées de façon resserrée et les taux de réussite et de remobilisation sont importants. Ce n'est pas la seule façon de faire, mais nous, à la politique de la ville, on rajoute des financements pour s'assurer que plus de jeunes en profitent et je m'assure que dans les pourcentages de ceux qui bénéficient de la garantie jeune, le pourcentage QPV soit important et Ericka Bareigts s'assure que les ultramarins soient bien pris en compte !

Propos recueillis par FXG, à Paris

(crédits photo : MVJS : Hervé Hamon et FXG)

Une formation guadeloupéenne

Son père est de Jabrun/Morne-à-l'Eau, sa mère, une demoiselle Ballon, de Capesterre-Belle-Eau. Si Hélène Geoffroy est née à Creil dans l'Oise, elle part vivre en Guadeloupe à l'âge de 5 ans, d'abord à la tour Frébeau, puis à la Jaille. Elle est scolarisée à l'école de Chanzy à Pointe-à-Pitre (aujourd'hui en QPV !). "Un mois après ma nomination au gouvernement, j'ai assisté à une projection de films réalisés dans des quartiers politique de la ville. L'un d'eux était réalisé par des anciens de l'école Chanzy. Ils étaient plus jeunes que moi, mais on avait eu les mêmes instituteurs ! Ca m'a fait drôle ce raccourci..." L'adolescente étudie au collège du Raizet, puis à Baimbridge où elle passe son bac. "Je voyais l'hélicoptère au-dessus de la maison", dit-elle en se souvenant de la Guadeloupe bloquée lors de l'affaire Faisans... "Cette jeunesse guadeloupéenne a contribué à ma construction politique personnelle." Après ses études à Paris, en 1997, elle est nommée enseignant chercheur à l'école des travaux publics de l'Etat à Vaulx-en-Velin (Rhône). "J'ai commencé à militer et j'ai retrouvé à Vaulx-en-Velin ce que je connaissais en Guadeloupe, en termes de questionnement personnel par rapport à l'histoire à partager, à ce qui fait un destin commun, comment on se construit une appartenance... Quand on a un peu toutes les histoires du monde dans les banlieues et qu'on vient des Antilles, on sent qu'on a été stabilisé." Elue maire, puis députée, elle est entrée au gouvernement en février 2016. "Je pense qu'on aurait des choses à apprendre aux autres sur cette façon de se construire avec des identités multiples et se sentir équilibrés."

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10 janvier 2017 2 10 /01 /janvier /2017 06:37
Annulation du salon de la gastronomie d'outre-mer pour cause d'élections

Le salon de la gastronomie des outre-mer reporté sine die

A un mois de l'ouverture attendue le 10 février prochain de la 3e édition du salon de la gastronomie des outre-mer, sa promotrice, la chef de cuisine guadeloupéenne, Babette de Rozières, a annoncé son report à une date ultérieure. La raison de cette annulation de dernière minute, c'est l'engagement politique de Babette qui s'est portée candidate aux législatives dans la 17e circonscription de Paris. "Je n’ai pas souhaité prendre le risque de me voir reprocher de profiter de ma notoriété dans le cadre de la campagne électorale que je mène sur le terrain dans le 18e et le 19e arrondissement de Paris où se tient le salon."

Babette de Rozières a été élue en décembre 2015 conseillère régionale LR d'Ile de France dans la circonscription des Yvelines où elle réside.

La 17e circonscription législative de Paris est actuellement représentée par Daniel Vaillant. L'ancien ministre de l'Ìntérieur de Lionel Jospin ne se représentera pas et laissera la socialiste Colombe Brossel y aller. A noter que cette circonscription très à gauche était aussi visée par l'actuel ministre du Travail, Myriam El Khomry, qui avait été élue en 2008, conseillère municipale du 18e arrondissement. La mère de la loi travail qui porte son nom a essuyé une fin de non recevoir de la maire de Paris et de la section du 18e arrondissement du parti socialiste, mais elle a obtenu l'investiture de la section locale du PS dans l'autre circonscription du 18e actuellement détenue par Christophe Caresche

FXG, à Paris

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7 janvier 2017 6 07 /01 /janvier /2017 07:19
François Hollande, Jean-Pierre Hugues, directeur de cabinet, et Ericka Bareigts à l'Elysée mercredi 4 janvier 2017

François Hollande, Jean-Pierre Hugues, directeur de cabinet, et Ericka Bareigts à l'Elysée mercredi 4 janvier 2017

Bareigts reçue au Château

La ministre des Outre-mer, Ericka Bareigts, a été reçue par François Hollande mercredi après-midi, à l'Elysée, en présence du directeur de cabinet de la présidence, Jean-Pierre Hugues. La ministre et le président de la République ont évoqué le débat à venir au Sénat, la semaine du 16 janvier, autour du projet de loi égalité réelle outre-mer, mais également de la panthéonisation de Roland Garros, projet cher à la ministre. Sans évoquer de calendrier, ni même imaginer le transfert de ce héros réunionnais au temple de la République avant la fin de son quinquennat, le chef de l'Etat "s'est montré concerné par cette demande", selon Ericka Bareigts. "Il s'agit, a précisé son cabinet, d'un processus qui prend du temps. C'est le premier pas vers l'ouverture de dossier."

FXG, à Paris

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6 janvier 2017 5 06 /01 /janvier /2017 07:09

Procès des magistrats de la Cour de cassation : contre-attaque du parquet

Mercredi après-midi s'est tenue l'audience relative à la plainte du Mouvement international pour les réparations, du Mouvement pour une nouvelle humanité et du Comité international des peuples noirs  à l'encontre de sept magistrats de la Cour de cassation et de son premier président, Bertrand Louvel.

Cette plainte fait suite à l'arrêt rendu par la Cour de cassation le 5 février 2013, annulant la condamnation du Martiniquais Alain Huyghues-Despointes du 30 juin 2011 pour apologie de crime contre l’humanité. En cause, des propos qu'il avait tenu dans le documentaire de Romain Bolzinger, Les derniers maîtres de la Martinique", diffusé sur Canal + en février 2009. La raison de cette cassation : la loi Taubira n'est pas normative.

Mercredi, la représentante du parquet a soulevé des nullités, laissant entendre que la plainte n'est pas formellement valable. L'avocat des hauts magistrats, Me Le Guhenec, s'est associé à la démarche du parquet, estimant que les plaignants avaient produit "une citation confuse, car d'abord militante"... Il a néanmoins admis le problème soulevé par les avocats antillais en reconnaissant que la loi égalité et citoyenneté qui venait d'être promulguée étendait le délit d'apologie de crime contre l'humanité au crime de l'esclavage, tout en indiquant que lorsqu'elle a rendu son arrêt, la Cour de cassation s'en est tenue à la loi telle qu'elle était alors.

Mes Missamou, Duhamel, Monotuka et le bâtonnier Ezelin ont objecté que si leur plainte passait en revue toutes les violations de la loi (droit de la presse, droit pénal et droit européen) contenues dans l'arrêt de la Cour de cassation, le chef de la prévention était clair : "Délit de discrimination au sens du code pénal". Ainsi Me Monotuka a indiqué que les magistrats de la Cour avait bafoué la Constitution pour "exclure de l'humanité une partie de l'humanité." Me Duhamel a fait valoir qu'en ôtant tout pouvoir normatif à la loi Taubira, "la chambre criminelle de la Cour de cassation s'est prise pour le Conseil constitutionnel"... Le bâtonnier Ezelin a estimé, de surcroît, qu'en raison de l'autorité de la Cour de cassation qui ne reconnaît en la loi Taubira qu'une loi mémorielle, la Cour incite aussi à la discrimination : "On peut donc écrire ce que l'on veut sur l'esclavage, contrairement à la Shoah."

Avant de conclure, Me Monotuka a posé cette question aux magistrats de la 17e chambre correctionnelle de Paris : "Sommes-nous tous des êtres humains ou pas ? Car c'est cela qu'on veut vous éviter de dire."

La décision sera rendue le 8 février prochain. Si les exceptions de nullité sont validées, l'affaire sera close. Sinon, la chambre correctionnelle devra encore entendre les avocats plaider le fond du dossier.

FXG, à Paris

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5 janvier 2017 4 05 /01 /janvier /2017 07:14
Nadiège est condamnée à rester alitée faute d'un fauteuil pourtant financé mais jamais livré...

Nadiège est condamnée à rester alitée faute d'un fauteuil pourtant financé mais jamais livré...

Une myopathe en panne de fauteuil

Nadiège attend son fauteuil électrique…depuis huit ans. Cette Foyalaise de 43 ans est installée à Paris et souffre de myopathie, une maladie grave que tous connaissent depuis le Téléthon. Handicapée chronique, Nadiège ne se déplace qu’en fauteuil roulant. En 2009, elle demandé et obtenu du conseil général, de la sécurité sociale et de la maison du handicap 37 000 euros pour un fauteuil électrique adapté à sa pathologie que devait lui fournir la société O2 Médical à Champigny-sur-Marne. En cette fin 2016, Nadiège attend toujours sa livraison. Le fauteuil de remplacement qu’on lui a fourni n’est pas adapté et est en très mauvais état. Alors qu'elle vit seule, Nadiège doit rester allongée et, malgré tout, elle se bat encore pour obtenir le fauteuil électrique qu'une société doit lui livrer depuis 2009. Nadiège s’est même rendue au salon de la mobilité pour rencontrer le constructeur de ce fauteuil et c'est là qu'elle a découvert qu’elle n'apparaissait pas dans le carnet de commande. La Maison du droit et de la Justice a pris en compte son cas, mais Nadiège devra refaire un dossier auprès du conseil général, de la maison du handicap et de la sécurité sociale...

FXG, à Paris

 

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29 décembre 2016 4 29 /12 /décembre /2016 08:57
Le Pr. Jehel et Thierry Dol, à Paris le 10 décembre 2016

Le Pr. Jehel et Thierry Dol, à Paris le 10 décembre 2016

Trois ans après la libération des quatre otages d'AQMI au Niger, dont Thierry Dol, la prise en charge des victimes d'acte de terrorisme est encore balbutiante alors que depuis 2015 les victimes se comptent par centaines.

Thierry Dol a craqué

Thierry Dol a fini par appeler à l'aide. C'était après les attentats parisiens du 13 novembre 2015. "C'est en état d'urgence qu'on a vu mon état dépressif et suicidaire." Jusqu'alors l'ingénieur franciscain essayait de faire bonne mesure. Il souriait à ses amis, ses voisins, assurait qu'il allait au mieux... Mais au fond de lui, c'était la valse aux idées noires. "Beaucoup d'événements m'ont conduit vers un gouffre... Les attentats du 13 novembre, puis l'évasion de Rachid Rafaa ont développé chez moi un sentiment d'insécurité, d'angoisse." Dans le même temps, la presse publiait les révélations d'un ancien de la DGSE, Jean-Marc Gadoullet, laissant entendre que les otages d'AQMI au Niger, auraient pu être libérés bien avant le 29 octobre 2013... "Nous avons été des prétextes, s'insurge Thierry Dol, nous avons été instrumentalisés... Tout ça est peu propice à ce que je me projette dans l'avenir."

Le 11 décembre, Thierry Dol a eu 36 ans. Cette date correspond à son 1139e jour de liberté retrouvée, autant que sa détention dans le désert aux mains des islamistes.

"Chaque nouvelle menace d'attentats, explique le Pr Louis Jehel, psychiatre à l'hôpital Pierre-Zobda-Quitman, qui l'a pris en charge, vient réactiver les blessures que ressentent les victimes."

Sa première rencontre avec Thierry Dol a eu lieu via Martinique 1ère quand on lui a demandé de commenter le retour de Thierry Dol sous les acclamations des Martiniquais. "C'est bien l'euphorie, mais ça ne suffit pas à dissoudre la gravité, la peur, la souffrance... Il faut plus que trois ans pour se reconstruire, retrouver une trajectoire de vie qui ne soit pas celle imposée par les terroristes."

Impact traumatique

Ces trois dernières années ont été un grand moment de solitude pour Thierry Dol, revenu au pays trouver le réconfort auprès de ses parents. Si ce n'est le soutien sans relâche de son avocat qui l'a accompagné chez le défenseur des droits comme à l'Elysée (et dont ils sont à chaque fois ressortis dépités), il est resté livré à lui-même, sans prise en charge ni coordination de soins. "C'est comme si on ne prenait pas en compte le développement de sa vie psychique, commente le professeur. Les victimes ne veulent pas être en quête, mais être aidées car elles sont dans l'incapacité de retrouver leur autonomie."

Le centre de crise du CHU qui l'a accueillit n'existe que depuis 2013. "Grâce à ce service, je me suis raccroché à une branche, raconte Thierry Dol... C'est une situation de handicap d'avoir été dissocié et cela nécessite un statut protecteur comme pour les handicapés, même si le handicap est invisible à ceux qui ne savent pas le regarder." Il éprouve le sentiment d'avoir une dette envers les gens, "parce que tout le monde a fait beaucoup pour moi..." Il vit sa situation comme une phase d'attente, un moment difficile pour essayer de sortir du désespoir. C'est ce qu'on appelle l'impact traumatique. "Avoir le sentiment de revivre après sa mort, explique le Pr. Jehel, est très désorganisant. Cela peut aussi rendre asocial. Cette situation de valse-hésitation de la mort est d’un coût psychique monumental inimaginable. Ce n'est pas une angoisse de mort existentielle, mais un réel ressenti de détresse et de mort imminente face à la jouissance perverse du terroriste. Cette effraction dans la vie psychique  déstructure les fondement s de la vie et les liens de confiance avec les hommes."

Le plus souvent, même les gens bien intentionnés sous-estiment l'impact de leur comportement sur la personne qui a traversé l’effroi de la rencontre avec la mort... "Demandez à une personne qui a été victime ce qu'elle devient, professe le psychiatre, et non pas comment elle va, ce qui l’exposerait  au constaté répétitif de sa souffrance ! Et proposez lui votre aide active et douce, cela pourra réduire un peu le sentiment de culpabilité dont elle souffre."

Aujourd'hui, Thierry Dol préfère se déconnecter du temps de la société, mais il voudrait pouvoir donner son retour d'expérience, "pour que les nombreuses autres victimes aient un cadre plus adapté, plus humain que ce que j'ai eu."

FXG, à Paris

SOS Kriz

Après l'attentat de Nice, le dispositif d’intervention psychologique par les Cellules d’Urgence Medico Psychologique,  a vraiment  bien fonctionné pendant trois semaines, grâce à la mobilisation d’un grand nombre de régions dont la Martinique... Mais dans les mois qui ont suivi, la nécessité de développer des consultations est resté un problème crucial... "Le système s'améliore, assure le Pr. Jehel, pour le court terme  mais il y a un déficit de ressources sur le moyen terme pour les consultations de psychotraumatologie. Il est nécessaire de mettre en place  un lieu de soins et de consultation, agréable et confidentiel, mais également des ressources sociales et juridiques pour chaque région, dans un travail pluridisciplinaire."

Le Pr. Jehel a travaillé avec la direction générale de la Santé dans un groupe de travail dédié à la phase des interventions d’urgence, mais il plaide au-delà pour l’émergence des centres régionaux du psychotraumatisme. "Il n'existe pas encore de dispositif national ou régional pour les victimes, regrette-t-il, alors qu'il existe des centres de ressources à la disposition des intervenants auprès des auteurs de violences sexuelles." Mercredi dernier, la société française de traumatologie (AFORCUMP-SFP) se réunissait pour élaborer des "référentiels de prise en charge" pour les victimes d'attentat et de catastrophes sanitaires et, la semaine précédente, Juliette Méadel, secrétaire d'Etat chargée de l'aide aux victimes, participait à une table ronde sur la réussite de l'accompagnement psychologique des victimes d'attentats et d'actes de terrorisme.

En Martinique, le Pr. Jehel a obtenu de disposer d'un centre de psychotraumatologie distinct, mais proche du CHU. Hélas, l'absence d'informatique et de secrétariat l'empêche de fonctionner alors que le local est loué depuis un an... Il existe toute de fois un numéro d'urgence "SOS Kriz" (0596 42 00 00) pour la Martinique qui n'est pas forcément la plus mal lotie puisque ce n'est que ce vendredi 16 décembre que la ville de Paris s'est dotée d'un comité local de suivi des victimes.

Une affaire dépaysée au tribunal administratif de Fort-de-France

Thierry Dol a engagé la responsabilité de l'Etat pour "faute lourde en ce que la France lui a porté assistance tardivement lors de la séquestration dont il a fait l'objet  par Al Qaïda au Maghreb islamique entre 2010 et 2013". Le recours qu'il a déposé devant le tribunal administratif de Paris a été renvoyé devant la juridiction administrative de Fort-de-France.

 

 

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29 décembre 2016 4 29 /12 /décembre /2016 07:43
Un appartement interdit à la location à un Noir
Une action de groupe lancée contre le groupe immobilier Laforêt
Le CRAN a décidé de lancer une action de groupe contre Laforêt qui a laissé poser une annonce discriminante. Le texte sur les actions de groupe a été adopté le 18 novembre dernier dans le cadre du projet de loi sur la Justice du XXIe siècle. Le CRAN invite dès aujourd’hui toutes les personnes qui se sont senties exclues et choquées par cette annonce discriminatoire à la fois sur le critère de la nationalité et de la couleur, à se joindre à cette action judiciaire. Elles peuvent se signaler dès maintenant à cette adresse, contact@le-cran.fr.
« La loi sur les actions de groupes contre les discriminations va être utilisée : c’est une première historique. Nous sommes à l’origine de ce texte, il est logique que nous soyons les premiers à l’utiliser. Nous demandons également à être reçus par l’entreprise Laforêt qui saura désormais ce qu’il en coûte de cultiver ainsi le racisme et la xénophobie », a déclaré Louis-Georges Tin, le président du CRAN.
Le scandale a été révélé par un potentiel locataire, Moustapha qui, visitant un appartement à louer, rue du Parc à Levallois-Perret (92), est tombé sur une fiche indiquant : « Attention, important pour la sélection des locataires : nationalité française obligatoire, pas de Noir, immeuble avec des policiers uniquement ».
Interrogé sur France Info, le responsable de l’agence, Laurent Balestra, a déclaré que ce serait sur injonction de la propriétaire qui est raciste » que l’agent qui est « naïve et mal formée » aurait retranscrit la demande. D’après lui, la collaboratrice ne travaille plus dans l’agence. Et il a ajouté : « On est aux Lilas, dans le 93, on ne peut pas se permettre ca ».
« Le CRAN est tout à fait surpris d’apprendre qu’il y aurait des départements où on peut se permettre d’être raciste, et d’autres, non. Si certains employés de Laforêt ont besoin, au minimum, d’une formation, que dire des directeurs d’agence ? », a déclaré Louis-Georges Tin, président du CRAN.
FXG, à Paris
 
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28 décembre 2016 3 28 /12 /décembre /2016 11:16

Le Conseil d'Etat valide l'élection du maire de Morne-à-l'Eau

Mikaël Lech, après avoir été débouté devant le tribunal administratif de Basse-Terre, s'est retourné devant le conseil d'Etat pour demander l'invalidation de l'élection de Philipson Francfort comme maire de Morne-à-l'Eau. L'affaire, examinée le 8 décembre dernier a été tranchée le 23 : le pourvoi en cassation n'est pas admis. Les magistrats administratifs estiment que "les conditions dans lesquelles se sont déroulées les opérations électorales en litige n'ont pas été de nature à porter atteinte au caractère public du scrutin et n'ont pas davantage révélé une manoeuvre de nature à altérer la sincérité des opérations électorales".

FXG, à Paris

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