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31 mars 2015 2 31 /03 /mars /2015 06:33

La justice ordonne le retrait des pâtisseries dénoncées par le CRAN à Grasse

Le CRAN a dénoncé, il y a peu la boulangerie de M. Tavolaro à Grasse qui exposait des pâtiseries chocolatées figurant des représentations obcènes "Dieux" et "Déesses" nègres dans le plus pur style colonial d'avant-guerre. Faute de trouver en M. Tavolaro ou en la personne du maire de Grasse, Jérome Viaud, le CRAN a lancé une procédure de référé-liberté devant le tribunal administratif de Nice. Celui-ci a ordonné au maire de Grasse de prendre dans le cadre de ses pouvoirs de police, "une mesure d'interdiction d'exposition au public de deux figurines en chocolat portant atteinte à la dignité humaine".

Le juge des référés a estimé en outre que "l'abstention du maire de Grasse (…) constituait une atteinte grave et manifestement illégale à la sauvegarde d'une liberté fondamentale"... Il lui a donc enjoint de prendre, sous astreinte de 500 euros par jour de retard, "une mesure d'interdiction de l'exposition au public de ces deux figurines en chocolat".

FXG, à Paris

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31 mars 2015 2 31 /03 /mars /2015 04:44

Interview. Jean-Marc Crantor est directeur éditorial chez aufeminin.com, en charge du lancement de la chaîne web du groupe.

Ce manager s'interroge sur l'avenir de France Ô dans la perspective du changement de président de France télévisions et propose son expertise.

"France Ô doit être le porte-voix des outre-mer"

Quel analyse faites-vous de la querelle qui est faite autour de la ligne éditoriale de France Ô sur la place des outremers ?

Je partage l'idée que France Ô ne remplit pas ses obligations de service public, notamment en ce qui concerne la valorisation des Outre-mer. Le rapport du Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) sur l'action de France Télévisions au cours des quatre dernières années s'interroge également sur les missions de France Ô. Cette chaîne vient de fêter son dixième anniversaire et je ne comprends pas qu'on en soit encore là. Le rapport Schwartz, remis au début du mois à la ministre de la Culture et de la Communication, n'est pas tendre non plus avec France Ô.

Bruno Patino, le directeur général adjoint de France télé, a dit qu'il fallait encore laisser du temps à France Ô...

Je ne comprends pas ce que ça veut dire. Après dix ans, il n'y a toujours pas de ligne éditoriale définie, propre et qui permette d'identifier la chaîne comme un véritable média des outre-mer. Enfin, je rappelle qu'en novembre dernier, le président de la République a dit qu'il était urgent que France Ô redevienne véritablement une chaîne ultramarine.

La ligne éditoriale a été défendue par ses dirigeants, anciens et actuels, c'est l'outremer et l'ouverture au monde...

je ne fais pas de difficultés là-dessus, il n'est pas question d'en faire une chaîne communautaire. Quand je parle de chaîne ultramarine, ce n'est pas une chaîne ghetto, repliée sur elle-même, ça veut dire une chaîne qui devrait être porte-parole des outre-mer, qui devrait permettre aux outre-mer de s'exprimer sur ses régions, mais aussi sur le monde. La dimension ultramarine semble avoir été complètement négligée par les équipes actuelles. Les outre-mer doivent s'inviter dans le débat public et faire entendre leurs points de vue sur la vision qu'ils ont du monde, sur les enjeux qui se présentent à eux.

L'actuelle ligne "ouverture au monde" a été très critiquée par les parlementaires ultramarins entre autre, jusqu'à l'ancien ministre Victorin Lurel qui a osé parlé de chaîne du tiers monde et des banlieues. Qu'en pensez-vous ?

Il y a une confusion qui vient du fait que la direction générale de France Télévisions ne s'est jamais vraiment intéressée à un projet éditorial pour France Ô et cette dernière n'a pas su non plus démontrer sa capacité à proposer un projet pertinent. C'est normal que l'outre-mer s'intéresse au monde ; il est éparpillé aux quatre coins de la planète ! Mais une chaîne ultramarine est un média qui doit puiser une partie de sa programmation dans les programmes produits par les chaînes publiques Outremer 1ère pour valoriser le travail fait en région, montrer leur culture et leur excellence. France Ô doit être davantage présente sur les activités ultramarines qui se passent en métropole, mais aussi elle doit s'intéresser à tous les débats de société qui se passent en métropole et dans le monde. Ce n'est pas une chaîne qui parlerait uniquement de l'outre-mer, mais toutes les régions ultramarines doivent pouvoir donner leur point de vue sur le monde. France Ô doit être le reflet de la pensée des Ultramarins et non pas un ghetto médiatique.

Que pensez-vous de l'audience de France Ô qui est mesurée depuis septembre dernier ? France Ô annonce en février dernier 0,6 % de part -d'audience sur les 4 ans et plus... (voir détail audience France Ô par ailleurs)

France Ô est à 0,5 % d'audience moyenne. C'est l'avant dernière chaîne de la TNT sur la liste de Médiamétrie devant Chérie 25. L'absence de public s'explique en partie par l'absence d'un projet éditorial pertinent.

Comment comptez-vous faire passer votre message au futur président alors que c'est une bataille qui se joue exclusivement en coulisses ?

C'est une bataille ! Il faut justement alerter à la fois le CSA et les potentiels candidats pour leur rappeler que l'outre-mer est une composante de la République et qu'il faut la prendre au sérieux. On ne sait pas parler de l'outre-mer à la télé, on en a toujours parlé de façon folklorique quand on n'y voit pas une pesanteur. Les candidats à la tête de France télévisions doivent vraiment prendre en compte cela et avoir un projet pour France Ô, mais pas seulement. La question de savoir comment on parle des outre-mer sur les autres chaînes du groupe doit également faire partie de leur réflexion.

Que savez-vous des projets et des candidatures qui se préparent ?

Le processus mis en place par le CSA me semble très opaque. La liste des candidats ne sera connu que dès lors que chaque candidat ne s'oppose pas à ce que soit publiée sa candidature. Ca rend les choses complexes... Par ailleurs, les candidats seront auditionnés à huis-clos. On ne connaîtra donc que très peu de choses des projets avant la nomination. On ne saura rien de l'avenir de la télévision publique qui nous appartient pourtant...

Un seul candidat s'est déclaré, c'est Alexandre Michelin, un professionnel d'origine martiniquaise avec lequel vous avez déjà travaillé. Connaissez-vous son projet, notamment en ce qui concerne France Ô ?

Non, il n'en a pas fait part, mais je pense qu'il fera, comme tout le monde, il rendra son projet stratégique au CSA. Il ne va pas dévoiler ses billes maintenant alors qu'il y a d'autres candidats qui sont ses concurrents. Mais c'est un grand professionnel, un homme de télévision et du numérique et de toute évidence, il a des qualités pour faire avancer le débat.

Etes-vous candidat à la direction de France Ô ?

Le directeur de France Ô est choisi par le président de France Télévisions et le processus de nomination de ce dernier est à peine entamé. Je porte un regard de professionnel sur ce sujet d'actualité. Comme vous avez pu le constater, tout le secteur s'interroge sur les missions et l'avenir de la télévision publique. Il sera temps d'en reparler après la nomination du président de France Télévisions..

Propos recueillis par FXG, à Paris

CV vite fait

Jean-Marc Crantor est un Guadeloupéen de 43 ans. Son parcours diversifié lui a donné une approche macro-économique du secteur audiovisuel. Consultant à l'IDATE, directeur du département médias chez Global Equities, il a apréhender les questions juridiques, économiques, technologiques et stratégiques liées au secteur. Puis, il a développé des compétences opérationnelles en tant que directeur des antennes télé à RFO-Guadeloupe, puis au sein du groupe Lagardère. Il a rejoint aufeminin.com en 2010 où il s'occupe du lancement de la chaîne web du groupe. Il a, par ailleurs, participé à différents comités de réflexion, des commissions (CNC/Région Guadeloupe, Médias et Diversités, Observatoire européen de l'audiovisuel) et a dirigé la publication d'ouvrages sur le secteur de la télévision et de la radio.

Les chiffres de France Ô en février

France Ô a salué " ses bonnes performances du mois" et annoncé 1 % de part d'audience (PdA) en moyenne en prime time et 575 000 téléespectateurs comme meilleur score en prime time. En mayenne générale sur les 4 ans et plus, France Ô fait 0,6 % de PdA.

La série Meurtres au paradis rassemble jusqu’à 575.000 téléspectateurs pour 2,3% de PdA.

Le magazine Investigatiôns présenté par Samira Ibrahim comptabilise 1% de PdA et 265.000 téléspectateurs pour « L’envers du paradis ».

La série Passeur d'enfants attire 400.000 téléspectateurs en moyenne ( 1,5% de PdA) le jeudi.

Les championnats du monde de cyclisme sur piste 2015 ont attiré 355.000 téléspectateurs (1,5% de PdA) en moyenne sur les 4 soirées avec une pointe à 660.000 téléspectateurs le vendredi soir.

La Fed Cup féminine réunit 0,6% de PdA avec 80.000 téléspectateurs en moyenne par match diffusé et jusqu’à 250.000 téléspectateurs pour le double du dimanche.

Les documentaires sur l’Outre-mer diffusés en prime-time dans Passion Outremer chaque dimanche soir réunissent en moyenne 205.000 téléspectateurs pour 0,8% de PdA.

Les aventuriers d'Explô performent avec une PdA de 0,9%, soit 140.000 téléspectateurs pour "L'Afrique à vélo".

Mémô affiche un record à 0,8% de PdA et 140.000 téléspectateurs.

La série jeunesse H2O confirme ses bons scores à 2,6% de PdA en moyenne sur les 4-14 ans (0,7% de PdA en 4+)

 

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31 mars 2015 2 31 /03 /mars /2015 02:17

Feu vert pour le nouvel octroi de mer

La nouvelle loi relative à l'octroi de mer entrera en vigueur le 15 juillet prochain. La ministre des Outre-mer, George Pau-Langevin, a présenté mercredi en conseil des ministres le projet de loi qui transpose la décision du Conseil de l’Union européenne du 17 décembre 2014 qui renouvelle le dispositif du régime de l’octroi de mer dans les régions ultrapériphériques françaises jusqu’au 31 décembre 2020. La liste des biens concernés par cette taxe a été pour le coup remise à jour par les conseils régionaux.

L’octroi de mer est une taxe ancienne qui assure le financement des collectivités territoriales (sa collecte en 2014 a rapporté 1,146 milliard d'euros aux collectivités ultramarines).

Cette taxe indirecte porte sur les produits importés (de pays tiers comme de l'Union européenne, y compris la France métropolitaine) comme sur les productions locales. En instaurant des possibilités d’exonérations et des taux différenciés, l'octroi de mer protège les productions locales confrontées à des handicaps structurels liés en partie à l’éloignement de l’Europe continentale et à une concurrence forte dans leurs bassins régionaux.

Les entreprises ayant un chiffre d’affaires inférieur à 300 000 € sont exclues du champ d’application de la taxe. Elles sont donc dispensées de toute obligation déclarative. Reste que ce seuil qui était auparavant de 550 000 euros n'est pas accepté par les entrepreneurs ultramarins et, notamment guyanais qui ont signé une motion pour s'opposer à cet abaissement.

Par ailleurs, le projet de loi originel actait la création d'un marché antillo-guyanais avec la mise en place d'un régime de droit commun et l'instauration d'une liste de produits négociée en vue d'un équilibrage des échanges entre les Antilles et la Guyane. Le compte rendu du conseil des ministres n'en fait plus état. Il est vrai que là aussi, les socioprofessionnels de la Guyane s'y sont opposés, estimant que ce marché ne pourrait se développer qu'au détriment de la production guyanaise.

FXG, à Paris

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30 mars 2015 1 30 /03 /mars /2015 12:19

Le Conseil d’Etat valide la mutation de Philippe Muller et annule son avertissement

L’ancien procureur de la République au tribunal de grande instance de Saint-Denis de la Réunion, Philippe Muller, restera conseiller à la cour d'appel de Grenoble, mais l'avertissement que lui avait décerné le procureur général de la Réunion est annulé.

L'ancien proc de Saint-Denis a demandé au Conseil d’État d’annuler deux décisions le concernant. La première est un avertissement prononcé le 5 mai 2014 à son encontre par le procureur général de la cour d'appel de Saint-Denis de la Réunion. La seconde est le décret du président de la République du 18 juin 2014 le nommant avocat général à la cour d’appel de Grenoble.

Le Conseil d’État a rejeté la requête dirigée contre la mesure de mutation. Il a rappelé, en droit, qu’un magistrat du parquet, qui ne bénéficie pas de l’inamovibilité, peut être muté d’office pour des raisons objectives tenant à l’intérêt du service. Il a relevé qu’en l’espèce la mutation, motivée par l’objectif de rétablissement du bon fonctionnement du parquet du tribunal de grande instance de Saint-Denis, n’était pas une sanction disciplinaire déguisée. En outre, les garanties de procédure prévues par les textes ont été respectées.

En revanche, le Conseil d’État a annulé l’avertissement prononcé à l’égard de l’ancien procureur de la République à Saint-Denis de la Réunion. Il a relevé, tout d’abord, que les difficultés relationnelles qui lui étaient imputées étaient en partie la conséquence d’un mauvais fonctionnement du service, antérieur à son arrivée et auquel il a tenté de remédier. Le Conseil d’État a constaté, ensuite, que les problèmes de remontée d’information vers sa hiérarchie préexistaient eux aussi, en partie, à sa prise de fonctions. Si d’autres faits ou comportements pouvaient effectivement lui être reprochés, le Conseil d’État a jugé qu’ils ne justifiaient pas à eux seuls le prononcé d’une telle mesure.

FXG, à Paris

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27 mars 2015 5 27 /03 /mars /2015 06:54

Le gala de l'APIPD à guichet fermé

"Nous sommes un peu sortis du communautarisme, car la drépanocytose n’est pas une maladie qui ne toucherait que les personnes noires, elle est aujourd’hui mondiale."

Le gala de soutien à l'association de lutte contre la drépanocytose de Jenny Hippocrate, affiche complet pour le 27 mars prochain au chalet du lac au bois de Vincennes. La ministre George Pau-Langevin et la déléguée Sophie Elizéon ont annoncé leur présence. "Les demandes affluent, c’est impressionnant comment les gens ont réagi..." souligne la présidente de l'APIPD qui ne peut plus accueillir plus de convives.

La guest star du gala sera Yohan Fréget, mais il y aura bien d’autres personnalités comme les parrains, marraines et ambassadeurs de la cause : La princesse Isabella Orsini, Frédéric Piquionne, Clémence de la Compagnie créole, Kerry James, Philippe Lavil, Kareen Guiock et le boxeur Jean-Marc Mormeck. D’autres personnalités médiatiques seront aussi présentes pour témoigner de leur soutien : l’animatrice Enora Malagre, le footballeur de l’AC-Milan, Adil Rami, Rokhaya Diallo...

L'UGPBAN qui a toujours été le principal partenaire de l'APIPD avec Addmédica, AGS, la FEDOM et le CReFOM, a encore mis sa contribution permettant ainsi d'offrir aux convives un menu gastronomique, même si les chefs viennent à titre gracieux.

Ils seront en tout 96 bénévoles, 550 invités et trois chefs cuisiniers. France télévisions et France Ô seront de la partie.

"Je pense que pour ce gala, se réjouit Jenny Hippocrate, nous avons dépassé nos limites au niveau de la prestation que nous allons offrir aux convives." Le gala sera découpé en trois grandes parties :

L’accueil avec un grand buffet éclectique, le repas à table, entrecoupé de moments forts, de témoignages, de prises de parole, la diffusion de spots et diaporamas sur la vie de l’APIPD et des séquences musicales avec Fabrice Di Falco, le collectif « Les Voix des Femmes » porté entre autres par Sarah Kiss, la Petite Shade, Priscilla Betti, Soumia, Stony ou encore Aurélle Konaté.

A 23h30, la présidente de l'APIPD ouvrira le bal avec le cavalier de son choix. Jenny promet qu'on dansera jusqu’à 5 heures du matin.

FXG, à Paris

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27 mars 2015 5 27 /03 /mars /2015 05:58

ITW Miguel Marajo, plasticien, participe jusqu'au au 15 mai au bar de Molitor, 8 avenue de la Porte Molitor à Paris à l'exposition d'oeuvres collectives réalisées à trois ou quatre mains par Alexandra Noat Dumeste, Alice Lothon, Anna Marie Wright, Arnaud Denis, Aude Dortho, Axel Pahlavi, Béatrice Julien Labruyère, Cadija Costa, Camille Bonaldi, Caroline Cassel, Céline Orsingher, Eugénie Bachelot Prévert, Evanson Mbugua, Florence Obrecht, Hervé Ic, Jérôme Barbe, Jérôme Gallet, Laurent Bailly, Laurence Egloff, Laurence Meillinger, Maho Nakamura, Marie Cerise, Nathalie Piernaz, Paëlla, Paula Valero, Parme Baratier, Raphaël Renaud, Ruben Fuentes et Thomas lvernel.

"La question post-coloniale me stimule"

Pourquoi avoir choisi ces oeuvres spécifiquement ?

Contrairement à la tradition du cadavre exquis, ces dessins sont faits à découvert afin de privilégier une prise en compte plus fine et en synergie, donc moins aléatoire. De façon générale, j'aime la confrontation des différences, elle est à la fois une façon de se confronter à nos singularités et paradoxalement, nous ouvre aux différents points de connexion qui existent avec l'autre. En d'autres termes, si les connexions sont possibles, c'est que j'ai la certitude qu'elles existent déjà en nous, d'où la possibilité d'un écho. L'exposition à laquelle j'ai participé cet automne chez Maïa Muller, relevait d'une sélection tenant à un propos curaté par Myriam Mihindou. Le texte critique qu'a fait Simon Njami (rédacteur en chef de la Revue noire, ndlr) à cette occasion nous a qualifié de guérisseurs, car nous avions pour point commun de susciter une réponse apaisante à une base névralgique.

Ressentez-vous une spécificité caribéenne de votre travail ?

Il existe un tempérament particulier dans ma façon de m'exprimer en général. Je n'ai rien fait pour garder un accent régional et malgré de nombreuses années, des inconnus me devinent caribéen alors qu’au fil du temps, il s’est modifié, il reste toujours un timbre particulier. C’est la même démarche qui se poursuit dans mon travail plastique, je ne cherche pas à conserver à tout prix un aspect désigné comme étant le bon, au contraire, au risque de me perdre, je poursuis une démarche d’authenticité. En effet, je constate que quelque chose est bien ancré en moi. Les sujets qui me préoccupent, l’énergie qui m’anime, les rapports colorés, etc. J’aurai pu hériter d’une partie de cela en l’obtenant de mes parents dans un autre contexte, je crois que le bain culturel a beaucoup fait. De la même façon qu’il est prouvé qu’il y a une prépondérance du rythme dans certaines cultures mais que ce rythme n’est pas inné.

Qu'est-ce qu'un artiste caribéen ?

Il l’est malgré lui parce qu’il évolue ou a été fortement baigné dans un environnement géographique et culturel spécifique, et cette vibration peut plus ou moins transparaître à travers sa création.

Ces derniers temps, vous nous proposez des expositions collectives. Peut-on voir dans ces collectifs d'artistes des mouvements, des écoles de pensée ?

Je constate aujourd’hui que les artistes que je fréquentent sont très divers, tant sur le plan générationnel que sur le plan des sensibilités.

La question post-coloniale me stimule, donc effectivement, je pourrais recenser quelques expositions qui touchent à ce registre. Cela ne relève pas d’une démarche contrainte ; l’artiste peut se nourrir par curiosité, il peut s’imprégner mais il me semble difficile de créer un aggloméré de signes qui deviendraient artificiels sans expression artistique.

Ce sont peut-être aussi simplement des nécessités économiques voire mercantiles ?

Il est bien plus prudent de chercher des activités mercantiles s’il y a nécessité économique loin de la création artistique, car si cette démarche prend le dessus, elle assujettirait l’artiste qui aurait simplement perdu sa liberté de création.

Cela renvoie à la question : qu'est-ce qu'un artiste ?

L’artiste est un réceptacle, il est dans un subtil équilibre que lui-même ne peut figer dans une définition car elle serait sans cesse en marche et si toutefois il y arrivait, il serait contraint de décloisonner cette gaine pour exister en tant que tel.

Propos recueillis par FXG, à Paris

 

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24 mars 2015 2 24 /03 /mars /2015 08:28

Loriane, un fleuron de la nouvelle scène créole à Marseille

La 11e édition du Babal med music va rasssembler pendant trois jours le week-end du 28 mars, des artistes et professionnels des quatre coins du monde pour développer leurs activités, détecter de nouvelles tendances, échanger autour de rencontres, conférences et débats. Les artistes retenus pour participer à ce salon se produiront devant des programmateurs du monde entier, agents artistiques, labels présents sur le marché, mais également devant un public curieux de découvrir de nouveaux talents (12.000 personnes en 2014). Parmi ces artistes, la chanteuse martiniquaise Loriane se produit à Marseille au festival Babel Med Music, samedi 28 mars sous le chapiteau du Dock des Suds.

Avec son timbre vocal enchanteur et ses interprétations délicates, Loriane Zacharie rend un hommage raffiné au patrimoine musical de son île natale, la Martinique, après des collaborations avec Malavoi, Victor O ou Fred Deshayes (Soft). Flânant sur les rythmes caribéens de la biguine, du bélé, de la mazurka mais aussi de la folk, cette artiste se fait porte-voix d’une nouvelle scène créole, profondément attachée aux syncopes antillaises, au créole martiniquais et aux arrangements subtilement jazzy. Comme des rayons de soleil insulaires, ses compositions aux mélodies suaves s’égrènent en caresses sonores aux vertus apaisantes et dansantes.

FXG

http://www.babelmedmusic.com/

Loriane en clip :

https://www.youtube.com/watch?v=GLdx8LFD1tw https://www.youtube.com/watch?v=2FauwRhjgUk

Loriane sur facebook :

https://www.facebook.com/BabelMedMusic?pnref=story

https://www.facebook.com/loriane.zacharie?fref=ts

https://www.facebook.com/pages/Loriane-Zacharie/170534033114003?fref=ts

Loriane en interview:

http://www.lavoixdelafrique.net/#!interview-voa/ciat

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23 mars 2015 1 23 /03 /mars /2015 18:17

Le président de la République en Haïti

L'Elysée vient de faire savoir que le chef de l'Etat se rendrait à Port-au-Prince le 12 mai prochain. Cette visite s'inscrit dans la continuité du déplacement du président de la République en Martinique le 9 mai et en Guadeloupe le 10. L'Elysée avait déjà fait savoir que François Hollande se rendrait dans la foulée de ce déplacement à Cuba. L'ensemble est donc complété avec une visite d'Etat en Haïti. Ce sera la deuxième visite d'un chef d'Etat français depuis l'indépendance en 1804, après celle de Nicolas Sarkozy qui y avait passé quatre heures le 17 février 2010.

FXG

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23 mars 2015 1 23 /03 /mars /2015 09:00

Edwy Plennel, fondateur de Médiapart, "le premier journal à défendre un modèle sans publicité, ne vivant que du soutien de ses lecteurs sur abonnement, une nouvelle presse un peu sérieuse, de référence, de qualité et indépendante sur Internet". Ce lundi, il inaugure, au lycée Joseph-Gaillard de Fort-de-France, la 26e semaine de la presse et des médias à l'école en présence de la rectrice qui en a fait son invité d'honneur. Il rencontrera ensuite durant toute la semaine des élèves et des professeurs à Sainte-Marie, à Bellevue, Rivière salée... pour parler liberté de la presse et liberté d'expression, journalisme d'investigation et presse numérique. Quatre rendez-vous sont ouverts au grand public.

Interview

Le thème de la 26e édition est : "la liberté d'expression, ça s'apprend !" renvoie aux attentats de janvier...

Sous le choc de Charlie Hebdo, il est très important de dire que c'est un crime immense de type fasciste que de tuer des gens parce qu'on n'aime pas ce qu'ils dessinent, ce qu'ils pensent... Il est important d'être solidaire, évidemment, face à ce geste effroyable de tuer des gens qui font des petits crobars dans leur coin pour quelques milliers de lecteurs. Et nous devons dans le moment actuel combattre tous ceux qui voudraient s'appuyer sur cet événement pour nous entraîner dans une virulence nouvelle contre les musulmans, les noirs, les immigrés ou les étrangers car l'autre aspect des attentats, c'est qu'on a tué des français, des gens vivant en France parce qu'ils étaient nés juifs, parce qu'ils étaient juifs, au nom de leur identité. Tuer pour des idées ou une identité sont deux crimes politiques, quels que soient les auteur, ils ne peuvent pas ne pas être condamnés.

Dans la préface de votre livre Pour les musulmans, réédité après les attentats, "Lettre à la France", vous défendez l'idée des causes communes. Quelles sont-elles ?

Il s'agit de tendre la main, de créer des relations pour éviter la guerre des identités qui est le piège que nous tendent aussi bien les totalitaires de l'Etat islamiques que l'extrême droite raciste en France. Si on veut ne pas être entraîné dans la guerre des mondes, des civilisations, le choc des religions, il faut s'appuyer sur les causes communes de l'égalité, du respect mutuel, du refus d'un monde qui ne vivrait que sur l'insulte, la blessure. Le monde que je propose est celui des causes communes de l'égalité des droits sans distinction d'origine, d'apparence et de croyance. C'est ça qui est important dans le moment actuel.

A la suite des attentats de janvier, Joëlle Ursull a écrit une lettre au président de la République pour dénoncer une hiérarchisation des mémoires de la Shoa et et de l'esclavage. Avez-vous entendu cela ?

Causes communes, ça veut dire ne pas tomber dans la concurrence des victimes, dans la rivalité des mémoires. ; tout reconnaître, tout regarder en face et ne pas créer de hiérarchies entre les blessures, les crimes, l'esclavage, les déportations, les génocides...

Certains s'interrogent au sujet de la liberté d'expression pourquoi personne n'a défendu l'humoriste français qui avait caricaturé un colon israélien déguisé en nazi sur France 3 en décembre 2003, alors que tout le monde s'est levé pour défendre les dessinateurs de Charlie qui ont caricaturé le prophète...

Il faut tenir les deux bouts. D'un côté il y a un droit à un genre très particulier qui est la caricature. La caricature, c'est certes l'excès, forcer le trait, l'ironie, la moquerie, mais ça ne doit pas être d'insulter, injurier, blesser... La caricature, c'est fait pour faire rire, pour moquer les puissants, surprendre, étonner. Si c'est une pure méchanceté, si c'est une insulte, une injure, la caricature passe du côté de l'idéologie, du côté de la violence et de la virulence. Il y a eu dans l'histoire de France, des caricatures racistes, le bon nègre Banania le Juif lié à l'argent et au gros nez. Défendre la liberté d'expression n'empêche pas d'avoir un débat critique sur l'excès qu'est la caricature. On ne peut pas vivre sous le règne de la caricature de chacun d'entre nous. On doit respecter ce qu'est l'autre, sa croyance, son identité... On ne doit ni le moquer, ni l'insulter autrement on ne peut plus vivre ensemble.

Malgré vos activités professionnelles, vous prenez beaucoup de temps pour vous adresser à la jeunesse et à votre public, pourquoi ?

Le virtuel, c'est du réel. La presse numérique, bien plus me semble-t-il que la presse dans- laquelle j'ai travaillé pendant trente ans, nous fait prendre conscience de cette relation directe avec le public. Il réagit, il commente, il veut un lien physique. C'est-à-dire que le virtuel n'est pas abstrait, c'est une relation concrète avec les lecteurs... cette relation avec le public, c'est aussi une façon de montrer que la révolution numérique n'est pas synonyme forcément de baisse de niveau, de régression de la qualité, de flux d'immédiateté, de n'importe quoi, d'inexactitude, de rumeurs, de violence. Nous démontrons au contraire qu'à l'heure du numérique, on peut comme le disait Albert Camus "élever son pays en élevant son langage".

Quel avantage voyez-vous au numérique ?

C'est un journalisme sans frontière, le numérique ! Nous atteignons un public très varié sur la planète entière. Sur Mediapart, nous prenons soin de traduire certains de nos articles en anglais et en espagnol, cela accroit la diffusion. Et puis, le numérique, c'est neuf. Ca ne fait que depuis vingt ans qu'il se développe... Il n'y avait pas les téléphones intelligents, les smartphones qui existent aujourd'hui.

Tout ça va très vite et en même temps, cela fait peur au pouvoir établi qui redoute ce bouillonnement, qui a peur du n'importe qui, de l'expression démocratique sur la toile et les réseaux sociaux. Je pense au contraire qu'il faut parier sur cette liberté en essayant de l'élever, de la tirer vers des enjeux démocratiques, collectifs, ceux des causes communes, ceux des solidarités plutôt que d'avoir peur de cette expression populaire qu'il y a sur internet. Au lieu de ça, les dominants, les oligarques, ceux qui croient savoir mieux que le peuple ce qui est bon pour lui, se crispent.

Propos recueillis par FXG, à Paris

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21 mars 2015 6 21 /03 /mars /2015 15:20
FM Laeti à la Boule Noire les 23 et 24 mars

FM Laeti démarre sa tournée à la Boule noire

Laeti, qui est née en Guadeloupe, s'est révélée dans un genre musical original dit « poul », savant mélange épicé de pop et de soul aux tonalités subtiles. Elle aime s'embarquer dans des voyages sonores tempétueux…

Son nouvel album aux sonorités pop éclatantes, dopé aux synthés. est résolument énergique. Il s’écoute autant qu’il se danse.

Elle viendra le défendre sur la scène de la Boule noire, à Paris, les 23 et 24 mars prochains. Entourée de ses musiciens, Christophe « Disco » Minck (basse), Manu Dyens (batterie), Ludovic Bruni (guitares) et Jean-Max Méry (claviers) les racines antillaises.

 

23/03 : Paris (75) - Boule Noire

24/03 : Paris (75) - Boule Noire

28/03 : Vitry le François (51) - L'Orange Bleue

03/04 : Fontenay sous Bois (93) - Espace Gérard Philippe

10/04 : Villeneuve la Garenne (92) - Virtuoz Club

17/04 : Cully (CH) - Cully Jazz Festival

01/05 : Vincennes (94) - Working Time Festival

05/05 : Issoire (63) - Salle Animatis

25/06 : Blainville Crevon (76) - Festival Archeo Jazz

01/07 : Saint-Etienne (42) - Festival des 7 Collines

13/08 : Poitiers (86) - Les Heures Vagabondes

présentant FM LAETI et son nouvel album "For the Music" :

- Website (Bio, Prez album, etc...) : http://www.fmlaeti.com

- Medley "For the Music" : https://soundcloud.com/un-plan-simple/fm-laeti-medley04/s-Ofgtw

Videoclips :

- Le single "Wanna Dance : http://youtu.be/BPalCV3MXHQ

- "Sanctuary" : http://youtu.be/nuzaxEhu9do

Live/Promo :

- Le Mouv' - "(Doesn't Have to) Be That Way" : http://dai.ly/x29l42g

- Le Mouv' - "Lost (Franck Ocean Cover)" : http://dai.ly/x29l54c

- TV5/Acoustic - "Sanctuary" : http://youtu.be/kRPTUYU0na8

- TV5/Acoustic - "The Night Has Begun to Call" : http://youtu.be/HgxyhUhQqBk

- TV5/Acoustic - "You Inspire Me" : http://youtu.be/nD8mpikz8hM

- TV5/Acoustic - "Rock Matata" : http://youtu.be/Hk-yRuSONss

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