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8 janvier 2015 4 08 /01 /janvier /2015 12:07

France-Antilles-Guadeloupe-le-une.jpg

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8 janvier 2015 4 08 /01 /janvier /2015 08:47

Stephane-Le-Foll-1.JPGStéphane Le Foll, ministre de l'Agriculture, de l'Agroalimentaire et de la Forêt, est arrivé en Guadeloupe mardi pour une visite de deux jours avant deux jours en Martinique. L'attentat contre Charlie Hebdo lui a fait renoncé à la deuxième partie de son déplacement. Interview

"On doit refuser tout déclin de la production locale" 

Vous avez prévu une rencontre républicaine avec les milieux consulaires, agricoles et les services déconcentrés de l'Etat. Quel message aurez-vous à coeur de faire passer ?

La France, comme d'autres pays européens a traversé une crise, mais la métropole comme les Outre-mer ont des atouts. Il faut donc qu'on retrouve beaucoup plus de confiance en nous et la fierté de ce que nous faisons. Deuxième chose : les Outre-mer, ce sont à la fois des enjeux régionaux avec ce qui va se passer a Cuba demain, et en même temps, ce sont des équilibres sociaux et économiques  à trouver dans chacun des territoires et, à ce titre, les dimensions agricoles agroalimentaires et forestières sont des enjeux spécifiques. Je suis là pour marquer le fait que dans les Outre-mer, ces questions agricoles, agroalimentaires et forestières font partie des enjeux du développement de demain, économiquement soutenable et créateur d'emplois.

Où en est le débat entre le soutien massif à la banane et le nécessaire mais bien moindre soutien aux cultures de diversification ?

Nous devons nous appuyer sur deux stratégies. La première est de considérer que la banane, la canne et le rhum sont des productions qui sont historiquement structurantes. On ne peut pas faire comme si on allait s'en passer du jour au lendemain. Au contraire ! On doit s'appuyer sur ces productions pivot. Mais en même temps, il faut développer dans les années qui viennent des stratégies de localisation de la production et de la consommation, la dimension de la diversification, c'est-à-dire la capacité qu'on a à apporter une offre agricole et alimentaire locale pour les besoins locaux, fait partie d'une stratégie métropolitaine et d'une stratégie pour les Outre-mer. Sur la question du financement, il y a le POSEI, c'est-à-dire les aides européennes (129 millions pour la banane, 75 millions pour la canne et 45 millions pour la diversification), et les enveloppes spécifiques du ministère de l'Agriculture, celle du CIOM en particulier qui représente autour de 35 millions d'euros. On atteint donc 80 millions d'euros pour la diversification dans une stratégie qui vise à développer les productions locales pour répondre aux besoins locaux.

Est-il raisonnable de penser que l'agriculture antillaise puisse réellement et rapidement participer à alimenter le marché local ?

Je ne suis pas un doux naïf et je sais que nous ne poursuivons pas un objectif de 100 % ! Mais, on doit refuser tout déclin sur ces marchés locaux de la production locale. C'est cela la stratégie de la diversification. Ça peut prendre toutes les formes possibles dans les productions maraîchères, avicoles, bovines, porcines... On doit pouvoir stratégiquement développer ces productions pour renforcer les marchés locaux et penser aux marchés régionaux... Nous devons nous insérer dans des stratégies régionales. Les élus des collectivités territoriales ont là une vraie responsabilité pour avoir des relations économiques, politiques et diplomatiques. Ce qui va se passer avec le dégel des relations entre les Etats-Unis et Cuba, notre relation historique avec Haïti, font que les Antilles françaises ont une part à prendre dans le développement régional nouveau qui va peut-être émerger de cette nouvelle donne diplomatique. J'en ai parlé avec Laurent Fabius, ça fait vraiment partie des enjeux !

La loi d'avenir agricole que vous avez fait adopter cette année a consacré un chapitre à l'Outre-mer. Quels objectifs soutient cette loi en outre-mer ?

Il y avait trois enjeux dans le débat sur la loi d'avenir. Le premier était d'avoir une meilleure coordination stratégique du pilotage agricole avec la commission d'orientation stratégique de développement agricole. C'est-à-dire rassembler les décideurs pour fixer de vraies stratégies. La banane, la canne, l'énergie renouvelable de la bagasse et la diversification méritent une discussion stratégique qu'il n'y avait pas jusqu'alors. Le deuxième enjeu était la question foncière. L'enjeu en Martinique et en Guadeloupe est, comme en métropole, d'éviter que l'artificialisation des terres, souvent les meilleures, se fasse en remettant en cause la capacité d'installer des jeunes agriculteurs et surtout de maintenir un potentiel agricole pour ces espaces. Si nous voulons jouer la diversification, si on veut maintenir des activités pivot comme la canne et la banane, on se doit d’avoir des stratégies de préservation du foncier agricole. Le troisième point de cette loi, c'est la dimension agro-écologique. Comment combiner la durabilité de l'agriculture dans les Outre-mer avec les objectifs de la diversification et du maintien du niveau de la production ? Sur la banane, j'ai réussi, à la surprise de tous, à débloquer les 40 millions d'euros tenus par l'Europe et 18 millions ont été engagés dans le développement du plan banane durable que je soutiens totalement. La grande opportunité de demain, c'est de valoriser le fait que la banane des Antilles est aujourd'hui la banane qui reçoit le moins de pesticides ! Dans le débat sur l'agro-écologie, on essaie de substituer les produits phytosanitaires à des stratégies plus naturelles de lutte contre les parasites. Là, on se heurte à la dimension tropicale de ces cultures et à leur taille réduite. On est dans des usages « orphelins », tellement réduits, que personne ne s'y intéresse. Il faut donc développer la formation et la recherche et je m’y emploie sur les agricultures tropicales avec des stratégies alternatives ; le fonds des usages mineurs y contribuera.

Stephane-Le-Foll-2.JPGAvec la fin des quotas sucriers en 2017, quel avenir se dessine pour les trois usines sucrières des Antilles, Le Galion, Saint-Louis et Gardel ?

C'est un grand débat stratégique à l’échelle de l'Europe qui a conduit à un accord sur la fin des quotas sucriers en 2017. Il était plutôt souhaité pour 2020 quand d'autres l'attendaient dès 2015 ! On doit mettre ce temps à profit pour fixer de vraies stratégies, pas simplement de production, mais des stratégies de filières qui visent à trouver les marchés qui vont avec. Compte tenu du niveau de la production de tous ces territoires - on n'est pas sur de grandes productions compétitives - nous devons jouer sur des stratégies de qualité. Ça vaut pour le sucre de la Réunion comme sur celui des Antilles. Il y a des potentialités, en particularité sur le sucre bio. Plus on avancera sur un positionnement haut de gamme, moins le handicap du niveau de quantité produite sera important.

L'avenir de nos sucreries passera donc par les sucres spéciaux et bio ?

Oui ! En partie. 

Il faudra cesser d'envoyer nos sucres à blanchir à Marseille pour être mélangés avec les sucres de betterave ?

Tant que ces marchés existent, il faut les garder, mais soyons bien conscients que si l'on veut, un jour, penser l'avenir, il faut qu'on soit capable de se positionner sur un marché mondial du sucre extrêmement compétitif avec des stratégies spécifiques.

La fiscalité des rhums des DOM a été renégociée pour les six prochaines avec l'Europe. Pourquoi la France doit-elle venir régulièrement défendre à Bruxelles un produit qui relève de son patrimoine et soutient l'activité agricole ?

Les accises sur les alcools procèdent d’une fiscalité européenne. A chaque fois qu'on prend une décision spécifique sur celles-ci, on doit donc en référer au niveau européen. Pour ce qui concerne les rhums des DOM, ce sont des dérogations à la règle commune du marché intérieur. C'est comme ça. On a mené une négociation avec George Pau-langevin qui a été en pointe sur ce sujet, cela a abouti à une nouvelle dérogation pour 2014-2020. On a obtenu six ans de plus, mais si on voulait sortir de cette négociation rituelle et régulière, il faudrait changer les règles de la fiscalité européenne...

Aujourd'hui, peut-on considérer le dossier chlordécone définitivement clos ?

Ce dossier pèse lourd environne mentalement et il a été un élément structurant du plan banane durable. Sans cette catastrophe environnementale, personne ne se serait posé  la question de l’évolution nécessaire des modèles de production. Au niveau agricole aujourd'hui, c'est derrière nous, même s'il y a les conséquences sur les sols et en mer à gérer . Maintenant, nous sommes sur un autre projet agricole, un autre projet pour la banane et la page du chlordécone est tournée. Encore faut-il ouvrir une nouvelle page ! C'est là que j'en reviens à l'agro-écologie, au phytosanitaires à usage orphelin et à toutes les stratégies qu'on va pouvoir mettre en œuvre sur l'industrie du biocontrôle, c'est-à-dire l'utilisation de mécanismes naturels pour lutter contre les parasites en substitution à la chimie. Dans ce domaine-là, la France doit être à l'initiative. Nous devons être innovants parce que nous aurons à vendre une partie de nos savoirs et de nos produits à l'étranger et, en particulier, dans toutes les zones tropicales. Les territoires des Antilles sont pour moi des lieux d'expérimentation de ces nouvelles stratégies qui passent par trois grandes innovations : les biostimulants, les phéromones et les prédateurs de parasites. Et après, en cas de besoin, les produits phyto-orphelins.

Pourquoi avez-vous décidé de soutenir le salon de la gastronomie d'outre-mer portée par Babette de Rozières en février prochain à Paris ?

Il y a déjà une présence des Outre-mer et des Antilles au salon international de l'agriculture. Elle est très importante et ces stands sont souvent prisés pour ce qu'ils représentent à la fois sur la culture alimentaire et sur la culture tout court. Les Antilles sont une partie intégrante de notre histoire. En même temps, avoir un salon spécifique sur la gastronomie des Outre-mer, comme le propose Babette de Rozières, me paraît être une initiative qui mérite un soutien parce que ça participe de la valorisation des Outre-mer. Ce salon sera un moment important et utile pour valoriser cette culture des Outre-mer qui a apporté beaucoup à la gastronomie française et qui porte en elle des spécificités et une richesse qu'il faut mettre en valeur.

Propos recueillis par FXG, à Paris

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8 janvier 2015 4 08 /01 /janvier /2015 05:20

Le Conseil d'Etat confirme le refus de la création d'un deuxième cinéma aux Abymes

Le 23 décembre dernier, le Conseil d'Etat a confirmé la décision du 22 janvier 2012 de la commission départementale d'aménagement commercial (CDAC) de la Guadeloupe qui avait refusé l'autorisation de la création d'un cinéma de 10 salles et de 2 600 places, à l'enseigne « CLC » aux Abymes. Cette décision avait été contestée par la société Médiagestion, dont le siège est Palais des Congrès de Madiana, à Schoelcher. L'affaire avait été examinée au palais Royal le 4 décembre dernier.

La haute juridiction administrative a validé tous les arguments de la CDAC contre ce projet. Le premier concerne "la préservation de l’animation culturelle de la commune de Pointe-à-Pitre", puisque "la zone primaire d’influence cinématographique du projet" contient deux cinémas, d’une part le Rex, exploité par une filiale de Médiagestion dans le centre-ville de Pointe-à-Pitre, et d’autre part, un futur établissement de dix salles déjà autorisé par la commission nationale aux Abymes. Médiagestion avait d'ailleurs reconnu devant la commission nationale que son projet aurait pour effet de "compromettre la pérennité du cinéma Rex, seul cinéma existant à Pointe-à-Pitre, et de ce fait l’animation culturelle du centre-ville de cette commune".

Deuxième argument retenu par la CDAC, "l’insuffisance de la qualité de la desserte routière du projet". Le projet CLC n 'est pas inséré dans les réseaux de transports collectifs et devait être desservi par des voies routières particulièrement encombrées.

Enfin, la CDAC s’est également fondée sur "l’insuffisance de la qualité environnementale du projet".

Pour toutes ces raisons, la requête de la société Médiagestion a été rejetée.

FXG, à Paris 

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7 janvier 2015 3 07 /01 /janvier /2015 18:18

La Cour de cassation confirme la condamnation d'Orange à 63 millions d'euros d'amende

La Cour de cassation vient de confirmer définitivement, mardi après-midi, la décision de l'Autorité de la concurrence qui avait sanctionné en 2009 Orange Caraïbe et France Télécom à hauteur de 63 millions d'euros pour avoir freiné abusivement le développement de la concurrence en Guadeloupe, Martinique et Guyane. L'Autorité de la Concurrence avait été saisie par Bouygues Télécom Caraïbe puis par Outremer Télécom. Orange Caraïbes avait mis en place différentes pratiques qui ont eu pour objet ou pour effet d'handicaper l'entrée ou de rendre plus difficile le développement d'opérateurs concurrents par des accords d'exclusivité avec les distributeurs indépendants, des clauses d'exclusivité conclue avec l'unique réparateur agréé de terminaux dans les Caraïbes, la mise en place du programme de fidélisation « Changez de mobile » et des pratiques de différenciation tarifaire abusive entre les appels « on net » (vers son réseau) et les appels « off net » (vers un réseau concurrent).

FXG, à Paris

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7 janvier 2015 3 07 /01 /janvier /2015 11:21

Saint-Leu échoue à faire déclasser la réserve nationale marine de la Réunion

La commune de Saint-Leu a demandé au Conseil d’Etat, de renvoyer devant le Conseil constitutionnel le décret du 21 février 2007 portant création de la réserve naturelle nationale marine de la Réunion.

Cette question prioritaire de constitutionnalité vient à l’appui de sa demande du 19 février dernier pour abroger ce décret. Le maire de Saint-leu voulait s'assurer devant le Conseil constitutionnel de la conformité aux droits et libertés constitutionnels des dispositions du code de l’environnement relatives à la démocratie de proximité. Examinée le 10 décembre, la question a été tranchée le 19 par un refus de transmettre.

La commune a soutenu que les dispositions du code de l’environnement relatives à la démocratie de proximité méconnaissent le droit de toute personne de participer à l’élaboration des décisions publiques ayant une incidence sur l’environnement, "faute de prévoir les modalités suffisantes d’information et de participation du public lors de l’édiction d’une mesure de classement d’une réserve naturelle nationale".

Mais comme le maire de Saint-Leu s'est basé sur "la décision implicite de rejet résultant du silence gardé par le Premier ministre sur sa demande tendant à l’abrogation du décret portant création de la réserve naturelle nationale marine de la Réunion", en la taxant d'"excès de pouvoir", le Conseil d'Etat a considéré cette requête du maire comme une "demande de déclassement d’un territoire classé en réserve naturelle". Dès lors, estiment les juges administratifs, "les dispositions législatives critiquées, qui définissent les modalités d’adoption de l’acte de classement d’une réserve naturelle et non celles du déclassement d’un tel site, ne sont pas applicables au litige". Traduction : "Il n’y a pas lieu de renvoyer au Conseil constitutionnel la question prioritaire de constitutionnalité soulevée par la commune de Saint-Leu."

FXG, à Paris

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6 janvier 2015 2 06 /01 /janvier /2015 07:04

LADOM valide ses comptes 2013 avec un déficit de 5,8 millions d'euros

Le conseil d'administration de l'agence de mobilité outre-mer (LADOM) a validé ses comptes de l'année 2013 le 17 décembre dernier. Ils établissent un déficit de 5,8 millions d'euros. Comptablement, ce déficit est lié à  des provisions non effectuées et à des créances non recouvrées, selon le directeur général de LADOM. Ce dernier a d'ailleurs reçu mandat pour les recouvrer ! Ce résultat financier démontre qu'il y avait un grave problème de fonctionnement à LADOM. L'actuelle direction a donc réorganisé son service comptable, créé de nouvelles procédures sécurisées avec le concours du cabinet Ernst & Young, recruté un trésorier chargé de suivre exclusivement les rentrées de subventions et s'active à trouver son nouveau directeur financier. Rappelons que c'est l'ancien titulaire du poste, Franck Le Métayer, qui a avoué en juin dernier s'être rendu coupable de malversations. Le montant total de ces malversations est établi selon les comptes approuvés le 17 décembre dernier à 500 000 euros.

A ce sujet, si l'enquête judiciaire ouverte en juin suit son cours sous l'égide d'un juge d'instruction, l'Inspection général des affaires sociales a d'ores et déjà conclu et rendu son rapport au ministère des Outre-mer. Il appartient désormais à la ministre George Pau-Langevin de décider ou non de le rendre public.

FXG, à Paris

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6 janvier 2015 2 06 /01 /janvier /2015 07:01

Mouvement au cabinet de GPL

Mathieu Denis-Viennot, qui était jusqu'alors le collaborateur parlementaire de Jean-Claude Fruteau à l'Assemblée nationale, est depuis le 31 décembre le nouveau conseiller en charge des affaires politiques et parlementaires de George Pau-Langevin rue Oudinot. Il remplace Nicolas Mazières. Ce dernier a choisi de rejoindre son ancien patron, Victorin Lurel, comme directeur adjoint de cabinet à l'antenne parisienne de la Région Guadeloupe. Il ne reprend pas le poste de collaborateur parlementaire qu'il occupait avant la nomination de Victorin Lurel  au ministère des Outre-mer puisque ce poste demeure aux mains de Paco Ipparrigary qui avait commencé son travail au service d'Hélène Vainqueur-Christophe.

FXG, à Paris

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6 janvier 2015 2 06 /01 /janvier /2015 06:58

Promotion de la légion d'Honneur du 1er janvier

Le ministère de l'Intérieur a promu au grade d'officier, Richard Samuel, actuel préfet de l'Isère et ancien directeur de cabinet de Marie-Luce Penchard quand elle était ministre de l'Outre-mer. Fleur Pellerin a nommé au grade de chevalier l'Haïtien Gérald Bloncourt, artiste peintre, photographe et poète. Ségolène Royal a promu au grade de commandeur Jacques Saadé, le président-directeur général de CMA-CGM. Christiane Taubira a élevé l'ancien directeur du service pénitentiaire d'insertion et de probation de la Martinique, Christian Henri Derrey, au grade de chevalier.

A noter que dans son contingent, George Pau-Langevin a fait attention à faire une bonne place aux Martiniquais. Ainsi Arthur Gilbert Haustant, ancien directeur d'hôpital en Martinique, a été promu au grade d'officier. Mounia (Monique-Antoine Orosemane qui avait été élevée au grade de chevalier de l'ordre du Mérite en 2011 par Mme Penchard) a été élevée au grade de chevalier de la légion d'Honneur tout comme la chorégraphe Chantal Loïal et (retour d'ascenseur oblige) la suppléante de Victorin Lurel à l'Assemblée nationale, Hélène Vainqueur-Christophe qui a rendu son siège de député sans barguigner. On retiendra surtout les quatre anciens combattants martiniquais faits chevaliers : Paul Degras, Léandre Fagour, Raymond Loza et Ferdinand Luc Mondésir.

FXG, à Paris

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1 janvier 2015 4 01 /01 /janvier /2015 06:27

Le Conseil d'Etat valide les élections municipales de Montsinéry-Tonnegrande

Contestée par l'ancien maire, Auguste Anatole Fernand, les élections municipales de Montsinéry-Tonnegrande ont été examinées par le Conseil d'Etat le 15 décembre dernier. La haute juridiction a rendu sa décision le 23 décembre et validé la victoire de la liste du sortant, Patrick Lecante. Ce dernier avait recueilli en mars dernier 380 voix, soit 53,82 % des suffrages exprimés, contre 222 voix à celle conduite par Christian Porthos et 104 à celle conduite par Eléonore Johannes. Auguste Anatole Fernand avait déjà été débouté par le tribunal administratif de Cayenne le 12 juin dernier. Pour appuyer sa requête devant le Conseil d'Etat, Auguste Anatole Fernand, ancien maire de la commune, soutenait en premier lieu que sa "radiation tardive et erronée" des listes électorales de la commune l’a empêché de se porter candidat et de figurer en tête de la liste conduite par Eléonore Johannes. Eu égard à sa notoriété, M. Fernand considère que cette radiation a eu "une incidence sur la sincérité du scrutin". Un argument vain pour la juridiction administrative qui explique que si cette radiation est "la conséquence d’une information erronée transmise par l’Institut national de la statistique et des études économiques à la commission administrative chargée de la révision de la liste électorale", ce n'était pas le résultat d'une "manoeuvre". Cette radiation n’interdisait en outre pas à l’intéressé de se porter candidat.

Deuxième argument soulevé par M. Fernand, "des signes distinctifs apparaissant sur les bulletins de vote de la liste de M. Lecante". Ces signes "allégués", imprimés sur l'ensemble des bulletins, consistaient en réalité en "une ligne de séparation qui sépare les candidats aux postes de conseillers municipaux de ceux candidats aux postes de conseillers communautaires". Le Conseil d'Etat n'y voit pas d'anicroche.

Mais surtout, M. Fernand a considéré problématique la présence d’un policier armé au sein d’un bureau de vote au cours du scrutin. La présence de ce policier avait été requise par la présidente de ce bureau de vote "en raison d’incidents tenant à la présence de candidats ou de délégués des listes perturbant le scrutin et qui ont dû être évacués". Selon les sages du palais Royal, "il n'est pas établi que cette réquisition ait eu pour objet d'empêcher les candidats ou les délégués d'exercer le contrôle des opérations électorales ni que des électeurs aient été, de ce fait, empêchés d'exercer leur droit de vote."

En conséquence, le Conseil d'Etat a rejeté la protestation d'Auguste Anatole Fernand.

FXG, à Paris

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29 décembre 2014 1 29 /12 /décembre /2014 08:38

Témoignage de deux Antillais à Paris

Jocelyn-Privat-et-Victor-Boulon.JPGJocelyn et Victor dénoncent la prise en charge des écorchés de la vie

Perché sur ses béquilles, le Martiniquais Jocelyn Privat, 58 ans, est dans le jardin partagé de la résidence sociale où il vit à Paris. Il est reconnu handicapé par la Cotorep depuis un accident en 1995. Il est en compagnie de Tonton, alias Victor Boulon, un quinquagénaire originaire de de Trois-Rivières,. A deux pas de la gare Montparnasse, le lieu où vivent ces deux écorchés de la vie est un ancien foyer de migrants, transformé en résidence sociale et pension de famille. L'association Aurore pour l'habitat est leur bailleur. Son siège à Montreuil n'a pas donné suite à  une proposition d'entretien.

Jocelyn et Victor disposent chacun d'un studio de 17 m2 avec kitchenette pour un loyer de l'ordre de 300 euros. Jocelyn y vit depuis 2012, Victor depuis 21 ans (il n'a pas remis les pieds en Guadeloupe depuis). Victor n'a jamais compris pourquoi son loyer est plus cher que celui de Jocelyn... Jocelyn, lui, a décidé depuis le13 décembre de ne plus s'alimenter. Il appelle ça un "suicide social". Son combat ? Il dénonce le business social dont il estime être le jouet. "On veut s'occuper nous-même de nous !" Jocelyn a monté une association quand il était en Martinique, "Association Jocelyn-Privat" pour aider les sans logis, les chômeurs, les toxicomanes et les ex-détenus. En Guyane où il a aussi vécu quelques années, il avait monté une association avec le même objet. "On me l'a volée ! C'est pour ça que celle-ci porte mon nom." Jocelyn-Privat.JPGSon projet, c'est l'accompagnement des personnes volontaires à la réinsertion et l'hébergement. Il a rencontré l'AGEFIPH et la délégation interministérielle de Sophie Elizéon. Il lui faut transférer le siège de son association de Fort-de-France à Paris et n'admet pas que son bailleur lui refuse cette domiciliation comme de lui prêter un local de réunion. Aurore ne fait qu'appliquer le règlement. "Je paye un loyer et nul ne peut me daigner le droit de domicilier mon association chez moi." On lui a dit qu'il y avait la maison des associations. "Je suis handicapé et le bus n'arrive pas devant, plaide-t-il. J'ai simplement besoin d'une boite aux lettres. Il y a des salles disponibles dans la résidence, mais elles sont réservées au personnel, y compris pour le dépôt de leur braderie. Ils ne sont pas au service de notre insertion".

Social business

Victor, plus calmement, réclame davantage de transparence, notamment pour comprendre le montant de son loyer. "Je logeais dans le même bâtiment que celui où vit Jocelyn, avant qu'on ne le reconstruise. Pendant les travaux, on nous a relogés avec la promesse de revenir. On s'est foutu de nous !"  Victor-Boulon.JPGDepuis, Victor n'a plus d'endroit pour peindre. "La directrice m'avait promis un petit local, je n'ai plus que le jardin..." Ce que n'admettent pas ces deux hommes, c'est que ce social business se fasse au détriment de leur liberté, de leur citoyenneté. "On se sent muselés ici, énonce Victor. Une pension de famille n'est pas un centre d'hébergement. Soit on est hébergé, soit on est locataire et on a des droits. Nous sommes maintenus dans des liens qui se cachent derrière le paravent de l'aide sociale !"

"Les compatriotes antillais et guyanais, s'emporte Jocelyn, nous sommes plus exclus que ceux qui arrivent de Lampeduza ! Elle le sait Mme Taubira !" Avec son passé d'ancien détenu et d'ex-toxicomane, et sa parole véhémente, Jocelyn n'est pas pris au sérieux. Il y a quelque temps, il a été envoyé pendant six semaines séjourner en psychiatrie à l'hôpital Sainte-Anne. Victor se tait. Il s'occupe du jardin potager où il a installé son petit atelier de peinture. Il partage les fruits du jardin, il peint et il se tait.

Le soir de Noël, Jocelyn et Victor se sont retrouvés avec les locataires des deux "pensions de famille" de leur résidence, dans la salle de la tisanerie, pour partager un repas de réveillon qui leur a coûteé 10 euros chacun.

FXG, à Paris

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