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12 février 2021 5 12 /02 /février /2021 07:00
Conflit à la cardiologie du CHU de Pointe-à-Pitre

Le Conseil d’Etat donne raison au docteur Larifla et à la direction

Dans l’affaire, opposant le docteur Laurent Larifla et le CHU d’un côté et d’autre part le docteur Mona Hedreville, le Conseil d’Etat, saisi en référé le 21 janvier dernier, a annulé l’ordonnance du 24 décembre 2020 du tribunal administratif de la Guadeloupe. En première instance, Mona Hedreville avait obtenu la suspension des décisions du directeur général du CHU supprimant les deux unités d’urgence fonctionnelles, « urgences cardiologiques » et « post urgences cardiologiques » dont le docteur Hedreville, ainsi réaffectée au service cardio du CHU, était jusqu’alors responsable. Le tribunal ordonnait en outre « de mettre en œuvre les moyens humains et matériels permettant à Mme Hedreville d’exercer ses fonctions, conformément à son statut et aux responsabilités qui lui sont confiées et de mettre en place une organisation permettant à Mme Hedreville de ne plus se trouver de quelque manière sous l’autorité de M. Larifla dans un délai de quinze jours. »

Le CHU a demandé au Conseil d’Etat d’annuler ces dispositions au motif que le juge de Basse-Terre s’est mépris sur les conditions d’urgence ainsi que sur le harcèlement moral dont aurait fait l’objet Mme Hedreville, de même qu’il n’aurait pas tenu compte du « comportement délétère » de Mme Hedreville. Au final, en prenant cette décision de fermer les deux services dirigés par Mme Hedreville, le directeur général du CHU n’aurait fait qu’user de ses pouvoirs d’organisation des services, « répondant à un besoin impérieux d’assurer la continuité et la qualité des soins, dans l’intérêt du service ». Sur la condition d’urgence non satisfaite, il a argué que Mme Hedreville était en arrêt de travail jusqu’au 23 janvier dernier. Lors de l’audience, ont été entendus les avocats du CHU, de M. Larifla et de Mme Hedreville. Il a été question lors des débats du « comportement délétère » de Mme Hedreville et son avocat n’a pas fait montre d’un grand mordant pour défendre sa cliente.

Celle-ci a été affectée au CHU en 2004, d’abord au sein du service de cardiologie, puis en 2011 au sein du « pôle urgences, soins critiques » où elle est jusqu’en novembre dernier responsable de deux unités « urgences cardio » et « post-urgences cardio ». Cette organisation faisait suite à un incident survenu le 30 décembre 2010 opposant Mme Hedreville à M. Larifla. Le Conseil d’Etat a jugé que cet incident ne relevait pas d’un quelconque harcèlement moral d’une part et que le docteur Larifla, d’autres part, était en droit de remettre en cause une organisation qu’il jugeait « non optimale ». Le Conseil d’Etat a donc annulé l’ordonnance de Basse-Terre, mais il a aussi rejeté les demandes du CHU de mettre à la charge de Mme Hedreville la somme de 3000 euros.

FXG

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12 février 2021 5 12 /02 /février /2021 04:35
Quelle place pour les langues premières à l'école outre-mer

Scolarité et plurilinguisme : l’exemple guyanais

Un rapport évalue les dispositifs favorisant la prise en compte des situations de plurilinguisme dans les académies d’Outre-mer. Ce rapport intéresse de près la Guyane et ses 40 langues locales.

Dans les académies d’Outre-mer, les populations sont le plus souvent bilingues ou plurilingues. Le français y est soit une langue co-maternelle dans un usage concomitant avec le créole, soit une langue seconde à côté de la langue première, tel le businenge, l’amérindien ou le hmong en Guyane. Trois inspecteurs généraux de l’éducation, du sport et de la recherche, Laurent Brisset, Antonella Durand et Yves Bernabé, ont été chargés de plancher sur le sujet. Ils jugent « souhaitable et bénéfique pour les apprentissages de faire une place à toutes les langues maternelles au sein du système éducatif ».

La Guyane dispose d’une quarantaine de langues qui cohabitent avec le français. Si le créole guyanais bénéficie à l’école des dispositions offertes aux langues régionales, pour les langues businenge, nenge tongo, kali’na, saamaka et wayampi, c’est le dispositif des « intervenants en langue maternelle » (ILM) qui est mis en œuvre depuis 1998. Ces ILM offrent aux élèves concernés un accueil à l’école préélémentaire dans leur langue maternelle. Ils réalisent en petits groupes un travail de structuration de cette langue première. Les évaluations donnent des résultats positifs, mais cette mesure ne concerne pas tous les élèves pratiquant ces langues. L’articulation avec l’enseignant et avec le travail de la classe est parfois délicate, ce qui amoindrit la cohérence des enseignements. Plus globalement, le dispositif, propre à l’académie, est très dépendant des responsables en place, ce qui a des effets variables sur le financement et sur la politique de recrutement et de formation continue. Enfin, les ILM travaillent sous un statut précaire, avec une reconnaissance de leur professionnalité qu’ils jugent insuffisante. L’académie déploie depuis quelques années une politique de montée en compétences des ILM pour les aider à se présenter aux concours de recrutement des professeurs des écoles, et une autre d’habilitation des enseignants locuteurs pour assurer un enseignement de et en langue première dans le cadre de leur classe. « Cette évolution, estiment les rapporteurs, est pertinente sur le plan pédagogique et symboliquement forte », mais elle doit être « encouragée et intégrée dans une réflexion générale sur les démarches d’apprentissage ».

Des langues absentes de la liste des langues régionales

Il est donc temps d’intégrer les langues les langues businenge, amérindiennes et hmong qui ne sont toujours pas inscrites dans la liste des langues régionales. Le rapport fixe au final une quinzaine de préconisations afin d’harmoniser les politiques éducatives comme par exemple d’offrir à tous les enseignants affectés en Outre-mer, en amont de la rentrée scolaire, « un dispositif conséquent d’accueil visant à les sensibiliser au plurilinguisme et à la diversité linguistique et culturelle », comme le propose le Livre bleu outremer. Il s’agit encore d’accélérer le remplacement progressif des ILM par des enseignants certifiés ou habilités à enseigner la langue première. Il est encore question de fixer comme priorité notamment pour l’académie de Guyane, l’accueil en maternelle de la totalité des élèves de plus de 3 ans. « La prise en compte des langues maternelles à l’école dans les territoires d’Outre-mer, concluent les rapporteurs, doit dépasser les enjeux culturels et politiques et privilégier l’intérêt des élèves ». L’objectif de ces recommandations est de viser un « plurilinguisme équilibré et apaisé ».

FXG

Le créole aux Antilles françaises et à La Réunion

Dans ces trois territoires, le créole est une langue très présente dans la vie quotidienne aux côtés du français. Dans le cadre des possibilités réglementairement offertes aux langues vivantes en général et aux langues régionales en particulier, un enseignement est proposé à l’école primaire, au collège et au lycée, avec quelques sections bilingues, peu nombreuses toutefois. Cependant, la dynamique dans la société et à l'école est variable selon les académies. En Guadeloupe, où la langue créole connaît la plus grande vitalité, l’enseignement est soutenu par un large consensus. En Martinique, l’offre d’un enseignement de créole est encore peu développée. C’est encore plus le cas à La Réunion où les réticences restent importantes à son encontre, tout comme les enjeux politiques qui lui sont associés.

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10 février 2021 3 10 /02 /février /2021 11:41
FIFO 21

Le 18e Festival international du film océanien (FIFO) en ligne

La 18e édition du FIFO, du 6 au 14 février à Papeete (Polynésie française), sera, Covid oblige, 100 % numérique.

Neuf films sont en compétition. S’il n’y pas dans la sélection de film sur le nucléaire cette année, plusieurs donnent des clés sur le processus d'autodétermination en Nouvelle-Calédonie. Ainsi le film « Eden Tribal » de Martin Jayet et Mathilde Lefort qui se déroule dans une tribu kanak au moment du référendum de 2018, et « Roch Pidjot » de Jean-Michel Rodrigo, et Marina Paugam, un film sur le premier député français d’origine Kanak qui a dédié sa vie à son engagement politique, à la lutte vers l’égalité, vers l’autonomie puis vers l’indépendance.

« Freeman » de l’Australienne Laurence Billett est sans doute le film événement de cette sélection. C’est un documentaire sur la première athlète aborigène à avoir remporté une médaille d'or aux jeux Olympiques de 2000. Hélas ce film ne sera pas accessible depuis l’Hexagone. « Shot Bro » de Jess Feast est un doc black lives matter version Nouvelle-Zélande. Il retrace le parcours de résilience d'un acteur maori qui s'est fait tirer dessus et en a fait un spectacle.

« The skin of other » de l’Australien Tom Murray est docu-fiction sur la vie étonnante de Douglas Grant (1885-1951), un acteur aborigène connu qui a été un défenseur des droits humains et qui, déclaré fou, a passé une partie de sa vie dans un hôpital militaire. « Loimata, the sweetest tears » de la Néo-zélandaise Anna Marbrook est un film admirable sur la résilience, le viol et l'inceste. Ce doc témoigne de la manière océanienne dont la parole se libère. C’est une remarquable leçon d'amour ! C'est aussi un film sur l'exil, le dernier voyage... Deux films sur l’environnement (« Makatéa la terre convoitée » de la Française Claire Perdrix, et « Mauri o te kauri » (Force de vie du Kauri) du Néo-zélandais James Muir, et un film sur la danse hawaïenne hula (« The journey to merrie monarch » de Gerald Elmore) complètent la sélection.

Détour par l’Amazonie Caraïbe

Par ailleurs onze films hors compétition sont proposés dont « Tahiti, l'invention du Paradis » de François Reinhardt, un film sur la construction du regard de l'autre, deux films sur le handicap, dont l'un en Nouvelle-Calédonie (« Rebondir » de Florence d’Arthuys) où l'on ne prononce pas ou peu le mot, un autre sur une catastrophe écologique en Australie, « When the river runs dry » de Rory Mc Leod, et un film du le nickel en Nouvelle-Calédonie, « Les voies du caillou » d’Eric Beauducel.

Au programme du Off 2021, deux sélections : Fictions océaniennes et Fenêtre-sur-courts et une Carte blanche au Festival international du film Amazonie Caraïbes qui donne l’occasion de découvrir le palmarès de la dernière édition du FIFAC 2020, notamment le grand prix « Erase una vez en Venezuela - Congo mirador » d’Anabel Rodríguez Ríos, ou le grand prix du public, « 1979, Hmong de Javouhey » du Français François Gruson.

L'ensemble des films du Off seront accessibles gratuitement depuis la plateforme du FIFO du 6 au 8 février.

Colloques et les tables rondes seront également numériques. Le thème général portera sur l'adaptation des chaînes de TV à la crise du Covid19 de Pascal Lechevallier. Ce spécialiste de la dématérialisation et des médias effectue une veille permanente du marché, des acteurs, des services, des innovations et des comportements qui contribuent à construire le Digital Living Room.

Les documentaires en sélection seront diffusés du 9 au 14 février via une plateforme de visionnage sur www.fifotahiti.com, sur le principe de la VOD (vidéo à la demande). Des rencontres avec les réalisateurs et les personnalités du FIFO seront également diffusées pendant le festival.

FXG

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9 février 2021 2 09 /02 /février /2021 09:14
Jour d'alerte cyclonique sur la baie de Fort-de-France

Jour d'alerte cyclonique sur la baie de Fort-de-France

La délégation aux risques majeurs outre-mer ferme pour laisser place à un opérationnel à venir

Les ministères des Outre-mer et de l’Ecologie ont mis fin vendredi 5 février dernier à la mission de Frédéric Mortier et à sa délégation interministérielle aux risques majeurs Outre-mer. La délégation avait été créée en mai 2019. Le cabinet de Sébastien Lecornu explique ainsi cette décision qui, à première vue, semble surprenante : « La délégation interministérielle a été créée et missionnée pour une durée de deux ans par le Premier-ministre dans une logique de "gestion de projets". Il s'agissait en particulier d'élaborer le "plan séismes Antilles - 3", le "plan sargasse 2" et des propositions de mesures législatives sur la base du retour d'expérience d'Irma. Ces travaux sont ou seront terminés d'ici la mi-mai 2021. Il s'agit donc maintenant d'organiser la suite. Celle-ci est forcément de nature opérationnelle. Une fois que les plans sont faits, il faut les mettre en œuvre ! Les réflexions sont en cours et la nouvelle organisation sera décidée sous deux semaines pour être effective d'ici fin avril afin de permettre un tuilage avec la délégation interministérielle. »

FXG

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9 février 2021 2 09 /02 /février /2021 05:37
Josely Bonnet Dorothée, secrétaire du CM98, mercredi 3 février à l'Elysée

Josely Bonnet Dorothée, secrétaire du CM98, mercredi 3 février à l'Elysée

Mémorial des Tuileries - Le ministère de la Culture ne veut plus des noms d’esclaves

Le Louvre et le ministère de la Culture sont en train de torpiller le futur mémorial aux victimes de l'esclavage au jardin des Tuileries à Paris.

L’Elysée a fait bloquer le concours et sa présélection d’artistes contemporains et conceptuels.

Depuis le temps que le Comité Marche du 23 mai 1998 se bat, jamais un monument national dédié aux victimes de l’esclavage n’a jamais été aussi près d’être érigé ! Le 10 mai 2019, Emmanuel Macron confirmait son engagement pris le 27 avril 2018 à l'occasion du 170e anniversaire de la signature du décret d'abolition de l'esclavage dans les colonies françaises, de voir ériger à Paris un mémorial des victimes de l'esclavage. Ce monument, annonçait-il, sera situé sur un site « profondément lié à l’histoire des deux abolitions », dans le jardin des Tuileries. En principe le 23 mai 2021, à l’occasion de la journée nationale en hommage aux victimes de l'esclavage, une cérémonie sera conduite par le chef de l’Etat au jardin des Tuileries en présence de l’artiste sélectionné. On nous promet même la pose de la première pierre et la présentation d’une maquette. L’œuvre aurait ensuite vocation à être inaugurée à l’automne 2021. Pourtant rien ne se passe comme prévu… Un comité d’orientation sous l’autorité scientifique de l’ancien président du CNMHE Frédéric Régent, a été mis en place. A l’issue de trois réunions, le projet de monument avec les noms attribués aux esclaves libérés en 1848 a été voté. De même, quatre membres du comité d’orientation ont été élus pour le représenter au comité de pilotage où siègent entre autres les techniciens des ministères et du Louvre. Il s’agissait de Serge Romana (président de la fondation Esclavage et Réconciliation), l’historienne réunionnaise Sonia Chane-Kune, l’artiste et journaliste martiniquaise Marijosée Alie et l’écrivaine camerounaise Leonora Miano. Il revenait à ce comité de pilotage d’organiser le concours et son exécution. En juin 2020, les ministères des Outre-mer et de la Culture ont lancé un appel d’offre. 80 artistes ont présenté leur candidature. Une présélection de trois à cinq noms devaient être rendue publique fin octobre. Mais il n’en a rien été. Quand les représentants du comité d’orientation ont découvert la liste des artistes présélectionnés et les choix, à l’opposé du leur, du comité de pilotage, ils sont tombés des nues ! Plus question d’inscrire le nom des esclaves affranchis sur le mémorial, d’ailleurs aucun des artistes recommandés par le comité d’orientation ou le CM98 à l’origine du projet n’était retenu. Au lieu de ça, des artistes conceptuels plus proches de l’installation que du monumental (l’Américaine Adrian Margaret Smith Piper, les Français Gaëlle Choisne, Julien Creuzet et Jean-François Boclet) ont été retenus et même, à l’encontre du règlement du concours quoi exclut les personnes morales, Farès, une galerie d’art ! Sans doute la proximité assignée avec le musée du Jeu de Paume, lieu exclusivement dédié à  l'art contemporain a-t-elle influencée le jury.

« Cher Emmanuel, reviens au Grand Louvre »

Il n’en fallait pas plus pour énerver les militants du CM98 dont ce combat est l’essence même. Le ministère de la Culture aurait même envisagé de libérer une nouvelle enveloppe de 3 à 400 000 euros pour que le CM98 fasse son mémorial des noms loin des Tuileries (alors même que le concours est doté de 1 million d’euros !). De quoi mettre en colère les associations antillaises à moins de deux ans de la présidentielle. C’est sans doute pour éviter cette grogne que l’Elysée semble avoir suspendu le concours et bloqué la présélection.

Mercredi dernier, des représentants du CM98 ont été reçus à la présidence de la République. « Si la volonté du président de la République, a été clairement réaffirmée, selon Josely Bonnet Dorothée, secrétaire du CM98, en revanche aucun calendrier n’a été clairement précisé sur la sélection des candidats et surtout de l’œuvre. Suite à cet entretien nous n’avons pas d’après nous l’assurance formelle de voir gravés les noms de nos aïeux sur ce monument. » Au CM98, il n’y a qu’un seul mot d’ordre : « Le Mémorial des Tuileries, c’est les noms ou rien ! » Dès lors il appelle à la vigilance et à la mobilisation. Il y a six semaines, l’académicien Erik Orsena écrivait dans le JDD : « Cher Emmanuel, reviens au Grand Louvre. » Avec un monument digne de ce nom, le président a le choix de laisser ou pas sa trace dans Paris à l’instar de Mitterrand avec la pyramide du Louvre et la grande Arche de la Défense.

FXG                                                                                         

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4 février 2021 4 04 /02 /février /2021 06:50
Plan de relance

Des contrats locaux de relance pour l’égalité réelle outre-mer

Dans le cadre du plan de relance de 100 milliards d’euros annoncés par le président de la République en juillet dernier, le Premier ministre a demandé au Conseil économique, social et environnemental (CESE) son avis sur la territorialisation de ce plan de relance avec un focus sur les finances des collectivités locales, les délais de paiement et leur impact sur les entreprises, les difficultés d’ingénierie et le champ normatif. Le projet d'avis a été adopté mardi 26 janvier au palais d’Iéna.

Selon les termes de cet avis, il s’agit d’élaborer, pour chacune des onze collectivités ultramarines, un « contrat de relance », entre l’Etat et chaque collectivité sur la période 2021-2023. Chacun devra préciser ses modalités de co-financement et le taux de participation des Régions, collectivités uniques, Départements, EPCI et communes. Ils associeront l’Etat, les élus, la société civile, les partenaires sociaux, les associations de protection de la nature, tous réunis dans une « commission de suivi du contrat de relance ».

Ces contrats locaux seront articulés avec les plans préexistants comme le schéma d'aménagement régional, les plans de transformation et de convergence, les 1,1 milliards de l’Union européenne au titre du « REACT-UE » et du budget de l’Union 2021-2027, et les moyens déployés par les principaux opérateurs publics (CDC, BDT, BPI, AFD, IEOM et IEDOM).

Du côté des entreprises, il s’agit d'accompagner la sortie des prêts garantis par l’Etat (PGE) par des rééchelonnements des dettes, des apports en « haut de bilan » par des mesures fiscales pour les investisseurs privés, des prêts participatifs par la CDC, la BPI, l’ADIE, des prêts d'honneur par les collectivités territoriales, des réescomptes voire la transformation d'une partie des PGE en subvention. De même, les moyens d'expertise locaux, de l’Agence française de développement (AFD), de l’Agence Nationale de la Cohésion des Territoires (ANCT) et de la Banque des Territoires doivent aider les collectivités à construire leurs projets.

Projet agricole, transition sociétale et tourisme durable

Chaque territoire doit se doter d’un projet agricole et alimentaire. La structuration des filières vivrières en aval, l’équipement en infrastructures de transformation, de logistique et de distribution en circuits courts et de proximité (via les artisans ou commerçants locaux) sont des priorités à mettre en œuvre à l’échelle de chaque territoire. Les efforts de recherche et de valorisation des ressources biologiques et génétiques de la biodiversité ultramarine doivent être une priorité du développement économique des Outre-mer. Chaque territoire doit développer une stratégie pour devenir pionnier en matière de « transition sociétale » liée au vieillissement des populations et transformer cette transition démographique en opportunité de développement durable pourvoyeuse de nombreux emplois qualifiés pour les populations locales.

La voie d’un tourisme durable dans les Outre-mer, mettant l’identité culturelle et la richesse de la biodiversité doit être au cœur de leur stratégie de positionnement marketing, avec une transformation structurelle de l’offre de capacités d’accueil et des filières de formation des personnels locaux.

Le CESE appelle également à préserver les entreprises aériennes territoriales car elles revêtent un caractère stratégique et contribuent à des milliers d’emplois qualifiés dans des métiers très appréciés par les jeunes ultramarins.

Embaucher des profs et désendetter l’hôpital

L’Etat et les collectivités territoriales doivent favoriser la construction d’économies endogènes à échelle humaine par la maitrise capitalistique des entreprises par les capitaux publics et privés locaux accompagnés par les grands opérateurs publics nationaux (CDC BDT, BPI, AFD).

Face à ces défis, le CESE préconise un plan de rattrapage massif dans la construction d’écoles et la formation des enseignants sur place. L'Etat doit augmenter le nombre d'enseignants et d'enseignantes pour atteindre un maximum de 24 élèves par classe, appliquer la scolarisation obligatoire à 3 ans et le dédoublement des classes de CP et de CE1 dans les réseaux d’éducation prioritaire. Il s’agit encore de financer une ambitieuse politique de formation professionnelle visant à répondre aux besoins de compétences des territoires. Pour désendetter l’hôpital, les coefficients géographiques de correction appliqués dans les DROM intègreront le coût exact des rémunérations pratiquées, des surcoûts d'approvisionnement et des surcoûts de fonctionnement liés à une obligation d'offre dans toutes les spécialités. Le CESE appelle encore l’Etat à s’assurer que tous les dispositifs qui ont été prévus au titre de la « stratégie de prévention et de lutte contre la pauvreté » sont bien déclinés dans l’intégralité des onze collectivités ultramarines.

Finalement, à étudier cet avis du CESE et ainsi que ses rapporteurs le rappellent, il ne s’agit rien d’autre que ce qui a déjà fait l’objet d’une loi connue sous le nom d’égalité réelle et dont l’article premier stipule immédiatement après avoir « reconnu aux populations des Outre-mer le droit à l’égalité réelle au sein du peuple français » : « La République leur reconnaît le droit d’adopter un modèle propre de développement durable pour parvenir à l’égalité dans le respect de l’unité nationale. »

FXG

Le MOM défend son action

Avant même la réunion du CESE, le ministère des Outre-mer a communiqué une plaquette mettant en avant les fonds engagés outre-mer pour la relance, soit plus de 1,5 milliards dont 210 M€ pour la rénovation thermique des bâtiments (Etat et collectivités), 80 pour la modernisation agricole, 50 pour les réseaux d’eau, autant pour le plan séisme et 40 pour la biodiversité. Par ailleurs, l’Etat affiche une baisse de 280 millions des impôts de production. 970 M€ sont engagés pour la cohésion sociale et territoriale. 500 financent le soutien à l’emploi et la formation, 200 le soutien aux collectivités, 120 au titre du Ségur de la santé, 25 pour l’allocation rentrée scolaire, 20 pour l’accélération des contrats de convergence et de transformation, 23 pour le déploiement du numérique et 30 pour l’aide à l’ingénierie des collectivités locales.

Enfin, les préfets ont reçu le 18 novembre dernier un mandat du Premier ministre pour négocier des accords de relance territoriaux. Sur 750 M€ d’aides de l’État, il est prévu 165 millions pour la Martinique, 135 pour la Guadeloupe, 125 pour la Guyane et 38,8 pour Saint-Martin.

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3 février 2021 3 03 /02 /février /2021 05:46
L'octroi de mer en négociation à Bruxelles

L’état des négociations sur l’octroi de mer

Par un courrier du 26 janvier dernier, la Direction générale de la fiscalité de la Commission européenne (DG TAXUD) a informé Eurodom à Bruxelles des dernières mesures envisagées pour l’exonération de l’octroi de mer. « Le principe retenu, explique le blog d’Eurodom, n’est plus celui d’une exclusion des codes concernés, mais simplement celui d’une instruction renforcée. » Concrètement les productions ultramarines couvrant moins de 5%, ou plus de 90%, des besoins locaux pourront finalement bénéficier des exonérations d’octroi de mer. « Toutefois, ajoute Eurodom, il est nécessaire de s’assurer que les autres directions générales de la Commission, notamment la Direction générale en charge de la concurrence (DG COMP) chargée d’instruire une seconde fois le régime d’aides qui sera notifié par la France, n’imposeront pas de conditions supplémentaires à ce qui a été proposé par la DG TAXUD. » Eurodom engage parallèlement un travail de vérification des codes afin de s’assurer que l’ensemble des demandes formulées par les professionnels y figure bien. Dans son message, la Commission a également indiqué que « le seuil d’assujettissement à l’octroi de mer sera relevé à 550 000 euros de chiffre d'affaires ». Elle a par ailleurs confirmé qu’elle serait en mesure de tenir le délai du 30 juin pour l’adoption de la décision.

FXG

 

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31 janvier 2021 7 31 /01 /janvier /2021 09:38
La police a relevé les identités de tous les manifestants

La police a relevé les identités de tous les manifestants

Manif au MOM, un militant en garde à vue

Samedi aux environs de 20 heures, DJ Willer (masque bleu sur la photo), organisateur avec DOM Connexion et Nasyon Matinik (entre autres) de la manifestation qui s’est tenue samedi en début d’après-midi aux abords du ministère des Outre-mer, a été libéré de sa garde à vue. Christian le gilet jaune de la Martinique lui a envoyé son avocat, Me Francis Terquem. Ce dernier, soulignant l’aspect « extrêmement pacifique » de la manifestation, a laissé entendre que le parquet ne retiendrait pas la provocation contre le DJ guadeloupéen basé à Bordeaux, même si la manifestation s’est faite sans autorisation de la préfecture. La manifestation avait pour but de réagir au probable non-lieu attendu dans la plainte pour empoisonnement au chlordécone, mais également d’évoquer « les problématiques de l'eau, l'hôpital, l'emploi, l'agriculture, le respect des humains »...

Manifestation sans autorisation, mais la police était néanmoins avertie puisque dès 13 h 30, dans un climat répressif marqué par une présence policière nombreuses, la cinquantaine de manifestants présents se sont vus chacun relever leur identité avant d’être dispersés sans ménagement, officiellement pour motif sanitaire. Très rapidement, DJ Willer a été embarqué. Aussitôt à l’appel d’Anicia Berton de Nasyon Matinik, les militants se sont rassemblés devant le commissariat du 7e arrondissement aux Invalides où ils sont restés jusqu’à la libération de leur camarade.

FXG

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30 janvier 2021 6 30 /01 /janvier /2021 06:12
Le mix énergétique des DROM 100 % renouvelable après 2030

Quelle autonomie énergétique en 2030 pour les DROM ?

La loi relative à la Transition énergétique pour la Croissance verte a fixé comme objectif de parvenir à l’autonomie énergétique dans les départements d’outre-mer à l’horizon 2030

Dans une étude révélée mardi 26 janvier, l’ADEME estime cet objectif d’autonomie énergétique faisable pour les zones non interconnectées (ZNI) dont la Martinique, la Guyane et la Guadeloupe.

Pour construire ses scénarii d’autonomie énergétique, l’ADEME a envisagé le parc de production optimal, la répartition géographique des moyens de production, l’impact sur le coût de production de l’électricité, les besoins en termes d’infrastructure de réseau et les besoins en moyens d’équilibrage et de services système.

Martinique

En 2017, la Martinique dépendait à 93 % du fioul lourd et du gazole. Seuls 5 % provenaient du solaire et 2 % de l’éolien et du biogaz. En 2030, le potentiel serait ainsi réparti : 54 % solaire, 11 % éolien terrestre, 7 % biomasse, 6 % éolien maritime, 5 % géothermie, 5 % géothermie importée (Dominique), 6 % hydraulique (fil de l’eau), 3 % énergie thermique des mers, 2 % bagasse, 1 % biogaz

Comme Mayotte, la Martinique est un territoire où les scénarios non contraints n’atteignent pas un mix 100% renouvelable et conservent une part de production thermique conventionnelle. En effet, d’un point de vue purement économique, sur la période 2015-2030, il est plus intéressant de faire fonctionner les centrales diésel existantes et partiellement amorties plutôt que d’investir dans des centrales à flamme et d’importer de la biomasse. Excepté pour la biomasse locale et pour le photovoltaïque, ces scénarios voient l’ensemble de leurs potentiels renouvelables accessibles saturés. Les scénarios contraints à un mix 100% énergie renouvelable mobilisent l’ensemble des potentiels du territoire à l’exception du solaire et de l’énergie thermique des mers. Sur la trajectoire 2015-2030, ce dernier ne devient jamais compétitif face au photovoltaïque (et son stockage) et ne pénètre dans aucun mix énergétique.

Du solaire et du vent

Selon le scénario « Tous feux verts », l’utilisation totale des potentiels hydraulique et bagasse locale s’impose dès 2020 mais ils ne suffisent pas à compenser la baisse de la production d’électricité issue des centrales diésel qui nécessite un développement massif du photovoltaïque et de l’éolien. Le solaire atteindrait 43% de la production en 2030. Le mix du scénario « Tous Feux Verts » de la Martinique présente une part importante de production d’énergies renouvelables variables qui nécessite un recours au stockage par STEP (Station de Transfert d’Energie par Pompage) pour une capacité installée de 7,2 MW disponible dans le potentiel.

Principalement grâce à la baisse des coûts liés aux importations d’énergie fossile, le coût complet aura tendance à décroître dans le temps, passant de 201 €/MWh en 2015 à 151 €/MWh en 2030. Entre 2025 et 2030, le recours à la géothermie et l’installation d’un parc éolien offshore se traduira par une hausse significative des coûts variables.

En 2030 toutes les centrales fossiles seront sorties du parc, la seule production thermique concernera les centrales biomasse. Les deux filières de stockage d’énergie représentent 21 % de la structure des coûts de l’énergie. Enfin, dans le scénario « Tous Feux Verts », les filières de production pesant le plus sur le coût complet de production en 2030 seront les filières éolien (terrestre et maritime), photovoltaïque et biomasse, respectivement à un peu plus de 20 % pour les 2 premières et 21 % pour la dernière.

Guyane

En Guyane en 2017, 45 % du mix énergétique provient des produits pétroliers, 48 % de l’hydraulique, 6 % du solaire et 1 % de la biomasse. En 2030, le potentiel serait ainsi réparti : éolien maritime 26,4 %, solaire 19,5 %, éolien terrestre 18,2 %, biomasse 15,6 %, hydraulique (barrage) 12 %, hydraulique (fil de l’eau) 8,2 % et biogaz 0,03 %.

La disparition progressive de la production diésel conduit dans tous les scénarii étudiés à des mix 100% renouvelables. Comme dans la situation actuelle, l’hydroélectricité constitue un pilier. Cette filière est appuyée par le photovoltaïque ou l’éolien. Plus coûteuse, la biomasse interviendrait principalement comme moyen de stabilisation et de réserve en substitution du stockage.

L’ADEME a privilégié le scénario « tous feux verts » : dans un premier temps, les production diésel et biomasse sont substituée par l’éolien associé au photovoltaïque. Puis, l’énergie éolienne, qui compense l’augmentation de la demande, devient prépondérante dans le mix (444 GWh pour 41% du mix en 2030) alors que la part du photovoltaïque reste constante (environ 200 GWh/an).

Hydraulique et éolien

L’évolution du coût de production montre une baisse de 36 % par rapport à la référence 2015, notamment par la disparition des coûts d’importation pétrolier. A contrario, les investissements nécessaires dans l’éolien, la biomasse et le stockage en 2025 puis dans l’éolien, l’hydraulique, le photovoltaïque et le stockage en 2030 se traduisent par une augmentation significative des amortissements. Les plus importantes unités de production diésel (groupes de Saint Georges et Régina) arriveront en fin de vie en 2023. L’hydraulique et l’éolien représenteront à parts quasi égales environ 80 % des coûts de production en 2030. Le photovoltaïque associé à du stockage complète le bilan. Les filières de stockage d’énergie représenteront seulement 8 % de la structure des coûts de l’énergie.

Guadeloupe

En 2017 en Guadeloupe, le pétrole représentait 52 % du mix produit, le charbon 28 %, la bagasse locale 4 %, l’hydroélectrique 2 %, la géothermie 6 %, le solaire 5 % et l’éolien 3 %.

En 2030, le solaire serait à 34 %, la biomasse 17 %, la bagasse locale 3 %, l’éolien terrestre 16 %, éolien maritime 10 %, Géothermie 8 %, Géothermie importée (Dominique) 6 %, Hydraulique (barrage) 6 %, l’hydraulique (au fil de l’eau) 1 % et l’énergie thermique des mers 2 %.

L’ADEME a établi 5 scénarios et semble privilégier celui dénommé « Tous deux verts » par ce qu’il nécessite le minimum d’investissement.

Jusqu’en 2020, la baisse de la production d’électricité à partir des centrales diésel serait principalement compensée par le développement important de l’éolien et dans une moindre mesure de la bagasse locale. En 2025, l’optimisation conduirait au déclassement des centrales diésel et entraînerait une mobilisation importante des potentiels éolien et hydraulique qui atteindraient alors leur pic de production. En 2030, le mix énergétique de ce scénario est essentiellement géothermique (32 %) et éolien (29 %). La production de base assurée par la géothermie permet à l’hydraulique de servir de réserve pour les pointes de consommation.

Contrairement aux autres territoires, le scénario « Tous Feux Verts » de la Guadeloupe n’investit pas dans la filière photovoltaïque et garde une capacité quasi constante tout au long de la trajectoire.

Géothermie et combustion

L’évolution de la structure des coûts complets du scénario « Tous Feux Verts » est atypique par rapport aux autres territoires. Bien que le recours aux énergies fossiles diminue entre 2015 et 2020, cette baisse ne compense pas l’augmentation du coût de ces énergies, ce qui se traduit par une hausse des coûts d’importation d’énergie et du coût complet de l’énergie. En 2025, le déclassement des centrales diésel permettra de diminuer drastiquement le coût d’importation et le coût complet qui atteindra son minimum sur la trajectoire. Suite à l’arrêt total de la production des centrales à charbon, le recours aux moyens les plus coûteux du potentiel biomasse et à la géothermie entraînera une hausse des coûts variables et du coût complet.

En 2030, parmi les centrales fossiles présentes en 2015, seules les centrales thermiques à flamme seront encore en fonctionnement. La part du photovoltaïque dans le mix restera limité dans le scénario « Tous Feux Verts », et les deux filières de stockage d’énergie ne représenteront que 5 % de la structure des coûts de l’énergie. Les filières pesant le plus sur le coût complet de production seront les filières géothermie et combustion, respectivement à 30 et 40 %.

Les résultats globaux de l’étude montrent ainsi que « l’autonomie énergétique et le mix très majoritairement renouvelable sont possibles dans un horizon post 2035 ». Mais cela sous-tend une profonde réforme de la fiscalité de nos territoires qui repose aujourd’hui en partie sur la taxation des combustibles importés. À l’heure de la révision des Programmations Pluriannuelles de l’Energie, cette étude se veut un outil d’aide à la décision pour les instances locales.

FXG

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30 janvier 2021 6 30 /01 /janvier /2021 05:22
Début de l'examen de la PPL de Justine Bénin, jeudi 28 janvier à l'Assemblée nationale

Début de l'examen de la PPL de Justine Bénin, jeudi 28 janvier à l'Assemblée nationale

Feu vert de l’Assemblée nationale pour la création d’un service unique de l’eau

« L’ensemble de la Guadeloupe comptait vraiment sur un syndicat unique de l’eau de l’eau depuis la grande grève du LKP en 2009. » C’est par ces mots et la voix pleine d’émotion que la députée Modem de Guadeloupe Justine Bénin a salué l’adoption de sa proposition de loi sur la création d’un service unique de l’eau potable et pluviale et de l’assainissement de l’eau en Guadeloupe continentale.

Jeudi 28 janvier, 83 députés ont soutenu ce texte tandis que les groupes GDR, LFI et Territoire et Liberté se sont abstenus. Ce syndicat mixte de gestion de l’eau et de l’assainissement de Guadeloupe regroupera région, département, et toutes les communautés d’agglomération de Guadeloupe à l’exception de celle de Marie-Galante. Les députés ont créé une commission de surveillance qui permettra d’inclure l’avis des associations d’usagers sur la gestion de l’eau par le syndicat et d’avoir une transparence sur les investissements réalisés pour la distribution et la qualité de l’eau. Cette commission sera d’ailleurs présidée par un usager qui aura une voix consultative au sein du syndicat. La députée Bénin, soutenue par un amendement du ministre des Outre-mer, est parvenue à convaincre le groupe PS de voter pour plutôt que de s’abstenir en assurant que les salariés et la dette du SIEAEG seraient correctement gérés. Ainsi les dettes fournisseurs du SIEAEG (44 millions d’euros) resteront à la charge des communautés d’agglomération contrairement aux dettes bancaires qui seront transférées à la nouvelle structure.

Mais Sébastien Lecornu s’est engagé à faire un tour de table avec l’AFD et la CDC pour trouver des solutions sur mesure pour chacune des communautés d’agglomérations. Les salariés devraient en partie être repris ou partir en retraite. Leur sort sera décidé par le nouveau syndicat, mais « aucun ne sera laissé au bord du chemin », a affirmé le ministre. Enfin, interrogé sur la question du mode de gestion par le groupe LFI et par la député Vainqueur-Christophe qui a vanté la régie autonome de Trois-Rivières, le ministre a indiqué : « Il ne relève pas de la loi et je veillerai au Sénat à ce qu’il en reste ainsi. » Il a ajouté que le mode de régie autonome pouvait être un bon système dans la mesure ou plus aucun grand groupe (tel Véolia) ne voulait venir en Guadeloupe. Cette proposition de loi au Sénat sera porté par Dominique Théophile, mais pas avant le mois de mars.

FXG

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