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10 septembre 2017 7 10 /09 /septembre /2017 05:51
Irma à la Une

Irma dans la presse nationale

Hormis Les Echos, pas un quotidien vendredi matin qui n'ouvrait sa Une sur le phénomène Irma aux Antilles. Le Parisien et Aujourd'hui en France ont choisi le poids des mots : "Désolation", "des îles en ruine" et "tout simplement apocalyptique" !  "Dévastation" s'étale à la Une du Monde tandis que Le Figaro choisit la "catastrophe humanitaire". Libération titre "le désastre". Et tous quotidiens confondus, L'Humanité comprise, ils ont choisi le choc des photos. Le reportage de Libération (deux pages) est saisissant d'angoisse : "Il y a des voiliers dans le cimetière de Marigot (...) Les vents n'ont pas épargné les morts." En vis-à-vis, un papier revient sur le statut des deux collectivités d'outre-mer de Saint-Barthélemy et Saint-Martin, indépendantes de la Guadeloupe depuis la réforme constitutionnelle de 2007 et qu'un chercheur consulté considère comme des "paradis fiscaux dotés d'un statut de zone franche". Le Monde consacre deux pages à l'événement et joue une autre carte iconographique en choisissant une photo de Gustavia, chef-lieu de Saint-Barth, qui paraît nettement moins dévastée que Saint-Martin. Et l'on apprend de Saint-Martin, par le biais d'une universitaire et experte, que "sa vulnérabilité était connue".

Le Figaro consacre trois pages à Irma et aux "deux îles françaises ravagées à 95 %". Seule la Une de l'Humanité échappe au catastrophisme dans sa titraille et son traitement (deux pages) pour préférer une mise en perspective du phénomène météorologique par rapport au changement climatique : "Meurtrière impréparation." Et cette sentence : "Devant les menaces liées au réchauffement climatique, il est urgent de tout repenser." Le Figaro considère aussi cet aspect du problème. Il évoque d'abord le président Macron qui, depuis Athènes où il est en déplacement, a visé sans le citer le président Trump qui a choisi de sortir de l'accord de Paris (COP 21). Le Figaro donne ensuite la parole à un climatologue qui déclare : "Chaque degré supplémentaire donne plus d'énergie aux cyclones."

Enfin, alors que le gratuit CNews matin estime le montant des dégâts à "plusieurs milliards d'euros", le Figaro et le Parisien sont plus précis et tablent sur 300 millions d'euros de dégâts pour les habitations, "sans compter les infrastructures routières et les ponts".

Vendredi matin, Gérald Darmanin, le ministre de l'Action et des Comptes publics, recevait des représentants de la presse quotidienne régionale dont France-Antilles. Il a indiqué qu'il s'était déjà rapproché de la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, en vue de la reconstruction de l'hôpital de Saint-Martin. Interrogé sur l'impact de cette catastrophe sur le budget de la France, il a déclaré ne pas être capable de l'estimer pour l'heure avant d'ajouter : "Ca coûtera peut-être (une somme, ndlr) à la hauteur du plan Guyane." Soit environ 3 milliards.

FXG, à Paris

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8 septembre 2017 5 08 /09 /septembre /2017 06:11

Budget de l'Outre-mer : ça s'agite en coulisse

La préparation des lois de finances 2018 et notamment du budget de la mission Outre-mer préoccupe d'ores et déjà nos parlementaires et les lobbyistes de la Fédération des entreprises d'outre-mer ou du Medef en attendant la communication du Conseil des ministres prévue fin septembre. Les députés ont déjà nommé les rapporteurs pour avis. A la commission des lois, c'est Huguette Bello (GDR, Réunion), à celle des affaires économiques, c'est Serge Létchimy (Nouvelle gauche, Martinique) et à celle des finances, c'est Olivier Serva (LRM, Guadeloupe).

Les changements attendus sont la suppression des cotisations sociales maladie (0,75%) et chômage (2,4%) et la hausse de la CSG de 1,7 points,  la suppression du RSI, la baisse de l’impôt sur les sociétés, la suppression de la taxe d’habitation, le remplacement de l’impôt de solidarité sur la fortune par un impôt limité aux biens immobiliers, une taxe unique sur les revenus de capitaux mobiliers, et la transformation du crédit d'impôt compétitivité emploi (CICE) par des exonérations de charges sociales patronales au 1er janvier 2019. Sur ce dernier point, au Medef comme à la Fedom, on redoute que le gouvernement ne vienne donner un coup de rabot dans l'enveloppe globale de ces exonérations de charges qui représentent un milliard d'euros et qui a perdu ces dernières années près de 200 millions d'euros.

La ministre des Outre-mer faisait savoir en juillet dernier que l'enveloppe globale de la mission outre-mer devrait être la même qu'en 2017. Reste que la mesure  annoncée fin août par le Premier ministre et visant à préserver les contrats aidés en outre-mer n'a toujours pas trouvé de réponse comptable pas plus que les services de Matignon n'ont répondu à la presse. Sans doute faut-il mieux préciser la question  : "A quelle hauteur, le gouvernement entend-il préserver les contrats aidées en outre-mer ?"

FXG, à Paris

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8 septembre 2017 5 08 /09 /septembre /2017 06:06
Jean-Pierre Philibert rue Oudinot le 5 septembre

Jean-Pierre Philibert rue Oudinot le 5 septembre

Girardin à la Fedom : "L'économie sera au coeur des assises de l'Outre-mer."

Après le Medef, vendredi dernier, c'est au tour de la Fedom d'être reçue au ministère des Outre-mer. Jean-Pierre Philibert a pu s'entretenir pendant une heure et demi, mardi matin, avec Annick Girardin de retour de Mayotte. Celle-ci a déroulé à son hôte le calendrier des assises de l'Outre-mer qu'elle devrait lancer la dernière semaine de septembre, à son retour de Guyane. "C'est un calendrier que je trouve un peu long, a regretté Jean-Pierre Philibert, car je considère que le diagnostic est connu, mais le gouvernement estime nécessaire de redonner la parole à la société civile et qu'il est bon aussi de temps en temps de se poser... J'attends de voir. C'est arbitré et on aura le résultat des courses à la fin de l'été prochain."

Le gros de leur échange a porté sur les conditions de sortie du crédit d'impôt compétitivité emploi (CICE) qui, rappelons-le, est majoré en outre-mer. Le gouvernement souhaite annoncer dans la loi de finances de la Sécurité sociale la sortie du CICE effective au 1er janvier 2019. "Nous avons dit à la ministre, qui partage ce sentiment je crois, que nous avons besoin de temps pour identifier clairement les chiffres du CICE, car une certain nombre de très petites entreprises n'en bénéficient pas alors qu'elles bénéficieront des exonérations." Pas question donc pour la Fedom de se faire d'ores et déjà imposer un chiffre par Bercy. "Nous avons besoin du bon montant à mettre en exonérations car, ironise le patron de la Fedom, à cette période de l'année, le gouvernement est généralement saisi par la fièvre du rabot ! A force d'être raboté alors que l'on parle de niche, on finit par tondre le chien !" La ministre et les socio-professionnels se sont apparemment donnés un peu de temps pour trouver "un outil performant". L'urgence vis-à-vis de la loi de finances de la sécurité sociale, c'est le maintien du CICE majoré de 3 % pendant l'année 2018 avant sa suppression en 2019... "Le remplacement du CICE, explique M. Philibert, ne figurera pas dans ce projet de loi de finances de la Sécu, ce ne sera pas plus un sujet territorial pour les assises, mais un sujet national et nous pensons que la ministre voudra dissocier ce débat que nous aurons avec elle, des assises de l'outre-mer."

Jean-Pierre Philibert a demandé un régime dérogatoire pour les grands ports maritimes suite à l'injonction européenne de supprimer l'impôt sur les sociétés. Et s'il a évoqué la situation du BTP ou l'hospitalisation privée et l'offre de soins dans l'océan Indien, il n'a pas jugé utile de ressortir tout le catalogue des propositions de la Fedom, telles les zones franches globales d'activité, dès lors qu'il a bien entendu la ministre lui dire : "L'économie sera au coeur des discussions des assises de l'Outre-mer."

Pour l'heure le patron de la Fedom souhaite qu'une bonne collaboration s'instaure entre le ministère et les milieux économiques. Prochaine étape pour la Fedom, rencontrer rapidement Thierry Bert, le coordinateur des assises de l'Outre-mer.

FXG, à Paris

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8 septembre 2017 5 08 /09 /septembre /2017 05:35
Le Premier ministre Edouard Philippe a présidé une réunion à la cellule de crise interministérielle à laquelle assistait entre autre l'ambassadeur des Pays-Bas

Le Premier ministre Edouard Philippe a présidé une réunion à la cellule de crise interministérielle à laquelle assistait entre autre l'ambassadeur des Pays-Bas

Le bilan catastrophique d'Irma à Saint-Martin

Edouard Philippe a qualifié le phénomène Irma "d'une violence sans précédent dans les Antilles" et signalé que quatre corps avaient été retrouvés à Saint-Martin.

Le Premier ministre Edouard Philippe s'est rendu hier après-midi place Beauvau à la cellule de crise interministérielle où il a présidé une réunion à laquelle assistait entre autre l'ambassadeur des Pays-Bas. Le Premier ministre a fait état à l'issue de cette réunion d'un bilan provisoire déjà terrible. Il a indiqué que "le corps de quatre personnes décédées avaient été retrouvées sur l'île de Saint-Martin" et que leur identification était en cours. En revanche, il a indiqué que "aucune personne décédée" n'avait été retrouvé sur l'île de Saint-Barthélemy. A Saint-Martin encore, il a estimé le nombre de blessés à une cinquantaine "dont deux graves et un en urgence absolue. 21 d'entre eux sont déjà hospitalisés." Par ailleurs Edouard Philippe a indiqué que "de très nombreuses blessures légères conduisent ceux qui peuvent se déplacer à se diriger vers les centres de secours". Les blocs opératoires de Saint-Martin sont à nouveau opérationnels et l'hôpital de Saint-Barthélemy fonctionne.

Côté matériel, le Premier ministre a indiqué que 95 % des habitations étaient touchées à Saint-Martin et 65 % d'entre elles inhabitables.

Acheminement des secours

400 gendarmes et 400 sapeurs pompiers et militaires de la sécurité civile, des bénévoles de la Croix Rouge et une vingtaine de personnels de santé ont été acheminés à Saint-Martin et sont à pied d'oeuvre. D'autres renforts (gendarmes, pompiers et techniciens de l'identification) vont être dépêchés incessamment depuis l'Hexagone, a signalé le Premier ministre.

Si l'aéroport de Juliana est hors d'usage, celui de Grand-Case est opérationnel.

Les armées ont été appelées à participer aux opérations : deux frégates, deux falconnes de reconnaissance, un avion Casa, un A340 qui doit quitter l'Hexagone jeudi soir et quatre hélicoptères. Sept navires civils ont été réquisitionnés. trois hélicoptères du ministère de l'intérieur, un avion des douanes et plusieurs avions dont deux gros porteurs à compter de dimanche.

Eau et rations alimentaires

La priorité du gouvernement est  de poursuivre les opérations de reconnaissance pour porter un diagnostic adapté, de porter un secours immédiat en acheminant eau et nourriture. "Une barge contenant 100 000 m3 d'eau est en cours d'acheminement et plusieurs milliers de bouteilles d'eau et de rations de combat vont être livrés depuis l'Hexagone." Les évacuations sanitaires sont en préparation et les places d'hospitalisation ont été aménagées en Guadeloupe et Martinique. Question sécurité, les escadrons de gendarmerie mobile sont en charge du maintien de l'ordre et le procureur de Basse-Terre doit se tendre sur place.

L'ultime priorité est de rétablir l'électricité et des groupes électrogènes vont être acheminés depuis la Guadeloupe et d'autres plus importants, depuis l'Hexagone à partir de dimanche.

Nouveau phénomène cyclonique attendu

Edouard Philippe a indiqué que dès ce vendredi, la déclaration de catastrophe naturelle serait signée et qu'une première réunion interministérielle se tiendrait à Matignon vendredi pour "organiser dans la durée l'ensemble des services de l'Etat". Des missions d'expertise seront déployées dans les deux territoires dès que possible et le Premier ministre présidera une conférence des acteurs de la reconstruction. Le Premier ministre n'a par ailleurs pas caché son inquiétude avec l'arrivée prévue aussi pour dimanche d'un nouveau phénomène cyclonique, certes moins fort mais déjà prénommé José.

Le gouvernement a demandé à la fondation de France de centraliser les dons afin de les répartir entre les associations et organisations appelées à intervenir auprès des sinistrés.

FXG, à Paris

Les personnes qui veulent faire des dons sont invitées à appeler la fondation de France au 08 00 500 100

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7 septembre 2017 4 07 /09 /septembre /2017 04:00
Le préfet Jacques Witkowski, directeur général de la sécurité civile et de la gestion de crise, en compagnie d'Annick Girardin, la ministre des Outre-mer, ce mercredi matin à la COGIC.

Le préfet Jacques Witkowski, directeur général de la sécurité civile et de la gestion de crise, en compagnie d'Annick Girardin, la ministre des Outre-mer, ce mercredi matin à la COGIC.

La cellule interministérielle de crise à Paris surveille Irma

Jacques Witkowski, directeur général de la sécurité civile et de la gestion de crise, a reçu mercredi la visite de la ministre des Outre-mer, rue de Mirosmenil à Paris où se trouve la cellule opérationnelle de gestion interministérielle des crises (COGIC). Cette cellule couvre l'ensemble du territoire, outre-mer compris, fonctionne 24 heures sur 24 et s'adapte à l'intensité des crises. Alors que l'ouragan Irma s'approchait de Saint-Martin, la cellule fonctionnait en veille renforcée. Mais depuis mardi 18 heures, le Premier ministre a activé la cellule interministérielle de crise qui est enterrée quelques étages en-dessous du COGIC et qui est classifiée secret défense. C'est là que sont gérées les décisions stratégiques que prennent les ministres concernés (Défense, Santé, Intérieur, Outre-mer) en fonction de la situation.

"L'ouragan Irma est un phénomène d'une intensité qu'on n'a jamais connue dans cette région", a indiqué la ministre Annick Girardin. Le préfet Witkowski a indiqué qu'Irma était un ouragan de grade 5, mais qu'on ne savait pas mesurer au-delà et qu'on attendait des rafales à 350 km/h, beaucoup d'eau, près de 40 mm, soit 40 litres au mètre carré, et une surcote cyclonique avec des houles qui se mesurent entre 12 et 15 mètres. A Saint-Martin et Saint-Barth, les îles les plus menacées, 17 000 personnes  se trouvent confinées en zone à risque. Plusieurs milliers ont trouvé refuge chez des proches et environ 600 ont été accueillis dans des centres d'accueil ouverts par la préfecture.

Des forces d'intervention sont d'ores et déjà prépositionnées sur place, tandis qu'un hub logistique a été mis en place en Guadeloupe où des renforts de Martinique et de Guyane ont été acheminés. Hormis les moyens humains et matériels, de l'eau potable est prête à être acheminée à Saint-Martin qui ne dispose que de 24 heures d'autonomie en eau. La ministre qui a passé une grande partie de la journée de mercredi à la cellule de gestion de crise parisienne a pris un vol d'Air Caraïbes dans la soirée avec des renforts matériels et humains à destination du hub logistique de Pôle Caraïbes.

FXG, à Paris

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6 septembre 2017 3 06 /09 /septembre /2017 05:06
Interview Didier Fauchard

Didier Fauchard, président du Medef Réunion, était à au comité outre-mer de l'université d'été du Medef, mardi 29 août, à Jouy-en-Josas. Il revient sur la préparation des assises de l'outre-mer et sur la prochaine loi de finances.

"Il est urgent d'avoir un cadre stable"

Comment abordez-vous les assises de l'Outre-mer ?

Nous sommes inquiets à la fois sur le déroulé, sur la méthodologie et sur le contenu. C'est un flou artistique pour l'instant. Comment va-t-on pouvoir déployer nos idées ? Imaginez que vous soyez invité et que vous deviez amener le vin alors que vous ne savez pas quel plat va être servi. Ca devient compliqué d'amener le vin ! Oui, nous avons des idées, mais il faut absolument les inscrire dans un document qui dépendra de la méthodologie adoptée par l'Etat.

Ces assises ne devraient-elles pas permettre d'envisager la façon dont pourrait être transformé le crédit d'impôts compétitivité emploi (CICE) ?

Nous n'avons aucune certitude que les assises de l'Outre-mer permettent l'élaboration d'une prochaine loi de développement de l'Outre-mer. Nous n'en savons rien du tout !

La loi de finances devrait le permettre, tout en moins en ce qui concerne le CICE...

Si le CICE devait être supprimé alors qu'il commence à porter ses fruits, cela revient à augmenter nos charges salariales de 10 % et cela provoquerait immédiatement des difficultés. Nos entreprises n'ont pas  la marge de manoeuvre qui permettrait d'absorber facilement une masse salariale différenciée. La suppression brutale du CICE reviendrait à nous placer dans la logique d'une législation ni stable, ni pérenne, ni lisible pour personne. Pierre Gattaz l'a rappelé : il ne peut y avoir de développement économique si les entrepreneurs n'ont pas confiance.

Comment souhaitez-vous qu'évolue le CICE ?

Nous pouvons imaginer que cette créance qui nous est remboursée un an plus tard soit détenue par l'URSSAF et que ce soit cet organisme qui se fasse rembourser directement. Nous aurions dés lors un allègement de charges positif. Nous devons trouver le bon véhicule technique pour que l'entreprise paye moins de charges chaque mois et que ce soit effectivement l'URSSAF qui dispose d'une créance auprès de l'Etat.

Certains dispositifs de défiscalisation doivent prendre fin. Que proposez-vous pour permettre l'investissement productif ou encore la construction de logements ?

La défiscalisation serait donc un cadeau ! Ce qui marche aujourd'hui, c'est quand le secteur marchand s'empare d'un sujet et fait des investissements dans un cadre fiscal lisible, pérenne et stable. Pourquoi veut-on remettre en cause en permanence ce système qui a fait ses preuves pendant des années. En 2008, le logement libre est tombé et le bâtiment est parti en vrille. Puis en 2014, le logement intermédiaire et le logement social ont été remis en cause, boum ! Ca leur est encore retombé dessus... Nous avons une certaine manie administrative à vouloir changer les règles du jeu et en particulier ce qui fonctionne.

Qu'attendez-vous des assises de l'outre-mer ?

Elles pourraient permettre à tous les acteurs du territoire, l'Etat, la Région, le département, les établissement publics commerciaux et industriels et le monde économique, de se mettre d'accord sur l'avenir du territoire.. Quand vous regardez quels sont les grands items des assises, l'économie n'est qu'un deuxième point, aliéna petit a ! Je ne vois pas comment nous pourrions développer nos territoires si l'économie n'est pas au coeur du système.

Quelle suite donner à la LODEOM qui arrive bientôt à sa fin ?

C'est une grande inconnue. La loi égalité réelle l'a prorogée donc nous sommes sur des dispositifs valables jusqu'en 2017, 2018, 2020... Nous n'avons aucune visibilité !

La préparation d'une nouvelle LODEOM pourrait sortir de ces assises ?

A-t-on besoin des assises de l'outre-mer pour avoir une lisibilité ? C'est une demande générale de tout le territoire hexagonal et nous avons exactement la même demande ! Nous avons vécu les états-généraux en 2009 qui ont fait l'objet de 137 mesures dont on n'a pas vu une déclinaison opérationnelle jusqu'à maintenant.

Le gouvernement vous a-t-il fait part de ses projets ?

Nous sommes dans l'expectative la plus totale pour l'instant. Nous attendons surtout le projet de loi de finances car c'est lui qui va conditionner pas mal de choses et aujourd'hui, il n'y a aucune communication nulle part.

De quels outils avez-vous besoin pour permettre le développement économique ?

D'abord d'outils de réductions des charges du travail, ensuite, par rapport à notre problématique de chômage que les précédents gouvernements ont essayé de traiter par les contrats aidés, je pense qu'il existe des poches d'emplois dans nos entreprises, mais c'est clair que ce sont des mini jobs. Est-ce que nous voulons que nos compatriotes retrouvent un travail, une dignité, une utilité sociale ou est-ce qu'ils doivent simplement disposer de prébendes ? C'est une vraie question et c'est un choix. La deuxième chose dont nous avons besoin, c'est un cadre fiscal. Quand je mène un projet dont la rentabilité est à 5, 7 ou 10 ans, voire 15 pour le tourisme, j'ai besoin de visibilité sur une durée équivalente. Le risque, c'est que les investisseurs qui s'intéressent à notre région préfèrent regarder du côté de Maurice où le cadre fiscal est beaucoup plus stable. Il est urgent d'avoir ce cadre stable.

Propos recueillis par FXG, à Paris

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6 septembre 2017 3 06 /09 /septembre /2017 05:02

Le président du comité outre-mer du Medef rencontre le cabinet Girardin

Une délégation du comité outre-mer du Medef, conduite par son président le Martiniquais Bernard Edouard, a été reçue vendredi après-midi par Brice Blondel, directeur adjoint du cabinet de Mme Girardin (en déplacement à Mayotte) et Fabrice Thibier, conseiller chargé de l’économie, des entreprises, de l’agriculture et des affaires européennes. Les patrons d'outre-mer leur ont présenté la conclusion de leurs travaux issus de l'université d'été du Medef qui s'est tenue mardi et mecredi dernier à Jouy-en-Josas (78). Ils ont évoqué les assises de l'Outre-mer et se sont fait confirmer que le volet économique serait bien présent avec des sujets territoriaux et des sujets communs. "Nous avons déjà longuement réfléchi sur le sujet avec notre programme "Outre-mer 2020" et nous souhaitons que notre présence soit bien formalisée de façon à porter notre contribution lors de ces assises." Mais avant la tenue des assises, le comité Outre-mer a voulu aborder la LODEOM (loi de développement pour l'Outre-mer) dont la fin est programmée fin 2018, le crédit d'impôt compétitivité emploi qui, selon les déclarations du ministre de l'Economie, Bruno Le Maire, devrait être arrêté à partir de janvier 2019, et les contrats aidés qui, rappelle M. Edouard, sont remis en cause, tant dans le secteur marchand que non marchand.

Sur le CICE, le cabinet de la ministre a indiqué qu'il ne serait effectivement pas maintenu en l'état, mais que, du fait que les Outre-mer bénéficient d'allègements spécifiques sur les bas salaires dans la LODEOM, une solution est à l'étude pour que cet avantage ne soit pas perdu. Et ce d'autant plus que le CICE est majoré dans les outre-mer par rapport à son taux dans l'Hexagone.

"Le cabinet nous a bien écouté, explique M. Edouard, mais je ne pensais pas sortir de cette réunion avec des propositions directes et immédiates à appliquer, même si c'est ce que les entrepreneurs attendent." Le Medef entend surtout établir une communication directe et permanente avant les assises de l'Outre-mer et a fait passser son message pour un choc fiscal et social de simplification. "J'ai quand même été un peu surpris, ajoute M. Edouard, que sur ce point, on m'ait opposé deux mois de délai pour en parler..."

Le 5 septembre prochain, c'est Jean-Pierre Philibert, le président de la Fédération des entreprises d'outre-mer (FEDOM), qui sera reçu au ministère. Les patrons d'outre-mer devraient encore se retrouver à l'occasion d'un séminaire qui se tiendra à l'occasion du salon international du tourisme à Paris, la troisième semaine de septembre.

FXG, à Paris

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31 août 2017 4 31 /08 /août /2017 09:46
Université d'été du Medef

Le comité Outre-mer du Medef plaide pour un cadre stable

L'université d'été du Medef s'est tenue mardi 29 et mercredi 30 août sur le campus de HEC à Jouy-en-Josas dans les Yvelines. Pierre Gattaz a choisi de la placer sous le thème "confiance et croissance, l'avenir c'est la France !" Si les outre-mer ne figurait pas dans le programme global de cette université d'été, le comité outre-mer s'est néanmoins réuni mardi en fin de journée. Autour de Thibault Lanxade et Frédéric Motte, vice-présidents du Medef, les représentants des Medef outre-mer (Réunion, Martinique, Guadeloupe, Guyane et Saint-Martin) ont abordé la question de la coordination et de la mise en place des assises outre-mer que doit convoquer dans chaque territoire la ministre Annick Girardin d'ici la fin du mois de septembre. "Les assises qu'il y a eu par le passé, explique Thibault Lanxade, vice-président en charge des Outre-mer, étaient des exercices qui n'ont pas permis de donner le souffle et le dynamisme attendus dans les territoires ultramarins. Nous veillerons à ce que ce soit vraiment du bottom up, mais pour l'heure, l'économie dans ces assises semble minime."

Le comité Outre-mer du Medef a aussi abordé la préparation de la loi de finances avec la transformation annoncée du crédit d'impôt compétitivité emploi (CICE), c'est-à-dire les allègements de charges sociales qui représentent globalement 1 milliard d'euros. "Sans accompagnement, ça va poser des problèmes, poursuit M. Lanxade. Si on supprime le CICE, les DOM vont être lésés. Il faudra qu'il soit compensé et c'est peut-être l'occasion pour le gouvernement d'être innovant." Le comité Outre-mer du Medef espère un nouveau projet fiscal qui intègrerait la loi de développement économique (LODEOM) prorogée jusqu'en 2018, l'octroi de mer et l'ensemble des véhicules fiscaux. C'est ce que Thibault Lanxade appelle une "flat tax". Il s'agit de simplifier une fiscalité jugée kafkaïenne. "On ne peut réformer sans revisiter l'intégralité du système fiscal", conclut le vice-président Lanxade.

Didier Fauchard, le président du Medef Réunion, plaide pour un cadre stable : "Nos positions rejoignent beaucoup celles des chefs d'entreprise de métropole. Si vous n'avez pas confiance dans l'avenir parce que vous ne savez pas à quelle sauce vous allez être mangé, vous avez du mal à mettre de l'argent sur la table pour investir quelque part ! Personne ne peut fonctionner dans un cadre instable."

Les représentants du comité outre-mer pourront faire part de toutes leurs réflexions à la ministre des Outre-mer qui les reçoit vendredi après-midi.

FXG, à Paris

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1 août 2017 2 01 /08 /août /2017 04:59
Karine Sigaud-Zabulon présente d'habitude le JT de France Ô à 18 h 30

Karine Sigaud-Zabulon présente d'habitude le JT de France Ô à 18 h 30

Karine Sigaud Zabulon, joker de Francis Letellier sur France 3 en août

Karine Sigaud-Zabulon, la Martiniquaise qui présente en temps ordinaires le JT de France Ô (à l'horaire déplorable de 18 h 30) et contribue à l’élaboration du module « décryptage outre-mer » pour la chaine Franceinfo, sera l'une des jokers du journaliste et présentateur du Grand soir 3, Francis Letellier, cet été pour présenter le journal, du lundi 7 août au jeudi 20 août, en deuxième partie de soirée.

Rédactrice et présentatrice en radio, sur Martinique première, puis journaliste web sur la 1ère point.fr à Paris, elle a rejoint l’équipe télé de France Ô en juillet 2011. La communication de France Télévisions la présente comme "l’un des deux nouveaux visages de l’information de France 3 cet été", aux côtés de Nathanaël de Rincquesen, Jean-Baptiste Marteau, Julien Benedetto, Julian Bugier, Leïla Kaddour, Djamel Mazi, Virna Sacchi, David Boéri, Nora Boubetra, Stéphane Lippert, Anne Bourse... Ca va être dur de se faire remarquer avec tous ces jokers !

FXG, à Paris

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31 juillet 2017 1 31 /07 /juillet /2017 09:28

La requête contre l'élection de Nathalie Bassire rejetée

Le recours de Perrine Rivière contre l'élection de Nathalie Bassire, le 18 juin dernier, a été rejeté et déclaré irrecevable vendredi 28 juillet par le Conseil constitutionnel. Perrine Rivière soutenait que la candidate élue avait bénéficié de moyens matériels du conseil régional pendant la campagne électorale. Les sages du Conseil ont estimé que Mme Rivière n'assortissait ses allégations "d'aucune précision ou justification permettant au Conseil constitutionnel d'en apprécier la portée".

D'autre part, Mme Rivière mettait aussi en cause la presse qui aurait accordé à Nathalie Bassire un traitement privilégié. Le Conseil constitutionnel estime que "la presse écrite est libre de rendre compte, comme elle l'entend, de la campagne des différents candidats comme de prendre position en faveur de l'un d'eux."

 

Les requêtes contre l'élection de Serville rejetées

La requête de Michel Palmot devant le Conseil constitutionnel contre l'élection de Gabriel Serville le 18 juin dernier a été déclarée irrecevable et rejetée vendredi 28 juillet.

Les sages de la rue Montpensier expliquent dans leur arrêt que l'élection d'un député ou d'un sénateur peut être contestée devant le Conseil constitutionnel jusqu'au dixième jour qui suit la proclamation des résultats de l'élection. Or, les résultats du scrutin du 17 juin 2017 pour l'élection d'un député dans la 1ère circonscription de la Guyane ont été proclamés le 18 juin 2017. La requête de M. Michel Palmot a été reçue au secrétariat général du Conseil constitutionnel le 17 juillet. Elle est tardive et, donc, irrecevable.

Autre requête, autre rejet : Christophe Mwanza Chabunda soutenait que plusieurs candidats avaient mené des opérations de propagande la veille du scrutin, que le candidat élu avait organisé une réunion publique le même jour et qu'il avait bénéficié d'une couverture médiatique particulière. Les allégations du requérant ne sont assorties, jugent les sages, d'aucune précision ou justification permettant au Conseil constitutionnel d'en apprécier la portée. Rejet !

Justine Bénin confortée

Au lendemain des élections législatives, Patricia Pompilius a déposée une requête au Conseil constitutionnel visant à faire annuler le scrutin dans la 2e circoncription de la Guadeloupe qui s'est conclu par l'élection de Justine Bénin. La requête de Mme Pompilius ne portait que sur les seules opérations du premier tour du scrutin du 10 juin 2017. Le 21 juillet, le Conseil constitutionnel a déclarée la requête irrecevable dans la mesure où "aucun candidat n'a été proclamé élu à la suite de ce premier tour" et parce que Mme Pompilius n'a pas non plus demandé la proclamation d'aucun candidat.

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