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8 juillet 2017 6 08 /07 /juillet /2017 07:14
Annick Girardin aprésenté les assises de l'outre-mer aux parlementaires

Annick Girardin aprésenté les assises de l'outre-mer aux parlementaires

Annick Girardin  présente les assises de l'outre-mer

Après la séquence de Versailles et du du discours de politique générale du Premier ministre, c'est la ministre des Outre-mer qui a déroulé sa feuille de route, hier soir, devant la plupart des parlementaires d'outre-mer et quelques responsables de collectivités territoriales. Annick Girardin a listé les huit thèmes de sa feuille de route : mobilisation de l'investissement public au service d'un développement équilibré, un cadre stable et lisible en faveur de la croissance économique et de l'emploi, la lutte contre le changement climatique et la ^réservation de la biodiversité, les aspirations de la jeunesse, les cultures ultramarines au coeur de l'intégration, le droit fondamental à la sécurité, une politique d'influence des territoires dans leurs bassins géographiques, l'accompagnement de l'Etat aux collectivités dans leurs projets et la construction de leur destin. Mais c'est sur les assises de l'Outre-mer que Mme Girardin était attendue. "Elles ne seront pas un catalogue généralistes et flous d'engagements non tenus", a-t-elle fait passer aux sceptiques. Et pour être dans le concret, elle a ajouté : "Les contrats de convergence prévus par la loi égalité réelle seront l'un des produits de sortie des assises." Ces plans seront ainsi signés en juillet 2018. L'autre "produit de sortie" sera le livre bleu outre-mer. Annick Girardin inscrit son action dans la poursuite du quinquennat précédent.

Les assises seront lancées fin septembre. S'ensuivra une phase de consultation nationale et locale qui s'achèvera au début de l'année 2018. La ministre nommera bientôt un rapporteur général qui animera et pilotera les assises. "Il sera à la tête d'une équipe interministérielle pluridisciplinaire, mettra en place le cadre, la coordination et le calendrier des travaux dans chaque territoire." Un comité stratégique d'une quinzaine de personnalités qualifiées "issues de métropole et des outre-mer" sera aussi nommé. L'AFD, la Caisse des dépôts, le conseil économique, social et environnemental y seront associés pour participer à l'élaboration des politiques publiques. La ministre a conclu son adresse aux élus par ces mots : "L'histoire s'écrit cette année." Et pour mieux crédibiliser sa prose, le Premier ministre Edouard Philippe avait annoncé sa venue, mais le président Macron l'a retenu trop longtemps à l'Elysée.

FXG, à Paris

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7 juillet 2017 5 07 /07 /juillet /2017 05:54
Les députés du groupe FI (ici Danièle Obono) exhibaient mardi 4 juillet, pendant le discours de politique générale d'Edouard Philippe, le code du travail qu'Emmanuel Macron a promis de réformer par ordonnances

Les députés du groupe FI (ici Danièle Obono) exhibaient mardi 4 juillet, pendant le discours de politique générale d'Edouard Philippe, le code du travail qu'Emmanuel Macron a promis de réformer par ordonnances

La loi travail et l'Outre-mer

Muriel Pénicaud, ministre du Travail, était auditionnée mardi soir par la commission des affaires sociales. Mme Pénicaud est en charge expressément de la préparation des ordonnances qui vont permettre au gouvernement de légiférer sur le code du travail. Lors de cette audition, Ericka Bareigts (PS Réunion), Hélène Vainqueur-Christophe (PS Guadeloupe), Justine Bénin (Modem Guadeloupe) et Gabriel Serville (GDR Guyane) l'ont interpellée pour s'étonner de l'absence toute référence à l'outre-mer dans son projet de loi d'habilitation. Une absence remarquable quand on sait les taux de chômage à deux chiffres dans tous les territoires ultramarins, et systémayiquement au-delà du double des chiffres dans l'Hexagone. Par ailleurs, Mme Bareigts a expliqué que "les salariés des filiales dépendant de grands groupes nationaux ne sont que rarement comptabilisés dans les effectifs nationaux pour les comités d’entreprise. Ils ne bénéficient pas, de ce fait, des avantages de leurs homologues hexagonaux, ce qui pose un sérieux problème d’équité. (...) Comment comptez-vous traiter, dans le cadre d’ordonnances, la situation si particulière, si spécifique, si diverse de nos territoires ?", a demandé Mme Bareigts. Mme Pénicaud a reconnu que les spécificités ultramarines n'avaient pas été évoquées et assuré qu'elle rencontrerait prochainement les syndicats ultramarins avec les parlementaires qui le souhaiteraient pour évoquer ces questions. D'ores et déjà Huguette Bello (GDR Réunion), Jean-Hugues Ratenon (FI Réunion) et Hélène Vainqueur-Christophe ont fait savoir qu'ils ne voteraient pas la loi d'habilitation permettant la réforme du code du travail par ordonnances.

FXG, à Paris

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7 juillet 2017 5 07 /07 /juillet /2017 04:37
Kou Bouyon de Martinique

Kou Bouyon de Martinique

Le carnaval tropical des champions sur les Champs-Elysées

Les malaka sisters

Dimanche 2 juillet, le 16e édition du carnaval tropical de Paris a rassemblé des milliers de personnes venus sur "la plus belle avenue du monde" pour regarder, admirer, photographier, filmer, les costumes aux couleurs de l’olympiade de cultures. Une trentaine de groupes venus de Guadeloupe, de Martinique, d’Haïti, d’Indonésie, du Pérou, de la Colombie, de la Guyane, de Strasbourg, de la Bolivie et d’ailleurs ont défilé sur une parcours prestigieux partant du rond-point des Champs Elysées, jusqu'à l’arc de Triomphe pour finir devant les membres du jury situé au bas de la plus belle avenue du monde. Beaucoup de sportives et sportifs d’outremer, au premier rang desquels, la présidente du jury Mélia Métella qui a profité de la prestation du groupe Sinnamary pour danser quelques pas avec les touloulous.

Reportage Alfred Jocksan (avec FXG)

Le palmarès

Meilleur costume francilien, meilleure chorégraphie et grand prix du carnaval : Tropikana

Meilleur costume invité et meilleur groupe invité : Caporales

Meilleur char : Adom

Meilleure musique et meilleur groupe à caisses : Ethnick 97

Meilleur groupe à peaux : Miyo

Meilleur groupe à mas : Ti Mas Paname

Meilleure batucada : Mister quentes et les danseuses d'or

Prix de la fédération : Lanmen kreyol

Ils ont dit

Laura Flessel , ministre des sports : « Aujourd’hui, il y a une continuité dans les évènements. Je reviens du triathlon et j’arrive au carnaval aux couleurs de Paris 2024 ce qui pérennise notre ambition avec le soutien culturel des outremers. Je suis ravie. »

Anne Hidalgo, maire de Paris : « Le fait d’avoir l’énergie, la beauté de ce carnaval et le mouvement de tous les outremers avec nous, ça va être un accélérateur dans cette dernière ligne droite pour les JO. C’est un moment magique. Aujourd’hui, le carnaval est une institution à Paris. On l'a voulu depuis longtemps et dans la plus belle avenue du monde. Paris est une ville ultramarine. Les ultramarins viennent et servent Paris et les Parisiens. Je voulais leur dire merci avec ce beau carnaval tropical qui leur est aussi dédié. Paris est une ville ouverte au monde qui veut rester debout et continuer à rayonner à être le lieu où se mélangent toutes les cultures pour être plus fort ensemble. C’est ça le message de ce carnaval ».

George Pau-Langevin, députée de Paris : « C’est un grand plaisir de revoir le carnaval sur les  Champs Élysées comme en 2011, Quand, nous étions candidat pour 2012, Londres l’avait emporté sur nous au motif que Londres était une ville plus cosmopolite. Aujourd’hui, Paris démontre qu’elle est aussi une ville cosmopolite et mondiale. Je pense qu’on aura plus d’atouts pour pouvoir remporter l’organisation de cette compétition ».

Malia Métella, présidente du jury (Guyane) : « Ca fait tellement longtemps que je n’ai pas fait  un carnaval ! Ça me fait super plaisir de retrouver le rythme ici à Paris sur les Champs-Élysées, avec des musiques qui viennent de tous les pays. C’est fantastique un carnaval sur les olympiades de la culture. Paris montre que le carnaval fait partie du patrimoine français.. La mobilisation des sportifs des Dom Tom est une force. Car il y a toujours une belle délégation des sportifs des outremers pendant les jeux. Notre présence est un plus pour Paris 2024 ».

Patrice Annonay, sportif de haut niveau handball (Martinique) : « Je vis un très grand moment sur les Champs aujourd’hui. Je tenais à être ici pour marquer le coup. Le carnaval est une fête populaire chez moi en Martinique que je n’ai pas vue depuis bien longtemps à cause de mon métier de sportif de haut niveau et des compétitions en saison. Je me nourris un peu aujourd’hui de ce que je rate là-bas. Je tenais à marquer le coup pour la candidature de Paris 2024 ».

Ysaora Thibus, Escrime (Guadeloupe) : « Je suis très contente déjà d’être sportive guadeloupéenne et de voir le carnaval sur le Champs-Elysées. C’est une grande fierté d'autant qu'il est là pour soutenir la candidature de Paris  pour l’organisation des jeux olympique de 2024 qui est quelque chose qui me tient à cœur, La présence des sportifs antillais est un signal fort. Nous sommes nombreux dans les équipes de France et nous soutenons la candidature de Paris pour les jeux de 2024 ».

Teddy Lacroix, président de la fédération du carnaval tropical de Paris–IDF : « On est content de la prestation et surtout du public qui a répondu présent à la manifestation. Je constate que les groupes ont fait un travail formidable, tant au niveau costumes qu’au niveau musique. Il y a eu des gros efforts de fait. Si Paris remporte l’organisation des jeux pour 2024, nous serons présents pour animer sur tous les stades et faire grandir la fédération. Le carnaval tropical est une base à 80% domienne et le reste est à l’image de Paris. Toutes les composantes sont là. »

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6 juillet 2017 4 06 /07 /juillet /2017 09:58
Vote de la confiance à Edouard Philippe - Guyane

Serville et Adam divisés sur la confiance à donner au gouvernement

Sans surprise, Lénaïk Adama a voté la confiance au Premier ministre tandis que Gabriel Serville a finalement choisi l'abstention.

Lénaïk Adam est, a dit Edouard Philippe au début de son discours générale "une homme promis à un grand avenir, un futur grand homme de la République", dont "le parcours individuel a été permis pas une politique publique"... "C'était émouvant", a commenté le jeune député de la Guyane qui ne soupçonnait rien de ce qu'avait préparé le ministre chargé des relations avec le Parlement, Christophe Castaner. "C'est bien pour moi, mais c'est surtout bien pour la Guyane, puisque c'est la Guyane qui rayonne par la même voix et qu'on reconnaît qu'il y a des compétences, des atouts en Guyane..." Même Gabriel Serville a été sensible à "ce mot de sympathie", tout en attendant un peu plus !

Lénaïk Adam aussi n'en attend pas moins que l'on se penche vraiment sur la Guyane. Mais là, le Premier ministre a été net sur la question des hydrocarbures : "Il n'y aura plus de nouveau permis d'exploitation." Lénaïk Adam sait que Rodolphe Alexandre a déjà évoqué cette question avec le président Macron : "Il faudra, ajoute-t-il, certainement une exception parce que nous tenons particulièrement à cette activité pour pouvoir développer définitivement notre économie. Les réalités guyanaises ne sont pas celles d'ici. Ici, on veut quitter le nucléaire, nous, on aimerait bien simplement permettre à tous les foyers guyanais d'avoir le strict minimum au niveau électricité." Une autre formule d'Edouard Philippe ("les niches ne seront pas épargnées pendant ce quinquennat") qui a fait grandement tiquer son collègue du groupe GDR, Gabriel Serville, n'a pas bouleversé le jeune élu : "Il faut réagir au cas par cas parce qu'il y a des choses qui se disent ici dans le cadre d'une vision globale, mais après il faudra préciser. Notre intérêt n'est pas seulement de défendre nos territoires mais de se regrouper pour dire que nos territoires ont des particularités et qu'il y a des choses qui ne peuvent s'appliquer là-bas." C'est donc un député confiant qui a voté la confiance au gouvernement.

Serville à moitié séduit seulement

Gabriel Serville a préféré s'abstenir : "J'étais parti pour, mais je vais m'abstenir !" Autant la première partie du discours du Premier ministre l'a séduit lorsqu'il a évoqué la santé, la hausse du prix des cigarettes, l'accompagnement des personnes à mobilité réduit, la réforme de la taxe d'habitation, mais lorsqu'il a évoqué les niches fiscales au moment où la Cour des comptes propose de revenir sur la sur-rémunération des fonctionnaires, il a fait machine arrière. "Les éléments du puzzle ne sont pas en place", regrette-t-il en promettant de prendre le temps d'interroger le gouvernement pour savoir la suite qu'il entend donner pour répondre aux attentes de la population guyanaise. A l'instar de l'ancienne ministre PS des Outre-mer, Ericka Bareigts, il a trouvé aussi des flous : "Les 50 milliards d'euros d'investissement, les outre-mer bénéficieront-ils d'une partie de ces fonds ?" De même, il est critique sur les assises des Outre-mer tant il y a de rapports déjà disponibles... Faute de réponse et "par mesure de précaution", Gabriel Serville préfère s'abstenir. Pas question de vote contre pour autant : "Je ne veux pas d'entrée de jeu casser cette relation de confiance souhaitée par le Premier ministre." M. Serville attendait des signes forts envoyés à la Guyane, hier, il ne les a pas vus et reste donc dans une position d'attente.

Au final, 370 députés ont voté la confiance, 67 députés ont voté contre et 129 se sont abstenus.

FXG, à Paris

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6 juillet 2017 4 06 /07 /juillet /2017 09:58
Vote de la confiance à Edouard Philippe - Guadeloupe
Vote de la confiance à Edouard Philippe - Guadeloupe

Les députés guadeloupéens votent la confiance au gouvernement

Le discours de politique générale du Premier ministre, hier à l'Assemblée nationale, a entraîné l'adhésion totale des quatre députés de la Guadeloupe.

Si le vote pour la confiance au gouvernement semblait une évidence pour les apparentés Modem, Justine Bénin et Max Mathiasin, et le LRM, Olivier Serva, le vote favorable d'Hélène Vainqueur-Christophe a été l'exception au sein de son groupe, La nouvelle gauche. C'est ainsi que l'ancienne ministre des Outre-mer, George Pau-Langevin, a cité l'école ou la disparition de l'Impôt sur la fortune pour justifier le choix du groupe PS : "J'ai l'impression qu'on revient en arrière." La position des socialistes restent pourtant favorable avec "l'idée de permettre à ce gouvernement de démarrer en gardant la liberté d'apprécier les textes au cas par cas".

Olivier Serva estime que le programme d'Emmanuel Macron n'a pas été trahi par son Premier ministre qui a fait une déclinaison pratique de son discours de Versailles : "Que ce soient les soins dentaires pour les plus démunis, la disparition de la taxe d'habitation, celle du RSI, cela a été respecté et décliné dans le temps." Il compte beaucoup sur les assises de l'Outre-mer annoncées par Edouard Philippe et qui devront mettre au point les plans de convergence prévus dans la loi égalité réelle outre-mer : "Il faudra travailler ça avec constance, sérieux et en concertation. Je crois d'ailleurs que la délégation outre-mer est la bonne instance pour le faire. Il faudra d'ailleurs la muscler, lui donner des moyens humains et financiers à l'instar de la délégation aux droits de la femme. Elle aura besoin de moyens pour que nous puissions coproduire avec le gouvernement les solutions qui permettront aux outre-mer de sortir de l'ornière." De ce point de vue-là, il est à l'unisson des socialistes d'outre-mer...

"Aucune niche ne sera épargné pendant ce quinquennat"

Les niches fiscales menacées ? Olivier Serva se contente de rappeler que l'outre-mer est contributeur net de la France : "Ca veut dire qu'on donne plus qu'on ne reçoit." Il se méfie en revanche du rapport de la Cour des comptes qui stigmatise les sur-rémunérations des fonctionnaires. "Ce mercredi, nous auditionnons son président, Didier Migaud, à la commission des finances. Je lui dirai qu'il n'est doublement pas fair play. Il oublie que les outre-mer sont dans une situation délicate avec 60 % des jeunes au chômage, une insécurité croissante, des problèmes de santé publique ; il oublie aussi que nous devons avoir une trajectoire pour combler nos déficits structurels et qu'on ne peut ainsi nous stigmatiser."

Max Mathiasin a retrouvé dans la déclaration du Premier ministre le programme d'Emmanuel Macron "même si le ton était différent". Certaines mesures lui plaisent : l'augmentation du SMIC, la suppression du RSI, de la taxe d'habitation, la gratuité des soins et leur réorganisation sur le territoire, mais il reste vigilant sur la question des moyens, notamment pour le nouveau CHU...

Justine Benin a voté la confiance car elle s'inscrit "dans le cadre d'un débat intelligent, constructif". Elle regrette simplement "un manque de visibilité sur le programme du Premier ministre et son urgence opérationnelle". Elle entend saisir rapidement le gouvernement  "sur les priorités des Outre-mer et de la Guadeloupe sur la dynamique solidaire, sur les problèmes de biodiversité et de transport". Mme Bénin a émis une petite critique au sujets des assises des Outre-mer où se poseraient les différents problèmes. "Mais nous les connaissons les problèmes, il faut lister les solutions !" Justine Bénin avoue aussi avoir eu peur au sujet des niches fiscales : "Il veut réduire le déficit à 3 % dès 2017, mais j'espère en préservant les acquis que nous avons outre-mer."

Au final, 370 députés ont voté pour, 67 députés ont voté contre et 129 se sont abstenus.

FXG, à Paris

Le choix de Vainqueur-Christophe

Hélène Vainqueur justifie son choix de voter la confiance au Premier ministre : "Je me suis engagée auprès des électeurs et des maires qui m'ont soutenue. Je suis dans une opposition constructive qui laisse toute sa place au débat. Mon premier geste est donc un vote de confiance, après je voterai en fonction des textes, des priorités de la Guadeloupe." Bien sûr, elle a été inquiète quand Edouard Philippe a parlé de n'épargner aucune niche fiscale : "Nous serons réactifs et nous mettrons tout notre poids pour que cette défiscalisation soit maintenue." Elle est aussi certaine de ne pas voter la loi travail, estimant le principe des ordonnances inacceptable, même chose avec la hausse de la CSG...

La voix discordante de Saint-Martin

Claire Javois, la députée LR de Saint-Martin a elle choisi de s'abstenir : "Le Premier ministre faisait partie de notre famille politique ; il a décidé de suivre le groupe En marche... Aujourd'hui, comment lui faire confiance ? Ce n'est pas pour autant que nous ne soutiendrons pas les projets de loi qui vont sortir. Personnellement, je voterai favorablement si je pense que c'est bon pour nous, mais pour la confiance, je m'abstiens."

 

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6 juillet 2017 4 06 /07 /juillet /2017 09:58
Vote de la confiance à Edouard Philippe - Réunion

Les députés réunionnais n'ont pas tout à fait confiance

Le discours de politique générale d'Edouard Philippe, hier à l'Assemblée nationale, a suscité un seul vote positif chez nos députés, celui de Thierry Robert.

Les rangs LRM et Modem se sont levés comme un seul homme pour applaudir le discours de politique générale du Premier ministre Edouard Philippe tandis que de part et d'autres, les groupes FI, GDR, Nouvelle gauche et LR restaient assis. Les députés réunionnais se sont comportés à l'unisson de leurs groupes respectifs. Ainsi, sans surprise, Thierry Robert (Modem) a voté la confiance tandis qu'à sa droite, les trois élus du groupe LR s'orientaient vers une abstention. Leur chef de file,  Christian Jacob a donné le la en déclarant à la tribune : "Nous ne voterons pas la confiance." Le matin, en réunion de groupe, les LR avaient toutefois prévenu que chacun serait libre de son vote et une bonne partie du groupe dont Mmes Ramassamy et Bassire et M. Lorion, s'abstiendrait...

Huguette Bello et Jean-Hugues Ratenon ont choisi chacun de voter contre la confiance. "Il y a bien trop de mesures annoncées dans lesquelles l'Outre-mer est quasiment absent, a regretté Mme Bello, sauf à parler des assises de l'Outre-mer et quand il a parlé de la mer, on a entendu parler du Havre, mais pas de la puissance maritime qu'est la France grâce à ses outre-mer..." Mais les raisons essentielles de son vote sont "le démantèlement du code du travail, l'augmentation de la CSG et la baisse du nombre de fonctionnaires..." Elle juge "le grand catalogue du Premier ministre plein de non-dits". Pour elle, ce gouvernement et son Premier ministre ne sont pas "outre-mer-compatibles, pas Réunion-compatibles".

Bareigts a "un peu peur"

Dans les rangs de la nouvelle gauche, ils ont choisi aussi de s'abstenir. Pour Ericka Bareigts, ce vote est synonyme de liberté, "une liberté de se positionner sur chaque texte". Après le discours du président Macron à Versailles et celui de son Premier ministre hier,  l'ancienne ministre des Outre-mer a trouvé des éléments positifs comme faire du handicap une cause nationale, le soutien aux familles avec de jeunes enfants ou encore la référence explicite à l'égalité réelle et aux plans de convergence, mais elle trouvé l'ensemble "flou" : "Hier le président nous a tracé un chemin et aujourd'hui on devait avoir la feuille de route... Je n'ai pas eu de feuille de route." Elle regrette que la suppression de la taxe d'habitation soit repoussée en fin de quinquennat tandis que la hausse de la CSG sera appliquée. "Les réponses que j'ai entendues me font un peu peur." Mais c'est une phrase du Premier ministre qui a inquiété la plupart de nos élus quand il a dit : "Aucune niche ne sera épargnée pendant ce quinquennat." A cela, Edouard Philippe a ajouté que le budget 2018 serait  égal à celui de l'année 2017... "Je n'appelle pas cela des niches fiscales, a critiqué Mme Bareigts, mais des aides qui structurent l'économie dans nos territoires." Et si elle souhaite transformer son vote d'abstention en vote positif demain, elle refuse d'engager sa parole sur des éléments pour lesquels elle a fait campagne et qui ne sont pour elle pas encore "éclairés". Même son de cloche chez sa collègue et ancienne ministre des Outre-mer, George Pau-Langevin.

Au final, 370 députés ont voté pour, 67 députés ont voté contre et 129 se sont abstenus.

FXG, à Paris

 

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6 juillet 2017 4 06 /07 /juillet /2017 09:57
Face à Edouard Philippe, on aperçoit Serge Létchimy, George Pau-Langevin et Ericka Bareigts du groupe Nouvelle gauche

Face à Edouard Philippe, on aperçoit Serge Létchimy, George Pau-Langevin et Ericka Bareigts du groupe Nouvelle gauche

Les députés martiniquais s'abstiennent

Les députés martiniquais ont écouté le discours de politique générale du Premier ministre hier à l'Assemblée nationale et ont choisi de s'abstenir.

Quatre votes identiques et à chaque fois des raisons différentes. Serge Létchimy et Josette Manin du groupe "La nouvelle gauche" se sont abstenus lors du vote de la confiance au gouvernement, hier après-midi à l'Assemblée nationale, suivant ainsi le choix de leur groupe politique. A l'instar des deux anciennes ministres PS des Outre-mer, Ercicka Bareigts et George Pau-Langevin, les deux martiniquais estiment que ce vote est synonyme de liberté, "une liberté de se positionner sur chaque texte". Bien sûr il y a des mesures annoncées par Edouard Philippe qui ont trouvé un bon écho chez eux, comme faire du handicap une cause nationale, le soutien aux familles avec de jeunes enfants ou encore la référence explicite à l'égalité réelle et aux plans de convergence, mais il y avait encore trop de flous, comme la suppression de la taxe d'habitation renvoyée en fin de quinquennat tandis que la hausse de la CSG reste maintenue... Mais il y a eu aussi des menaces : "Aucune niche ne sera épargnée pendant ce quinquennat", a ainsi martelé le Premier ministre. A quoi, le chef du gouvernement a ajouté que le budget 2018 serait  égal à celui de l'année 2017...

Bruno-Nestor Azérot, quoiqu'il se dise volontiers en marche, a choisi aussi l'abstention. "La première partie de son intervention m'a séduit, comme la construction de 15 000 places supplémentaires de prison, la lutte contre ma désertification médicale..." Mais l'attaque contre les niches fiscales l'a beaucoup inquiété. "Je voulais voter la confiance... mais lorsqu'il parle de cela, des fonctionnaires, de la dette de l'Etat, je me dois de m'interroger. Son discours est séduisant, mais quelles sont les mesures ? Je ne les ai pas tellement entendues... Je ne ferme pas la porte, mais je m'abstiens pour laisser une chance au gouvernement."

"La France est-elle une chance pour la Martinique ?"

Jean-Philippe Nilor ne pouvait pas, dit-il, voter la confiance : "A partir d'un  tel discours, il n'y a pas de quoi  s'engager. Je ne veux pas non plus d'emblée tout rejeter..." Il ne doute pas que le plan d'économie budgétaire du gouvernement visera "particulièrement" l'Outre-mer qui fait toujours l'objet "d'une suspicion" : "Je m'attendais à de que dans cette révolution prônée par le président Macron, on sorte de ces clichés et qu'on change de paradigme... Non, l'Etat reste l'Etat !" Jean-Philippe Nilor en a marre d'entendre dire que l'outre-mer est une chance pour la France... "Nous voulons entendre dire que l'outre-mer est une chance pour nous-mêmes. Est-ce que la France est une chance pour la Martinique ?" Ce qui l'intéresse c'est d'avoir les moyens de  s'épanouir et de proposer "des solutions originales aux problèmes qui nous affectent". A l'encontre de ce qui se murmure sur la suppression de la sur-rémunération des fonctionnaires... Trop de flou pour Jean-Philippe Nilor qui d'aileurs ne s'est pas rendu à Versailles lundi écouter le discours du président Macron. "Et je l'assume", conclut-il.

Au final, 370 députés ont voté pour, 67 députés ont voté contre et 129 se sont abstenus.

FXG, à Paris

 

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5 juillet 2017 3 05 /07 /juillet /2017 15:33
Foire Tropic'araïbe au Beffroi de Montrouge

Foire Tropic'araïbe, première !

Montrouge reçoit du 7 au 9 juillet Tropic'araïbe, une foire et un festival avec la fleur des artistes d'Outre-mer

Le beffroi de Montrouge accueille du 7 au 9 juillet Tropic’araïbe, tout à la fois une foire des traditions antillaises et de l’océan Indien (70 exposants, artisanat, vêtements, voyages, bijoux, esthétique, littéra­ture, peinture, épices, acras, ti-punchs, sorbets, bokits, et robes traditionnelles) et festival musical. Chaque jour, un plateau d'artistes fera la part belle aux musiques de la Caraïbe, de la Guyane et de l'océan Indien.

Ouverture vendredi 7 juillet avec Dédé Saint-Prix pour un festival des musiques traditionnelles.

Le lendemain, ce seront Princess Lover et Sylviane Cédia qui seront les vedettes avec Jessye Belleval, Jim Rama, Original H et le groupe Union.

Enfin, dimanche 9 juillet, après défilé de mode (Maurice Boisdur) et déjeuner dansant, ce sera un grand concert en soirée avec Gladys Cabarrus, Jocelyn Deloumeaux, Edouard Sevele, Lency et Serge Cabrera et Eddy Negrit.

Informations www.foiretropicaraibe.com

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5 juillet 2017 3 05 /07 /juillet /2017 10:45

L'économie guadeloupéenne portée par la consommation et le tourisme

L'activité économique de la Guadeloupe en 2016 est portée par la consommation des ménages. Elle alimente le PIB de l'archipel à hauteur de 55 %. Marianne Poussin-Delmas, nouvelle présidente de l'IEDOM et son directeur général, Philippe La Cognatta, ont présenté hier à Paris le bilan éco de l'année 2016 et ses plutôt bonnes perspectives pour 2017. Les importations sont en hausse, le crédit conso aussi (+ 5,1 %) tout comme le crédit habitat (+ 3,4 %)

L'investissement des entreprises est reparti depuis 2015. Les créations d'entreprises sont en hausse, tout comme le crédit aux entreprises (+ 5 %).

La situation de l'emploi s'améliore même, surtout chez les jeunes : 23,8 % de chômage global en 2016.

Le tourisme est dans une formidable dynamique  "grâce à la politique performante du CTIG", souligne M. La Cognatta. 2016 a été une année record pour Pôle-Caraïbe avec 2,2 millions de passagers. Il est le plus important aéroport d'outre-mer en termes de trafic devant celui de Saint-Denis de la Réunion. La croisière représente 500 000 touristes et l'ouverture des lignes aériennes nord-américaines a apporté 50 000 visiteurs grâce à Norwegian.

Même l'agriculture a connu une embellie. Les exportations de bananes ont cru de 6,4 % et la production animale est en hausse.

Seul le BTP reste en demi-teinte. Il n'y a plus de grand chantier comme le MACTe et la situation financière des collectivités locales ne permet pas d'accroitre les volumes de commandes publiques qui font vivre les PME et TPE du secteur.

La fin de la défiscalisation du logement privé en 2009 n'a pas été compensée par la défiscalisation du logement social, même si de nombreux chantiers ont été ouverts.

Reste que côté délais de paiement, si les créances de l'Etat sont payés plus rapidement, celles des collectivités locales s'allongent pour atteindre le double des délais moyens dans l'Hexagone.

L'année 2017 et son contexte, national et international positif, devrait être bien orientée, notamment en matière de tourisme. Le climat des affaires va mieux, les prix se sont stabilisés même si le ressenti reste fort en raison du différentiel des produits alimentaires qui atteint jusqu'à 40 % quand il ne dépasse pas les 12 % sur les autres produits. Selon Marianne Poussin-Delmas, la Guadeloupe est sortie des années post-crise, 2009-2014.

FXG, à Paris

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5 juillet 2017 3 05 /07 /juillet /2017 10:44

Retour timide de la croissance économique en Martinique

"Le climat des affaires va mieux, particulièrement en Martinique." La nouvelle présidente de l'institut d'émission des départements d'outre-mer (IEDOM), Marianne Poussin-Delmas a présenté lundi à Paris le bilan de l'économie martiniquaise en 2016 et ses perspectives de croissance, certes timides, en 2017, mais à un niveau supérieur aux années post-crise, 2009-2013.

C'est la consommation le premier levier de croissance puisqu'elle alimente environ 50 à 55 % du PIB. Et la consommation a bien résisté en 2016 (les crédits à la consommation gagnent 5 points), confirmant la reprise depuis 2015. Les importations sont en hausse, le crédit conso aussi comme les immatriculations de véhicules neufs. "Le climat des affaires est supérieur à sa moyenne de longue durée depuis 2015, souligne Philippe La Cognatta, directeur général de l'IEDOM. Cela veut dire que la confiance des chefs d'entreprise est durable." D'ailleurs la demande d'emploi en fin de mois a baissé de 5,1 % et le taux de chômage était le meilleur des DOM en 2016, à 18,9 %.

Le financement de l'économie se porte mieux aussi puisqu'après six ans de repli, c'est reparti à la hausse. Le crédit investissement croit de 8 % , celui à l'habitat croit aussi dans une moindre mesure. L'épargne des particuliers et des entreprises s'accroit de 3,6 %. Ces bons points doivent à une bonne année touristique en 2016, puisqu'en trois ans, le nombre de croisiéristes est passé de 200 à 323 000. Il a pris 8 % entre 2015 et 2016. La tendance se confirme en 2017. A l'aéroport Aimé-Césaire aussi, le trafic progresse de 10,2 % grâce à la croisière basée. Côté agriculture, la banane a souffert du cyclone Matthew et les exportations ont baissé de 10 %. La récolte de canne 2016 a été bonne, mais les pluies ont flingué le taux de richesse saccharine... Reste que le rhum continue de bien s'exporter (+ 4 à 5 %).

C'est le BTP qui reste un problème. Les grands projets, TCSP, CHU, sont terminés et les problèmes financiers des collectivités locales ne favorisent pas les commandes publiques qui profitent au PME et TPE du secteur.

En 2017, la Martinique semble profiter d'un contexte national et international favorable qui devrait confirmer le retour timide de la croissance.

FXG, à Paris

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