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27 novembre 2019 3 27 /11 /novembre /2019 19:06
En attendant les municipales au Moule

Gabrielle Louis-Carabin, la maire du Moule, est actuellement au 102e congrès des maires de France. A cinq mois des municipales, elle ne s'est toujours pas déclarée candidate à s succession.

"Je suis capable de continuer "

Depuis quand participez-vous à ce congrès des maires de France ?

Je ne peux point vous répondre ! Mais  je suis maire depuis 1989 et avant même d'être maire, je venais au congrès des maires à Paris. Je ne viens pas chaque année, mais je viens.

Pourquoi êtes-vous venue cette année particulièrement ?

Cette année, j'interviens à une table ronde concernant le logement. Nous avons parlé de la zone de résorption de l'habitat insalubre parce que c'est un challenge que la commune du Moule a réussi.

Est-ce que vous vous présenterez pour un sixième mandat à la tête du Moule ?

Pourquoi voulez-vous que je vous le dise actuellement ? J'ai encore le temps ! Mais j'estime que je suis capable de continuer. Je me dévoilerai dans quelques temps.

Propos recueillis par FXG, à Paris

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23 novembre 2019 6 23 /11 /novembre /2019 08:11
Didier Laguerre, maire de Fort-de-France, au centre

Didier Laguerre, maire de Fort-de-France, au centre

Finances locales et autonomie fiscale

Au congrès des maires qui s'est achevé jeudi à Paris, le député LREM Jean-René Cazeneuve, par ailleurs co-rapporteur avec Georges Patient de la mission parlementaire sur les finances locales outre-mer, a indiqué que « la situation des collectivités locales s’est aggravée fortement en 2014, quand l’Etat a demandé des efforts aux collectivités territoriales. » Depuis mardi, les congressistes réfléchissent aux ressources fiscales et à l'autonomie financière des communes.

Émile Soundorom, adjoint au maire de Rivière-Salée et trésorier de l'association des maires de la Martinique, est intervenu pour témoigner de l'impact de l'Etat sur les budgets communaux : "La taxe d'habitation a disparu. Comment allons-nous faire plus avec moins ? Avec les transferts de compétences, aux intercommunalités, nous perdons la taxe professionnelle et l'octroi de mer est en sursis. A quelle sauce allons-nous être mangés ? Y aura-t-il encore des maires ?" Olivier Dussopt, secrétaire d'Etat aux comptes publics a eu du mal à rassurer l'audience malgré le renfort de Jean-René Cazeneuve. Il a rappelé tout de même que les prélèvements obligatoires étaient passés en dix ans de 41,5 à 45 % et qu'ils étaient redescendus à 44,3 % "sans tenir compte de la taxe d'habitation... Il a certifié que la taxe d'habitation serait compensée en 2021 avec les taux de 2017. Là-dessus, les maires sont en profond désaccord et ont adopté une motion à l'unanimité des présidents d'associations des maires. Ceux-ci estiment que l'Etat leur a volé un impôt, la TH, qui ne lui appartient pas ! Et encore que l'Etat leur a remis la tutelle en instaurant les contrats de Cahors qui plafonnent les dépenses de fonctionnement des collectivités à environ 1,2 %... La menace est donc forte qui pèse sur les ressources et l'autonomie fiscale des communes. Animateur du forum sur les finances et la fiscalité en Outre-mer, avant-hier, le maire de Fort-de-France, Didier Laguerre, a été invité à revenir jeudi pour témoigner lors de la séance plénière sur les enjeux et conditions du développement des territoires ruraux. Pour son premier mandat de maire, le Foyalais  juge la situation "compliquée" et alourdie de "contraintes" qui se traduit par une baisse des dotations dont le recul est de 284 millions pour les villes d'Outre-mer. "84 % des communes d'Outre-mer sont dans une situation difficile à critique, a-t-il énoncé. Et dans ce contexte, la baisse des dotations revient à choisir ce que nous n'allons pas faire ! C'est un recul de la décentralisation."

Les parlementaires Cazeneuve et Patient ont fait connaître les premiers résultats de leurs travaux sur le financement des collectivités locales d'Outre-mer et quelques-unes de leurs préconisations. Matignon attend pour la mi-décembre leur rapport pour rationaliser la répartition d'une nouvelle enveloppe de 85 millions d'euros dont 17 dès 2020 fléchée pour l'Outre-mer. "Qui doit payer, demande Georges Patient. L'Etat ou les collectivités ? La solidarité nationale ou la solidarité territoriale ? Pour le Comité des finances locales, c’est l’Etat."

Les parlementaires dans leur rapport proposent de pérenniser l’octroi de mer en y introduisant une part de péréquation. Pour accompagner les collectivités qui ont des difficultés, ils proposent une contractualisation pour leur allouer des fonds. De même, ils appellent à un renforcement du rôle de l’AFD auprès des communes d'Outre-mer.

FXG, à Paris

Analyse des comptes de gestion des communes et EPCI

L’AMF a dévoilé une analyse financière des communes et des intercommunalités d'Outre-mer. Voici la synthèse de celle de la Guyane.

Elle compte au total six groupements de collectivités dont deux syndicats, et quatre EPCI (une communauté d’agglomération et trois communautés de communes). L’analyse porte ainsi sur les quatre EPCI.

Les budgets des EPCI de Guyane sont marqués par un effet de ciseaux sur le fonctionnement, mais leur situation reste équilibrée.Toutefois, les budgets des EPCI ont une faible surface financière par rapport notamment aux communes de Guyane.

La situation financière d’ensemble des communes de Guyane reste équilibrée avec notamment une épargne brute en augmentation. L’endettement reste très éloigné du seuil d’alerte. Le maintien des équilibres s’inscrit dans un contexte économique où le PIB par habitant s’élève à moins de la moitié du PIB par habitant au niveau national, et où le recensement des bases fiscales est en devenir.

La Martinique compte sept syndicats et trois communautés d’agglomération. L’analyse porte sur les trois communautés d’agglomération (CA).

En 2016, la situation financière des EPCI de Martinique se dégrade : la clôture de l’exercice est légèrement négative en lien avec une forte baisse des recettes (-4,2 % pour les recettes de fonctionnement et -39,2 % pour les recettes d’investissement). Celles-ci sont lourdement impactées par la baisse des dotations de fonctionnement et par la diminution des subventions reçues (respectivement -15 % et -27,8 %). A partir de 2017, la situation financière des EPCI est à l’équilibre en raison notamment des fortes baisses de la section de fonctionnement tant en dépenses qu’en recettes. En investissement on peut noter la montée en charge des subventions d’équipement versées alors que les dépenses d’équipement réalisées par les EPCI stagnent, la hausse des dépenses d’investissement étant due à la hausse des subventions versées. Les ratios de dette sont par ailleurs proches des moyennes nationales. Si les communes de Martinique enregistrent une évolution des recettes de fonctionnement supérieure à celle des recettes entre 2016 et 2018, l’endettement reste élevé alors que les investissements baissent. La situation globale reste fragile et en déséquilibre structurel, la charge de la dette en capital étant supérieure à l’épargne brute.

La Guadeloupe compte dix-huit groupements de collectivités, dont douze syndicats et six EPCI à fiscalité propre, composés de cinq communautés d’agglomération et une communauté de communes. L’analyse porte sur les 6 EPCI. Les EPCI de Guadeloupe restent globalement à l’équilibre et l’amortissement de la dette reste couverte par l’épargne brute. Toutefois, les budgets des EPCI de Guadeloupe sont marqués par un effet de ciseaux sur le fonctionnement et une capacité de désendettement affaiblie.

La situation financière d’ensemble des communes de Guadeloupe reste fragile avec notamment : un effet de ciseaux sur le fonctionnement, un endettement élevé, une situation tendue en 2017 et en 2018, le niveau d’épargne restant proche du montant de remboursement en capital de la dette.

La Réunion compte vingt-quatre communes et cinq communautés d’agglomération

La Réunion compte au total quinze groupements de collectivités dont dix syndicats, et cinq communautés d’agglomération (CA). L’analyse porte sur les cinq CA.

Les budgets des EPCI de la Réunion restent en situation équilibrée avec une évolution des recettes de fonctionnement liée au dynamisme de la fiscalité locale supérieure aux dépenses, des dépenses d’équipement en augmentation tandis que l’endettement reste modéré, et une bonne capacité de désendettement.

La situation financière d’ensemble des communes de la Réunion reste équilibrée avec notamment une épargne brute en hausse, un endettement élevé, la capacité de désendettement qui s’élève à 7,9 ans contre 5,3 ans au niveau national. La capacité de désendettement des communes de la Réunion reste cependant éloignée du seuil d’alerte (12 ans).

 

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21 novembre 2019 4 21 /11 /novembre /2019 19:35
Taubira distinguée au prix Fetkann'

Le 16e prix Fetkann' de la mémoire attribué à Christiane Taubira

Le prix littéraire Fetkann' Maryse-Condé récompense depuis seize éditions la création littéraire des pays du sud. Son président, José Pentoscrope, a remis jeudi matin au café de Flore à Paris, les quatre prix récompensant la mémoire, la recherche, la jeunesse et la poésie. Sans surprise, le prix de la mémoire a été attribué à l'ex-garde des Sceaux Christiane Taubira pour son ouvrage "Nuit d’épine" aux éditions Plon, qui a manqué de peu le grand prix du roman de l'académie française.

Anne Lafont, maître de conférences en histoire de l'art (directrice d’études à l’EHESS) a reçu le prix de la recherche pour son ouvrage "L’art et la race. L’Africain (tout) contre l’œil des lumières" aux éditions des Presses du réel) Katy François, psychologue, et Didier Duroc (illustrations) ont reçu le prix de la jeunesse avec "Sous le quenettier de Mamy Ayuda" aux éditions Belbalan.

Enfin, à défaut de récompenser comme chaque année un ou une poète, le jury du prix Fetkann' a attribué une mention spéciale à Pierre Odin pour son ouvrage "Pwofitasyon. Luttes syndicales et anticolonialisme en Guadeloupe et en Martinique" aux éditions La Découverte.

FXG, à Paris

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21 novembre 2019 4 21 /11 /novembre /2019 19:32
9 et 10 ans de réclusion pour Anne-Diana Clain et son mari Mohamed Amri

Prison ferme pour Anne-Diana Clain et son mari

Dix ans d'emprisonnement avec une période de sûreté des deux tiers de la peine, c'est la sanction proposée par la procureure de la République lors du procès d'Anne-Diana Clain (44 ans) et de son époux Mohamed Amri (60 ans), mardi après-midi. A cette peine globale, le parquet a demandé pour Madame un suivi socio-judiciaire pendant trois ans et pour Monsieur une interdiction définitive de territoire français.

Au deuxième et dernier jour du procès de Mohamed et Anne-Diana pour association de malfaiteurs en vue d'aller commettre une entreprise terroriste, à savoir tenter de passer en Syrie pour rejoindre l'Etat islamique, le représentant du ministère public a estimé, anticipant la défense de Me Desrues (pour Anne-Diana Clain) et Me Dumont de Saint-Priest (pour Mohamed Amri), que pour pouvoir les juger, il fallait "comprendre qui ils sont et pourquoi ils se sont engagés. Mais on ne peut faire abstraction de la famille Clain". Cette famille élargie, c'est bien sûr la communauté religieuse issue du clan d'Artigat, née au lendemain des attentats du 11 septembre. Laurent Fatri, l'ex-mari d'Anne-Diana parle plus volontiers du "clan Clain". Un clan qui a déjà généré par le biais de mariages endogamiques trois générations de djihadistes, soit une petite armée de 50 personnes passées avec armes et bagages, femmes et enfants en Syrie  depuis 2014 et l'avènement de l'EI... Tous ceux qu'Anne-Diana et Mohamed ont tenté de rejoindre en 2016...

Pour le parquet, Mohamed Amri, c'est l'aîné, l'ancien, la figure paternelle qui a tant fait défaut aux frères Clain et à leur soeur. Mohamed, c'est encore la référence solide à nombreuses questions religieuses que se pose la fratrie. L'irruption de Mohmed dans la vie des Clain correspond à leur arrivée à Toulouse, leur conversion à l'islam et la radicalisation de Fabien. Anne-Diana admire ce qui va être le père de ses trois derniers enfants. elle approuve sa vision rigoriste de la religion. "Il s'est engagé dans la cause djihadiste, relate la parquetière, et rêve de vivre dans l'Etat islamique." La procureure moque la défense d'Anne-Diana : "Elle ignore l'implication de ses frères, même après ses quatre ans de prison ? Leur départ, groupé, coordonné l'aurait été sans qu'ils n'y soient associés ?..." Pour le parquet, ce départ en Syrie n'était que le prélude à la commission d'attentats... "Comment croire que votre propre départ soit déconnecté de toute intention terroriste ? Impossible !" Quant au déni d'Anne-Diana d'avoir jamais vu ou presque de vidéos de propagande de l'EI, comment expliquer alors les recherches sur internet qu'elle faisait sur la famille Clain. Anne-Diana et son mari ont parfaitement reconnu la voix de Fabien revendiquer les attentats du 13 novembre, même si Mohamed fait mine de ne pas savoir ce que signifie cette date... "Ils ne faisaient pas attention aux paroles de leur frère ?" Car même si leur projet de voyage a été tardif et avorté, c'est bien cette tentative qui est jugée. C'est un prévu pour être un départ sans retour, clandestin, illégal, avec le soutien des frères Clain sur zone, des moyens de communications cryptés, , des cartes SIM régulièrement changées... Quand ils ont été arrêtés fin juin 2016 à la frontière turco-syrienne, ils ont demandé l'asile politique à la Turquie... Le parquet a demandé leur condamnation à de la prison ferme pour sanctionner la commission de l'infraction, pour protéger la société et pour préparer leur réinsertion... Car le parquet ne croit en rien en la sincérité de Mme qui prétend faire amende honorable, regretter..? "Sa posture de citoyenne repentie est une posture, une stratégie. L'audience s'est poursuivie avec les plaidoiries de la défense à l'issue desquelles, Anne-Diana Clain a déclaré : "Sincèrement, j'ai changé, c'est vrai. Je suis déçue d'avoir brisé la vie de mes enfants"

Le tribunal s'est retiré une paire d'heures pour délibérer. Neuf ans pour Madame dont les deux tiers incompressibles et trois de suivi socio-judiciaire, dix ans pour Monsieur avec une interdiction définitive du territoire français.

FXG, à Paris

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21 novembre 2019 4 21 /11 /novembre /2019 05:27
Anne-Diana Clain, épouse et mère de famille engagée pour Daesh

Procès de la soeur Clain à Paris

Au premier jour de son procès pour association de malfaiteurs en vue d'une entreprise terroriste, Anne-Diana Clain témoigne de deux années de recherche spirituelle avant la conversion familiale.

Anne Diana Clain et son époux en religion, Mohamed Amri, comparaissaient hier après-midi devant la 16e chambre correctionnelle du tribunal de Paris. Des policiers équipés de gilets pare-balle surveillent l'entrée de la salle ; deux autres la salle et trois autres encagoulés, le box des prévenus. A l'intérieur du box, Mohamed Amri, 59 ans, petit, dégarni, portant une barbe grise et une petite queue de cheval, et Anne Diana, 44 ans, rousse aux longs cheveux ondulés et libres. Elle porte un manteau de laine blanc. Pendant deux heures, la présidente de l'audience va procéder à la lecture du rapport détaillé et du contexte géopolitique pour évoquer la trajectoire du groupe d'Artigat, du nom d'une commune française située dans le département de l'Ariège qui fit le lien avec chacun d'entre eux. Car Anne-Diana est la soeur de Fabien Clain (né en 1979) et de Jean-Michel Clain (né en 1980), alors soupçonnés d'avoir animé et organisé une filière de recrutement et d'acheminement de combattants français en Syrie pour l'Etat islamique. Les complices se retrouvent à la mosquée Bellefontaine ou dans la famille Clain à Toulouse, ils fréquentent une même mosquée à Stains, et un garage auto à Saint-Brice sous forêt. D'Al Qaïda, ils vont se déportés peu à peu sur Al Qaïda en Iraq, Jabat Al Nosra et enfin, le califat de l'Etat islamique.

Que ce soient les frères, la soeur ou le mari, ils sont tous partis en Syrie entre 2014 et 2015. Jean-Michel Clain, sa femme Dorothée Maquere, Fabien  Clain, sa femme, Mylène Foucré sont partis en 2014. En février 2015, Anne-Diana est parti avec Mohamed son mari, son fils Ismaël Fatri  et sa femme Amélie Grondin, et ses trois enfants mineurs nés entre 2002 et 2007. Ses filles aînées Jennifer et Fanny partent aussi avec maris et enfants. Fabien et Jean-Michel Clain deviennent la voix française de la propagande l'Etat islamique. C'est même Fabien qui a revendiqué les attentats du 13 novembre à Paris. Ils vivent à Raqqa dans des conditions dignes d'un "bon combattant" respecté d'Al Bagdadi, le calife de l'EI.

Finalement, seule Diana et son mari ne parviendront pas à entrer en Syrie. Arrêtés par les Turcs et renvoyés en France, ils sont désormais jugés pour association de malfaiteurs en vue d'une entreprise terroriste. Fabien et Jean-Michel Clain sont décédés au début de l'année en Syrie. C'est dire si le témoignage d'Anne-Diana était attendu...

FXG, à Paris

Prochaine audience ce mercredi

Le témoignage d'Anne-Diana Clain

Elle a posé son manteau pour prendre la parole et décliner rapidement son histoire : fille d'un militaire, appelé du contingent, en service en France. Elle a 11 mois quand elle arrive à Toulouse où elle va vivre jusqu'à ses 6 ans. Ses parents divorcent rapidement et le père repart à la Réunion. Elle part dans l'Oise avec ses deux frères et sa mère, puis dans les Yvelines avant de se poser à Alençon (Orne). "J'ai fait la primaire, puis le collège jusqu'à la 4e. Après, je suis tombée enceinte." Sa fille Jennifer a 3 ans quand elle décroche un premier job de femme de ménage à l'hôpital psychiatrique d'Alençon. Elle fait un peu fleuriste, rencontre le père de Fanny et Ismaël et s'occupe de ses enfants. Elle vit des allocations, comme sa mère, ajout-t-elle. Son père, elle ne l'a vu que deux fois, à 6 ans puis à 8 ans, avant de devoir attendre la baptême de Fanny en 1996 pour le revoir... Elle ne l'a même pas vu quand elle est allée en colonie de vacances à la Réunion...

Quand elle est tombée enceinte à 15 ans et demi, sa mère ne lui a rien dit. Elle-même avait été fiancée à 14 ans et demi. D'ailleurs, sa mère est repartie vivre quelques années à la Réunion à cette époque. Sa relation avec Laurent Fetri, le père de ses deux derniers ne dure pas. Ils sont alors installés à Toulouse. Pour ne pas perdre sa femme, Laurent se convertit à l'islam. Anne-Diana s'est convertit à l'islam en 1999. "Avec Fabien et Jean-Michel, on cherchait des réponses à ce que nous sommes et nous avons fait deux ans de recherche spirituelle... Nous étions catholiques, pas très pratiquant, baptême, mariage... Maman allait à l'église. On croit en Dieu et ça nous a poussé à rechercher d'abord dans la religion chrétienne avant de nous tourner ailleurs." Elle assure que c'est Mohamed Amri qui leur a porté les réponses. "Jean-Michel, poursuit-elle, avait 16 ans et il nous a suivi. Le porc, dans la Bible m'a mis le doute sur la véracité de cette religion." Après Fabien, ce fut elle, puis ses belle-soeur, Jean-Michel et même Rosane, la mère. Cette conversion de masse provoque le rejet de ses deux frères ce qui accélère le mouvement de la famille à Toulouse.

Elle raconte alors le départ de ses deux filles Jennifer et Fanny, en 2014 pour la Syrie. "J'estimais que la France devenait dangereuse pour moi. Ca allait être de pire en pire pour les Musulmans... Ca a été la motivation pour qu'on parte."

C'est Jean-Michel qui leur a trouvé un mari. Fanny avait 16 ans et demi. "Je regrette aujourd'hui, dit Anne-Diana à la barre, parce que j'ai vu une autre fille à 16 ans qui n'étaient pas prête à être mariée et je n'ai pas vu... Il y a eu une cassure et c'est comme si j'avais donné ma fille... J'ai ressenti que j'avais fait une connerie." Anne-Diana déclare qu'elle ne savait pas, qu'elle "n'était pas au courant avant"... Elle n'a jamais vu de vidéos de l'EI, tout juste sait-elle que c'est son frère qui vante un islam rigoriste... Elle avance pour s'expliquer : "Pour moi, la religion, c'était rigoriste et pas autrement."

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20 novembre 2019 3 20 /11 /novembre /2019 09:31
Un an de gilets jaunes

Priscillia Ludosky a présenté, vendredi 15 novembre à Paris, un "Lobby citoyen" apartisan et asyndical, fondé avec quelques autres "gilets jaunes", Nathanaël Ramphft, Cyril Colonval, Faouzi Lellouche, Aurore de Mulder, Thierry Tumsom, Jérôme Rodrigues et Sébastien Hugon. Leur objectif  : "Faire réagir les élus et leur faire comprendre que les citoyens ont leur mot à dire". Priscilla Ludosky est cette Martiniquause installée en Seine-et-Marne qui est à l'origine de la pétition contre la hausse des prix des carburants au printemps 2018. Sa pétition a récolté  le million de signatures et a marqué le lancement des "gilets jaunes" le 17 novembre 2018. Elle était à l'antenne de la "midinale" de la revue Regard vendredi. Nous transcrivons ici ses propos.

FXG

"On attend encore une réponse politique »

Quel bilan du mouvement faîtes-vous un an après ?

Je considère que ça n’est pas normal qu’on soit encore dans la rue au bout d’un an. Il y a eu plein de choses cette année : des manifestations, des actes de désobéissance civile, des assemblées citoyennes, des débats. Un an, c’est énorme, je ne pense pas qu’il y ait beaucoup de mobilisations qui durent autant.

C’est compliqué de se dire qu’il n’y a pas de réponse politique en face de la mobilisation.

Comment expliquez-vous la longévité du mouvement ?

On a la volonté d’avoir une réponse politique. On attend quelque chose qui ne vient pas. Donc on se retrouve à continuer à lutter. On essaie d’évoluer : certains vont aux municipales, d’autres continuent à se mobiliser dans la rue et, avec un groupe, nous, on monte un lobby citoyen.

C'est quoi ce le lobby citoyen ?

On ne part pas d’une feuille blanche donc on part des revendications des gilets jaunes et on va essayer de les porter collectivement plus haut. Il y a quatre volets à nos revendications : la démocratie et les institutions, l’écologie, les services publics et la fiscalité.

Vous vous êtes engagée sur le référendum d’initiative citoyenne (RIC) et l’aéroport de Paris ?

Le gouvernement n’a fait aucune communication sur le RIC [dans le cadre de la privatisation d’aéroport de Paris]. Le RIC permettrait - à l’initiative des citoyens et pas à l’initiative du gouvernement - d’imposer un véritable référendum.

Qu'avez-vous à dire sur les violences policières ?

J’ai lancé un sondage pour lancer la création d’un organe réellement indépendant à la place de l’IGPN. Il n’y a pas d’impartialité au niveau [des violences policières]. Il serait bien que Christophe Castaner démissionne. Son renvoi serait même très symbolique.

Vous positionnerez-vous pour les élections municipales ?

Il y a des gilets jaunes qui créent des listes de citoyens au niveau local. Pour moi, le vote ne suffit plus. La démocratie par le vote n’est pas de la démocratie. Je ne m’investirai pas dans les élections municipales ; je préfère m’engager pleinement dans le lobby citoyen.

Y a t-il un mort d'ordre pour le 5 décembre ?

Je n’invite pas les gilets jaunes à participer [à la grève du 5 décembre parce que ça n’est pas à moi de leur dire où ils doivent aller. Je trouve dommage qu’il n’y ait pas une seule grande marche pour tout ce qu’on dénonce. Il faudrait quelque chose de global qui englobe tout le monde.

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20 novembre 2019 3 20 /11 /novembre /2019 09:26

Les nouveaux seuils d'exonération de charges font pshitt au Sénat

Pour exprimer à Emmanuel Macron son désaccord avec le plan d’urgence renforcé pour l’hôpital qu'il a proposé jeudi dernier, le Sénat a rejeté le jour même à l’unanimité le budget 2020 de la Sécurité sociale. Conséquences : l’ensemble des amendements  soutenus par les sénateurs ultramarins et adoptés en séance publique mardi sont tombés.  L'un de ces amendements déposé par MM. Karam et Patient (LREM Guyane) visait à rehausser les seuils d’entrée pour les exonérations de charges de 2 à 2,2 SMIC - et de sortie de dégressivité – de 2,7 à 3 SMIC - pour les secteurs dits « de compétitivité renforcée ». Une nouvelle lecture du PLFSS 2020 est prévue les 30 novembre et 1er décembre.

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18 novembre 2019 1 18 /11 /novembre /2019 08:28
Congrès des maires

Les Outre-mer bien présents au 102e congrès des maires

Le 102e congrès des maires de France ouvrira ses portes le 18 novembre avec la journée des maires d'Outre-mer qui se tiendra cette fois au palais de la Mutualité à Paris. La tradition, instaurée par Jacques Chirac, alors maire de Paris, qui consistait à recevoir nos élus dans la somptueuse salle des fêtes de l'hôtel de ville de Paris, est révolue même si une réception sera tout de même donnée en leur honneur le 18 au soir par Anne Hidalgo en ses salons, après la clôture des travaux à la Mutu par Annick Girardin. Pour autant, cela ne signifie pas que les problématiques des édiles ultramarins seront ignorées de leurs collègues de l'Hexagone. En effet, la suite du congrès, du 19 au 21 à la porte de Versailles, où sont attendus tour à tour le président de la République, le Premier ministre et une flopée de ministres, se déroulera sous la forme d'une vingtaine de forums pour aborder des thèmes d’actualité tels que la place des femmes dans les politiques publiques, le vieillissement de la population, le maillage hospitalier, les dépôts sauvages et comportements inciviques, la lutte contre l’habitat indigne, l’économie sociale et solidaire, ou encore l’accompagnement numérique des citoyens... Cette fois, l'organisateur du congrès, l'association des maires de France, a fait attention à ce que, dans nombre de ces forums, participent des élus des Outre-mer. Gabriele Louis-Carabin, maire du Moule (971), participera ainsi au forum sur l'urbanisme après la loi Elan. Celui sur le vieillissement de la population sera introduit par le démographe martiniquais Claude-Valentin Marie et nourri des interventions de Philipson Franckfort, maire de Morne-à-l’Eau (971), et de Marie Garon, adjointe au maire de Schoelcher (972). Ferdy Louisy, maire de Goyave (971) participera au forum sur la transition écologique. Le forum sur la fiscalité et les dotations en outre-mer sera co-présidé par le maire de Fort-de-France (972) Didier Laguerre, avec les interventions de Saïd Omar Oili, président de l’asssociation des maires de Mayotte, Marie-Laure Phinera-Horth, maire de Cayenne(973), Yves Ferrières, adjoint au maire de Sainte Marie (974), vice-président de la communauté intercommunale du nord de La Réunion (CINOR), et les deux parlementaires en mission sur le sujet des finances locales, Georges Patient, sénateur de Guyane, et Jean-René Cazeneuve, député du Gers. A cette occasion, L’AMF dévoilera une analyse financière des communes et des intercommunalités de Guadeloupe, Guyane, Martinique, Mayotte, Réunion. Didier Laguerre participera encore au forum sur le partage des ressources publiques après la suppression de la taxe d’habitation. Sophie Charles, maire de Saint-Laurent du Maroni (973) participera au forum sur l'habitat indigne.

Enfin, le forum sur les les impacts des nuisances environnementales sera co-présidé par Jean-Claude Pioche, président de l'association des maires de Guadeloupe, en présence de Gilbert Eustache, maire du Diamant (972) et de Raymond Occolier, maire du Vauclin (972), pour parler des sargasses, de David Riché, président de l’association des maires de Guyane et maire de Roura (973), Eddie Lecourieux, maire du Mont-Dore (Nouvelle-Calédonie) et Jean Lamarche, maire de Trois-Rivières (Québec) pour parler des pollutions minières et industrielles.

Les débats en plénières seront diffusés sur Public Sénat.

FXG, à Paris

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17 novembre 2019 7 17 /11 /novembre /2019 13:37
102e Congrès des maires

Les maires d'Outre-mer ont la parole

Cette fois, les maires d'Outre-mer n'ont pas parlé dans le vide ! Pour la première fois depuis de nombreuses années, la ministre des Outre-mer a assisté à l'intégralité des débats tenus lundi, lors de la "journée des maires d'Outre-mer" au palais de la Mutualité à Paris, préambule au 102e congrès des maires de France. Habituellement, les maires parlent entre eux et, à l'issue, le ministre en titre vient donner sa parole pour clôturer les débats. Cette fois, Annick Girardin était au côté du président de l'association des maires de France, François Baroin, pour les entendre. Le premier à parler a été Maurice Bonté, de l'association des maires de la Martinique. Il a lancé un cri d'alerte sur les impacts du changement climatique sur les petits pays insulaires de la Caraïbe, mettnt en garde contre une "modification permanente des conditions climatiques dans la zone intertropicale". Parce que l'urgence des buts va au-delà de l'accord de Paris, son deuxième cri d'alerte a été pour les moyens financiers qu'il faut pour agir. Il a plaidé pour le maintien de l'octroi de mer avec une révision des seuils pour une durée de dix ans.

"Le maire est un peu dépouillé..."

Stéphane Fouassin, de l'association des maires de la Réunion, s'est soudain distingué en critiquant la commission de préservation des espaces naturels, agricoles et forestiers (CDPENAF), un des outils de la stratégie de lutte contre l’artificialisation des terres agricoles. "La CDPENAF, a-t-il déclaré, donne des avis conformes sans retour pour nos élus contrairement à nos collègues de la métropole qui gardent la liberté de dire s'ils suivent ou non son avis... Est-ce une dépendance à l'Etat colonial, une relation unilatérale ?" Salué par des applaudissements, le Réunionnais a conclu en rappelant au gouvernement son refus de compenser la perte de la taxe d'habitation par dégrèvement. Il a ensuite lâché tout de go la perte de 45 000 emplois aidés, fiancés à 80 %, représentant 400 millions d'euros, pour 12 000 nouveaux contrats aidés, financés à 50 %, et ne rapportant plus que 70 millions... Il a conclu son intervention ainsi : "Laissez l'eau aux communes, pas aux intercommunalités !" Saïd Omar Oili, maires de Dzaoudzi (Mayotte) a déclaré qu'une retraite à 250 euros était "inadmissible", refusant de devoir attendre 2036 pour que cette égalité soit établie. Jean-Claude Pioche (maire de la Désirade, Guadeloupe) est venu parler de différenciation, de "décentralisation à la carte", d'adaptation des communes et surtout d'autonomie financière. David Riché (association des maires de Guyane) a plaidé pour remettre le maire au coeur de la République : "Le maire que je suis est un peu dépouillé de l'eau, de l'assainissement, des déchets, de la voirie, du PLU qui ont été transférés... Même les cimetières peuvent passer aux interco ! Il ne reste bientôt plus grand chose à se mettre sous la dent..." Déplorant les retards structurels qu'il attribue à l'éloignement et au passé colonial et l'esclavage), il a lancé : "Vaut mieux éviter de faire un AVC à l'hôpital de Cayenne en ce moment !" Il a enfin déclenché l'hilarité de la salle, sauf du premier rang (celui des officiels) lorsqu'il a moqué la formule : "Les Outre-mer sont une chance pour la France" Enfin, laissant entendre son souhait de voir enfin éclore le projet de la Montagne d'Or, il a conclu : "Il faut redonner le pouvoir aux élus."

FXG, à Paris

La réponse de Girardin

"Vous êtes le premier relais des colères mais aussi des attentes des citoyens, a répondu ma ministre. Etre en première ligne, cela veut dire être sous le feu des critiques, mais cela signifie aussi être le porte-voix des aspirations. Dans la perspective des prochaines municipales de mars 2020, nous avons une responsabilité commune : remettre les citoyens au cœur de l’action publique. C'est-à-dire aussi du beurre dans les épinards. La ministre a évoqué le Fonds exceptionnel d'investissement (110 millions d'euros) qui doit financer l'électrification de villages à Camopi en Guyane, la construction de la maison de l’artisanat et de la famille de la commune de Chirongui à Mayotte, la construction d’un groupe scolaire à Goyave en Guadeloupe, le désenclavement de quartiers dans la commune de Morne-Vert en Martinique ou encore la construction d’une école élémentaire dans la commune de La Possession à La Réunion. Elle a évoqué les efforts faits pour la sécurité des citoyens (371 postes supplémentaires de la Police de sécurité du quotidien (PSQ) déployés outre-mer), le doublement du fonds Associations à 3 millions d’euros par an, l'emploi qui s'améliore, le chômage qui baisse, le micro-crédit, les crèches, l'école... Mais surtout, Annick Girardin leur a dit :  "Le président de la République a tenu à inviter l’ensemble des maires d’outre-mer mercredi à L’Elysée."

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17 novembre 2019 7 17 /11 /novembre /2019 06:21
Fondation pour la mémoire de l'esclavage - Acte 1

La Fondation pour la mémoire de l'esclavage sur les fonts baptismaux

Exit le Comité national pour la mémoire et l'histoire de l'esclavage, voici désormais la Fondation pour la mémoire de l'esclavage. Un décret a enterré le premier et un conseil d'administration inaugural a porté l'ancien Premier ministre Jean-Marc Ayrault à la présidence de la seconde.

Mercredi matin, les dix membres fondateurs (André Yché, président de CDC-Habitat, Franck Dondainas, président de Quartus solidaires, Didier Laguerre, maire de Fort-de-France, Olivier Chateau, maire-adjoint de Nantes, Bruno Arcadipane, président de Groupe Action Logement, Fabrice Boudjaaba (CNRS), Marie Trellu-Kane, (Conseil économique, social et environnemental), Georges Brédent, président du Mémorial ACTe, Yvon Chotard, administrateur de l'association des Anneaux de la Mémoire (Nantes) et Emmanuel Gordien, président du CM 98) se sont réunis sous la présidence de Jean-Marc Ayrault, jusqu'alors président de la mission de préfiguration, lequel leur a remis les curriculum vitae de cinq personnes destinées à rejoindre le conseil d'administration de la Fondation en tant qu'administrateurs experts. Ensuite, les dix membres fondateurs se sont réunis à huis clos et ont coopté (9 voix pour et une abstention) ces cinq personnes. Il s'agit de Fanny Augustin (journaliste réalisatrice), Fanny Glissant (productrice et réalisatrice), Mémona Hintermann Afféjée (journaliste, ancien membre du CSA), Laurence Lascary (productrice) et de Jean-Marc Ayrault.

L'après-midi, le premier conseil d'administration de la Fondation a élu Jean-Marc Ayrault président, Georges Brédent, premier vice-président, et Didier Laguerre, deuxième vice-président. Pour expliquer l'absence d'historiens au sein du conseil, le représentant du CNRS a indiqué qu'ils auraient toute leur place au sein du conseil scientifique où siègeront les anciens présidents du CNMHE et auquel reviendra le rôle d'élaborer les contenus. Il sera présidé par Romuald Fonkoua, un profil littéraire, et non un historien.

Nomination d'une directrice "sans appel à candidatures, ni fiche de poste"

Le CA a ensuite procédé à la nomination de Dominique Taffin, directrice des archives départementales de la Martinique comme directrice, et de Pierre-Yves Bocquet (jusqu'alors administrateur de la mission de préfiguration) comme directeur-adjoint.

A noter que sur ce point, Daniel Dalin, président du CReFOM, a saisi par un courrier Jean-Marc Ayrault et le Premier ministre pour regretter que cette nomination soit faite sans fiche de poste, ni appel à candidatures. Daniel Dalin s'est aussi plaint de l'absence du CReFOM au sein du conseil d'administration. Jean-Marc Ayrault lui aurait indiqué que les statuts ne le permettaient pas et que, par ailleurs, le CReFOM aurait une place au conseil d'orientation.

Un conseil des territoires doit aussi être adjoint à la Fondation où sont en principe attendus les opérateurs de mémoire dont seuls deux représentants siègent au CA.

Le premier événement organisé par la Fondation sera une réitération des ateliers de la Fondation, tels qu'ils se sont déjà tenus en novembre 2018. Ce sera en février 2020, l'occasion de célébrer la première abolition du 4 février 1794 avec l'édition d'un timbre figurant la Marianne noire.

Reconnue d’utilité publique, la Fondation pour la mémoire de l'esclavage a pour mission de "témoigner de la reconnaissance que ce passé occupe dans l’histoire de France comme dans l’histoire du monde".

FXG, à Paris

A peine née, déjà critiquée

Un faire-part de naissance, amer ou ironique, c'est selon, circule déjà sur les réseaux sociaux : "M. Fondation Jean Jaurès et Mme Fondation Terra-Nova sont heureux de vous annoncer la naissance de leur fille Fondation Mémoire de l’Esclavage". Ce "faire-part" ajoute au nom de la Fondation les termes "diversité, minorités visibles, jeunes des banlieues et repentance" et moque la liste des cadeaux de naissance : "compte à la Caisse des dépôts, intégrale des discours de Christiane Taubira, CD de rappeurs afro, livre Un féminisme décolonial, dédicacé par l’auteur, scolarité et stages au Mémorial de Nantes..." Il moque encore "la marraine", Anne Hidalgo, maire de Paris, et "le parrain, M. Mémorial Acte qui s’est déjà réjoui des nombreuses allocations familiales que versera l’Etat pour accompagner la jeune pousse".

La mémoire de l'esclavage reste donc un sujet brûlant qui ne serait pas parvenu à s'extraire des clivages politiques actuels.

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