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7 décembre 2012 5 07 /12 /décembre /2012 07:59

Le bijou martiniquais au Caroussel du Louvre

Stand-Gold-Dalg.jpgFrançoise Gold-Dalg est une créatrice de bijoux. Originaire du François et vivant à Paris, elle fait partie des dix lauréats 2012 du prix Jeunes créateurs Carrousel du Louvre. Elle expose à la 7e biennale des métiers d’art et de création jusqu’au 9 décembre. « J’avais entendu parler de ce salon, j’ai envoyé un courrier et j’ai été sélectionnée ! » Ca n’a pas leu l’air plus compliqué que ça pour cette jeune femme native du François où elle a vécu jusqu’à ses 18 ans. Pourtant rien ne semblait la prédestiner à la joaillerie. « Je faisais du piano et les aléas de la vie m’ont amené à travailler dans une agence de traduction… » Mais le travail manuel ne l’a jamais quittée. « Aux Antilles, je ramassais des écorces de bois… J’ai choisi le bijou, mais c’est la création qui m’intéresse. » C’est à cause d’un bouton manquant sur un manteau qu’elle s’est mise au bijou. Alors, elle fabrique une broche pour le fermer… « J’ai enfilé des perles et on m’a dit qu’il fallait les vendre ! » Gold-Dalg-bois-et-argent.jpgUne formation était nécessaire. L’agence lui laisse un an pour se former grâce au FONGECIF. Puis, elle enchaîne avec les cours du soir au lycée Nicolas Flamel (Paris). En 2006, elle est diplômée. Mais ce n’est que depuis un an, quand l’agence de traduction a fermé ses portes, qu’elle se lance en professionnelle. Son atelier d’artisan-bijoutier est chez elle à Charenton. Elle ne fabrique que des pièces uniques ou des petites séries. Son inspiration vient de l’enfance. « En Martinique, j’étais contemplative et je passais des heures à regarder les feuilles, les nuages, les écorces. » Elle vivait au bourg du François avec ses parents enseignants, mais aux vacances, elle allait à la campagne, à Dumaine, où elle s’est imprégnée de nature. Elle marie le bois et l’argent, l’or et l’argent… Et régulièrement, elle retourne au pays voir sa sœur et reprendre « une bonne énergie ! »

FXG (agence de presse GHM)

http://www.crma-idf.fr/http/carrousel_web/CP_jeunes_talents.pdf

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7 décembre 2012 5 07 /12 /décembre /2012 07:37

Décès de Félix Zelphin

Felix-ZELPHIN.jpgFélix Zelphin, élu d’origine foyalaise à la mairie de Villiers-le-Bel (Val d’Oise), est décédé brutalement mardi 4 décembre d’une crise cardiaque à l’âge de 59 ans. Elu en 1989, il a été maire adjoint jusqu’en 2008, puis conseiller municipal délégué à la jeunesse. Il était très actif au sein de l’association les Amis d’ici et d’ailleurs et était aussi membre de l’association métropolitaine des élus d’outre-mer (AMEDOM). En 2005, au moment des émeutes en banlieue parisienne, il avait fait beaucoup de médiation, notamment auprès des familles. S’il était très respecté dans la communauté antillaise, il l’était aussi auprès des autres communautés de sa ville. Jean-Louis Marsac, maire de Villiers-le-Bel, lui a rendu hommage en saluant son « engagement, politique associatif, spirituel » mais aussi son action citoyenne : « A bien des égards, Félix Zelphin a formé toute une génération de citoyens engagés dans la vie locale. Il manquera à tous ceux qui partageaient ses combats, comme il manquera à Villiers-le-Bel. » Lundi 10, un veillée lui sera dédiée à partir de 17 h 30 à la salle Pagnol de Villiers-le-Bel. Ses obsèques auront lieu le lendemain à 14 h 30.

FXG (agence de presse GHM)

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6 décembre 2012 4 06 /12 /décembre /2012 08:48

Laura Flessel préface « L’année du sport féminin 2012 »

ANNEE_SPORT_FEMININ_2012_COUV_DFO_LES_EDITIONS.jpgMercredi, la mairie du 18e arrondissement de Paris recevait Laura Flessel et Lucie Décosse venues présenter la nouvelle édition du livre « L’année du sport Féminin 2012 », parue aux éditions dfO dans la collection Sportiva.

De retour de Bruxelles, Laura Flessel était heureuse de présenter, en compagnie de Lucie Décosse, « L’année du sport Féminin 2012 », à l’ancienne dame du basket guadeloupéen, Ginette Gotte. Cette troisième édition qui parait dans un format à l’italienne avec des photos surprenantes, fait la part belle aux sports collectifs et une grande place à l’escrimeuse guadeloupéenne Laura Flessel-Colovic. C’est elle qui préface l’ouvrage, après Lucie Décosse pour l’édition 2011 : « Nous avons toutes la faculté de donner la vie », a commente la guêpe qui a voulu, en citant Mme de Maintenon, mettre en avant l’abnégation des sportives et en lumière trois femmes : la Guyanaise Lucie Décosse qui s’est transcendée pour aller chercher sa première médaille d’or aux Jeux de Londres ; la Tahitienne Anne-Caroline Graf quittant famille et lagon pour rejoindre l’INSEP et ses champions, avant de prendre l’argent olympique ; et enfin la nageuse Laure Manaudou, qui par amour pour sa fille, s’est remise à l’eau. Les-deux-championnes--Laura-et-Lucie---Alfred-Jocksan.jpgAprès toutes les émotions vécues sur les stades, les tatamis, les rings, les piscines cette année, c’est un bonheur de retrouver ces championnes sur papier glacé et replonger dans leur rêve. Cette édition très bien illustrée met aussi en avant la boxe, l’escrime, le handball, le football, le rugby feminins... Mais, ce n’est pas tout, on trouve l’intégralité des résultats des Jeux olympiques de Londres, valides et invalides. Du très grand spectacle sur papier.

Alfred  Jocksan (agence de presse GHM)


Elles ont dit

Laura-Flessel----Alfred-Jocksan.jpgLaura Flessel-Colovic : « Le sport m’a permis de développer des valeurs de socialisation, d’émancipation. Et, ça a suscité l’envie à des femmes de pratiquer, non pas forcément du sport, mais pratiquer tout court. Aujourd’hui, on sait que le sport permet de faire reculer le cancer. Il est bien de mettre en avant les femmes qui osent, les femmes qui font, les femmes qui crient, des femmes qui produisent  des réflexions. On peut faire bien en s’appuyant sur nos expériences. Les femmes peuvent faire beaucoup, beaucoup des choses. »

signature-Decosse-ph-AJ.jpgLucie Décosse : « Les judokas sont dans l’obligation de quitter la Guyane pour progresser car en judo, nous avons besoin de partenaires pour progresser. En général dans tous les sports de combat, on a besoin d’opposition. Dans le sport de haut niveau, il y a une double motivation parce qu’on représente la France et on représente la Guyane. Ça donne plus de force que ça ne met la pression. Maintenant, je reprends l’entraînement et je réfléchis, car j’aimerais bien écrire mon autobiographie et raconter des choses sur le sport, sur la vie d’athlètes de haut niveau, sur le sport dans le monde, sur mon regard sur la Guyane. J’espère qui j’y arriverai un jour. »

Laura-Flessel-et-Ginette-Gotte-ph-Alfred-Jocksan.jpgGinette Gotte : « Le sport féminin en Guadeloupe est à l’image du sport féminin en France : c’est tout pour les garçons et pratiquement rien pour les filles. Les belles années du basket sont derrière nous. Actuellement, il y a un Pole avec des filles d’un certain niveau, mais, dans les clubs, on est loin. Les gens se battent sans résultat. Il faut une bonne formation des cadres et non aller chercher un diplôme et le garder dans son armoire ! Il faut continuer à se former et s’informer pour faire évoluer le niveau et ensuite mettre en place des compétitions au niveau caribéen et avec les Etats-Unis. Nous sommes à deux heures de Miami, il y a des choses à faire. Avec une bonne formation, plus un bon suivi, je crois que ça ira beaucoup mieux. »

Propos recueillis par Alfred Jocksan

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5 décembre 2012 3 05 /12 /décembre /2012 08:26

Le CRAN se dote d’une nouvelle direction
Le Conseil Représentatif des Associations Noires (CRAN) a tenu son assemblée générale annuelle le 1er décembre. Un bureau restreint avait été formé en novembre 2011, afin d'assurer la transition avec l'ancienne équipe. Désormais, c'est un bureau complet qui a été mis en place par Louis-Georges Tin, président du CRAN.

Claudine Tisserand (Eccléthique), José Pentoscrope (Cifordom), Guy-Samuel Nyoumsi (Solidarité africaine) sont les vice-présidents. Pierre Mbom (Amivogt) est secrétaire général et Nassurdine Haidari (CRAN PACA), son adjoint. Marie-Alfred Ngoma (CRAN IDF) est trésorière ; son adjointe est Thiaba Bruni (Banlieue Citoyenne) par ailleurs porte-parole.

« L'ancrage dans les régions est incarné par le CRAN IDF et le CRAN PACA, qui participent au bureau. L'ancrage social apparaît également avec des associations comme Banlieue citoyenne ou Amivogt. Le Cifordom permettra de renforcer les liens avec l'Outre-mer ; Solidarité africaine, les liens avec l'Afrique. Quant à l'association Eccléthique, elle permettra de faire le lien avec les personnes physiques voulant soutenir le CRAN », indique le communiqué.

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5 décembre 2012 3 05 /12 /décembre /2012 08:19

Des cosmétiques bio et naturels pour cheveux crépus

Une jeune Guadeloupéenne installée en Avignon a créé une marque dédiée aux femmes qui ne veulent plus d’abîmer les cheveux, Noire Ô naturel.

Fetia-Van-Hecke-1.jpg« Il faut toujours coiffer et démêler sur cheveux mouillés. » Fétia Van Hecke, née Perran, est une femme de 36 ans, originaire du Moule en Guadeloupe, qui s’y connaît en matière de cheveux et de soins de peaux. Depuis septembre 2010, elle est chef d’entreprise. Sa société, Noire Ô naturel, fabrique et distribue des produits de beauté bio et naturels pour la femme noire. L’affaire débute un an plus tôt avec un blog, noireonaturel.com, destiné à partager ses recettes de soins capillaires et cosmétiques. « Comme beaucoup d’Antillaises, je me suis défrisée les cheveux à l’âge de 14 ans et j’ai continué pendant dix-huit ans avec des hauts et beaucoup de bas… » Avec son bac littéraire, son BTS d’assistante de direction et un diplôme force de vente au CNAM, rien ne la prédispose en principe à une carrière dans les cosmétiques. Son mariage la conduit à s’installer à Avignon où, enceinte de son premier enfant (elle en aura trois), elle obtient une licence d’économie. C’est à peu près à cette époque qu’elle fait son big chop. Fetia fait couper tous ses cheveux défrisés et cherche sur Internet comment les traiter de façon moins agressive. Elle ne trouve quasiment que des sites anglophones…« J’ai commencé mon blog pour donner de l’info sur le traitement du cheveu crépu au naturel parce que les conseils ne se transmettent plus de mère en fille… » Si elle refuse de se reconnaître dans une case dite « tribale », elle revendique son aspect identitaire, afro, mais aussi chic et élégant. « Je suis une militante mais sans agression ! » Elle est surtout heureuse d’avoir retrouvé qui elle était. « J’ose plus ! Avant, j’étais transparente, je faisais tout pour me fondre dans la masse. Ce big chop a été une révélation ! Je suis en adéquation avec moi-même mais j’ai mis du temps. »

Elle trouve une marque brésilienne bio certifiée mais aucune française. Forte de quelques enseignements comme le fait que les femmes noires dépensent 7 fois plus que les femmes blanches pour leurs soins capillaires, que « les grandes marques ethniques n’offrent que du bas de gamme » ou que « les quelques produits de qualité sont chimiques », elle décide de créer sa ligne.

Label biocertifié

Fetia-Van-Hecke-2.jpgLa jeune femme qui considère avoir été une « cosmetic junkie » a appris à lire les compositions des produits et est devenue une autodidacte. Elle investit 10 000 € en recherche et développement, en obtient 50 000 d’un organisme incubateur d’entreprises. Elle trouve un laboratoire en Provence qui va mettre 9 mois à  lui sortir une gamme à partir de son cahier des charges. « Un label bio nécessite d’avoir réellement 10 % de bio, j’obtiens selon mes produits des ratios de 53 %, 72 % voire 97 % pour ma Synergie d’huiles capillaires. Et c’est 100 % naturel », précise-t-elle.

Elle commercialise un kit nomade (ou découverte) qui contient ses produits capillaires phares (un masque noir sublimateur, une crème de shampooing sans sulfate et bio) et un savon naturel surgras, lavant et non moussant, saponifié à froid et à l’ancienne à Montpellier. Elle propose également un beurre de karité 100 % bio équitable (issu d’une coopérative de femmes du Mali) et une première gamme de produits pour enfant, Sapotille. Prochain produit à venir, une huile de carapate 100 % bio et guadeloupéenne.

En 2011, son chiffre d’affaires était de 35 000 €, et de 60 000 cette année. On trouve ses produits sur sa boutique en ligne (www.noireonaturel.com), chez les coiffeurs, magasins bios et ethniques dans l’Hexagone, mais également à la pharmacie Ibis de Cayenne, au Show room Made in beauty à Fort-de-France, chez Boutique nature à Saint-François et Baie-Mahault en Guadeloupe et même dans une parfumerie de Sint-Maarten. Elle a encore ouvert des négociations pour être distribuée en 2013 à la Réunion.

FXG (agence de presse GHM)

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4 décembre 2012 2 04 /12 /décembre /2012 08:37

L’AFD montre à la télé des figures d’Outre-mer

Jusqu’au vendredi 21 décembre 2012, l’Agence Française de Développement propose 17 programmes courts d’une minute sur France 2, France 3, France 5 et France Ô. Les films sont diffusés tous les jours (hors week-end) à 18 heures sur France 5, 18 h 25 sur France 3, 19 h 55 sur France Ô et 22 h 30 sur France 2.

17 programmes pour 17 acteurs de terrain : médecin, chef d’entreprise, secrétaire général de commune, ingénieur…Chacun d’entre eux illustre un des secteurs d’activité de l’AFD : santé, éducation, habitat, environnement aux Antilles, en Guyane, dans l’océan Indien et dans le Pacifique. L’AFD rappelle ainsi son implication auprès des acteurs qui construisent les outre-mer de demain. On retrouve ainsi Alex Edmond, gérant d’une entreprise d’agroalimentaire de Martinique, Brice Régent, secrétaire général de la ville de La Foa en Nouvelle-Calédonie, Christian Pailler, chef de délégation régionale de la Croix Rouge Françaiseà La Réunion, Dr Dominique Polycarpe, directeur de la veille et sécurité sanitaire à l’Agence Régionale de Santé de La Réunion, Faouzia Nassor, responsable du service eau-assainissement à la Mairie du Port à La Réunion, Frédéric L’Etang, responsable du service assainissement collectif au SICSM, de Martinique, Jean-Paul Zonzon, chargé de mission aux affaires administratives et financières du GIP-GPV en Martinique, Klara Kelly, responsable du relogement, à la Société Immobilière de Guadeloupe, Laurent Blériot, président d’une société spécialisée en biotechnologie des micro-algues à La Réunion, Marie-Laure Lai Koun Sing, ingénieure en eau potable en Polynésie française, Mireille Rius, directrice de l’agence d’urbanisme et de développement de la Guyane, Moerani Lehartel, directeur d’une société d’aquaculture en Polynésie française, Richard Bailey, PDG d’un groupe hôtelier en Polynésie Française, Serge Lavel, directeur du centre hospitalier gérontologique du Raizet en Guadeloupe, Stéphane Chim, directeur d’exploitation d’une scierie en Guyane, Steve Arcelin, directeur général d’une société de production d’énergie renouvelable à La Réunion, et Vincent Thévenot, secrétaire général de la Société Immobilière de Nouvelle-Calédonie (SIC).

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4 décembre 2012 2 04 /12 /décembre /2012 08:14

L’Outre-mer à la conquête des marchés d’exportationSignature-convention-Ubifrance-DGOM.jpg

Le renouvellement pour les années 2013-2014 de la convention liant le ministère des Outre-mer à Ubifrance a été signé lundi après-midi à Paris par l’adjoint du délégué général à l’Outre-mer, Claude Girault, le directeur général d’Ubifrance, Christophe Lecourtier, et le ministre, Victorin Lurel. La première convention du genre remonte à 2009. Christophe-Lecourtier-dg-Ubifrance.jpgTrois ans après, Christophe Lecourtier s’est livré à un récapitulatif des actions de soutien à l’export aux entreprises des DOM : « 400 entreprises ont été accompagnés sur la période, 800 ont été sensibilisées à l’export, 14 volontaires internationaux en entreprises (VIE) sont en poste au service d’entreprises ultramarines à l’étranger, 46 journées de formation à l’export ont été organisées dans les DOM dont trois journées-phare export en Martinique, Guyane et à la Réunion pour le compte de 135 entreprises. 20 pays ont été ciblés prioritairement dont la Belgique, le Canada, les Etats-Unis, le Brésil, l’Afrique du Sud, l’Inde, l’Allemagne, le Japon, Dubaï, Madagascar et la République Dominicaine. »

Mais au moment de proroger l’accord, le ministre a souhaité ajuster la convention et réorienter certaines actions d’Ubifrance. Cette convention, qui vise les marchés du grand export, comme les marchés régionaux au voisinage direct des DOM, s’est concentrée dans un premier temps sur les secteurs les plus prometteurs à l’export : l’agroalimentaire, l’environnement, les énergies renouvelables et les technologies de l’information et de l’environnement. Il s’agira cette fois d’étendre le rayon d’actions à l’habitat, la santé, l’artisanat d’art, le BTP et le transport, mais aussi aux pôles de compétitivité. Il est aussi question qu’Ubifrance aille plus loin, « dans la durée pour cette course de haies qu’est l’export », pour citer M. Lecourtier. « Il s’agit, a ajouté Victorin Lurel, de dépasser le seul stade des foires et salons, d’aller au-delà de l’exposition ponctuelle. » Lurel-et-nicolas-Schmutz-de-reuniwatt.jpgUn effort va être produit dans le financement des volontaires internationaux dont le financement est pris en charge à 50 % par l’Etat. Le dispositif de VIE a majoritairement profité aux entreprises de la Réunion avec 11 entreprises bénéficiaires (4 VIE en poste à Madagascar, 4 à Maurice, 1 aux Etats arabes unis, 1 en Chine et 1 au Mozambique). Dans la zone Caraïbe, les efforts effectués pour promouvoir le VIE auprès des entreprises ont donné des résultats tardifs avec 1 VIE en poste Colombie pour l’entreprise guadeloupéenne CEIBA, 1 autre en Colombie  pour Teranov (Géothermie, Guadeloupe) et 1 au Mexique pour l’entreprise martiniquaise SOLAR ELECTRIC. Victorin Lurel a demandé à M. Lecourtier une « faveur », « un peu de discrimination positive » pour les candidatures émanant des régions d’outre-mer. De même, il a demandé à ce que ces VIE soient accessibles aussi aux diplômes intermédiaires.

Enfin, il s’agira pour Ubifrance d’organiser (comme ca va être le cas cette semaine à Cayenne) des formations pour répondre aux appels d’offres internationaux.

FXG (agence de presse GHM)


Déjà  des succes stories 

Cedric-Francietta-Geodetect-Gpe.jpgA l’issue de cette première période, Ubifrance a pu identifier 28 success stories d’entreprises : 14 entreprises ont déjà pu enregistrer des commandes fermes à l’export avec des partenaires étrangers (Réunipèche à la Réunion a pu participer au  salon Seafood Brussels et pu réaliser près de 85K€ sur la Grande Bretagne et démarrer sur le Japon avec un CA de 94K€). 9 entreprises devraient finaliser un partenariat à l’export d’ici le 31 décembre 2012 (comme ANCO, entreprise dans le contrôle technique en Martinique, qui a remporté un appel d’offres en Haïti). 5 entreprises ont répondu et remporté des appels d’offre à l’international…

Dans la filière environnement et énergies renouvelables, 7 « Green Pass » (accompagnement personnalisé des primo-exportateurs du secteur des éco-activités) ont été mis en place pour des entreprises de Guadeloupe (CPI, produits pétroliers et additifs, GEODETECT, bureau d’études géophysiques et NTI, énergie solaire), de la Réunion (ENERGY SUFFICIENT, véhicules écologiques, HYDRETUDES, ingénierie de l’eau, STRATAGEM 974, bureau d’études environnementales et géophysique, CYCLEA, RVE, recyclage, REUNIWATT). En Martinique, la société SIDREP devrait intégrer les programmes Ubifrance.Sabine-Bajazet.jpg

En 2012, l’accent a été mis sur la zone Amériques avec pour objectif d’emmener les entreprises de la Guadeloupe et de la Martinique sur des missions collectives au Canada en mars 2013 et au Mexique en juin 2012.

 

 

 

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4 décembre 2012 2 04 /12 /décembre /2012 07:40

Lurel va voir ses camarades socialistes en Nouvelle-Calédonie

Lors de son déplacement en Nouvelle-Calédonie, Victorin Lurel a insisté pour aller saluer ses camarades du parti socialiste local. « Ah bon !? », lui a-t-on retorqué tant la structure locale du PS ne représente rien sur le Caillou. Un vingtaine de militants sans locaux, sans moyens, « un PS artisanal »… Qu’importe, le ministre des Outre-mer a insisté pour aller rendre visite à ces camarades qui, pour le coup, ont été bien boostés !

FXG

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3 décembre 2012 1 03 /12 /décembre /2012 08:53

Yacouba-Sawadogo-Mimi-Barthelemy.jpgInterview

Mimi Barthélémy a publié en 2010 chez Kanjil un livre intitulé Dis-moi des chansons d’Haïti. « Ce sont des chansons de l’enfance avec des peintures de peintres haïtiens, des peintures du merveilleux », en dit-elle. A partir de cet ouvrage, elle a conçu avec la troupe des Grandes personnes, un spectacle musical intitulé Kouté chanté où on la retrouve en compagnie du comédien manipulateur Yacouba Sawadogo.

Au théâtre d’Ivry, du 6 au 23 décembre.

« Haïti a continuellement un pied dans le tragique, un pied dans le merveilleux »

Mimi-Barthelemy.jpgEst-ce Haïti dans les yeux de l’enfant que vous étiez que vous avez voulu mettre en scène dans ce spectacle ?

C’est Haïti de mon enfance… J’ai grandi à Port-au-Prince, au centre-ville… La maison n’existe plus depuis le tremblement de terre ; elle se trouvait dans la rue du Centre près du boulevard Jean-Jacques Dessalines. J’y suis resté jusqu'à l’age de 7 ans. Après ça, nous sommes montés à Petionville, rue Metellus, au-dessus de la place Boyer. La aussi, la maison a disparu… J’allais à l’école chez les bonnes sœurs de saint Joseph de Cluny. En 1949, c’est le président Estimé Magloire qui était au pouvoir, au moment où il y a la grande exposition internationale pour les 200 ans de Port-au-Prince. C’était magnifique, Haïti était un pays merveilleux. Port-au-Prince devait avoir 90 000 habitants quand il y en a 2 millions aujourd’hui.

Vous vouliez déjà être comédienne ?

Depuis toute petite ! Je vivais dans cette nature, dans le mystère d’une ville où le tambour ne cessait de résonner de la nuit, dans le mystère du vaudou, le carnaval… Cette vie ! Pour moi, c’était une vie idyllique. Quand je vais a Cayenne, ça me rappelle un peu Port-au-Prince de mon enfance. Quand j’ai eu mon bac, à 16 ans, je suis partie aux Etats-Unis et je suis arrivée en France, j’avais 17 ans.

Vous n’y etes jamais retournée pour y vivre ?

Au moment de la chute de Duvalier, j’y suis restée neuf mois. J’ai très vite perdu les images de mon enfance parce que la ville a explosé. Duvalier a fait quelque chose de terrible, il a fait venir tous les paysans des campagnes pour voter pour lui et il ne leur a pas donné l’argent du retour. C’est là que commencent les bidonvilles… J’ai perdu pratiquement toutes les images, sauf à la campagne. On avait une maison au-dessus de Jacmel… Ce qui m’enchante continuellement, c’est l’énergie de ce peuple, toujours à remonter le courant.

La troupe des Grandes personnes, qui vous a apporté les masques, a elle-même participé au carnaval de Jacmel…

Ils ont eu, comme par hasard, au moment où je les avais choisis, cette proposition d’aller a Jacmel. Ça tombait parfaitement bien !

Mimi-Barthelemy-2.jpgEst-ce que les « chansons Haïti » de votre livre vous ont aidées à retrouver ces images pour ce spectacle ?

J’ai un imaginaire. Tous les souvenirs de mon enfance sont bien présents en moi et même si je ne retrouve pas ça dans le pays actuellement, comme je n’ai pas de nostalgie, je ne m’occupe pas du réel. J’ai parlé du séisme, on a évoqué la corruption et la misère, mais ce n’est pas l’objet du spectacle.

Quel est le propos du spectacle ?

C’est de montrer à quel point le carnaval est ce qu’il y a de plus authentique dans la culture haïtienne, à part les écrivains, à part la peinture, à part la musique, à part la poésie ! C’est une grand-mère qui grâce à un pécheur qui la rejetait au départ, revient. Le pécheur qui la croyait canadienne finit par l’accepter. Et c’est vrai qu’Haïti est construit par ceux de l’extérieur et ceux du dedans. Ce pécheur va être son initiateur pour qu’elle se replonge dans ce monde de couleurs et de musiques. Comme dans le conte, c’est ce qui permet de transcender la misère dans un sens. Ce qu’on montre dans ce spectacle, c’est qu’Haïti a continuellement un pied dans le tragique, un pied dans le merveilleux. Le conte a cette faculté de montrer qu’on dépasse le quotidien pour rêver un monde meilleur.

Propos recueillis par FXG (agence de presse GHM)

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3 décembre 2012 1 03 /12 /décembre /2012 07:27

La Cour des comptes décharge les comptables de l’UAG de leur gestion

Le 16 octobre dernier, la troisième chambre de la Cour des comptes examinaient à Paris les exercices 2008 et 2009 de l’université Antilles Guyane (UAG). On reprochait aux deux comptables qui se sont succédé, Aline Grimpait et Micheline Hugues, deux charges. La première concernait le reliquat d’une subvention de la Région non recouvrée depuis 2006, soit 18503,30 € ; la seconde concernait le paiement de la prestation d’un clinicien sur le compte bancaire de sa fille. Lors de l’audience, Micheline Hugues avait longuement parlé des problèmes de la comptabilité de l’UAG : manque de cadres, problèmes d’archives… La Cour a rendu sa décision hier matin. Elle a préféré donner quitus de leur gestion aux deux comptables.

FXG (agence de presse GHM)

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