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10 décembre 2014 3 10 /12 /décembre /2014 07:53

La Martinique veut miser sur la silver économie

Delegation-Mque-Silver-economy.JPGParce que la Martinique sera, avec la Guadeloupe, le département le plus âgé de France à l'horizon 2030 avec 36 % de personnes de plus de 60 ans, la Chambre de commerce et d'ndustrie a proposé à une une dizaine d'acteurs déjà impliqués dans le marché des séniors un voyage d'études à Paris. Manuel Baudouin, le président de la CCIM, estime qu'il est indispensable de développer en Martinique des produits et services pour les seniors : "Notre mission est de fournir aux porteurs de projets un maximum d’outils afin qu’ils puissent entreprendre dans cette filière et que celle-ci devienne un axe de développement pour l’économie de notre territoire. Cette évolution démographique doit être une source d’opportunités pour nos entreprises. ».  

Au programme, le deux jours au salon Silver economy expo qui regroupe un salon des services d'aide à la personne, le Solulo (salon des résidences seniors, maisons de retraite et EHPAD) et la Maison du Mieux Vivre (innovations qui facilitent le quotidien à domicile), et pour finir une visite au cluster Silver Valley à Ivry-sur-Seine dont le président s'était rendu en Martinique le 30 octobre dernier. Ce cluster  a pour mission d’accélérer le développement d’activités économiques innovantes, en faveur des seniors, pour générer de la croissance et de l’emploi en Ile de France ». En 2013, Silver Valley comptait 50 entreprises et 645 emplois. LA CCIM est d'ailleurs en train de finaliser une convention de partenariat avec le cluster.

Salles-de-bain-securisees.JPGDominique Jérôme de l'association d'aide à domicile et Sylvie Maréchal de Noradom services font partie de la délégation. " Il faut nous préparer à notre future dépendance tout en favorisant le maintien à domicile", explique le premier. "Nous avons encore beaucoup de retard, poursuit Sylvie Maréchal. Nous devons revoir l'écosystème des aménagements qui sécurisent nos espaces de vie et aménager les futures constructions." La silver économie propose une nouvelle façon de concevoir notre vie à la maison. "Qui mieux que nous pourra s'occuper de nous ?", interroge Hervé Honoré du groupe Shiva. "C'est avant d'entrer dans le 3e âge qu'il faut penser à réaménager son lieu de vie", insiste Sylvie Maréchal. Il faut donc anticiper en transformant l'aménagement de sa cuisine (baisser les placards), de sa salle de bain (douche à l'italienne)... Il y a donc un potentiel pour les entreprises artisanales.

Plus globalement, la silver economie doit trouver à s'épanouir dans les secteurs de la santé, l'agro-alimentaire, le commerce (habillement, hygiène, confort), le logement, les services à la personne, les TIC, le transport. "Les possibilités de développement sont donc variées", conclut Marinette Torpille, élue de la CCIM qui était du voyage. La prochaine étape, en 2015, devrait être un salon de la silver économie en Martinique.

FXG, à Paris


Un marché balbutiant

Herve-Honore-et-Charles-Dauman-societe-Shiva.JPGL'association d'aide à domicile de Dominique Jérôme emploie 44 salariés au service de 200 bénéficiaires, Noradom 30 salariés pour 150 bénéficiaires et la société Shiva emploie 25 personnes en Martinique et 18 Guadeloupe au bénéfice de 130 et 85 clients.

Plus globalement, selon Nathalie Palcy-Pavadé du conseil général, 18 000 personnes travaillent dans ce secteur dont 8 000 de gré à gré. Ce chiffre pourrait être multiplié par trois d'ici 2013. Le conseil général, rappelle Louis Labonne, injecte déjà 190 millions d'euros pour 10 000 bénéficiaires. Ce secteur doit toutefois offrir de la qualité et il faut donc qualifier les personnels.

Agnès Fafard de la CACEM est déjà impliquée sur le terrain de la formation des aidants. "Le plan local d'inseertion et d'emploi suit 1355 personnes en difficulté et 70 de cs effectifs sont susceptibles d'être formés et employés dans ces métiers." On vient repérer les métiers, explique-t-elle, les voies de qualification et de recrutement. Plus les auxiliaires de vie seront professionnalisés, plus on aura de fidélisation." Pour cela, il existe des dispositifs de financement ou d'aides fiscales.


La robotique au service de la dépendance

devant-le-cyberdroid.JPGLe salon de la silver economy est comme tous les salons un lieu où l'on présente toute forme d'innovation. Ainsi la robotique, la domotique et les objets connectés y trouvent leur place, à l'instar de France Robotique qui présentait son cyberdrïde. Un robot capable de ramaserpour vous  un objet tombé à terre et de rendre quelques menus seervices d'aide à la personne.

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10 décembre 2014 3 10 /12 /décembre /2014 07:49

Caraibexpat ou le networking international

Caraibexpat.jpgCaraibexpat, "réseau d’entraide des caribéens d’ici et d’ailleurs" a invité la semaine dernière à la maison de la Martinque à Paris Mariana Pereira, chargée d’affaires de l’ambassade du Panama ainsi que deux intervenants qui ont parlé de leur parcours : Mairé Rosa depuis Atlanta (aux Etats-Unis) et Julien Chipotel de retour du Brésil.

Si Panama n’est pas nécessairement dans le top 5 des destinations, il est pourtant le 2e pays le plus compétitif de la région pour les affaires. Ses taux de croissance et de chômage, respectivement 7% et 4% tranchent avec la morosité ambiante en Europe. Le tourisme y est en plein essor avec 3 millions de visiteurs et, en plus de l’élargissement du canal, le pays projette de se doter d’un aéroport de 57 portes d’embarquement avec un flux de 18 millions de passagers par an. "Beaucoup de multinationales se sont installées au Panama ces dernières années et nous sommes en manque de main d’œuvre de qualité, a indiqué Mariiana Pereira. Il faut aller frapper aux portes des entreprises car nous sommes en demande."

Mairé Rosa, une Marie-galantaise expatriée aux Etats-Unis a témoigné de son périple via skype. Cette jeune entrepreneuse est à l’origine du site www.relayshopusa.com, une plateforme de réexpédition de colis des Etats-Unis vers le monde entier qu’elle a eu l’idée de créer suite à une simple anecdote personnelle. Elle a informé le public sur les modalités de création et de gestion d’une entreprise sans apport de capitaux externes aux Etats-Unis, notamment le bootstrapping, les formalités administratives assez simples et réalisables en ligne sans besoin d’être aux Etats-Unis.

Enfin, Julien Chipotel, un Guadeloupéen dont le rêve était de travailler au Brésil dans le marketing sportif a non seulement réalisé son projet mais en bonus il a décroché son poste à l’occasion de la coupe du monde de football 2014.

Il y aurait plus de 360 000 Ultramarins en France hexagonale selon les résultats d’une étude de la délégation interministérielle à l’egalité des chances des Français d’outre mer réalisée en 2014 et potentiellement 400 000 dans le monde entier. Depuis juillet 2013 caraibexpat.fr s’est lancé pour défi d’en faire un atout. Le site recense et met en relation ceux situés dans leurs régions d’origine ceux expatriés. En un peu plus d’un an, plus de 300 personnes originaires des Antilles et de la Guyane se sont identifiées dans 30 pays différents comme les Comores, l’Indonésie, le Mexique ou encore la Pologne.

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10 décembre 2014 3 10 /12 /décembre /2014 06:37

Taubira reçoit les étudiants de Sciences Po

Caroline-Taubira-Jessi-Charles-Henry.JPGChristiane Taubira recevait mercredi soir dans les salons dorés de la chancellerie, place Vendôme à Paris, une trentaine d'étudiants guyanais dont une majorité scolarisée à Sciences Po. "J'ai de vieilles amours pour les étudiants de Saint-Laurent qui sont entrés à Sciences Po dans le cadre de l'éducation prioritaire." La ministre, en effet, a été membre pendant six ans du jury de sélection et a souvent accompagné les admis à Sciences Po Paris le jour de la rentrée. "C'est important pour moi de vous revoir", leur a-t-elle dit en guise de bienvenue. Outre le droit de suite qu'elle entendait leur offrir ainsi, la ministre leur a demandé d'exposer  les problématiques auxquelles ils sont confrontés au cours de leur cursus universitaire. Trois intervenants étaient donc chargés d'exposer la question du tutorat et de l'accompagnement des nouveaux étudiants, celle du logement et celle des bourses d'études. C'est Jessi Américain, issu avec Nicolas et Vanessa de la 1ère promotion des élèves du lycée Bertème Juminer de Saint-Laurent admis à l'école de la rue Saint-Guillaume, qui a ouvert les prises de paroles.

"Sciences Po nous garantit un logement les deux premières années, puis nous devons nous débrouiller." La Région Guyane a mis en place une solution pour une année supplémentaire avec la Cité internationale universitaire, mais nombre d'étudiants, à l'instar de Roberto, ont du faire des pieds et des mains pour trouver une solution. "On ne peut suivre les cours correctement et travailler en même temps !"

Taubira-et-etudiants-guyanais.JPGUn système de bourse existe pour les aider. Il y a la bourse classique sur critères sociaux, financée par l'Etat et Sciences Po, et celles attribuées par la Région. L'une est d'un montant de 750 par an, une autre de 1 500, c'est selon les revenus des parents. Les étudiants souhaitent que la Région ne distribue qu'une seule bourse d'un montant uniforme. "Même 1 500 euros par an, explique Charles-Henry Asaitie (en 1ère année), c'est très peu pour vivre à Paris." Alors il lance un appel aux élus guyanais : "Il faudrait qu'ils nous proposent des stages ou des jobs d'été, qu'ils nous ouvrent leurs réseaux !" C'est là  tout l'objet de la question des parrainages. Mais outre les problèmes matériels auxquels sont confrontés les nouveaux, il leur faut apprendre une nouvelle méthodologie. "On écrivait sur des cahiers à Saint-Laurent, raconte Caroline Siong, originaire de Javouhey et étudiante en 5e année, et on se retrouve en 1ère année avec des étudiants qui prennent leurs cours sur des Mac !" Charles-Henry aurait sans doute décroché si les plus anciens ne l'avaient encouragé à ne pas lâcher. "C'est très dur au début, dit-il, on doit faire beaucoup de choses en très peu de temps, sans rien connaître à la ville..." Caroline s'est plainte de la difficulté de l'intégration sociale lorsqu'elle était en première année : "Les autres étudiants nous regardaiten un peu de haut au début... Avec le temps et l'arrivée, chaque année de nouveaux Guyanais, ça va mieux."

Christiane Taubira n'a pu assister à l'ensemble des échanges (réunion à Matignon oblige), mais elle a souhaité que l'ensemble de ses invités nouent des liens entre eux, tout en les invitant à rester en contact avec elle, via son conseiller pour les "affaires réservées", Eric Lafontaine.

FXG, à Paris


Jessi ou la génération des premiers diplômés

jessi-americain.JPGJessi est diplômé depuis l'an dernier. Après trois ans à Paris, il a fait sa 4e année à Bogota. "L'avenir de la Guyane passe par son intégration meilleure dans sa zone géographique", lance-t-il citant ses camarades présents qui ont choisi d'aller au Brésil comme Cynthia, en Colombie comme Roberto, au Chili comme Anne-Catherine ou au Quebec comme Caroline. Jessi a ensuite fait un mastère en gestion ressources humaines en alternance chez Saint-Gobain. "J'ai accompagné deux plans de sauvegarde de l'emploi dans deux filiales de ce groupe." Aujourd'hui, il est en recherche d'emploi et reste impliqué dans le réseau informel des Guyanais de Sciences po. Mais il est toujours en lien avec son tuteur, un ancien de Sciences Po devenu directeur des ressources humaines.

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10 décembre 2014 3 10 /12 /décembre /2014 06:03

"Le nègre des lumières" à l'Artchipel

Scene-opera-negre-des-lumieres.jpg"Le nègre des lumières", l'opéra consacré à la vie du chevalier de Saint-George sera joué sur la scène de l'Atrium à Fort-de-France et celle de l'Artchipel à Basse-Terre le 19 décembre. Si la musique est celle du compositeur guadeloupéen, le livret a été écrit par son biographe Alain Guédé, fondateur de l’association « Le Concert de Monsieur de Saint-George », qui s'attache depuis 1999 à faire vivre le répertoire de celui qu'on a srnommé "le Mozart noir". C'est la première fois que cet opéra sera joué aux Antilles.

Ils seront plus de quarante à faire le déplacement pour cet opéra : six chanteurs solistes, un chœur de seize artistes, un orchestre, celui de la garde républicaine, avec dix-sept musiciens (qui jouent en partie sur la scène), et trois figurants. Les costumes du XVIIIème siècle ont été fournis par l’Opéra de Paris. Pour jouer le rôle titre, ils seront trois : le ténor martiniquais Joël O'Cangha, le violoniste d'origine guadeloupéenne Romuald Grimbert-Barré.et pour interpréter le chevalier dans sa vieillesse, un figurant. On nous promet aussi l'intégration de quelques artistes locaux parmi les choristes et les danseurs.

Orchestre-garde-republicaine.jpgContrairement à son œuvre instrumentale dont l’association a retrouvé l’essentiel, les six – et peut-être sept – opéras que Saint-George a composés ont disparu. Celui qui sera joué aux Antilles a été reconstitué à partir de morceaux épars de ses œuvres lyriques que l'association a retrouvées.

Joel-OCangha.jpgCréé par l’opéra d’Avignon en 2005 dans une mise en scène de Nadine Dufaut (metteur en scène fétiche des Chorégies d’Orange), « Le Nègre des Lumières » a fait l’objet d’une nouvelle version scénique mise en scène, cette fois par Petrika Ionesco et Dadia Iliescu. Ionesco est l’un des metteurs en scène d’opéra les plus prestigieux du monde (Aïda au Stade de France, Nabucco dans les principaux grands stades européens, La Cenerentola à l’opéra de Pékin et, dernièrement Le Vaisseau fantôme à l’opéra de San Francisco).

Cette dernière version a été créée au Théâtre de l’Atrium à Chaville et a tourné sur de grandes scènes de la région Ile-de-France (Nanterre, Mac de Créteil, Théâtre Mogador, Théâtre Silvia Monfort de Saint-Brice) presque toujours à guichets fermés.

FXG, à Paris 

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9 décembre 2014 2 09 /12 /décembre /2014 07:53

Analyse électorale

Bruel-Miss-France-Foucault.JPGA l'exception d'Hinarere Taputu, miss Tahiti, élue première dauphine de miss France 2015, les miss représentant les Outre-mer n'ont guère eu de chance samedi au Zénith d'Orléans. Chloé Mozar, miss Guadeloupe, et Mondy Laigle, miss Nouvelle-Calédonie, ont bien passé le premier barrage en étant retenue parmi les douze demi-finalistes, mais elles n'ont pas pas passé l'étape des cinq finalistes. Au mieux, la Guadeloupéenne a décroché le titre confidentiel de miss sympathie. Les efforts des miss Martinique, Guyane, Réunion, Mayotte et Saint-Martin  (c'était la deuxième participation seulement pour Saint-Martin) sont restés vains et n'ont su séduire suffisamment le jury présidé par Patriiiick Bruel et le vote des téléspectateurs. Il faut dire que Flora Coquerel, miss France 2014, est une métisse franco-béninoise et que, peut-être, la société organisatrice n'a pas voulu réitérer le cas de figure... Miss-Mayotte-Saint-Martin-et-Guadeloupe.JPGC'est en tout cas les commentaires que pouvaient s'échanger certains accompagnants de nos miss d'outre-mer, lors du spectacle Le jury qui rassemblait la chanteuse Shy'm, l'ex miss France 2007 Valérie Bègue, la championne de natation Laure Manaudou, l'acteur de la série Profilage, Philippe Bas, l'humoriste quebecois Stéphane Rousseau ou l'animateur Jean-Claude Rechmann n'a eu la main que jusqu'à la qualification des cinq finalistes. Pour le final, c'est le public qui a téléphoné. Des numéros spéciaux avaient été mis en place pour les ultramarins. Leur participation a-t-elle été à la hauteur ? Les votes n'ont été communiqués que sur la finale. Et si les Polynésiens sont très bien organisés pour téléphoner en masse depuis l'autre bout du monde, il s'en est fallu d'un point seulement pour que le titre suprême échappe à leur candidate au profit de miss Pas de Calais, Camille Cerf. La Tahitienne n'est que première dauphine. C'est la troisième fois que ce titre échoit à Tahiti, tel une malédiction...

FXG, à Orléans


Miss-Tahiti-Martinique-et-Centre.JPGMiss Martinique, Moëra Michalon, était accompagnée de sa mère, de sa grand-mère Amélie Michalon, de sa tante et marraine, Marlène Beauroy, de ses cousines Mylène Hodebourg et Maïté Beauroy, de son frère Marvin et de représentants du comité miss Martinique.

Que ressentez-vous à l'issue du couronnement de miss Pas de Calais  ?

Je suis un peu déçue, certes, puisque si je participais au concours, c'était pour gagner, mais je suis vraiment ravie du moment vécu, de l'aventure... J'ai fait de belles rencontres et je ne garde que de bons souvenirs.

Quand lors de la sélection des douze finalistes, votre nom n'a pas été prononcé, qu'avez-vous pensé ?

Le moment des douze est terrible ! Il y a beaucoup de filles d'un coup qui sont éliminées... C'est le moment où il y a le plus d'émotion... Alors, certes, ça crée de la déception, mais il y a avant beaucoup de personnes qui me soutiennent, ne serait-ce que ma famille qui a fait le voyage jusqu'à Orléans... Mais après j'étais heureuse parce que j'ai des amies qui ont été sélectionnée, notamment miss Tahiti, miss Nouvelle-Calédonie et miss Centre, donc j'étais ravie pour elles.

Que conseilleriez-vous à la prochaine miss Martinique pour emporter le morceau ?

Je lui dirai de rester elle-même, mais je pense qu'il n'y a pas vraiment de recette miracle. Il faut qu'elle donne tout, qu'elle s'investisse à fond, qu'elle reste pétillante tout au long de l'aventure même si des fois, ça peut être difficile. Il ne faut jamais perdre espoir et courage et se dire que tout est possible.

Qu'avez-vous envie de faire maintenant que le rêve de miss France est fini ?

Je n'avais pas prévu d'atterrissage ! Mais je vais déjà profiter de ma famille et mes parents, appeler mes amis... Mon retour en Martiniue est prévu pour le 14 décembre, mais je vais essayer de revoir d'autres miss avec lesquelles j'ai passé de bons moments et avec qui j'ai envie de tisser de bons liens. Je n'ai pas envie de partir comme ça.

 


Miss-Guyane-entouree.JPGMiss Guyane, Valéria Coelho-Maciel, était accompagnée d'une délégation composée de ses parents, de Chantal Marulier, Thierry Sébéloué (le neveu d'Henriette), Pierre-André et Sylvie Léo, Tania Berland-Sandot, Robert Sébas, Sophie Campillo, Tatiana Thuret et Yolaine Charlotte-Bolore, vice-présidente du comité miss Guyane. 

Vous êtes un peu groggy à l'issue de cette élection de la nouvelle miss France...

Je reste un peu sous le choc... Heureusement, j'étais accompagnée et je tiens à remercier tous ceux qui ont parcouru 8 000 km pour moi. Ca me va droit au coeur de les avoir à mes côtés, car malgré le résultat, ils sont contents pour moi et fiers.

N'est-ce pas un peu décevant tout ça pour ça ?

Oui, c'est décevant puisque j'ai tout donné pour être dans les douze sélectionnées de la demi-finale et dans les cinq de la finale pour faire plaisir à ma Guyane et devenir la nouvelle miss France. Je ne suis pas arrivée jusque-là mais je suis quand même fière de ce que j'ai fait. J'espère aussi que la Guyane est fière de moi. Quoiqu'il en soit, je ne regrette rien de ma prestation et j'espère que la Guyane est contente pour moi. Je suis heureuse.

Miss-Guyane-maillot-de-bain.JPGQue conseilleriez-vous à la prochaine miss Guyane pour y arriver ?

Je lui dirai de ne pas planifier quoi que ce soit parce que je m'attendais vraiment à être retenue dans les douze demi-finalistes et de ne pas y être a été un choc pour moi. Alors je lui dirai de rester elle-même.

Qu'avez-vous envie de faire maintenant ?

Maintenant, je ne sais pas. Ca va vraiment dépendre de ce qui va m'arriver... On va voir ce que la vie va me proposer, sinon je vais revenir dans ma belle région et reprendre mes études.

 


Miss-Guadeloupe-Enide-Gastin-Christelle-Collot.JPGChloé Mozar, miss Guadeloupe, était accompagnée par une importante délégation guadeloupéenne (ses parents, la créatrice de son costume traditionnel, Doudou Diez, des représentants de la ville des Abymes...), menée par le président du comité Guadeloupe, Fabien Rostal,

Comment vous sentez-vous après cette cérémonie ?

Je suis très heureuse ! Je ne regrette pas ce que j'ai fait car j'ai donné le meilleur de moi-même. Ca a été une très belle aventure avec des amitiés qui se sont créées et qui vont perdurer ! Maintenant, je suis contente de retrouver ma famille, mon comité et les gens qui m'ont soutenue.

Qu'avez-vous ressentie quand, alors que vous n'étiez plus que douze, votre nom n'a pas été prononcé pour décrocher la finale ?

Miss-Guadeloupe-maillot-de-bain-copie-1.JPGA ce moment-là, on est un petit peu déçue parce que quand on arrive dans les 12, on espère être dans les cinq dernières pour être miss France. C'est un peu décevant, mais après quand on redescend, on réalise qu'on a vécu une belle aventure. Je n'ai pas démérité et si je ne suis pas arrivée à être retenue dans les cinq premières, ce n'est pas parce que je n'ai pas donné le meilleur de moi-même, c'est parce que, malheureusement, il y avait meilleur que moi...

Miss Pas de Calais a mérité sa couronne de miss France selon vous ?

Elle a donné ce qu'elle avait à donner et le public a voté pour elle. je ne peux pas aller à l'encontre de ce que le public veut. J'espère qu'elle représentera bien la France durant l'année à venir.

Que conseilleriez-vous à la prochaine miss Guadeloupe pour arriver à faire mieux ?

Je lui dirai tout simplement de rester elle-même, de profiter de l'aventure et de ne pas jouer un jeu parce que ça se voit.

Qu'allez-vous faire maintenant ?

je rentre en Guadeloupe mercredi et ensuite, avec grand plaisir, je reprendrai mon rôle de miss Guadeloupe au contact de la population de mon île.

 


Miss-Saint-Martin-portrait.JPGNadika Matthew-Gauthier, miss Saint-Martin

Comment avez-vous vécu cette épreuve ?

Très bien ! J'ai tout pris très joyeusement, je me suis beaucoup amusée. J'étais vraiment sereine.

Vous n'êtes pas un peu déçue ?

Ben oui ! On est toutes déçues ! Je suis surtout déçue de quitter toutes les filles parce qu'on s'entendait très bien. L'aventure était géniale et maintenant, c'est fini, ça fait un petit pincement au coeur. On a toutes mérité d'être miss France... Mais maintenant, je vais continuer mes études en essayant de les réussir au mieux.

 


Miss-Reunion.JPG

Ingreed Mercredi, miss Réunion, était accompagnée de son père et de sa mère (malade, elle est restée dans la voiture lors du dîner de gala qui a suivi la cérémonie...), de Ridwan Moucan, Ikrahima Badate, Muriel Ramassamy, Elodie Somonin et du président du comité miss Réunion.

Comment avez-vous vécu cette cérémonie ?

Très bien... Je ne me faisais pas forcément d'illusion, mais j'ai vraiment profité de la soirée et je suis très heureuse que deux de mes grandes amies soient dans les dauphines de miss France, même si j'avais beaucoup d'espérances en elles et que j'aurai aimé qu'elles aillent un peu plus loin...

Qu'avez-vous ressentie au moment où sur les 33 miss régionales, on en doit en retenir que 12 et que votre nom n'est pas prononcé ?

Miss-Reunion-costume-2.JPGJe me dis qu'on est quand même 33 et qu'on a toutes notre place. Je n'ai pas ressentie de déception, sauf peut-être pour la Réunion que je suis venue représenter. J'espère juste que j'ai pu au moins ramené le soleil de mon île sur scène et qu'ils ne m'en voudront pas pour mon résultat de ce soir.

Que conseilleriez-vous à la prochaine miss Réunion pour affronter cette épreuve ?

Je lui donnerai le conseil que j'ai suivi moi-même, c'est-à-dire de rester ce que je suis tout le long de l'aventure parce que miss France, c'est une personnalité à avoir et qu'on ne peut inventer. Chassez le naturel, il revient au galop ! Il faut donc rester soi-même parce que, au final, si on va dans une voie qui ne nous convient pas, ce n'est pas bénéfique, et pour la personne et pour le comité qui la suivra tout le long de l'année...

Maintenant que la fête est finie, comment allez-vous atterrir ?

Je n'ai pas encore atterri, c'est vrai parce que je suis encore avec mes 32 autres amies, mais je pense que quand je me retrouverai enfin avec mes parents, je me rendrai compte que c'est réellement fini. J'ai versé quelques larmes quand j'ai vu mes amies récompensées tant j'étais heureuse pour elles. Je me dis au moins ça, que toute cette aventure n'aura pas eu de mauvais côtés. J'ai fait des rencontres exceptionnelles et je compte bien les revoir !

Propos recueillis par FXG, à Orléans

Miss-Reunion-et-ses-copines-fin-du-show.JPG

 

 

 

 

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9 décembre 2014 2 09 /12 /décembre /2014 07:48

Le groupe TUI France réduit ses pertes et son chiffre d'affaires

Le résultat du groupe TUI France s’élève à - 36 M£ contre - 60 M£ à fin septembre 2013, soit une amélioration de 40%. Le chiffre d’affaires de TUI France s’élève à 1 156 M€, en baisse de 12% par rapport à l’exercice précédent 

 Le résultat de l'activité Tour Operateur en France est de - 30 M€ (contre - 59 l'an dernier) et son chiffre d’affaires s’élève à 677 M€ contre 822 M€ sur l’exercice précédent, soit une baisse de 17,5% inférieure à la baisse des capacités de 20%. 

Pour Corsair, le résultat opérationnel est de - 8M€, en baisse de 7M€ par rapport à l’exercice précédent. Le chiffre d’affaires est stable à 479 M€ contre 485 M€ sur l’exercice précédent, soit une baisse de 1%. 

Corsair a réussi à maintenir ses parts de marché sur l’exercice 2013-2014 dans un contexte sanitaire peu favorable avec le chikungunya aux Antilles et ébola en Afrique. 

Aux Antilles, le contexte de surcapacité a dégradé fortement le prix moyen du billet. 

Le chiffre d’affaires de la classe Affaires Grand Large continue de progresser rapidement, avec une croissance 25% à fin septembre 2014 par rapport à l’exercice précédent, après une croissance de 50% l’année précédente. 

Le chiffre d’affaires fret est également en progression de 9% ,en croissance continue depuis 5 ans. 

Le taux de remplissage global est en hausse de 7 et 8 points respectivement sur octobre et novembre. Le projet de renouvellement des trois Boeing 747 de la flotte avance conformément au planning prévu.

FXG, à Paris

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9 décembre 2014 2 09 /12 /décembre /2014 06:20

Restitution de l'indemnité versée par Haïti à la France : une QPC examinée ce mardi

C'est ce mardi après-midi que le juge de la mise en état du tribunal de grande instance de Paris doit examiner la question prioritaire de constitutionnalité posée par le Conseil représentatif des associations noires (CRAN) relative à sa demande de restitution à l'Etat haïtien des sommes qu'il versées à la Caisse des dépôts et consignations à partir de 1825 pour indemniser les anciens propriétaires français d'esclaves à Saint-Domingue.

Préalablement à cette QPC, le juge parisien de la mise en état a déjà eu à se prononcer sur  une demande de restitution à l’Etat haïtien de sommes d’argent (90 milions de francs) qu’il a versées à l’Etat français et détenues à la Caisse des dépôts et consignations non sans que soient procédées une demande d’expertise et une demande de provision. Le juge a eu aussi à se prononcer sur une action en responsabilité tendant à caractériser la responsabilité de l'Etat français pour crime contre l’humanité,

ainsi que celle de la Caisse des dépôts et consignations pour complicité. Le CRAN  a également réclamé réparation (400 000 euros) de son préjudice moral à la Caisse des dépôts et consignations.

L'ordonnance de jugement a été rendue le 25 novembre dernier. Il en ressort que le juge rejette la demande des défenseurs qui souhaitent que le tribunal judiciaire se dessaisisse au profit du tribunal administratif. Il s’est donc déclaré compétent pour statuer sur la demande de réparation du préjudice moral du CRAN. Dans cette décision, il s’appuie notamment sur la loi Taubira du 21 mai 2001, dont beaucoup de commentateurs se plaisaient à affirmer qu'elle n'a qu'une valeur déclarative. Cependant, cette même décision de justice soutient qu’aucune juridiction ne serait compétente pour statuer sur la demande principale du CRAN relative à la restitution de la "rançon" perçue par la CDC, même s'ils proviennent d’un crime contre l’humanité.

Le CRAN a fait appel de cette décision.

FXG, à Paris

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8 décembre 2014 1 08 /12 /décembre /2014 09:30

Toto Lurel, la parenthèse ministérielle

Lurel-ministre-a-la-Reunion.jpgPascale Poirier a suivi pendant plus d'un an Victorin Lurel alors qu'il était ministre des Outre-mer. Elle en a tiré une chronique des derniers mois de la vie d’un ministre.  Victorin Lurel, ministre des outremer de la présidence Hollande pendant deux ans et homme fort de la gauche guadeloupéenne se dévoile ainsi de manière inédite. Son amour des lettres, son combat contre Total... Mais derrière son job de ministre se cache un autre combat, plus local où plane l'ombre de Lucette Michaux-Chevry et de sa fille, Marie-Luce Penchard... Entre sa Guadeloupe natale et les ors de la République, le film raconte le tiraillement d’un homme entre cœur et raison, combat et abnégation, rengaines locales et enjeu national. A quel prix ? Ministre d’accord mais guadeloupéen d’abord... C'est aussi un éclairage intéresant sur la dernière campagne des municipales à Basse-Terre et Vieux-Habitants.

Production Interscoop, réalisation Pascale Poirier. 52 minutes

Diffusion sur les chaînes 1ère la semaine du 13 décembre

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8 décembre 2014 1 08 /12 /décembre /2014 07:42

La Guyane intègre le dispositif « Garantie jeunes »

Le dispositif de « garantie jeunes » est ouvert au jeunes de 18-25 ans en situation de précarité, sans emploi et sans formation. Il est entré en vigueur à titre expérimental le 1er octobre 2013 dans dix territoires pilotes. Il a été prolongé jusqu’au 31 décembre 2015, intégrant au passage la Guyane à compter du 1er avril.

Ce dispositif octroie une allocation aux jeunes qui ne sont ni étudiants, ni salariés et qui ne vivent pas chez leurs parents, dès lors qu'ils s'inscrivent dans le cadre d’un parcours intensif d'accès à l'emploi et à la formation. Les bénéficiaires du dispositif bénéficieront d'un accompagnement via les missions locales en vue d'acquérir des expériences professionnelles ou de formation ou de consolider un projet professionnel, tout en étant assurés d'une garantie de ressources. Pour le moment, le nombre de bénéficiaires potentiels n'a pas été communiqué par le ministère du Travail, mais, selon la députée de Guyane Chantal Berthelot, "compte-tenu du taux de chômage des 18-25 ans en Guyane, on peut facilement imaginer un nombre élevé de jeunes éligibles au dispositif".

FXG, à Paris

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8 décembre 2014 1 08 /12 /décembre /2014 07:42

Gilles Camouilly défend le caractère ultramarin de France Ô

Babette Gilles et Helene CamouillyAvec une ligne éditoriale attaquée de toute part, y compris par le président de la République qui déclarait le 21 novembre que France Ô devait être "une véritable chaîne ultramarine", Gilles Camouilly, directeur de l'antenne et des programmes de France Ô, est monté au créneau sur le site Le plus de l'Obs. Il défends l'audience de sa chaîne, "mais pas seulement".

Mesurée depuis septembre 2014, France Ô réalise une part d’audience de 0,6 %. En première partie de soirée, elle réunit 223.000 téléspectateurs en moyenne et cumule 3,9 millions de téléspectateurs par jour. "29 millions de téléspectateurs ont regardé France Ô le mois dernier, précise-t-il. Mais le plus important est de rappeler que l'audience n'est pas, loin s'en faut, le seul objectif d'une chaîne de service public." Ainsi la chaîne mesure aussi la qualité de ses programmes, mais aussi "le respect et la diffusion d'un certain nombre de valeurs communes à notre collectivité, ou le service rendu à travers des rendez-vous d'information, ou encore le soutien à la création audiovisuelle indépendante (fiction, documentaire ...), et bien sûr la promotion de la culture et de la connaissance."

Sa tribune répond en fait à celle de l'écrivain Claude Ribbe et là, Gilles Camouilly se montre incisif : "Si l'audience était le seul critère (...) l'auteur de la tribune à qui nous répondons ici, qui produit et réalise des documentaires pour le service public et France Ô en particulier, il n'aurait plus jamais aucune commande si l'audience réalisée par ses films était le critère de leur évaluation." Vlan ! Mais au-delà de la seule polémique, il se défend d'avoir supprimé "toute référence à l’outremer". Et il aligne les volumes de programmes dédiés à l'Outre-mer : 1.600 heures d'information par an, 1.400 de documentaires, 675 de fiction, 100 de musique, 314 de magazines et 100 pour le sport, "soit un total de plus de 4.000 heures par an".

L'outre-mer, vecteur d'ouverture au monde

Il défend encore la présence de l'histoire sur France Ô : le centenaire d’Aimé Césaire, la journée des patrimoines d’Outre-mer, les 30 ans du Bumidom, l’anniversaire de la mort de Nelson Mandela, les commémorations de l’abolition de l’esclavage, l’anniversaire des accords de Matignon en Nouvelle-Calédonie, la nuit de l’Océanie, le centenaire de la 1ère guerre mondiale ou encore les deux documentaires sur les relations entre les présidents de la République et l’Outre-mer, programme diffusé en 1ère partie de soirée le dimanche 16 novembre dernier.

Il rapelle encore que France Ô ne produit, en interne, que des programmes d’information et de sport, et des magazines culturels. "Comme d'autres chaînes de France Télévisions, France Ô contribue par ailleurs à la post-production de documentaires afin d’aider les auteurs à finaliser leurs projets."

Mais, c'est sur "l'outremer, vecteur d'ouverture" qu'il poursuit son plaidoyer pro domo : "Oui, France Ô a pour vocation d’être l’expression de toutes les cultures, profitant de la position géographique de l’ensemble des Outre-mer pour faire découvrir aux téléspectateurs leurs richesses et la mixité dont elles tirent leurs forces." Pour Gilles Camouilly, les critiques de sa ligne éditoriale mettent "très injustement en cause les collaborateurs de France Ô (...) sans aucun fondement à travers une succession de jugements de valeur et d'affirmations fausses".

FXG, à Paris

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