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9 février 2013 6 09 /02 /février /2013 09:26

Le nouveau 10 ans d’âge de Damoiseau, arme de lobbying

bouteille-et-etui-damoiseau_4549.jpgLe nouveau millésime 2001 de la distillerie Damoiseau a été présenté, mercredi soir à Paris, devant un parterre d’amateurs de cigares et de spiritueux. Parmi les dégustateurs, Corinne Coman l’ancienne miss France, Keen de Kermadec, réalisatrice guadeloupéenne, Alain Maline réalisateur et producteur de Guyane, François Sauvadet, ancien ministre, Lionel De Jaham, éditeur, Beatris Compère et Jerry Gitany de Tous Créoles !, Stéphane Huyghues Despointes, et encore Thibault de La Fournière, directeur export des rhums Lamauny et Trois-Rivières.« Ce rhum vieux, explique Nicolas Legendre, directeur général de Spiridom, a été distillé en 2001 et mis à vieillir en fûts de chêne pendant dix ans. Nous l’avons mis en bouteille en 2011 pour lancer sa commercialisation cette année. »

Ce rhum présente une grande richesse aromatique avec une attaque en bouche assez douce. « On a beaucoup travaillé là-dessus puisque ça correspond au goût des amateurs, notamment à l’export où l’on n’aime pas le rhum trop agressif », poursuit Nicolas Legendre. Il offre une finale assez longue en bouche avec des goûts de fruits secs et d’orange. Les premiers flacons ont été livrés fin janvier à Paris et Hervé Damoiseau, pdg de Damoiseau SA, mais aussi président du Centre interprofessionnel des rhums traditionnels des DOM, a réservé les deux premières bouteilles disponibles à Marc Vizy, conseiller Outre-mer de François Hollande, et Stéphane Grauvogel, conseiller Outre-mer de Jean-Marc Ayrault, à l’occasion d’un déjeuner organisé le 28 janvier pour plaider, une fois de plus, la position des rhumiers ultramarins sur la question des contingents vis-à-vis de Bruxelles.

FXG, à Paris

Photo : RDG


Ils y étaient1_4476.jpg

Denis Pailler, directeur de Spiridom, Brice Marsault commercial chez Vente-privee.com, Dominique de La Guineraye de chez Spiridom.2_4478.jpg

Michel Burton de la Revue des Tabacs et de la revue des Shakers, Brigitte Battigelli, membre de l'organisation du Club des bars et des barmans, Axel Coucke directeur général de Balmoral distributeur de cigare.4_4483.jpg

Keen de Kermadec, réalisatrice de "Coeur Chamalow", prix du meilleur court-métrage et prix du jury lycéen au FEMI Guadeloupe 2013, et Alain Maline, réalisateur et producteur de "Gaston Monnerville" et du court métrage, "La mémoire retrouvée", toujours au FEMI Guadeloupe.6_4490.jpg

François Sauvadet, ancien ministre, vice-président du groupe Union des démocrates et Indépendants et député se la Côte d'Or, et Dominique de la Guigneraye de Spiridom.

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Norbert Weiss, le patriarche, Dorothée Spriet, la gérante de la Civette, Axel Coucke, directeur de Balmoral.8_4492.jpgMarc Nicolas Morand de Spiridom et Romain Flageul, assureur.7_4491.jpg

Christophe et Astrid de Montaigu, banquier, Dominique de La Guigneraye, Lionel de Jaham éditeur.14_4503.jpg

George Littorie, fonctionnaire de police, et Jean-Michel Sainte-Rose de l'Office national de la chasse et de la faune Sauvage.9_4494.jpg

Denis Sesboué, ancien jésuite, et Vincent Demay, chasseurs de têtes chez EWK, qui ont participé au recrutement de l'intendant de Mgr Riocreux, évêque de la Guadeloupe.10_4495.jpg

Victoire Rolland-Marescot et Todd Price, manager de la société texane Pipe World.15_4505.jpg

Mr Gabali, Corinne Coman, miss France 2003, et Nicolas Legendre de Spiridom.13_4501.jpg

Katherine Berté et Dorothée Spriet.16_4507.jpg

Béatris Compère et Jerry Gitany, respectivement présidente et administrateur de Tous Créoles ! Paris.17_4509.jpg

Elsa Simonato, employée à la logistique d'Air France, Alice Adekalom, responsable de la communication d'Air France, et Ena Fargeau.18_4512.jpg

Fabien Nègre de Spiridom, Fanny et Manuel Dupuis, distributeur de rhums Clément.19 4514

Pierre Moreau, ingénieur retraité et ex académicien du rhum, et Elie Adeh de JLSI Synergie.20_4516.jpg

Altin Lazaj, journaliste à RFI, et Philippe Rivoire, agent immobilier.22 4522

Stephane Huyghues Despointes et Jean Louis Zante du Credit foncier.23_4524.jpg

Marie Uhlirova, étudiante tchèque, et Adrien Plesa, dessinateur en mécanique.24_4527.jpg

Charles Beaupère de vente-privee.com, Laetitia Gallet, étudiante, et Julien Lecesne de ITS Group.29_4535.jpg

Stéphane Huyghues Despointes et Thibault de La Fournière, directeur export des rhums Lamauny et Trois-Rivières.30_4538.jpg

Jean et Charles de la Richerie, direction commerciale EADS.25_4528.jpg

Arthur Ducerf, étudiant, Charles Beaupère, Steven Gueguen (gestion hotelière) et Benjamin Vadé étudiant.31_4552.jpg

Nicolas Legendre et Dominique de la Guineraye entourent Sandra Bisson.21_4519.jpg

Sophie de la Villardière, d'origine martiniquaise et extra de la soirée.

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8 février 2013 5 08 /02 /février /2013 20:33

La mémoire d’Anita Remtoula mise à mal à la barre

Apres les premiers jours du procès en appel de Mamod Abasse Mamodtaky aux assises de Creteil, l’on connaît un peu mieux la partie qui se joue entre défense et partie civile. Si mardi, Me Dupond-Moretti a gagné une manche en décrédibilisant l’enquête de police sur laquelle est bâtie l’accusation, mercredi, c’est la partie civile qui a remporté la manche avec le témoignage accablant de Jean-François Crozet contre l’accusé. Crozet, condamné lors du procès de première instance à Paris en 2008, a affirmé que Mamodtaky était sur les lieux de la tuerie avec lui, à Fénoarivo, le 22 avril 2001, quand cinq membres de la famille de l’ex-épouse de l’accusé, Anita Remtoula, ont été tués et cinq autres blessés. Le président Jean-Paul Albert avait d’ailleurs du remettre à sa place à plusieurs reprises Eric Dupond-Moretti pour un trop plein d’agressivité.

Hier matin, une quinzaine de membres de la famille Remtoula étaient présents pour entendre le témoignage d’Anita. Celle-ci a d’abord livré sa version des faits, mêlant son propos de longs sanglots, sous le regard impavide de Mamodtaky.

Le président s’est ensuite livré à un interrogatoire minutieux. Anita Remtoula s’est montrée très évasive, ne se souvenant pas de grand-chose, si ce n’est une affirmation qu’elle a réitérée : « J’ai vu Mamod me tirer dessus. » Dans une première déposition à la police malgache, alors qu’elle était hospitalisée après la tuerie, on lit : « J’ai eu l’impression que c’était Mamod… » « Je n’ai jamais parlé d’impression », s’emporte-t-elle à la barre, rappelant que cette déposition était en malgache et qu’elle était encore sous le choc. Et comme la défense, Mes Dreyfus-Schmidt et Dupond-Moretti insistent sur les divergences de ses témoignages, elle tonne : « Vous y étiez ?! » Le président lui demande si elle a vu et reconnu les deux autres tireurs, Jean-François Crozet et Babar Ali. « Non. » « Pourtant vous les aviez déjà vus », lance la défense. Elle élude : « Ca fait douze ans maintenant… Il m’arrive d’avoir des troubles, j’ai subi un gros traumatisme. Je me culpabilise beaucoup… C’était un mariage d’amour et j’ai du mal à regarder ma famille en face… » Elle se souvient mieux de Mamod. « Il avait le visage découvert, était vêtu d’un jean et d’un haut blanc. J’ai vécu avec lui, je l’ai vu et reconnu. » La question de savoir pourquoi elle avait attendu 18 mois pour déposer plainte à Saint-Denis est restée sans réponse, arguant simplement de sa peur. Ses réponses, souvent, se sont réduites à une formule : « Je ne me souviens pas. »

L’audition qui a suivie, celle de son oncle, Goulzaraly Remtoula, n’est pas venue renforcer la thèse d’Anita. Si le sexagénaire a vécu les mêmes choses que sa nièce, il n’a vu que deux tireurs qu’il reconnaîtra ultérieurement, Jean-François Crozet et Babar Ali. Quant à Mamodtaky, il ne l’évoquait au lendemain de la tuerie que comme une menace puis un commanditaire.

Ce matin, la cour procède à l’audition de l’accusé. La confrontation de ce dernier avec Jean-François Crozet, très attendue, aura lieu le 18 février.

FXG, à Créteil

 


Le témoignage d’Anita Remtoula

« Les hommes jouaient aux boules, les femmes faisaient les brochettes. Vers 18 h 30, on a entendu du bruit ; papa m’a dit : « On dirait des enfants qui jouent aux pétards… » J’ai vu des enfants tomber et là Mamod m’a tiré dessus. Une balle dans le bas-ventre, une autre à côté du cœur… C’est une tragédie, une horreur, des cris… Papa m’a fait monter dans la voiture. Il y avait mes frères blessés,  Alexandre et Malik… Papa était affolé. En partant pour l’hôpital, j’ai remarqué la Twingo blanche et une autre voiture… » Elle raconte ensuite le coup de téléphone que son père a reçu alors qu’elle est à l’hôpital : « Ma belle-sœur Fazilakathoune voulait emmener ma fille ; Mamod voulait qu’on lève l’interdiction de sortie de territoire de notre fille. Mamod a dit à Papa : « Ca ne te suffit pas que j’aie tué ton fils, tu veux que je tue les autres ? »

 

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8 février 2013 5 08 /02 /février /2013 08:17

Cedric-Chevignac-2.jpgCédric Chevignac, 34 ans, originaire d’Aubervilliers, vit au François depuis l’age de 22 ans. Trompettiste de La Perfecta depuis huit ans, il représente la nouvelle génération de ce groupe désormais quadragénaire.

« Les jeunes se retrouvent toujours dans La Perfecta »

Quand avez-vous découvert La Perfecta ?

Je l’ai découverte très tard parce qu’à Aubervilliers, on en n’entendait pas trop parler si ce n’est dans certaines soirées mais je ne savais pas que c’étaient eux. C’est vraiment en retournant aux Antilles que je l’ai découverte. Je suis arrivé en Martinique avec la particularité d’avoir fait un peu de conservatoire et, dans le pays, on a vite su qu’il y avait un jeune qui étonnait. Jusqu'à ce jour, je suis le plus jeune trompettiste à évoluer sur scène en Martinique…

Pourquoi ce retour en Martinique ?

C’est la terre maternelle et j’avais l’habitude d’y aller en vacances. Mon père est du morne des Esses à Sainte-Marie, ma mère de Ducos. Je n’avais pas le recul nécessaire pour savoir quelle y était la vie réellement mais son cadre de vie, sa nature m’ont poussé à aller vivre en Martinique.

Vous n’auriez pas connu le même épanouissement dans la musique à Aubervilliers ?

Pas dans un registre équivalent, même si je ne fais pas que de la cadence rampa, du kompa ou du zouk. A Aubervilliers, je restais dans le classique, les musiques de film… J’ai quand même eu le temps de faire du gospel, du reggae, du jazz… Depuis, j’ai joué avec Chico Siméon, Jessica Dorsay, Rachel Kerr, l’ancienne choriste de Whitney Huston, mon plus grand pied (!), Francky Vincent, Tabou Combo, les Frères Déjean…

chevignac-trompette.jpgEt comment s’est faite la rencontre avec La Perfecta ?

Daniel Ravaud m’a appelé un jour pour me dire qu’il cherchait un trompettiste pour remplacer Ti gus Nodin. Ils avaient entendu parler de moi et de mes performances et ils m’ont invité à les rejoindre. J’ai participé à une répétition, ils m’ont évalué sur un titre et m’ont donné une trentaine de morceaux à apprendre.

 Ça fait maintenant huit ans que je suis leur chef de section cuivres. J’ai été pendant quelques mois le directeur musical du groupe et c’est à ce moment là que j’ai réalisé l’album des 40 ans de La Perfecta et leur denier clip, Zanfan kreol que j’ai composé (http://www.youtube.com/watch?v=c9GCEgi9OvE).

Comment les choses ont évolué ensuite ?

Apres Zanfan Kreol, j’avais plein de musiques dans la tête, plein de choses à montrer et j’ai voulu réaliser un album solo. Je m’y suis lancé en 2009. J’ai appelé des artistes pour qu’ils interprètent les titres puisque je ne chantais pas. Et c’est sur le troisième où je me suis lancé au chant. Je prépare maintenant un quatrième album solo, 100% zouk dont un titre avec Warren. Pour la fin de l’année.

Chevignac-trompette-2.jpgVous vous préparez à une carrière solo ?

Je n ‘ai pas encore cet objectif, mais j’aime la musique, j’aime partager, mais il faudrait que j’aie plus de titres pour prétendre faire une carrière solo. J’ai monté un groupe qui s’appelle Génération Frères Déjean et on reprend les titres des Frères Déjean, un groupe Haïtien qui doit avoir près de 50 ans. Au chant, il y a Philippe Rastoc et Jean-luc Guanel et pour le moment, on se satisfait de cette musique.

Mais vous continuez de faire votre bout de chemin avec La Perfecta puisque vous serez avec eux sur la scène du Casino de Paris, le 10 février…

Il y aura des morceaux phares comme La Divinité et des morceaux du dernier album avec des enchaînements.

cedric-chevignac.jpgQuand on a 34 ans et qu’on joue avec un groupe qui a 43 ans, ça fait quel effet ?

C’est particulier, parce qu’il y a des gens très reconnus. Ils sont très riches avec beaucoup d’histoires, d’anecdotes. Daniel Ravaud, Vico Charlemagne, Jean Tuernal et Paulo Albin sont les grands anciens, et il y a Marius Priam, qui arrive un peu après…

Entre toutes les générations, ça fonctionne bien ?

Ça fait plusieurs années qu’on est ensemble, donc ça fonctionne ! Depuis les débuts, La Perfecta revendique beaucoup de choses. Ils parlaient déjà de ce qui se passait dans le pays à leurs débuts… Ça touche tout le monde ! Et même maintenant, on voit dans le public des jeunes de 20 ou 30 ans et qui s’y retrouvent. Leurs textes sont encore d’actualité.

Propos recueillis par FXG, à Paris

Concert au Casino de Paris le 10 février et tous les vendredi soir au Chalet Village à Rivière-Salée

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7 février 2013 4 07 /02 /février /2013 10:00

Lurel et Cuvillier promettent des actions commando en mer

Lurel-Cuvilliers-elus--fxg-.jpg« On invite les pécheurs, ils ne viennent pas. Ils veulent un médiateur, mais moi j’ai un problème avec mes voisins. Les marins pécheurs doivent faire un pas », a déclaré le ministre de la pêche Frédéric Cuvillier, lorsqu il a quitté la réunion qu’il a dirigée, hier soir à Paris, avec le ministre des Outre-mer et à laquelle seuls les élus ont participé. « l’Etat leur a annoncé les grandes orientations de son action de nature à débloquer une situation, a précisé Victorin Lurel. Elle est grave et on est préoccupés. » Avec deux consulats et la préfecture bloqués, le préfet a déjà reçu une feuille de route et une réunion s’est tenue un  peu plus tôt au ministère des Affaires étrangères dans un groupe de travail avec le Brésil. « Depuis qu’on est arrivés, a poursuivi le ministre des Outre-mer, on a intensifié les actions de l’Etat en mer. » Frédéric Cuvillier a évoqué le chiffre de 256 contrôles opérés ces derniers mois. Il y aura donc des opérations commando, Thazard et Tassergal, dans les prochains jours. « L’Etat sera intraitable sur la question de la souveraineté », a martelé Victorin Lurel.

Sur les demandes financières, le ministre des Outre-mer a encore indiqué que les réponses apportées il y a quelques semaines aux pécheurs martiniquais et guadeloupéens seront étendues aux marins pécheurs guyanais, « selon leur contexte, notamment pour les aides sociales », sans toutefois parler d’annulation généralisée. Sur le fonds de démarrage, le plan de modernisation et d’attractivité de la filière pêche, le fonds de compensation avec le CNES, des solutions ont aussi été proposées. Frédéric Cuvillier a annoncé que, ce jeudi, il voyait la commissaire européenne chargée de la pêche, Maria Damanaki, et qu’il plaiderait « comme (il) le fai(t) à chaque conseil européen de la pêche pour un accompagnement particulier pour les régions ultrapériphériques ».

Mais ce sont les pécheurs que doivent convaincre les deux ministres et s’ils ont déclaré être prêts à envoyer « a bref délai » un négociateur, il y a un mais : « Qu’il y ait de la solidarité, a déclaré M. Lurel, on peut le comprendre, mais on ne veut pas un blocage de l’économie et de la société guyanaise. »

FXG, à Paris


Georges Patient : «  Sur le papier, il n’était question que de souveraineté et les ministres ont accepté qu’on parle des six points de revendication. On peut considérer qu’il y a eu un certain nombre d’avancées. Mais nous ne sommes pas venus discuter à la place des marins pécheurs. »

Chantal Berthelot  : « Les deux ministres nous ont fait part d’un plan d’action sur des mesures a court, moyen et long termes, sur des équipements de bateau et des moyens forts de commando sur nos eaux. Eradiquer cette pêche illégale, malheureusement, ne peut pas se faire en deux jours. Le plan proposé me paraît aller dans le bon sens pour avoir la maîtrise de la surface maritime de la Guyane. »

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7 février 2013 4 07 /02 /février /2013 08:37

La réforme du code minier au conseil des ministres

La ministre de l’Ecologie, le ministre du Redressement productif et le ministre des Outre-mer, ont présenté les grands principes de la réforme du code minier au conseil des ministres, hier.

La réforme la partie législative du code minier, conduite par M. Tuot, conseiller d’État, a fait l’objet, durant l’automne 2012, d’une démarche de concertation notamment auprès des élus de l’outre-mer, ainsi que des experts juridiques et scientifiques.

Le projet de loi devrait être déposé au Parlement pour être adopte à l'automne 2013. L’objectif de la réforme est de mettre le code minier en conformité avec la Charte de l’environnement et d’assurer aux activités minières la sécurité juridique qui leur est indispensable.

Le Gouvernement a prévu de moderniser le modèle minier français : « Le sous-sol est un bien commun de la Nation, que les pouvoirs publics doivent valoriser, dans le respect des exigences environnementales et en tenant compte de la raréfaction des ressources. »

Des innovations sont mises a l’étude comme l’élaboration, après débat public national, d’un schéma national de valorisation du sous-sol, périodiquement revu. Il pourra déterminer « les priorités, les techniques et les limites de l’exploitation des substances au regard des exigences environnementales, de santé et de sécurité ». Il pourra encore permettre « la distinction entre l’exploration à des fins d’acquisition de connaissances scientifiques et l’exploration à des fins d’exploitation ».

Le gouvernement envisage aussi « la possibilité que la procédure de délivrance soit, dans certains cas, conduite par une instance indépendante chargée d’assurer, en association avec l’exploitant, l’évaluation de l’intérêt du projet, éventuellement au moyen d’expertises, ainsi que la participation et l’information du public, et de proposer des recommandations à l’autorité compétente. »

Compétence régionale en Outre-mer

La juridiction administrative pourra être saisie pour statuer sur la régularité de la procédure suivie, préalablement à la délivrance du titre. Il y aurait aussi « obligation de communiquer les informations recueillies par l’autorité chargée du contrôle des activités minières et de rendre publiques les données issues de la surveillance ». Cela implique l’instauration d’un régime de surveillance administrative et de responsabilité de l’exploitant de long terme, calqué sur le régime des installations classées pour la protection de l’environnement, après la fin de l’exploitation. Un volet indemnisation des dégâts de l’« après-mines » est d’ores et déjà en vigueur, mais la création d’un Fonds de solidarité nationale permettrait de suppléer les exploitants défaillants. Est prévue aussi a révision de la fiscalité minière afin de permettre une meilleure répartition des produits fiscaux et de moduler le niveau de la fiscalité en fonction des investissements, de la valeur et des volumes de l’exploitation. Enfin, le gouvernement entend assurer « le maintien et l’approfondissement d’un code minier adapté aux spécificités de l’outre-mer, notamment en ce qui concerne la répartition des compétences », puisque les permis pourraient être délivrés en outre-mer par les collectivités régionales.

FXG, à Paris

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7 février 2013 4 07 /02 /février /2013 08:26

Les contrats de génération oui mais…

La loi portant création des emplois de génération a été discutée au Sénat dans la nuit de mardi à mercredi. Jean-Etienne Antoinette est intervenu pour se féliciter de ce nouveau dispositif de lutter contre le chômage. « Quand on a 25 % de chômage chez les jeunes et 10 % chez les seniors en métropole, la France s’alarme. Chez nous, c’est 60 % chez les jeunes et 20 % chez les seniors ! Il faut donc se réjouir de la création d’un nouvel outil qui offre en plus de la formation et une prime à l’emploi. » Malheureusement le sénateur maire de Kourou observe que le contrat de génération cible les petites et moyennes entreprises quand, en Guyane, 90 % des entreprises sont des très petites entreprises. Par ailleurs, il estime que le contrat de génération et les emplois d’avenir restent insuffisants. « Il faut élargir le marché, diversifier les filières économiques pour sortir de l’économie de comptoir et entrer dans une véritable économie de production. Là, est la vraie question », conclut le sénateur Antoinette.

FXG, à Paris

 

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7 février 2013 4 07 /02 /février /2013 08:26

Thierry-Repentin-portrait-.jpgITW Thierry Repentin, ministre délégué à l'apprentissage et la Formation professionnelle

« Le contrat de génération est opérationnel des aujourd’hui »

Vous arrivez en Guadeloupe mercredi après-midi. L’occasion de faire un point sur les contrats d’avenir ?

Mon premier objectif est le déploiement des emplois d’avenir comme je le fais sur l’ensemble du territoire français. J’irai à la rencontre des jeunes embauchés pour lesquels la vie va changer. Je saurai précisément leur nombre sur place puisque je vais en signer quelques-uns. Le deuxième objectif, c’est le dialogue avec les acteurs de l’apprentissage, le monde économique, la Région, la chambre de métiers, les apprentis eux-mêmes, les formateurs. Ces échanges me permettront de contribuer à la préparation de la loi sur le développement de l’apprentissage et de la formation professionnelle que je vais présenter en juin en conseil des ministres. Je verrai ainsi ce qu’est l’apprentissage dans les territoires ultramarins et s’il y a des choses spécifiques à prendre en compte en Guadeloupe. Mon troisième objectif s’inscrit dans un travail de concertation mené au sein de mon ministère avec l’encadrement, c’est-à-dire les hauts fonctionnaires. On a vu ceux de l’Hexagone et je réunis les hauts fonctionnaires des territoires ultramarins en Guadeloupe pour les sensibiliser sur les priorités du ministère dans les années qui viennent.

Allez-vous aussi aborder la future décentralisation de la formation professionnelle ?

Je rencontrerai la présidente de la Région et la nouvelle préfete et nous échangerons forcement sur le nouvel acte de la décentralisation puisque je porterai dans cette loi une quinzaine d’articles qui visent a conforter le rôle des régions en matière de formation professionnelle, mais également, avec la création du service public de l’orientation, c’est-à-dire que nous donnerons aux régions la compétence, le pilotage, l’animation et la mise en place de toutes les dispositions en matière d’orientation.

Le chômage n’a pas augmenté en France en janvier ; avez-vous le même optimisme pour l’outre-mer ?

Très clairement la situation est plus difficile, notamment sur le segment des jeunes. C’est d’ailleurs pour cela que la loi doit s’adapter aux territoires ultramarins. Dans les emplois d’avenir, nous avons élargi la cible des jeunes éligibles aux emplois d’avenir aux jeunes diplômés, y compris de l’enseignement supérieur alors que la loi les exclut en métropole, à l’exception des cités urbaines et des zones de revitalisation rurale. Je vais aussi parler aux acteurs économiques de la loi que je défends actuellement au Sénat sur le contrat de génération. Elle va permettre à des entreprises, dès lors qu’elles conservent des seniors de plus de 57 ans et embauchent des jeunes de moins de 26 ans, d’avoir une prime à  l’emploi. Là aussi, c’est pour conforter une dynamique. Par ailleurs seront comptabilisés comme contrats de génération celui d’un apprenti qui, à l’issue de son contrat d’apprentissage, est maintenu dans l’emploi et, de la même façon, une personne qui est en contrat de professionnalisation et qui passe en contrat à durée indéterminée. Ça fait des outils supplémentaires pour le développement de la formation par alternance dans les entreprises.

Tout cela sera-t-il applicable en outre-mer ?

Non seulement mais le contrat de génération sera même applicable avec un effet rétroactif au 1er janvier 2013. La loi ne sera votée et publiée vraisemblablement qu’en mars, mais je dirai aux acteurs économiques et responsables politiques que je rencontre, puisque j’ai un dîner avec les parlementaires de la Guadeloupe : faites passer le message car ce dispositif est opérationnel des aujourd’hui. Que les entreprises ne tardent pas à s’y lancer.

Propos recueillis par FXG, à Paris

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7 février 2013 4 07 /02 /février /2013 08:23

La Karujet retrouve sa place dans le championnat du monde offshore

« L’Union internationale de motonautisme, instance mondiale régissant toutes les activités de motonautisme du monde, confirmera le titre de championnat du monde pour 2013 à la karujet et remettra l'accord signé à Eric Paulin et Jacques Boucher, organisateurs, lors de la cérémonie de gala de l'UIM (World champions awards gala) récompensant les meilleurs pilotes du monde 2012, à Monaco le samedi 23 février », indique un communiqué de l’UIM. Pourtant, le 5 décembre dernier, on apprenait officiellement que  la même Union internationale motonautique avait annulé les résultats de la Karujet 2012 estimant que « l'organisation n'était pas à la hauteur d'un Championnat du Monde ». Le comite Aquabike de l’UIM détaillait sa décision ainsi selon le rapport de Jacques Rugerri, de la FFM : « Organisation de la course inexistante et pas à la hauteur d'un Championnat du Monde ; règlements UIM pas appliqués ; aucune sécurité pour les pilotes sur l'eau ; marquage des bouées de parcours inexistant ou mal placés ; recommandations des Affaires maritimes pas été respectées. » De fait des pilotes s’étaient retrouvés dans des zones interdites ou protégées provoquant une plainte des autorités du Parc national.

L’annonce sans explication d’un nouvel agrément au titre du championnat du monde de rallye jet surprend et ne semble trouver d’explication que dans la proximité de la prochaine édition de la Karujet 2013 qui doit avoir lieu du 20 au 24 mars en Guadeloupe et d’un engagement sérieux des organisateurs. Une annonce pour éviter l’annulation et le naufrage total de cette activité sportive en Guadeloupe.

FXG, à Paris

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6 février 2013 3 06 /02 /février /2013 21:43

La défense décrédibilise l’enquête

L’audition du policier qui a dirigé l’enquete de la tuerie de la famille Remtoula à Madagascar en avril 2011 a permis a la défense de fragiliser l’accusation.

« Je veux bien reconnaître des contacts avec Me Marianne Razafimanana ; il y a mon adresse mail sur ces mails. Je ne me souviens pas (les) avoir envoyés… J’ai un copain qui voulait recaser des centrales d’écoutes téléphoniques, mais je n’ai pas proposé d’argent à Marianne. Si elle servait d’intermédiaire, c’est lui qui l’aurait rémunéré. » La révélation, hier devant la cour d’assises de Créteil, par Me Dupond-Moretti de cinq courriels adressés entre 2007 et 2010 par l’officier de police judiciaire et directeur d’enquête, Gérard Demmer, a Marianne Razafimanana, l’un des principaux témoins a charge du procès Mamodtaky a été un coup de théâtre. La défense a vu dans ces courriels pas moins de trois délits : violation du secret de l’instruction, subornation de témoin et faux… Depuis l’ouverture de l’audience, hier matin, la cour auditionnait l’officier de police désormais en retraite. Celui-la même dont la cour d’assises de Saint-Denis avait mis en cause l’impartialité lors du premier procès Mamodtaky en 2007 après qu’un soupçon sur une éventuelle liaison avec la principale victime, Anita Remtoula a été levé. Et tandis que Mes Baloup et Boniface, avocats des parties civiles, s’efforçaient par leurs questions de démontrer que l’enquête de Demmer avait bien exploré toutes les pistes, la défense attendait son moment : «  Vous rirez moins tout à l’heure », avertissait Me Dupond-Moretti. Le contenu des mails révélés (voir hors-texte), ce dernier menaçait même de demander un supplément d’information. Bien que surpris par cette révélation, le ministère public et les parties civiles ne se sont pas opposés à la requête de la défense. « Un point important et regrettable », selon l’avocat général Jean-Paul Content. « Nous déplorons que le témoin ait eu cette relation épistolaire avec Me Razafimanana, mais cela ne veut pas dire que ça ferait échec à ce procès. Nous cherchons nous aussi la vérité et nous savons que Mamodtaky a tué ces gens », a déclaré Me Jean-Michel Baloup qui a remis toutefois en cause la légalité du procédé. « Et si c’était Marianne Razafimanana qui nous avait remis ces mails », a répliqué Eric Dupond-Moretti. Avec la reconnaissance même partielle des faits par Gérard Demmer, actée par le président Jean-Paul Albert, la défense a renoncé à sa requête, satisfaite d’avoir ainsi décrédibilisé le travail du policier qui est reste pantois. Dupond-Moretti s’en est pris au ministère public : « Vous le défendez depuis le début alors que l’avocat général de Saint-Denis a demandé la nullité de son enquête et stigmatisé son comportement. »

Le président Albert suspend l’audience. Dehors, dans la salle des pas perdus, Anita Remtoula pleure.

FXG, à Créteil


Les mails de Gérard Demmer à Marianne Razafimanana

1er mail du 19 mars 2007 : « … Vous pouvez sans crainte m’adresser vos informations (…) Je continue mon interrogatoire de Damjy. Salutations cordiales. Gérard. »

2e mail du 22 mars 2007 : « Je pense que la presse demain dira plus de choses plus précises… Saya a avoué et a partiellement craqué. Merci pour votre collaboration tellement efficace (…) La chute de Mamodtaky n’en sera que plus douloureuse. La famille Remtoula aura tout le temps de faire son deuil. Cordialement. Gérard. »

3e mail de juin 2007 (l’enquêteur tutoie désormais le témoin)

« Merci pour tes informations (…) Le dossier va être bouclé (…) Compte sur nous pour que la presse ne t’en remette pas une couche. »

4e mail du 11 janvier 2009

« Tous mes vœux (…) J’ai eu le président du tribunal. Pas de problème pour le billet d’avion (…) Aux dernières nouvelles, Dupond-Moretti ne veut plus défendre Mamodtaky pour impayé (…) J’ai relancé mon ami pour les centrales d’écoutes téléphoniques à Madagascar. Nous cherchons un correspondant pour ouvrir une porte et le mettre en contact avec un décideur. J’ai pensé à toi contre rémunération bien évidemment… »

Dernier mail du 24 novembre 2010

« (…) Le procès est terminé. (…) Chute de Mamod… »

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5 février 2013 2 05 /02 /février /2013 21:40

Le procès Mamodtaky a démarré à Créteil

Troisieme passage devant les assises pour un detenu franco-malgache, un " Karane", dont le proces doit durer trois semaines.

« Je m’en remets à vous… » Mamod Abbasse Mamodtaky a clôturé par ces mots son adresse à la cour, lundi 4 fevrier, lors de la première journée de son procès d’appel devant les assises de Créteil.

Devant les magistrats et les jures (dont 7 femmes) sont disposés les 30 tomes de l’accusation et un carton défoncé contenant des pièces à conviction. A gauche, les parties civiles dont la principale victime, Anita Remtoula, cinq avocats dont Me Boniface et Me Baloup ; à droite, la défense assurée par Mes Briot, Dreyfuss-Schmidt et Dupond-Moretti.

Le président Jean-Paul Albert a passé la moitié de cette journée à donner lecture de son rapport. Un rapport qui résume les faits poursuivis et les péripéties de la procédure ouverte depuis le 22 avril 2001. Ce jour-la, deux ou trois individus armés de pistolets et d’une kalachnikov avaient ouvert le feu au domicile des Remtoula, dans la banlieue d’Antananarivo. On déplorait cinq morts et cinq blessés. Les trois principaux suspects ont été condamnés en décembre 2010 par la cour d’assises de Paris et seul M. Mamodtaky qui avait pris 22 ans de réclusion criminelle a fait appel. La famille Remtoula est celle de son ex-épouse. Car, si le dossier semble complexe, la violence conjugale semble en être le centre. Ainsi, le président Albert a-t-il consacré un long moment pour développer le « conflit conjugal » entre Anita Remtoula et Mamod Abasse Mamodtaky. Ils se sont mariés en avril 1994 alors qu’existent déjà des « oppositions familiales ». Mme est Ismaélienne ; M. est Koja. A cela s’ajoutent des différends de nature économique et financière, des séparations, des violences physiques et morales. Ainsi l’époux demandait à sa femme de participer à des ébats sexuels avec sa maîtresse ou des prostituées. Le président a encore évoqué une tentative de suicide, selon le mari, une tentative d’empoisonnement selon l’épouse… Il est même question d’un « avortement forcé »… Le couple aura tout de même un enfant, une fille autour de laquelle vont se nouer de nouvelles tensions, générant un sursaut de violences. S’ensuivront des épisodes judiciaires « dramatiques pour l’enfant », selon le président qui évoque même la corruption d’un magistrat malgache. La situation de violence va conduire l’épouse à déposer deux plaintes, l’une a Saint-Denis de la Réunion, l’autre a Antananarivo… « Ce conflit familial, économique et religieux et les rapports difficiles du couple entourent ce dossier. », conclut le président.

Le président est aussi revenu sur les circonstances de la tuerie, les témoignages actés durant l’instruction, les armes employées (un pistolet Makarov qui aurait appartenu a l’accusé), un pistolet automatique militaire (un MAC 50) et une kalachnikov). Il a encore évoqué l’implication de l’accusé dans un trafic avec les douanes, les victimes (leurs proches sont présents à l’audience, vêtus en blanc) avant d’en venir aux charges retenues contre Mamod Abasse Mamodtaky : assassinat, tentative d’assassinat, et menaces de mort.

Avant de clore cette première journée d’audience, le président a invité l’accusé à s’exprimer librement. Très calme et apparemment détendu, M. Mamodtaky a déclaré : «  Ca fait douze ans que je clame mon innocence. Aujourd’hui, je suis détenu dans un pays qui n’est pas le mien. Je suis loin de chez moi et de ceux que j’aime pour des faits que je n’ai pas commis. La peine que j’ai eue en première instance est une peine d’élimination. Je ne sais plus ou j’en suis et je prends des médicaments pour le supporter. J’ai envie de faire confiance en cette cour pour que ce dossier soit vu de manière impartiale et objective. »

Ce mardi, le procès se poursuit avec l’audition de deux policiers enquêteurs et si le temps le permet, par l’enquête de personnalité de l’accusé.

FXG, à Créteil

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