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17 janvier 2013 4 17 /01 /janvier /2013 08:38

L’Outre-mer dans le nouvel organigramme de l’UMP

Le président de l’UMP, Jean-François Copé, a présenté mardi la nouvelle équipe dirigeante du parti. Les postes ont été répartis entre copéistes et fillonistes. Mais pour l’instant, il ne s’agit que de l’exécutif du parti qui a été nommé avec le bureau et les délégués généraux. Si parmi eux, on ne compte aucun ultramarin, il faudra néanmoins attendre quelques semaines avant que la totalité du nouvel organigramme de l’UMP ne soit connu. La nomination des secrétaires nationaux, des conseillers politiques pourrait ainsi intervenir d’ici le mois de février. Le poste de secrétaire national à l’Outre-mer occupé successivement par Michel Diefenbacher, Marie-Luce Penchard et Eric Raoult n’a pas, à proprement parler, de favori pour l’heure. L’UMP n’a plus beaucoup de parlementaires ultramarins. Ils sont deux sénateurs en Nouvelle-Calédonie, Hilarion Vendegou et Pierre Frogier. Ce dernier vient rarement siéger... En Polynésie, Gaston Flosse (tout juste condamné à 5 ans de détention ferme) n’appartient plus à aucun groupe politique de la haute assemblée. A la Réunion, ils sont deux : Jacqueline Farreyrol et Michel Fontaine. Ce dernier, s’il est président de la fédération UMP de la Réunion, a deux handicaps : c’est un président trop discret et il a été condamné en juin dernier pour favoritisme…Quant à Didier Robert, un des deux seuls présidents de Région à droite, on ne sait plus dire s’il est encore à l’UMP… A Mayotte, un sénateur est UMP, c’est le maire UMP de Mamoudzou, Abdourahamane Soilihi. Il est peu connu. Du côté des Antilles, Bruno Magras (Saint-Barthélemy) et Louis-Constant Fleming (Saint-Martin), s’intéressent davantage à leurs collectivités qu’à l’UMP au niveau national. Qui plus est, ce dernier est fâché avec le seul député UMP d’outre-mer, Daniel Gibbs, élu de Saint-Martin, lui aussi extrêmement discret. La nouvelle équipe dirigeante ira-t-elle chercher son secrétaire national chez les anciens ministres de l’Outre-mer ? Ces derniers seront-ils intéressés ? Baroin vise mieux. Mariton et Estrosi sont déjà dans le nouvel organigramme, Jégo est parti à l’UDI. Restent Dominique Perben et Marie-Luce Penchard qui connaissent le job. Le premier a souvent fait office de spécialiste et laz seconde, bien décidée à se battre contre Victorin Lurel, pourrait trouver là une estrade qui lui donnerait de la visibilité. C’est une filloniste et si la règle des binômes copéistes/fillonistes s’applique aux secrétariats nationaux, il faudra lui trouver un pendant. La Réunionnaise Samia Badat, proche de Copé pendant la présidentielle, semble ne plus briguer de poste officiel tant qu’elle exerce une fonction au sein de la FEDOM. Nathalie Fanfant, Martiniquaise de Paris, jusque là en charge du secrétariat national à la lutte contre les discriminations, pourrait être tentée (elle a brigué un temps la délégation interministérielle à l’égalité des chances des Français d’Outre-mer, affronté George Pau-Langevin aux législatives et elle a de l’ambition). On peut aussi chercher du côté des anciens parlementaires comme Gaël Yano, (Nouvelle-Calédonie), ancien secrétaire national aux politiques outre-mer, ou René-Paul Victoria, premier président de l’UMP à la Réunion. Il a toutefois participé, comme Didier Robert ou Michel Fontaine à y saborder le parti avec la création d’Objectif Réunion en 2008… Mais avant de se perdre en conjecture, une source interne à l’UMP glissait hier encore : « Il n’est pas dit qu’il y ait un secrétaire national à l’Outre-mer… » Si Jean-François Copé a raison de croire possible une vague bleue aux municipales de 2014, pas sûr qu’elle touche déjà les Outre-mer.

FXG, à Paris

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17 janvier 2013 4 17 /01 /janvier /2013 07:45

Le Nouvel Obs fait son enquête sur « la banque des békés »

Enquete-bekes-Nouvel-obs.jpgDans son édition datée du 17 au 24 janvier, l’hebdomadaire Le Nouvel Obs publie sur cinq pages une enquête consacrée au procès de la faillite du Crédit Martiniquais qui s’est joué en novembre à Fort-de-France. L’auteur, Marie-France Etchegoin, a l’idée de reprendre les grands moments de cette aventure juridico-bancaire pour raconter, à travers cette institution financière, les grandes pages de l’histoire des békés. Le Crédit Martiniquais, né en 1922, héritier du crédit foncier colonial que les anciens esclavagistes auraient monté avec l’argent du dédommagement de l’abolition…

On pouvait craindre, comme dans le film de Romain Bolzinger, Les derniers maîtres de la Martinique (Tac productions), une tendance à forcer le trait, à ne chercher que ce qu’on veut bien trouver… L’écueil est évité et l’article en dit bien plus long sur la Martinique que ce qu’il ne pourrait exciter de fantasmes autour du béké et de son arrogance supposée de paysan mâtiné d’aristocrate. Pour autant, rien n’est tu de la réalité que représentent ces descendants de colon. Aucun des « grands békés » n’échappe à son investigation jusqu’à Bernard Hayot qui lui refusant une interview, comme d’habitude, lui lâche : « « Je préfère ne pas vous répondre. De toute façon, vous écrirez du mal de moi… »L’affaire du Crédit martiniquais est scandaleuse et elle s’achève en eau de boudin, avec une réquisition de relaxe contre l’un des principaux prévenus, Charles Rimbaud. Elle dresse de ce « moyen béké » un portrait truculent de simple producteur de banane… Les Antillais n’apprendront pas beaucoup en lisant cet article qu’ils ne savent déjà ou que leur apprendra Garsin Malsa, Roger de Jaham ou le Dr Sobeski.

La vraie surprise ne vient pas là où on l’attend. Elle vient des confidences que le ministre des Outre-mer fait à la journaliste quand il lui dit être le premier à tenter une « révolution » depuis « l’abolition de l’esclavage » avec sa loi vie chère : « Peu importe, écrit Marie-France Etchegoin, la grogne des « lobbies ». Ou les promesses d’Eric de Lucy, le bras droit de Bernard Hayot, qui a fait le siège de son bureau en lui expliquant : « Pas besoin d’une loi, on peuts’arranger nous-mêmes, à l’amiable, pour faire baisser les prix de 15%. » Peu importe, jure encore Lurel, les menaces voilées (« attention de ne pas terminer comme Jégo… »), le chantage à l’emploi ou les « textos types » envoyés par certains entrepreneurs des Antilles pour expliquer les dangers du nouveau dispositif. « Sans doute, cela ne fait-il que commencer, confie l’ex-président du conseil régional de la Guadeloupe. Je ne connais pas encore ma douleur. Je m’attaque à des gens qui remportent toutes les victoires depuis des siècles… »

Au-delà des hommes, la Martinique (comme la Guadeloupe) n’est pas simplement prisonnière de la puissance béké, mais d’un système économique, héritier du XVIIIe siècle, comme l’esclavage, celui de l’économie de comptoir où même les Noirs, fussent-ils mulâtres, ont aussi prospéré. Même si les affaires du Crédit Martiniquais ont bien profité aux békés. La preuve, c’est que le fonds de garantie bancaire négocie avec les anciens actionnaires, devant le tribunal de grande instance de Paris, le remboursement des frais engagés il y a quelque 10 ans pour éviter la faillite de la banque des békés.

FXG, à Paris

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16 janvier 2013 3 16 /01 /janvier /2013 11:40

Cuvillier et Lurel actent 3,5 millions d’euros pour la pêche

Le protocole de fin de grève des marins pêcheurs a donné lieu à une longue rencontre à Paris, hier soir.

Malgré la sortie tonitruante des deux députés du MIM, les représentants des pêcheurs sont satisfaits.

table-cote-ministres.jpgQuatre heures de discussion, un clash et, au final, des pêcheurs à peu près satisfaits. C’est le bilan que l’on a pu faire hier soir à l’issue de la rencontre organisée entre les ministres Lurel (Outre-mer) et Cuvillier (Pêche) et les représentants des professionnels martiniquais de la pêche (Olivier Marie-Reine, Elie Eustache-Rools et Marie Ademar accompagnés du président du comité national des pêches, Gérard Romiti). Il s’agissait de préparer la mise en œuvre de l’accord de fin de conflit signé le 31 décembre à Fort-de-France à l’issue de la grève des marins pêcheurs qui a bloqué quelque temps le port. Vis-à-vis de cette crise, il s’agissait pour le gouvernement d’apporter d’abord des réponses ponctuelles d’accompagnement très attendues des pêcheurs. Si l’enjeu tournait autour d’une aide de 3.5 millions d’euros (2 pour l’Etat, 750 000 euros pour chacune des deux collectivités), l’attente des professionnels étaient aussi d’avoir une perspective avec une politique structurée. « Le protocole est confirmé dans son application », s’est satisfait Serge Létchimy à l’issue de la rencontre. Trois points ont été actés : l’aide sociale d’urgence (3,5 millions d’euros) avec des modalités de versement qui seront affinées sur le plan local ; l’accompagnement de l’Etat pour l’échelonnement des dettes sociales et fiscales (qui nécessitera toutefois un aval européen) ; et enfin le travail du gouvernement pour que l’Europe admette la nécessité de la remotorisation des bateaux ainsi que l’aide à l’installation pour les jeunes. Olivier Marie-Reine, président du comité régional des pêches) s’est dit heureux de « l’engagement fort de l’Etat sur les aides d’urgence et la structuration de la filière pour demain ».

Contre-expertise de la production

Table-cote-Martinique.jpgAutre point positif pour les professionnels, la contre-expertise de la production promise par le ministre des pêches : « Quand on sait comment les prochains fonds européens seront calculés, a indiqué Olivier Marie-Reine, il est fondamental que nous ayons des chiffres de production qui calquent avec la réalité. » La réalité de la production, selon la profession, tourne davantage autour de 8 à 10 000 tonnes que des 1400 tonnes annoncés par l’IFREMER. « On a bien noté, a indiqué David Zobda du Conseil général, l’engagement des deux ministres à la construction d’un programme et d’un plan pêche et, pour prendre en compte la profession dans son avenir, les choses sont sur de bons rails. » D’autres réunions devraient suivre en Martinique ou à Paris où d’autres ministères et l’Europe auront aussi leur mot à dire. « Le travail ne fait que commencer », a déclaré optimiste Marie Adémar, présidente du syndicat indépendant des marins pêcheurs de Martinique (SIMPM).

FXG, à Paris

 


Le clash

Bertrand-Cambusi-Me-Germany-Karl-Larcher.jpgAu bout de cinq minutes, Alfred Marie-Jeanne a quitté la table de réunion, s’exclamant : « C’est une mascarade ! » Il sera suivi vingt minutes plus tard par Jean-Philippe Nilor. La raison de cette sortie des deux députés du MIM, c’est la présence, devant l’entrée du ministère des Outre-mer, dans le froid et sous la neige tombante, de Karl Larcher, aquaculteur, 3e vice-président du Comité régional des pêches et membre du syndicat des artisans pêcheurs et des éleveurs marins (SAPEM), Georges-Emmanuel Germany, porte-parole du MODEMAS et avocat des syndicats et associations écologistes martiniquaises auteures de la plainte pénale contre X suite à la pollution au chlordécone, et Bertrand Cambusy, marin-pêcheur, secrétaire général de la CSTM, membre du MODEMAS-Ecologie, administrateur du comité régional des pêches. « Ceux qui ont participé à la résolution du problème et qui ont signé le protocole de fin de grève sont laissés sur le trottoir », a regretté Alfred Marie-Jeanne avant de quitter la rue Oudinot. Georges-Emmanuel Germany n’a pas hésité à mettre en cause le député Létchimy : « Il m’avait agressé lors d’une réunion au début du conflit, estimant que je n’avais pas ma place aux côtés de M. Cambusi, alors qu’il était assigné en justice et qu’il était l’un des négociateurs. M. Létchimy a toujours voulu paraître celui qui règle le conflit en apportant des solutions. En même temps, il a toujours eu une attitude un peu ambivalente, marchant dans les pas du préfet… Cette fois, l’attitude de Létchimy et Lurel qui consiste à exclure ceux qui étaient les négociateurs et les rédacteurs de la plateforme de  revendication et du protocole de résolution du conflit, vise à dire qu’il y a eu des problèmes en Martinique et qu’on y a porté des réponses à Paris. Or, ces réponses ne pourront être vraiment satisfaisantes que si on entend les pêcheurs qui sont dehors. Le ministre de la pêche est là, au chaud, en train de faire son show médiatique et puis, dehors, il y a des marins pêcheurs et leur avocat. »

Ces accusations ont été battues en brèche par le ministère des Outre-mer qui assure que les personnes « nominativement invitées » étaient présentes à cette réunion. « Ceux qui sont à l’extérieur, a précisé un membre du cabinet ministériel, ne sont pas signataires ou ne sont pas les représentants désignés par leur organisation. » Le même conseiller a assuré qu’à plusieurs reprises, MM. Larcher, Germany et Cambusi ont été invités à se mettre à l’abri du froid à l’accueil du ministère.

Olivier-Marie-Reine.jpgSerge Létchimy n’a pas voulu entrer dans cette polémique, s’abritant derrière l’organisation du protocole par les deux ministères hôtes même s’il a trouvé « regrettable ce genre de situation ». Quant à Olivier Marie-Reine, président du comité des pêches et par ailleurs président du SAPEM, sa réponse avait une autre tonalité : « Il est impardonnable qu’on ait ces divisions en France. C’est une mauvaise image. Les gens qui sont entrés appartenaient à une délégation et étaient connus d’avance. C’est en amont qu’on règle ces questions. C’est le travail du syndicat, le mien. Mais j’étais là en tant que président du comité régional. » Au final, Olivier Marie-Reine regrette le départ des deux parlementaires du MIM : « Même s’ils soutenaient ceux qui n’ont pu rentrer, on avait besoin d’eux. »

 


Trois questions à Frédéric Cuvillier, ministre des Pêches

Cuvillier-ministre-peche.jpg« Ces dispositifs de crise doivent ne pas être qualifiés d’aides publique »

Quelles sont les principales mesures que vous avez pu annoncer ?

Nous sommes dans la co-décision, c’est-à-dire que le conseil des ministres décide avec le Parlement européen qui est saisi du texte de l’accord que nous avons signé. Les acquis auprès de l’Europe sont majeurs : la reconnaissance de la Martinique comme région ultrapériphérique de l’Europe avec une zone d’exclusion de 10 milles nautiques, la reconnaissance des conseils consultatifs régionaux. A chacune des réunions des conseils des ministres de l’Europe, les outre-mer ont été défendus et nous avons obtenu, dans le cadre du futur FEAMP 2014 (fonds européen pour les affaires maritimes et la pêche doté de 6,5 milliards d’euros), la reconnaissance que les Outre-mer pourront bénéficier des dispositifs qui sont en train de se mettre en place. J’aurai l’occasion d’évoquer avec la commissaire européenne de la pêche, María Damanáki, cette pollution à la chlordécone qui est durable et qui nécessite des dispositifs durables. Ces dispositifs de crise, tels que nous essayons de les co-construire, doivent ne pas être qualifiés d’aides publiques entrant dans le cadre de l’euro-incompatibilité.

Les pêcheurs ont demandé votre soutien au plan de rachat des canots pour la reconversion…

C’est le FEAMP qui permettra à partir de 2014 de pouvoir discuter avec l’Europe des plans de sortie de pêche, de remotorisation et puis de travailler scientifiquement sur l’évaluation des biomasses qui nous permettra d’établir les capacités de pêche.

Qu’en a-t-il été de la réalité de la production par rapport aux chiffres contestés de l’IFREMER (1.400 tonnes contre 10 000 selon la profession) ?

Ca a été un des objets de la discussion. J’ai rappelé que la France n’est jamais aussi forte pour défendre sa pêche lorsqu’elle a une base scientifique avérée. Le décalage est extrêmement fort. Nous devons obtenir une contre-expertise pour analyser d’où provient cette disproportion. Le socle scientifique est une chance et les pêcheurs l’estiment eux aussi important. A partir d’avis scientifiques partagés, nous pourrons avoir des démarches convergentes.

Propos recueillis par FXG

 

 

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16 janvier 2013 3 16 /01 /janvier /2013 10:05

Victorin Lurel promet un Conseil représentatif pour 2013

lurel_3586.jpgA l’occasion de ses vœux aux associations, aux journalistes, aux élus et aux créateurs, lundi soir à Paris, le ministre des Outre-mer Victorin Lurel a pris la parole pour dire qu’il n’était pas temps de « tirer un bilan », mais que d’ores et déjà, le gouvernement comme son ministère avaient « un cap, un rythme et affichaient un volontarisme ». Il s’est rendu au moins une fois dans chacun des territoires et il se rendra très prochainement à Saint-Pierre et Miquelon, Saint-Martin et Saint-Barthélemy. Il s’est félicité des premières mesures prises comme la hausse de son budget, la loi de régulation des économies (bouclier qualité prix attendu le 1er mars, régulation des marchés de gros, du fret maritime et aérien, Internet à haut débit à venir…). Et il attend l’adoption des contrats de génération, la mise en œuvre de la banque publique d’investissement pour financer nos économies ultramarines… Il aura encore à s’occuper de la représentativité des syndicats ultramarins, de la cité des Outre-mer et de l’agence de promotion et de diffusion des cultures d’outre-mer, de « rendre à France Ô son identité outre-mer »… Trois axes marqueront cette année : Emploi et éducation, développement local et transition énergétique. Il s’est enfin livré à deux annonces, en citant Patrick Karam : la création d’un Conseil représentatif des Outre-mer (à l’instar du CRIJF et du CRAN) et une fédération des associations ultramarines. « Ils seront portés sur les fonts baptismaux pour défendre une vision civilisationnelle, culturelle et sociétale des Outre-mer. » Des applaudissements ont fusé… Pour autant 2013 ne sera pas facile avec la réforme du dispositif incitatif des investissements, c’est-à-dire la défisc « Elle est engagée avec le ministère de l’économie et des finances », a tenu à préciser le ministre.

FXG, à Paris


Ils étaient là entre nombreux autres...karam-et-Gomez_3611.jpg

Philippe Gomez, député UDI de Nouvelle-Calédonie, et Patrick Karam, conseiller régional UMP d'Ile de Francelynscha_3633.jpg

Lynnshasophie-Elizeon_3606.jpg

Sophie ElizéonLurel-et-vergez_3641.jpg

Le ministre et Françoise VergezLurel-MJAllie-Germain-copie-1.jpg

Marijosée Alie, Greg Germain et Victorin Lureltoni-chasseur_3616.jpg

Tony Chasseurvizy-Romana_3614.jpg

Marc vizy et Serge Romana

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16 janvier 2013 3 16 /01 /janvier /2013 08:39

France Ô, identité et vieilles cassettes

Lurel-MJAllie.jpgAux vœux de Victorin Lurel, lundi 15 janvier, quoique invités, les dirigeants de France Ô, Claude Esclatine et Gilles Camouilly, ne sont pas venus. Ils n’ont pu ainsi entendre le ministre des Outre-mer annoncer que leur chaîne renouerait en 2013 avec « son identité outre-mer ». En revanche, Luc Laventure (France Ô), Robert Moy (France Ô) et Marie-Josée Alie (France TV), accompagnés de Michel Reinette (France 3) étaient là pour entendre cette décision du ministre. Depuis quelques semaines, ces mêmes professionnels se réunissent, selon des indiscrétions internes à la chaîne, de temps en temps à Malakoff, siège de France Ô, pour évoquer ce retour aux fondamentaux. Un retour qui trouve un écho technique avec le Média Aset Management (un serveur numérique) tombé en rade et qui a fait dire au rédacteur en chef de l’agence internationale de télévision (AITV, agence interne à France Ô), Dominique Fossé : « Retour aux bonnes vieilles cassettes ! » Comme au bon vieux temps de RFO !

FXG

PS : La direction de la communication de France Ô nous prie d'indiquer que "aucun membre du comité de direction de FranceÔ/Outre-mer 1ère n'a reçu d'invitation pour la cérémonie des voeux à la presse de victorin Lurel". La direction de la communication du ministre persiste a dire que les dirigeants de France O ont ete invites> Il doit y avoir des problemes de mails.

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16 janvier 2013 3 16 /01 /janvier /2013 08:24

Une martiniquaise chargée des Ultramarins à la ville de Paris

danielle Apocale mairie ParisAprès le départ de Jean-Claude Cadenet à la tête de la délégation générale à l’Outre-mer de la ville de Paris (il avait remplacé George Pau-Langevin en 2007), Bertrand Delanoë a nommé son successeur le 11 janvier dernier. Il s’agit de Danielle Apocale, une Martiniquaise. Entrée à la Ville de Paris en 2002, Danielle Apocale a été chef de projet Politique de la Ville à la délégation à la Politique de la Ville et à l'Intégration, puis directrice de la Maison des Associations du 11e arrondissement à la direction des Usagers des Citoyens et des Territoires. Elle occupait dernièrement le poste de responsable de la Maison des Entreprises et de l'Emploi du 10e arrondissement à la direction du Développement Economique, de l'Emploi et de l'Enseignement Supérieur.

La Délégation générale à l’Outre-mer dont elle a désormais la charge, est rattachée aux services administratifs du cabinet du maire. Elle a pour mission de garantir un égal accès des Parisiens originaires d’outre-mer aux différents services de la ville de Paris et de soutenir les manifestations culturelles (dont le Carnaval tropical ou encore les TAAC).

La DGOM supervise aussi l’action du centre municipal d'accueil et d'information DOM-TOM (CMAI), service chargé de faciliter les démarches administratives des natifs ou originaires de l'outre-mer et de favoriser leur insertion professionnelle et sociale dans la capitale.

FXG, à Paris

 

 

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14 janvier 2013 1 14 /01 /janvier /2013 07:57

Deux cérémonies succèderont à la 6e édition des Trophées des arts afro-caribéens

Après un an d’absence, les Trophées de arts afro-caribéens (TAAC) reviennent en mai au Théâtre de Chaillot.

Ils seront devancés de quelques jours par le Gala officiel des talents d’Afrique, Caraïbe et Océanie (GOTA) au Théâtre du Châtelet et sur France Télévisions.

equipe-des-TAAC.jpgOn attendait la 7e édition des TAAC en septembre 2012 au Théâtre parisien du Châtelet, il n’en a rien été. Et comme par magie, pour compenser cette défaillance en 2012, deux cérémonies s’y substitueront en 2013. L’une, officiellement dénommée les TAAC, aura lieu le mercredi 8 mai au théâtre national de Chaillot. L’autre dénommée le GOTA aura lieu peu avant au Théâtre du Châtelet. Elles ne sont pas réellement concurrentes, sinon qu’elles sont toutes les deux le fruit d’une scission au sein de l’ancienne équipe des TAAC. A l’origine en 2006, il y a d’abord eu les Césaire de la musique, puis les TAAC en raison du refus des ayant-droits d’Aimé Césaire de céder l’usage de leur nom. Le créateur de l’événement est le Martiniquais Franck Anretar ; il travaille alors avec un délégué général, producteur de spectacle, le Guadeloupéen Joseph Dunoyer. Très vite, c’est le succès. La ville de Paris devient partenaire ; France Ô et France 2 diffusent année après année les cérémonies de remise des prix qui récompensent des artistes issus de l’Afrique, des Caraïbes et de l’océan Indien. En 2012 Franck Anretar et Joseph Dunoyer ne s’entendent plus. « On avait chacun envie d’autre chose », explique Joseph Dunoyer qui lance son GOTA tout en conservant les partenariats de la ville de Paris avec le théâtre du Châtelet et celui de France Télévisions. Il fait évoluer le concept en ouvrant son palmarès aux jeunes talents, avec le réseau Outre-mer Network de Daniel Hierso, et en créant des catégories de nomination plus géographiques (meilleur artiste caribéen, meilleur artiste africain, meilleur artiste de l’océan Indien…). Interrogé sur ce split, Frank Anretar est resté laconique : « On fait des émules… Que la graine qu’on a plantée soit reprise par un bon ou un mauvais nous échappe… »

Une troisième cérémonie le 14 mai

Franck-Anretar-Roger-Anglo.jpgFranck Anretar considère l’interruption de 2012 comme un temps pris « pour réorienter la cérémonie ». Il a fait appel à une association, l’Union nationale des Outre-mer que préside Roger Anglo, Martiniquais lui aussi. Son association a été créée en août 2005 à l’instigation de l’ancien ministre de Jacques Chirac, le Guyanais Léon Bertrand, comme une alternative au Collectifdom. Frank Anretar et Roger Anglo (photo) ont présenté, mercredi 9 janvier à Chaillot, leur nouvelle équipe composée de bénévoles rassemblés autour de l’UNOM. « Nous sommes entourés de professionnels, de prestataires et de partenaires convaincants et honorables. » En revanche, il a admis avoir des « problèmes financiers ». La soirée des TAAC est estimée selon Franck Anretar à 1 million d’euros et il n’a pas dévoilé de quel budget il disposait effectivement à cinq mois de l’événement : « On a placé la barre haut et on va lever des fonds. » Côté média, ils sont en discussion « avec de grandes chaînes nationales mais nous n’avons pas encore d’accord ferme et définitif ». En revanche, promet le porte-parole Mathieu Wence, « la cérémonie sera diffusée dans de nombreux pays d’Afrique subsaharienne ». Mais d’une seule voix, Franck Anretar, Roger Anglo et Mathieu Wence assurent viser l’excellence et « faire mieux que les autres ». Les TAAC devraient prendre une orientation nouvelle « qui ne vise pas le même public » et qui promet une présence africaine relevée. Les TAAC récompenseront, en sus des meilleurs (artiste, groupe, clip, révélation, album, personnalité, roman, essai, fiction et documentaire), la personnalité sportive de l’année. C’est à Samuel Eto’o qu’il reviendra de présider ce nouveau jury.

La cérémonie du GOTA début mai et celle des TAAC, le 8, seront suivies d’une autre, sensiblement du même genre, les Trace music award, le 14 mai.

FXG, à Paris

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12 janvier 2013 6 12 /01 /janvier /2013 06:40

claude-ribbe_3703.jpgAffaire Bedos

Claude Ribbe, écrivain, pamphlétaire et volontiers polémiste, est d'origine guadeloupéenne par son père. Il a choisi de s'exprimer sur ce qu'il convient d'appeler l'affaire Nicolas Bedos sur son blog www.claude-ribbe.com

Nous reproduisons ici sa chronique

Sanctionner le racisme décomplexé de Nicolas Bedos, ce serait déjà une réparation

Nicolas Bedos, qui se dit humoriste, tient une chronique régulière hébergée sous le titre Le journal mythomane par le site Marianne.À la fin de l’automne 2012, il se rend en vacances à la Guadeloupe et s’inspire de ce séjour pour écrire deux billets qui sont publiés les 9 et 18 décembre, sous le titre Indolence insulaire et Un voyage en Chirac.
Je ne connais pas Nicolas Bedos et ne je ne m’intéresse pas à ce qu’il fait. Tout ce que j’aurais pu dire de lui avant cette histoire, c’est qu’il était certainement le fils de Guy Bedos, dont je n’ai pu éviter, comme beaucoup de gens de ma génération, les pitreries sur les écrans noirs et blancs de l’ORTF. C’était dans les années soixante-dix. Guy Bedos et Sophie Daumier dansaient le slow et pensaient tout haut. C’était assez drôle. Bedos jouait sur son accent pied-noir. Daumier tenait le rôle d’une blondinette vulgaire. Par la suite, me sont parvenus les échos de prises de positions plutôt courageuses et intelligentes de Guy Bedos. Mais l’intelligence, le courage et l’humour ne sont pas des vertus héréditaires. Plusieurs lecteurs m’ont signalé que deux billets de Bedos fils, présentés comme humoristiques, contenaient en réalité des propos insultants et véhiculaient les pires préjugés racistes.
On m’a demandé de prendre la parole, au nom de ceux qui ne pourraient le faire. Et j’avoue que, lassé d’employer mon temps à fustiger la bêtise – vaste programme !- j’ai d’abord hésité.
J’ai donc pris la peine de lire. Et ce qui m’a frappé, c’est la trivialité et la lourdeur des textes de ce Bedos-là, qui pourtant ont une prétention littéraire. De toute évidence, ils sont travaillés. Le problème c’est que cela se voit et que cette prose aigre, assez médiocre - il faut le dire - sent la sueur.
Dans le premier billet, Bedos se moque de touristes normands égarés sur une plage. Il prend comme cible «une commère aux hanches guadeloupéennes mais à la face carbonisée par un soleil anti-blanc».
La présence de touristes normands avec leurs enfants sur une plage de Guadeloupe est bien improbable en dehors des vacances scolaires. D’autant plus que le père est au chômage. On peut penser que les personnages de la « truie en tongs » et de son « marcassin » de fils qui porte un prénom de feuilleton américain sont inventés. J’imagine plutôt Bedos sur la grève privée de l’hôtel de la Vieille Tour, se prélassant parmi les hôtesses d’Air France.
Pourquoi des «hanches guadeloupéennes» ? Le texte laisse penser que l’obésité serait l’une de caractéristiques des Guadeloupéens.
Apparaît ensuite le personnage de Gilles. C'est un «génie» parce qu’il manie habilement la langue française. Sur ce point, Bedos se sent qualifié et, même s’il se surveille, il a beaucoup de mal à réfréner ce qu’il faut bien appeler son paternalisme colonial. Bedos serait l’intellectuel de référence ayant accès au monde des éditeurs parisiens. Ne vient-il pas fêter un succès littéraire ?
Gilles, lui, est présenté comme un «guide». Nous sommes bien dans la brousse.
Et c’est à ce moment là que le mot est lâché. Gilles est le « merveilleux produit de l’indolence insulaire ».
 On comprend dès lors l’obésité, les « hanches guadeloupéennes ». Les Guadeloupéens sont indolents, nonchalants, paresseux.
Gilles aussi est indolent, comme les autres, comme moi sans doute. Son habileté syntaxique, il ne veut rien en faire. Il n’écrira pas de romans. « Il tape sur les bambous et ça lui va bien. » fredonnerait Philippe Lavil, le chantre des békés.
Je repense à l’eau de toilette du sketch de Guy Bedos. « Drôlement incommodante ! » soupirait Sophie Daumier. L’eau de toilette du fils Bedos, tout aussi incommodante, c’est celle de Jean-Paul Guerlain. Ce dernier, lui aussi, ironisait publiquement sur l’indolence des «noirs».
Au moment de terminer son billet, Bedos est frustré. Comme il s’est surveillé, il n’a pas dit l’essentiel : la couleur de peau de Gilles. Car toute la page tourne autour de cela. Le soleil de la Guadeloupe est anti-blanc. Les Guadeloupéens, eux, peuvent s’exposer sans risque. Leur peau est différente. Ils sont bien à leur place sur cette île à ne rien faire.
« Enculé de nègre ! » explose alors Bedos.
L’humoriste, qui  prône pourtant le mariage pour tous, semble oublier que c’est là un terme de mépris tendant à stigmatiser les homosexuels.
Bedos traite-il son « guide » d’ « enculé de nègre » pour exprimer son admiration ? C’est ce qu’il dira certainement pour se défendre.
En réalité, la formule est gratuite. Et elle est injurieuse. Bedos méprise les « nègres » et particulièrement les nègres Guadeloupéens. Ce sont des « enculés » et des paresseux. Ils ont bien de la chance d’être des « assistés » et de vivre du tourisme.
Bedos, dans ce texte, régurgite les pires clichés esclavagistes.
 Le mythe de l’indolence des nègres remonte au XVIIIe siècle. Il est associé à la croyance que les Africains seraient insensibles à la douleur (le sens étymologique du mot indolence).  Pour les faire travailler, il fallait les frapper d’une manière particulièrement violente. S’ils ne criaient pas sous les coups de fouet qui leur entaillaient la chair, s’ils ne suppliaient pas quand on les amputait pour avoir tenté de résister,  ce n’était pas du fait de leur courage ni de leur dignité. Non, c’était parce qu’ils ne sentaient rien. Et s’il fallait ainsi les punir, c’était parce que la nature du « nègre » est d’être réfractaire au labeur autant qu’insensible à la douleur.
Et beaucoup d’esclaves, en effet - entre 1635 et 1794, date de la première abolition de l’esclavage, puis entre 1802, date du rétablissement, et 1848, date de l'abolition définitive - beaucoup d'esclaves ont été contraints à la sodomie par leur maître. Cela n’est jamais dit. On parle du viol des femmes, jamais de celui des hommes, stratégie d’humiliation couramment pratiquée dans les colonies, mais jamais révélée. Elle a pourtant laissé des traces dans l’inconscient collectif, au point que, de manière paradoxale, Louis-Georges Tin, président du CRAN par ailleurs autoproclamé porte-parole des homosexuels, ne manque pas une occasion de fustiger la prétendue homophobie de la «race noire» et des descendants d’esclaves qu’il prétend également représenter.
Le 9 janvier 2013, le tweet d’un émule de Bedos qui signe « Bibi Moldawhisky » résume bien ces fantasmes coloniaux refoulés qui réapparaissent dans le billet de l’humoriste : « Je me taperais bien Roselmack, même si  je n’aime pas les noirs.» Bedos, plus discret, s’est borné à indiquer que sa zone érogène, quand il s’agit de beau langage, serait en forme de clitoris. Au cas où l’on aurait eu le moindre doute sur ses intentions injurieuses et racistes, Nicolas Bedos a récidivé le 18 décembre. Après être revenu sur le « cul créole » et les « lourds nibards » d’une Martiniquaise qui font pendant aux « hanches guadeloupéennes » du précédent billet, il évoque à nouveau son séjour aux Antilles par la nostalgie des « plages d’autochtones oisifs » avant de se plaindre de son «odieux chauffeur de taxi chinois ». On aura reconnu le « niakoué » des films de Luc Besson.
Bien sûr, Guy Bedos est un humoriste. C’est du moins ce qu’il répète. Il faudrait donc accepter tout ce qu’il dit avec humour.
J’apprécie les humoristes quand ils me font rire. Mais quand ils me donnent envie de pleurer ou de vomir, il me semble que je ne suis pas en cause.
Une association a déposé plainte le 9 janvier 2013 pour injures racistes contre Nicolas Bedos. La réaction de l’intéressé est aggravante. Au lieu de s’excuser d’avoir blessé quelques millions de ses compatriotes, Bedos injurie de nouveau.
Les gens qui l’accusent sont forcément des « imbéciles », des demeurés qui « n’arrivent pas à comprendre » la finesse du fils de Guy Bedos. Et quand on est le fils de Guy Bedos, on est, par le droit du sang, au dessus de tout soupçon. Il serait temps au contraire de faire le procès de ces associations qui s’insurgent contre le racisme.
Cette réaction d’enfant gâté est consternante. Outre le fait qu’il ressemble beaucoup à son père physiquement, Nicolas Bedos a eu beaucoup de chance dans sa jeune vie. L’école bilingue, où se côtoient les fils et les « filles de » moyennant une redevance mensuelle qui  rivalise avec le salaire de beaucoup d’ « enculés de nègres », les portes des chaînes de télévision, des éditeurs et des grands théâtres parisiens ouvertes pour lui à deux battants des l’âge de dix-huit ans…
Les portes, quand on est un « enculé de nègre », ne s’ouvrent pas si facilement. On a juste le droit de se mettre devant, pour faire peur, avec une oreillette et un brassard.
Ce n’est pas un hasard si ce Nicolas est le fils d’un homme qui s’est illustré ans un film dont le titre était « Le pistonné ».
Mais le piston ne donne pas tous les droits.
La question n’est pas de savoir si notre «humoriste» est raciste ou pas. Ses deux billets le sont et ils sont indiscutablement injurieux. L’injure publique, surtout si elle et à caractère raciste, est punie par la loi.
Le problème n’est pas que l’association Collectifdom ait déposé une plainte, c’est que d’autres associations ne l’aient pas fait plus tôt.
Cette plainte est fondée et elle aboutira très certainement à la condamnation de Nicolas Bedos, qui est du reste un récidiviste de l’injure.
J’ai beaucoup de respect pour Guy Bedos, mais je n’aurai pas d’état d‘âme s’il faut aller témoigner à charge contre son fils.
On peut certainement rire de tout, et même du désespoir. Encore faut-il avoir du talent.
Se moquer de l’obésité des Guadeloupéennes, quand il a fallu légiférer pour que l’on cesse d’augmenter la teneur en sucre des produits laitiers destinés à l’outre mer n’est pas le propre d’un esprit pénétrant.
Évoquer publiquement « l’indolence et l’oisiveté » des Antillais en mettant clairement ces défauts en relation avec la couleur de peau des intéressés, ce n’est pas une opinion. C’est un délit.
Les circonstances sont d’autant plus graves si Nicolas Bedos revenait vraiment de la Guadeloupe. Doté d’un soupçon d’humanité, il n’aurait pas manqué de comprendre que si le taux de chômage y est beaucoup plus élevé qu’en France hexagonale, ce n’est pas du fait de l’indolence des Guadeloupéens.
S’il avait parlé aux jeunes de son âge, il aurait constaté que beaucoup d’entre eux, qui ont obtenu des diplômes (ce qui ne lui était pas nécessaire à lui pour réussir) ne trouvent pas d’emploi.
S’il  s’était efforcé de comprendre l’histoire de ces îles, il se serait aperçu que l’esclavage y a laissé des séquelles, dans les mentalités et dans la vie quotidienne. Si Nicolas Bedos n’avait pas été raciste, il aurait eu le cœur gros et il aurait sublimé cette peine en s’en prenant non pas aux victimes, comme il a eu la lâcheté de le faire, mais aux coupables.Au moment où une femme descendante d’esclaves, pour exprimer son découragement, assigne l’état français pour obtenir réparation au nom de ses ancêtres, les billets racistes de Nicolas Bedos ne sont pas les bienvenus.La liberté d’expression est un droit sacré. Mais que vaudrait-elle si le législateur n’avait prévu des garde-fous qui donnent à réfléchir à ceux qui, pour faire les intéressants, en abusent avec une telle légèreté ? Ce billet ne sera pas peut-être pas repris dans les médias où Bedos aura tout le loisir de s’exprimer et de m’insulter s’il le souhaite.
Il exprime néanmoins, j’en suis sûr, l’opinion de tous les «enculés de nègres», peut-être dépourvus d’esprit et d’humour, mais dont je suis fier d’être le porte-parole.
Autant il est contreproductif d’intenter des procès irrecevables, de gesticuler et d’attaquer les ministères sous prétexte de mémoire de l’esclavage, autant il est nécessaire que des associations fassent, quand c’est nécessaire, respecter la volonté générale.
L’esclavage, bien qu’aboli,  a laissé des séquelles. Le racisme en est la plus insupportable.
Et sanctionner le racisme, c’est déjà une réparation.
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11 janvier 2013 5 11 /01 /janvier /2013 08:07

 

Le Collectifdom « emmerde les comiques », selon Nicolas Bedos

Nicolas Bedos, à propos de la plainte du Collectifdom qui le vise pour injures raciales suite à ses chroniques de décembre dans Marianne, s’est exprimé sur France Info : « Il faut apprendre à lire un papier qui est exactement l'inverse de ce qu'ils ont compris. Ça me fait de la peine que des gens n'arrivent pas à comprendre le degré zéro du deuxième degré. » Selon l’humoriste, employer le terme « nègre le banalise pour mieux le dénoncer ». Et il retourne l’attaque contre les plaignants : « Il est temps, une bonne fois pour toute, que l'on fasse le procès de ces associations qui n'ont rien d'autre à foutre que d'emmerder  des comiques, des rigoleurs, des amuseurs et des petits Molières de supérette. »

La plainte déposée par le Collectifdom n’a, à ce jour, pas encore été traitée par le parquet de Paris.

FXG, à Paris

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11 janvier 2013 5 11 /01 /janvier /2013 07:58

Retour sur les Ultramarins décorés du 1er janvier

Liliane Francil, directrice de Guadeloupe 1ere, a été faite chevalier de la légion d’Honneur sur le contingent d’Aurélie Philipetti, ministre de la Culture, dans la promotion du 1er janvier, et Teddy Riner l’a été au titre du ministère des Sports. On a déjà souligné cette nomination comme celle de Barbara Jean-Elie de Trace au titre du ministère des Outre-mer. Ce dernier a promu Pierre Reinette, ancien directeur général des services du conseil général de Guadeloupe, au grade d’officier.

Jacques Bertholle, ancien directeur général adjoint des services du conseil régional de Guyane, a été fait chevalier comme Antoine Karam, directeur d'un institut de l'université des Antilles et de la Guyane, président honoraire du conseil régional de la Guyane, Josiane Gatibelza, vice-présidente honoraire de l'université des Antilles et de la Guyane, adjointe au maire de Pointe-à-Pitre, Toussine Bessard, née Maignan, ancien professeur de collège en Martinique, Dominique Laban, directeur de cabinet du président du conseil régional de Guadeloupe, Solange Le Blanc, présidente d'associations en faveur des personnes handicapées en Guadeloupe, José Pentoscrope, président d'une association en faveur des ultramarins dans l’Hexagone et président du prix Fetkann, et Monique Sulpice, praticienne hospitalière au centre hospitalier universitaire de Guadeloupe.

Marie-Renée Nelfise, responsable du département budget-finances au centre pénitentiaire de Baie-Mahault, a été nommée  chevalier par le ministère de la Justice.

Notons encore que François-David Cravenne, ancien conseiller presse de Christian Estrosi au ministère de l’Outre-mer, a aussi été distingué par la grande chancellerie.

Seuls deux Réunionnais sont honorés, le Dr Paugam et Jacqueline Pajaniandy, au titre de l’Education nationale. Deux Calédoniens, deux Mahorais et un Polynésien complètent la liste des Ultramarins nommés ou promus. 681 personnes ont été distinguées le 1er janvier.

Dans la promotion de l’ordre national du Mérite, on trouve la Guyanaise Lucie Décosse, promue officier après sa médaille d’or en judo à Londres.

Enfin, le Guadeloupéen Loïc Liber, caporal du génie, grièvement blessé le 15 mars 2012 par Mohamed Merah, a reçu la médaille militaire.

FXG, à Paris

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