Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

  • : le blog fxgpariscaraibe
  •   le blog fxgpariscaraibe
  • : Caraibes, Antilles, Réunion, Outre-mer, Paris... Le blog des infos du 6e DOM, des gens originaires d'outre-mer à Paris politique economie culture justice société
  • Contact

Recherche

9 novembre 2012 5 09 /11 /novembre /2012 10:08

Le Conseil d’Etat confirme la révocation du maire de Koungou à Mayotte

Ahmed Soufou, maire de Koungou (la 2e ville de Mayotte), a été révoqué de ses fonctions de maire le 13 janvier 2011 au motif que « ses agissements et sa mise en examen » pour infraction à la législation sur les étrangers (soupçons d’aide au séjour irrégulier, usage de faux et corruption) assortie d’une interdiction de séjour sur le territoire de sa commune ordonnée par le juge des libertés et de la détention depuis septembre 2010 « le privent de l’autorité morale nécessaire à ses fonctions de maire ». L’affaire a connu plusieurs épisodes à commencer par une question prioritaire de constitutionnalité rejetée le 13 janvier 2012 et a connu son épilogue le 7 novembre par la lecture de la décision du conseil d’Etat qui avait examiné le dossier le 8 octobre dernier. Au final, les juges administratifs ont écarté tous les arguments du maire et confirmé le décret de révocation signé du président de la République.

FXG (agence de presse GHM)

Repost 0
9 novembre 2012 5 09 /11 /novembre /2012 07:53

Interview Boris Cyrulnik

« La honte est un poison de l’âme »

Cyrulnik-Sauve-toi.jpgLe psychiatre, neurologue, éthologue et écrivain, vient animer une conférence dont l’objet est « sortir collectivement d’une situation traumatique comme la rémanence de la traite et de l’esclavage ».

Comment faire passer cette problématique de la résilience quand on n’a pas vécu personnellement le drame de l’esclavage comme vous avez pu vivre, jeune enfant juif, la seconde guerre mondiale ?

Ce qui intéresse les Antillais, c’est la résilience comme modèle pour leur société. Plus précisément, comment les travaux sur la résilience peuvent servir à reprendre un nouveau développement après un immense fracas collectif et individuel comme celui de l’esclavage ? Il va s’agir dans un premier temps de donner une définition de la résilience parce que, même si le concept est bien entré dans la culture, il y a encore des contresens. Les gens voudront entendre une définition claire et connaître les critères du processus résiliant parce que ça permet de dire que l’on peut évaluer tous les stades du processus de résilience.

Dans votre dernier ouvrage, Sauve toi, la vie t’appelle (Odile Jacob), vous écrivez « le déni protecteur installe dans les âmes une bombe à retardement », c’est un peu ce qui s’est passe aux Antilles avec un silence autoentretenu pendant des années…

Le déni… C’est exactement ça. Le schéma pour réfléchir à la résilience, c’est avant, pendant et après. Avant : quelles ont été les empreintes que l’on a reçues ? Du temps de l’esclavage, les familles ont été empêchées ; il ne fallait pas qu’il y ait de famille car cela aurait voulu dire qu’il y avait une culture antillaise et l’esclavage aurait été plus difficile. J’ai lu des choses comme « si on supprime l’esclavage, le prix du sucre va augmenter »… Après l’esclavage, les Antillais, mais c’est vrai pour beaucoup de Sud ou de Nord-Américains, n’ont pas eu les empreintes précoces qui donnent la confiance en soi.

Vous parlez de « déchirure traumatique dans la mémoire insensée qui fige l’image passée et brouille la pensée »…

Comme le fracas de l’esclavage a empêché cette niche sensorielle précoce, le développement des enfants s’est fait brouillé, sans les catégories claires que sont « papa », « maman », la société, la religion. Et les Antillais doutent beaucoup d’eux-mêmes alors que d’autres peuples fracassés comme les Arméniens sont aussi passés par le déni et le silence mais ils ont structuré les familles. Leurs enfants, grâce à la structure familiale, ont pris confiance en eux.

Vous avez aussi écrit : « La volonté des Juifs de ne pas se singulariser a empêche la prise de conscience de la Shoah. » Peut-on appliquer ça aux descendants d’esclave et à la problématique de l’assimilationnisme de la République au XXe siècle ?

On les a empêchés de s’identifier, c’est la politique d’assimilation. Tous les pays qui ont pratiqué cette politique ont admis son échec, au Canada, en Australie, Aux Etats-Unis, en Israël… En voulant assimiler les Antillais, on leur a signifié qu’on ne voulait pas connaître leurs racines, leur culture, leur apport possible à la culture française. Cela a correspondu à une amputation de leurs racines, une amputation de la fierté de leurs origines. Cela a provoqué la honte des origines, donc des conflits intrafamiliaux, donc une souffrance familiale ou sociale. Maintenant, on sait que la seule politique défendable est l’intégration qui propose la fierté de ses origines, ce que commencent seulement à faire les Antillais.

Par rapport à l’approche que chacun a de son histoire, vous proposez une alternative : ruminer ou remanier…

Si on reste prisonnier du passé, c’est le syndrome psycho-traumatique avec la honte de son identité, de sa couleur. Et la honte est un poison de l’âme. C’est ainsi que tous les Amérindiens sont passés par un stade alcool, bagarre, prison. Depuis qu’ils vont à la recherche de leurs origines intentionnellement et culturellement, en quelques années, comme je l’ai vu à  Lima, l’image qu’ils se font d’eux-mêmes a été complètement métamorphosée.

Est-ce que la résilience doit être aux Noirs descendants d’esclaves ce que la repentance doit être aux Blancs descendants de maîtres ?

Je ne poserai pas le problème ainsi. Là, il y a un parallèle à faire entre les Juifs et les Allemands. Ou bien on est prisonnier du passé et l’on pose la question comme ça, mais on observe que les Juifs persécutés, comme les descendants d’esclaves avaient honte et pas les jeunes Allemands ni les descendants d’esclavagistes. La phrase que je propose est : « Quand un homme viole une femme, on ne met pas son fils en prison. »

Ni haine, ni pardon ?

Les esclavagistes ont été pris dans un système, une pensée psychosociale malade qui a fait leur fortune, celle des Nantais, des Portugais… Beaucoup de Chrétiens ont fondé leur fortune sur l’esclavage avec ce paradoxe difficile à comprendre que les esclaves avaient une âme et que les Chrétiens n’étaient pas gênés du tout de les priver de liberté et de les exploiter incroyablement.

Alors docteur, la société antillaise peut-elle avoir l’espoir de guérir de ce traumatisme ?

Si on parvient à déclencher un processus de résilience, du type intégration, c’est-à-dire la découverte de ses origines et l’explication de ce qui s’est passé, avec les fiertés, les marronnages, la nouvelle culture, et son apport aux autres, il n’y a ni haine, ni repentance à avoir. Il faut comprendre les mécanismes psychosociaux qui ont permis cet incroyable crime contre l’humanité. D’où la nécessite de la résilience, d’inventer une nouvelle culture. Avec la littérature, la philosophie, le théâtre, la poésie, les Antillais enclenchent déjà ce processus. Ensuite, ce sera par l’économie, le réel des fonctions sociales… Mais ce qui va déclencher la prise de conscience de la résilience, c’est un phénomène culturel.

Le malade n’est donc pas foutu ?!

(Rires…) Non ! Si on est prisonnier du passé, à ce moment-là, on est foutu. On réalise une prophétie auto-réalisatrice, c’est-à-dire qu’on crée, nous-mêmes, Antillais, ce qu’on craint. Alors que si on pense comme les Indiens Mochicas du Pérou, on découvre qu’on a des raisons de fierté, d’espérer. Il faut se mettre au travail. Ça ne va pas tomber du ciel. Les jeunes Allemands qui ne sont pas contents de ce qu’on fait leurs grands-parents font des études d’histoire, d’économie… Je les ai vus à Berlin dans les musées voir les photos d’anthropométrie qui leur disait qu’il y avait une hiérarchie entre les races alors que l’Allemagne était un pays des plus cultivés au monde avec la belle culture germanique. En France aussi, la culture était belle quand est venu le crime de l’esclavage. La littérature antillaise qui est extrêmement riche et belle est probablement l’annonce du début de ce processus. Et le processus culturel permet de poser le problème historique, économique, politique…

Propos recueillis par FXG (agence de presse GHM)

Samedi 10 novembre au campus de Schoelcher (Martinique) à partir de 9 heures

Inscription préalable : tcroles@gmail.com

Repost 0
9 novembre 2012 5 09 /11 /novembre /2012 07:35

XL Airways change d’actionnaire

La cession de XL Airways France par la banque islandaise Straumur au fonds américain BeachSide Capital est désormais réalisée, selon un communiqué émanant de X Air Aviation holding, émanation européenne du fonds américain BeachSide Capital (sur tourmag.com). XL Airways France rejoint donc XL Airways Germany dans X Air Aviation holding.  Dans ce même communiqué, Jean-Claude Wehrle, le directeur fusion et acquisitions Europe de BeachSide Capital souligne que 

Agence de presse GHM

Repost 0
9 novembre 2012 5 09 /11 /novembre /2012 07:21

L’assemblée nationale adopte le premier budget LurelVote-de-la-loi-de-finances-outre-mer-2012---Alfred-Jocksan-.jpg

« La bataille parlementaire n’est pas terminée… » Alors que le ministre des Outre-mer est parvenu, hier, à faire adopter son premier budget par tous les groupes politiques de l’Assemblée nationale avec l’abstention de l’UMP, il va lui rester à résister à l’offensive ouverte mardi en commission des finances. Le député socialiste de la Meurthe-et-Moselle, Christian Eckert, rapporteur général de la commission des finances, a fait adopter un amendement prévoyant la fin du maintien de la défiscalisation plafonnée à 18 000 € + 4 % des revenus dans un an ! Bien sûr, les 13 et 14 novembre, lors du vote de ces articles spécifiques en séance plénière, le ministre Lurel émettra un avis défavorable mais lui-même a employé le terme de « bataille ». « Il faudra que tous les parlementaires, notamment ceux des outre-mer, se mobilisent. » Victorin Lurel a demandé à se produite devant l’ensemble des parlementaires de la majorité qui le voudront bien pour « exposer le bien fondé de ces dispositifs de dépense fiscale tant qu’ils ne seront pas remplacés par des dispositifs tout aussi efficaces ». Lurel-micro-AN.jpgPour le reste, le débat qui a débuté mardi vers 23 heures pour s’achever mercredi vers 13 heures, n’a donné lieu à aucune anicroche. La plupart des parlementaires ultramarins étaient présents à l’exception du Guadeloupéen Ary Chalus (app. PRG) ou du Réunionnais Thierry Robert (UDI). Très peu d’amendements ont été déposés et tous ont été retirés par leur auteur, y compris celui de l’écologiste François-Michel Lambert. Il demandait une enveloppe de 9 millions pour lancer des études sur l’épandage aérien des bananiers et le financement d’études et de protocoles pour diminuer le taux de sucre dans les yaourts et sodas produits ou importés dans les Outre-mer en attendant la proposition de loi de la Guadeloupéenne Hélène Vainqueur.

Forts de 2 milliards environ sur une dépense globale de l’Etat en direction des outre-mer de 14 milliards, Victorin Lurel a obtenu le meilleur budget, en hausse de 5 %.

FXG (agence de presse GHM)


Le ministre en déplacement ce jeudi à la Réunion

lure.jpgVictorin se rend jeudi soir à la Réunion « parce que c’était prévu, parce qu’il faut aller dans les territoires pour porter la parole du gouvernement, l’action du gouvernement… » Victorin, à l’instar du président de la République qui s’est rendu hier à Chelles (77), a été invité pour y signer les premiers emplois d’avenir. Il sera à la fin du mois en Nouvelle-Calédonie et espère pouvoir aller très rapidement en Polynésie française. Des déplacements « pour faire le point sur les relations entre l’Etat et les différents territoires, régions et départements… c’est le rôle du ministre ». Pour autant, il ne se dispensera pas forcément de faire des annonces particulières : «  Ah ! On fera des annonces, mais faudra être sur place pour les entendre ! »


Réactions des parlementaires

 

Gabrielle Louis-Carabin, app. PS, Guadeloupe

 

Gabrielle-Louis-Carabin--Alfred-Jocksan.jpg« C’est normal que vote ce budget, j’ai défendu le candidat Hollande, j’ai soutenu Victorin Lurel aux régionales. Et tout naturellement, devenu ministre des Outre-mer, il nous présente un bon budget, un budget de rupture, le premier de cette nouvelle mandature, en hausse de 5 % et vous avez vu que le débat s’est passé dans la sérénité. Même l’opposition a indiqué qu’elle s’abstenait. Donc ils n’étaient pas contre le budget. Et ce que j’ai apprécié de M. Le ministre, c’est qu’il a su répondre à chaque parlementaire. Et au moment de la discussion des amendements, il a obtenu de ceux qui les avaient déposés qu’ils les retirent. Et après il a même oublié qu’il leur donnait un fonds de compensation pour certaines communes dans leurs régions. J’estime que travailler comme ça c’est bien, car il y a une écoute et un dialogue. »

Eric Jalton, PS, Guadeloupe

Eric-Jalton---Alfred-Jocksan.jpg« J’ai voté pour ce budget qui est en progression par rapport au budget précédent de l’ancien gouvernement. C’est un des rares budgets de l’Etat qui soit en augmentation. Alors, c’est dire l’attachement du président de la République et du Premier ministre à l’équité territoriale qui consiste à donner, même en temps de crise, davantage aux territoires, aux secteurs défavorisés qu’à ceux qui sont les mieux nantis. Ceci va dans le bon sens en faveur de notre jeunesse à travers les contrats d’avenir, de génération, à travers le SMA qui voit ses fonds abonder. C’est une aussi une perspective pour notre économie avec une banque locale d’investissement dans pratiquement chaque DOM, qui va accompagner les PME, PMI prioritairement dans leurs investissements, leur création d’emplois. C’est le maintien de la défiscalisation malgré l’attaque de Bercy et consorts. Lurel a gagné son arbitrage et c’est tant mieux. Le Premier ministre était de notre côté ! En attendant de trouver un autre moyen de financer l’accompagnement économique. Si on en trouve, on va sortir de la défiscalisation, mais faute de grives, on va manger des merles. J’aurais certainement aimé que ce budget soit plus important mais il faut tenir compte de la crise. On diminue les budgets un peu partout, celui-là a été légèrement en hausse de 5 %, on ne va pas crier au scandale. On espère que la conjoncture aidant, d’année en année, on pourra significativement augmenter ce budget vers davantage d’aides pour l’accompagnement de notre jeunesse, au-delà de ce qui est déjà fait… »


Serge Létchimy, app. PS, rapporteur pour avis, Martinique

Serge-Letchimy---Alfred-Jocksan.jpg« Je suis satisfait car il y a une augmentation sensible mais il faut rester très vigilant parce que la défiscalisation est un petit peu attaquée. Il faut réussir à rétablir les choses car elle est un moyen d’investissement important. Mais la grande question pour nous, c’est la mutation économique pour obtenir une croissance permettant de créer de l’activité et de l’emploi. Ce n’est pas seulement un raisonnement budgétaire, financier et comptable, c’est aussi permettre à ces pays de muter économiquement et profondément, avec des mutations énergétiques, économiques, fiscales qui permettent de sortir de cette espèce de dépendance. Hier, c’était de la consommation et de l’importation ; aujourd’hui, il faut que la solidarité de l’Etat s’exprime avec une forme de croissance acceptable. »

Azerot.jpgBruno Nestor Azérot, GDR, Martinique

« J’ai voté positivement en faveur de ce budget qui est en augmentation, il faut quand même le noter ! C’est un geste fort à l’endroit des outre-mer, c’est une parole du président François Hollande qui a été respectée d’autant plus que malgré la rareté des finances. Pour la mission outre-mer, c’est quand même 2 milliards 05, et pour l’ensemble des ministères, c’est 14 milliards. C’est considérable et même si un élu n’est jamais satisfait, il y a de quoi l’être. »

Jean-Philippe Nilor, GDR, Martinique

Nilor.jpg« C’est une adoption de bon sens. Nous avons pris acte que le budget est en hausse dans un contexte économique morose et d’effort budgétaire. C’est normal que les députés votent massivement ce budget. Et pourtant, j’ai énormément de réserves. Des problèmes demeurent, notamment tout ce qui attrait aux difficultés de la jeunesse, aux problèmes d’apprentissage, de formation professionnelle, d’insertion… Ce budget n’est pas la panacée ! On nous le présente comme le premier budget du changement, mais à ce rythme-là, je le dis haut et fort, il faudra encore beaucoup d’autres budgets du changement pour arriver à la rupture qui est salutaire et nécessaire dans nos territoires. Mais au-delà des aspects quantitatifs du budget, je répète que nous ne sommes pas des mendiants, ni que des consommateurs importateurs de solutions prévues par d’autres pour nous, mais nous sommes capables d’être des concepteurs, des producteurs, voire des exportateurs notamment en matière d’ingénierie sociale. Nous avons des expériences pilote qui sont menées, qui donnent des fruits, qui portent des résultats sur le terrain et qui ne demandent qu’à être étendues, y compris à la France, pourquoi pas. »

A-Marie-Jeanne.jpgAlfred Marie-Jeanne, GDR, Martinique

« J’ai fait une intervention critique même si je l’ai voté in fine. Il faut savoir que ce budget  repose sur deux choses : une soi-disant augmentation de 5 % et la défiscalisation. Mais tout le monde sait que la Cour des comptes a dénoncé en grande partie la défiscalisation et qu’elle est déjà condamnée ! Par conséquent, ce n’est même pas sûr que le budget avec ses 5 % d’augmentation puisse être exécuté à ce niveau d’ici une année. Alors même s’il y a deux exceptions, cela ne fait pas une politique exceptionnelle au regard des difficultés que nous connaissons. »

Dans notre précédente édition, nous avons attribué à tort à Alfred Marie-Jeanne, les fonctions de rapporteur pour avis du budget de la mission Outre-mer. En fait, la commission des lois de l’Assemblée nationale a confié au député martiniquais une mission d’enquête dans les DOM sur l’accès au droit et à la justice qui lui a « causé un peu de désagrément pour avoir les informations ».


Gabriel Serville, GDR, Guyane

Serville.jpg« J’ai voté en faveur de ce budget qui est positif, en progression très nette par rapport à l’année dernière. Quand bien même j’aurai signalé une difficulté que j’ai recensée à la fois sur l’ampleur qu’occupe la place du Service militaire adapté (SMA) pour accompagner les jeunes en manque de qualification vers l’inclusion sociale et l’insertion professionnelle. Je pense qu’il y a d’autres organismes qui auraient pu très bien remplir cette mission. Je pense notamment à la Région Guyane dont le budget de fonctionnement aurait pu être abondé favorablement parce que c’est l’une de ses missions que d’assurer une meilleure formation professionnelle des jeunes très en amont de la situation d’échec que, très souvent, ils connaissent. Donc, c’est un travail qui va s’inscrire dans la durée… J’ai aussi demandé que 50 % de la recette qui proviendra des 107 kilos d’or (il ne s’agit plus de 160) aille en direction de la lutte contre l’orpaillage clandestin et que ça profite aussi aux communes isolées qui sont véritablement en manque de développement et d’infrastructures. »

Chantal Berthelot, app. PS, Guyane

Depute-de-la-guyane-Chantal-Berthelot---A-Jocksan.jpg« Dans mon intervention, je suis passée assez rapidement sur le budget en évoquant la reconnaissance des 5 % et le fait que le gouvernement a bien pris conscience de la réalité de nos outre-mer. Ca, c’est vraiment quelque chose d’important. Mais quand même, j’ai dit que lors de ce premier budget du changement, il faut qu’on aille en profondeur. La profondeur, c’est dans la structuration de ce qu’un budget doit amener. Un budget, c’est une déclinaison politique. Donc, j’ai demandé que pour l’année 2013, le gouvernement continue ce changement de perception de la Guyane en tous les cas sur trois dossiers majeurs : la réforme du code minier où nous allons redéfinir les conditions et la fiscalité de l’exploitation des mines d’or et des hydrocarbures, sur la loi d’avenir agricole parce que l’agriculture a toute sa place à prendre dans l’économie guyanaise, avec un sous-chapitre sur le foncier, et enfin le dispositif de l’accès du partage des avantages de la biodiversité (APAD) : comment la France va décliner ça en droit français ? Car cela nous permettra d’aborder une question sensible en Guyane, la notion de communauté autochtone. On est bien sur trois sujets importants et le gouvernement devra, dans l’impulsion de ce budget, continuer à accompagner ses territoires et en particulier la Guyane pour structurer son économie. Et puis j’ai interpellé le ministre parce qu’il y a un sujet d’actualité qui est Kourou et l’insécurité. Le ministre m’a répondu ce que tout le monde attendait en Guyane et que les Kourousiens seront heureux d’apprendre : le gouvernement a effectivement décidé de mettre en place une zone de sécurité prioritaire sur Kourou. Au vu de tout ça, on voit bien qu’on a un gouvernement conscient des réalités, qui prend les problèmes à bras le corps et qui espère, par ses actions-là, redonner de la sérénité à tout un chacun pour que, les forts que nous devons faire soient faits dans la confiance dans un avenir que je sais optimiste pour la Guyane. »

Repost 0
8 novembre 2012 4 08 /11 /novembre /2012 08:14

Un nouveau secrétaire  national à l’Outre-mer au PS

Le poste de secrétaire  national aux Outre-mer du PS était jusqu’alors tenu par Axel Urgin qui avait succédé à Victorin Lurel après quelques temps de vacance. Cette fois, l’équipe d’Harlem Désir a nommé à ce poste délicat, un trentenaire natif du Mans et d’origine réunionnaise, David Lebon. Ancien directeur adjoint du cabinet de Martine Aubry au PS et ancien président du Mouvement des jeunes socialistes, c’est un homme qui connaît bien la machine socialiste. Il a mis d’accord sur son nom ses deux prédécesseurs, l’aubryste Urgin et le hollandais Lurel.

 


Le réseau BNP d’Outre-mer est à vendre

De sources très informées, on apprend que la Banque nationale de Paris (BNP Paribas) a décidé de se séparer de son réseau en Outre-mer. Dans les DOM TOM (Martinique, Guadeloupe, Guyane française, Nouvelle-Calédonie, Réunion, Wallis et Futuna), ce réseau représente « 50 agences et de fortes positions de place » selon le document de référence déposé auprès de l’Autorité des Marchés Financiers. Ces mêmes sources signalent que beaucoup d’autres choses sont à vendre en outre-mer… Prenant connaissance de cette information publiée le 7 novembre dans France guyane et le JIR, la BNP a démenti : « BNP Paribas n’a pas pour habitude de commenter les rumeurs et regrette la communication tant dans sa forme que dans son contenu de ces informations qui ne peut que susciter de l’inquiétude. Afin de rassurer les collaborateurs et les clients, BNP Paribas tient toutefois à apporter les précisions suivantes : 

 - il n’existe pas à ce jour de "décision" ni de dossier de cession du réseau de BNP Paribas Outre mer, 

 - il n’y a pas de dossier déposé à l’Autorité des Marchés Financiers.

 

BNP Paribas a toujours eu pour règle de préserver l’intérêt de ses clients et de ses collaborateurs et continuera à agir de la sorte. »

Si effectivement aucun dossier en ce sens n’a été déposé auprès de l’Autorité des marchés financiers, l’information recueillie au plus haut niveau de l’Etat nous a encore été confirmée hier matin, avec cette précision : « Il y aurait même de possibles repreneurs. »

FXG (agence de presse GHM)

 


Hollande et les femmes

Chaque mercredi au conseil des ministres, la même question revient dans la bouche du président Hollande : « Alors vous avez nommé des femmes ? » Et face au silence ou aux réponses positives rares de ses ministres, il reprend : « Il faut progresser… »

FXG

Repost 0
8 novembre 2012 4 08 /11 /novembre /2012 08:10

Loi vie chère : les décrets quasi prêts

« L’avantage avec ce texte, c’est qu’il nécessite peu de décrets contrairement à la LODEOM. » Alors que la loi de régulation économique des outre-mer adoptée en commission mixte paritaire doit être votée ce mercredi au Sénat et le 15 novembre à l’Assemblée nationale, Victorin Lurel est ravi de la célérité avec laquelle il a pu mener son affaire. « Il faut se donner les moyens pour que ce soit un succès. » Le ministre a déjà reçu les trois présidents des observatoires des prix, des revenus et des marges. « Le projet de décrets reste à améliorer avant de l’envoyer en consultation… » M. Lurel souhaite octroyer des cadres de catégorie A aux observatoires des prix, des revenus et des marges, et que ces derniers ne soient pas sous la tutelle du préfet. Il évoque un conventionnement possible avec l’INSEE. « Ils auraient plus d’indépendance et puis, il faut que ce soit aussi l’affaire des départements et des régions. Si on ne compte que sur l’Autorité de la concurrence, ça va prendre du temps. » Victorin Lurel veut renforcer les services de la direction de la concurrence et de la répression des fraudes. « Cette loi pourra vivre par le dynamisme et le militantisme de la base, des associations de consommateurs, de la société civile… Il promet de s’attaquer aux problèmes du fret, du maritime, du financier, de l’alimentaire, des pompes funèbres, de l’audiovisuel, des carburants… Il a dévoré le « rapport excellent » de Fair Links.com commandé par le conseil général de Guyane et la CGPME en 2010 sur le fonctionnement de la SARA (équivalent de la SRPP à la Réunion) et l’application du décret Jégo/Penchard. « Il révèle que les termes du décret ne sont pas respectés. Les marges sont prévalantes ; il n’y a pas de parité prix inflation et ça enrichit la SARA. Ce texte permettra de réformer le décret Jégo/Penchard ! »

FXG (agence de presse GHM)

Repost 0
8 novembre 2012 4 08 /11 /novembre /2012 08:06

Deux milliards d’euros pour l’Outre-mer

victorin-lurel-6308.jpg« Le budget est bon, le meilleur du gouvernement ! », déclarait mardi matin le ministre des Outremers, Victorin Lurel. Les crédits demandés pour 2013 sur la mission Outre-mer s’élèvent à 2,18 milliards d’euros en autorisations d’engagement contre 2,11 milliards d’euros l’an dernier et 2 milliards d’euros en crédits de paiement contre 1,96 milliard d’euros, soit une progression de respectivement 3,3 et 3,7 % par rapport à 2012. Du fric pour quatre priorités : le logement (227 millions pour le social et l’amélioration de l’habitat) ; l’investissement public (50 millions dans les domaines sanitaire, social, routier et environnemental) ; la jeunesse et l’insertion (74 millions pour la formation en mobilité et à la continuité territoriale) ; et l’emploi (1.1 milliards d’euros -+ 8 %- pour les exonérations de charge). Ces sommes sont indépendantes des 13.7 milliards que l’Etat consacre par ailleurs aux Outre-mer.

Dans l’avion qui le ramenait de la Guadeloupe, dans la nuit de lundi à mardi, Victorin Lurel travaillait encore au discours qu’il devait tenir mardi soir à l’Assemblée, et, à peine arrivé rue Oudinot, il insistait auprès de ses collaborateurs pour qu’on intègre davantage les questions des parlementaires dans son discours et notamment celles des rapporteurs Létchimy et Marie-Jeanne. « Il faut reprofiler les exonérations de sécurité sociale, être plus précis sur le financement du RSA, les contrats aidés et les volumes de crédit… Il est fatigué notre rédacteur ? » Une galéjade tant le ministre est réputé pour réécrire totalement ses discours quand il ne les laisse pas tomber carrément pour improviser : « Les fiches sont bonnes mais on ne les lit pas ! Il faut parler en regardant les gens dans les yeux. » Mardi soir, il s’attendait à une discussion générale autour du budget de la mission outre-mer jusque vers 1 heure, « avec des interventions de 22 ou 27 députés » avant l’examen des articles et amendements, mercredi matin. « J’espère que l’UMP va le voter », se permettait-il même de penser en examinant « l’excellent rapport, même si on est en désaccord sur le périmètre » qu’a rendu le député Patrick Ollier, rapporteur spécial de la commission des finances et membre de la délégation à l’Outre-mer de l’Assemblée nationale.

FXG (Agence de presse GHM)

 


La défisc toujours dans le collimateur

La défiscalisation n’est pas au programme de l’examen du budget de la mission outre-mer puisque cet aspect  sera examiné le 13 novembre avec les articles dits « non rattachés ». Mais la publication en fin de semaine d’une double page sur la défisc dans Le Parisien montre à quel point la culture dominante est anti défisc. « Un article à charge » tempête le ministre qui fustige « les mensonges du Parisien » qui avance le chiffre de 3 milliards. « Non, la défiscalisation Girardin (l’investissement productif, ndlr), c’est 410 millions. Avant, c’était 1,3 milliards. Quant à la défiscalisation pour les logements libres et intermédiaires, c’est 270 millions qui iront décroissant puisque l’on va vers l’extinction de ces dispositifs. » Malgré les attaques du ministre du Budget, Jérôme Cahuzac, sur les niches fiscales, Victorin Lurel a gagné ses arbitrages. « D’autres s’activent à les annuler, regrette-t-il… Ils ont leurs réseaux et l’on me parle des incroyables réseaux des DOM-TOM !? » 

Repost 0
7 novembre 2012 3 07 /11 /novembre /2012 13:30

CASTING COMEDIEN METISSE SENIOR
Pour les besoins d'une émission de télévision dont le tournage est prévu le 27 Novembre à Paris, nous sommes à la recherche d'un comédien métisse sénior pouvant faire la doublure de Henri Salvador. 
Le comédien devra avoir la même taille (1m67 environ) et corpulence que Henri Salvador. 
Merci d'envoyer CV, mensurations exactes, photos couleur portrait + plein pied à l'adresse mail suivante : castsosies@gmail.com

Repost 0
7 novembre 2012 3 07 /11 /novembre /2012 07:35

L’Elysée attentif a la situation sanitaire de Marie-Galante

Hier, le chef de cabinet de François Hollande, Pierre Besnard, a adressé une lettre à Jean Girard, conseiller général de Marie-Galante. Ce dernier avait saisi la présidence de la République et Matignon dans la foulée d’une manifestation organisée par la coordination nationale de défense des hôpitaux de proximité, le 6 octobre dernier. Dans sa lettre, le chef de cabinet de l’Elysée assure l’élu « de toute l’attention portée aux préoccupations que vous exprimez, notamment au regard du caractère insulaire de Marie-Galante et des aléas météorologiques et sismiques auxquels elle est soumise ». C’est ainsi qu’il l’avertit avoir relaye sa démarche auprès de la ministre des Affaires sociales et de la Santé, Marisol Touraine, « en lui demandant de procéder a un examen approfondi de ce dossier ». Toutefois, il ne va pas au-delà de cette courte missive puisqu’il l’informe en conclusion que c’est la ministre de la Santé qui informera « directement » le conseiller général Girard, « de la suite qui pourra être réservé à (son) intervention ».

FXG (agence de presse GHM)

Repost 0
7 novembre 2012 3 07 /11 /novembre /2012 06:51

8630 emplois d’avenir dans les 4 DOM

Au Journal officiel du 1er novembre sont parus les décrets relatifs aux emplois d’avenir. C’est le feu vert pour lancer la campagne de recrutement de 150 000 jeunes d’ici 2014. En Outre-mer, la répartition est à peu près connue. Ainsi la Réunion en aura 5000, la Guadeloupe et la Martinique, 1500 chacune, et la Guyane, selon des sources proches du ministère de l’Outre-mer, environ 630. Les chiffres pour Mayotte n’ont pas encore été fournis.

Peuvent être recrutés en emploi d'avenir les jeunes sans emploi et sans diplôme de seize à vingt-cinq ans, les personnes handicapées de moins de trente ans sans emploi et les étudiants qui ont atteint au plus le niveau bac +3 à condition qu’ils totalisent une durée de douze mois minimum de recherche d'emploi au cours des dix-huit derniers mois. L'employeur doit proposer au titulaire d'un emploi d'avenir une perspective de qualification et d'insertion professionnelle durable. L'emploi d'avenir est conclu sous la forme d'un contrat d'accompagnement dans l'emploi (CAE) ou d’un contrat initiative emploi (CIE) d'au moins douze mois et d'au plus trente-six.

La durée maximale de l’aide peut être prolongée afin de permettre au bénéficiaire d'achever la formation professionnelle qu'il a engagée, dans la limite d'une durée totale de soixante mois.

Le montant de l'aide de l'Etat a été fixé par l'arrêté du 31 octobre. Il est ainsi fixé à 75% du taux horaire brut du pour les CAE (collectivités, institutions), et à 35% pour les CIE (secteur marchand). Pour les entreprises d'insertion, qui sont éligibles au CIE, le taux de prise en charge est fixé à 47% du taux horaire brut.

FXG (agence de presse GHM)

Repost 0

Articles Récents