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18 mars 2013 1 18 /03 /mars /2013 12:58

« Les 137 mesures annoncées par l’Etat au terme des états généraux de l’outre-mer ne feraient pas l’objet d’un suivi par le présent gouvernement », a déclaré le collectif de suivi des états généraux de l’Outre-mer (CEGOM), à la suite d’une rencontre avec des membres du cabinet du ministre des Outre-mer.

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18 mars 2013 1 18 /03 /mars /2013 08:13

Shanky-et-son-album.jpgShanky sort son 2e album solo

Rappeur martiniquais, installé au Mans, Shanky occupe la scène hip hop de l’Hexagone depuis 1996.

Ceux qui avaient aimé l’album « Illuminati » de Shanky, alias Thierry Valace, seront heureux de découvrir son 2e opus solo qui sort le 25 mars sous le titre « Sonnent les larmes ». Ce rappeur de 35 ans, né à la maternité de Redoute à Fort-de-France, fils d’un père guyanais exerçant le métier de fossoyeur, et d’une mère, femme de ménage originaire de Sainte-Lucie, vit au Mans. «  Je suis arrivé en 1994, au moment du passage en classe de seconde. Mon frère était déjà sur place… » A peine arrivé, il commence à écrire des textes quand un camarade l’invite à venir « faire un free style chez un pote qui a un studio ». Ainsi naît le groupe Boograz. « Ma vie a changé ! » Il ecrit en cours de maths, de physique chimie. Il ne s’en passe plus. « C’était un moyen de combattre le mal du pays. » Interne au Mans, il passe ses soirées le casque vissé sur les oreilles et écoute en boucle « Lucky dub », un album chargé de souvenirs…

A l’envers du monde tourne sur Sun FM

La musique l’aide contre les assauts de nostalgie, mais elle lui offre aussi le moyen de s’exprimer, de se valoriser. Il enchaîne les démos. « Ma première apparition sur un maxi CD, c’est en 1996, avec le groupe de rappeurs d’Angers, Sous le choc, qui est intégré à un collectif, Le Bastion. Puis, c’est un vrai CD, «  A l’envers du monde », avec le groupe Hip hopscur, de Rennes. Le morceau titre tourne sur les radios, y compris sur Sun FM aux Antilles. L’écriture de Shanky  est faite de textes imagés et empreints d’ironie. 1997, nouvelle compilation avec « Bar aux Trans » sortie pour les Transmusicales de Rennes. Il signe Tex Avéré et scande la vie en dessins animés. « On faisait du comico, basé sur des faits réels avec de l’engagement… »

En 2001, son groupe Boograz bat de l’aide. Son acolyte des débuts a quitté Le Mans pour Poitiers, et leur choriste, Magali Léon, s’éteint, foudroyée par un cancer. Boograz sort un 2e CD pour lui rendre hommage en collaboration avec la Ligue contre le cancer. Shanky est devenu le principal parolier du groupe. Le CD hommage a relancé Boograz et il démarche les maisons de disques. Finalement, il crée sa propre structure de production. Il déchante très vite : «  J’étais manager, producteur, tourneur et rappeur… » Mais il rencontre celui qui va devenir son éditeur, Philippe de Mel Max music. Ils sortent à l’arrache un street CD sous le titre de Boograz, « Censure inédite » avec Hi Tek de La Caution, Le rat Luciano de la Funky Family et Jamalski, un vieux de la vieille du hip hop américain, un MC activiste de la scène new-yorkaise. Boograz est devenu une sorte de collectif et cet album signe la fin de Big flash production, sa boîte. « Une belle aventure avec beaucoup de risques… »

Une teinte musicale caribéenne

Shanky-Comico.jpgSon éditeur le lance alors dans un projet électro, Bicoz Taxi, qui va avorter pour devenir son premier album solo, « Illuminati ». Il a pris les morceaux qui n’ont pas eu leur place dans « Censure inédite ». C’est aussi de ce projet électro que naîtra « Sonnent les larmes » qu’il sort avec le compositeur Tao Hiboo

Shanky prépare une tournée en France et rêve de la prolonger aux Antilles. « Cet album, on l’a composé pour la scène avec une teinte musicale caribéenne, un son perso et un groove dansant. » On y entend des accents de zouk, de kompa, de reggae, de dance hall, et des titres sur ses origines. « Je n’écris pas en créole, mais il y a des phrases entières dans ma langue maternelle. » En tout cas, il previent : son rap n’est pas comme celui de Booba ou Casy, « un rap pour collegien ».

FXG, à Paris

Sonnent les larmes, de Shanky. 97-01 records/Big flash music/Soka distribution

le lien d'"Ornicar", le premier extrait clippé de l'album : http://www.youtube.com/watch?v=ZAhPUFykpjM

le lien du site officiel de Shanky : http://www.shanky.fr/

le lien du Facebook : http://www.facebook.com/pages/SHANKY-Officiel/221842991183851


 

Un transmetteur condamné à rester vacataireShanky-street-art.jpg

Si Big flash music, sa boîte, ne produit plus d’album, elle est restée son label. Shanky ne compte plus sur la musique pour vivre, quoique… Shanky est désormais un transmetteur. Employé a la vile du Mans, il anime des ateliers d’écriture sur le hip hop et les cultures urbaines dans les quartiers et des collèges de sa ville. « Mon objectif est de trouver des liens éducatifs, des ponts entre les programmes scolaires et le hip hop, d’où les ateliers d’écriture. » Cette année, il intervient directement auprès d’un professeur de français, dans sa classe. Contractuel de la ville, il rêvait de s’engager davantage. Il a passé un concours interne pour intégrer la fonction publique territoriale. Il a eu les meilleures notes. Mais un plumitif de l’administration lui a dit : « Mais vous vous rendez compte… Devenir cadre B… » Il a dû s’asseoir sur son concours. Une fois encore, on lui rappelait avec la pire des condescendances la couleur de sa peau.

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16 mars 2013 6 16 /03 /mars /2013 08:26

Le ministre délègue à la Ville, François Lamy, est arrivé en Martinique mercredi soir et sera en Guyane samedi.

Francois Lamy« Mon rôle est de rétablir l’égalité républicaine »

Qu’est ce qui motive votre déplacement ?

Le comite interministériel des villes du 19 février a décidé que la résorption de l’habitat insalubre qui ne dépendait pas jusque-la de mon ministère, soit désormais intégrée dans les options de rénovation urbaine et dans les futurs contrats de ville.

Sera-t-il question de la loi Letchimy sur l’habitat insalubre ?

Oui bien sûr, même si pour l’instant, ça ne dépend pas de mon ministère puisque la RHI dépend du ministère des Outre-mer, mais forcément, il y a un lien entre la RHI et la question des politiques de cohésion sociale qui doivent être menées. Il ne s’agit pas uniquement de rénover ou de reconstruire, il faut tenir compte aussi des habitants qui sont à l’intérieur de ces nouveaux logements et comment on construit des politiques sociales qui soient cohérentes en tenant compte, bien entendu, de la spécificité des territoires.

Comment va s’organiser votre visite ?

Comme pour chacun de mes déplacements, c’est un cocktail de visites, parce qu’il est intéressant de visualiser ce qui s’est déjà fait et ce qui reste à faire, de rencontres avec les élus et de réunions de travail avec les services de l’Etat pour voir comment adapter les décisions qui ont été prises en matière de reforme de la politique de la ville. Comment on les adapte aux outre-mer et, particulièrement à la Martinique et à la Guyane. J’ai été en Guadeloupe à la fin du mois de décembre et je pense que je serai amené à revenir dans ces trois départements pour le suivi des décisions que je serai amené à prendre apres ces déplacements.

Quels sont les enjeux de la politique de la ville ?

Le politique de la ville est une politique globale et cohérente puisqu’elle prend en compte le citoyen dans l’ensemble de ses aspects : l’emploi, l’éducation, la santé, la sécurité… C’est un enjeu majeur pour les élus.  Moi ce que je souhaite regarder, c’est le travail entre l’Etat et les élus, ce qui se fait dans le cadre d’un contrat. Ces nouveaux contrats de ville vont émerger à partir de 2014 jusqu’en 2020, on les prévoit dans l’Hexagone à l’échelle intercommunale ; je crois que ce n’est pas forcément adapté aux territoires ultramarins. Je vais donc en discuter avec les élus. D’autre part, on a un problème de connaissance des quartiers qui sont à traiter en matière de politique de la ville puisque l’INSEE ne dispose pas des mêmes outils que dans l’Hexagone pour identifier les concentrations de pauvreté. Là encore, c’est un travail que je compte mener avec les élus et les services de l’Etat.

Quel message voulez-vous porter aux Martiniquais et Guyanais ?

Le rôle du ministre de la Ville est de rétablir l’égalité républicaine, c’est-à-dire d’en faire plus là où malheureusement on en a fait moins ces dernières années. Si je fais ces déplacements dans ces territoires, c’est parce que je sais leurs atouts mais aussi leurs difficultés et je pense qu’il faudra, dans les mois et les années qui viennent, en faire encore plus.

Est-ce exactement la même problématique que vous allez aborder en Guyane ?

Oui, en sachant toutefois que la Guyane a d’autres spécificités. Elle a, elle aussi, des problèmes sociaux, des problèmes de cherté du foncier, d’immigration qui sont encore plus forts… Je vais me concentrer sur Kourou et Cayenne en sachant que j’aurai l’occasion de revenir pour aller regarder de manière plus spécifique Saint-Laurent du Maroni où je sais qu’il y a de gros problèmes en matière d’habitat.

Propos recueillis par FXG, à Paris

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16 mars 2013 6 16 /03 /mars /2013 08:09

Une lettre de Michel Magueur, dg de la laiterie de Saint-Malo

A la suite de notre article sur les dates limite de consommation des yaourts et autres produits laitiers frais, le directeur général de la Laiterie de Saint-Malo a tenu à  apporter les éléments ci-dessous. Nous tenons toutefois à signaler que le contenu de cette lettre ne dément en rien les propos de l'article qui sont un compte-rendu d’audition à l’Assemblee nationale.

Pour le reste, il n'y a aucune objection à porter à  la connaissance de nos lecteurs les précisions communiquées. C’est au consommateur de se forger sa propre opinion.

« Nommément visés par l’article à propos des DLC des yaourts nous estimons devoir apporter un droit de réponse et des précisions, au nom de la direction et des salariés et la Laiterie de Saint-Malo.

Tout d’abord, nous sommes choqués par la méthode employée. Mme Vainqueur nous a conviés à une réunion dans le cadre du projet de loi visant à harmoniser les taux de sucre dans les produits manufacturés entre la France et l’Outre-mer, mais la réunion a été détournée de son objet. En effet, alors que le sujet n’est pas de son ressort, Madame la Députée a orienté les débats sur la durée de vie des produits laitiers frais organisant le lynchage médiatique d’une entreprise, alors qu’au moins 7 entreprises métropolitaines sont concernées…

Par ailleurs nous tenons à rappeler aux consommateurs ultramarins que :

-Nous vendons des produits depuis 15 ans avec un développement régulier.

-Nous respectons les textes : il n’y a pas de vide juridique mais une directive européenne qui autorise le fabricant à apposer sa propre date limite d’utilisation sous réserve de contrôle de cette durée de vie en lien et sous le contrôle de la Direction Départementale de la Protection de la Population (organisme d’Etat).

-Nos produits se vendent parce qu’ils sont bons car fabriqués avec du lait frais collecté tous les jours dans 150 fermes de Bretagne, et non pas avec du lait en poudre de provenances diverses.

-Nos produits se vendent aussi aux Antilles parce qu’ils ont un positionnement prix acceptable. Il a été prouvé lors d’enquêtes après les mouvements « contre la vie chère » de 2009, que les produits fabriqués localement étaient trop élevés. La FEDOM, qui a l’accusation facile, sait pourtant que les usines locales ont été construites pour l’essentiel en défiscalisation.

Rien n’empêche les fabricants locaux de dater les produits à 50 ou 60 jours.

Seul l’intérêt des consommateurs nous intéresse, et nous ne souhaitons ni polémiquer, ni participer à la démagogie : les Territoires d’Outre-mer sont comme la métropole un marché ouvert où les règles nationales doivent s’appliquer… Même pour le yaourt. »

 

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16 mars 2013 6 16 /03 /mars /2013 08:00

Etat de catastrophe naturelle pour six communes apres l’épisode pluvieux d’octobre 2012

Le Journal officiel publie dans son édition du 14 mars, deux arrêtés du 11 mars du ministre de l’Intérieur. Ils portent reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle pour six communes de la Basse-Terre. Ces arrêtés concernent les inondations et coulées de boue survenues du 13 au 14 octobre 2012 à Basse-Terre, Capesterre-Belle-Eau, Gourbeyre, Saint-Claude, Vieux-Fort, et Vieux-Habitants,. Ils concernent aussi les mouvements de terrains observés à Gourbeyre et Saint-Claude du 12 au 14 octobre 2012 et à Vieux-Habitants du 13 au 14 octobre 2012.

Pour les inondations et coulées de boue survenues entre le 12 au 14 octobre à Goyave, Petit-Bourg et Anse-Bertrand, les mouvements de terrains survenus du 13 au 14 octobre, à Capesterre-Belle-Eau et Goyave, et les vents cycloniques ayant soufflé entre les 12 et 14 octobre sur Anse-Bertand, Gourbeyre et Saint-Claude, l’état de catastrophe naturelle n’a pas été reconnu.

L’état de catastrophe naturelle constaté par arrêté peut ouvrir droit à la garantie des assurés contre les effets des catastrophes naturelles sur leurs biens.

FXG, à Paris

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14 mars 2013 4 14 /03 /mars /2013 08:42

Ka blues vibrations festival au New Morning le 30 mars

affiche-festival-ka-blues.jpgMémoires Ka blues organise le samedi 30 Mars le festival « Ka Blues vibrations » avec des artistes de la scène bèlè, gwoka, jazz afro caribéen et gospel. Le Festival Ka Blues Vibrations pour sa première édition aura pour fil conducteur la voix, le « boulaguel » ou le worksong des Noirs africains.

Le ka va réunir toutes les musiques de ses ancêtres avec plus de 40 artistes sur scène pendant trois heures.

A l’affiche : Balkouta, le gwoka moderne jazz

« Les onomatopées fusent et la poésie vocale se déploie. La peau de chèvre ressuscite sous les doigts de deux tanbouyés dont deux (les boularyen) assurent le rythme alors que le maké se donne à des improvisations à dominante aiguë. La musique se développe grâce au dialogue entre chanteurs et répondè (choeur). Les danseurs rappellent à leur tour combien l’héritage africain est fort dans le gwoka, ainsi que les valeurs guadeloupéennes. »

Franck Nicolas : Jazz Trompettiste

« A la manière d’un grand peintre d’origine antillaise tel Jean Michel Basquiat ou Michel Rovelas (les cotes ne sont pas les mêmes ! NDLR), le trompettiste Franck Nicolas se sert de toute la palette des couleurs de sa riche culture caribéenne pour façonner son art : le jazz ka

Bélya : bèlè

Belya est un groupe martiniquais de 9 artistes qui tire son inspiration de la musique bèlè. « Belya est un terme d’origine africaine employé en créole pour encourager quelqu’un ou pour approuver une action positive. Dans la culture martiniquaise, il s’agit d’une danse appartenant au bèlè. Le bèlè est la souche artistique : il est composé des musiques et des danses rurales traditionnelles du pays. »

Gospel Life Rejoice : gospel

« La chorale est membre de la convention internationale de gospel (GMWA), elle pratique un gospel traditionnel, moderne et empreint de sonorités très arrangées. Elle est souvent choisie pour accompagner des artistes de renom : Craig Adams, Nicole Slake Jones, Vanessa Thomas, Davel Crawford… »

Human Voice Quartet : jazz vocal

« L’un des rares groupes de France a pérennisé le style des quartets vocaux comme Golden Quartet, les Pala Singers avec des arrangements remarquables. »

Layko, Biloute, Darryl Bullot, Dimitri Lubin, Yona Taulliaut, Audrey Windiz, Cindy Lodin, Laurent Bezia, Max Diakok, Ovide Karindo, Gwladys Remion-Gremont, Laurent Succab et Camille Belrose complètent l’affiche.

FXG


Informations pratiques

 

Le Samedi 30 Mars 2012 – 20h au New Morning 7-9 rue des Petites Ecuries Paris 10e

Tarif plein 25 euros / Tarif réduit 20 euros

Courriel :kabluesvibrations@gmail.com

Le 31 mars Ateliers sous forme de stage

Chant « Boulaguel » et Gospel, Danse, Percussions

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14 mars 2013 4 14 /03 /mars /2013 07:46

La date limite de consommation des yaourts en débat

La commission des affaires sociales de l’Assemblee nationale procède à des auditions en vue de l’examen de la proposition de loi anti-sucre déposée par la députée de Guadeloupe, Hélène Vainqueur-Christophe.

La commission des affaires sociales devra avoir établi, le 19 mars prochain, le texte de la proposition de loi tel qu’il sera débattu dans l’hémicycle le 27 mars prochain. A cette fin, elle auditionne les professionnels concernés.

Mardi, la commission a entendu la Fédération des entreprises d’outre-mer, l’association nationale des industries alimentaires, Syndifrais, le syndicat professionnel des fabricants de yaourts, fromages frais, desserts lactés frais et crèmes fraîches, dont M. de Raynal pour la Martinique, et Bernard Boulanger pour la Guyane. Ont encore été auditionnés Olivier Desbordes de la société Antilles glace, et le représentant du groupe Malo (la laiterie de Saint-Malo).

Concernant la seule question du taux de sucre, un consensus s’est dessiné et, comme nous l’indiquions dans une précédente édition, le texte de loi devrait faire le distinguo entre les sucres naturels et les sucres ajoutés. Autre point d’accord : la nécessité de laisser un délai suffisant aux producteurs ultramarins pour écouler leurs stocks d’emballages et réformer les process de fabrication. La loi ne serait donc opérationnelle qu’en 2015 ou 2016.

Mais c’est la question des dates limite de consommation qui a fait débat autour, notamment, du représentant du groupe Malo. C’est l’un des plus importants exportateurs de yaourts en outre-mer. Ses produits sont étiquetés avec une date limite de consommation à 55 ou 60 jours, contre 30 pour sa  production métropolitaine.

Cette pratique n’est ni légale, ni illégale, elle résulte d’un vide juridique. Le groupe Malo n’a pas voulu aborder ce sujet l’estimant déplacé, mais comme la loi sucre vise à régler un problème d’équité et de santé publique, Mme Vainqueur a souhaité qu’il soit évoqué. D’autant plus que deux notes, l’une de la direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes, une autre du ministère de l’Agriculture, s’appuyant sur le problème de rupture de chaîne du froid en outre-mer, estiment que les produits exportés devraient avoir une date limite de consommation plus courte ou au moins égale à celle qui est en vigueur sur le marché hexagonal.

La FEDOM n’a pas hésité à parler de « tromperie pour le consommateur ultramarin qui ne peut savoir que le yaourt qu’il achète est vieux de plus de trente jours ». Ainsi, les yaourts fabriqués par Boulanger en Guyane, étiquetés à trente jours, peuvent passer pour plus vieux que ceux importés alors qu’ils sont en fait plus frais… Cette différence d’étiquetage fragilise donc les productions locales et les filières connexes comme la filière du lait. L’enjeu vise à préserver quelque 500 emplois...

Pour se défendre, la société Malo a expliqué qu’elle vendait bien ses yaourts à 60 jours en Russie… « Alors pourquoi n’étiquetez-vous pas vos yaourts à 60 jours pour le marché métropolitain ? », a demandé Mme Vainqueur. Pas de réponse de l’industriel.

FXG, à Paris


Les yaourts à date limite de consommation (DLC) longue dans les DOM

GUYANE

Trois entreprises de production de yaourts de France métropolitaine distribuent leurs produits en Guyane. Le groupe Malo distribue ses produits sous sa marque Malo chez tous les distributeurs et commercialise des produits sous la marque Carrefour et Leader Price.

L’entreprise Savoie Yaourt distribue sous sa marque Baiko chez Carrefour et sous la marque de distributeur Leader Price.

La coopérative 3A distribue sous la marque Carrefour.

Ces 3 sociétés représentent 100 % des importations de yaourts. Les importations de yaourts s’élèvent aujourd’hui à 30 % du marché guyanais.

MARTINIQUE / GUADELOUPE

Les 2 fabricants qui pratiquent une DLC longue sur le marché antillais sont la Laiterie de Saint-Malo, et la société 3A de Toulouse.

La Laiterie de Saint-Malo produit des yaourts et fromages de marque Malo et de marques de distributeur pour Leader Price. La société 3A produit aussi sous des marques de distributeur (Carrefour, Carrefour Market, Casino, Géant et Hyper U pour la Martinique et Carrefour, Carrefour Market, Carrefour Contact, Géant et Hyper Casino pour la Guadeloupe).

Chaque année, les ventes de produits fabriqués hors Antilles sont de plus en plus importantes (une évolution de + 66% en Guadeloupe et + 43% en Martinique a été constatée entre 2011 et 2012). 


Les progressions sont encore plus significatives sur des segments de marché comme les yaourts aux fruits ou les yaourts brassés nature. Dans ces catégories, les produits à DLC longues représentent respectivement 53% et 96% des ventes importées.

REUNION- MAYOTTE


Les importations de produits à DLC longue à la Réunion sont de l'ordre de quelques pourcents et concernent aujourd'hui surtout des fromages frais de marque Isigny. Ces importations à Mayotte peuvent être estimées à 20 % du marché et concernent les yaourts Malo, Pechalou et des marques de distributeurs fabriquées par Senoble.

 

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12 mars 2013 2 12 /03 /mars /2013 08:24

Lurel fait le buzz

Lurel-dans-Le-Monde.jpg« Moi je dis, et ça pourra m’être reproché, (...) que le monde gagnerait à avoir beaucoup de dictateurs comme Hugo Chavez puisqu’on prétend que c’est un dictateur. Il a, pendant ses 14 ans (au pouvoir), respecté les droits de l’Homme. »

Tous les journaux, depuis samedi, ont repris ces propos du ministre des Outre-mer venus représenter la France lors des obsèques d’Hugo Chavez. Apres une première salve de réactions hostiles à droite, mitigées à gauche, la presse nationale revient encore dessus dans les éditions sorties lundi dans les kiosques à journaux.

Le Parisien titre en page 6 : « Lurel s’enflamme, la droite s’embrase ». L’article revient sur les réactions qui ont fusé ce week-end : Christian Estrosi, Dominique Bussereau, et à gauche, Anne Hidalgo, Julien Dray... Le Figaro  y va de son « Quand Lurel encense Chavez », en page 2. L’article débute par ces citations : « Une faute majeure », « une honte pour la France », « des propos hallucinants »… Tous sortis de la bouche d’élus de l’opposition, tel Herve Mariton qui exige des excuses du president de la République et de son Premier ministre. Yves Jego parle de « couac ». Même prise de distance de la collègue de Lurel à la Santé, Marisol Touraine qui estime que « faire de Chavez une figure de référence n’a pas de sens ». L’article du Figaro reste modeste à côté de celui consacre au successeur de Chavez, en page 5, une demi-page. Libération, en page 13, publie un articulet : « Coup de sang de la droite contre le ministre - Eloge de Chavez : Lurel dénigré » Le papier fait remarquer qu’a droite, certains « demandaient sa démission ». Le Monde, dans son édition datée du mardi 12 mars, titre en page 10, un petit papier avec photo de Lurel pinçant les lèvres, et revient sur le « buzz médiatique du week-end ».

Mais c’est sur le net, que la polémique se poursuit. Sur liberation.fr, Jean-François Copé, président de l’UMP, a demandé « solennellement » lundi au président François Hollande de désavouer Victorin Lurel. « Au ridicule de sa comparaison avec de Gaulle et Léon Blum, s’ajoute sur le fond une insulte à tous ceux qui, au Venezuela, ont été victimes des atteintes délibérées de Chavez aux droits de l’Homme », a déclaré le president de l’UMP. Lepoint.fr fait parler des socialistes. Harlem Désir, premier secrétaire du PS : « Ce sont des propos qui sont sans doute un peu excessifs. Pour moi, la référence en Amérique latine, c'est plutôt le président Lula (…) Chavez a sans doute réalisé des choses sur le plan social, mais je condamne totalement ce qu'a été sa politique internationale, notamment son alliance avec Ahmadinejad ou el-Assad. Ce n'est pas la peine de faire de la mousse autour de propos souvent sortis de leur contexte. Il s'est exprimé sans doute dans l'émotion de ce moment de ferveur populaire. » Le député PS Jean-Christophe Cambadélis parle de « petite boulette ». « Pas besoin de le comparer à des personnages historiques et même à faire des synthèses étonnantes entre de Gaulle et Léon Blum… » Mais il trouve des excuses a Lurel : « Décalage horaire peut-être, je ne sais pas. Ce n'est pas un manque d'expérience, c'est un homme d'État, mais il faut aussi penser que c'est les Caraïbes, qu'il y a là-bas un tropisme par rapport à la gauche latino-américaine. Il devait y avoir un arrière-fond comme cela. Personne ne peut croire que le gouvernement est laudateur des dictatures. »

A la gauche du ministre, ce sont d’autres propos qui dérangent : « Le solférinien arrogant et méprisant a vite percé sous le masque de l’homme des Caraïbes. Comment a-t-il pu avoir l’audace de parler d’un mort sur le ton de la blague comme il a osé le faire devant le cadavre d’Hugo Chavez ? » déclare le leader du Front de gauche sur son blog qui reproche au ministre d’avoir déclaré au sujet d’Hugo Chavez : « Il était tout mignon (…), frais, apaisé comme peuvent l’être les traits de quelqu’un mort. On avait un Hugo Chavez pas joufflu comme on le voyait après sa maladie. »

Dans ce concert de reproche, un conseiller politique de l’UMP se distingue par son soutien au ministre des Outre-mer, un Caribéen, Patrick Karam qui conseille a ses camarades de l’UMP de « méditer ce proverbe africain : quand on grimpe au cocotier, il faut s'assurer d'avoir les fesses propres. » Finalement, Lurel n’aura jamais autant été médiatisé !

FXG, à Paris

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11 mars 2013 1 11 /03 /mars /2013 08:04

La loi sucre anti-obésité distinguera les sucres naturels et ajoutés

Le travail parlementaire sur la proposition de loi sucre a déjà commencé en coulisses.

Un amendement pourrait introduire aussi la question des dates limite de consommation pour les yaourts.

La loi sucre qui viendra devant le Parlement le 27 mars prochain ne sera pas exactement la même que celle qu’avait proposée le député Lurel en 2011. A l’époque, malgré l’accord de la commission des affaires sociales de l’Assemblee nationale à majorité UMP, le gouvernement Fillon avait repoussé cette proposition de loi socialiste qui visait à harmoniser les taux de sucre dans les yaourts, glaces et sodas produits en outre-mer avec ceux nettement inférieurs pour ceux qui sont produits dans l’Hexagone. Le texte, porté par la députée de Guadeloupe, Hélène Vainqueur, devrait faire une différence entre les taux de sucre naturel et de sucre ajouté, selon Samia Badat-Karam, directrice des affaires publiques de la FEDOM en charge de ce dossier. « On a obtenu cela de Mme Vainqueur en prenant l’exemple des ananas Victoria réputés pour leur richesse naturelle en sucre. » De la même manière, concernant les yaourts, leur taux de sucre est lui-même enrichi du simple fait de l’usage du lait en poudre. Cet usage est nécessaire pour des raisons de transport. Or la poudre de lait est chargée en lactose, qui est le sucre naturel du lait. D’où cette différenciation entre sucre naturel et sucre ajouté. Par ailleurs, les parlementaires devraient aussi discuter du délai de mise en application de cette loi dans les outre-mer afin que les entreprises aient le temps de liquider leurs stocks et de mettre au point leurs nouveaux process de production. La FEDOM plaide pour une application de la loi en 2016.

Problème de date limite de consommation

Un amendement devrait aussi, lors de l’examen de cette proposition de loi, poser la question des dates limite de consommation des yaourts selon qu’ils sont produits en outre-mer ou dans l’Hexagone.  Un même yaourt produit dans l’Hexagone pour le marché métropolitain bénéficie d’un délai d’un mois avant d’être considéré non consommable ; s’il est exporté vers l’outre-mer, le délai de consommation est porté à deux mois en raison du temps de transport. Ce hiatus avait été dénoncé par le ministre Victorin Lurel, lors de l’assemblée générale de la FEDOM, en octobre dernier. Cela suppose soit que la santé des consommateurs ultramarins est de moindre importance que celles des Français de l’Hexagone ; soit que l’on pousse les consommateurs de l’Hexagone à gaspiller des produits qui ne sont en rien périmés, d’autant que la chaîne de froid est moins menacée sur le marché intérieur hexagonal. Si le date limite de consommation est portée à un mois dans les outre-mer, cela posera un problème de temps de vente trop court, posant ainsi une distorsion de concurrence, en contradiction avec la loi vie chère… Les parlementaires accepteront-ils de porter le délai de consommation à deux mois dans l’ensemble du territoire français, avouant ainsi ce qui n’est loin d’être une escroquerie ?

Réponse le 27 mars.

FXG, à Paris

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11 mars 2013 1 11 /03 /mars /2013 08:01

Défisc : Anne Bolliet rend son rapport fin mars

L’inspectrice des finances, Anne Bolliet, nommée en janvier par Victorin Lurel, ministre des Outre-mer, pour réfléchir à l’avenir de la défiscalisation, doit rendre ses conclusions fin mars. Son rapport doit porter sur les dossiers de défiscalisation déposés pendant l’année 2013 selon le nouveau plafond de 18 000 € imposé par le Conseil constitutionnel.

Dans le même temps, Jérôme Cahuzac avait déclaré qu’il y avait assez de dossiers déposés avant le 31 décembre 2012 (soit avant la censure du Conseil constitutionnel) pour couvrir les années 2013 et 2014. Certes, mais il ne s’agit que des dossiers nécessitant l’agrément de Bercy, soit 1 quart à 1 tiers de la dépense fiscale (hors logement social), selon les défiscaliseurs, et ça ne concerne pas la défiscalisation sur les investissements productifs sans agrément d’une valeur inférieure à 250 000 €. Ce sont ceux-là qui posent problème. Comme François Hollande s’est engagé à ce qu’aucun euro ne manque, le rapport d’Anne Bolliet devra proposer les pistes de remplacement qui pourraient prendre la forme d’un crédit d’impôt ou de subventions. Le crédit d’impôt est une solution sans doute vaine car la plupart des sociétés n’en paient pas. L’impôt sur les sociétés dans les DOM n’aurait rapporté que 3 a 400 millions € en 2012. Quant à  remplacer la dépense fiscale par des subventions, ça reviendrait à octroyer un peu moins de 20 000 aides directes de moins de 250 000 € aux entreprises. Cela est très compliqué pour le gouvernement et nécessiterait, de plus, une notification à Bruxelles et son feu vert… La solution préconisée par le Fédération des entreprises d’Outre-mer et à laquelle Victorin Lurel semble avoir prêté une oreille favorable, est de déconnecter la niche outre-mer des autres niches de type Malraux, Scellier, emplois à domicile ou investissement dans le cinéma. Avec la suppression de la variable de 4 % des revenus défiscalisables en sus du plafond de 18 000 €, il ne reste réellement, pour les défiscaliseurs outre-mer, que 10 ou 11 000 € disponibles. La solution consisterait à permettre de défiscaliser pleinement 18 000 euros pour l’outre-mer en sus des autres 10 000 € dédiés aux autres niches. « Faites-nous 18 000 € pour l’Outre-mer », lance ainsi Annie Iasnogorodski, déléguée générale de la FEDOM qui doit rencontrer Anne Bolliet  le 19 mars, et Jérôme Cahuzac, le 26. Mais une telle solution nécessite d’être validée par le Parlement, à travers le projet de loi de finances rectificative, exactement comme c’est le cas pour les exonérations de charges des bonus salariaux, invalidés par le Conseil constitutionnel, qui nécessiteront un examen lors du projet de loi de finances rectificatives de la Sécurité sociale. Signe positif : les deux délégations parlementaires de l’Outre-mer ont décidé de travailler ensemble.

FXG, à Paris

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