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29 novembre 2014 6 29 /11 /novembre /2014 12:28

Le Sénat vote une baisse de 10 millions de crédits du SMA

Robert-budget-senat.jpgL'examen du budget de la mission outre-mer a démarré vendredi soir au Sénat. Sans surprise, le président de la Région Réunion, Didier Robert, rapporteur de la commission des affaires sociales, est venu critiquer "le manque d'ambition" de ce budget et surtout, "la baisse inacceptable" de 20 % de l'aide la continuité territoriale. Didier Robert a défendu le caractère "universel" de ce dispositif. "Il ne finance pas des voyages de conforts, mais des impératifs familiaux et l'effort financier est partagé entre l'Etat et les collectivités", a-t-il plaidé chiffres à l'appui. L'effort de l'Etat était de 55 millions en 2013, 51,4 en 2014 et 41 en 2015 contre 187 millions à la Corse ! "Voilà la colère légitime " qui justifie l'amendement qu'il a fait adopter par la commission des affaires sociales : Remettre les crédits de la continuité territoriale au même niveau qu'en 2014 en transférerant 10 millions d’euros de l’action « aide à l'insertion et à la qualification professionnelle » du programme 138 (les dépenses d'investissement du service militaire adapté) vers l’action « continuité territoriale » du programme 123. "Je n'ai pas d'autres choix", a justifié M. Robert. GPL-budget-senat.jpgMichel Fontaine est venu à son tour rappeler qu'il fallait engager un "effort pour réserver la continuité territoriale et aussi les crédits alloués au SMA". Il s'est d'accord avec la proposition du sénateur de Saint-Barth, Michel Magras, d'ouvrir un chantier sur le sujet au sein de la délégation outre-mer du Sénat. La ministre aussi s'est déclarée favorable à cette proposition en proposant que la mesure puisse bénéficier aux Réunionnais de l'Hexagone. Pour GPL, le gouvernement a priorisé le soutien à l'emploi et au logement, pas celui aux familles. "Il n'y a pas de budget qui laisse une ligne ouverte à la volonté des personnes qui veulent l'utiliser. La logique de ce dispositif est d'aider les personnes à travailler. Cet amendement nie à l'image des Outre-mer", a-t-elle conclu.

Au moment de faire adopter son amendement, Didier Robert a obtenu un vote public. Cela revient à faire voter l'ensemble des sénateurs grâce aux délégations de vote plutôt que de faire voter les sénateurs présents qui se sont tous prononcés contre l'amendement Robert. L'UMP étant majoritaire, elle a obtenu 185 voix contre 153. Conséquence, la ministre a demandé le rejet de la mission outre-mer qu'elle juge ainsi dénaturée. Le Sénat l'a adopté par 185 voix. La continuité territoirale récupère ses 10 millions d'euros au détriment du SMA. L'Assemblée nationale aura à charge de rectifier le tir.

FXG, à Paris

les-senateurs-de-gauche-depites.jpg

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28 novembre 2014 5 28 /11 /novembre /2014 08:26

Le budget motié adopté au Sénat 

Mercredi 26 novembre 2014, le Sénat a adopté la première partie du projet de loi de finances pour 2015 par 190 voix pour et 154 voix contre. Les sénateurs ont notamment adopté le relèvement du plafond du quotient familial de 1508 à 1750 € ainsi que le maintien de la suppression de la tranche d’imposition sur le revenu à 5,5 %, l’application du crédit d’impôt pour la transition énergétique(CITE) aux équipements de rafraîchissement des locaux, et encore des aménagements à la réduction d’impôtsur le revenu en faveur de l’investissement locatif intermédiaire, dit dispositif “Pinel”, et encore l'encadrement de l’exonération temporaire d’imposition des plus-values réalisées lors de la cession de biens immobiliers à tout acquéreur s’engageant à y construire des logements sociaux. À partir du vendredi 28 novembre, le Sénat reprendra l’examen du projet de loi de finances pour 2015 avec l’examen des missions budgétaires et des articles rattachés de la deuxième partie. 

FXG, à Paris

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25 novembre 2014 2 25 /11 /novembre /2014 09:53

Les encres de fer de Gilles Biccheri

elvyta.JPGGilles Biccheri est un sculpteur sur acier installé à Saint-Affrique (Aveyron). Son travail trouve ses sources d'inspiration dans l'art nègre et dans l'art kanak, chacun découvert alors qu'il était engagé dans l'armée française... Mais tout à commencé quand il avait encore le biberon à portée de bouche !

"Me retrouvant dans l'atelier de mon grand père et de mon père, tous deux peintres-carrossiers dés mon plus jeune âge, je me coinçais déjà les doigts dans les pièces métalliques... Et puis, l'uniforme kaki jeté, vers 30 ans, les esprits du métal constructor sont venus me voir..." Le métal de ses anciens, son survol de la mécanique, l'Afrique de ses voyages en Françafrique, les flèches faitières du pays kanak lors de son séjour à Canala, dans la province nord du Caillou... Tout ça se mêlent intimement, dans son travail de forge. Chez ce sculpteur métal, toutes les inspirations sont uniques. Mais d'abord, il éprouve le besoin qu'elles aient de la gueule, du cachet, bref une présence. Il fonctionne au travers de ce qu'il voit et il n'y a pas de règles dans la conception de ses oeuvres. "J'aime les différentes teintes du métal au fil de son vieillissement,observer les coups que la matière a pu encaisser, ses pliures, sa maturité, sa forme..." bitarto.JPGAlors, il les refait briller après les avoir ternies. L'acier a des airs de froideur, alors, il lui donne du charisme, réhausse sa valeur sentimentale,et aussi sa valeur  financière ! Recycler, essayer de redonner une vie artistique aux bouts de métal qu'il trouve au fil de ses pérégrinations, sur sa route. Au-delà des aveux techniques de l'artiste, son oeuvre est parfois rageuse, à l'image du monde, mais les aspirations comme les aspérités sont douces. Elles sont faites pour être caressés des mains ou du regard.

FXG

http://www.facebook.com/gilles.biccheri 

Album "encre de fer"


Mission en kanaky

Gil-Bicchery.jpg"Je venais de finir d'en chier assez bien avec la fin des classes dans ce régiment de pros... "Préparez vos paquos, départ pour la Nouvelle-Calédonie !" En stand by à Toulouse avant l'embarquement, nous sommes habillés en civil avec la musette et la coupe de cheveux réglementaire... Enfin installés dans l'énorme vaisseau, on nous demande de ressortir. "Ils" nous avaient mis un mauvais carburant dans les réservoirs du 747 ! Un bordel avant de faire 20 000 bornes, escale chez le prince à Bahrein, puis Singapour avant Nouméa et l'aéroport de la Tontouta. Tout ça sans vomir à cause des énormes trous d'air. A Nouméa,on nous transfère dans des camions, direction Canala, notre base. On vient relayer une autre compagnie. Bonne balade. On découvre le paysage... Nous sommes en lieu kanak... Au bord des routes poussent des ananas et surgissent au gré des virages des gens en armes, certains sont albinos. Arrivés sur place, on découvre les batiments et les zodiaques des gardes mobiles, incendiés,

Nous concernant, nous les bérets rouges, ça passait bien avec la population. Les paras, nous étions des pacificateurs. Nous arrivions après Ouvéa, le GIGN, les morts dans la grotte... On devait permettre le référendum. assurer une "paix" pour que chacun puisse se rendre aux urnes... J'ai mangé des tortues, chassé des chauve-souris, fait de la plongée sous-marine à la barrière de corail, choppé la gratte du poisson, la ciguaterra...  Il y a eu les rencontres avec Jean-Marie Tjibaou et sa niéce... Il y avait le poulet coco, les mines de Poro, les patrouilles bloquées sur des pistes barrées par des arbres abattus, Il nous arrivait de passer en jeep au milieu de rassemblements de Kanaks armés de fusil et de machette..."

 

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25 novembre 2014 2 25 /11 /novembre /2014 08:24

Le CM98 demande la démission de la présidence du CNMHE

Le Comité Marche du 23 Mai 1998 (CM98) a remis au président de la République, vendredi, un "manifeste pour l’établissement d’une politique mémorielle cohérente de l’esclavage colonial en France hexagonale et en Outre- mer".

Dans ce manifeste, le CM98 demande que le message du 10 mai soit recentré sur la célébration de l’abolitionnisme républicain et des luttes anti-esclavagistes. "C’est une condition nécessaire pour que cette commémoration ne soit pas communautaire", souligne Serge Romana, son président.

Le CM98 demande aussi que les commémorations en mémoire des esclaves soient "totalement légitimées dans l’Hexagone et dans les DOM, conformément à la réalité politique d’aujourd’hui". ausi, il demande au président que les commémorations du 10 mai (date de commémoration nationale de l’abolition de l’esclavage colonial), du 23 mai (date en mémoire des victimes de l’esclavage colonial dans l’Hexagone) et des 22 mai en Martinique, 27 mai en Guadeloupe, 10 juin en Guyane et 20 décembre à la Réunion soient enfin régies par décret et non par une circulaire. 
Enfin, Le CM98 demande la démission de Myriam Cottias, la présidente du Comité national pour la mémoire et l’histoire de l’esclavage (CNMHE). Le CM98 estime que son action et son rôle sont discrédités par les positions de Myriam Cottias contre le décret officialisant les dates des 10 et 23 mai. Selon le CM98 "par sa volonté de transformer le CNMHE en entrepreneur de mémoire, loin de jouer son rôle de haute autorité assurant la gouvernance de la politique mémorielle de l’esclavage colonial, la présidente du CNMHE a rallumé la « guerre des dates » qui avait pourtant été réglée par son prédécesseur." Enfin, le CM98 estme que les positions de Mme Cottias ont "amené La Route des Abolitions de l’esclavage et des Droits de l’Homme, un puissant réseau hexagonal de la mémoire abolitionniste, à neplus participer à la cérémonie nationale du 10 mai au Luxembourg."

Mise au courant de ce courrier, la présidente du CNMHE n'a pas eu une parole pour réagir, simplement un sourire.

FXG, à Paris 

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25 novembre 2014 2 25 /11 /novembre /2014 07:55

Les Rhums américains les plus subventionnés du monde

Alors que l'Europe veut limiter les mesures françaises de soutien à ses producteurs de rhum, les Etats-Unis subventionnent largement les leurs.

Avec leurs deux marques productrices de rhum, Diageo (Iles Vierges américaines) et Baccardi Ora (Porto Rico), les Américains sont tranquillement en train d’avaler le marché du rhum en Europe. Ainsi, ils sont passés de 4.718 hectolitres d'alccol pur (HAP) exportés en Europe en 2008 à 205.227 HAP en 2013, tandis que dans le même temps les producteurs de pays ACP sont passés de 438.023 à 244.321 HAP et les rhums français de 197.786 à 190.382 HAP. Comment expliquer un tel dynamisme des rhums américains et une telle dégringolade des rhums ACP ? Un "système d'aide ultra-premium", baptisé accord "cover over" en vigueur depuis 2009 pour une durée de trente ans. Dans un premier temps, le Trésor américain reverse aux deux îles américaines productrices de rhum, 97 % du montant total des droits d'accises acquittés par les consommateurs américains de rhum, y compris sur les rhums importés. Dans un second temps, les sociétés Diageo et Baccardi Ora ont obtenu de leurs gouvernements des Iles Vierges et Porto Rico le reversement d'une grande partie de cette rétrocession du Trésor américain. Ainsi, selon le magazine professionnel, Rumporter de Cyril Hugon, "on estime à 2,7 milliards de US$  le montant de ces reversions sur trente ans". En réalité, ce sera certainement bien plus, puisqu’il n’y a aucun plafond tant sur la quantité que sur le montant de l’aide. En 2012, les producteurs de rhums américains ont ainsi bénéficié de 580 millions US$ de subventions déguisées. Ainsi, Diageo a reçu, pour installer une unité de production aux îles vierges américaines la livraison gratuite "clé en main"  d'une distillerie d'une valeur de 137 millions US$. 

L'Europe veut éviter les points de blocage

Dans ce contexte, la part de marché des rhums des DOM a perdu quelque 7.000 HAP, mais ça n'a pas empêché l'Union européenne de lever la plupart de ses barrières douanières pour les rhums des pays tiers.

Jusqu’en 2011, les producteurs de rhums des quatre DOM payaient des droits d’accise sur 120 000 HAP à 859 € par HAP contre à 1514 € pour les autres. Ce régime a été ensuite modifié de mai à décembre 2012, avec des droits fixés à 1264 € pour les rhums des DOM et 2193 € pour les autres rhums, ce que l'Europe a contesté avant de permettre à la France d’appliquer un taux d'accise réduit sur le rhum "traditionnel" produit dans ses départements d'outre-mer pour un contingent de 120 000 HAP et ce jusqu’au 31 décembre 2020 alors qu’il est déplafonné aux Iles Vierges et Porto Rico. Les nouveaux droits seront ainsi les suivants : 859.79€ + 551.82 de vignette sécurité sociale pour les rhums des DOM, 1718.61€ pour les autres rhums. Il est aisé de comprendre que les taxes que doivent acquitter Diageo et Baccardi Ora sont largement couvertes par l'accord "Cover over".

Les pays ACP ont tenté en vain de se rebeller contre le système américain de soutien à ses rhums ; L'Europe qui négocie le traité transatlantique préfère exclure les rhums français du débat pour éviter un point de blocage, à l'instar de ce qu'on a appelé naguère pour des raisons similaires, la guerre de la banane.

FXG, à Paris 

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25 novembre 2014 2 25 /11 /novembre /2014 06:22

La Région Guyane signe avec le CReFOM

Sirder-Karam.JPGVendredi matin, Hélène Sirder, vice-présidente du conseil régional de Guyane a signé avec Patrick Karam, président du conseil représentatif des Français d'Outre-mer une convention les liant. "Le CRefOM, a déclaré Hélène Sirder, peut constituer une plateforme d'échange, de dialogue et de réseau pour mieux coordonner l'éparpillement des outre-mer tout en respectant l'identité et les problématiques de chaque territoire." Cette convention prévoit de participer à la lutte contre les discriminations à l'emploi, au logement pour les ressortissant guyanais edans l'Hexagone, de participer à l'accueil des étudiants guyanais en mobilité. De même, elle prévoit que le CReFOM propose des listes de personnalités susceptibles de correspondre aux profils de poste de haut fonctionnaire territoriaux. "Nous avons aussi l'affaire Dupont-Aignan, a souligné Mme Sirder, pour laquelle le CReFOM peut être fort utile."

Le CReFOM a déjà signé une convention avec le département de la Réunion, la ville de Paris, le ministère des Oute-mer et le département de Mayotte.

FXG, à Paris

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25 novembre 2014 2 25 /11 /novembre /2014 06:20

Tropiques FM au coeur d'une enquête financière

Depuis quelques mois, Claudy Siar, actionnaire de la radio communautaire d'Ile de France, Tropiques FM, évoque des démêlés avec son associé Stéphane Mouangué. Cette fois, l'affaire déborde du cadre interne de la station d'Issy-les-Moulineaux. Agissant sur une plainte de Claudy Siar, le parquet a diligenté une enquête préliminaire confiée à la brigade financière. La plainte évoque un abus de bien social, un abus de pouvoir, un abus de voix, un abus de confiance, un défaut de convocation des associés aux assemblées générales et une gérance de fait. La brigade financière a d'ores et déjà commencé d'entendre les acteurs du dossier. Déjà, le 17 septembre, une audience s'était tenue au Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) pour examiner un éventuel changement du cahier des charges de la station.

Par ailleurs, vendredi 21 novembre,  M. Siar et son conseil Jim Michel-Gabriel ont saisi en référé le président du tribunal de commerce de Nanterre pour demander la nomination d'un administrateur judiciaire. L'audience aura lieu le 2 décembre.

FXG, à Paris

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24 novembre 2014 1 24 /11 /novembre /2014 08:30

François Hollande : "Il faut accélérer l'intensité du développement plutôt que de viser un simple rattrapage"

couvert-presidentiel.JPGDans un esprit transcendant les clivages politiques, le dîner du CReFOM a donné l'occasion au président de la République de faire plusieurs annonces au premier rang desquelles la réorientation de France Ô.

Sur le terrain de l'égalité réelle, François Hollande promet de souscrire des engagements d'ici la fin de son quinquennat.

Gros succès pour le premier dîner du CReFOM, vendredi soir à l'hôtel de ville de Paris. le monde économique, le monde culturel, le monde associatif et le monde politique ont répondu à l'appel du CReFOM. Jean-Christophe Lagarde, le nouveau patron de l'UDI, qui n'a cessé de nommer dans son intervention la ministre des Outre-mer "Marie-George Pau", a déclaré : "Patrick Karam a su attirer l'attention sur l'Outre-mer des trois principaux dirigeants du pays." arrivee-Hollande-table.JPGIl citait le président de la République, le président du Sénat, Gérard Larcher, et le président de l'Assemblée nationale, Claude Bartolone. Après un discours de bienvenue de l'hôte des lieux, Anne Hidalgo, le président d'honneur du CReFOM, Victorin Lurel est intervenu pour dire ce qu'était que ce conseil constitué en janvier 2014, à l'instar de ce qu'est le Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF) : "Le CReFOM oeuvre à la défense transpartisane des intérêts et des valeurs des Français des Outre-mer. Ce n'est ni un communautarisme, ni un thuriféraire du gouvernement, ni un fan club du ministre des Outre-mer."

discours-Karam.JPGFondateur et président du CReFOm, Patrick Karam, est intervenu juste avant le président de la République pour demander l'égalité réelle pour les Outre-mer : "Le niveau de vie, a-t-il décliné, égale en Guyane 50 % de celui de l'Hexagone, 60 à 65 % pour la Réunion et la Guadeloupe ; 68 % pour la Martinique." Patrick Karam et le CReFOM proposent alors au président de la République un plan pluriannuel de rattrapage à travers une loi d'orientation. "C'est possible en une génération", indique Patrick Karam.

Cité des Outre-mer et France Ô

Avant de répondre, François Hollande a fait plusieurs annonces. La première pour souhaiter "que la cité des Outre-mer pour laquelle la ville de Paris, la Région Ile de de France et le ministère des Outre-mer unissent leurs efforts ouvre d'ici la fin du quinquennat."

Babette-Gilles-et-Helene-Camouilly.JPGEt, en réponse à Victorin Lurel qui avait déclaré : "Nous tenons à France Ô. Elle doit être pérennisée et réorientée." Le président a fait sa deuxième annonce : "France Ô est dédiée aux outre-mer, mais on constate que seuls 15 à 20 % des programmes relèvent de l'outre-mer. Le CSA s'en est ému. Sans coût supplémentaire, nous devons en faire véritablement une chaîne des outre-mer."

La chose ayant été dite, la plupart des convives assis autour de la table de France Télévisions se sont levés et ont quitté la salle,  emboîtant le pas à Gilles Camouilly, directeur de la chaîne. Officiellement, ce dernier avait un enfant à récupérer.

Leila-Negrau.JPGInterrogé par Greg Germain et Leïla Negrau sur des questions de culture, le président a fait plusieurs annonces. Sur la francophonie :  "Les Outre-mer pourraient être représentés eux-mêmes dans la francophonie." Sur les créations d'outre-mer : "Les territoires en France doivent aussi financer les créations d'outre-mer." Sur la diversité à la télé : "C'est le rôle du CSA. Il n'est pas besoin de changer la loi, mais il est besoin d'effectivité du contrôle." Et puis, alors qu'une enquête financière judiciaire est en cours concernant la radio d'Ile de France Tropiques FM dont son fondateur Claudy Siar craint qu'elle ne réponde plus à son cahier des charges, François Hollande a déclaré : "je soutiens Tropiques FM et Espace FM."

Un CICE à 12% et un CII majoré

Hollande-repond-a-la-salle.JPGFrançois Hollande est alors revenu sur la demande d'égalité réelle : " Vous me demandez un plan pluriannuel pour l'égalité de chacun des territoires dans la capacité à pouvoir assumer son développement (...) Ce ne sera pas un plan, mais des plans, territoire par territoire, qui seront pilotés par le gouvernement. Il faut choisir les objectifs en concertation avec les territoires et piloter les trajectoires. Pour autant, ça ne sera pas une course pour combler le retard de niveau de vie, il faut accélérer l'intensité du développement plutôt que de viser un simple rattrapage. Des engagements doivent être pris d'ici la fin du quinquennat. L'idée d'une loi de programmation est bonne, mais il y a nécessité d'un consensus qui engage les majorités successives au gré des alternances."

La mairie de Paris, a fait savoir son maire, déposera un voeux pour soutenir cette demande de justice sociale.

Lurel Hollande Hidalgo KaramFrançois Hollande a rappelé qu'il agissait pour l'égalité depuis le début de son quinquennat. "Je ne donnais pas cher à Victorin Lurel pour son combat contre la vie chère (...) Il a introduit le bouclier qualité prix, créer des outils pour lutter contre les monopoles. Il a fait baisser les tarifs de la téléphonie, les tarifs bancaires et même ceux des carburants... J'ai craint le pire. Mais là où Victorin Lurel passe, les barrages s'effacent."

Après avoir encore rappelé qu'il avait augmenté le budget de la mission outre-mer, "prolongé, pérennisé et garanti. l'octroi de mer", "pérennisé les dispositifs fiscaux pour les Outre-mer", il a abordé les crédits d'impôt : Alie-Lurel-Reinette-Hollande.JPG"Le CICE dans les Outre-mer, c'est 9 % contre 6 dans l'Hexagone et ça peut même aller jusqu'à 12 %. Le crédit d'impôt recherche (CIR) est majoré. Le crédit d'impôt transition écologique (CITE) et le crédit d'impôt innovation (CII) seront majorés." Un message qu'il conviendra de faire vite passer au secrétaire d'Etat au Budget, Christian Eckert, qui s'est opposé à un CII à 50 % lors de l'examen des articles non rattachés du budget, vendredi dernier, tout comme le rapporteur général de la commission des finances, la socialiste, Valérie Rabault.

Sur le dîner proprement dit, la qualité n'était pas au top dans les assiettes et la plupart des hôtes ont commencé à quitter la salle avant le dessert, après la chanson de la Saint-pierraise Alexandra Hernandez, sitôt que le président s'en est allé, non sans avoir dit aux convives : "Merci d'être la France, merci d'être vous-mêmes !"

FXG, à Paris


Verbatim

Hollande-Karam-Hidalgo-copie-1.JPGPatrick Karam : "Nous ne sommes ni des confettis de l'empire, ni les danseuses de la République. Ce qu'a dit Nicolas Dupont-Aignan (sur la création d'un centre de rétention administrative pour les jihadistes en Guyane, NDLR) traduit la permanence d'une idée de l'Outre-mer qui est fausse. Il faut revenir sur des années de préjugés. L'imposture est de dire que nous coûtons cher à la France. La réalité c'est que les Outre-mer sont victimes de discriminations ou d'un plafond de verre collectif selon le critère du niveau de vie."

arrivee-Hollande.JPGFrançois Hollande : "L'histoire des outre-mer, c'est une décolonisation dans la République et en français grâce à Aimé Césaire qui a fait de la langue du dominateur celle de l'émancipation (...) Mais les Outre-mer veulent aussi  être dans l'égalité des conditions de vie et des chances. L'Outre-mer, c'est une bataille qui a toujours été celle de l'égalité, égalité civique, politique, sociale, qu'ont menée les présidents de la République successifs. L'égalité sociale n'est pas encore partout respectée ; il y a encore des règles différentes (...) Chaque problème de l'Hexagone est amplifié outre-mer qu'il s'agisse de chômage, de violence ou de flux migratoires... 


Ils ont twitté

Jean-Christophe Lagarde, président de l'UDI

"L'UDI est prête à soutenir une loi pour l'égalité réelle."

Romain Mouton, ancien conseiller presse d'Yves Jégo au ministère de l'Outre-mer

"Clair, exigeant, ambitieux, excellent discours de Patrick Karam au dîner du CReFOM. Futur ministre de l'Outre-mer ?"

Jessica Campbell, manager et épouse d'Admiral T

"Excellents discours de Patrick Karam et Victorin Lurel. Chapeau bas pour l'organisation d'une main de maître."

Claudy Siar, animateur télé et radio

"Lorsque le président de la République a soutenu mon combat pour Tropiques FM, le public a applaudi. Merci."

Babette de Rozières, chef de cuisine médiatiqueil y a 15 heures

"Bravo Patrick Karam et Samia Badat pour ce 1er dîner du CReFOM. Une grande réussite ! J'ai adoré ! Et je sais que cela n'a pas été facile."


En imagesBabette-Hollande.JPG

Babette et François Hollande, ensemble dans la même direction !Benoit-Lombriere-et-Philippe-Lavil.JPG

Benoît Lombrière et Philippe LavilBoyer-et-Ruelle-melon-et-banane.JPG

Claude Boyer de la SA Boyer Philibon et Philippe Ruelle de l'UGPBan - les melons et les bananesChris-Combette-amie.JPG

Chris Combette et une amieGomez-et-Patient.JPG

Philippe Gomès, député UDI de Nouvelle-Calédonie, et Georges Patient, sénateur socialiste de GuyaneGreg-Germain-Gerard-Pont-derriere.JPG

Greg Germain, Georges Mélane et, derrière, Gérard Pont de Morgane production et des Francofolies de la Rochellegroupe-Wallisien-en-relache.JPG

Le groupe des Wallisiens en relâcheHollande-Babette-karam-Hidalgo.JPG

Le président Hollande, Babette de Rozières, Anne Hidalgo et Patrick KaramJacques-Martial-Anne-Katryn-et-Yves-Jego.JPG

Jacques Martial, président de la Villette, Anne-Katryn et Yves JégoJessica-et-Admiral-T.JPG

Jessica Campbell et Admiral Tjournalistes-et-Sophie-Elizeon.JPG

Léia Santacroce, journaliste à Outre-mer 1ère, et Julien Sartre, journaliste pour le Quotidien de la Réunion, avec Sophie 2lizéon, déléguée interministérielle à l'égalité des chances des Français des Outre-merKareen-Guiock-Jim-Michel-Gabriel.JPG

Kareen Guiock de M6 et Me Jim Michel-GabrielMarijosee-Alie-Victorin-Lurel-Francois-Hollande.JPG

Marijosée Alie, Victorin Lurel et François HollandeMarina-Feat-ARIBEV-Olivier-Nicolas-MOM.JPG

Marina Féat d'ARIBEV et Olivier Nicolas du MinOMNicolas-Maziere-Bernard-Guillaume.JPG

Nicolas Mazière, conseiller parlementaire de George Pau-langevin, et Bernard Guillaume, Région GuadeloupeNicolas-Vion-Michel-Magras.JPG

Nicolas Vion du GHTG et Michel Magras, président de la délégation outre-mer du Sénat et sénateur de Saint-BarthélemyOsange-Silou-Marijosee-Alie.JPG

Osange Silou-Kieffer, de l'agence Invariance noire, et Marijosée AliePaule-Biamba-et-son-frere.JPG

Sylvain Charlery-Aline et sa soeur, Paule biamba, abcien collaboratrice de Patrick Karam à la délégation interministérielle pour l'égalité des chances des Français d'Outre-mer et aujourd'hui en poste au service de la communication de MatignonPecresse-Mormeck.JPG

Valérie Pécresse, ancienne ministre de la Recherche et de l'Enseignement supérieure, députée UMP des Yvelines et première parlementaire hexagonale à avoir adhéré au CReFOM, et Jean-Marc Mormeck, champion du monde de boxeRosan-Royan-Geraldine-Mbarga-Mboa-et-Harry-Jeanne.JPG

Rosan Royan, président de l'association RISI, Géraldine M'Barga M'Boa de l'UGPBan, et Harry Jeanne, photographe et membre actif du CReFOMSylviane-Cedia.JPG

Sylviane Cédia, artistevolontaire-CREFOM-et-Christine-Kelly.JPG

Un des maîtres d'hôtel du dîner, volontaire du CReFOM, et Christine Kelly, membre du CSA. Derrière, on aperçoit Chantal Néret, directrice de la communication de France 2Wily-Bracciano-et-Bernard-Gueridon.JPG

Willy Bracciano, journaliste à France 24, et Bernard Guéridon, nouveau président de l'Amicale des agents de la RATP.

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24 novembre 2014 1 24 /11 /novembre /2014 06:59

Ruddy Jean-Jacques, créateur du trophée de la 10e Route du rhum

Ruddy-Jean-Jacques-portrait.JPGNé il y a 48 ans à l'hôpital général de Pointe-à-Pitre, Ruddy Jean-Jacques est le seul entrepreneur fondeur d'art antillais. On lui doit la création des trophées afro-caribéens, du Crosgua, des Flamboyants du sport et aujourd'hui du trophée de la Route du rhum.

Les cinq trophées que remettra la Région aux vainqueurs de chaque chaque classe de la Route du Rhum sont l'oeuvre du fondeur d'art guadeloupéen, Ruddy Jean-Jacques. "J'étais en vacances au Panama en janvier dernier et j'ai commencé à réfléchir à l'idée d'un trophée, raconte-t-il alors qu'il travaille à la réalisation des pièces dans son atelier de Pantin (93).  Je voulais figurer un Ultime dans la tourmente de Saint-Malo à Pointe-à-Pitre." Il a dessiné des vagues à la fois déferlantes et protectrices qui enveloppent un voilier. "Je savais que la Région voulait faire quelque chose..." Ruddy-Jean-Jacques-dessin-trophee-Rhum.JPGComme Ruddy habite le XIXe arrondissement de Paris, il a profité de la présence de Victorin Lurel dans son quartier lors de la campagne des municipales pour lui parler de son projet. Une première expérience heureuse aboutit avec les trophées des "Flamboyants du sport", puis il adresse un dossier avec son petit croquis de l'Ultime dans les vagues. La production des dix pièces a démarré le mercredi suivant le départ de la Route du rhum. Le trophée est un moulage en étain surmonté d'un mât et de deux voiles en laiton poli sur lesquelles est fondu le logo de la Région. Chaque trophée pèse 6,3 kilos. "J'aime le contact avec la matière. Je ne suis pas un artiste, mais un professionnel avec une sensibilité artistique. C'est ma valeur ajoutée !"

Formation et transmission

Atelier.JPGRuddy travaille seul dans son atelier, mais il accueille régulièrement des apprentis. Actuellement, c'est Jean-Patrick Charles son élève. C'est un jeune Haïtien qui vient de l’une des dernières écoles de fonderie en en région parisienne, à Nogent sur Oise. "Il est venu me démarcher et je l'ai pris..." Ruddy a monté son entreprise "Art de fondre" il y a 20 ans et depuis, quelque 150 jeunes sont venus se former chez lui. "Ma précédente apprentie a été dernièrement primée nationalement !" Aujourd'hui, après trente ans de métier, Ruddy a envie de transmettre son métier. Il s'implique avec la chambre de métiers et d'artisanat de la Seine Saint-Denis. Il veut proposer des formations et de l'accompagnement pour les jeunes des Antilles. Il était présent lors des dernières Journées Outre-mer développement dans l'Hexagone et est un acteur essentiel du networking ultramarin. Il a fondé le groupement des entrepreneurs des départements français d'Outre-Mer (GEDFOM) en 2008 et participe au réseau Outre-mer Network de Daniel Hierso. Il apporte régulièrement son soutien et son expérience à tous ceux qui, parmi ses compatriotes ultramarins, veulent créer leur entreprise. "Il existe des entreprises ultramarines dans l'Hexagone et en Outre-mer, mais il n'y a aucune transversalité. Il faut mettre ça en oeuvre !" Il est prêt à achever sa carrière en se consacrant à la formation et à la transmission. Son objectif est d'arriver à mettre sur pied un pôle artisanal des métiers d'art au pays, comme la zone où se trouve son entreprise à Pantin. "Il y a du boulot dans ce secteur, plus de boulot que de main d'oeuvre !"

FXG, à Paris

contact@artdefondre.com

 


croquis trophee region Rhumcroquis-final-trophee-region-Rhum.JPGtrophee region Rhum

Il a dit

"Je suis de la génération Mitterrand, mais j'ai toujours été gaulliste et chiraquien ! J'ai toujours ressenti le décalage entre la fonction publique qu'on me faisait miroiter et l'esprit d'entreprise qui me faisait rêver... Je suis un entrepreneur libéral qui place l'humain au centre de tout !" 


Genèse d'une entreprise

Ruddy-Jean-Jacques-moules.JPGIl n'y a qu'une centaine de fondeurs d'art en France, pas plus d'une vingtaine en région parisienne et Ruddy Jean-Jacques est le seul Antillais chef d'entreprise dans ce domaine. Pour en arriver là, Ruddy a commencé par ne pas être un bon élève ! "Je crayonnais..." A la fin de la classe de 3ème, alors qu'il se destine à apprendre un métier artistique et manuel, il visite une fonderie dans un lycée professionnel. "Le prof a dessiné vite fait une pièce de moteur de voiture, puis il nous a montré le moule..." Ruddy a trouvé sa voie et s'inscrit à l'école de fonderie. C'est la première année qu'un BEP est ouvert. Il le décroche, poursuit avec un bac technique, et enchaîne les stages dans de grandes entreprises (armement, automobile) où il se familiarise avec la conception assistée par ordinateur. Ruddy-Jean-Jacques-atelier-polissage.JPGIl s’inscrit ensuite en IUT afin de poursuivre son cursus scolaire. Une des sociétés où il a été stagiaire, Alcara, lui propose un job. Cette société fabrique des objets des cadeaux d'entreprise, des tours Eiffel, des bustes de Napoléon... "J'y suis entré à 18 ans comme opérateur." Au bout de six mois, il passe chef d'équipe et, lorsque le chef d'atelier part à la retraite, c'est à lui qu'on propose le poste. A 21 ans, il a sous sa responsabilité une vingtaine d'employés. Il reste pendant 9 ans chez Alcara où il gagne ses galons de directeur technique. Mais Ruddy sait depuis son apprentissage qu'il aura son entreprise à lui et en a déjà décidé le nom. Un de ses copains de promo avec qui il devait s'associer lui fait faux bond au dernier moment; il convainc son petit frère, Rodrigue, apprenti comptable, de le remplacer au pied levé. Art de fondre était née ! En 2013, son chiffre d'affaires était de 750 000 € et cette année, il vise le label "entreprise du patrimoine vivant".


Grands comptes, artistes et outre-mer

cadeau-VIP-UGPBan.JPGSa clientèle est très large, mais d'abord composée des "grands comptes". Ce sont GDF, les musées nationaux, Thalès, la direction des chantiers navals, ATR, Dior, Crédit agricole, Rollex, la police nationale, la ligue nationale de volley, les conserves Connétable... Son maître-mot : "rigueur et professionnalisme." Il a décroché GDF en 1999 à la suite d'un appel d'offres : "On était cinq en lice pour un trophée d'initiative. J'étais le seul à présenter une maquette en plus de mon dossier..." Il travaille aussi avec des artistes qui viennent lui demander d'éditer leurs sculptures. Il n'oubliera jamais la leçon que le sculpteur César lui a donnée lorsqu'il travaillait encore chez Alcara !

Ruddy Jean Jacques lampe pied canneL'Outre-mer n'a jamais été sa première clientèle, mais en démontrant qu'il savait faire du beau et du bien fait dans nos régions où les fonderies n'existent pas, il a décroché des entreprises comme Bologne, Air Caraïbes ou l'UGPBan en anticipant leurs besoins. C'est lui qui a dessiné l'insigne et la broche des hôtesses de la compagnie aérienne, lui qui a proposé aux bananiers de disposer d'un cadeau VIP pour leurs démarches de lobbying à Bruxelles ! On lui doit les trophées du Crosgua, celui du syndicat de la coiffure de la Martinique, celui des bouchers de la Guadeloupe, le trophée William-Gallas, celui des arts afro-caribéens et, dernièrement, celui des entreprises afro-créoles. C'est aussi lui qui a fourni à Christian Lara les couronnes du sacre du couple impérial pour son film "Le mystère Joséphine". Mais la palette de Ruddy Jean-Jacques ne se limite pas à cela puisqu'il lui arrive de couler de l'argent pour la bijouterie et il imagine régulièrement des produits autour de la canne à sucre, du rhum ou du gwoka (luminaires, coupe-papier, couverts, sous-verres, bougeoirs...). Son deuxième maître-mot, c'est "jamais cheap !"


Un histoire de pin's

Ruddy-Jea-Jacques-lingot-etain-25-kg.JPGSi Ruddy Jean-Jacques a commencé par dessiner des boucles de ceintures pour des créateurs italiens, sa grande idée, celle qui lui a donné les fonds pour créer Art de fondre, ce sont les pin's représentant la Guadeloupe, la Martinique, la Guyane, la Réunion et l'Afrique. "En 1991, le défilé du carnaval se faisait alors sur l'esplanade de Vincennes. J'avais fabriqué 500 pin's de la Guadeloupe et de la Martinique. On a commencé à les vendre 20 francs pièces, puis on est vite passé à 40 ! En trois heures, on avait tout vendu." Ruddy a eu aussi dès le début, un comportement d'entrepreneur en déposant tous ses modèles à l'INPI. Un de ses clients indélicats en a fait un jour l'amère expérience !

Aujourd'hui que les pin's ne sont plus à la mode, il a ressorti sa collection sous la forme de "bijoux pays".


Aimé Césaire et la Marianne noire

buste-Aime-Cesaire.JPGEn 2013, à l'occasion du centenaire de la naissance d'Aimé Césaire, Ruddy Jean-Jacques a voulu rendre hommage au père de la négritude. "J'ai proposé un projet au Comité martiniquais du tourisme, mais je n'ai pas eu de retour... Pas grave !" Aidé par un ami sculpteur, il conçoit à partir de plusieurs photos du poète un moule et sort le buste. Faute d'acquéreur, il l'a laissé à l'entrée de son atelier. "En entrant, mes clients, même ceux qui ne sont pas antillais, le reconnaissent. Cette pièce unique est quasiment devenue mon enseigne !" Dans le même esprit, il a créé en 1998 la première médaille commémorative du cent-cinquantenaire de l'abolition de l'esclavage avec une Marianne noire. Le label de Ralph Thamar, Wagram, en avait commandé 300 pour le lancement d’un CD réalisé pour l’occasion. C’est lors d’une prestation de l’artiste à l’Assemblée nationale qu’il invite Ruddy Jean-Jacques à présenter sa médaille. "Quand on a su ça, on a en fait une en plaqué or pour le président de l'Assemblée nationale. C'était alors Laurent Fabius. Au dernier moment, il a demandé à ce que ce soit moi, l'artiste, qui la lui remette..."

Jean-Pierre-Riga-Ruddy-Jean-Jacques-Cesaire.JPGAvec Jean-Pierre Riga, son communicant, et Aimé Césaire, à l'entrée de l'atelier de fonderie à Pantin.

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22 novembre 2014 6 22 /11 /novembre /2014 08:03

Dupont-Aignan veut faire de la Guyane un centre de rétention pour les jihadistes français

Nicolas Dupont-Aignan, président du mouvement Debout la France, a proposé jeudi sur les ondes de Sud Radio, de "rouvrir Cayenne" pour éloigner les Français revenus du jihad, des "fous furieux" qui méritent à ses yeux une "justice d'exception".

"Je considère, a-t-il dit, que quand un Français se livre au jihad, il doit à son retour en France être assigné à résidence et éloigné (...) Je propose qu'on rétablisse à Cayenne un centre de détention qui permette d'isoler ces fous furieux (...) Je ne propose pas le rétablissement du bagne, a-t-il précisé, mais un centre de détention". Ces déclarations ont fait bondir la députée de la Guyane Chantal Berthelot. Indignée, elle a condamn cette proposition : "L’histoire de la Guyane et de son bagne ne peuvent en aucun cas permettre à M. Dupont-Aignan de stigmatiser notre région comme une colonie pénitentiaire (...) La Guyane est une région en devenir qui héberge en son sein la plus grande biodiversité de notre pays et qui permet aux citoyens français d’avoir accès à la technologie. C’est grâce à ces technologies que Nicolas Dupont-Aignan aurait pu s’informer sur notre si belle région et son histoire."

Chantal Berthelot a personnellement interpellé le député maire de Yerres (77) à l’Assemblée nationale, jeudi midi au restaurant du 101 rue de l'Université, et l’a invité à présenter ses plus plates excuses aux Guyanais "pour ses propos insultants". Dupont-Aignan était avec des journalistes et a essuyé l'avoinée de la députée de Guyane sans moufter. De leur côté, le député Gabriel Serville et le sénateur Antoine Karam ont publié une tribune dans Libé...

FXG, à Paris

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