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17 novembre 2014 1 17 /11 /novembre /2014 08:00

Admiral T/Kalash : Retour sur l'affaire

Arneton-Michel-gabriel-Admiral-Kalash-Ramael.jpgC'est libres, mais placés sous contrôle judiciaire que les deux vedettes de ragga dance hall, Admiral T et Kalash, sont ressorties du tribunal de grande instance de Paris, samedi peu après 23 heures (photo : RM). Auparavant, ils ont été auditionnés par le juge Madre qui leur a signifié leur mise en examen pour violences aggravées. Ainsi s'achèvent ces quarante-huit heures de garde çà vue et cette journée d'audience au tribunal de Paris où l'on devait juger les deux garçons samedi. Le tribunal a ordonné l'ouverture d'une information judiciaire qui a été confiée au juge d'instruction, M. Madre. Il lui reviendra d'entendre les témoins (un voisin d'immeuble, un pompier, un restaurateur...), d'examiner les bandes de vidéosurveillance et la séquence filmée par Mme Campbell, l'épouse d'Admiral T, sur son smartphone,). Le juge Madre devra aussi examiner la plante déposer par les avocats des deux artistes (Mes Ramaël, Arneton et Michel-Gabriel) pour abus d'autorité et violences policières. L'instruction peut prendre désormais plusieurs mois et aboutir à un nouveau renvoi devant un tribunal correctionnel ou un non lieu.

On retient, selon ce qu'en a dit la juge assesseur lors de l'audience du 15 novembre, que jeudi 13 novembre vers 2 heures, Admiral T, Kalash et Jessica Campbell sont au bas de l'immeuble qu'ils occupent le temps de leur promotion parisienne, rue des Taillandiers (parallèle à la rue Keller, particulièrement surveillée car c'est là que se trouve la résidence de la compagne du Premier ministre). Kalash et Admiral T s'amusent et Jessica les filme avec son portable. Si la prévention parle d'ivresse manifeste des deux hommes, ceux-ci l'ont contestée samedi soir, Me Arneton évoquant même, sur l'ensemble de l'affaire, une manoeuvre pour "maquiller des violences policières". S'estimant gêné par le bruit, M. B, voisin dans l'immeuble, est descendu avec dans l'idée de faire cesser le chahut, fort de se savoir investi de la puissance publique (s'il est bien un fonctionnaire de police, M. B n'était pas en service). C'est ainsi qu'il aurait interrogé Jessica Campbell sur les faits avant de jeter au sol son téléphone, provoquant la réaction immédiate de Kalash. Il aurait alors balancé coups de pied et coups de poing sur M. B avant de le projeter au sol. Ce dernier aurait alors appelé des collègues en renfort : un homme et une femme, en service, eux. Mais ça ne se serait pas bien passé puisque Admiral T et Kalash auraient giflé l'homme, lui arrachant sa radio et ses lunettes, projeté la fonctionnaire au sol non sans l'avoir frappée et insultée ; Kalash ayant même dit à cette dernière : "Sale pute, va te faire enculer. Tu n'appelleras pas de renforts." Des renforts sont finalement intervenus, ont maîtrisé les deux hommes qu'ils ont conduits au poste.

FXG, à Paris

 


"Flicaille" contre "négraille"

Admiral T 1Certains résument l'histoire à un fait divers banal où un voisin, parce que flic en civil, croit être investi de l'autorité nécessaire pour faire seul la police avec des gens qu'il a pris pour des racailles simplement parce qu'ils sont noirs : "Sé flic kont neg", a-t-on entendu samedi dans les couloirs du palais.

Eu égard à la personnalité d'Admiral T, considéré comme un étendard et un modèle pour la jeunesse antillaise, et au regard du nombre de personnes venues soutenir les deux artistes au tribunal, la situation était sensible. D'ailleurs, dès samedi soir, Eli Domota et l'UGTG ont "condamné avec la plus grande fermeté, les intimidations, provocations et agressions dont ont été victimes" les deux artistes. Au niveau gouvernemental aussi, on a été attentif à l'évolution du dossier, craignant des risques de débordement et des troubles à l'ordre public. Mais l'annonce de la libération des deux garçons, "fatigués mais soulagés", samedi soir, a permis de faire retomber la pression.

C'est ce lundi que sort le 5e album d'Admiral T : "I am Christy Campbell", avec un concert prévu le 11 décembre au dernier étage de la tour Montparnasse.

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17 novembre 2014 1 17 /11 /novembre /2014 07:37

Admiral-T-2.JPGDepuis six mois, Admiral T prépare la sortie de son 5e album, "I am Christy Campbell" pour le 17 novembre. Il y a d'abord eu une application pour les smartphones, puis la sortie du clip "Si'w enmé mwen" avant celui à venir de "Zonbi", un projet de magazine dédié à l'artiste et un concert au dernier étage de la tour Montparnasse, le 11 décembre avant une tournée aux Antilles, puis en 2015 dans l'Hexagone et à l'étranger avec un Zénith (son 3e en solo) en point d'orgue. Interview.

"Anvi laché mwen"

Pourquoi avoir choisi de communiquer six mois à l'avance sur cet album ?

Admiral-T-3.JPGNous avons eu la volonté de communiquer six mois à l'avance car cet album est un concept différent. "I am Christy Campbell" est plus personnel que les précédents tant par l'approche des thèmes que par par les thèmes eux-mêmes. J'ai mis en avant le chant, la voix, la mélodie. Auparavant, ce qui était mis en avant, c'était le dance hall. Sé sa ki ka changé. 20 ans après, je pense que le public est prêt  à m'entendre sur un style que j'ai toujours aimé. C'est ce que j'ai voulu montrer avec "Si 'w enmé mwen", car je savais que je surprendrai. Ma famille et mes proches me disent que c'est un chef d'oeuvre. J'en suis super fier !

"Si'w enmé mwen" est un zouk love, mais il y a également du gwoka. Parlez-nous de ce morceau, Zonbi.

"Zonbi" est une reprise de Germain Calixte dit Chaben. Nous avons tourné le clip devant sa case à Port-Louis, également à à l'usine de Beauport. Comme dans l'album "Mozaik Kréyol", je reprends toutes les composantes de notre culture. Mais cet album, je l'ai fait à la vibe, au feeling, sans me poser de question. J'ai proposé ce dont j'avais envie. Anvi laché mwen...

Vous dîtes que c'est un album plus personnel. En quoi ?

C'est un album guadeloupéen et créole. Mes thèmes restent les valeurs de l'amour, du respect, du travail, mais par l'approche, je me dévoile davantage. Je parle de ma mère, de ma famille, c'est plus intime.

Pour autant, il y a quelques collaborations...

On retrouve mon complice Kalash (Di mwen), Nyla (Body calling)... C'est Nyla qui m'a sollicité. Elle m'a envoyé le titre et elle a accepté qu'on l'inclue dans l'album. Même chose avec Clayton Hamilton (Mamacita) qui m'a envoyé lui aussi son titre.

C'est votre premier album en tant que producteur...

Ca marque aussi mon évolution. J'ai travaillé jusqu'alors avec Don Miguel et je sais ce que c'est le travail de producteur. Un producteur doit mettre en avant l'artiste, avoir un projet de carrière pour lui. Aujourd'hui, je prends mon indépendance avec ma société de production et cet album. C'est un projet identitaire et culturel. Avec cette société de production, on espère aussi pouvoir aider des jeunes. On a beaucoup de talents en Guadeloupe et on a besoin d'aller plus loin.

Admiral-T-1.JPGComment portez-vous le rôle que l'on vous prête de porte-parole de la jeunesse ?

Je n'ai pas choisi de devenir un artiste, ça s'est imposé à moi et j'ai senti que c'était ma voie. Je suis considéré comme un porte-parole de la jeunesse, mais c'est naturel ! S'il y en avait d'autres, ça serait mieux. Porte-parole ou pas, je défends ce qu'il y a à défendre. Je dis ce que j'ai à dire même si j'ai un peu vieilli !

Comment êtes-vous perçu à l'international ?

En Europe, au Canada, on a fait tous les grands festivals. Au Canada, j'étais étonné de voir autant de journaliste et de faire la une d'un grand quotidien national. Malheureusement, dans l'Hexagone, ce qu'on fait, c'est par nous-mêmes. Il y a de gros festivals en France dont les portes nous restent fermées alors que les Belges ou les Allemands ne posent pas de problème.

Est-ce qu'on vous reverra au cinéma ?

J'ai aimé faire "Neg mawon" et j'attends qu'on me propose quelque chose même si je suis d'abord chanteur. Jean-Claude Barny m'a proposé de tourner dans son prochain film, "Le gang des Antillais", mais je ne sais pas encore...

Propos recueillis par FXG, à Paris

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17 novembre 2014 1 17 /11 /novembre /2014 07:00

L'Assemblée nationale adopte le CICE et le CIR majorés

C'est sans surprise que, vendredi matin, les députés ont adopté la majoration du taux du crédit d'impôt compétitivité emploi (CICE) à 7,5 % au 1er janvier prochain, puis 9 % en 2016.

Le député de Saint-Martin, Daniel Gibbs (UMP), a défendu un amendement visant à créer un CICE à 18 % pour les secteurs prioritaires de la LODEOM (tourisme, environnement, NTIC, agro-industrie, énergies renouvelables et recherche et développement). "Il s'agit de mieux diriger les fonds et non pas d'augmenter la dépense", a-t-il spécifié. "Des aides sectorielles majorées, a opposé le secrétaire d'Etat au Budget, Christian Eckert, nécessiteraient une notification à la Commission européenne." Valérie Rabault, rapporteur général du Budget, a rappelé que le crédit d'impôt en France représentait 4 % du PIB et que dans les Outre-mer, il atteignait les 12 %. "C'est un effort justifié, a-t-elle avancé, mais qu'on ne peut augmenter à l'infini." L'amendement Gibbs a été rejeté.

Les députés ultramarins du groupe socialiste ont à leur tour proposé un CICE porté à 12 % pour les secteurs exposés à la concurrence. Jean-Claude Fruteau a signalé que cela concernait 12 % des effectifs salariés soit un coût additionnel de 19 millions d'euros. Comme l'avait indiqué George Pau-Langevin dans cette Assemblée le 4 novembre, Christian Eckert a confirmé que le gouvernement préparait un "autre outil que le CICE" pour abaisser le coût du travail dans la même proportion qu'un CICE à 12 %. Fort de cet engagement, l'amendement a été retiré.

Le débat sur le crédit d'impôt recherche (CIR) dont le taux pour les Outre-mer a été porté de 30 à 50 %, a donné lieu à une discussion concernant le crédit d'impôt innovation (CII). Les quatre députés réunionnais présents, Jean-Jacques Vlody, Monique Orphé, Jean-Claude Fruteau et Ericka Bareigts, ont plaidé ensemble pour aligner le taux de ces deux dispositifs à 50 %. Valérie Rabault a reconnu que le taux du CII pourrait être "relevé un petit peu, mais pas à 50 %". Le secrétaire d'Etat au Budget a rappelé que le CICE, le plafond du Pinel logement et le CIR étaient déjà majorés : "Tout cela a un coût ! Le CII est une aide sectorielle limitée aux PME qui nécessite là aussi une notification à Bruxelles. On en reste là." Evoquant un "sentiment de malaise", Jean-Claude Fruteau a néanmoins maintenu son amendement qui n'a pas été adopté.

FXG, à Paris 


Un effort pour le logement intermédiaire

Jeudi soir, les députés ont adopté l'amendement déposé par Christian Eckert. Il place la réduction d’impôt sur le "Pinel outre-mer" sous le plafond spécifique de 18 000 euros actuellement prévu pour les autres investissements outre-mer.

Parce que le plafond, jusqu'alors de 10 000 euros, a entraîné une chute considérable de la construction de logements intermédiaires dans les départements d'outre-mer, ce relèvement a fait l'objet d'un consensus préalable. Ca a toutefois fait grincer des dents à certains parlementaires de l'Hexagone, tel Olivier Carré : "Pourquoi cet avantage est-il donc uniquement accordé à l’outre-mer, monsieur le secrétaire d’État ? La situation florissante du secteur du bâtiment en métropole justifierait-elle que les contribuables métropolitains ne bénéficient pas des mêmes avantages ?"

Quand à Valérie Rabault, elle a émis un avis défavorable, critiquand au passage la rétroactivité de la mesure sur les investissements réalisés à compter du 1er septembre 2014. Malgré ces oppositions, l'amendement a été adopté.

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15 novembre 2014 6 15 /11 /novembre /2014 20:25

Affaire Admiral T/Kalash : ouverture d'information judiciaire

Trois-avocats-defense-devant-23.JPGVers 23 heures, samedi, Admiral T et Kalash ont été remis en liberté sous contrôle judiciaire, après avoir été mis en examen pour viloences aggravées. Retour sur l'audience devant la 23e ter chambre correctionnelle, samedi. 

Admiral T est arrivé le premier, vers 15 h 20, dans le box, C'est aux yeux du public qu'un gendarme lui a ôté ses menottes. Puis est arrivé Kalash, déjà désentravé. Les deux hommes rejoignent la cohorte des prévenus poursuivis pour des larcins mineurs commis l'avant-veille et qu'on juge à la chaîne (selon la procédure de comparution immédiate avec des avocats commis d'office). Les deux artistes de ragga dance hall sont les derniers à passer. La salle d'audience est petite et les 25 places disponibles sont quasiment toutes occupées par leurs proches, à commencer par Jessica Campbell, l'épouse et manager d'Admiral T, Chris Macari, le réalisateur des clips de Kalash, Jessy Barber, le coiffeur de stars, Claudy Siar de RFI et Tropiques FM, Alexis et Rebecca qui s'occupent de la communication d'Admiral T en prévision de la sortie de son album, prévue le 17 novembre et de la tournée qui doit suivre... Il y a beaucoup de stress. A l'extérieur, dans la salle des pas perdus, 100 à 200 supporters attendent. Ils sont arrivés en masse depuis midi !

Porte chambre correctionnelleA 17 heures, enfin, le président David Allonsius appelle l'affaire Christophe Campbell/ Kévin Valleray. Admiral T et Kalash se lèvent et prennent place derrière leurs avocats. Me Jim Michel-Gabriel pour le premier, Mes Eddy Arneton et Jules Ramaël pour le second. Le président désigne son assesseur sur sa gauche, une jeune magistrate, pour instruire le dossier. Elle décline : "Kévin Valleray, né en 1988 à strasbourg, domicilié au François, poursuivi pour violences, projection au sol, coups de pied, coups de poings sur M. B, voisin, ayant entraîné une incapacité de 15 jours..."

M. Bé est dans la salle, assis sur le banc des parties civiles. Il a un oeil au beurre noir et deux doigts pansés. Derrière lui, ses trois avocats parisiens et une poignée de collègues du commissariat du 11e.

Michel-Gabriel et Arneton face Louis Hotvas France OLa juge poursuit : "Ivresse manifeste, violences sur une fonctionnaire de police (2 jours d'ITT), coups de pied, coups de poing, projection au sol, violences sur un fonctionnaire de police, giffles, radio et lunettes arrachées, outrage à une fonctionnaire de police, en l'occurrence en lui disant : Sale pute, va te faire enculer, tu ne rappelleras pas de renforts." C'est la même litanie pour Christie Campbell, à l'exception de la première victime qu'il n'aurait donc pas touchée puisque sa prévention ne cite que deux fonctionnaires de police en exercice.

Admiral T et kalash acceptent d'être jugés tsur l'heure. "Le parquet, annonce la juge toujours souriante, voulait ouvrir une information judiciaire pour éclairer ce dossier, procéder à l'audition du pompier et du voisin qui sont intervenus... Se pose bien la question du renvoi à l'instruction et si oui, celle du maintien ou non en détention..." L'avocate de la partie civile est radieuse : "Nous étions en l'état pour juger le dossier, mais je vous laisse apprécier... Mais M. B  est voisin des prévenus, ça pose une difficulté. C'est angoissant pour lui." Laurence Dané, la procureure prend la parole : "Devant la complexité de cette procédure, des investigations complémentaires sont opportunes." Elle requiert le maintien en détention pour éviter "les risques de concertation frauduleuse, les risques de pression sur les témoins et la victime." Me Arneton sasit la perche : "Le témoin restaurateur a peur de parler car il est le voisin du commissariat..." Il expose avoir déposé une plainte pour violences policières et une autre pour abus d'autorité. Me Michel Gabriel plaide la remise en liberté. Suspension.

Le tribunal revient à 18 heures. "L'affaire n'est pas en état d'être jugée et le tribunal renvoie au parquet pour mieux se pourvoir. Il ordonne le maintien en détention jusqu'à leur présentation devant un juge d'instruction." C'a été chose faite dans la soirée, avant que ne soit prononcée leur libération sous contrôle judiciaire.

FXG, à Paris

 


Jay-barber-et-Chris-Macari.JPGIls ont dit :

Admiral T : " J'ai 33 ans, je suis issu d'une famille de dix enfants, j'ai grandi dans un quartier difficile (Boissard aux Abymes, NDLR). C'est la première fois que je me retrouve en garde à vue. Il y a vingt ans que je chante et que je porte des messages de tolérance, d'amour et de respect. Les jeunes, la police me respectent. Une école porte mon nom en Guadeloupe. Cette situation me touche, mon image est entâchée par cela... Et cette tâche ne partira pas."

Kalash : " Je suis aussi surpris qu'Admiral T d'être ici. On a passé trois jours enfermés sans explication. C'est la première fois que je vis cette situation. Je vous donne ma parole que nous ne tenterons pas d'entrer en contact avec ce monsieur, ni de fuir. Ce n'est pas de notre intérêt."

 

 

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15 novembre 2014 6 15 /11 /novembre /2014 20:22

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15 novembre 2014 6 15 /11 /novembre /2014 07:00

Admiral T et Kalash renvoyés en correctionnelle ce samedi

Admiral-T-2.JPGC'est ce samedi à 3 heures que devaient prendre fin la garde à vue d'Admiral T, Kalash et quelques uns de leurs amis, tous Antillais. Le parquet de Paris aura donc utilisé le maximum légalement autorisé pour la durée de cette garde à vue, quarante huit heures, avant de décider leur renvoi devant la 23e chambre correctionnelle du tribunal de Paris, ce samedi à 13 heures, en comparution immédiate. Eb attendant l'audience, le parquet aurait requis un mandat de dépôt, une information que nous ne sommes pas parvenus à faire confirmer hier soir par son avocat. Selon l'entourage d'Admiral T, le parquet a retenu des "violences" pour justifier ce renvoi en correctionnelle. Les faits qui ont valu aux deux artistes ce petit séjour au commissariat du 11e arrondissement et cette promesse de procès se sont passés vers Bastille, un quartier particulièrement surveillé parce que la femme du Premier ministre y vit...

Le site Internet people-bokay.com a publié le récit d'un témoin que confirme encore l'entourage d'Admiral T : Kalash, Admiral T et quelques amis s'amusaient jeudi vers 2 heures en bas d'un immeuble où l'un d'entre eux réside. Jessica Campbell les filmait avec son portable quand un homme a surgi, lui demandant ce qu'elle faisait. Jessica ne répond pas, l'homme s'empare de son téléphone pour le jeter par terre. Réaction immédiate de Kalash, Admiral T et leurs amis ; ils demandent des comptes. L'homme en civil indique alors qu'il est policier et appelle des collègues en renfort. Kalash et Admiral T ne se sont pas laissés faire. La police leur reproche tout de go un trouble à l'ordre public, un refus d'obtempérer et un outrage... Après une dispute et une bousculade, ils sont finalement maîtrisés et conduits au poste. L'ensemble de la scène a été filmée par Jessica Campbell. C'est Me Jim Michel-Gabriel qui défend les intérêts d'Admiral T.

En tout état de cause, le management des deux artistes a démenti toutes les rumeurs qui voudraient que toute cette histoire ait été montée pour faire le buzz au moment où le dernier album d'Admiral T, "I  am Christy Campbell", doit sortir.

FXG, à Paris

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15 novembre 2014 6 15 /11 /novembre /2014 06:45

Nouveau rebondissement dans l'affaire Eliane Kabile

Eliane-Kabile.jpgVoilà près de quinze ans que la famille d'Eliane Kabile se bat pour connaître les circonstances de la mort de cette Martiniquaise de 64 ans. Elle était entrée à l'hôpital de Gonesse (Val d'Oise) pour une simple douleur au mollet avant d'y trouver la mort... Retour sur une folle histoire de cadavre disparu !

Eliane Kabile est morte le 9 février 2001 selon un courrier adressé à son médecin traitant par le CHU de Gonesse, et le 13 février 2001, date à laquelle son fils Thierry a été prévenu par l’hôpital. Devant les zones d’ombre entourant les circonstances et les causes de sa mort, sa famille, soupçonnant un trafic d'organe, obtenait de la justice une autopsie. Deux réquisitions à personne étaient alors prises et deux corps au nom d'Eliane Kabile quittaient l’un le CHU de Gonesse et l’autre la chambre funéraire de Villetaneuse pour l’institut médico-légal de Garches, le 19 février 2001. 

La première autopsie de Mme Kabile est pratiquée le lendemain. La personne autopsiée n’est pas Mme Kabile : la taille, le poids, la couleur de peau ne correspondent pas. Une deuxième autopsie est ordonnée par le juge d’instruction en 2003. L'exhumation du 30 juin 2003 est faite au pipiri chantant avant même que la famille et la police judiciaire ne soient sur place. Le lendemain, l’autopsie révèle que le corps autopsié n’est toujours pas celui de Mme Kabile et qu'il il s’agit de restes mortels appartenant à plusieurs personnes différentes. 

Marie-Christiane-Dogimont-place-Vendome.jpgMalgré ces constats sidérants la procédure judiciaire se conclut par un non lieu en 2007 et, au passage, la condamnation de Marie-Christiane Daugimond (ci-contre), la soeur d'Eliane Kabile, à 15 000 euros d'amende pour procédure abusive - elle avait demandé à la justice une "recherche de preuve" ! L'affaire, ainsi clôturée, permettait même au directeur de l'hôpital de Gonesse de porter plainte en diffamation contre Marie-Christiane pour avoir relayé un commentaire sur Facebook concernant la mort de sa sœur (l'affaire devait être examinée le 6 novembre dernier et a été renvoyée en mars prochain). Une première fois déjà, à la suite de la diffusion d'un tract dénonçant le CHU de Gonesse, Marie-Christiane Daugimond avait été attaquée par la direction du CHU, mais elle avait gagné devant la cour d'appel de Versailles.

Au mois d'août dernier, Me Kounkou qui a pris en main le dossier pour le compte de Thierry Kabile, fils de la victime, a demandé à ce dernier de demander un extrait de l'acte de décès de sa mère. Nouvelle surprise : il découvre que le décès de sa mère est enregistré par deux actes de décès portant des numéros d'ordre différents : 81 et 90. Il découvre encore qu'il existe deux actes de décès portant tous deux le numéro 90 : celui d'Henriette Bergeron, âgée de 100 ans, et décédée avec les mêmes symptômes qu'Eliane Kabile, selon la fille de feue Mme Bergeron, et celui d'Eliane Kabile...

La transcription, le 6 mars 2001, de l’acte de décès sur le registre d’état civil de la commune de Sarcelles (où vivait Eliane Kabile) fait référence à l’acte n°81. Le livret de famille de Mme Kabile mentionne lui l'acte de décès n° 90.

A la lumière de ces découvertes, la famille d'Eliane Kabile a déposé une plainte contre l'agent judiciaire de l'Etat pour voies de fait et déni de justice. Les plaignants seront auditionnés le 9 décembre prochain. L'avocat a également déposé une plainte à l’encontre de l’hôpital des Gonesse, des  mairies de Gonesse et de Sarcelle, de l’institut médico-légal de Garches, du professeur Durigond, de l’Institut médico-légal, des professeurs Rivebery et Urbajtel, experts judiciaires, du docteur Torjman, médecin de Mme Kabile, et du docteur Deliou, de l’hôpital de Gonesse à l’époque des faits. Le parquet doit se prononcer tout prochainement sur les suites qu'il y donnera. Faute de suite favorable, la famille d'Eliane Kabile saisira le doyen des juges d'instruction pour une plainte avec constitution de partie civile.

 

 

 

 

 

FXG, à Paris

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14 novembre 2014 5 14 /11 /novembre /2014 07:59

"Imagier de la Bible en créole des Antilles"
imagier-bible-creole.jpegLa sortie officielle de cet ouvrage en librairie est prévue pour le 14 novembre. Cet ouvrage Caraïbéditions est illustré par Maïté Roche et a été traduit par Robert Chilin. Il s'adresse à un public d' enfants de 5 à 12 ans en raison de sa spécificité créole. L'ouvrage est de format carré 21 cm X 21 cm, il a une couverture cartonnée et comprend 96 pages. Il présente l'Ancien et le Nouveau Testament en créole de Guadeloupe et en créole de Martinique.  Son prix est de 16,45 euros.
Il est le cadeau idéal pour les Fêtes de fin d'année et pour toutes les Fêtes religieuses.

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14 novembre 2014 5 14 /11 /novembre /2014 06:38

L'Outre-mer et les présidents de la Ve République

Presidents-et-l-Outre-mer.jpgFélix Olivier signe un documentaire en deux parties, "Les présidents et l'outre-mer - amours et désamours", que France Ô et les chaînes 1ère diffusent prochainement (16 novembre à 20h45 sur France Ô). De Gaulle "le paternel", Pompidou "le mari absent", Giscard "l'amant inconstant", Mitterrand "deux fois son mari", Chirac "le fougueux" et Nicolas Sarkozy "le maladroit", chacun a eu un rapport particulier à ces territoires et chacun a du gérer avec eux des moments particuliers. L'atome en Polynésie pour De Gaulle, la partition des Comores pour de Gaulle, la crise calédonienne pour Mitterrand et Chirac, les évolutions statutaires de la Guyane, la Martinique et Mayotte pour Sarkozy...

Chaque président a cultivé sa propre relation avec les Outre-mer. De Gaulle comptait sur les Outre-mer pour donner à la France le rayonnement dont il rêvait tant. Valéry Giscard d'Estaing et Nicolas Sarkozy ont placé l'économie au coeur de leur action, Jacques Chirac les choyait et Mitterrand les voyait "dans la famille". C'est remarquable de voir comment il est difficile pour le réalisateur de définir en une formule la relation de François Mitterrand aux outre-mer par rapport aux autres présidents de la Ve République. C'est sans doute dû à l'ambiguïté du plus "Machiavel" de nos présidents !

Répondre à la promesse de 1946

La question centrale que pose ce documentaire est comment ces présidents ont répondu à la promesse de 1946 et de la départementalisation (plus largement de la décolonisation). En deux fois 90 minutes, le documentaire offre de revisiter 50 ans d'histoire de France vu sous le prisme de la relation des Ultramarins et de leurs présidents. passent ainsi en revue les essais nucléaires à Mururoa et Fangatofa, la base spatiale de Kourou, les événements de mai 1967 à Pointe-à-Pitre, le BUMIDOM aux Antilles et à la Réunion avec les "enfants de la Creuse", les attentes soulevées par l'arrivée de Mitterrand à l'Elysée en 1981, la défiscalisation en 1986, la crise calédonienne et les accords de Matignon en 1988, le cyclone Hugo en Guadeloupe en 1989, l'égalité sociale à partir de 1995, la crise antillaise de 2009, les référendum de 2010 en Martinique et Guyane,  la départementalisation de Mayotte en 2011, jusqu'aux élections de 2012 et le vote ultramarin en faveur de François Hollande...

Le réalisateur fait parler beaucoup d'archives et interroge nombre d'acteurs comme Jean-Louis Debré, François Baroin, Michel Rocard, Jacques Attali, Jean-François Merle, Paul Vergès, Louis Le Pensec, Rémy Chardon, Bernard Pons, Olivier Stirn, Brigitte Girardin, Olivier Biancarelli et Yves Jégo.

On regrettera toutefois que certains épisodes soient totalement occultés comme les événements de décembre 1959 à Fort-de-France, point de départ de la modernisation aux Antilles, décidée par De Gaulle, ou encore l'épisode des nuits bleues des indépendantistes en Guadeloupe et le fameux discours de Mitterrand en 1985 à Petit-Bourg ("Toi, mon frère Guadeloupéen..."), sans lequel on ne peut comprendre la diligence de la France à reconstruire ce département après les ravages du cyclone Hugo... Certes, il est difficile de tout dire en deux heures, mais c'est au risque d'entretenir ce syndrome très ultramarin de recouvrer d'une chape de silence de certains pans de l'histoire des outre-mer...

Le film est toutefois réussi et passionnant. Il aurait mérité une diffusion grand public, sur France 2 par exemple, pour faire écho à sa conclusion : "L'outre-mer a toujours été présente dans le coeur des présidents. Même si parfois elle a dû se montrer pour se faire entendre, sa place n'a jamais vraiment été remise en question. Etre dans le coeur des présidents, c'est bien, mais le grand défi de l'outre-mer n'est-il pas de se faire une place dans le coeur de chacun des Français ?"

FXG, à Paris 

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13 novembre 2014 4 13 /11 /novembre /2014 17:00

La FEDOM salue le "sursaut" du gouvernement

"Rien ne va plus", soulignait en substance le patron de la FEDOM, Jean-Pierre Philibert, à l'issue de la séance du 16 octobre dernier à l'Assemblée nationale quand aucun député d'outre-mer n'était là pour soutenir les dispositifs particuliers de soutien aux économies d'outre-mer. Le 4 novembre dernier, lors de l'adoption du budget de la mission Outre-mer, le tir a été rectifié avec l'annonce par la ministre George Pau-Langevin d'arbitrages favorables concernant le plafond de la défiscalisation pour le logement intermédiaire (porté de 10 à 18 000 €) et, à défaut d'un crédit d'impôt compétitivié emploi (CICE) à 12 % pour les secteurs exposés (entre autres le tourisme, les technologies de l’information et de la communication, l’agriculture et l’agroalimentaire, la recherche et développement), des abattements de charges sociales équivalents à un CICE surmajoré à 12 %. "On ne peut que s’en féliciter, indique la FEDOM, et remercier la ministre pour cette pugnacité."

La FEDOM salue aussi "les pistes supplémentaires pour le tourisme et sur le crédit d’impôt transition énergétique". Le taux de ce dernier est porté de 30 % à 50 % et le bouquet de travaux éligibles est adapté aux contingences climatiques des territoires.

Pour autant, la FEDOM reste vigilante "sur la mise en œuvre de ces mesures favorables à la compétitivité et à l’emploi, de même que pour l’augmentation, attendue, du taux du crédit d’impôt Innovation, particulièrement adapté aux PME des DOM".

A partir de ce jeudi, l'Assemblée nationale examine les "articles non rattachés", à savoir ceux concernant le crédit d'impôt compétitivité emploi et le crédit d'impôt recherche.

FXG, à Paris

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