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13 novembre 2014 4 13 /11 /novembre /2014 07:00

Marie-Claire-Roux.jpgMarie-Claire Roux, présidente de Solid'Air Caraïbes, association caritative de soutien à l'orphelinat de Mapou au Cap-Haïtien, organise une soirée de bienfaisance à la résidence internationale de Paris (44, rue Louis Lumière 75020 Paris), vendredi 14 novembre, en présence de Kassav, Sylviane Cédia, le Groupe de Gwo Ka Bwa Bandé, Firmine Richard et l'animateur Jean-Marc Thibaudier. Interview.

"Soeur Godelive est une vraie soeur Thérésa"

Dans quelles circonstances avez-vous créé Solid'Air Caraïbes il y a cinq ans ?

Avant même la création de l'association, nous recevions souvent à l'agence parisienne d'Air Caraïbes, la visite d'une religieuse, soeur Godelive, qui venait régulièrement prendre ses billets d'avion et qui nous demandait toujours des excédents de bagages pour emmener du matériel à l'orphelinat haïtien où elle était bénévole. Nous recevions ensuite des lettres de remerciement par lesquelles on nous savait gré d'avoir reçu des chaussures, des crayons... J'ai voulu en savoir plus, je me suis rapprochée de soeur Godelive et j'ai décidé de l'aider à titre personnel. On a organisé une exposition, ma fille a vendu des tableaux et l'argent a été reversé à la religieuse. Un jour, nous avons pris l'avion ensemble, par hasard. Je l'ai présentée à l'équipage et l'un des membres m'a dit que les employés d'Air Caraïbes pourraient m'aider en donnant chacun un petit peu. C'est ainsi qu'on a créé Solid'Air Caraïbes au mois de mai 2009, juste avant qu'Air Caraïbes n'ouvre une ligne Paris-Port-au-Prince en décembre de la même année. J'ai pu ainsi aller voir sur place ce qui se passait et quand j'ai vu l'orphelinat, ça m'a bouleversé. Ensuite, un événement a renforcé la raison d'être de l'association, c'est le séisme au mois de janvier 2010.

Quelles ont été les actions de Solid'Air Caraïbes ?

Nous avons organisé un premier repas de bienfaisance il y a quatre pour collecter des fonds afin de construire une petite ferme pour assurer un peu d'autonomie alimentaire à l'orphelinat. On a pu mettre des poules, des cabris, mais deux ans après, le poulailler a été détruit par un cyclone... On a reconstruit et maintenant, non seulement il y a les animaux, mais également un potager. Nous avons aussi acheté une génératrice. Aujurd'hui, on envoie tous les mois, grâce à Air Caraïbes, entre 300 et 500 kilos de vivres, de produits d'hygiène... Là, nous aimerions installer des panneaux solaires et un systéme d'arrosage parce que, pour l'instant, le jardinier n'a qu'un arrosoir et le jardin est grand !

Combien d'enfants vivent dans l'orphelinat de Mapou et qui s'occupe d'eux ?

Il y a entre 80 à 100 enfants et le personnel qui s'en occupe est issu de la communauté laïque de la médaille miraculeuse. Quatre personnes s'occupent de l'orphelinat, mais grâce aux dons externes dont ceux de la fondation Meyrieux, il y a aussi une école et des enseignants.

MC-Roux-Soeur-Goedelive-Nelly-Marie-Sainte-Vice-presidente.JPGSolid'Air Caraïbes n'est pas Air Caraïbes, mais la compagnie vous soutient...

C'est une association créée par le personnel de la compagnie, son siège se trouve en Guadeloupe au siège d'Air Caraïbes et nous avons un partenariat qui nous permet de transporter du fret et de bénéficier de tarifs préférentiels. Aujourd'hui, les deux tiers de nos membres sont extérieurs à la compagnie aérienne. Nous avons organisé des collectes avec les jeunes de quatre communes d'Ile de France et Aéroport de Paris (1,2 t de lait, de boites de conserve), également avec la commune de Sainte-Foy, dont Jean-Paul Dubreuil, président d'Air Caraïbes, est le maire. M. Dubreuil s'est rendu en avril dernier en Haïti et il a pu se rendre à l'orphelinat. Notre association est indépendante d'Air Caraïbes, mais Air Caraïbes se sent concerné par ce qu'on fait !

A-t-il été facile de convaincre les parrains qui vous soutiennent ?

Dès qu'on a commencé nos action comme la première exposition, Firmine Richard est venue. Kassav et Sylviane Cédia sont là depuis la première soirée et ils sont toujours à nos côtés ! C'est extraordinaire ! Une fois, après un concert de Kassav en Haïti, Jocelyne Béroard m'a reversé son cachet pour l'orphelinat.

Comment savez-vous que les fonds récoltés vont là où il faut ?

Nous garantissons que tout ce qui est donné arrive bien à l'orphelinat. Soeur Godelive est une vraie soeur Thérésa et c'est elle qui nous dit quels sont les besoins. Elle est la garante de la bonne utilisation des fonds collectés. C'est une femme belge qui appartient à la communauté des petites soeurs dominicaines. Avant Haïti où elle arrivée il y a plus de vingt ans, elle oeuvrait au Congo.

Propos recueillis par FXG, à Paris

http://www.solidaircaraibes.com

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13 novembre 2014 4 13 /11 /novembre /2014 06:00

marcelle PierrotFin de partie pour Marcelle Pierrot

Bernard Cazeneuve, ministre de l'Intérieur, a mis fin à la mission de Marcelle Pierrot, préfète de Guadeloupe. La décision a été officialisée au conseil des ministres du 12 novembre. Jacques Billant, jusqu'alors préfet de la Dordogne, a été désigné pour la remplacer au palais d'Orléans à Basse-Terre. Marcelle Pierrot peut désormais faire valoir ses droits à la retraite.

FXG, à Paris

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12 novembre 2014 3 12 /11 /novembre /2014 06:41

X Man, la nouvelle star martiniquaise du dance hall

X-Man.jpgIl a sorti son second album, Saturday night, en juillet dernier et s'est rapidement imposé dans les charts. Son premier Bataclan date de 2011. Depuis le jeune Martiniquais Xavier n'est plus que X Man ! Un nom que lui a donné son cousin : " Il m'a dit de prendre le X de Xavier et le man d'Elephant man", confie-t-il. Depuis trois ans, il s'est installé dans l'Hexagone.

X Man chante depuis dix ans. Il a commencé tout jeune en n'écoutant que du classique ! "J'aime les mélodies, mais je ne me rappelle de rien de ce que j'écoutais alors", raconte-t-il goguenard. Le virage du dance hall, il l'a pris en voiture ! Son cousin le transportait et avait mis du dance hall dans l'autoradio; "Un coup de foudre !" C'était Freaks du Jamaïcain Li'l Vicious. Puis, il s'est mis à écouter les artistes locaux. Il a flashé sur Gwadada d'Admiral T. Son dance hall est atypique et ses pairs n'ont pas tout de suite adhéré à son style. "En Martinique, on avait un flow plus mélodique et Admiral T est arrivé avec un flow plus jamaïcain qui m'a beaucoup influencé." Krys, qui le produit, l'a aussi pas mal inspiré.

X Man se revendique chanteur et non militant : "Je n'ai pas de message particulier. Je peux faire des textes conscients (Symbol of Sex) comme parler de choses plus légères, du quotidien. Le dance hall est une musique festive." Ses textes, il les compose souvent à partir d'anecdotes vécues en boîtes de nuit. "C'est ça mon créneau."

X Man vient d'achever le tournage du clip tiré du single de son premier album,"Dans les étoiles".

FXG, à Paris

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12 novembre 2014 3 12 /11 /novembre /2014 06:36

L'UNOM publie les lauréats des trophées des entrepreneurs afro-créoles

Après la cérémonie de remise des trophées des entrepreneurs afro-créoles à l'auditorium de la ville de Paris, le 27 octobre dernier, l'organisateur - l'UNOM - a publié sur le site enreso.org la liste des lauréats. Le prix de l'entrepreneur de l’année a été attribué à Roland Cécilie pour sa société Columbus Café. Le prix Innovation et Société a été décerné au Groupe Sérénité de Miguel Marie-Magdeleine. Le trophée de l'entreprise émergente a été remis à Dunny Moonesawmy (Au Cœur du Voyage) et enfin le prix de l'entreprise internationale est revenu à Doltime Prestige de Patrice Longfort.

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11 novembre 2014 2 11 /11 /novembre /2014 07:40

Thierry Dol, un après sa libération

Libéré le 29 octobre 2013, l'ingénieur martiniquais est passé du statut d'otage à celui d'ex-otage. Son parcours de reconstruction reste un chemin bien difficile.

ursulet-et-Dol.JPGCe mercredi 5 novembre, à peine plus d'un an après sa libération des geôles d'Al Qaïda au Maghreb islamique (AQMI), au Mali, c'était la troisième fois que l'ingénieur en génie civil de la SOGEA-SATOM, Thierry Dol, était auditionné au pôle antiterroriste du palais de justice de Paris. A l'issue d'une journée entière, seul avec son avocat, face à la vice-présidente Poux, il est sorti bien éprouvé. Ces auditions s'inscrivent dans le cadre de l'instruction ouverte en 2010 pour déterminer l'identité des ravisseurs des quatre ex-otages français. La justice recueille ainsi les témoignages de Thierry Dol et de ses trois camarades de détention, Pierre Legrand, Daniel Larribe et Marc Ferret. La séquence de mercredi était éprouvante pour Thierry Dol car témoigner ainsi l'a replongé dans les affres de son terrible vécu, de ses trois longues années passées dans le reg  malien de l'adrar des Ifoghas, précisément à l'endroit où est tombé le 29 octobre dernier l'adjudant Thomas Dupuy, dans la vallée de l’Ametettaï, au sein du massif du Tigharghar, un an jour pour jour après sa libération.

Thierry Dol est arrivé de la Martinique il y a un mois pour recevoir des soins dans l'Hexagone et y subir des examens de santé car les conséquences de sa détention sont non seulement psychologiques, voire psychiatriques, mais également phyiques. Pendant trois ans, le Martiniquais a subi l'agressivité du paysage et du climat. Il a peu et mal dormi, à même le sol, avec une simple petite couverture chinoise, subi la chaleur la journée avec des températures grimpant jusqu'à 60 ° celsius, et le froid la nuit, environ 15 °. Durant l'hivernage, il pleuvait toutes les nuits et les otages étaient dévorés par les moustiques. Thierry Dol a souffert en outre de malnutrition et de déshydratation. L'eau qu'on leur servait à boire était stockée dans un fut contenant encore un fond de gasoil... C'est tout son organisme qui a ainsi été touché. C'est d'abord de cela que Thierry Dol a témoigné. A cette agressivité des éléments, s'ajoute celle des ravisseurs qui, sous couvert de religion, ont maltraité les otages psychologiquement. "On leur a fait payer le fait d'être différents, d'être Français, d'être des occidentaux", a confié Me Alex Ursulet, son avocat, à France-Antilles. "Ils ont subi un travail de conditionnement psychologique pour les déstabiliser dans leur être et dans leur propre spiritualité.". Toute forme de résistance ou de rébellion était sévèrement réprimée et l'évasion de Thierry a été très durement sanctionnée : "Il a été menotté et enchaîné pendant six mois." La clandestinité des ravisseurs avait aussi pour conséquence des changements de camp tous les dix jours... C'est ce voyage en barbarie que Thierry Dol a narré toute la journée de mercredi au juge d'instruction, revivant ainsi douloureusement son calvaire. Pendant sa détention, le recours, le secours de la foi l'a aidé à survivre. Aujourd'hui, Thierry Dol ne sait pas quand il va pouvoir revenir en Martinique. Ce statut d'ex-otage ne le lâche pas et le condamne à ne pas être déjà redevenu Thierry. Et cela, c'est irréparable.

"un ex-otage n'est pas encore un homme"

Ursulet-et-Dol-2.JPGLibre, Thierry Dol n'a pas encore renoué avec celui qu'il était avant son rapt à Arlit au Niger le 16 septembre 2010. "Depuis sa libération, raconte Me Ursulet, je le protège et je veille à ses intérêts." En l'occurrence, son conseil négocie avec le fonds de garantie pour la réparation de son préjudice. Si celle dernière est légitime parce que prévue par la loi, cette négociation confronte l'ancien otage à un véritable parcours du combattant. "Il la ressent, toute proportion gardée, comme une épreuve aussi difficile que sa détention, indique son conseil. Quand on sort d'une telle situation, on ne redevient pas pour autant un citoyen lambda, un homme parmi les hommes, on devient un ex-otage." Le chemin pour quitter ce statut d'ex-otage, pour recouvrer ses droits, sa dignité d'homme debout est encore long ! "Il doit retrouver ses marques dans la société civile, retrouver un emploi où il serait à l'abri de pareil risque", appuie son défenseur.

"Ecrire un nouveau chapitre"

Thierry-Dol.JPGCe qui demeure encore très pénible à Thierry Dol, c'est qu'il va devoir se soumettre à la fin du mois de novembre à une batterie d'expertises qu'il vit comme une nouvelle atteinte à son intégrité. Le fonds de garantie exige ces expertises et Thierry Dol va s'y plier, mais ce protocole, pour obligatoire qu'il soit, reste une machine froide face à laquelle, il a du mal à se sentir à l'aise. "Je voudrais tourner la page et je ne peux pas le faire..."

Thierry Dol a aujourd'hui 34 ans et voudrait "passer au chapitre suivant". Il est en arrêt-maladie, toujours employé de SOGEA-SATOM, cette filiale de Vinci, sous-traitant d'AREVA, et il vit de plus sous le joug d'une actualité qui ne cesse de mettre à la une les djihadistes qu'ils soient de Boko Haram, d'AQMI ou de Daech. "Cela aussi est une forme de conditionnement", avance son avocat. Et puis, il y a Serge Lazarevic, toujours otage... Si Thierry Dol s'exprime fort peu, c'est parce qu'il craint pour la vie de celui avec qui il a partagé quelques temps la détention.

Thierry Dol est toujours en contact avec Pierre Legrand, Daniel Larribe et Marc Ferret. Ils entretiennent désormais des rapports plus que fraternels, plus forts que l'amitié, des rapports marqués par le sceau de cette funeste et unique expérience vécue ensemble.

Pendant ces trois années au Mali, ils vivaient avec la peur quotidienne d'être exécutés. Aujourd'hui, cette angoisse s'estompe et Thierry Dol prend à peine conscience de sa liberté nouvelle. "Il avait tout perdu hors la vie et il faut aujourd'hui tout regagner, jour après jour, pas à pas, parce que la vie est là", résume Me Ursulet.

Sa vie intime, personnelle, est à reconstruire. Il aimerait tant retrouver son travail et sa place, s'installer quelque part et se faire oublier, redevenir celui qu'il était avant, juste un jeune ingénieur martiniquais qui, jusque-là, avait réussi sa vie.

FXG, à Paris

 


Reconnaissance éternelle et étonnement dérisoire

ursulet-dol-palais-justice.JPG"J'éprouve un reconnaissance éternelle envers mes compatriotes martiniquais qui ne m'ont jamais oublié et qui m'ont témoigné toute leur affection, leur solidarité, mais en même temps, j'ai la crainte de me confronter au monde. Il a changé si loin de moi..." Thierry Dol pardonne volontiers les maladresses involontaires de ceux qui le reconnaissent et qui veulent lui manifester de la sympathie. Tout ça est très difficile à gérer pour lui", témoigne son avocat.

Thierry Dol le laisse d'ailleurs parler quand Me Ursulet dit que son client a été choqué, étonné de certaines personnes qui se sont autoproclamées "son meilleur ami" alors qu'il ne les connaissait pas. "Il ne nous a pas échappé qu'il y a eu des élections avant et après sa libération, se risque son conseil. Son combat est ailleurs, il est pour lui-même, quelque fois contre lui-même. Le reste lui semble encore bien dérisoire."

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10 novembre 2014 1 10 /11 /novembre /2014 07:01

Babette de Rozières lance le 1er salon de la gastronomie des outre-mer

visuel-salon-gastronomie-OM-.jpgBabette de Rozières, animatrice sur France Ô de l'émission « Les P’tits Plats
de Babette » et sur France 5 de l’émission « C à Vous », a décidé de lancer le premier salon de la gastronomie des outre-mer. Son idée est partie d’un constat très simple : le succès de la gastronomie en général et l’énorme attractivité de l’outre-Mer en particulier. Babette a donc proposé à tous les acteurs de se réunir au tout nouveau "Paris event center" de la porte de la Villette pour célébrer durant trois jours, les 7, 8 et 9 février 2015, la gastronomie et les arts culinaires d’outre-mer sous le haut patronnage du ministre de l'Agriculture, Stéphane Le Foll, et laprésidence d’honneur du chef étoilé Joël Robuchon.

Sur 6 à 8000 m2, il devrait y avoir entre 100 et 120 stands avec des espaces restaurants de cuisine locale, un restaurant gastronomique sur 130 m2, « La Case de Babette », un module pour l'espace chefs, pâtissiers et sommeliers, pour les démonstrations et les concours (ouverts aux élèves des lycées hôteliers d'outre-mer), un espace plateau TV/radio, un espace « institutionnels » et tourisme, un espace animations et un espace conférences-débats (avec des thèmes comme la nouvelle donne des relations entre les producteurs et distributeurs, les formations et orientations pour les jeunes des outre-mer ou encore quel électrochoc pour dynamiser le tourisme dans les outre-mer ?). Babette de Rozières battra le rappel le 8 janvier prochain lors d'une conférence de présentation au ministère de l'Agriculture.

FXG, à Paris

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10 novembre 2014 1 10 /11 /novembre /2014 06:12

Ferdy Louisy en Australie

Ferdy Louisy, président du conseil d'administration du parc national de la Guadeloupe sera en Australie du 12 au 19 novembre prochains. Il participe, au titre de ses fonctions de président de l'Etablissement public des parcs nationaux de France, au congrès mondial des parcs de l’UICN à Sydney. Avec pour thème « les parcs, les populations, la planète : des solutions sources d’inspiration », cette 6e édition du congrès sera l’occasion de réfléchir à l’accélération des mesures prises pour atteindre l’objectif mondial adopté par la Convention sur la diversité biologique en 2010 : faire en sorte qu’au moins 17 % des terres et 10 % des océans fassent partie d’un réseau d’aires protégées d’ici 2020. La France a d’ores et déjà dépassé cet engagement et dispose aujourd’hui d’un réseau d’espaces protégés qui couvre 20 % de ses espaces terrestres et 16 % de ses espaces marins. L’aide publique au développement de la France pour la biodiversité mondiale s’élevait en 2013 à 235 millions d’euros, soit une augmentation de 198 % par rapport à son niveau de 2006. La délégation française comptera en son sein des représentants des îles Marquises, du service de la coopération régionale de Nouvelle-Calédonie et également Marylène Hoareau du parc national de la Réunion.

FXG, à Paris

 

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8 novembre 2014 6 08 /11 /novembre /2014 06:34

Tous créoles ! renouvelle ses instances

La nouvelle composition du conseil d’administration de l’association « Tous Créoles ! » a été rendue publique le 6 novembre. L'association est toujours dirigée par une co-présidence. Elle est désormais partagée en Roger de Jaham en Martinique et Thierry Mormin à Paris. Les vice-présidents de la section martiniquaise sont Erick Dédé, Nicole Desbois, Yves Donatien, Maryline Laouchez et Livie Pierre-Charles. Le secrétaire général et porte-parole est Edouard Ancet et le trésorier, Mickaël de Jaham. Les autres administrateurs son Marie-Eugénie André, Charles Blancaneaux, Roland Cassius de Linval, Bernard Dométille, Rodolf Etienne, Tania de Fabrique Saint-Toirs, Liliane Hubervic, Joseph Jos, Lydia Orlay, Emmanuel de Reynal, Ralph Siniamin, Gérard Thomas et Franck Wan-Ajouhu.

A Paris, pas de vice-présidents, juste des administrateurs qui sont Annick Aamar, David Auerbach-Chiffrin, Béatris Compère, Jerry Gitany, Dominique de Laguigneraye, Nathalie Fanfant, Francis Monnerville, Touali Montredon, Marion Schrimpf et Annabelle Vial-Montredon.

Notons la présence de trois membres d’honneur au bureau : René Gouyé (1925-2007), dissident martiniquais de la 2e Guerre mondiale, Guillaume Hayot (1981-2012), membre fondateur de la section parisienne ,et l'écrivain Camille Moutoussamy

Le mandat de l’ensemble des administrateurs prendra fin au terme de l'année 2017.

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8 novembre 2014 6 08 /11 /novembre /2014 06:26

RFO existe encore

RFO.JPGDepuis la création des Télépays, de France Ô, puis d'Outre-mer 1ère et des chaînes 1ère dans les territoires d'Outre-mer, on pensait renvoyé aux oubliettes de l'INA le trigramme qui a si longtemps marqué la télévision d'Outre-mer, RFO. C'est vrai, mais que les nostalgiques se rassurent, RFO existe encore et nous l'avons rencontré. C'est l'enseigne d'une boutique de tapissier rue Albert Thomas dans le 11e arrondissement, face à un salon de coiffure rasta, Capilocks ! L'histoire ne dit pas si les figures tutélaires de cette chaîne, Marijosée Alie et Luc Laventure, vont s'y faire coiffer... Chez Capilocks, pas à RFO !

FXG

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8 novembre 2014 6 08 /11 /novembre /2014 06:26

Michel Martelly se recueille dans la cellule de Toussaint Louverture

04-novembre-14-9320.JPGLe président Martelly était au fort de Joux, le 1er novembre dernier.

"Je viens ici ému, la gorge nouée, mesurer le prix du courage, des convictions, des déterminations d'un homme." Michel Martelly est le premier chef d’Etat en exercice à se rendre en visite officielle au fort de Joux dans le Jura, ce haut-lieu d’histoire où, le 7 avril 1803, s’achevait la vie de Toussaint Louverture.

La délégation haïtienne, forte de plus de 35 personnes dont Sophia,l’épouse du président et deux ministres, Duly Brutus, ministre des Affaires étrangères et des Cultes, et Wilson Laleau, ministre de l’Economie et des Finances, et les ambassadeurs d’Haïti en France, en Belgique et auprès de l’ONU à Genève. A la demande du président Hollande, la ministre des Outre-mer, George Pau-Langevin accompagnait le président haïtien.

04-novembre-14-0778.JPGPhilippe Pichot, chef de projet du Fort de Joux, a expliqué au président Martelly l’histoire de l’arrivée, de la détention et de la mort de Toussaint Louverture. L’émotion était à son comble, et particulièrement visible chez le président haïtien dans la cellule de Toussaint Louverture quand ce dernier a dévoilé une plaque commémorative. Les autorités haïtiennes et françaises ont déposé des gerbes au pied de la stèle et du buste de Toussaint Louverture installés devant l’entrée de la cellule avant de marquer une minute de silence.

Cette visite récompense l’initiative de la Communauté de communes du Larmont (et maire de Pontarlier) qui, dès 2011, a lancé l’invitation au président Martelly. Son Président, Patrick Genre, a rappelé dans son discours que "le fort de Joux a été le premier lieu de mémoire lié à l’esclavage et son abolition et ceci, un siècle avant la loi Taubira de 2001". 04-novembre-14-9287.JPGDès 1901, une cérémonie y était organisée à l’occasion de la pose d’une plaque commémorative. En 1927 une grande manifestation y accueillait le général Nemours, représentant d’Haïti à la Société des nations, qui déposait dans la cellule de Toussaint Louverture le drapeau haïtien. En 1937 une rue Toussaint-Louverture était inaugurée à Pontarlier. En 1954 une stèle mémorial y était installée. En 1972 les deux lycées professionnels fusionnaient et prenait le nom de Toussaint Louverture. En 1983, 1989 et 1998 d’autres manifestations avaient lieu et, en 2003, d’importantes commémorations ont marqué le bicentenaire de la mort de Toussaint Louverture. Patrick Genre concluait son propos en rappelant que cette visite surgissait "comme une récompense pour tout l’effort déployé depuis un siècle et qui consacre définitivement le fort de Joux comme lieu de mémoire national et international".

04-novembre-14-9515.JPGLa Ministre Pau-Langevin prenait la suite en soulignant la place de Toussaint Louverture dans l’histoire "pour que les droits de l’homme ne soient pas seulement ceux de l’homme européen".

Michel Martelly concluait alors les allocutions en lançant à l’assistance : "Toussaint Louverture a muri le grand rêve de la liberté. Il a compris que l'avenir des peuples réside dans leur capacité à se libérer mentalement par l'éducation et à dialoguer pour se comprendre. Il est mort loin de nous, il nous a créés, il nous a laissé une patrie, nous lui devions de venir."

Les deux hymnes nationaux, français et haïtien, ont clôturé la cérémonie. En attendant la visite du président Hollande !

FXG

 


En images

04-novembre-14 0756 - CopiePhilippe Pichot raconte l’arrivée de Toussaint Louverture au fort de Joux à S.E.M. Michel Joseph Martelly, président de la République d’Haïti.

04-novembre-14-0724---Copie.JPGPatrick Genre, président de la Communauté de communes du Larmont remet à S.E.M. Michel Joseph Martelly, président de la République d’Haïti un tableau allégorie de Toussaint Louverture

04-novembre-14-9289.JPG

Dépôt de gerbes par Michel Martelly et George Pau-Langevin.

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