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8 novembre 2014 6 08 /11 /novembre /2014 06:15

Couv-CD-Tiwony.JPGLe chanteur guadeloupéen Tiwony sort le 24 novembre un nouvel album reggae, "Roots rebel".

Il sera au Martinique Reggae fest le 8 novembre, au Cabaret sauvage à Paris, le 3 décembre, et en Guadeloupe et Guyane début 2015, dans l'océan indien en avrl 2015.

"J'ai toujours été fan de Joëlle Ursull"

Tiwony-2.JPGAvec un tel titre pour ce nouvel album, vous restez fidèle à la volonté de faire du "son conscient"...

Ca a toujours été mon cheval de bataille. sur cet album, j'ai puisé encore plus en profondeur, creusé, en allant vraiment à la racine de cette musique, de son état d'esprit, car malheureusement, ça se dilue de plus en plus. J'ai voulu faire un album authentique en faisant appel aux piliers de ce mouvement qu'ils soient en France, aux Antilles ou en Jamaïque et je suis content du résultat.

Comment faites-vous pour vous renouveler à chaque fois, compte tenu de ce qu'est et a été le reggae ?

C'est une musique tellement variée dont la force est qu'elle synthétise tous les autres styles. Même à l'époque de Bob Marley, il mettait déjà des touches de blues, de rock... Moi, avec ma culture musicale guadeloupéenne, de gwoka, de zouk, je fusionne avec ce reggae qui est une base. Assembler plusieurs styles, plusieurs couleurs sous le grand nom du reggae, c'est une énergie qui se renouvelle, se recycle en permanence. A travers ça, on eut créer de nouvelles associations comme le fait Admiral T quand il reprend un son zouk sur un rythme reggae.

Vous-même, reprenez un titre de Patrick Saint-Eloi...

Nous avons un vivier assez riche pour y puiser en plus de notre inspiration personnelle, créer de nouvelles alchimies. C'est tout bénéfice pour les oreilles du peuple et pour l'avancée de cette musique.

Vous n'avez jamais été tenté d'aller vers le ragga dance hall ?

Le reggae, c'est la maison mère ! On va y trouver les variantes dance hall, hip hop... Moi, je fais dans la musique sans me poser de question, ni me limiter à un style, mais cet album, c'est 100 % reggae.

Vous êtes allé chercher Joëlle Ursull. Comment ça s'est passé ?

Ca fait déjà une bonne dizaine d'années qu'on est censés faire un morceau ensemble. On n'avait jamais trouvé le temps de se poser, mais elle m'a toujours manifesté de l'encouragement pour mon travail. Moi, j'ai toujours été fan de Joëlle Ursull par rapport à son engagement, son message... Et puis, elle était à Paris au bon moment et on a pu se poser en studio en enregistrer "Plis espwa".

Il y a toujours des titres en créole avec vous. C'est une langue nécessaire pour votre chant ?

Chanter avec le coeur déjà, c'est important. Après la langue n'est pas vraiment une barrière. Je me retrouve dans des endroits où il n'y a que des anglophones et ils sont réceptifs à mes titres en français ou créole. Tout est une question de vibration et d'inspiration. Ca peut venir en créole, en français ou même avec des petits mots en wolof ou en guinéen... Ce qui compte, c'est de faire sonner les mots !

Tiwony-1.JPGVotre dernier album, il y a trois ans, était "Cité Soleil". Que s'est-il passé entre les deux ?

J'ai sorti un street album, "Di fé lyrical", deux mix-tapes. Pour celui-ci, vu que c'est un projet 100 % acoustique, tout a été joué en live et ça a pris plus de temps. J'ai d'ailleurs pris un peu plus de recul aussi parce que c'était une autre approche. J'ai bûché dessus pendant trois ans parce que je voulais des couleurs spéciales : j'ai eu des sons du Mali, de Sénégal, de Guadeloupe, de Martinique, de la Jamaïque, de la France... Tant que je n'avais pas le son que je voulais, je puisais encore. J'ai fait appel à Dédé Saint-Prix, à Manjoul... J'ai écrit des textes au Sénégal... Sur le titre Afreeka Unite, j'ai eu l'honneur d'avoir en collaboration Bunny Rugs, le chanteur lead du groupe Thrild World qui nous a quitté il y a peu. Il faut puiser l'énergie et ne pas laisser s'éteindre le feu.

Vous portez la clé de vie - croix de Ankh sur la pochette du CD, est-ce un hommage à Cheikh Anta Diop ?

A lui, mais à l'humanité aussi et se rappeler que cette croix de vie, elle nous rassemble tous. On a souvent eu tendance à cataloguer les rastas alors que c'est un mouvement universel. Cette croix de Ankh aussi est universelle, elle fédère toute l'humanité : c'est la croix d'Egypte, la croix Kémétique, la base même de l'humanité, de la vie. C'est aussi l'esprit de l'album, le "One love" de Bob Marley et Peter Tosh !

Propos recueillis par FXG, à Paris

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8 novembre 2014 6 08 /11 /novembre /2014 06:10

Pierre-Gattaz.JPGPierre Gattaz, président du Medef, est en Martinique pour le cinquantenaire du Medef local.

"On n'est pas foutu"

Quel message allez-vous faire passer ?

Il y a un espoir pour la France dans sa globalité. Les territoires d'Outre-mer sont un formidable poste avancé de la mondialisation pour la métropole et pour la France. On a tout à inventer, y compris en Outre-mer : les filières du futur à inventer, le tourisme à développer. Le tourisme est un formidable levier de développement à partir du moment où on reçoit bien les touristes, qu'on les chouchoute, qu'on les accompagne... La France est la première destination au monde en tourisme, mais la 6 ou 7e en dépense par touriste. Il y a là une manne gigantesque à exploiter.  Les filières du futur concernant l'énergie renouvelable, du soleil, du vent, des marées, de l'océan sont extraordinaires puisque le monde a besoin d'énergie et nous avons des filières d'excellence en France, comme dans l'agro-alimentaire.

Et spécifiquement sur les outre-mer ?

Ce sont les porte-avions avancés de la mondialisation. Nous sommes mauvais dans l'exportation en France depuis une trentaine d'années ; on a mal vécu l'après "trente glorieuses", mais par contre, nous avons 7,5 milliards d'individus dans le monde à équiper de tout, qui ont besoin de tout. C'est extraordinaire et je dirai que ces postes avancés de l'outre-mer sont autant de petites France pour aller conquérir des marchés américains, dans l'océan Indien, le Pacifique et près de l'Asie. C'est génial ! Regardons le verre à moitié plein !

Qu'attendez-vous du projet du Medef "France 2020, une France qui gagne" ?

La France de la croissance et du plein emploi ! Le projet Medef, c'est de montrer à tous nos collaborateurs, tous nos salariés, tous les politiques, tous les Français en métropole comme en outre-mer qu'on a un potentiel extraordinaire à exploiter. On n'est pas foutu, on est un peuple extraordinaire, on a plein d'atouts, plein de jeunes très bien formés particulièrement dans l'outre-mer. Tout ça, c'est pour développer des produits, des services haut de gamme, du prémium dans le tourisme, dans les énergies renouvelables, dans le numérique. On a une immense créativité et nous devons avoir confiance en nous. Il faut y aller !

Vous posez la question lancinante de la compétitivité...

Il faut développer la compétitivité du terreau français. Pour aller à la conquête du monde, à la conquête du futur, il faut que nos politiques comprennent qu'il nous faut une fiscalité et un coût du travail compétitifs. C'est très simple. Chacun son boulot ! Le Medef en Martinique ne dit pas autre chose et j'aurai grand plaisir à retrouver ses membres sur place pour les accompagner dans ce combat très positif pour une France qui gagne. Ce n'est pas du tout clivant, au contraire ! Nous devons faire ça avec nos jeunes, nos salariés, nos cadres. Soyons groupés, chassons en meute et la France repartira à l'attaque depuis la métropole et nos départements d'outre-mer.

Ca a l'air simple comme ça...

En effet, la situation est compliquée pour la France dans son ensemble, encore plus compliquée dans nos territoires d'outre-mer, mais il ne faut pas perdre espoir. On a tout pour réussir. Mettons toutes ces énergies, ces talents en marche et on va réussir. Il faut simplement un cap et une vision parce que demander aux Français de se réformer sans cela, c'est difficile. N'ayons pas peur et fonçons !

Propos recueillis par FXG, à Paris

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7 novembre 2014 5 07 /11 /novembre /2014 19:38

Eugène Bullard, le film, ce dimanche sur France Ô

affiche_Bullard_compressee.jpgDimanche 9 novembre à 15 h 45, le magazine Archipels de France Ô diffuse le documentaire « Eugene Bullard » de Claude Ribbe. Ce film retrace l'histoire de cet homme, boxeur, artiste, jazzman, et surtout premier aviateur militaire Afro-Américain pendant la Première Guerre mondiale.

Eugene Bullard se disait originaire de la Martinique, mais il a grandi dans la Géorgie raciste du début du XXe siècle. Son enfance est marquée par la mort de sa mère et une tentative de lynchage visant son père. Persuadé que l‘Amérique n’est pas un pays pour lui, il se prend en charge à 11 ans et fugue vers une Europe idéalisée qu’il ne découvre que cinq ans plus tard, lorsqu’il se sent assez fort pour traverser l’Atlantique. Le jeune Afro-Américain est ambitieux, mais dépourvu d’instruction. Il ne peut alors réussir que dans la boxe ou le music-hall. Bullard se forge un corps d’athlète et, devenu figurant de «vaudeville», monte sur les planches pour parodier le monde qu’il a fui.

Champion de boxe, il aurait pu fêter tranquillement ses vingt ans dans le Paris de la Belle Époque. Mais par nécessité et par idéalisme, Bullard s’engage. C'est la Première Guerre mondiale et il découvre l’aviation dont il devient un pionnier. Le racisme de l’Amérique le rattrape cependant et met un terme à cette carrière. Une troisième vie s’ouvre alors pour Bullard grâce au jazz, dans le monde nocturne des cabarets du Pigalle des années folles. Mais sa réussite est interrompue par la grande dépression et l’arrivée au pouvoir de Hitler qui plonge de nouveau le monde dans le chaos.

Il a 45 ans quand il est chassé de Paris par l’exode. De retour aux Etats-Unis, il est seul avec deux enfants à charge, démuni, blessé et déçu. Il doit réapprendre à vivre dans le ghetto de Harlem et oublier sa geste chevaleresque pour endosser la modeste livrée de garçon d’ascenseur. Mûri par son expérience en Europe, il s’engage malgré tout dans le combat pour les droits civiques qui changera, peu à peu, le visage de l’Amérique, dont il va devenir, longtemps après sa mort, l’une des plus glorieuses figures.

Rediffusion lundi 10 novemnbre à 8 h 40


On a retrouvé le soldat Borical

Sur France Ô dimanche à 14 h 55

Ce documentaire de Barcha Bauer et Romain Sertelet raconte l'incroyable histoire de Saint-Just Borical. En avril 2011, l'ossuaire de Douaumont reçoit une lettre anonyme décrivant la découverte du corps d'un poilu dans le ravin du Bazile. Le lendemain, la presse s'empare de cette histoire. L'identité du soldat est retrouvée : il s'appelle Saint-Just Borical et est né à Cayenne, en Guyane... 

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7 novembre 2014 5 07 /11 /novembre /2014 16:50

18 concerts pour promouvoir les musiques caribéennes

artistes-de-Banlieues-tropicales.JPGDepuis jeudi 6 novembre, a démarré le festival banlieues tropicales qui s'achèvera le 4 décembre. Aztec Music et Alain Suréna, les organisateurs, annoncent 18 concerts de jazz, zouk, funk, biguine, ka et dancehall... Les affiches sont belles et proposent des mélanges inédits. Ainsi, on verra dès jeudi sur la scène du New Morning, un « Lyannaj » réunissant le quintet guadeloupéen Akiyo Wopso et les Bretons de Kejaj, avec eun invité spécial, le Martiniquais adepte du « chouval bwa », Dédé Saint-Prix. Le lendemain, à l'Entrepôt (porte de Pantin), ce seront le bassiste guadeloupéen Thierry Fanfant et le pianiste David Fackeure qui présentent leur album de jazz « Frères ».

Samedi, c'est au Sunside (Paris) que la princesse du reggae dance hall guadeloupéen, Swé donnera un concert intimiste. La semaine suivante, le 14 novembre, l'Entrepôt acueille la vocaliste de jazz guadeloupéenne Tricia Evy, une chanteuse antillaise « différente » qui ne fait pas dans le zouk ou le dance hall et qui pourtant rencontre un vibrant succès populaire auprès du public. Elle a déjà pu exporter sa culture loin de ses Guadeloupe et Martinique natales, en osant se frotter à l’Australie.

Le 15 novembre, ce sont les amateurs de dance hall qui ont rendez-vous à l'Observatoire de Cergy. Il accueille la nouvelle star du dance hall antillais, X-Man et le chanteur de dance hall martiniquais Daddy Gal. L'artiste acoustique guadeloupéen Freepon fera la première partie. Ce soir-là, les amateurs devront faire don d'ubiquité car la bande à Pipo jouera à Sainte-Geneviève des bois et Chyco Siméon à l'Entrepôt !

Le 20 novembre, au Triton/Les Lilas, le jeune pianiste martiniquais Grégory Privat, considéré comme la relève de Mario Canonge, et fils de José Privat, pianiste du groupe Malavoi, tiendra le haut de l'affiche.

Le lendemain, 21 novembre, c'est Fred Deshayes, leader du groupe Soft, qui donnera un concert acoustique à l'Entrepôt, et l'Haïtienne Emmeline Michel au Triton/Les Lilas. Elle y sera encore le lendemain.

L'affiche du 22 novembre au Cabaret sauvage est pleine de promesses avec une fusion de trois de nos plus brillants artistes : E. Sy Kennenga, Dominik coco et Victor O !

Autre concert collectif, le dimanche 23, celui des "Talents de Guadeloupe" au Bataclan : Rony Théophile, K'Koustik et Gwadakoustik (Deshayes, Coco et Ladrezeau).

Le 28 novembre, à l'Entrepôt, les Franciliens sont invités à écouter Tony Chasseur et son groupe Jazzy Twan. Le 29, grand moment en perspective avec Malavoi au Théâtre de Clichy-la-Garenne, puis le lendemain dans la salle Canal 93 à Bobigny.

Le festival Banlieues tropicales s'achèvera le 4 décembre avec Valérie Louri à l'Entrepôt.

FXG, à Paris

 


Swé, "Dangérèz"

Swe.JPGLa chanteuse de dance hall Swé sort enfin "physiquement" son album "Dangérèz".

Les parents de Swé sont Guadeloupéens, de Pointe-à-Pitre et Gosier, mais elle a toujours vécu dans l'Hexagone. La musique l'a touchée alors qu'elle était encore un bébé : "C'était Kassav ! Je suis plus jeune que le zouk, à peine !" A cinq ans, elle commence le piano. Ca va durer douze ans. Elle fait aussi du saxo, de la batterie avant deprendre des cours de chant. "Je faisais du chant pour le fun, mais je voulais être chroniqueuse musicale et j'ai fait des études d'ingénieur du son." Avec son diplôme de réalisateur en techniques sonores et numériques, elle est armée quand elle entre la première fois en studio : "Il y a quelques titres de mon album "Dangérèz" qui ont été enregistrés par moi !" Sa première chanson, un titre inédit intitulé "Petit bonhomme", elle l'a écrit lors de sa formation. Un camarade d'études lui présente un DJ qui lui fait écouter quelques compositions et elle se lance. "Le titre parle de Georges Bush et de l'invasion de l'Irak (rires)". Elle sort en 2005, un premier opus, "Unlimited", qui se retrouve sur les plateformes en 2009, puis une net-tape qu'elle envoie en télechargement gratuit pour se faire connaître dans l'underground. A partir de 2010-2011, elle commence à stocker des titres pour un projet un peu plus abouti avec Phantom X, le co-réalisateur et coproducteur de "Dangérèz". C'est lui qui compose pour elle. Après la sortie des singles "Holliday", "Papillon", ils estiment qu'ils tiennent leur ligne et sortent l'album. Et la voilà sacrée reine du dance hall. "Avec ma formation vocale hip hop, soul, jazz, ca donne quelque chose de particulier. Les Jamaïcains ne font pas ça !" Alors comme le milieu dance hall manque de femmes, elle se jette dans la brèche. "C'était un vrai challenge !"

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7 novembre 2014 5 07 /11 /novembre /2014 08:17

Corsaires de Guadeloupe et de Saint-Malo

Michel-Rodigneaux-Gilles-Gressier-Jean-bories-Helene-Gressi.JPGHélène et Gilles Gressier et Michel Rodigneaux ont installé à Saint-Malo une exposition sur les corsaires en Guadeloupe. Cette période connaît son apogée entre 1794 et 1810 et explique en grande partie comment et pourquoi le rétablissement de l'esclavage a été en quelque sorte instrumentalisé pour ramener à la terre tous ces marins qui étaient partis faire la course en mer. Michel Rodigneaux, jusriste gosérien, est l'auteur de cette exposition. Il a une particularité unique : il descend d'un capitaine et corsaire, Joseph Rodigneaux qui a sévi en mer contre les navires anglais et américains entre 1793 et 1815 avant de disparaître, sans doute en Amérique du Sud pour soutenir Bolivar. expo-corsaires.JPGL'exposition insiste sur la puissance de la "république corsaire" instaurée par Victor Hugues en Guadeloupe qui a poussé les Etats-Unis à créer l'US Navy ! Faut dire que les Guadeloupéens avaient saisi quelque 2000 navires ! Les auteurs de cette exposition ont pour projet de créer à Basse-Terre, ville corsaire elle aussi, un centre international de l'histoire des corsaires et de la flibuste. Cette histoire unique de la Guadeloupe est jusqu'alors enseignée aux Etats-Unis, au Canada, mais ni dans l'Hexagone ni en Guadeloupe. Ce centre devrait donc ouvrir des perspectives nouvelles. En même temps que l'exposition est montrée à Saint-Malo, elle le sera également au fort Fleur d'épée, au Gosier à partir du 12 novembre.

Pour creuser ce passionnant sujet, on se reportera sur le livre de Michel Rodigneaux, "La guerre de course en Guadeloupe aux XVIIIe et XIXe siècles ou Alger sous les Tropiques", chez Lharmattan.

FXG, à Saint-Malo

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7 novembre 2014 5 07 /11 /novembre /2014 06:50

GPL promet de sceller le pacte pour la Guyane avant le budget 2016

Un an après avoir demandé un pacte pour la Guyane afin que l’Etat affirme ses priorités dans ce département, Chantal Berthelot a demandé mardi, lors de l'examen du budget de la mission Outre-mer, où en était le projet. "Le pacte d’avenir, a répété Chantal Berthelot, doit marquer un engagement accru de l’Etat dans ses compétences régaliennes : sécurité, justice et dans ses services publics : éducation et santé. Il doit reposer sur des investissements structurels conséquents, pour nos logements et nos infrastructures routières, permettre de mobiliser les ressources endogènes de la Guyane, et les mettre au service de son développement par le renforcement de notre autonomie énergétique, l’acquisition de notre souveraineté alimentaire, et le soutien à une recherche ambitieuse."

La ministre a indiqué quatre sujets essentiels dans l’élaboration du pacte : "La mobilisation des leviers de la croissance économique du territoire , la promotion de la jeunesse, les infrastructures et les équipements collectifs et l’intégration de la Guyane dans son environnement". GPL viendra au 1er trimestre 2015 clore la phase de concertation engagée depuis le début de l'année. " Nous disposerons au second trimestre 2015, a-t-elle déclaré, d'un contenu à la fois politique, technique et budgétaire, qui nous permettra de nous inscrire dans la discussion du projet de loi de finances 2016."

Enfin, la ministre a indiqué que les maquettes des contributions de l'Etat du prochain contrat de plan prévoyaient une hausse de 78% par rapport à la précédente maquette. "La Guyane, a-t-elle encore indiqué, est le deuxième territoire de la République (après Mayotte) où l’aide par habitant est la plus forte avec 660€/hab. (contre 460€ en moyenne dans le reste des outre-mer et 162€/hab. en moyenne dans l’Hexagone). J’ajoute que les enveloppes de fonds européens, en hausse de 25% pour la période 2014-2020, ont bien anticipé les besoins considérables du territoire."

FXG, à Paris

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7 novembre 2014 5 07 /11 /novembre /2014 06:39

Risque d'inconstitutionnalité pour l'amendement Gillot au Sénat

En faisant voter par le Sénat, dans la nuit du 30 au 31 octobre, un amendement relatif à l'évolution institutonnelle de la Guadeloupe, Jacques Gillot, soutenu par ses collègues Cornano et Desplan, a réussi un coup et marqué un point contre Victorin Lure. C'est l'ex-ami du président de Région, Félix Desplan, qui a montré la cible : "Pensez-vous qu'il soit cohérent de laisser subsister un département et une région ? Nous avons formé un congrès en Guadeloupe, nous sommes face aujourd'hui à un blocage : il ne fonctionne pas à cause d'un individu, un seul !"

L'amendement adopté lors de l'examen de la réforme territoriale, prévoit de créer en Guadeloupe, "une assemblée délibérante unique, commune à la collectivité départementale et à la collectivité régionale". A partir de la promulgation de cette loi, le congrès des élus départementaux et régionaux devra se prononcer dans les six mois sur les modalités d'organisation des deux collectivités en assemblée unique. Le Parlement proposera ensuite au président de la République, avant le 1er janvier 2016, une consultation de la population portant création d'une assemblée délibérante unique.

L'amendement a été voté contre l'avis de Jean-Jacques Hyest, président de la commission spéciale, et contre celui du gouvernement. "Ce n'est pas un article de loi qu'il vous faut écrire, mais une motion", a-t-il indiqué à Jacques Gillot, avant d'ajouter : "On aurait très bien pu déclarer vos amendements irrecevables..."

Pourtant ce texte voté de la sorte risque bien de ne pas prospérer à l'Assemblée nationale puisqu'il semble, selon le rapporteur François-Noël Buffet, "poser un problème constitutionnel". Eric Doligé, sénateur UMP, qui a soutenu l'amendement de Jacques Gillot a lui-même exprimé un doute en disant : " quitte à faire un peu abstraction de la Constitution"...

FXG, à Paris


Paul Vergès aussi

Le sénateur PCR Paul Vergès a fait voter un amendement similaire pour la Réunion. Comme pour l'adoption de l'amendement Gillot, il a eu recours au soutien de l'UMP pour faire voter son texte, malgré l'avis défavorable du président UMP de la commission. Ce qui a fait dire à notre confrère Julien Sartre : "Vergès veut sa réforme territoriale", à quoi l'on ajoute : "Seul".

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7 novembre 2014 5 07 /11 /novembre /2014 06:14

274 millions de francophones dans le monde

A quelques jours du XVe sommet de la francophonie organisé à Dakar (Sénégal), l’Organisation internationale de la francophonie a présenté ce mercredi 5 novembre son rapport : La langue française dans le monde - 2014, publié aux éditions Nathan. Il établit à 274 millions le nombre de francophones dans le monde.

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7 novembre 2014 5 07 /11 /novembre /2014 05:53

Chalus veut un EPIDE pour les jeunes mineurs délinquants

Chalus.JPGLe député Ary Chalus a interpellé le gouvernement, hier lors de la séance des questions d'actualité à l'Assemblée nationale. Il a demandé ainsi, pour "prévenir la récidive tout en favorisant une insertion réelle, citoyenne et professionnelle" à ce que la Guadeloupe soit, elle aussi, dotée d'un établissement publique d'insertion de la Défense (EPIDE) où les jeunes mineurs délinquants âgés de 16 à 18 ans, à titre d'alternative à une peine d'incarcération et sur la base du volontariat, pourraient accomplir un contrat de service. "Il y en a 18 en France mais aucun en Outre-mer", a-t-il regretté, tout en rappelant que c'est sur le modèle du SMA que le gouvernement Villepin, en 2005, avait créé le premier ce type d'établissements dans l'Hexagone.

François Rebsamen, ministre de l'Emploi, qui lui a répondu, a indiqué que 2085 jeunes étaient ainsi pris en charge dans quinze régions de l'Hexagone en alternative à une condamnation pénale. Il a ensuite indiqué que le SMA jouait un "rôle proche" avec 36 % d'illettrés rentrant au SMA et 76 % en sortant réinsérés. A cette différence près, convient-il de préciser toutefois, que les stagiaires du SMA ne sont pas des délinquants ! François Rebsamen a conclu sa réponse en indiquant qu'il fallait "réfléchir à une articulation EPIDE-SMA". Une réponse un peu laconique mais à laquelle Ary Chalus trouve un mérite : "On va maintenant pouvoir  lui faire des propositions".

FXG, à Paris


Chalus n'aime pas la politique politicienne

Le député maire de Baie-Mahault a un problème avec ceux qui aiment trop "la politique politicienne". "Ce qui doit être dit ne se dit pas, râle-t-il. On fait des actions que les médias ne relaient pas toujours, car ça gêne certains au pouvoir. Trop d'élus ne sont là que pour leur intérêt personnel alors que la Guadeloupe souffre !" Lui, il ne pense pas à se faire élire à la tête de la Région en 2015 : "Je ne suis pas prêt, dit-il, j'attends de voir ce qui se passera aux départementales, de voir qui saura s'investir, se sacrifier..." Selon lui, quand on a de l'ambition politique, on peut être corruptible. Ary Chalus ne se cache pas d'être un ardent défenseur de la collectivité unique, voire de l'assemblée unique, car avec un département et une Région, il y a "trop de chevauchement". Si ça n'est pas un double signal à l'intention de MM. Gillot et Lurel... 

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6 novembre 2014 4 06 /11 /novembre /2014 11:46

Serville.JPGGabriel Serville et le débat budgétaire à l'Assemblée nationale

"Ca coince au niveau de Bercy"

Stéphane Le Foll ne vous a pas répondu mardi matin sur le budget de l'Office national des forêts qui gère 90 % du foncier de l'Etat en Guyane...

La ligne budgétaire de l'ONF est en hausse de 200 euros sur un total de 600 000. Ca peut paraitre dérisoire et ridicule...

Vous avez exprimé des préoccupations sur le mal logement en Guyane et vous avez publié mercredi une tribune à ce sujet sur le site du nouvel Obs, pourquoi ?

Le logement social et la ligne budgétaire unique (LBU) sont des pierres angulaires qui, bien gérées, peuvent nous permettre de sortir de l'impasse en matière de logement. Je vois tous les désagréments occasionnés par la pénurie de logements sociaux. Ca suppose un effort financier au niveau de la LBU. Jusqu'à ce jour, la LBU est calculée au prorata des populations. On sait qu'on n'est pas très très nombreux en Guyane, mais il y a un tel  retard accumulé depuis quelques années sur les constructions qu'on ne peut plus se contenter de cette modalité de calcul. Cette ligne est insuffisamment abondée et si on veut que le BTP continue à fonctionner, il faut une dotation beaucoup plus conséquente. Nous avons besoin de 5000 logements par an ; on n'en est qu'à 6 ou 700. Il y a un différentiel négatif qui s'accumule.

Vous approuvez le relèvement du plafond de la défisc de la loi Pinel à 18 000 euros ?

C'est logique et ça va permettre de relancer la construction de logement intermédiaire.

Vous êtes intervenu aussi sur la politique des territoires mercredi...

Encore une fois, les crédits qui sont octroyés à la Guyane sont insuffisants, notamment dans le cadre de la politique de la ville. Les crédits doivent répondre davantage aux besoins exprimés par les différents maires de Guyane. Souvent on a l'impression que les ministres comprennent nos revendications, mais au niveau de Bercy, cela coince. C'est exactement ce qui se passe avec les opérations d'intérêt national de construction de logements dans Cayenne, Kourou et Saint-Laurent, le Conseil général du développement durable s'était positionné pour dire qu'il fallait absolument qu'on arrive à faire démarrer rapidement ces travaux. Il y en a pour 600 millions d'euros, selon un rapport de 2013. Pour l'instant, on ne sait pas où en sont ces projets. J'ai été reçu à Bercy il y a trois mois et personne ne sait me dire où le projet se situe... On a bien compris que c'est pour des raisons budgétaires que ces projets ont été remis au placard, mais nos populations attendent toujours de la part du gouvernement un geste fort en la matière.

GPL-et-Serville.JPGVous avez néanmoins voté le budget...

J'ai mené campagne pour François Hollande en 2012, je sais le contexte budgétaire et financier dans lequel François Hollande et son équipe ont pris les rennes du pays. Il est nécessaire qu'il y ait une forme de solidarité entre les parlementaires de gauche vis-à-vis du gouvernement. Si on se départit de cette relation de confiance, ce sera la porte ouverte à toute sorte de débandade et c'est la France entière, y compris les Outre-mer,  qui vont en souffrir.

Vous vous sentez toujours soutenu par George Pau-Langevin aujourd'hui ?

Elle a parfaitement démontré qu'elle était à l'écoute de nos revendications. Il est clair qu'elle n'est pas seule à décider et c'est pour ça qu'on invite à chaque fois la ministre à être nos porte-parole vis-à-vis de ses collègues au gouvernement pour que les message des Outre-mer soit correctement entendu.

Propos recueillis par FXG, à Paris

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