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6 novembre 2014 4 06 /11 /novembre /2014 07:55

 

Aller Outre-mer à pas trop cher

Corsair.jpgCorsair met en avant des tarifs promotionnels associés aux escales des Antilles, de la Réunion, du Sénégal et de la Côte d’Ivoire au départ de Paris-Orly. Durant 2 semaines, du 04 au 17 novembre, ce sont près de 3 000 spots publicitaires qui seront repris sur les stations généralistes et affinitaires, invitant les clients à venir apprécier la qualité du service offert à bord tout en bénéficiant de tarifs promotionnels attractifs.

Le dispositif de communication prévoit également la diffusion de parutions en presse écrite sur Paris- Ile de France. La compagnie sera également présente on-line du 12 au 17 novembre au travers de bannières publicitaires et de newsletters envoyées auprès d’un million de contacts.

Mais ce qui nous intéresse, ce sont les tarifs* :

Dakar 456 €

Abidjan 517 €

Fort-de-France ou Pointe-à-Pitre 498 €

Saint Denis de la Réunion 767 €

 

* Les tarifs sont d’ores et déjà disponibles en GDS et en agences de voyages, jusqu’au 17 novembre inclus. Offres TTC, soumises à conditions, sous réserve de disponibilités- valables au départ de Paris-Orly.

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6 novembre 2014 4 06 /11 /novembre /2014 07:50

Nassimah Dindar en visite chez Juppé

Dindar-et-Juppe.JPGAlain Juppé, maire de Bordeaux et candidat déclaré à la candidature pour la présidentielle de 2017, a accueilli lundi soir les étudiants réunionnais vivant à Bordeaux et la présidente du conseil général, Nassimah Dindar.

Alain Juppé n'a fait qu'une courte apparition, ne lui laissant guère le temps de poser avec les étudiants pour la photo. "La Réunion est une belle région, a-t-il déclaré. Il faut que les jeunes continuent leurs études en France et à Bordeaux."  Il a offert un bouquet à Nassimah Dindar pour lui laisser un souvenir de cette réception : "Un souvenir qui ne va pas durer longtemps, a t il dit, vu que les fleurs faneront..."

nassimah Dindar a parlé de "l'excellence réunionnaise et française dans ce monde qui devient de plus en plus difficile", puis elle a parlé de son projet qui consiste à faire "perdurer cette relation entre la France et la Réunion, notamment avec Alain Juppé". Elle a ensuite ajouté : "Il a la posture pour être président."

Narek Zohrabian, à Bordeaux

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6 novembre 2014 4 06 /11 /novembre /2014 07:45

Budget Outre-mer adopté en 1ère lecture à l'Assemblée

GPL-salle-pas-perdus-AN.JPGLe plafond pour la défiscalisation du logement intermédiaire sera relevé à 18 000 euros, mais le CICE n'ira pas au-delà de 9 %.

Avec la seule voix du député polynésien Tahuaitu (UDI) contre et deux seules abstentions, celles d'Huguette Bello (GDR) et et de Daniel Gibbs (UMP), le budget de la mission Outre-mer a été adopté en première lecture, hier à l'Assemblée nationale.

La grande nouvelle, c'est qu'il n'y aura pas de méga crédit d'impôt compétitivité emploi à 12 % : "Le président de la République et le Premier ministre m’ont très clairement confirmé leur volonté d’y apporter une réponse favorable sans pour autant passer par le CICE auquel il faudrait alors rajouter un nouvel étage. Ca poserait des difficultés et  ça n’irait pas dans le sens de la lisibilité de la mesure. Le gouvernement a pris la décision de mobiliser ce vecteur en proposant un allègement supplémentaire de charges, d’un effet équivalent. Son entrée en vigueur se fera dès 2016." Le CICE qui permet à toutes les entreprises de voir réduire  la masse de leurs charges sociales salariales passera à 7,5 % de réduction en 2015, puis à 9 % en 2016, mais rien de plus. "La majoration du CICE à 9%, a-t-elle détaillé, apportera, en plus des 590 M€ du taux de droit commun, près de 290 M€ supplémentaires d’allègements."

Malgré le relances des députés Daniel Gibbs, Serge Létchimy, Jean-Philippe Nilor, Ary Chalus, Didier Quentin, Huguette Bello et Bruno Azérot, la ministre des Outre-mer a eu du mal à être claire et se faire bien comprendre quant au substitut du CICE méga-renforcé. "C'est le brouillard", a commenté Serge Létchimy après l'adoption du texte... Il est vrai qu'aucune explication n'a été portée quant à la manière dont cet allègement de charge supplémentaire serait porté dans la loi. Dans son propos liminaire, George Pau-Langevin a déclaré : "Avec plus  de 1,2 Md€ de compensation d’exonérations de charges en 2015 et une dynamique croissante sur le triennal, les crédits en faveur de l’abaissement du coût du travail augmentent de près de 200 M€ sur le quinquennat. Soit près de 20%. J’y vois tout sauf un coup de rabot !"

En revanche,  les députés ont été satisfaits d'apprendre le relèvement du plafond des sommes défiscalisables pour investir dans le logement intermédiaire. La chose devrait être effectivement actée lors de l'examen de la mission Logement dans laquelle se trouve le dispositif Pinel Outre-mer.

FXG, à Paris

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6 novembre 2014 4 06 /11 /novembre /2014 07:43

Le Foll rassure les élus d'Outre-mer sur les soutiens à la diversification et à la filière sucre

La baisse des crédits dévolus à la diversification agricole (- 3,6 millions €) et à la filière canne sucre (-2,4 millions) était au coeur du débat qui s'est déroulé mardi matin à l'Assemblée nationale lorsque Stéphane Le Foll, ministre de l'Agriculture, a été auditionné en commission élargie. Les inquiétudes et protestations sont venues de tous les camps et de tous les territoires. Déjà, le 29 octobre dernier, à la suite de la réunion de l'intergroupe parlementaire de l'Outre-mer, son président Georges Patient a adressé une lettre au président de la République pour s'en inquiéter. Que prévoit le budget de l'agriculture pour 2015 ? Il transfère les enveloppes consacrées à l'aide aux filières de la diversification et de la canne et du sucre aux programmes d'investissements d'avenir (PIA). Or avec un tel transfert, les fonds ne seront plus fléchés, c'est-à-dire que ces fonds risquent, selon les parlementaires ultramarins, d'être ainsi orientés exclusivement vers l'aide aux investissements industriels au détriment des planteurs et exploitants agricoles. Que ce soient les Martiniquais Bruno Nestor Azerot et Serge Létchimy, les Réunionnais Jean-JacquesVlody et Huguette Bello, les Guadeloupéens Gabrielle Louis-Carabin et Ary Chalus et encore le Guyanais Gabriel Serville, ils ont tous interpellé le ministre Le Foll. Une "catastrophe" qui va à l'encontre "des engagements du président Hollande". Le coup de feu était tel que le ministre Le Foll leur a répondu en premier lieu : " Le débat  n'a jamais été de diminuer ces fonds, mais de transférer une partie de ce qui était sur la ligne budgétaire du ministère vers l'utilisation des prêts potentiels du PIA pour subventionner, aider ces productions d'outre-mer. Les 6 millions de moins étaient parfaitement compensés par la mobilisation du PIA." Conscient du problème que cela pose à tous les parlementaires, Stéphane Le Foll les a assurés qu'avec le ministre du Budget, il leur ferait une proposition claire pour "dire de manière ferme que ces crédits ne diminueront pas". Il est allé jusqu'à affirmer que "si c'est un problème avec le PIA, nous allons régler ça autrement : Ca sera 35 millions pour la diversification et le sucre, maintenus pour rester conforme à la loi d'avenir agricole." Mais concernant la question du sucre avec la fin des quotas en 2017, il a tout de même mis en garde les opérateurs, notamment ceux de la Réunion : "On ne peut pas à chaque fois demander des aides à l'Etat si on n'a pas soi-même une vraie stratégie de développement et de positionnement du sucre et de la canne dans le marché de demain." Il regrette qu'on lui parle d'impossibilité de développer les sucres spéciaux ou bio : "Produire du sucre bio  ne pose aucun problème ! Chacun devra assumer sa part de responsabilité." Mais en tout état de cause, il a réaffirmé que "les 6 millions transférés au PIA  reviendront sous une autre forme pour garantir et la diversification et le soutien à la filière sucre".

FXG, à Paris

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6 novembre 2014 4 06 /11 /novembre /2014 06:08

George Pau-Langevin arrive cet après-midi en Martinique pour assister à la conférence de coopération régionale. Elle reste jusqu'à vendredi. Interview. 

"L’immersion du Cosette a été guidée par l’urgence d’un risque grave pour le port"

George-Pau-Langevin.jpgLa diplomatie territoriale sera au cœur de cette conférence. Un an après l'intégration de la Martinique et de la Guadeloupe dans les organismes internationaux de la région, quel est le bilan ?

Nous ne sommes évidemment pas encore à l’heure des bilans. C’est une nouvelle page qui s’est ouverte ; elle est prometteuse. Le gouvernement a fait du renforcement des relations entre les outre-mer et leur voisinage une priorité. C’est un engagement du président de la République. Il y a d’une part la volonté de promouvoir la dimension ultramarine de l’influence de la France à l’international et, d’autre part, la volonté d’ouvrir de nouvelles perspectives de développement pour nos territoires. La promotion d’une diplomatie territoriale, encadrée par l’État, s’appuie donc sur l’action des collectivités locales, notamment celles des Régions. A ce jour, la Guadeloupe et la Martinique sont devenues membres associés, en leur nom propre, de la CEPALC-CDCC et de l’AEC. Elles ont également présenté leur candidature auprès de l’OECO. Ces organisations régionales constituent un cadre irremplaçable pour favoriser un rapprochement avec les pays voisins. A cela, il faut ajouter le rôle des agents des DFA affectés au sein du réseau diplomatique français. C’est véritablement de nouveaux réseaux de coopération qui se créent et la conférence régionale qui se tient cette semaine en Martinique arrive à point nommé pour prendre la mesure de ce changement.

L'insertion économique régionale sera freinée tant que la CARICOM maintiendra ses listes négatives. Cette question peut-elle faire l'objet d'une réflexion particulière avec nos partenaires caribéens ?

La Caricom veut créer un marché commun unique entre ses 15 États membres qui se caractérise par un protectionnisme que symbolisent ces listes négatives de produits interdits à l’importation. Ces listes visent tout pays tiers à l’organisation, France, DOM et, donc, DFA compris. Certes, les choses ne sont pas figées, car il est possible que des opérateurs économiques locaux obtiennent d’un État de la Caricom des licences en dérogation à ces listes négatives. Pour autant, nous savons que la situation reste précaire et qu’elle n’incite pas les entreprises des DFA à exporter vers des États de la Caricom. Les DFA ont présenté leur candidature auprès de la Caricom pour une adhésion sous le statut de membre associé, en leur nom propre, et cette démarche a été accueillie favorablement par les Etats membres lors de la 25e conférence des chefs d’État et de gouvernement, les 10 et 11 mars derniers. Cela progresse mais nous ne pouvons pas nous contenter d’attendre. C’est pourquoi le gouvernement agit pour soutenir les entreprises exportatrices des Outre-mer. A l’occasion de ma visite en Martinique, dans le cadre de la conférence de coopération régionale, je signerai la déclinaison régionale de la convention de partenariat entre le ministère des Outre-mer, Ubifrance, l’Agence Française de Développement et Bpifrance pour le développement à l’export des entreprises des Antilles et de la Guyane. Ce protocole, qui couvre la période 2014-2017, vise à répondre aux difficultés des entreprises exportatrices d’outre-mer qui subissent des contraintes logistiques du fait de l’absence de compagnie maritime et aérienne régionale freinant l’export des produits locaux dans la zone, et du fait du manque de compétitivité des industries locales par rapport à ses concurrents régionaux.

La Martinique, comme la Guadeloupe, sont victimes de l'invasion des Sargasses. Quelle aide le gouvernement peut-il apporter à nos collectivités qui soufrent depuis 2011 de ce phénomène ?

L’Etat s’est fortement mobilisé sur ce dossier en prenant ses responsabilités et en allant même au-delà, car nous prenons cette question très au sérieux. Il y a eu d’abord un devoir d’information. Dès les premiers échouages, la préfecture a organisé des réunions avec les maires concernés pour les informer du phénomène et de leurs responsabilités en matière de ramassage. Ensuite, il y a eu un déploiement de moyens avec des reconnaissances aériennes régulières pour anticiper au mieux les échouages, puis avec des mesures exceptionnelles comme la mobilisation des forces armées et du SMA et, enfin, le déblocage de crédits exceptionnels de l’ADEME pour expérimenter le ramassage en mer et faciliter la valorisation de ces algues. Outre cela, l’Etat exerce toute sa vigilance quant à la prise en compte des éventuels risques pour la santé des citoyens. C’est pourquoi les taux d’hydrogène sulfuré que dégagent ces algues sont régulièrement mesurés par l’Agence régionale de santé sur plusieurs zones importantes d’échouages. Nous effectuons ainsi un suivi au jour le jour. Nous ne voulons prendre aucun risque. Mais, au-delà de cette mobilisation, il faut tout faire pour comprendre les raisons de ce phénomène naturel qui semble prendre de l’ampleur et qui a donc vocation à se reproduire. J’ai donc demandé à l’institut français de recherche pour l’exploitation de la mer (IFREMER) de réaliser une étude pour en rechercher et en analyser les causes. De même, j’ai demandé de rechercher des pistes de valorisation des algues. Mais, pour l’heure, il est important est de poursuivre le ramassage des algues partout où elles s’échouent, en particulier pour limiter les impacts sur des sites touristiques.

Vous aborderez lors de votre visite en Martinique la question de l'économie solidaire. Concrètement, cette filière est-elle réellement pourvoyeuse d'emplois productifs. Sinon, que peut-on en attendre ?

J’ai cette conviction que l’économie sociale et solidaire représente un important gisement d’emplois. Aujourd’hui, ce segment représente dans nos territoires plus de 51 000 employés et 5.000 établissements, soit entre 8 et 12 % des effectifs salariés, selon les territoires. Il y a chez nous un fort potentiel que l’Etat soutient déjà et que le gouvernement veut soutenir davantage encore car, au-delà de sa contribution à la lutte contre le chômage, l’économie sociale et solidaire répond à des demandes sociales et à des besoins citoyens que l’on identifie très bien dans les services à la personne ou la santé, mais aussi dans la restauration, l’agro-transformation. Des outils de financement existent, comme le micro-crédit, mais nous nous inscrivons aujourd’hui dans une action volontariste qui cherche à fédérer les énergies. Ainsi, avec le ministère du Travail, le ministère de l’Economie, le secrétariat d’Etat à l’Economie sociale et solidaire, et la Caisse des dépôts et consignations, nous avons uni nos forces autour de deux axes : un plan sur 4 ans pour aider les entreprises à se structurer et à se développer ; des mesures d’accompagnement des TPE pour y favoriser une première embauche. Si nous avançons ensemble, il y à l’échelle des outre-mer la possibilité de créer 4 000 emplois en 4 ans. C’est loin d’être négligeable.

Immerger le Cosette, était-ce vraiment la seule solution possible ?

Il n’y avait hélas pas d’autre choix, sauf à accepter de laisser couler le Cosette, à tout moment, dans les eaux du port. Cette hypothèse, qui pouvait intervenir à tout moment, faisait peser une menace sérieuse sur la sécurité des installations portuaires, sur l’environnement et sur l’activité économique locale. Cette menace est devenue une réalité dans la nuit au début de la semaine. Depuis une quinzaine de jours, la situation du Cosette, déjà en état de délabrement très avancé, s’était fortement détériorée avec l’apparition de voies d’eau. Les services de l’Etat et ceux du Grand port maritime ont tenté à la fois de colmater et de pomper les importantes entrées d’eau. Or, dans la nuit de lundi à mardi, une brutale aggravation de la situation a été constatée. Cette aggravation a fait échec à l’option qui avait été décidée, à savoir de faire venir à temps un bateau semi-submersible pour le conduire vers un chantier de démantèlement dans l’Hexagone. Je le redis, il n’y avait plus d’autre choix, surtout avec de possibles changements de conditions météo en cette saison, que de prendre la décision de l’immerger en urgence. C’est ce que le préfet a fait, à 5 heures hier matin. L’immersion n’est qu’une solution de dernier recours, exceptionnelle, qui ne correspond pas à la politique française en matière de traitement des navires épaves. Mais, elle a été guidée par l’urgence d’un risque grave pour le port, principale desserte de l’Ile, et donc poumon économique. Cette option a été mûrement réfléchie. Le Cosette a été débarrassé de son carburant, de ses huiles, de ses batteries qui sont les polluants les plus importants etil n’avait plus de moteur. Il a été immergé par 2 700 mètres de fond, à 16 milles nautiques de la Martinique. Je rappelle que les conventions internationales, en particulier le protocole additionnel de Londres de 1996, reconnaissent les situations de force majeure et permettent de recourir à cette solution par exception. Toutes les précautions possibles ont été prises. L’Etat a agi en responsabilité.

Propos recueillis par FXG, à Paris 

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6 novembre 2014 4 06 /11 /novembre /2014 02:36

 

11e édition du Gospel festival de Paris

Gospel.jpgPour sa 11ème édition, le Gospel festival de Paris met à l’honneur trois artistes de renom qui viendront partager la scène au casino de Paris le 10 novembre avec la prestigieuse chorale Total Praise Mass Choir. Ils sont Damita Chandler (USA), Chevelle Franklyn (Jamaïque) et Marcel Boungou (France). L’événement est sans doute l'un des plus grands rendez-vous gospel dans l’Hexagone ! Interview aimablement fourni par l'organisation.

 

DAVID et JOCELYNE GOMA, PRODUCTEURS

"Nous arrivons à remobiliser une jeunesse au bord du désespoir"

Vous organisez le GFP depuis plus de 10 ans, avec les plus grands artistes américains, quelle est votre motivation ?

Artistiquement, les conditions nous semblaient réunies pour hisser au zénith la performance de la musique gospel en France. Car comme le Jazz, le gospel a trouvé un ferment dans l’Hexagone qui nous a porté en tant que chanteurs d’abord et organisateurs ensuite. Ayant fondé la chorale Total Praise en 2001, trois ans plus tard nous étions prêts pour challenger les pointures du gospel américain contemporains. Cela afin de donner à notre ambition une scène d’envergure internationale. Il y a aussi un fondement socio-culturel et spirituel à notre démarche, car nous croyons en un renouveau des valeurs fondamentales que sont la paix, la convivialité et la foi en Dieu.

Le gospel, ça parle à qui aujourd’hui ?

Le gospel parle à tous et particulièrement à la jeunesse qui s’en est emparée comme expression de vie et d’espérance. Dans d’actuels moments d’incertitude et de doute sur l’avenir, seule la foi peut donner du zèle et même du cran pour inventer un lendemain et éviter la noyade. Le gospel incarne l’espérance d’un sursaut toujours possible. Par ce moyen, et de plus en plus, nous arrivons à remobiliser une jeunesse qui était déjà au bord de la faillite et du désespoir. Tout le monde a besoin de chaleur humaine, de foi en Dieu, de rythme et d’énergie quotidienne : c’est le dada du gospel !

En quoi ces concerts sont-ils différents ?

Comme vous le voyez le Gospel Festival de Paris est le phare d’un mouvement artistique et culturel intense. Pendant 10 ans, il a représenté le meilleur casting franco-américain du gospel contemporain. Chaque programme a toujours été différent par la diversité des pointures américaines qui nous ont visitées et l’extraordinaire vitalité du talent de Total Praise toujours renouvelé. Et l’exigeant public parisien en redemande chaque année. Cette année, tout en gardant le duo franco-américain du casting entre Damita Chandler et Total Praise, nous ouvrons le champ à la World Gospel avec l’excellente Chevelle Franklyn de la Jamaïque et notre fidèle avant-garde le grand Marcel Boungou.

Existe-t-il un gospel français ?

Oui, car le gospel vient d’Amérique mais il a fermenté dans la créativité et dans la foi des Français qui le chantent aujourd’hui. D’après notre feedback, la dynamique française du gospel, à l’instar du Gospel festival de Paris et de la Mass Choir Total Praise, fait forte impression outre-Atlantique. Mais le phénomène est bien plus large qu’il n’y paraît. Il suffit de voir tous les groupes, stages et master class de gospel qui se développent partout en France. Nous avons d’ailleurs créé une nouvelle plate-forme promotionnelle, les Gospel Célébrations, pour permettre aux groupes et artistes du gospel made in France de venir se produire devant le public. Il y a une richesse et un avenir certain à cela.

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4 novembre 2014 2 04 /11 /novembre /2014 08:21

Herve-Damoiseau.jpg3 questions à Hervé Damoiseau, président de Damoiseau SA, fournisseur officiel de la course.

"Nous sommes fournisseurs officiels"

En 1978, la Route du rhum a été une initiative des producteurs de rhums guadeloupéens. Qui avait financé cette première édition ?

Sur tous les rhums vendus en Guadeloupe ou en métrople, il y avait une cotisation au litre de rhum qui servait à alimenter la caisse pour pouvoir financer la Route du rhum.

Pourquoi n'avez-vous pas continué ? Parce que la loi Evin l'a interdit ?

A l'époque, il n'y avait pas encore la loi Evin. Ca c'est perdu parce que ça coûtait un peu cher. De mémoire, ce devait être 20 centimes par litre vendu, mais 20 centimes en 1978, c'était encore beaucoup d'argent... Et puis, maintenant, effectivement, la loi Evin l'aurait interdit.

Pour autant, votre entreprise est encore présente sur cette 10e édition. De quelle manière ?

Nous sommes fournisseurs officiels de la Route du rhum- Destination Guadeloupe. Nous allons alimenter tous les bars officiels organisés par Penduick en rhum et nous serons présents aux manifestations à l'arrivée avec la remise de superbes bouteilles à chaque skipper. De même, nous fournirons une bouteille de rhum à tous ceux qui voudront baptiser leur bateau avec du rhum !

Propos recueillis par FXG

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4 novembre 2014 2 04 /11 /novembre /2014 08:19

Lurel et France AntillesVictorin Lurel, président de la Région Guadeloupe

"La Route du rhum, c'est l'équivalent d'un tour de France ou de l'arrivée du pape dans un pays"

La Guadeloupe a lancé, après l'édition de 2006, son plan nautisme. Le résultat se résume-t-il à Guadeloupe Grand large ?

J'ai demandé à la SEM patrimoniale de porter cette initiative et Guadeloupe Grand large a été créée pour structurer la filière, pour former, professionnaliser, mutualiser et moderniser. Il y a une première fournée de six jeunes skippers et le plus jeune d'entre eux, Nicolas Thomeas, partira sous less couleurs de G2L. Souvenez-vous quand il y avait un Bistoquet ou un Jean-Noël, nous étions tous contents, mais ils étaient rares. aujourd'hui, nous avons six Guadeloupéens quand il y a douze Malouins. C'est le résultat d'un investissement, mais il ne faut pas s'arrêter là. Le nautisme est une nouvelle frontière, une filière...

Que dîtes-vous de ceux qui considèrent que cette course est une affaire de Blancs ?

Ca fait 36 ans que ça dure ! Ca veut dire que c'est une formidable résistance. Il y a des gens qui s'interrogent : est-ce que la mer, c'est notre affaire ? Oui, c'est notre affaire ! Nous sommes entourés d'eau. Il faut savoir vivre avec et en faire la conquête. Mais la vraie question est de savoir s'il peut y avoir une appropriation, une démocratisation voire une massification, que les masses populaires s'intéressent à ça par l'exemplarité, par l'imitation... Il faut toujours des pionniers ! Aujourd'hui, la route du rhum est devenue proprement guadeloupéenne. Le nom de la Guadeloupe est associé au caractère mythique de la course. C'est à nous à en faire notre véritable affaire. C'est ce que j'ai voulu faire avec ces 10e édition.

La Région est le partenaire majeur de cette 10e édition. Combien ça a coûté et combien ça rapporte ?

5,7 millions tout compris...

Plus que pour la Banque postale, l'ancien partenaire majeur ?

La Banque postale, c'était 4 millions, nous, c'est 1,5 millions avec Penduick. Mais au total, tout confondu, on arrive à 5,7 millions et ce sont essentiellement des entreprises de Guadeloupe. en retour, rien que pour les activités économiques, c'est au bas mot entre 4,5 et 5,5 millions. On n'arrive pas à quantifier le tout... En termes de retombées médiatiques et d'unités de bruit médiatique (UBM), c'est plus de 20 000 UBM, l'équivalent d'un tour de France cycliste ou de l'arrivée du pape dans un pays ! Et puis, il y a ce qui reste lorsque l'événement est terminé : la notoriété; les retombées, les séjours, la positivité.

Après la crise sociale de 2009, la dernière Route du rhum a-t-elle permis de modifier l'image de la destination ?

Elle a permis en tout cas une remontée car l'activité économique s'était effondrée avec un recul de 4,8 % du PIB. La Route du rhum a été des moteurs qui nous ont permis de revenir. J'espère que cette fois, en pleine crise économique, la Route du rhum contribuera à nous relancer.

Propos recueillis par FXG

 

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4 novembre 2014 2 04 /11 /novembre /2014 08:10

Matouba 79, une entreprise guadeloupéenne en course

Matouba79_01_600px.jpgUn bateau aux couleurs d'une entreprise guadeloupéenne, tous les skippers de l'archipel en ont rêvé et c'est Judes Galli, pdg de Matouba qui l'a réalisé. L'idée est parti d'un projet caritatif avec la Ligue contre le cancer - comité Guadeloupe, présidé par Dominique Chingan, et le chirurgien urologue Bertrand Guillonneau. C'est d'ailleurs ce dernier qui devait barrer ce 40 pieds. Mais ses responsabilité de chef de service à l'hôpital l'en ont empêché : "Je ne peux être au bloc et sur un bateau !". Et c'est ainsi qu'en août dernier, un jeune skipper au palmarès intéressant (3e la Jacques Vabre 2013), Pierre Brasseur, a été choisi pour le remplacer.  L'apparition de ce sponsor sur le Rhum est d'autant plus étonnante que le projet a été monté dans une grande discressio : "On a été discrets, mais efficaces, affirme Judes Galli. On est au départ et on sera à l'arrivée !"

Judes-Galli-Pierre-Brasseur.JPGMatouba a voulu tordre le cou à l'idée que la Route du rhum n'était pas accessible aux entreprises guadeloupéennes. "C'était notre complexe, explique Judes Galli, Bertrand Guillonneau m'a convaincu que c'était possible même si on doit mettre cinq ans pour retomber sur nos pieds (il rit). C'est un premier pas et d'autres projets guadeloupéens doivent suivre." Le budget s'élève à 300 000 euros et deux autres entreprises ont mis la main à la poche. Il s'agit des pâtisseries Renée et des établissements de santé Manioukani. Mais non seulement, elles ont financé le projet, mais elles apportent un réel soutien à la Ligue contre le cancer. Dr-Sainte-Luce-Judes-Galli.JPGAinsi, depuis le 22 septembre et jusqu'au 22 novembre, sur chaque bouteille de Matouba vendue, un centime est reversé à la Ligue. Dans les pâtisseries Renée, ce sont des tirelires qui ont été installée pour récolter les dons des particuliers. "Le moment est bien choisi pour pour faire de la prévention", expliquait samedi matin le président du comité Guadeloupe de la Ligue. Chaque année 1500 nouveaux cas de cancer sont dénombrés en Guadeloupe dont 600 pour le seul cancer de la prostate. Le 19 novembre prochain, le docteur Bertrand Guillonneau donnera d'ailleurs une conférence à La Casa.

Sur le terrain de la course en elle-même, Pierre Brasseur vise une place dans les dix premiers.

FXG, à Saint-Malo


Victorin Lurel : "On a un problème de tissu entrepreneurial"

23-Septembre-2014-4399.JPGVendredi soir, en préambule de la soirée du conseil régional au palais du grand large à Saint-Malo, le président de Région, Victorin Lurel, a longuement développé le problème du sponsoring des concurrents guadeloupéens. "On a un problème de tissu entrepreneurial. Il faut tordre l'idée qui consiste à croire que les collectivités peuvent tout. Il faut développer une culture du risque, de l'audace..." Alors, c'est vrai que la Région a financé à hauteur de 50 000 euros les six bateaux défendant nos couleurs. Bien sûr Milenis avec Coquelin, Mille et une batteries avec Thomas montrent que des entreprises sont déjà présentes, mais elles sont loin de rivaliser avec les gros annonceurs qui financent nos concurrents bretons (Prince de Bretagne, Sodebo, etc...). Dans ces conditions, imaginer un Guadeloupéen à la barre d'un IMOCA, d'un multi 50 ou d'un ultime, il y a de la marge ! "Je ne peux pas le faire seul, a indiqué le président Lurel. On doit adapter notre accompagnement à nos moyens !" Mais non content de caresser ce rêve, le président lucide ajoute : "Pourquoi pas un multi 50, mais encore faut-il qu'il soit moderne..." Lurel se souvient du multi 50 de Claude Tellier. "La Région l'a garanti et quand Claude a bu la tasse, la Région a dû payer." Pour l'heure, à défaut de voir enfin nos entreprises locales se lancer dans le Rhum, le président se satisfait de voir que "le temps de la professionnalisation est arrivé".

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4 novembre 2014 2 04 /11 /novembre /2014 07:46

A bord d'un Ultime avec Sébastien Josse

Sebastien-Josse.JPGSebastien Josse est le skipper du team Gitana-Edmond de Rotschild. Le marin niçois s’est fait connaître sur le circuit Figaro. A 26 ans, il rejoint l’équipage de Bruno Peyron. En 2005, il est le plus jeune engagé du Vendée Globe et impressionne par ses performances à bord de VMI (il finit 5e). Un an plus tard, il devient le skipper d’Abn Amro II dans la Volvo Ocean Race… Il rempile en monocoque IMOCA, repart sur un deuxième Vendée Globe très prometteur jusqu’à son abandon sur avarie dans le grand Sud. Sebastien Josse devient en 2011 le skipper Gitana et revient au multicoque. En 2013, il remporte successivement la Route des Princes puis la Transat Jacques Vabre… C'est quasiment sa première Route du Rhum - Destination Guadeloupe, puisqu'il s'y était lancé sur monocoque en 2002, mais sans finir sa transat pour cause de démâtage.

FXG, à Saint-Malo 


Dans le poste de vie

Sebastien-Josse-cockpit.JPGSous la casquette, c'est le cockpit, autrement dit le poste de vie, Sébastien Josse l'appelle "l'endroit à tout faire" : "C'est là que je dors, que je mange, que je fais la navigation..." Là se trouvent les réserves d'eau et de nourriture, le poste de commandes avec le tableau électrique, les moyens de communication, l'ordinateur pour la navigation en guise de table à carte... Dessous, la place en travers du poste, c'est son couchage et sa cuisine. Sebastien pense passer douze à quinze heures par jour à piloter le bateau, le reste du temps étant consacré à la restauration et au repos.


Au poste de manoeuvres

Sebastien-Josse-aux-moulins.JPGFace au cockpit, se trouve le poste de manoeuvres avec les "moulins", les manivelles de winch. "C'est avec ça qu'on règle le bateau, qu'on hisse les voiles, qu'on les affale, qu'on fait tout ce qu'il y a besoin de faire sur le bateau !"


Au poste de barre

Sebastien-Josse-barre.JPGPas de barre centrale pour les multicoques, mais deux postes sur bâbord et tribord. "C'est de ces postes que je pilote le bateau parce que c'est de là qu'on a la plus belle vision du bateau." Quand il dort ou qu'il drisse les écoutes, il se met en pilote automatique. "Il faut faire gaffe à ne pas se mettre à l'envers parce que c'est un bateau hyper puissant qui nécessite de naviguer sur un flotteur et quand on navigue sur un flotteur, il faut faire attention de retomber du bon côté !"


L'ombre de Lemonchois

bateau-Edmond-de-Rotchild-en-mer---c--Yvan-Zedda.jpgCet ultime de l'écurie Gitana n'est pas le même que celui avec lequel Lionel Lemonchois a pulvérisé le record de la Route du rhum en 2006 avec 7 jours et 17 heures de course. "C'est vrai que le record est là et qu'on aimerait bien tous le battre... C'est possible, mais c'est vraiment la météo qui donnera son verdict. Cette fois, je pense que ça va être difficile de le battre parce que la météo n'est pas aussi propice qu'en 2006. Neuf jours, ce serait un bon temps ! Je vais surveiller Surveiller Sidney Gavignet, Yann Eliès et puis Francis Joyon et Lionel lemonchois si c'est possible."


Un "petit" chez les ultimes

Sortie-Gitana-copie-1.JPG"Par rapport à Spindrift qui fait 40 mètres, nous on fait 21 mètres, c'est-à-dire qu'on est deux fois plus petit. Banque populaire ou Sodebo font une trentaine de mètres. Il y a un fossé de performance entre ces bateaux et le nôtre. Maintenant, on est là pour faire la compétition avec les bateaux de notre catégorie et après, on verra ! Le bateau pèse 7 tonnes. C'est relativement léger et on arrive facilement à 30 noeuds. Au-delà, ça devient vraiment du pilotage et on prend des risques... On peut se faire peur, mais on essaie toujours de sentir qu'on maîtrise le bateau. CE n'est pas de la meur, c'est comme quand on conduit vite en voiture, on se fait aussi plaisir, on a de l'adrénaline."

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