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24 octobre 2014 5 24 /10 /octobre /2014 07:00

Succès mitigé pour les Trace urban music awards

TUMA-salle-casino-de-Paris.JPGLa salle du casino de Paris était bien loin d'être pleine pour la seconde édition des Trace urban music awards qui s'est tenue mardi soir. Le contraste était saisissant par rapport à la première édition en mai 2013 qui avait drainé une foule immense et des peoples allant des amis artistes jusqu'au conseiller outre-mer du président de la République. Cette fois, malgré la même qualité de services offerts aux VIP (sushis, cupcakes, champagne, jus de canne, sorbets et punchs Clément), on cherchait les célébrités dans le salon réservé. La salle, vidée de ses fauteuils, n'était occupée qu'au quart de ses capacités, et seul le balcon affichait un taux d'occupation optimal. Peu avant le lancement de la captation (retransmise en direct), le patron de Trace, Olivier Laouchez lui-même a pointé son nez dans la salle pour juger par lui-même. Heureusement, la magie de la télévision a permis de minimiser l'absence de public pour un show pour lequel l'organisateur a annoncé 600 000 votes. Résultat, quand après l'ouverture de l'antenne par Issa Doumbia et Clara Morgane (dont la réputation dépasse la qualité de la prestation), Black M est venu interpéter "Sur la route", ni le son, ni l'ambiance n'étaient au rendez-vous. Issa-Doumbia-et-Clara-Morgane.JPGQue s'est-il passé ? L'organisateur qui aurait du se contenter de gérer sa partie, la télévision, a cru pouvoir gérer l'aspect public plutôt que de le confier à ses partenaires habituels qui, aux dires de l'un d'eux, savent "remplir les salles".

Trace qui véhicule une image dynamique et valorisante de la communauté afro-antillaise a trébuché, peut-être par excès d'assurance, et c'est dommage.

FXG, à Paris


Le palmarès des Trace urban music awardsBlack-M.JPG

Meilleur artiste : Indila

Meilleur clip : Black M

Meilleur artiste tropical : Femmes Fatales (Kim, Lynnsha, Stony, Teeyah)

Meilleure punchline : Joke - extrait de « Majeur en l’air »

Meilleure révélation : Lacrim

Meilleur groupe : The Shin Sekaï

Meilleure chanson : Soprano pour « Ils nous connaissent pas »

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24 octobre 2014 5 24 /10 /octobre /2014 07:00

GPL décore la Martiniquaise Gisèle Bourquin

Elle était chevalier de l'ordre national du Mérite, là voilà officier ! Mardi, la ministre George Pau-Langevin a accroché au revers du tailleur de Gisèle Bourquin la médaille bleue. Gisèle Bourquin voit ainsi récompenser son travail au sein de l'association qu'elle a créé préside depuis 2007, Femmes au-delà des mer. Cette personnalité du microcosme ultramarin parisien est née à Fort-de-France. En 1956, son père, militaire de carrière emmène sa famille à Paris, puis à Nouméa. Après son bac, elle travaille quelques temps à l'école, élémentaire de Prony, un village minier. Puis, c'est le retour à Paris pour ses études à la Sorbonne. Elle plonge dans le milieu intellectuel de la négritude, rencontre Césaire, Alioune Diop, Michel Leiris... Léon Gontran Damas l'invitera même à son mariage ! Elle part deux ans au Congo, enseigne à l'université libre de Kisangani avant de partir retrouver son époux en Iran. Elle y enseigne le français, apprend le persan et accueille même Léopold Sédar Senghor en 1976 à Teheran lors de son voyage officiel chez le Shah. Elle voyage en Inde, en Thaïlande, au Mexique, en Australie et en Nouvelle-Zélande où elle porte la parole césairienne à l'université d'Auckland. De retour dans l'Hexagone, elle se préoccupe des originaires d'Outre-mer en Ile de France, de formation professionnelle en outre-mer. En 2002, elle intègre l'équipe de Brigite Girardin au ministère de l'Outre-mer comme chargée de mission culturelle. C'est elle qui met en place le salon du livre de l'outre-mer au ministère et le stand Outre-mer du salon du livre de Paris. Elle s'interesse à la collecte d'archives et à la transmission de la mémoire... Elle participe encore aux Mariannes de la diversité... "Gisèle Bourquin, a déclaré GPL, est une figure exemplaire à l'image de celles qu'elle veut promouvoir !"

Gisèle Bourquin avoue avoir fréquenté la première fois la rue Oudinot au temps du ministre gaulliste Louis Jacquinot dans les années 1960... Et, décoration oblige, elle y était encore mardi !

FXG, à Paris

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24 octobre 2014 5 24 /10 /octobre /2014 07:00

Hommage parisien à la mulâtresse Solitude 

La ministre des Outre-mer a convié, mardi rue Oudinot, Simone Schwarz-Bart et Marie-Noëlle Euzèbe pour un hommage à la mulâtresse Solitude.Simone-Schwarz-bart-GPL-Salle-Solitude.JPG

Si en 2002, la rue du général Richepance à Paris a bien été débaptisée, elle n'a pu prendre le nom de la mulâtresse Solitude pour laquelle militait alors l'actuelle ministre des Outre-mer, George Pau-Langevin (c'est le chevalier de Saint-Georges qui a décroché la timbale). Hier, GPL a rendu justice à Solitude en lui consacrant une salle au ministère des Outre-mer. C'est une petite salle de réunion au troisième étage du bâtiment qui abrite déjà la salle Félix-Eboué, au fond du ministère. Cette salle a un lourd passé puisqu'elle fut le bureau du Martiniquais Alcide Delmont puis du Guadeloupéen Gratien Candace, tous deux sous-secrétaires d'Etat aux colonies respectivement des gouvernements d'André Tardieu (1929-1930) et d'Edouard Herriot (1932), celui de Georges Mandel (1938-1940) et même, après guerre, celui de François Mitterrand, alors ministre de la France d'Outre-mer (1950-1951)... Plus récemment, elle accueillit l'actuel conseiller outre-mer de François Hollande, Marc Vizy quand il était directeur des affaires économiques, sociales et culturelles du ministère sous le gouvernement Jospin, et Philippe Leyssene, lorsqu'il était ambassadeur délégué à la coopération régionale dans la zone de l'océan Indien, et sa fameuse collection de whiskies pure single malt !

L'exposition

Mulatresse-Solitude.JPGLa salle (dont le prestigieux mobilier ministériel a été vidé) accueille depuis hier une exposition consacrée à la mulâtresse Solitude, exposition qui jusqu'alors n'a été montrée qu'aux Abymes et à Belle-Île en mer. Pour l'inauguration de la nouvelle salle, la ministre a invité l'écrivain Simone Schwarz-Bart dont le mari, André, a été le premier à ressusciter les mannes de cette héroïne mythique de la révolution guadeloupéenne (1795-1802) en lui consacrant dès 1972 un roman publié au Seuil. Marie-Noelle-Euzebe.JPGAutre invitée, la comédienne Marie-Noëlle Euzèbe qui a fait une lecture d'extraits du roman d'André Schwarz-Bart. En quelques minutes, la comédienne a rappelé les grands moments de la vie de l'héroïne, fruit du viol de sa mère lors de sa transportation vers les Antilles. Née vers 1772, Rosalie est abandonnée par sa mère qui rejette cette enfant "jaune" pour rejoindre les marons. La mulâtresse se rebaptise elle-même Solitude... Elle participe à partir de 1795 à la révolution française en Guadeloupe marquée par la première abolition de l'esclavage. Elle rejoint en 1802 les troupes de Delgrès jusqu'à l'habitation d'Anglemont à Matouba où les révoltés se font sauter avec la réserve de poudre. Solitude, blessée à la tempe et enceinte, est arrêtée. Elle est condamnée à mort et exécutée le 29 novembre 1802, après son accouchement, pour restituer à ses anciens maîtres leur "bien".

Le mythe

plaque-solitude.JPGL'histoire de Solitude est mentionnée brièvement par un seul auteur, Auguste Lacour (1805 - 1869). "Le reste, a indiqué Simone Schwarz-Bart, provient de la tradition pure, de l'auteur André Schwarz-Bart qui acte ainsi son nom, qui suscite la résurrection d'une histoire et qui a voulu transmettre à ses fils et à moi-même en mal d'ancêtre... J'avais besoin du début; je voulais un ancêtre de chair et de sang, pas un manuel d'histoire qui, du reste, n'existe pas."

Solitude a-t-elle réellement existé ? Elie Duprey, historien de formation et secrétaire particulier de Simone Schwarz-Bart a su résoudre cette question récurrente : "Ce ne sont pas les peuples qui créent, mais les mythes qui créent leurs peuples. Les rares mentions d'Auguste Lacour n'auraient pas suffi à faire de la Mulâtresse un mythe. La littérature s'est chargée d'en faire un symbole, mais surtout de lui donner chair et vie..."

FXG, à Paris

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24 octobre 2014 5 24 /10 /octobre /2014 04:55

Six entreprises réunionnaises au Salon international de l'alimentation

Les entreprises réunionnaises présentes au salon international de l'alimentation ont besoin d'infrastructures dans l'Hexagone pour mettre en confiance leurs éventuels clients français et étrangers.

stand-outre-mer.JPGLe SIAL, c'est le rendez-vous professionnel des nouvelles tendances en matière alimentaire. Il se tient tous les deux ans en banlieue parisienne. La Réunion y est représentée à travers cinq entreprises et le pôle d'excellence Qualitropic aux côtés d'entreprises guadeloupéennes, martiniquaises et calédoniennes. Daniel Rivière de la liquoristerie éponyme y a fait sa première apparition cette année. "J'ai contacté UbiFrance pour présenter mes produits. Je vise le marché français et européen." Précisément Daniel Rivière vise la grande et moyenne distribution et les chaînes de détaillants pour écouler ses rhums arrangés, ses punchs et ses pétillants de fruit. Pour lui, pas de problème de packaging, il estime ses produits adaptés à ce marché. "On a rencontré des Américains, des Italiens, des Espagnols, des Allemands ; ils ont aimé la simplicité de nos produits, leur aspect visuel..." Daniel-Riviere.JPGSes pétillants d'ananas et de litchis sans alcool ont été récompensés d'un prix de l'innovation. La proximité des produits antillais ne le gêne pas : "la clientèle a tout goûté et nos fruits, notre façon de travailler est différente de ce que font les entreprises antillaises. "Nous ne sommes pas en concurrence avec eux, mais en complémentarité." En revanche, il a conscience qu'il lui faut une infrastructure en métropole pour réceptionner, dédouaner et distribuer ses produits. Il sait que tous les contacts qu'il peut nouer au SIAL n'aboutiront à un contrat qu'à cette condition. "Je suis en train de recruter un cadre export et et de chercher un entrepôt. On ne pourra rayonner en Europe si on n'est pas installé dans l'Hexagone car la maîtrise de la logistique est indispensable." C'est un investissement qu'il estime à 500 000€. "Les pouvoirs publics ne nous aident pas alors que nous aurions la possibilité de créer des emplois en France ! Or, nous avons besoin de compter sur nos élus, politiques, consulaires... Je vais me rapprocher de Qualitropic car nous devons être plus forts." Sa société installée à Salazie existe depuis 2006 et il espère mettre en place sa plateforme logistique pour l'année 2015. "Si on y arrive, on pourra multiplier par 10 l'activité de notre entreprise."

" Nos coûts de transports refroidissent tout le monde"

Franck-Berger.JPGA côté, Franck Berger de l'épicerie fine "Au coin des délices", fait aussi son premier SIAL. Il est venu faire découvrir aux professionnels la qualité des produits de ses cinq fournisseurs réunionnais. Quatre produits de sa gamme ont reçus le prix de l'innovation : La gelée au rhum, les rillettes de canard au combava, la confiture de noix de coco et le sirop d'ylang ylang. "Je les place dans l'Hexagone." Mais Franck Berger a un problème : "Tous les gens qui viennent sur le stand sont intéressés, mais nos coûts de transports refroidissent tout le monde." Pourtant, les producteurs de foie gras du sud-ouest ont sauté sur la gelée. " La Quercynoise m'a commandé 10 000 pots." Mais il lui a aussi été demandé de faire attention au coût du transport dans son devis... Or, ce poste est cher. "C'est du frais, donc de l'avion... Et je ne peux pas, en tant que revendeur, annihiler ma marge." Pour Franck Berger, la solution est politique : "C'est une aide au fret, une aide à l'export... Je ne reviendrai pas au SIAL si on n'est  pas épaulé derrière. Exporter, je veux bien, mais je ne peux pas seul ! Je ne suis pas compétitif." Il a bien entendu parler de Qualitropic qui a pris en charge les frais de stand avec UbiFrance et le ministère des Outre-mer, mais sa responsable est repartie hier sans qu'il ait eu le temps de la rencontrer... De toute façon, dès demain, il va à la rencontre de cinq gros comités d'établissement (une filiale d'Airbus, l'hippodrome de Pornichet, le ministère de l'Intérieur...) en prévision des fêtes d'année. 23-Septembre-2014-3994.JPGCette question de l'exportation se pose aussi pour Bourbon salaison qui a présenté un produit lui aussi récompensé pour son innovation, la Kréol box (un rougail de saucisse). La solution devrait passer par une plateforme mutualisée. Qualitropic y songe. le pôle de compétitivité a été approché par le pôle martiniquais Innovagro qui a déjà diagnostiqué les besoins pour réceptionner du frais, du sec, du froid. La Guadeloupe a aussi son projet de plateforme logistique qui serait aussi une centrale d'achat. Jocelyn Mire du conseil régional de la Guadeloupe a indiqué qu'il voyait ces jours-ci les responsables réunionnais pour échanger sur ce projet. L'accord signé lundi par la ministre des Outre-mer et UbiFrance est une avancée en offrant gratuitement les prestations d'UbiFrance (tests sur offres à l'étranger, prise en charge pour des salons internationaux, support de communication ou encore recours aux Volontaires internationaux entreprises), mais encore assez éloignée d'une vraie réponse pour répondre à cette nécessité qu'ont les entreprises domiennes : exporter dans cet autre territoire fiscal qu'est l'Hexagone avant de ppuvoir distribuer.

FXG, à Paris


Isautier autonome avec son distributeur

Olivier-Chane-Ky-et-hotesse-Isautier.JPGLes rhums Isautier ont résolu cette question de logistique grâce à leur partenariat déjà ancien avec leur distributeur métropolitain, Maxisec. "Le service qu'il nous propose est bien calibré par rapport à nos capacités de production", indique Olivier Chane-Ky d'Isautier. Au SIAL, la marque ne cherche pas réellement de nouveaux marchés, mais profite de cette vitrine pour se montrer et valoriser ses nouveaux produits. Ainsi, Isautier aussi a reçu un prix de l'innovation pour son cubi de trois litres d'Arhumatik. un punch léger (14 °) qui sort fin novembre à la Réunion.


La part des anges vise le segment luxe

Ludovic-Maufras.JPGLudovic Maufras, de la société "La part des anges" (eaux de vie et liqueurs de fruits) semble moins préoccupé que ses compatriotes par cette question de plateforme logistique. "Nous travaillons en direct avec nos clients. Notre production est petite, nos commandes aussi." Il se situe sur un créneau haut de gamme avec une clientèle Café, hôtel, restaurant de luxe, épiceries fines, des pâtissiers, des chocolatiers et des clients particuliers. "Je ne veux pas dévaloriser mes produits. Je travaille avec les Etats-Unis, le Canada, l'Australie, le Japon et la métropole. C'est son 2e SIAL. "La première fois, ça nous apermis de voir comment étaient perçus nos produits, ce deuxième salon, c'est pour le développement..." Mais Laurent Maufras exporte sa marchandise par avion et lui aussi souffre du coût du fret. "Ca nous handicape pour les marchés des chaînes d'épiceries fines, car même avec eux, nous sommes trop petits pour passer par le transport maritime..." Alors, en y réfléchissant bien, l'idée d'une plateforme logistique mutualisée pourrait lui être utile, concède-t-il. "Ca nous permettrait d'avoir recours au fret maritime et d'abaisser nos coûts pour conquérir de nouveaux marchés sans mobiliser trop de trésorerie."

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22 octobre 2014 3 22 /10 /octobre /2014 06:24

La délégation interministérielle des Français d'Outre-mer se dote d'outils d'évaluation et de pilotage

Celestine--Cazenave-Elizeon-GPL-Fruteau.JPGAvec un tableau de bord réalisé par l'Observatoire des originaires d'Outre-mer (ONDOM) et un sondage réalisé par Opinion way, Sophie Elizéon, déléguée interministérielle à l'égalité des chances des Français des Outre-mer se dote d'outils d'évaluation et de pilotage à l'adresse des ultramarins de l'Hexagone.

"J’ai fait le choix, a expliqué Mme Elizéon, mercredi dernier devant la délégation aux outre-mer de l'Assemblée nationale, d’articuler les missions que m’a confiées le Premier ministre autour d’un slogan, "les ultramarins ont de l’audace", de trois axes, "prévenir, corriger, diffuser" et d’un outil de pilotage, prenant la forme d’un tableau de bord."

L'ONDOM est une association qui a été chargée par la déléguée Sophie Elizéon d'établir un tableau de bord de la population ultramarine dans l'Hexagone. Elle a donc recensé 364 800 personnes nées dans un département d’outre-mer et vivant dans l’Hexagone, chiffre auquel s’ajoutent 12 700 Mahorais. 48 % sont Antillais, 32 % Réunionnais et 20 % sont des autres DOM. La majorité des ultramarins et des descendants d'ultramarins vivent en région parisienne. 18% des ultramarins et 16% des descendants d'ultramarins vivent dans des zones urbaines sensibles contre 4% de la population majoritaire.

Concernant leur niveau de formation, 42,7% des ultramarins possédaient un niveau de formation supérieure en 2007 : 50% des Guadeloupéens, 48% des Martiniquais et des Guyanais et 34% des Réunionnais. Mais, 15% des ultrmarins ne possèdent aucun diplôme contre 9% de la population majoritaire. Les ultramarins de deuxième et troisième générations sont mieux formés. Beaucoup d’entre eux font le choix de s’installer durablement dans l’hexagone. Cependant, force est de constater qu’à niveau égal avec la population majoritaire, ces derniers sont moins nombreux à accéder aux emplois hautement qualifiés dans l’Hexagone. les ultramarins et les descendants de ultramarins occupent moins fréquemment des postes de cadres et des professions intellectuelles supérieures que la population majoritaire : 10% et 12% contre 17% pour la population.

Outre ces données démographiques et sociologiques, l'ONDOM s'est intéressé à deux sujets de préoccupation de nos compatriotes dans l'Hexagone : la discrimination et la visibilité. 58% des ultramarins interrogés déclarent que le sujet de la discrimination est insuffisamment abordé et relayé en France. Sur la visibilité, une veille médiatique durant une semaine sur les médias LE Monde, RTL, FRance 2 et BFM TV n'a permis que de retenir trois citations : Une sur le Guadeloupéen Teddy Riner, une sur la foire de Paris et un article du Monde sur la discrimination des immigrés avec un petit encadré sur les Antillais. L'ONDOM constate que "aucun de ces médias n’intègre de façon systématique dans sa ligne éditoriale et rédactionnelle, une information directement liée aux DOM, et/ou à la population ultramarine. Aucune véritable plage d’information traitant des ultramarins, aussi courte soit-elle, n’est prévue dans les médias généralistes. Il semble que l’information se restreigne soit à l’aspect culturel et folklorique des ultramarins, soit au contraire qu'elle relève du seul paramètre ethnique."

Le sondage Opinion way

Parallèlement à ce tableau de bord, la délégation interministétielle a commandé à Opinion way un sondage auprès de 1500 personnes dont un tiers d'ultramarins de l'Hexagone (25 % de Réunionnais, 24 % de Martiniquais, 20 % de Guadeloupéens, 5% de Guyanais, 2% de Mahorais, Saint-Martinois, 1% de Saint-Barth...). De cette enquête, il ressort que l'outre-mer et les ultramarins disposent d'une image très positive auprès des Hexagonaux en ce qui concerne l'atout que représentent ces territoires pour la France et l'esprit entrepreneurial de leurs populations. Si, l'état d'esprit des ultramarins semble meilleur que celui des Hexagonaux, ils ont le sentiment d'être davantage discriminés en raison de leur origine, notamment dans leurs recherches d'emploi, de relation avec l'administration ou dans leurs évolutions de carrière. Enfin, un tiers des ultramarins interrogés estimes que leur prise en compte par les élus est "insuffisante". On note par exemple que 55 % des originaires trouvent la France à la fois accueillante et raciste quand ils sont 60 % et 46% des Hexagonaux à lui donner ces caractéristiques. En revanche, on observe que les Hexagonaux sont plus nombreux que les originaires d'outre-mer à faire confiance à un ultramarins pour être élus maire (+10 %), député (+15 %) et même président de la République (+18 %). dès lors, on comprend meix que les originaires soient plus favorables à instaurer des quotas concernant la représentation de la diversité des origines : 51 % y sont favorables dans les médias (contre 37 %) ; 54 % y sont favorables pour les candidatures politiques (contre 36 %) ; 53 % y sont favorables dans la haute fonction publique (contre 36 %) ; et encore 57 % y sont favorables dans les grandes entreprises cotées en bourse (contre 36 %).

FXG, à Paris


La notoriété des personnalités ultramarines

Opinion way a demandé aux personnes sondées si elles connaissaient le Conseil représentatif des Français d'Outre-mer (CReFOM) et son président Patrick Karam, la ministre George Pau-Langevin, la délégation interministérielle et sa déléguée, Sophie Elizéon, ou encore l'entrepreneur martiniquais qui a accompagné François Hollande aux Etats-Unis, Joël Jacques-Gustave. 62 % des ultramarins connaissent la ministre contre 26 % chez les Hexagonaux ; 51 % connaissent le CReFOM contre 28 % ; 46 % contre 21 % la délégation interministérielle ; 35 % contre 7 % Patrick Karam ; 34 % contre 6 % Sophie Elizéon ; et enfin 31 % contre 6 % Joël Jacques-Gustave. Conclusion : les affaires des Ultramarins de l'Hexagone ne sont pas celles des Hexagonaux !


Outre-mer Network réagit au sondage Opinion way

A l'occasion de la présentation du 2e baromètre d'Opinion Way-DIMECFOM sur les ultramarins de l'Hexagone à l'Assemblée nationale, les politiques présents ont relevé cette "curiosité" : une grande majorité de compatriotes souhaitent se diriger dans la voie entrepreneuriale (64%). La ministre des Outre-mer s'est même interrogée sur ce "changement radical de paradigme qui mute à grande vitesse du fonctionnariat à l'entrepreneuriat". "Beaucoup de gens étonnés, sauf nous, a réagi Daniel Hierso, d'Outremer Network. Si l'entrepreneuriat est plébiscité par la jeunesse, c'est aussi un mouvement national et international, une vulgarisation de cette dynamique chez les plus jeunes et l'action de terrain quotidienne des réseaux."

En effet, ils sont plus de 3500 entrepreneurs et salariés mis en réseau physiquement depuis 2009 avec Outre-mer Network et ses partenaires. ils sont présents en outre-mer, dans l'Hexagone (Paris, Lyon, Bordeaux, Marseille) et à l'international. Plus de 280 dossiers  ont été conseillés et/ou financés depuis 2009. Ils sont encore présents médiatiquement avec une émission à caractère économique et réseau sur Tropiques FM et avec la spéciale outre-mer sur BFM Business. Ils ont un programme de formation à la stratégie concurrentielle des plus innovants avec Xavier Fontanet  (HEC et La Nouvelle PME), le plus gros dispositif civil d'accompagnement et d'information sur l'emploi avec Loic Iscayes d'Akélio accompagnement (Forum pro jeunesse).

"Ce travail du réseau Outre-mer Network et ses nombreux partenaires successifs (UISDOM, Gedfom, Diversitelles, Club Efficience,  Knowledge consulting, Veille tourisme Antilles, Africangels, ADIVE) finit par payer", indique M. Hierso. OMN aura ainsi influencé toute la nouvelle génération de réseaux d'entrepreneurs ultramarins de l'Hexagone et réussi à créer des ponts avec des réseaux d'envergure comme "Parrainer la croissance", "La Nouvelle PME", "Femmes business angels", ou "Croissance plus".

Le résultat de l'étude d'Opinon Way conforte le positionnement d'Outre-mer Network depuis 5 ans sur le terrain. "Chaque génération a le choix d'accomplir ou trahir sa mission, disait Fanon ; nous, nous sommes au charbon dans les quartiers populaires, dans les écoles, pour transmettre et accompagner, mais aussi aux côtés des plus grosses PME sur le volet de l'innovation (projet Swac, ETM)."

Alors, même si ces entreneurs ultramarins semblent encore ignorés des décideurs politiques, leur satisfaction vient plutôt de la reconnaissance de leurs pairs comme "Citizen Capital" de Laurence Méhaignerie ou des réseaux comme "Parrainer la croissance" de Denis Jacquet qui leur donnent "un sacré coup de main pour changer l'image de l'Outre-Mer au niveau national", selon Daniel Hierso.

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22 octobre 2014 3 22 /10 /octobre /2014 06:24

Les gérants de stations-service guadeloupéens font reparler d'eux

Patrick Collé, président du syndicat des gérants de stations-service de la Guadeloupe était au ministère des Outre-mer mardi, accompagné de ses homologues de la Martinique, la Guyane et la Réunion. Ils étaient venus discuter de l'application du décret Lurel sur les carburants et ses arrêtés de méthodes auxquels les gérants sont soumis depuis février dernier. Dans le cadre de cette discussion, la question de l'accord interprofessionnel pétrolier (AIP) est revenue sur la table. Cet accord signé en 2002 en Guadeloupe et reconduit en avril 2008 prévoyait un prélèvement de 0,6854 € par hectolitre pour alimenter un fonds destiné à payer la prime de fin de gérance. Du 21 août 2008 au 30 juin 2013, il a permis de collecter 11 700 000 euros. Les gérants qui ont choisi de cesser leur activité, comme Patrick Collé, ont ainsi touché une prime variable de 200 à 300 000 €. L'ancien ministre Lurel y avait mis fin car cette somme inscrite dans la composition du prix du litre était de fait puisée dans la poche du consommateur. Lors de la réunion de mardi, Patrick Collé a donc fait part de la préoccupation de ses mandants guadeloupéens. Le cabinet de George Pau-Langevin a rappelé que désormais les AIP sont encadrés par le décret Lurel et ses arrêtés de méthodes. En l'occurrence l'AIP ne peut plus justifier une ligne de coût dans la formation du prix des carburants. Dans l’Hexagone, de tels accords existent mais dans des conditions qui n’ont rien à voir avec le dispositif « tropicalisé » demandé par Patrick Collé. Les gérants guadeloupéens n'en avaient d’ailleurs pas voulu lors des négociations de la fin 2013 qui avaient abouti à la grève des gérants peu après Noël et fin janvier 2014.

Si de l'avis du ministère de l'Outre-mer, la réunion de mardi était plutôt feutrée et tranquille, Patrick Collé a fait savoir qu'il avait un problème, laissant même planer la menace d'un blocage des stations-service au moment de l'arrivée de la Route du rhum - Destination Guadeloupe. Une menace qui n'est donc pas adressée à la ministre des Outre-mer, mais au président de la Région Guadeloupe, co-organisateur de la course transatlantique et surtout, auteur du décret réformant l'économie des carburants outre-mer. Patrick Collé a-t-il promis à ses mandants d'arracher le rétablissement de l'AIP dans sa forme favorable aux gérants ? C'est désormais illégal. Une solution serait d'appliquer l'AIP dans sa facture hexagonale, mais les gérants la refusent et cette solution nécessiterait un accord avec les grossistes, parmi lesquels les actionnaires de la SARA. Ceux-ci devraient alors rogner encore sur leurs marges dont le plafonnement à 9 % par le décret Lurel, a réduit leurs profits de 13 millions d'euros par an. C'est un autre problème dans la mesure où les gérants réunionnais qui ne bénéficient pas d'un tel accord sont prêts à s'engouffrer dans la brêche.

FXG,  à Paris

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21 octobre 2014 2 21 /10 /octobre /2014 07:25

nicolas-hulot.jpgNicolas Hulot participera du 22 au 25 octobre, à l'invitation de la Région, à la conférence internationale sur la biodiversité et le changement climatique. Le président de la Fondation pour la Nature et l'Homme y sera au titre de sa mission auprès du président de la République qui l'a nommé en décembre 2012 "envoyé spécial pour la protection de la planète". Interview.

"On n'en fera jamais trop !"

Cette conférence abordera des problématiques spécifiques aux Régions ultrapériphériques de l'Europe, aux Pays et territoires d'Outre-mer et aux petits Etats insulaires en développement. Qu'attendez-vous d'elle ? 

Les îles sont directement concernées par les évolutions climatique, mais il ne faut pas se tromper d'échelle. La vraie responsabilité pour faire face aux enjeux climatiques, c'est-à-dire combattre sur deux fronts : l'atténuation de l'élévation de température à 2 degrés et l'adaptation des pays les plus vulnérables au changement climatique inexorable.

Parce que, quoi que l'on fasse, on est parti pour 1 degré, voire 2 de plus en cours de siècle ! Cette responsabilité relève des Etats, mais d'abord des Etats industriels. Ca ne veut pas dire que les autres, Etats ou territoires, n'ont pas de responsabilité, mais la responsabilité historique de cette situation atmosphérique et celle pour faire face à ces enjeux relève des Etats industriels.

Comment les petits Etats insulaires, les territoires d'outre-mer peuvent-ils prendre leur part de responabilité ?

Les territoires insulaires peuvent, à leur échelle et avec leurs moyens, contribuer à ne pas amplifier un phénomène en recourant aux énergies renouvelables avec une stratégie d'efficacité énergétique importante. Mais il faut aussi  faire le point avec eux, voir quelles sont leurs propres difficultés et leur propre exposition puisque on a maintenant des modélisations assez précises sur ce qui va se passer zone géographique par zone géographique dans le monde entier. La France elle-même a reçu tout récemment du GIEC un rapport pour mui donner une première vision de ce que risque d'être le climat dans les trente ans à venir.

Quel message allez-vous porter ?

Mon message est le même pour tous, qu'ils soient en Guadeloupe aux Etats-Unis ou en Chine, c'est qu'on n'en fera jamais trop. Le mot urgence n'a    plus de sens. C'est-à-dire que l'urgence est elle est déjà là pour des centaines de milliers de personnes qui en meurent chaque année dans le monde. Le deuxième message, c'est que la différence par rapport aux années précédentes, c'est qu'il y a des technologies, des process, des outils qui nous permettent de faire face aux enjeux climatiques. Dès lors, il y a deux alibis qui ne tiennent plus. L'alibi du doute : savoir si l'humanité avait une responsabilité dan les changement climatique, ce doute a été levé. L'alibi du "on ne sait pas quoi faire" ne vaut pas. Ce qui fait défaut, c'est une volonté coordonnée et partagée. Il y a des solutions, encore faut-il avoir la curiosité de s'y intéresser, passer d'une forme d'aversion sur ces sujets à une forme de réflexion. On voit cet enjeu-là comme une contrainte. Oui, c'est une contrainte ! Mais peut-être en regardant les choses dans le détail, ç'est peut-être une opportunité.

Une opportunité, de quelle façon ?

Le changement climatique va nous imposer de passer à une économie décarbonnée assez rapidement. Sur le plan de la santé, on s'y retrouvera, mais également sur un plan économique et social parce que le prix de l'énergie fossile, quoi qu'on fasse ne va cesser de monter. A la limite, si on ne le fait pas pour le climat, faisons le pour notre santé et nos économies.

Que peut-on attendre de concret et utile de cette conférence pour la planète ?

Le concret et utile, il sera ou ne sera pas en décembre 2015 à Paris quand vont se réunir 195 Etats. La conférence de Paris sera une étape finale, mais il faut que beaucoup de choses aient été discutées, rassemblées, agrégées bien avant Paris. Toutes les initiatives locales, nationales, multinationales qui peuvent permettre de travailler sur ces sujets, d'exprimer un certain nombre de revendications, de poser des propositions, tout ça peut permettre de créer une dynamique positive.

Est-ce votre premier séjour en Guadeloupe ?

J'ai fait un de mes premiers voyages en Guadeloupe alors que j'étais tout jeune photographe, au moment des événements de la Soufrière et du conflit entre Claude Allègre et Haroun Tazieff. A cette époque, j'ai le souvenir très précis d'être monté avec Haroun Tazieff en haut de la Soufrière au moment où se posait la question de l'évacuation de Basse-Terre... J'y suis revenu par la suite et, notamment, au tout début d'Ushuaïa. Ca doit faire quinze ans que je n'y suis pas revenu.

propos recueillis par FXG, à Paris 

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20 octobre 2014 1 20 /10 /octobre /2014 07:27

Saint-Malo se pare déjà des couleurs guadeloupéennes

La-belle-epoque-facade.jpgSaint-Malo se prépare déjà à accueillir le départ de la 10e Route du rhum - destination Guadeloupe. Le village de la course doit ouvrir le 24 octobre prochain. A côtés des animations quotidiennes à terre et sur les bassins, le village de la course d'une superficie de plus de 8 000 m2 proposera, dix jours durant, une foule d'activités. La Guadeloupe, terre d'accueil des marins du Rhum depuis la toute première édition, marquera une présence exceptionnelle au sein du village dont elle occupera 1900m2.

Le pavillon Guadeloupe proposera un restaurant gastronomique local, des animations musicales et culturelles et une cinquantaine d'entreprises mettront en valeur la diversité du savoir-faire guadeloupéen, avec une représentativité multisectorielle : artisanat, agriculture, tourisme, agro-industrie, ainsi que des organismes de formation aux métiers du nautisme, des locations de bateaux et des produits de la mer transformés.

Les groupes carnavalesques Nasyon a Neg Maron et Magma feront le déplacement tout comme le fameux Benzo, chercheur en arts et traditions populaires aux multiples facettes. L'enseignant, conteur, musicien, écrivain, comédien initiera les visiteurs au créole. Mais la guadeloupe ne limitera pas sa présence au seul village de la course. Ainsi la ville se pare déjà par endroit de nos couleurs locales. Le bar à concert, La Belle Epoque, situé rue de Dinan dans un bâtiment du 17e siècle, et tenu par Jean-Marc Glémot depuis presque 18 ans, a choisi de devenir la vitrine des rhums Damoiseau. "Après de multiples voyages aux Antilles, j'ai appris à connaître les rhums de Guadeloupe et plus particulièrement Damoiseau qui beneficiait d’une reputation qui a retenu mon attention."Jean-Marc Glémot s'est rendu en 2013 à la distillerie du Moule, accompagné par deux responsables de son établissement en amont de ce partenariat. "C'est en quelque sorte une belle rencontre de personnes et de produits. Tous deux de qualité", conclut le patron de La Belle Epoque.

FXG, à Paris

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20 octobre 2014 1 20 /10 /octobre /2014 07:16

Sandra Réviriégo est la conseillère parlementaire de Christiane Taubira

Sandra-Reviriego.jpgDepuis juin 2012, Sandra Réviriégo est la conseillère parlementaire de la garde des Sceaux, Christiane Taubira. Les deux femmes ont en commun un enracinement outre-mer, la Guyane pour la ministre, la Guadeloupe pour sa conseillère. La mère de Sandra Réviriego est une demoiselle Minos, du Baillif. Elle a émigré dans l'Hexagone vers 1968. Infirmière à Paris, elle a rencontré un bel Hidalgo et voilà venue au monde Sandra. La petite Parisienne du 11e arrondissement passe toutes ses grandes vacances en Guadeloupe avec les congés bonifiés. Aujourd'hui, sa mère y a pris sa retraite et occupe une maison à Guery, Anse-Bertrand. "J'y vais deux fois par an, même avec les contraintes de cabinet !" Les deux femmes se sont connues en 2007 pendant la campagne présidentielle de Ségolène Royal quand Sandra milite chez les Jeunes radicaux de gauche. "Beaucoup des Jeunes radicaux de gauche l'avait appelée à se présenter en 2007 et elle leur manifestait sa gratitude en assistant à certains de nos meetings." 10 Mai 2010, pour les dix ans de la loi Taubira, Sandra lui demande d'intervenir sur Tropiques FM et RCI. "Elle était contente que je m'intéresse à ses sujets." Sandra devient présidente des jeunes radicaux de gauche fin 2010 et participe à l'équipe de campagne de François Hollande. "On se s'est pas beaucoup vues pendant la campagne, deux ou trois fois, on se croisait."

Deux jours après la nomination du gouvernement Ayrault, Christiane Taubira appelle Sandra : "Je veux que tu sois dans mon équipe." "J'étais levée, mais je tombais des nues... La plus belle récompense !" Elle démarre comme attachée de presse au cabinet de la nouvelle garde des Sceaux. Joli parcours depuis le lycée Voltaire où elle a passé son bac avec la fille de George Pau-Langevin et son master de communication politique à Paris 1. Elle a fait son premier stage à la mairie de Paris, avec GPL, alors Déléguée générale à l'Outre-mer, et décroché son premier boulot à la Sofres. Quand Taubira l'appelle, elle a quitté la Région Ile de France depuis deux ans. On lui avait confié la communication du groupe Radicaux de gauche, mais les mauvais résultats électoraux de 2010 pour les Radicaux l'empêchent de poursuivre à la Région. En septembre 2012, elle propulsée conseillère parlementaire. Elle sera l'ombre de Christiane Taubira durant ces semaines de débat parlementaire sur le mariage pour tous. "J'ai dormi à l'Assemblée nationale, au Sénat", raconte Sandra qui a été sur tous les textes portés par sa patronne. L'examen du projet de loi pour le mariage pour tous a duré douze ou treize semaines sans discontinuer. "Un dimanche, je suis arrivée à 10 heures au palais Bourbon et j'en suis repartie à 8 heures le lendemain, puis je suis revenue à 17 heures..." Elle a vécu les affres remaniements. "A chaque fois, on ne savait rien. Il y avait bien des doutes, des suspicions, mais tant que le secrétaire général de l'Elysée, sur le perron, n'a pas dit le nom de votre ministre, rien n'est fait." Elle vit la vie de cabinet au plus près de la ministre aux meilleurs comme aux pires moments. Pour tenir le rythme intense du cabinet, Sandra a dû changer son mode de vie. "Je faisais beaucoup de sport, je courais, j'ai arrêté. Je mange beaucoup, j'ai un peu grossi, mais je garde la forme parce que je reste en accord avec toutes les tribunes de la ministre." C'est une expérience sans commune mesure pour cette jeune femme de 33 ans qui ne sort ni de l'ENA ni d'une grande école qui surprend ses interlocuteurs lorsqu'elle révèle son emploi. "Travailler avec une personnalité mise au devant de la scène en bien ou en mal, ça conforte au niveau de ses engagements." Sa patronne n'est pas une personnalité difficile, mais dit-elle "exigeante et c'est normal". Et ça fait plus de deux ans que ça fonctionne entre elles.

 

FXG, à Paris

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20 octobre 2014 1 20 /10 /octobre /2014 06:00

Les Trace urban music awards reviennent au Casino de Paris

Issa-Doumbia-Clara-Morgane-Trace-urban-music-awards.jpgAprès le succès de la première édition des Trace urban music awards en mai 2013 au théâtre parisien du Trianon, les trophées de musiques urbaines du groupe audiovisuel Trace reviennent le 22 octobre au Casino de Paris.

Issa Doumbia et Clara Morgane seront les deux animateurs de la soirée qui sera diffusée en direct sur les antennes francophones de Trace Urban en Europe, en Afrique et en Outre-mer. Pour cette deuxième cérémonie de remise de trophées aux pionniers et aux révélations de la scène hip-hop et R&B, 25  artistes sont nominés dans sept catégories. Ils seront départagés par le seul public qui pourra voter une fois par jour depuis son mobile ou son ordinateur (sur www.tracemusicawards.com).

Mais d'abord, on nous annonce le grand retour de Ministère amer. Le collectif fondé par Stomy Bugsy et Passi se verra remettre un award d’honneur pour célébrer les 20 ans de l’album « 95200 ». Cet album dans lequel participait Doc Gynéco. a marqué l’histoire du rap français avec des morceaux comme « Brigitte femme de flic » ou « Sacrifice de poulet ». Autres guests annoncés, le chanteur et producteur américano-sénégalais, Akon, viendra présenter son dernier single, ou encore Oshri, vainqueur de la 1ère édition de Trace Music Stars (le premier concours de découverte de talents par téléphone lancé en 2013 par Trace en Afrique du Sud), qui enregistre actuellement un nouvel album avec Wyclef Jean à New-York.

Côté trophées, Soprano, Black M, Indila et Maître Gims concourent pour le meilleur artiste, Soprano ("Ils ne nous connaissent pas"), Indila ("Dernière danse"), Magic system ("Magic in the air") et Black M ("Mme Pavoshko") pour la meilleure chanson, Marvin, Femmes fatales (Kim, Stony, Lynnsha et Teeyah), Keros-N et E.Sy Kennenga pour le meilleur artiste tropical, Kaaris ("Or noir"), Black M ("Sur ma route"), Soprano ("Ils ne nous connaissent pas") et Joke ("Venus") pour le meilleur clip, Joke, Jul, Marin monster, Lacrim et Niro pour la révélation de l'année, Di Hamida, Maska, Magic system et The shin shekaï pour le meilleur groupe ou la meilleure collaboration, et enfin Joke, Dosseh, Booba, Dinos Punchlinovic et R.E.D.K pour la meilleure punchline.

L'an dernier, près de 500 000 téléspectateurs ont regardé les Trace urban music awards en direct, en différé et sur Canal Sat à la demande. L’audience moyenne de la chaîne a été multipliée par 17 et la durée d’écoute par 5. Plus de 10 millions de comptes Twitter et 20 millions de membres Facebook ont été touchés.

FXG, à Paris

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