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11 septembre 2014 4 11 /09 /septembre /2014 06:38

Lurel.jpgVictorin Lurel, président de la Région, a rencontré la ministre de l’Ecologie Ségolène Royal, hier. Au programme les futures lois sur la transition énergétique, la biodiversité,  la conférence biodiversité  qu’accueillera la Guadeloupe du 22 au 25 octobre prochains, la situation du port, mais aussi un sujet qui préoccupe  les Guadeloupéens depuis trop longtemps : l’eau. Interview. 

« L’ONEMA ne veut plus financer la Guadeloupe »

Qu’attendez-vous de la ministre de l’Ecologie sur le dossier de l’eau ?

Nous avons déjà tenu deux réunions en Guadeloupe pour trouver une solution.  La première a fixé  la règle, l’horizon et les montants. La deuxième a servi pour débloquer la situation à Capesterre-Belle-Eau : Véolia a accordé un moratoire de huit jours et on attend vendredi pour savoir si la présidente de la Communauté d’agglomération du sud Basse-Terre (CASBT) conclut. Et puis il a l’intervention de l’Etat. Un engagement a été pris et je voulais vérifier auprès de Ségolène Royal que l’office national des eaux et des milieux aquatiques (ONEMA) interviendra. Elle doit essentiellement financer l’assainissement à hauteur de 27 millions d’euros sur la période 2014-2020. Ce n’est pas suffisant d’autant qu’un courrier aurait été tenu disant que l’ONEMA ne voulait plus financer la Guadeloupe. Nous nous employons donc à faire réexaminer cette décision. Ségolène Royal a été très sensible et très ouverte à cette thématique. Il y a des centaines de millions de travaux à faire, dont 427 pour la seule réparation des canalisations. Il faut donc que l’ONEMA revienne. Nous avons formulé une demande pour au moins 30 millions sur l’horizon 2014-2020 en plus des 27, mais consacrés exclusivement à la Guadeloupe, compte tenu de l’état des réseaux. Bien évidemment, les autres partenaires vont cofinancer tout cela.

La gestion catastrophique de ce dossier de l’eau ne devrait-il pas aboutir à ce que des institutions comme le SIEAG mettent la clé sous la porte ?

Il y a une chose que personne n’a évaluée : avant, il y avait plus d’une dizaine d’autorités  compétentes. Les intercommunalités sont arrivées et aujourd’hui, il y a encore six ou sept autorités compétentes dont le SIEAG. Le SIEAG, au-delà des appréciations portées sur sa gestion passée, avait le bénéfice d’être l’un des syndicats importants qui pouvait être le syndicat unique. Or, désormais, il y a six communautés de communes ou d’agglomérations qui se veulent également compétentes. C’est la raison pour laquelle, j’ai pris l’initiative de dire qu’il faut une seule autorité et donc confier tout cela à l’office de l’eau qui, présidée par Jacques Gillot, reste une institution indépendante avec des redevances payées par les uns et les autres.

La Guadeloupe peut-elle réellement se sortir de cette pénurie à répétition ?

Il faut mettre de l’ordre dans le paysage des institutions et des établissements publics qui gèrent l’eau. C’était l’objet de notre première réunion : l’architecture et la gouvernance de l’eau. Nous créerons ensuite un syndicat unique de production, mais également, en partie, de la distribution, notamment pour les réseaux.

Véolia a renoncé finalement à larguer la Guadeloupe ?

Ils sont venus me voir pour dire que si rien de sérieux n’était fait, des engagements fermes pris, des contrats signés, ils partiraient… Ils ont été bienveillants et ont accepté de reconduire pour huit jours supplémentaires sans aucune garantie, sans contrat, pour trouver un accord avec la CASBT, car c’est là où ça bloque. Alors que Gabrielle Carabin a signé en différant les problèmes de répartition d’actifs et de passif du SIEAG, la Basse-Terre pose un certain nombre de problèmes. Mais le terme du délai que nous a laissé Veolia arrive vendredi et nous devons parvenir à conclure pour ce qui concerne le château d’eau qu’est Capesterre-Belle-Eau.

Propos recueillis par FXG, à Paris

 

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8 septembre 2014 1 08 /09 /septembre /2014 08:54

Le rapport Patient sur les finances des DROM

Ce lundi, le sénateur de la Guyane, Georges Patient, remettra un rapport pour une reforme des finances locales dans les départements et regions d’outre-mer (DROM) aux ministres Pau-Langevin (Outre-mer) et Eckert (Budget). Le Sénateur Patient souligne que les collectivités d’outre-mer bénéficient d’une “structuration financière atypique, avec des dépenses par nature supérieures à celles de leurs homologues de métropole, et avec des besoins spécifiques de rattrapage, particulièrement dans le domaine des équipements publics”. Le rapport insiste fortement sur la disparité persistante des niveaux de vie (exprimée en terme de PIB/ habitant, mais également du point de l’indice de développement humain entre la métropole et les outre-mer). C’est particulièrement le cas en Guyane, où le décalage du développement est de 25 à 30 ans en raison de handicaps structurels et d’une situation démographique exceptionnelle. Selon Eurostat, le PIB par habitant de la Guyane n’est qu’à 53% de la base européenne, contre 73% pour la Martinique, 67% pour la Réunion et 66% pour la Guadeloupe. A l’échelle de l’Union  Européenne, la situation de la Guyane est comparable à celle des 22 régions de Roumanie, Bulgarie et Pologne.

Le sénateur Patient plaide donc pour une réévaluation  “des concours financiers de l’Etat aux collectivités locales” et formule des propositions sur “les aménagements de la fiscalité locale ainsi que les dotations aux collectivités d’outre mer”.  

Il propose un “dispositif transitoire susceptible de neutraliser, à partir de 2015, l'effet des mesures de gel et de réduction des dotations de l'Etat”. En matière de fiscalité indirecte, le rapport pose le problème de la répartition de la ressource d’octroi de mer entre les communes. Le sénateur reprend la proposition qui consiste à instaurer une taxe territoriale sur les services pour compenser la non application de la TVA.

Concernant les réajustements des dotations aux collectivités, le rapport conclut à la nécessité de faire passer la part superficiaire de la dotation de 3,22€/hectare (modalités de droit commun) à 5,37€/hectare (dotation dite « communes de montagne »). Enfin il prévoit également de revoir le mécanisme de plafonnement de la part superficiaire de la dotation globale de fonctionnement en faisant passer le plafond de 3 à 4 fois le montant lié à la population, et en réallouant le solde de la dotation superficiaire à un fond de désenclavement sur une base intercommunale.

En définitive 41 propositions sont formulées pour que soient données aux DROM des marges de manœuvre financières et fiscales mieux adaptées à leurs réalités respectives.

En période de disette budgétaire, pas sûr que ce rapport ne séduise nos ministes, notamment Christian Eckert…

FXG, à Paris

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6 septembre 2014 6 06 /09 /septembre /2014 08:00

Philippe Muller de retour au Conseil d’Etat

Hier matin, la sixième sous-section du Contentieux au Conseil d’Etat a examiné une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) déposée par Philippe Muller, ancien procureur de la République de Saint-Denis et désormais avocat général à la cour d’appel de Grenoble. Celui-ci avait déjà contesté (en vain), le 15 juillet dernier, devant la même juridiction administrative, sa mutation. Hier, c’est l’avertissement que lui a attribué son supérieur, le procureur général de la Réunion, le 5 mai dernier, qu’il remettait en cause. Philippe Muller demande à la haute juridiction de transmettre au Conseil constitutionnel le contrôle de la conformité aux droits et libertés garantis par la Constitution de l'article 44 de la loi organique relative au statut de la magistrature. Cet article 44 prévoit qu’en dehors de tout aspect disciplinaire, le procureur général a le pouvoir de donner un avertissement. Si au bout de trois ans, aucun fait nouveau n’intervient, cet avertissement devient caduc. Le garde des Sceaux et le ministre de la Fonction publique ont fait savoir leur refus de transmettre cette QPC au Conseil constitutionnel. Le rapporteur public, dont l’avis doit éclairer les juges de la sous-section, a rappelé que le Conseil constitutionnel s’était déjà prononcé sur la conformité de ces dispositions à la Constitution et aux droits de la défense. « Cela vaut déclaration de conformité », a indiqué le rapporteur public. Mais Philippe Muller soutient que l’évolution de la jurisprudence est une nouvelle circonstance qui permet au Conseil de pouvoir se prononcer à nouveau. « Ca n’affecterait pas la portée du texte contrairement à ce qui s’est passé avec la réforme de la garde à vue et le changement de jurisprudence des droits de la défense en 2010 », a opposé le rapporteur public. Le président a mis sa décision en délibéré. En sortant de l’audience, Alain Monod, l’avocat de M. Muller, ne semblait pas trop se faire d’illusion sur l’issue de cette QPC, mais il semblait plutôt surpris de l’absence de son client qui lui avait indiqué son intention d’être présent à cette audience.

 

FXG, à Paris


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5 septembre 2014 5 05 /09 /septembre /2014 08:00

Commémoration du départ de l’Aurélie à Pondichéry 

Ceremonie-pondichery.JPGL’association culturelle française « Souvenirs des Indes » et l’ONG indienne « ADER India » ont organisé une cérémonie commémorative le 23 août dernier à Pondichéry à l’occasion du 160e anniversaire du départ des engagés Indiens pour la Guadeloupe. Un mémorial des engagés, à l’initiative des Réunionnais, inauguré en janvier 2010 à l’Université de Pondichéry, a servi de lieu de recueillement. « Les élèves de la pension Bless School, relate la Guadeloupéenne Christelle Gourdine installée depuis quelques années à Pondichéry, ont allumé des lumières, offerts des fleurs aux ancêtres et ont chanté les hymnes nationaux, régionaux et locaux, en présence de Mannar Mannan et G. Bharaty, descendants du célèbre poète Pondichérien Bharatidasan. » Ils ont ensuite partagé le traditionnel Biryani à la pension avec tous les élèves. Quelques chaînes de Télévisions locales ont couvert l’événement. Cette cérémonie voulait commémorer le départ du 1er bateau, l’Aurélie, parti de Pondichéry à l’automne 1854 pour arriver à Pointe à Pitre fin décembre 1854, emmenant à son bord 320 travailleurs indiens dont 15 enfants. L’Aurélie inaugurait ainsi une période qui a duré pendant 35 ans et au cours de laquelle près de 40 000 Indiens sont arrivés en Guadeloupe et 25 000 en Martinique. Ils sont partis des ports de Madras, Pondichéry, Karikal, Yanaon et Calcutta mais venaient de presque toute l’Inde avec une majorité de Tamouls. Venus initialement dans le cadre d’un contrat de 5 ans, certains ont pu repartir, certains ont rempilé mais beaucoup ont dû rester car le coût du rapatriement devait être supporté par l’employeur… Les Indiens ont refait leur vie aux Antilles, loin de chez eux, et leurs descendants sont, d’après Christelle Gourdine « maintenant un souvenir des Indes ». Celle-ci ajoute : « A défaut d’y voir un cadeau, on ne peut nier leur présence bien que leur histoire ne se trouve nulle part dans les livres. Entre 1848 et 1946, se  trouve un grand vide. » C’est pour cela que Souvenirs des Indes a été créée en janvier 2014 pour faire connaître cette histoire en France et en Inde. « Les Indiens, poursuit Christelle, connaissent l’île Maurice, un peu la Réunion, mais ni la Guadeloupe ni la Martinique. Ils apprennent peu à peu l’existence de notre diaspora. Un bon début. » Souvenirs des Indes entend commémorer les engagés Indiens en impliquant les Français et les Indiens pour une meilleure connaissance de l’histoire et un partage des cultures.

FXG, à Paris

Légende photo : Offrande de fleurs aux ancêtres par les étudiants de la Bless School, Christelle Gourdine-Mandjiny, Muruganandam Mandjiny et leurs invités de Pondichéry.

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5 septembre 2014 5 05 /09 /septembre /2014 07:57

France Ô fait jeu égal avec HD1

 

Ca y est ! Les premières audiences mesurées de France Ô ont été rendues publiques hier. Mardi 2 septembre à 20 h 45, France Ô a réuni près de 190 000 téléspectateurs en diffusant « L’empire du tigre », une fiction française réalisée par Gérard Marx, avec Bernard Giraudeau et Thierry Frémont. « Pour la 2e soirée consécutive, France Ô se place devant l’ensemble des chaînes de la TNT HD. », claironne le communiqué de la station qui précise : « Sur la diffusion des deux épisodes, la chaîne atteint 0,9% de part d’audience en moyenne. » Des chiffres pourtant bien modestes et qui ne concernent qu’un moment de prime time. Qu’en est-il des audiences des concurrentes de la TNT ?

Les audiences des prime time de la semaine du 25 au 31 août (qui ne donnent pas encore les chiffres de France Ô) attestent de la petite performance de « la chaîne des Outre-mer et de l’ouverture sur le monde » : elle fait jeu égal avec HD1, dépasse 6ter (0,7 %), Numéro 23 (0,5 %) et se fait battre par RMC Découverte (1,1 %) ou D17 (1,3 %).

Ce qu’il est notable de constater, c’est que le chiffre avancé de 190 000 téléspectateurs renvoie à l’audience de la radio des Antillais d’Île de France, Tropiques FM qui, d’après le Médiamétrie officiel, affichait un même nombre d’auditeurs avant les grandes vacances. L’audience de France Ô, désormais mesurée, sera extrêmement surveillée par Gilles Camouilly, son directeur d’antenne, qui appuie sa ligne éditoriale sur l’Outre-mer et l’Ouverte sur le monde quand d’autres, notamment à l’Elysée et chez nombre de nos parlementaires, voudraient y voir dominer seuls les Outre-mer français.

 

FXG, à Paris

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4 septembre 2014 4 04 /09 /septembre /2014 08:21

Les chocolats « Bamboula » et « Négro » débaptisés

A Auxerre, il n’y aurait plus depuis hier de friandises chocolatées dénommées « bamboula » et « Négro ». En deux jours, ce qui semblait s’annoncer telle une nouvelle affaire Guerlain, est retombé comme un soufflé. Selon la déléguée interministérielle Sophie Elizéon, la préfecture de l’Yonne a conduit une médiation qui a abouti au retrait des produits tendancieux. L’artisan-chocolatier a donc retiré dès mardi 2 septembre les « Négros » et les « Bamboulas » de la vente. Il a surtout décidé de modifier le conditionnement et le nom de ces spécialités. Selon deux associations militantes montées au créneau sur cette affaire, le CRAN et Sortir du colonialisme, « les artisans ont reconnu avoir commis deux fautes : premièrement, en mettant en vente des chocolats racistes, et deuxièmement, en affirmant qu'il s'agissait de rendre hommage aux Africains ». Les chocolatiers d’Auxerre ont indiqué, rapporte le CRAN et SDC, « leur souhait de travailler avec les associations afin de sortir de cette histoire par le haut en faisant oeuvre de pédagogie ».

Le Conseil représentatif des Français d'Outre-mer (CRéFOM), pour sa part, n’a pas souhaité en rester-là et une plainte a été déposée, mercredi par une de ses associations membre, le Collectifdom. « Nous avons fait faire des constats d’huissier, explique Patrick Karam, mais dans la mesure où ces friandises sont des traditions locales, nous voulons aller au-delà des retraits annoncés et obtenir que la justice interdise l’utilisation de tels mots. »

FXG, à Paris

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4 septembre 2014 4 04 /09 /septembre /2014 07:00
"Je n'ai jamais été petit"
couv.jpgSous ce titre publié aux Editions du Moment, Florent Piétrus revient sur son histoire et son enfance mouvementée avec la perte de sa maman à l'âge de 10 ans, l'abandon par son père, l'éducation à la dure en Guadeloupe par sa grand-mère dans un milieu extrêmement modeste... Ce n'est pas pour autant Les misérables de Victor Hugo, mais une belle histoire de champion ! Ici, les vestiaires et les coulisses de l'équipe de France n'ont plus (trop) de secrets. On apprend comment Florent a vécu l'éviction de son petit frère Mickaël, ses relations avec Boris Diaw et Tony Parker, et quelques anecdotes sur la vie de ce groupe champion d'Europe 2013. Une histoire émouvante, touchante et un parcours assez incroyable, le tout composé par une autre équipe, celle du champion et d'un journaliste.
16-juin-2014-3700.JPGLe premier, triple champion de France de Pro A, Florent Piétrus, est le vice-capitaine de l'équipe de France, champion d'Europe 2013, qui a également décroché le bronze en 2005 et l'argent en 2011. Actuellement au SLUC Nancy Basket, il est l'un des athlètes les plus capés du sport français. 
Le second, Romain Schué, est journaliste sportif, sans doute pas assez grand, lui, pour jouer au basket, ce qui ne l'empêche pas d'être un grand journaliste ! Après avoir débuté sa carrière au service des sports de Radio France internationale, travaillé pour le groupe Hersant Média et actuellement l'agence locale de presse, il suit depuis plusieurs années l'équipe de France de basket.
Le pitch
22 septembre 2013, l'émotion est à son comble. Tony Parker et Florent Piétrus tombent dans les bras l'un de l'autre. Avec leurs coéquipiers, ils viennent de décrocher la première médaille d'or de l'histoire du basket français. Champions d'Europe ! Avant-dernier d'une famille de sept enfants, Florent n'a pourtant pas été épargné par le destin. À dix ans, sa mère décède d'un cancer. Abandonné par son père, il est élevé à la dure par sa grand-mère, parfois à coups de bâtons ! Mais le basket va changer sa vie. Grâce à des qualités athlétiques exceptionnelles, le jeune prodige de 2,01m impressionne le club de Pau-Orthez et s'installe en métropole à quinze ans. Seul, un peu perdu dans une région inconnue, le gamin de Sainte-Anne est en proie au doute. Jusqu'à l'arrivée de son petit frère Mickaël, l'année suivante, qu'il prend sous son aile. Rapidement, tous deux deviennent les stars du championnat de France. Avec leur ami Boris Diaw, futur capitaine des Bleus, ils dominent la Pro A. Agents mal intentionnés, erreurs de jeunesse, départ manqué pour la NBA... Florent va galérer mais n'abandonnera jamais. Au fil d'un récit émouvant, on découvre cet immense champion sous un jour inattendu. Le guerrier infatigable des parquets est aussi, à 33 ans, un être sensible et généreux, soucieux de transmettre un message d'espoir aux nouvelles générations : d'un manque ou d'une souffrance, l'on peut faire une force, pour peu qu'on le décide.

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4 septembre 2014 4 04 /09 /septembre /2014 07:00

Nouvelles incertitudes sur la mise en place des collectivités uniques

« Un travail et une réflexion pour sécuriser constitutionnellement le calendrier des élections cantonales et régionales » sont au coeur de la réflexion gouvernementale selon l’AFP qui cite un proche de Manuel Valls à Matignon. Pourtant, il y a quelques mois, François Hollande avait annoncé que les élections cantonales et régionales étaient reportées de mars à décembre 2015 en raison de la discussion de la réforme territoriale en cours. Cette fois, on apprend  que les élections départementales et régionales pourraient finalement se tenir avant l’été 2015. Le gouvernement a fait machine arrière pour éviter une censure du Conseil constitutionnel. Les sages de la rue Montpensier pourraient remettre en cause l’allongement de 21 mois du mandat des conseillers généraux élus en 2008 ! Il conviendrait donc que ces élections cantonales aient lieu au plus tard en juin 2015. Mais comme par ailleurs, le gouvernement souhaite la concomitance des élections régionales et cantonales, se pose alors la question des élections régionales alors même que le gouvernement entend réduire le nombre des Régions dans l’Hexagone  de 22 à 13.
Avancer la date des élections régionales implique d’avancer la date de création des 13 nouvelles régions, actuellement prévue au 1er janvier 2016. « Si l’on doit avancer la date des élections ce qui semble probable, il convient de créer des régions à une date antérieure », assure-t-on Matignon. Le principe républicain est qu’une année pleine s’écoule entre une modification de scrutin et l’élection, mais en l’occurrence, soutient Matignon, « le mode de scrutin n’est pas modifié en l’espèce ».

En tout état de cause, cela aura des conséquences sur la mise en place des nouvelles collectivités uniques en Martinique et en Guyane. Là, le report annoncé pour décembre 2015 avait été plutôt bien accueilli eu égard aux complexes travaux de fusion des administrations. Il se pourrait que cette nouvelle donne ne les oblige à mettre le turbo pour être prêts entre mars et juin 2015, dans la mesure où le gouvernement a toujours voulu aligner la date de ces scrutins particuliers sur le calendrier national.

 

FXG, à Paris

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3 septembre 2014 3 03 /09 /septembre /2014 08:00

La préfecture de l’Yonne saisie pour des gâteaux nommés « Bamboula » et « Négro » 

 

Chcolaterie-Feret.jpgSophie Elizéon, déléguée interministérielle à l’égalité des chances des français des Outre-mer, a fait savoir, mardi après-midi, qu’elle avait saisi la Préfecture de l'Yonne lundi au sujet de la chocolaterie Grégory Féret à Auxerre. Cet établissement offre à la vente « le Bamboula », biscuit chocolaté, et « le Négro », pain d'épices chocolaté fourré, ainsi qu’en atteste son site : http://www.chocolaterie-feret-auxerre.fr/presentation. « Soucieux de satisfaire les papilles des gourmets et des gourmands, Grégory se rattache aux spécialités d'antan avec le « Bamboula et le Négro », vieilles recettes auxerroises qui se transmettent de génération en génération », peut-on lire.

Dès mardi matin, le Conseil représentatif des associations noires (CRAN), présidé par le Martiniquais Louis-Georges Tin, et l’association Sortir du colonialisme (SDC) montaient au créneau. Selon ces derniers, aux protestations publiées sur la page Facebook de la maison, la chocolaterie a répliqué en dénonçant ceux qui n'ont « aucune connaissance de l'histoire de France » et précisé que « Négro » était un « hommage rendu aux Sénégalais blessés pendant la première guerre ». Ils ajoutent que « les auteurs du Bamboula ont désiré rendre hommage aux cultures que les Africains nous ont apporté en France ».  « Les Noirs de France se seraient bien passés d'un pareil hommage, a répliqué Louis-Georges Tin. Est-ce que la maison Féret a l'intention de vendre aussi des nougats "Ratons", en hommage aux Algériens de France ? Et pourquoi pas des bonbons "Youpin", en hommage aux Juifs déportés ? » Gisèle Felhendler, de SDC, y voit un « revival de l'imagerie coloniale la plus nauséabonde ». « Après la banane, déclare-t-elle, voici maintenant le retour du Y'a bon chocolat. L'exotisation, l'orientalisme et le paternalisme patriotique font de ces confiseries un parfait exemple de négrophobie culinaire ».

Plusieurs affaires similaires ont déjà défrayé la chronique. Au début des années 1990, la biscuiterie nantaise Saint-Michel a du retirer de la vente ses biscuits « Bamboula ». En 2006, il y a eu le retour avorté de « Ya’bon Banania" et, plus récemment l’affaire de la marque de champagne « Code noir » ou encore du bracelet « Esclave » de Mango.

A Auxerre, hier, les services préfectoraux ont vérifié l'information, indique la délégation interministérielle qui ajoute que « le dossier est désormais en cours d'instruction par les autorités compétentes sur place. »

 

FXG, à Paris

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3 septembre 2014 3 03 /09 /septembre /2014 05:14

Des commissions et des agences de la biodiversité dans les tuyaux de la loi Royal

Ségolène Royal, ministre de l'Ecologie, du Développement durable et de l'Energie, en déplacement en Martinique le week-end dernier, a annoncé dimanche, lors de sa visite du domaine d'Emeraude au Morne-Rouge, que deux amendements présentés par le député SRC et président PPM de la Région Martinique, Serge Letchimy, ont été intégrés au texte de la loi sur la biodiversité qui doit venir en discussion à l’Assemblée nationale à partir du 1er octobre. Le premier amendement vise à la création d'une commission régionale de la biodiversité dans chaque territoire d'outre-mer, le second la création d'une agence de la biodiversité par bassin d’outre-mer.

 

FXG, à Paris

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