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11 octobre 2014 6 11 /10 /octobre /2014 16:24

Interview de Suzanne Dracius, écrivain.

Anamnesis-1-COUV.jpgLa ville de Besançon a reçu plus de 200 écrivains pour son festival du livre intitulé « Les Mots Doubs », les 19, 20 et 21 septembre derniers. La littérature des Caraïbes y était représentée, avec Suzanne Dracius pour la Martinique et Lyonel Trouillot pour Haïti. Les deux auteurs sont intervenus, en compagnie de l'ancienne ministre Catherine Trautmann, lors d'une table ronde dont le thème était "l’écrivain face aux convulsions du monde". A cette occasion, l’éditeur martiniquais Jean-Benoît Desnel a présenté le numéro 1 de la revue Anamnésis, intitulé « Contre l’obscurantisme - Hommage à Jean Jaurès ». Suzanne Dracius et Catherine Trautmann, y signent chacune une contribution aux côtés d'Édouard de Lépine ou Gilles Candar...

"Jaurès a laissé aux Antilles les premiers pas de la presse militante"

Pourquoi avoir choisi Jaurès pour ce numéro de la revue « Anamnésis » ?

Dracius-Jeannerot-Trautmann.jpegLe Centenaire de la mort de Jean Jaurès coïncide avec celui de la Première Guerre mondiale. Dans les convulsions du monde aujourd’hui, j’ai donc trouvé utile de revenir sur ce Centenaire où toutes les commémorations de la guerre de 14-18 pouvaient laisser à penser que l’on faisait l’apologie de la guerre, afin de mettre l’accent sur le contraire et de démonter l’idéologie de l’absurde de tel ou tel conflit actuel, qui, par l’obscurantisme, qu’il soit religieux ou autre, empoisonne la vie des plus démunis ! J’ai jugé bon de rappeler que Jaurès s’est élevé contre cette guerre — il en a payé le prix en y perdant la vie, assassiné par un fasciste. La lutte contre le fanatisme, c’est la lutte pour la survie de nos démocraties et de nos libertés, malheureusement très malades et très compromises. Savoir, c’est pouvoir !

Qu'est-ce que nos auteurs antillais ont trouvé à Jean Jaurès, à son action, sa pensée ? Quelles empreintes a-t-il laissées aux Antilles ?

L’idée et le principe de luttes des classes et de mouvements de défense des masses ouvrières sont arrivés aux Antilles avec des personnages comme Jules Monnerot et Joseph Lagrosillière en Martinique, et en Guadeloupe avec Géraut Richard, député et ami de Jaurès, mais surtout Hégésippe Légitimus, premier député noir, élu en 1898 à l’âge de 28 ans, sous la IIIe République. Fondateur du Parti socialiste guadeloupéen, il fut surnommé « le Jaurès noir ». La première empreinte laissée par Jaurès aux Antilles, c’est les premiers pas de la presse militante avec Justice, organe du Groupe Jean Jaurès, le journal Le Prolétaire, et enfin Le Peuple, pour ne citer que les principaux journaux engagés de l’époque. Comme le signale Édouard de Lépine dans son texte « Jean Jaurès et le socialisme à la Martinique », il n’y a pas si longtemps on pouvait encore retrouver aux Antilles de vieux militants qui savent par cœur et récitent, sans aucune hésitation, de larges extraits de grands discours de Jaurès : celui d’Albi « À la jeunesse » (1903), celui de Toulouse (1908) sur « Réforme et Révolution », celui de 1910 à la Chambre des Députés, en défense de l’École laïque, par exemple. 

Comment ce numéro de la revue « Anamnésis » a-t-il été perçu ?

Ce numéro d’Anamnésis a reçu un excellent accueil et a suscité l’intérêt. Le public s'est étonné de voir qu'aux Antilles, la figure de Jaurès était aussi importante que celles de Fanon, Césaire ou Aliker ; un article de la revue est d’ailleurs consacré à l’assassinat du directeur du journal Justice. Sans nul doute, Jaurès appartient à l’humanité, à l’universel, sa figure tutélaire plane encore de nos jours sur les lecteurs, et une revue ultramarine lui rendant hommage fait naître la curiosité. La revue, sans dogmatisme aucun, ne se contente pas de rendre hommage à Jaurès, mais elle lutte contre l’obscurantisme, en faisant, entre autres, un état des lieux de la survie du capitalisme mondialisé, face à ses propres vicissitudes.

Quels seront vos prochains rendez-vous avec le public autour de ce numéro de la revue en Guadeloupe et en Martinique ?

Le titre sera en librairie aux Antilles la semaine prochaine, et pour la Martinique et la Guadeloupe nous avons prévu des rencontres - débats avec le public et des séances de dédicaces des différents contributeurs dans les médiathèques et librairies majeures des deux îles, à partir du mois d’octobre 2014, autour de ce numéro, et aussi autour du précédent numéro de la revue consacré à « L’An II du cinquantenaire de l’indépendance algérienne, regards de l’Outre-mer ».

Propos recueillis par FXG, à Paris

Photo : Suzanne Dracius avec Catherine Trautmann et le sénateur du Doubs Claude Jeannerot au festival des mots Doubs à Besançon 

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11 octobre 2014 6 11 /10 /octobre /2014 07:24

Aide à la Continuité territoriale

ITW George Pau-Langevin, ministre des Outre-mer

"Priorité aux jeunes étudiants, salariés et chômeurs en formation"

A partir de 2015, le dispositif de continuité territoriale tous publics va être raboté (un billet tous les trois ans et baisse de la prise en charge...). Quelles sont l'enveloppe prévue, les nouvelles règles actées et pourquoi ?

Avec + 50% d’augmentation en 4 ans, nous allions droit dans le mur ! Le Gouvernement a donc pris des décisions courageuses pour sauver l’Aide à la Continuité territoriale. Très concrètement, nous avons décidé de donner la priorité à ceux qui en ont le plus besoin, c’est-à-dire les jeunes étudiants et les salariés ou chômeurs en formation pour les aider à trouver de l’emploi. Ils bénéficieront comme aujourd’hui d’un billet par an.

Mieux, un jeune ayant bénéficié d'un billet annuel pour passer un concours en métropole n'est aujourd’hui pas éligible à une formation en mobilité la même année, s'il a échoué à son concours notamment. Cela sera désormais possible.  
J’insiste tout particulièrement sur la volonté du gouvernement de préserver cette faculté à la mobilité des jeunes dans un parcours de formation alors même que sans modification du régime actuel, la dérive constatée par l’octroi de billets tous publics menaçait l’existence même de cette mesure.

Didier Robert, le président de la Région Réunion, vous défie. Pour contrebalancer le désengagement de l'Etat qu'il chiffre à 4 ou 5 millions d'euros pour sa seule Région, il veut faire payer au gouvernement les loyers des fonctionnaires d'Etat hébergés dans les lycées. Que répondez-vous ? 

Le président de Région fait le choix politique d’abonder de manière substantielle le dispositif d’aides pour un public de plus en plus large. Il s’agit d’une stratégie généreuse mais qui a une incidence très forte sur les finances publiques. J’ai découvert, en lisant la presse, le souhait de la région Réunion de supprimer des avantages accordés aux personnels de l’Education nationale. C’est un autre débat. Je rappelle en premier lieu que le bénéfice des logements accordés aux fonctionnaires d’Etat obéit à des règles strictes qui n’intègrent la gratuité que dans des cas très limités. En second lieu, je m’étonne que la région Réunion envisage des mesures de rétorsion budgétaire à l’encontre d’une population qui n’a aucune responsabilité dans cette histoire !

Le budget de l'Outre-mer est en hausse, mais vous avez dû faire des choix dont celui de sacrifier la continuité. Comment les justifiez-vous ? 

Je souhaite être bien claire et donc vous donner quelques chiffres : le ministère affiche des moyens en progression de 2,6% en 2015 et de 7,8% pour les 3 ans qui viennent.

La politique d’exonérations de charges sociales sera préservée et renforcée par l’augmentation de l’aide aux entreprises que constitue le CICE.

La poursuite de l’effort en faveur l’insertion des jeunes sur le marché du travail avec la montée en puissance du SMA, la priorité accordée au logement social ou encore l’effort majeur consenti en termes d’investissement public dans le cadre des contrats de projet Etat-Région sont des preuves de la volonté politique du gouvernement. Ce n’est pas rien dans le contexte actuel ! L’outre-mer est une priorité du gouvernement, cela me paraît clair.

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8 octobre 2014 3 08 /10 /octobre /2014 08:00

Ericka BareigtsEricka Bareigts nouvelle secrétaire nationale aux Outre-mer du PS

Le bureau duParti socialiste a réuni mardi 7 octobre l'ensemble de ses secrétaires nationaux. Lors de cette réunion, Jean-christophe cambadélis, le premier secrétaire a annoncé la nomlination de la députée réunionnaise au poste de secrétaire national en charge des Outre-mer.

Depuis le départ d'Harlem Désir de la tête du PS, le poste était vacant, voire supprimé... Victorin Lurel avait été titulaire de ce portefeuille jusqu'à son entrée dans le gouvernement Ayrault. il avait été remplacé par David Lebon jusqu'à que celui-ci devienne chef de cabinet d'Arnaud Montebourg. Ericka Bareigts avait fait acte de candidature.

FXG, à Paris

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8 octobre 2014 3 08 /10 /octobre /2014 06:00

Le budget de l'Outre-mer selon la FEDOM

Philibert.jpgJean-Pierre Philibert : "Le compte n'y est pas tout à fait"

Dans la contrainte budgétaire actuelle, Jean-Pierre Philibert, président de la FEDOM, se satisfait des engagements du gouvernement pour un CICE majoré, le maintien de la TVA NPR et du dispositif des exonérations de charge, la hausse du budget du SMA. Pour autant, elle attend des précisions sur de nombreux points (les crédits d'investissement public, la dégressivité de la baisse  des exonérations de l'impôt sur les sociétés) et elle accuse aussi quelques déceptions (budget de l'ADOM, rénovation hôtelière, fonds exceptionnel d'investissement ou le plafond défiscalisable du Duflot outre-mer).

Tout cela va alimenter le débat parlementaire autour du budget 2015.

FXG, à Paris

Les points de déception

Les crédits du ministère de l'Outre-mer à l'ADOM baissent de 20 à 18 millions

"Quand on connaît le rôle de l'ADOM pour la formation des jeunes, ce n'est pas forcément le point le plus encourageant. Ca va frémir un peu lorsque l'emploi va repartir si on n'a pas une ADOM au mieux de sa forme. Est-ce le bon endroit où faire des économies ? Ce n'est pas un bon signal."

La suppression de l'aide à la rénovation hôtelière

"La ministre des Outre-mer l'avait annoncée lors du colloque sur le tourisme. je relativise un petit peu car ça coûtait 2,78 millions d'euros en 2012 et ce n'est pas très significatif, mais ça peut impacter notamment Saint-Martin qui est le territoire qui utilisait le plus l'aide à la rénovation hôtelière."

La diminution du fonds exceptionnel d'investissement (FEI)

"Le président Hollande, dans une promesse très forte faite à l'Outre-mer, s'engageait à apporter 500 millions d'euros au FEI. Dans un souci de logique, on aurait pu espérer 100 millions par an. Or, on a eu les deux premières années 50 millions d'euros ce qui avait provoqué la colère du rapporteur Serge Létchimy. Cette année encore, le FEI diminue puisqu'il n'y a même plus 50 millions mais 40. On est sur un rythme de 230 millions, on est loin des 500."

Le plafond de la défiscalisation de la loi Duflot outre-mer

"Nulle part, le plafond de 18 000 euros pour le Duflot Outre-mer n'est mentionnée. C'est encore une promesse forte du président de la République, confirmée par Mme Pau-Langevin et on cherche en vain dans le budget où ça se passe !"

Les interrogations de la FEDOM

Les crédits d'investissement public

"Après avoir dit que les crédits du FEI n'est pas à la hauteur des promesses, la ministre a annoncé que les crédits d'investissement public allaient augmenter dans le cadre des nouveaux contrats de plan Etat-Région : 180 millions d'euros sur six ans. On ne sait pas si ce sont des autorisations d'engagement ou des crédits de paiement, ce n'est pas tout à fait la même chose. Elle inclut un peu plus de 85 millions du plan très haut débit, mais sur période qui n'est pas précisée. elle additionne le FEI, les nouveaux contrats de plan et le plan très haut débit. Nous savons également compter : si on ajoute les 230 millions du FEI, les 90 millions d'autorisation d'engagement sur les trois ans qui viennent pour les contrats de plan et les 85 millions du très haut débit, on obtient entre 417 et 420 millions. On est loin des 500 millions prévus. Si j'ajoute qu'on nous a quand même piqué l'année dernière au titre des exonérations de charge entre 80 et 90 millions, il me semble qu'on n'est, là aussi, pas dans les clous."

La façon de présenter le budget

"Quand la ministre dit que les moyens consacrés par l'Etat pour la compensation des charges sociales en faveur des entreprises et de leurs salariés auront cru de 20 %, soit près de 200 millions depuis 2012. Ce chiffre positif inclut-il les 90 millions d'exonération supprimés dans le cadre de la loi de finance 2014 ? Je crois que non. La hausse ne serait donc que de 110 millions."

Les plans territoriaux de développement de la BPI

"Les plans territoriaux de développement vont être déployés par la BPI outre-mer et en Polynésie, précise la ministre. A-t-on oublié la Nouvelle-Calédonie ou pas ? Ou est-ce que c'est une faute de frappe ?..."

La ligne budgétaire unique (LBU)

"Le gouvernement a réorienté le financement du logement social qui est très clairement assuré par la défiscalisation pour l'essentiel. La loi de finance prévoit également que tous les les programmes de logements sociaux devaient inclure une ligne de LBU pour quelque 5 %. Cela signifie que la LBU est un peu moins présente dans les programmes de financement. C'est un signe que le gouvernement compte très clairement sur la défisc pour le logement social."

La dégressivité de la baisse  des exonérations de l'impôt sur les sociétés

"Le gel ou le report de la baisse des exonération de l'impôt sur les sociétés ne figure pas au budget. On peut comprendre que, malheureusement, on va commencer en 2015 et ce n'est pas une bonne nouvelle, à baisser les abattements à l'impôt sur les sociétés alors qu'on nous avait annoncé que ce report était une bonne chose."

Le crédit d'impôt pour la transition énergétique

"La majoration du crédit d’impôt pour la transition énergétique et la prise en compte de travaux spécifiquement domiens ne figurent pas dans le projet de loi de finance 2015, mais ils feront l'objet d'une adoption par voie d'amendements gouvernementaux ou parlementaires de la part de Serge Létchimy et Erica Bareigts. 

Les points positifs

- Le dispositif d'aide à la création du premier emploi pour les TPE

- La confirmation de l'augmentation du taux du crédit d'impôt recherche.

- Le maintien du dispositif d'exonération des charges.

- L'augmentation des crédits du SMA de 3 millions d'euros, soit 5,5 %, soit une hausse 18 fois supérieure à celle du budget de ministère des Outre-mer.

- L'engagement de la ministre sur le CICE surrenforcé... Mais

"Comment le ministère va-t-il faire ? La ministre a dit qu'elle en vérifiait la compatibilité avec Bruxelles. Nous aurions souhaité quand même que cette manifestation forte de l'engagement de majorer le CICE outre-mer pour les secteurs les plus exposés soit traduit dans le budget. C n'est pas le cas. Attend-on le feu vert de Bruxelles ? L'a-t-on notifié à Bruxelles ? On ne peut notifier des intentions, ni pré-notifier. Je pense qu'il aurait été plus cohérent de l'inscrire dans le budget et de vérifier ensuite auprès de Bruxelles. Il est fort probable qu'on n'ait pas la réponse de Bruxelles avant l'année prochaine. On pense que ce sera plutôt annoncé en projet de loi de finances rectificative avec au mieux une application au 1er juillet." La FEDOM souhaiterait aussi déplafonner le CICE au-delà de 2,5 SMIC pour arriver à 2,8 ou 3 SMIC pour favoriser aussi l'emploi dans l'encadrement intermédiaire.

 - La TVA non perçue récupérable

"On déduit de la présentation du budget une autre bonne nouvelle, c'est que la TVA NPR est sauvée."

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8 octobre 2014 3 08 /10 /octobre /2014 04:56

18 skippers au départ de Rames Guyane le 18 octobre à DakarFlorent-Malouda-thara-Govindin-Michel-Horeau.jpg

Le 18 octobre, ils seront 18, dont deux femmes et un Espagnol, à s'élancer à l'assaut de l'Atlantique au départ de Dakar pour rejoindre Cayenne en solitaire et à la rame. La 4e édition de Rames Guyane avait pourtant bien failli rester à quai quand l'organisateur historique, 54°West, a dû jeter l'éponge après le départ de son principal sponsor, Bouvet, après l'édition 2012. Il s'en est alors fallu d'un cheveu que la course ne soit reprise par une société installée au Canaries. Finalement, trois Guyanais, Olivier Bernard, Thara Govindin et Pierre Verdu ont monté l'association Rames Guyane.org et relancent la machine avec le soutien du co-fondateur de la course, Michel Horeau. "On a du aller chercher les concurrents avec les dents", raconte ce dernier. Et après de multiples hésitations, le lieu et la date du départ sont enfin déterminés : Dakar, le 18 octobre.

A deux semaines du départ,  Rames Guyane.org a présenté, lundi au ministère des Outre-mer, 16 des 18 skippers inscrits, en présence du parrain de la course, Florent Malouda. Le footballeur qui évolue cette année au FC Metz n'a pas vraiment hésité : "J'ai trouvé que ça donnait une très bonne image de la Guyane et que ça faisait parler de notre pays autrement. Le but est que ça devienne un événement populaire !" Il s'est pris au jeu, s'est intéressé au monde nautique et à ces skippers qui soutiennent aussi de belles causes. Il pourrait bien être au départ de la course car son club de foot a une académie du foot à Dakar !

Deux victoires guyanaises sur trois éditions

Olivier-Bernard-et-Florent-Malouda.jpgContrairement aux grandes courses transatlantiques à la  voile, les Guyanais se sont très vite investis et dès la première édition, le plateau accueille trois skippers guyanais (Jean-Pierre Lasalarié, Jean-Pierre Lacroix et Patrick Deixonne). En 2009, ils sont six : Henri-Georges Hidair, Karl Barranco, Patrick Deixonne, Patrick Hoyau (vainqueur), Charles Bergère, Pascal Vaudé. En 2012, les Guyanais sont encore six : Rémy Dupont, Pascal Vaudé (vainqueur), Jean-Manuel Alein, Henri-Georges Hidair, Julien Besson et Pierre Verdu. Cette fois, ils seront toujours six et s'appellent volontiers le "team Guyane". Ils sont, outre le président de Rames Guyane.org, Olivier Bernard, Harry Culas, Olivier Ducap, Jean-Pierre Lasalarié qui fait son retour, Patrice Maciel et Salomé Castillo.

La distance à parcourir est de 4700 km qui nécessiteront environ un million de coups d'aviron ! Avec un départ en octobre, c'est-à-dire en pleine saison des pluies à Dakar, les alizés risquent bien de ne pas être tout à fait établis, et les rameurs devront compter aussi sur le phénomène El Nino !

Le meilleur temps a été établi par le Guyanais Pascal Vaudé, vainqueur en 2012 avec 37 jours, 10 heures, 10 minutes et 26 secondes. Les Guyanais ont remporté deux éditions sur trois.

FXG, à Paris


Le Team Guyane

Harry-Culas.jpgHarry Culas sur Cariacou Boto 3

Infographiste de 41 ans, il vit à Matoury. Fin connaisseur de l'aviron, il a été champion de France, vainqueur de la coupe de France. Mais il ne connaît pas bien l'océan ni la navigation. Son bateau était celui de Patrick Deixonne en 2006 et 2009, puis celui de Julien Besson qui a fini 2e en 2012.

castillo_salome2.jpgSalomé Castillo sur Le Brigandin

Elle a 30 ans, est éducatrice spécialisée et vit à Kourou. Si elle a pas peu de connaissances de la mer, elle ne lâche jamais les buts qu'elle s'est fixés. Son bateau a été celui de Charles Bergère en 2009 et de Rémy Dupont en 2012.

Olivier-bernard.jpgOlivier Bernard sur Ninay 973

A 48 ans, ce gérant de société de Rémire-Monjoly veut connaître "le frisson des skippers, leurs doutes, leurs peurs, leurs joies, en un mot l'aventure". Son bateau est celui que Karl Barranco avait en 2009. Il lui a acheté et l'avait prêté à Pierre Verdu en 2012.

Olivier-Ducap.jpgOlivier Ducap sur Parrainez un enfant

A 43 ans, ce technicien de Kourou connaît bien son bateau, mais n'a pas d'expérience de la haute mer. Il est réputé pour n'avoir aucune patience ! Son bateau est celui avec lequel Henri-Georges Hidair a traversé en 2012.

Jean-Pierre-Lasalarie.jpgJean-Pierre Lasalarié sur Cogit

A 53 ans, l'architecte de Rémire-Montjoly repart sur le bateau qu'il a fait fabriquer par le chantier AVX pour sa transat de 2006. Il repart pour "vivre pleinement sa passion de l'océan, retrouver la nature des choses".

Patrice-Maciel.jpgPatrice Maciel sur Marine et Loisirs

Franco-brésilien, mais Guyanais d'abord, cet éducateur sportif de Kourou mise sur son endurance et sa détermination pour vivre une expérience de très haut niveau, mais aussi pour prendre une revanche sur la vie. Son bateau a participé à toutes les éditions de Rames Guyane. Il appartient à Pacal Vaudé, vainqueur 2012.

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7 octobre 2014 2 07 /10 /octobre /2014 06:49

Martinique ambition jeunesse signe une convention avec la Région pour les étudiants en mobilitéequipe-MAJ-et-elus.jpg

Martinique ambition jeunesse, l'association présidée par Leslie Joséphine-Tally, a signé samedi à Paris une convention avec la Région Martinique. cette association a pour axe majeur la prise en charge des étudiants en mobilité. Mais elle se préoccupe aussi de recrutement, de formation, de logement, d'entreprenariat et d'opportunité à l'international. Leslie-josephine-Tally-Serge-Letchimy-Robin-Pacquit.jpgMAJ a conclu des partenariats avec le cabinet de recrutement Alpha conseil, Forum pro jeunesse, la Maison de la Martinique... MAJ a aussi entrepris de développer avec l'agence de communication Sky partner le projet Martinique Connect dont l'ambition n'est rien de moins que de lutter contre la fuite des cerveaux. Outre le président Létchimy, les élus Yvon Pacquit et Daniel Robin, mais également des jeunes entrepreneurs comme Jean-Marc Nourel (plateforme de crowfunfing Kelizio) ou Magali Pigeon (Caribean tech) étaient également présents auprès des membres de MAJ.

FXG, à Paris


ITW Serge Letchimy

Letchimy.jpg"Nous sommes en décroissance démographique"

Quelles sont les clauses de cette convention que vous avez signée avec Martinique ambition jeunesse ?

On pourrait dire que c'est une convention classique qui apporte le soutien de la Région pour que les jeunes étudiants en mobilité aient un logement correct, soient suivi sur le plan de la santé, etc... Mais ça va beaucoup plus loin, car l'ambition de ces jeunes dépassent le seul pré-carré du quotidien et de leur bien-être, parce que ces jeunes qui sont formés dans l'Hexagone vont rester en Europe si on ne met pas en place des moyens et une stratégie.

Combien sont-ils à partir et à ne pas revenir au pays ?

Trois sur cinq ne reviennent pas, c'est cela qui est dangereux. Nous devons considérer qu'ils font partie de la Martinique et qu'on a besoin intellectuellement d'eux pour contribuer à notre développement,  à notre enrichissement dans le pays. Nous devons donc préparer la Martinique à les recevoir demain parce que nous sommes en décroissance démographique. C'est moins mille moun par an !

Cette convention n'est donc qu'un premier acte...

C'est une convention pluriannuelle avec un acte 1 et une subvention de 10 000 euros à la clé. Nous ferons ensuite un bilan. Mais il faut que ces jeunes se sentent investis par une mission au-delà de leur seul bien être, faire de la Martinique un espace de rayonnement à travers le monde tout en se valorisant eux-mêmes.

Propos recueillis par FXG, à Paris

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6 octobre 2014 1 06 /10 /octobre /2014 07:30

Carton plein pour le GMZ

Le zénith dans sa configuration optimale était plein samedi soir à Paris pour le retour du concert événement de cette rentrée, le Grand méchant zouk.scene-GMZ.jpg

"Le GMZ, c'est toujours la même envie et la même joie, lance Jean-Philippe Marthély avant d'entrer en scène. Faut dire que nous sommes habitués !" Pipo.jpgL'ambianceur de Kassav aime ce moment où ses camarades s'effacent pour laisser la relève passer au premier plan le temps d'une chanson. "C'est le GMZ, mais tout le monde croit que c'est Kassav, poursuit-il, alors ça nous donne une responsabilité." C'est ainsi que Jacob a invité des jeunes comme E.Sy Kennenga (il a chanté Lov adan et Comme si), Marvin (Plus fort que tout et Coup de soleil) ou Daly. Dédé Saint-Prix est venu en ami et spectateur. Il a été plusieurs fois sur la scène du GMZ, "un grand rendez-vous et une fête" et, bien sûr, la vitrine des musiques antillaises : "Il y en a parmi nous qui sont dans la lumière et ils en font profiter à ceux qui arrivent. Dede-Saint-Prix-Thierry-Jran-Pierre-et-copain.jpgLe Grand méchant zouk, c'est de la transmission et c'est une grande famille comme les Enfoirés, mais les Enfoirés, c'est toujours les mêmes tout le temps !" Pipo le reprend à la volée : " On ne se considère pas comme des stars mais on doit faire le boulot et être à la disposition du public. Mais, attention ! On n'est pas encore le Buena Vista social club !"

Claude-Vamur.jpgAutre artiste venu en ami, l'ancien batteur de Kassav, Claude Vamur : "Ca fait belle lurette parce que les tous premiers Grand méchant zouk, j'y étais ! Le temps a passé et c'est un peu nostalgique. On a eu notre jeunesse, on a fait ce qui fallait et il faut maintenant que l'émulation continue et il n'y a que nous qui pouvons impulser ça à travers le GMZ et porter le projet de quelques jeunes."

L'honneur des jeunes

Esy-Kennenga-coulisse.jpgLes jeunes en question ont tous à la bouche le mot "honneur" à l'instar d'E. Sy Kennenga : "C'est une première et un honneur pour moi. Mon travail est reconnu par ceux qui sont présents depuis le début dans cette manifestation. C'est une vitrine très importante ! Le GMZ nous montre à nous les jeunes qu'on peut se faire nos propres vitrines puisque justement, on ne nous laisse pas l'occasion de nous exprimer sur les autres scènes de musique française. Alors on doit faire nous-même et le GMZ nous montre que c'est possible." Princess Lover qui a ouvert le bal des invités après l'introduction de Fred Caracas (Sa kay) et le coup d'envoi de Pipo (Sé Dam Bonjou). Princess-Lover.jpgPrincess Lover a ce joli mot : "Le zouk n'a pas d'âge !" Ni de frontière. L'artiste Saaphi en fait une jolie démonstration lorsqu'elle vient chanter du kizomba, accompagnée par un couple de professeurs de danse, Moun et Carole. Catherine Thélamon (Zouké light) et Daly (Delbow) se succèdent sur scène. Daly aussi est ému : " Je continue à faire mon chemin pour que les organisateurs du GMZ restent contents de mon travail et qu'ils puissent encore me réinviter." 

Les valeurs sûres du zouk

Des nouveaux donc, mais aussi les valeurs sûres des musiques antillaises : Ralph Thamar vient chanter mazurka et biguine (Fanm san chans et Fon Laryon) : Ralph-Thamar.jpg"Ce GMZ est une nécessité pour dire bonjour à nos gens !" Chris Obydol et ses deux zoukettes viennent chanter Sové Lanmou, puis, peu avant le final, Maldon. Chris-Obydol-Zouk-machine.jpgUn GMZ sans Zouk machine est-il possible ? "Evidemment, répond Chris Obydol, que le GMZ est possible sans les Zouk machine, mais quand on est là, c'est mieux !" La foule est en délire et saute sur place. Un peu en retrait dans la salle, la ministre des Outre-mer est venue assister au show accompagnée de sa fille. L'arrivée de Marvin sur scène crée de nouvelles vagues humaines. Marvin-portrait.jpgLe jeune artiste qui vient de signer chez Wagram et qui sera en tournée à la fin de l'année aux Antilles, en Guyane et dans l'océan Indien, est lui aussi honoré  d'avoir été invité : " On a encore nos preuves à faire et d'être là, à l'aube de mon Olympia, ça fait quelque chose... Jouer avec ces musiciens, ça peut paraître irréaliste ! Moi, j'ai grandi en Bretagne et j'ai suivi Kassav comme un Breton aurait suivi Kassav ! Alors se retrouver là... Et une fois sur scène, on se rend compte que ce sont juste des musiciens talentueux." Jacob-2.jpgAussi talentueux que les invités qui partagent la scène. Fred Deshaies vient chanter Krim kont la Gwadloup, Riddla vient avec son Tibidon, Luc Léandri avec Isalé ou Jean-Marc Ferdinand qui vient offrir son remake de Dis la réyé de Joby Valente ! Jocelyne Béroard, Pipo et Jacob Desvarieux font quelques interventions personnelles mais le public attend le final avec le morceau anthologique de l'histoire du Zouk, Zouk la, avec un clin d'oeil au remix de Bob Sinclar et la participation de tous les invités du GMZ !

FXG, à Paris

 


En imagesBago-2.jpg,Patrick Saint-Elie, le percuMarvin-2.jpg

MarvinPipo-scene.jpg

PipoFred-Caracas-2.jpg

Fred CaracasJocelyne-Beroard.jpg

Jocelyne BeroardPrincess-lover-2.jpg

Princess LoverSaaphi-2.jpg

SaaphiCatherine-Telamon-et-TJP-.jpg

Catherine Thélamon et Thierry Jean-PierreJacob-Desvarieux.jpg

Jacob DesvarieuxPublic-GMZ-3.jpg

Le publicSection-cuivre-Jacob.jpg

La section cuivre et JacobZouk-machine-2.jpg

Un tiers de Zouk machineSaaphi-scene.jpg

SaaphiGPL-Francois-Pinard.jpgGeorge Pau-Langevin et François PinardX-et-Telamon.jpg

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6 octobre 2014 1 06 /10 /octobre /2014 06:48

L'alerte du CReFOM sur les ultramarins partis au Djihad

Vergoz-Lurel-Karam-mere-temoin.jpg"Il y a onze Antillais qui sont partis pour une destination inconnue, vraisemblablement faire le djihad, seuls ou avec leur famille, ils venaient des communes de Limeil-Brévannes et de Boissy-Saint-Léger (94) et ils fréquentaient tous la même mosquée. Que s'est-il passé dans cette mosquée ?" Patrick Karam, président du CReFOM, a lancé hier à Paris un appel aux familles antillaises touchées par ce phénomène pour "briser le silence et casser la peur". Pour appuyer son propos, le président de la Coordination Chrétiens d'orient en danger (CHREDO) et du Conseil représentatif des Français d'Outre-mer (CReFOM) avait amené à ses côté une mère de famille venue, masquée, témoigner de la disparition de son fils de 37 ans, sa belle-fille et leurs trois enfants. La mère se tourne alors vers l'imam de Saint-Denis qui la réconforte mais ne sait l'aider, puis vers l'imam de Limeil-Brévannes, celui qui a marié son fils et que ce dernier considère comme un père. Le religieux aurait refusé à cette mère de donner son nom et ne lui a fourni aucune piste alors que les onze jeunes convertis qui sont partis étaient tous ses ouailles... Tout juste a-t-il concédé qu'il avait déjà exclu une dizaine de jeunes de sa mosquée. En fait de mosquée, il semble que ce ne soit qu'une salle de prière installée chez un particulier dans un immeuble d'habitation, place de la Hêtraie à Limeil-Brévannes.

Les autres parents qui ont vu partir leurs enfants, veillent sur leurs petits enfants qu'ils accompagnent et vont chercher à l'école. Ils sont inquiets, mais aussi silencieux. Trois présidentes d'associations antillaises de la Seine Saint-Denis venues participer fin septembre à la création de l'antenne dionysienne du CReFOM, ont avoué être aussi concernées par le départ au djihad d'un enfant, mais elles refusent de témoigner publiquement par peur.

Aslan-Timol.jpgPrésent lui aussi hier avec les parlementaires ultramarins Vergoz et Lurel, Aslan Timol, délégué de la Grande mosquée de Saint-Denis de la Réunion et membre du Conseil français du culte musulman (CFCM), a mis en garde contre la tentation d'amalgamer musulmans et radicaux, et indiqué que le CFCM allait regarder cette mosquée de près... Mais il a prévenu que "la porte de la radicalisation de l'islam en France ne passait plus par les mosquées mais par Internet". "Dans 95 % des cas, la radicalisation passe par des sites internet basé en Syrie", assure Patrick Karam qui cite les services qu'il a rencontrés avant hier, en l'occurrence, l'unité de coordination de la lutte anti-terroriste (UCLAT) du ministère de l'Intérieur.

"Les recruteurs habiles utilisent l'image du père, la lutte du bien contre le mal, la défense des musulmans, celle des enfants. Les filles, poursuit Patrick Karam, reçoivent des promesses de mariage ou celles qu'elles prendront soin des soldats de Dieu et elles finissent femmes à soldats dans des bordels."

FXG, à Paris


Témoignage

Mere-temoin.jpg"Mon fils s'est converti il y a longtemps, en même temps que d'autres Antillais qu'il fréquentait dans son quartier. Ma belle-fille s'est convertie par amour pour lui et ils se sont mariés devant l'imam de Limeil-Brévannes. Au début, elle allait à la mosquée avec un simple voile puis elle est passée au voile intégral, aux gants pour cacher ses mains... Mes petits enfants ont été pris en main pour apprendre le coran. C'est quand on lui a refusé l'accès à l'école avec son voile qu'elle a choisi de partir en Egypte (alors aux mains des Frères musulmans, NDLR). Ma belle-fille est partie en 2012 avec mes deux petits-enfants. Elle était enceinte du troisième. Mon fils les a rejoint pour l'accouchement. Il me donnait encore de ses nouvelles. Mon fils m'a appelé quand sa fille est née : "L'accouchement s'est bien passé, la gamine te ressemble." Son frère aîné a gardé le lien avec son petit frère jusqu'en juin 2013 puis le fil s'est rompu... Je regarde la télé tous les jours, BFM TV, et j'ai peur de voir mon fils en armes ou même mon petit-fils... Mon fils s'est converti pour être dans la droiture, pas dans la barbarie."


Une plateforme d'écoute et de signalement

Karam-et-mere-temoin.jpgLes services du ministère de l'Intérieur ont mis en place une plateforme d'écoute et de signalement en avril dernier avec un numéro vert (0800 005 696). Elle a permis d'établir 420 signalements qui donnent lie ensuite à un traitement social et/ou antiterroriste. Les services de renseignement français, de leur côté, ont évalué à 930 le nombre de musulmans français partis faire le djihad et répartis en deux brigades françaises, l'une en Irak, l'autre en Syrie. Le chef de l'UCLAT n'a pas voulu confier au CReFOM de chiffres relatifs aux Antillais, mais il a concédé qu'il y en avait aussi. Le premier attentat suicide de Daesh (Etat islamique) a d'ailleurs été perpétré par un martiniquais de 19 ans, il y a quelques semaines.

En revanche, aucun Réunionnais ou Mahorais n'ont été signalés à la plateforme, mais, selon Patrick Karam, les services secrets pensent qu'il y a eu des départs et, en tous cas, des gens en passe de partir. Les services français cherchent à les identifier pour anticiper leur retour et les éventuels actes terroristes qu'ils pourraient accomplir dans l'Hexagone ou en outre-mer. 230 sont déjà revenus dans 85 départements.


Profils des musulmans d'outre-mer

Aslan Timol a identifié deux types de profils de musulmans ultramarins : les musulmans de souche (Réunionnais et Mahorais) et les convertis (ces derniers représentent 20 % de ceux qui partent combattre). Il observe qu'une première vague de conversions a eu lieu aux Antilles après la révolution iranienne de 1979, puis dans l'Hexagone. "Il existe des poches de populations où beaucoup d'Antillais ont été sensibles à cette démarche de radicalisation." Ainsi, il y a eu l'affaire Willy Brigitte qui a été condamné pour avoir programmé une tentative d'attentat en Australie après s'être converti à l'islam, ou encore le cas de Teddy Valcy, condamné cette année à 9 ans de prison pour complicité de tentative d'évasion de l'artificier de l'attentat du RER Saint-Michel en 1995. Si Teddy Valcy, détenu de droit commun converti en prison, a été reconnu coupable, le tribunal n'a pu retenir le lien avec une entreprise terroriste.


Said-Oujibou.jpgUn plan de déradicalisation

Saïd Oujibou est engagé dans un programme de déradicalisation que le CReFOM veut adapter aux jeunes ultramarins en les inscrivant dans un dispositif national. Ce travail de déradicalisation sera mené avec les mosquées en outre-mer (il y en a 40 à la Réunion, une centaine à Mayotte et 10 aux Antilles), avec les associations ultramarines implantées dans l’Hexagone et avec les élus d'Outre-mer. " Ce plan, explique M. Karam, est un modèle et un exemple pour l’ensemble des Français auxquels nous demandons de suivre cet exemple".


Sophie Elizéon et le CIPD s'engagent aussi pour la prévention des signes de radicalisation des jeunes ultramarins

Le jour même où le CReFOM interpelait l'opinion sur le phénomène djihadiste chez les jeunes ultramarins, la délégation interministérielle à l'égalité des chances des Français des Outre-mer a annoncé qu'elle s'engageait avec le Comité interministériel de prévention de la délinquance (CIPD) en faveur de la prévention et de la détection précoce des signes de radicalisation des plus jeunes. La déléguée interministérielle, Sophie Elizéon fait savoir que dès le mois de juin dernier, un certain nombre de présidents d’association l'ont interpellée sur la possible radicalisation religieuse d'une partie de la jeunesse ultramarine de l'Hexagone. Le Préfet N'Gahane, secrétaire général du CIPD, et Mme Elizéon ont décidé d'ouvrir aux associations ultramarines de l'Hexagone, dès ce mois d'octobre, le "programme de formation à destination des acteurs locaux pour la prise en charge et l'accompagnement des familles et des jeunes". Le CIPD a organisé une dizaine de ces sessions depuis le mois de mai.

FXG, à Paris

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6 octobre 2014 1 06 /10 /octobre /2014 06:38

"Depwofondis", la nouvelle création de Max Diakok

Max-Diakok-depwofondis.jpgAlors que les publics martiniquais et guadeloupéens pourront découvrir son conte théâtral créé en 2012, "Waka Douvan Jou", en novembre et décembre prochains, la compagnie Boukousou de Max Diakok a donné la première de son nouveau spectacle, "Depwofondis", vendredi 3 octobre, à Clichy-la-Garenne, prémice d'une tournée programmée jusqu'en janvier prochain en Ile de France, en attendant des dates aux Antilles (les conseils général et régional de la Guadeloupe sont coproducteurs).

Avec "Depwofondis", le danseur guadeloupéen poursuit son questionnement de la société contemporaine et ses aliénations et fait dialoguer, entre autres, l'énergie du gwoka et du hip hop dans une optique contemporaine.

"La machine à uniformiser et à déshumaniser n’a de cesse de trouver de nouveaux modes opératoires dans ce « chaos-monde ». Malgré tout, les aspirations au rêve et la singularité parviennent à s’infiltrer dans les interstices du rouage. Les utopies têtues persistent. D’autres naissent..." La pièce, librement inspirée de la "Conférence des Oiseaux "du poète persan Farid Al-Din Attar, interroge le monde et son rapport au temps, et invite au voyage intérieur.

Le chorégraphe sera sur scène avec les danseurs Alexandre Atanga et Loïc Elice. Il convient de signaler l'excellence de l'accompagnement musical avec une bande son composée par Rico Toto et des intérprètes fameux : Jaklin Etienne, Alain Jean Marie, Franck Nicolas et Marc Pandolf.

FXG, à Paris

photo : Willy Vainqueur


La tournée en Ile de France

Vendredi 24 octobre au Théâtre La Belle Etoile à 19 heures - M° Front Populaire, 14 rue Saint-Juste à Saint Denis

Jeudi 6 et vendredi 7 novembre, jeudi 13 et vendredi 14 novembre au Théâtre de Ménilmontant à 19 heures - M° Gambetta, 15 rue du Retrait, Paris 20 (Résa : 01 46 36 98 60)

Mardi 27 janvier 2015 au Vingtième théâtre à 20 heures - M° Ménilmontant, 7 rue des Plâtrières, Paris 20 (Résa : 01 48 65 97 90)

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4 octobre 2014 6 04 /10 /octobre /2014 20:06

Le bonheur d'Elza de Mariette Monpierre fait un joli succès aux Etats-Unis

Bonheur-Elza-tournee-festival.jpgLe film de la Guadeloupéenne Mariette Monpierre, Le bonheur d'Elza, continue à porter haut et fort les couleurs de la Guadeloupe aux Etats Unis, particulièrement dans les universités. Le film raconte l'histoire d'Elza (Stana Roumillac), une Guadeloupéenne installée Paris, de retour en Guadeloupe pour y retrouver son père (Vincent Byrd-Lesage).

Le service culturel de l'Ambassade de France, en partenariat avec le French American Cultural Exchange, a sélectionné ce film avec 18 autres pour son programme Tournées Film Festival. Ce programme a pour but de faire découvrir au public americain les meilleurs films contemporains du cinéma français. Toute l'année dernière, Mariette Monpierre a présenté son film et donné des conferences dans les facultés. Les rencontres avec les étudiants sont organisées autour des thèmes sociaux inspirés du film. La réalisatrice intervient avec deux professeurs guadeloupéens installés aux Etats-Unis, Alix Pierre (du Spelman College) et Nadege Dufort (de l'East Tennessee State University) pour parler du Voyage d'Elza comme "archetype curatif pancaribeen du sankofa" ou comme "métaphore de la fiction sérielle". Par ailleurs, ces conférences donnent aussi l'occasion d'une présentation de la Guadeloupe car le film est l'occasion pour les professeurs de parler de la France d'outre-mer.   

Cette année encore, l'opération continue. "Apres les projections, le public américain exprime toujours son désir de vouloir acheter un billet pour découvrir la Guadeloupe", se félicité la réalisatrice guadeloupéenne qui prépare déjà son prochain long métrage.

FXG, à Paris


Le Bonheur d'Elza primé ou nominé dans les festivals

Fespaco-Award-copy.jpgLe Bonheur d'Elza a remporté le prix Paul Robeson, décerné au Meilleur Film de la Diaspora, au Fespaco 2013 a Ouagadougou, Burkina Faso.

Liste des autres prix remportés:

Winner Best Picture, Greater Cleveland Urban Film Festival

Winner Paul Robeson Award, Best Picture of the Diaspora, FESPACO, Africa

Winner Best Narrative Feature, Roxbury International Film Festival

Winner Best First Feature Special Jury Recognition, Pan African Film Festival, L.A.

Winner BAFTA Festival Choice and Festival Programmers’ Awards, PAFF, L.A. 

Runner up Best International Feature, San Francisco Black Film Festival

Nominated for Best Picture and Best Screenplay, American Black Film Festival

Nominated for Best Picture, UrbanWorld Film Festival

Nominated for Best Picture, BronzeLense Festival

Nominated for Best Diaspora Feature, 2012 Africa Movie Academy Awards (AMAA) 

Nominated for Best Picture, French Afro-Caribbean Arts Awards

Nominated for Best Foreign Picture and Best Film and Best Film at Black Reel Awards 

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