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3 octobre 2014 5 03 /10 /octobre /2014 06:11

Les programmes opérationnels 2014-2020 se négocient à Bruxelles

Entree-Commission-euro.jpgPendant deux jours, la Commission européenne a accueilli le 3e forum des RUP tandis que se finalisent les négociations des programmes opérationnels européens.

La négociation des programmes opérationnels européens 2014-2020 est en phase de validation actuellement à Bruxelles où se déroule, depuis mardi, le 3e forum des Régions ultrapériphériques de l'Europe (RUP). Depuis le mois de février, les réunions s'enchaînent pour tenter de mettre en adéquation les plans d'actions présentés par chacune des RUP et la politique européenne. L'enjeu est d'arracher des ajustements réglementaires sur la base du droit dérogatoire donné aux RUP par l'article 349 du traité européen, une flexibilité qui leur permettrait de bénéficier pleinement de l'effet levier de ces fonds européens. L'enveloppe des programmes opérationnels est en hausse pour les DOM, avec ce plus que c'est chaque Région qui en est désormais l'autorité de gestion et non plus les préfets. Autre nouveauté, il y a deux ans, la Commission a demandé aux RUP de proposer des plans d'action en amont des programmes opérationnels.

Lurel-a-Brussels.jpgVictorin Lurel, en tant que président de la conférence des présidents des RUP, a insisté sur la nécessaire flexibilité du cadre européen. Ainsi, la politique européenne ne favorise pas la coopération régionale car les règles édictées par Bruxelles ne s'appliquent qu'à la coopération entre régions européennes quand nos voisins sont des pays ACP. C'est la même chose pour la politique de la pêche fixée dans un cadre européen contraint alors que nos territoires ont besoin de plus de souplesse pour mieux accompagner les acteurs économiques.Problème aussi avec la prorogation de l'octroi de mer. "Nous plaidons, explique Didier Robert, président de la Région Réunion, pour une révolution fiscale parce que l'octroi de mer est un outil précieux à l'accompagnement et au développement des entreprises, or Bruxelles et Paris considèrent que ce n'est qu'un outil fiscal..." Et la liste des crispations s'allonge avec les quotas sucriers : "Est-ce que l'Europe va faire droit à la demande de revalorisation qui a été formulée par le président de la République ?" L'équipe régionale regrette encore que les RUP soient exclus du programme Horizon 2020 sur la recherche. "On a essayé de faire entrer le concept de tropicalité, en vain", confie le cabinet de Didier Robert.

Didier-Robert-tribune-Brussels.jpgLes RUP ont toutefois obtenu quelques succès, à commencer par la mobilité avec le dispositif Erasmus + qui va permettre de multiplier le nombre de bénéficiaires de ce programme européen dédié aux étudiant, mais désormais élargi aux jeunes entrepreneurs et jeunes sportifs.

A Bruxelles, hier, le forum des RUP était l'occasion de faire un point sur les négociations en cours et de donner de la visibilité aux territoires au moment où tous les lobbys agissent auprès de la Commission européenne quand Manuel Barroso va passer la main à Jean-Claude Junker.

FXG, à Bruxelles

 


José Manuel Barroso, président de la Commission européenne

Barroso.jpg"Nous avons garantis aux RUP des instruments spécifiques. Je suis personnellement très attaché à l'idée des RUP. Je suis portugais, j'ai été Premier ministre du Portugal qui a deux régions périphériques, les Açores et Madère, donc je comprends très bien la spécificité de nos régions qui ont des coûts accrus à cause de leur distance, leur nature parfois dispersée, des problèmes de connectivité. Je suis donc satisfait car nous avons pu maintenir, voire renforcer le cadre de soutien aux RUP. Je sais bien que le Luxembourg n'est pas une RUP, mais je connais bien Jean-Claude Junker et je suis persuadé qu'il va conserver son appui aux RUP parce qu'il comprend que c'est une façon de renforcer la cohésion en Europe."

 


Octroi de mer

Les exécutifs régionaux de Guadeloupe, Martinique, de Guyane, Réunion et de Mayotte ont adopté une position commune pour la défense de l’octroi de mer et l’allongement de sa durée d’application pour au moins quinze ans. Ils rappellent l’impact positif de la taxation différenciée entre les importations et les productions locales équivalentes pour stimuler l’investissement, la création de valeur ajoutée locale et l’emploi, ainsi que pour soutenir l’entrepreneuriat régional. Ils vont jusqu'à prédire la disparition de certaines filières industrielles et artisanales, avec les emplois associés, "si certaines productions ne pouvaient bénéficier d’un différentiel de taxation proportionné".

Le dossier de l'octroi de mer devrait être bouclé au plus tard le 15 novembre pour être opérationnel au mois de janvier. 

 


ITW Victorin Lurel, président de Région

" La Commission ne veut pas entendre parler de droit dérogatoire "

Etes-vous satisfait de la prise en compte de vos plans d'action dans les programmes opérationnels ?

En termes de montant, sur l'enveloppe, on est satisfait, mais nous discutons pour que ça ne soit pas trop rigide. J'ai eu des problèmes pour continuer à financer les routes, des lycées, des aéroports... La difficulté est de faire admettre que l'article 349 du traité européen qui liste six natures de handicap doit donner lieu à des dérogations permanentes. Et lorsqu'on parle de dérogation permanente, c'est un casus belli à Bruxelles. La Commission ne veut pas entendre parler de droit dérogatoire et préfère un droit qui s'applique à tous avec quelques adaptations à la marge. On s'épuise à faire aboutir  cette idée... Tôt ou tard, ça passera par des contentieux devant la cour de justice de l'Union européenne.

Que négociez-vous particulièrement ici ?

On attend la répartition du FEAMP (fonds pêche). Pour le moment, je n'en suis pas satisfait... J'attends de voir la répartition de l'enveloppe nationale et l'enveloppe régionale, j'attends de voir ce qu'on pourra faire sur le renouvellement de la flotte et la remotorisation, mais c'est une belle avancée que nous soyons désormais l'autorité de gestion à la place des préfectures. Nous avons obtenu un Erasmus +, j'aimerai un Erasmus + Caraibe...

La politique de coopération régionale semble être le parent pauvre de ces programmes opérationnels...

L'articulation Fed/Feder doit être réglée pour nous permettre une meilleure coopération notamment avec l'organisation des Etats de la Caraïbe orientale.

La question des normes européennes n'est-elle pas un obstacle à cette politique de grand voisinage ?

Si on arrivait à s'émanciper des normes européennes, on pourrait avoir des intrants venant de la Caraïbe. Ca nous ferait largement avancer, par exemple, sur les carburants. C'est possible, mais compliqué à obtenir...

 


Rodolphe-Alexandre-tribune-Brussels.jpgITW Rodolphe Alexandre, président de la Région Guyane

"Nous ne sommes ni les Canaries, ni Madère"

Qu'est-ce qui ne va pas dans ces programmes opérationnels pour la Guyane ?

Notre spécificité n'est pas suffisamment prise en compte. Nous ne sommes ni les Canaries, ni Madère, nous sommes une RUP du continent sud-américain dans le bassin amazonien avec nos spécificités relevant de notre croissance démographique, la porosité de nos frontières et le retard structurel. L'enveloppe qui nous est accordée, même si elle est en augmentation, est encore insuffisante !

Vous réclamez de la flexibilité, qu'est-ce à dire ?

Sur la stratégie agricole, avec le PDR, le POSEI, le FEADER, nous avons une hausse, mais elle ne répond pas à la stratégie qu'on a mise en place pour l'horizon 2030 qui vise les 50 % d'autosatisfaction ! Nous n'arrivons pas à mettre en place l'usine de transformation pour la pêche. La règlementation par rapport aux codifications européennes n'est pas adaptée, or nous avons besoin d'un cadre qui nous permette la création d'emplois, la relance des micro-entreprises, pour qu'on devienne un pôle d'exportation vers la Caraïbe.

Y a-t-il des points de satisfaction ?

Le FEADER a augmenté de 44 % et avec le PDR, on est à 112 millions. LE FSE est à 56 millions... Mais le problème est que nous sommes la seule région de France à être en divergence à cause de notre croisssance démographique et de l'immigration.


Drôle d'ambiance

Pdts-RUP-avec-Barroso.jpgCe 3e forum a été l'occasion de voir de près nos institutions européennes et celles-ci, notamment la Commission, organisatrice du forum, semblait soucieuses de rencontrer les représentants de nos territoires puisqu'elle n'a pas compté à la dépense pour faire venir par avion ou Thalys 1ère classe, et héberger en 4 étoiles les délégations des outre-mer européens. 450 personnes dans la salle de conférence, des débats menés au chronomètre, au point que le président de la Région Guyane, à qui l'on demandait de faire court, a du rappeler qu'il venait de faire 10 heures de voyage pour parler... Il s'en est d'ailleurs pris à "un forum de parole plutôt qu'à un forum des actes". Quand un confrère de Mayotte, en conférence de presse, a interrogé un haut fonctionnaire sur les orientations de la pêche qui vont à l'inverse des besoins des Outre-mer, ce dernier a répondu que la question était trop technique. Quand Manuel Barroso a accordé quelques instants à la presse, il a lui aussi préféré y mettre rapidement fin pour préférer poser une photo de groupe avec les président des RUP. Et enfin, quand la conférence de presse donnée par le haut fonctionnaire de la Commission en compagnie du président de la conférence des RUP, M. Lurel, devenait intéressante, l'organisation y a mis fin considérant qu'il était temps de manger...

Tout ça donnait une drôle d'ambiance et presque envie de devenir eurosceptique !

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1 octobre 2014 3 01 /10 /octobre /2014 06:56

Le paradoxe patronal autour d'un CICE différencié en Outre-mer

Le CICE qui consiste à abaisser le coût du travail par un crédit d'impôt équivalent à une baisse des charges sociales patronales de 9 % (7,5% d'abord, puis 9 % à terme en outre-mer) est un véritable instrument d'orientation économique dont les Outre-mer semblent ne pas savoir se saisir. Pourtant, la FEDOM défend l'idée d'un CICE avec des taux différenciés et majorés sur les secteurs exposés. La réponse apportée par la ministre des Outre-mer, jeudi dernier au colloque sur le tourisme outre-mer, a d'ailleurs été favorable à CICE "super renforcé" selon les secteurs, même si elle a pris quelques précautions vis-à-vis de Bruxelles et de Bercy. Le principal obstacle à un CICE différencié vient en fait du Medef. La récente volte face de Michèle Montantin, présidente du Medef Guadeloupe, qui a rejoint, tardivement, le point de vue du Medef Martinique en acceptant un CICE tourisme à 18 %, ne tarit pas le problème. Yann Monplaisir du Medef Martinique a son explication : "C'est la grande distribution qui pèse le plus lourd dans nos instances." Yann de Prince, le patron du Medef Réunion l'admet puisqu'il se dit personnellement pour un CICE différencié et majoré dans le tourisme tout en concédant que le Medef Réunion, dominé lui aussi par la grande distribution n'en veut pas. Evidemment, il est facile d'admettre que des entreprises à qui on propose un CICE à 9 % ne veulent pas d'un retour à 6 %. Cela veut dire que la grande distribution, mais également les banques, les assurances ou même La Poste qui se portent bien vont bénéficier d'une aide, non pas inutile, mais qui, à coup sûr, n'enclencherait pas de baisse des prix, ni ne favoriserait l'emploi, mais plutôt leurs marges... Selon des sources patronales martiniquaises, Bernard Hayot ne serait pas opposé à un CICE différencié. Il a participé à la mise en place de groupes de réflexion pour un projet économique qui ont conclu pour dire qu'un surcroît de développement viendrait du tourisme...

Ce qui reste le plus troublant, c'est le désintérêt que semblent avoir pour ce sujet les parlementaires ultramarins. Ce n'est pas pour rien que Yann de Prince a demandé aux parlementaires présents de lever la main jeudi dernier au colloque de la FEDOM où seuls le co-organisateur Daniel Gibbs (UMP - Saint-Martin) et, sur la fin, le député martiniquais apparenté PS, Serge Létchimy, étaient là. Bien sûr, le rapport Fruteau sur le pacte de responsabilité, penche pour cette solution. Cela veut-il dire que cette question fera l'objet d'un débat digne de ce nom lors de l'exament du budget ? Pas sûr. Le groupe UMP, via Jean-François Copé et Christian Jacob, a été destinataire d'une note à ce sujet. Quant au groupe socialiste qui a montré, avec la loi Lurel sur la vie chère, qu'il pouvait se montrer offensif vis-à-vis de la grande distribution ou des carburants, il semble faire profil bas sur le sujet. Dans ces conditions, on voit mal des députés UMP s'emparer d'une question sur laquelle seule la ministre PS des Outre-mer a montré son tropisme...

FXG, à Paris

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1 octobre 2014 3 01 /10 /octobre /2014 06:52

Le Comité martiniquais du tourisme mise sur la qualité

Stand-Martinique-Top-Resa.jpgLa Martinique se bat et se défend sur le front du tourisme ! Les chiffres de la fréquentation de la destination pour l'année 2013 qui ont été présentés jeudi dernier à Paris sont encourageants mais restent insuffisants. Le nombre total de visiteurs atteint les 646 760 contre 641 000 en 2011 (et 620 000 en 2010). Pour autant le nombre de touristes de séjours semble moins important que l'an passé puisque le Comité martiniquais du tourisme (CMT) en annonce 455 911 pour la période allant de novembre 2013 à avril 2014, soit une hausse revendiquée de 17,6 %. Mais les chiffres donnés par le CMT l'an dernier donnaient 487 760 touristes de séjour en 2012, 498 000 en 2011 et 478 000 en 2011. Par ailleurs le chiffre des recettes financières donné par le CMT, à 295 millions d'euros en 2013, atteignait 309 millions d'euros en 2011. L'objectif à l'horizon 2020 a été fixé à 624 millions d'euros de recettes. A titre de comparaison, la voisine guadeloupéenne a annoncé 505 millions d'euros de recettes touristiques en 2013.

Certains indicateurs sont positifs, en témoigne l'élection de Karine Roy-Camille comme manager de l'année par le magazine Tourmag. Ainsi la croisière connaît-elle une vraie embellie avec une progression de +62 % pour la période de janvier à juillet 2014 et quelque 57 000 croisiéristes en départ ou en arrivée à Fort-de-France. Même le tourisme d'affaires apporte sa contribution à hauteur de 6, 4 % en 2013, soit 33 000 personnes.

L'objectif à l'horizon 2020 est de parvenir au million de touristes. Pour élargir son audience, le CMT veut encore travailler son identité et motiver la population. Pour différencier son offre, le CMT veut renforcer sa marque (trop proche de celle de la Guadeloupe aux yeux du grand public et, surtout, inexistante à l'international) et veut miser sur la qualité. "La Martinique ne sera pas compétitive par le prix, a indiqué le président de Région, Serge Létchimy, mais par la qualité de l'accueil de sa population, la qualité de l'hébergement, la propreté, la sécurité..."

La marque Martinique se décline sous le thème des cinq sens : nature, nautisme, histoire, culture et saveurs. "Vos cinq sens en émoi", promet Karine Roy-Camille ! La politique de labellisation et de montée en gamme de l'offre hôtelière se poursuit. 21 établissements ont décroché le label Qualité tourisme, 99 celui de Clévacances et 4 celui de tourisme et handicap.

Notons qu'en 2013, 24 % des voyageurs se sont rendus à l'hôtel, 7,6 % en village vacances, 32,9 % en location et 29,7 dans la famille ou chez des amis.

FXG, à Paris

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1 octobre 2014 3 01 /10 /octobre /2014 06:50

20 ans de présence de Costa croisières aux Antilles

Costa-visuel-1.jpg"Il y a toujours eu des bateaux positionnés aux Antilles pendant la saison d'hiver". Patrick Pourbaix, directeur général adjoint France de Costa, était fier d'annoncer au salon Top Résa qui s'est tenu la semaine dernière à Paris, que sa compagnie, présente depuis 1994 aux Antilles, est la première à avoir inauguré la formule "vol et croisière" qui a "révolutionné la perception des vacances en mer, contribuant ainsi à l'économie locale".

La clientèle hexagonale reste la première de Costa aux Antilles, mais la part des Antillais est "importante", selon Patrice Régnier, directeur marketing France de Costa. La clientèle métropolitaine est acheminée par avion et, sur ces vols, la compagnie assure ne pas faire de marge pour ne pas impacter le coût de ses croisières en Caraïbe. "On ne gagne pas d'argent sur les croisières l'hiver, assure Patrice Régnier. Notre modèle économique repose sur les croisières d'été en Méditerranée." Ce modèle permet à la compagnie d'avoir une offre constante et maintenir l'activité de ses paquebots toute l'année.

Aujourd'hui, Costa est le premier tour opérateur sur la région des Caraïbes et revendique d'être "la première compagnie à avoir permis aux vacanciers guadeloupéens et martiniquais de partir en croisière sans prendre l'avion". Costa détient 80 % de part de marché aux Antilles françaises. Le résultat, c'est 40 escales aux Antilles, soit 120 000 croisiéristes par saison. Les retombées économiques sont estimées à 50 euros de dépense par passager en escale (estimé à 7 euros par le Medef Martinique) à quoi s'ajoutent les taxes portuaires (qui ne couvrent pas les frais d'investissement et de fonctionnement du port selon un administrateur du port de Fort-de-France) et l'activité d'avitaillement (carburant, eau, nourriture). Les chiffres restent toutefois imprécis car la politique de Costa croisières est de ne pas communiquer ses chiffres, concurrence oblige. Un seul chiffre est communiqué : 74 000 croisiéristes français aux Caraïbes dont 50 % aux Antilles et 50 % au départ de Miami. "On préfère développer ce marché au départ des Antilles françaises", confie Patrice Régnier.

Quatre navires, les Costa Magica, Costa Luminosa, Costa Mediterranea et Costa Fortuna proposent des croisières au départ de Fort-de-France, Pointe-à-Pitre et Miami pour une durée de 9 à 16 jours. Costa inclut par ailleurs la Caraïbe dans ses croisières "tour du monde". Il y en aura deux en 2015 et une en 2016.

FXG, à Paris

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30 septembre 2014 2 30 /09 /septembre /2014 05:59

La Région soutient Martinique ambition jeunes

Leslie-Josephine-Tally-Audrey-Pastel.jpgMartinique ambition jeunes est une association créée à Paris en février dernier, qui a pour objet de fédérer les jeunes martiniquais, étudiants, en formation professionnelle et jeunes actifs, qui vivent à l’extérieur de leur île, particulièrement en Hexagone et d'oeuvrer au développement social, professionnel et culturel de la jeunesse martiniquaise.

Installée rue des Tournelles dans le 3e, l'association est présidée par Leslie Joséphine-Tally une étudiante en Sciences politiques, par ailleurs une des fondatrices de l'association Science O. Pour cette première rentrée, l'association invite les jeunes Martiniquais en mobilité dans l'Hexagone à une rencontre qui se tiendra samedi 4 octobre à l'hôtel de ville de Paris. A l'instar de son homologue et aînée guadeloupéenne, l'AJEG, la MAJ propose un soutien et un accompagnement aux primo-arrivants afin qu'ils réussissent leur parcours loin de chez eux. La MAJ met à leur service des partenariats avec LADOM, la BRED ou Forum Pro Jeunesse. Le 4 octobre prochain, à l'issue de cette présentation, la MAJ signera une convention avec la Région Martinique.

FXG, à Paris

Photo : Leslie Joséphine-Tally et Audrey Pastel lors des ateliers Interdom de Ladom en décembre 2013 à Paris

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29 septembre 2014 1 29 /09 /septembre /2014 07:00

Javcob-Desvarieux-3-fxg.jpgJacob Desvarieux sera une fois de plus la locomotive du prochain Grand méchant zouk (GMZ), le 4 octobre prochain, au Zénith de Paris autour de Ralph Tamar, Jocelyne Béroard, Zouk machine, Princess Lover, Marvin, Daly… Il y en aura pour deux heures et demi, trois heures de scène promet le membre fondateur de Kassav. avec Frédéric Caracas, Thomas Bellon, Patrick Boston, Didier Davidas, Philippe Joseph… Entre les chanteurs et les musiciens, ils seront près de trente sur scène. Interview.

« On ne va pas me comparer avec Mick Jaeger ! »

Comment le GMZ est-il devenu cette vitrine du zouk en France…

A l’époque où on a lancé le Grand méchant zouk, en 1988, aux débuts du zouk quasiment, on a fait ça pour les Antillais, pour leur faire savoir que cette musique, c’étaient nous, c’étaient eux ! C’était ça la blague au départ ! On l’a fait en Guadeloupe, Martinique. La Guyane a demandé, on l’a fait aussi. Puis on s’est dit pourquoi pas Paris ? Mais au départ, on n’avait pas prévu toute la tournée comme ça. On l’a fait au fur et à mesure. Depuis, on est allés partout, en Angola, en Belgique… On a de la demande sur plein de pays…

Quand vous avez relancé le GMZ en 2006, vous évoquiez les difficultés de produire un tel spectacle. Aujourd’hui, est-ce plus facile ?

Maintenant, nous disposons des structures pour pouvoir le faire. Mais le plus compliqué pour nous, ce n’est plus de le produire, c’est de trouver le temps. Toute la difficulté, c’est les plannings de chacun !

Comment faites-vous vos choix pour choisir les artistes qui seront à l’affiche ?

C’est compliqué. Je me fâche avec beaucoup de gens (rires) ! Beaucoup veulent participer et, malheureusement, on ne peut pas prendre tout le monde ! Il y a des critères assez compliqués… La ligne éditoriale, ce sont les morceaux qui ont donné ses lettres noblesse au zouk. On va chercher vers les débuts et puis vers les potentielles futures icones du zouk. Le GMZ, c’est l’évolution qu’il y a eu entre ce qu’on faisait dans les années 1980 et ce qu’on fait en 2014.

Jacob-Desvarieux-2.jpgCertains disent que la grande époque du zouk est derrière nous. Vrai ou faux ?

 C’est faux ! Ce qu’on vendait dans les années 1980 était limité aux Antilles françaises et un petit peu en France. En Afrique, on avait beaucoup de succès, mais il y avait des problèmes de piratage. Aujourd’hui, Kassav tourne de en Amérique du nord au sud, en Afrique et en Europe. Le zouk se vend beaucoup plus aujourd’hui qu’auparavant. Il y a encore beaucoup de marge pour les autres qui arrivent. Le marché lusophone s’ouvre et le Mozambique accueille désormais un festival du Zouk 

Etendriez-vous votre ouverture jusqu’au kizomba ?

Oui, absolument ! Nous sommes des musiciens à la base et un musicien, c’est quelqu’un qui joue avec quelqu’un. Ce quelqu’un peut venir de n’importe où… C’est le mélange qui fait que ça fait de la musique. Le kizomba, c’est les Angolais qui se sont appropriés notre musique et qui l’ont tournée à leur sauce. Les Capverdiens, les Brésiliens aussi ont fait cela.

Ce n’est pas pour vous déplaire…

En tant que créateurs du zouk, c’est même bien ! De mon vivant, je trouve des gens qui trouvent que l’idée que j’ai eue un jour était sympa et qu’ils veulent se l’approprier, c’est super. Il y a des gens à qui c’est arrivé, mais deux cents ans après leur mort ! Je préfère que ça se passe comme ça.

Jacob-Desvarieux-1.jpgCa vous fait rire quand on vous appelle les Rolling Stones des Antilles ?

On ne va pas me comparer avec Mick Jaeger ! Mais par rapport à la longévité, oui. Ca fait cinquante ans qu’ils sont là. Si on arrive à tenir cinquante ans, c’est bien !

Pourquoi Bob Sainclar ne partage-t-il pas ce Zénith avec vous ?

Encore un problème de planning ! Il aurait pu être là… C’aurait pu être sympa  mais il tourne dans le monde entier !

Comment ça s’est passé ce remix électro de Zouk la ?

Je ne sais pas. Il avait déjà remixé Syé bwa et puis, comme le morceau a trente ans, pour marquer le coup, Bob Sainclar et quelques autres DJ se sont intéressés à lui... J’ai beaucoup aimé. Je ne suis pas intervenu artistiquement, même s’il y a ma voix. Je trouve ça bien que des gens fassent des versions, pas simplement des reprises. C’est une bonne façon d’amener cette musique vers d’autres publics.

Une reprise version punk ou grunge est-elle bienvenue ?

Aucun problème. Bienvenus !

Propos recueillis par FXG à Paris

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28 septembre 2014 7 28 /09 /septembre /2014 06:54

90 bateaux inscrits à la Route du rhum- Destination GuadeloupeClass40 la moitie

Parmi les skippers qui partiront à l'assaut de l'Atlantique, le 2 novembre prochain, six Guadeloupéens, douze Malouins, un Martiniquais, une Sud-Africaine et... Un Sir anglais.

Ils seront 90 marins sur la ligne de départ de la 10e Route du rhum-Destination Guadeloupe, le 2 novembre prochain à Saint-Malo. Ils concourrent dans cinq catégories : huit en Ultime, autant en classe IMOCA (monocoque de plus de 60 pieds) et une dizaine en classe Multi50. Ce sont les bateaux de ces catégories qui arriveront les premières. Elles affichent un plateau de fameux skippers dont le recordman de la Route du Rhum, Lionel Lemonchois (7 jours et 17 heures en 2006) qui sera à bord d'un monstre de 24 mètres. Face à lui, Francis Joyon, Loïk Peyron, Thomas Coville ou Yann Eliès. Vincent Riou, Armel Tripon ou Marc Guillemot se battront avec leurs grands monocoques (IMOCA), et Gilles Lamiré, Lalou Roucayrol ou Erwann Le Roux en Multi50.

Class40

La grande classe (en nombre), ce sont les Class40. Ils seront une quarantaine ! C'est parmi ceux-là que l'on trouve le plus de compétiteurs guadeloupéens. Sepho-Fiston-Bissainte.jpgPhilippe Fiston revient avec son "Ville de Sainte-Anne" qui connaît déjà le chemin ! Il a fini 24e en 2010 après avoir terminé 10e en 2006 dans la catégorie IMOCA. Les trois autres sont nouveau sur l'axe Saint-Malo-Lapwent. Le Saintois Nicolas Thomas est l'heureux élu de Guadeloupe Grand large, la structure régionale de formation à la course au large. Son bateau s'appelle "G2L Mille et une batteries". Rodolphe Sépho, l'ancien préparateur de Jimmy Dreux (37e en 2010) vient prendre sa suite pour Voile 44. Dominique Rivard, le kiné de Capesterre, est le franc-tireur avec son bateau nommé "Marie-Galante". Damien-Seguin.jpgA ceux-là, s'ajoutent les Guadeloupéens de coeur comme Damien Seguin. Né sans main gauche, ce champion para-olympique en 2.4m a découvert la Route du rhum alors qu'il avait 11 ans, à l’occasion d’un voyage en Guadeloupe. En 2010, il finit 10e de sa catégorie.

Dominique Rivard Marie Galante Class 40Et puis c'est la surprise du chef, le bateau sponsorisé par une entreprise guadeloupéenne, Matouba 79. Il devait être skippé par Bertrand Guillonneau, un des meilleurs spécialistes mondiaux du cancer de la prostate, finalement ce sera Pierre Brasseur, un marin au physique plus sportif !

Catégorie Rhum

Bissainte-cazeneuve-Coquelin-classe-Rhum.jpgEnfin, ils sont une petite vingtaine dans la catégorie Rhum, celle qui, selon le président de Penduick Roland Tresca, retrouve l'esprit d'origine de la course en mêlant des professionnels et des amateurs. Luc Coquelin, le doyen des coureurs locaux revient avec son ketch "Guadeloupe dynamique". Son palmarès parle pour lui : 2e en1998 et en 2002, 3e en 2006 et 2e en 2010... Willy Bissainte, l'ingénieur-coordinateur en bâtiment de Baie-Mahault repart sur le même bon vieux Class40 qu’en 2010, mais cette fois dans la catégorie Rhum. Il avait fini 36e en 2010. Dans cette catégorie court aussi le skipper martiniquais Daniel Ecalart (voir encadré) etcelle qui fut un temps saintoise, Anne Cazeneuve, qui compte quatre participations à la Route du Rhum dont une 3e place en 1998.

Parmi ces 90 marins, il y a les meilleurs de chaque classe. Ca promet encore une sacrée belle course et surtout une très belle mini-saison touristique au mois de novembre.

FXG à Paris

 


Doyen et Benjamin

Le plus jeune marin de toute l'histoire du Rhum est un Maloin et a 19 ans. Il s'appelle Paul Hignard. Le doyen est un aristocrate britannique de 75 ans : Sir Robin Knox-Johnston est le seul marin britannique a avoir remporté trois fois le titre de « Yachtman of the year ». Cet ancien de la Marine Marchande et de la Royal Navy est le premier et le seul marin à avoir réalisé le tour du monde en solo en course lors du Golden Globe Challenge de 1978. Il a fini 14e de la Route du rhum 1982 sur le catamaran Olympus 3.

 


Le remake de 1978

Froc-Hardouin.jpgBenjamin Hardouin, skipper de 24 ans, se lance sur la Route du rhum à bord de l'ex Kriter V, le bateau avec lequel Michel Malinovski a perdu sa première place pour 98 malheureuses secondes face à Mike Birch et son trimaran Olympus en 1978. Benjamin pourra espérer venger Malinovski puisque le sistership du trimaran de Mike Birch sera également sur la ligne de départ avec le Cancalais Jean-Paul Froc qui a terminé 6e en 2010. La présence de ces deux monstres de l'histoire du Rhum promet une vraie course dans la course.

 


Eco power Martinique en course

Capitaine de la marine marchande depuis plus de 22 ans, Daniel Ecalard est installé en Martinique depuis des années et préside l’Association Martinique Course au Large. Sa participation à la Route du Rhum-Destination Guadeloupe s’inscrit dans un projet plus vaste puisqu’il est à l’origine de la promotion d’un cargo à voile d'environ quinze mètres pour le fret maritime entre les îles antillaises : propulsion par voile et énergie renouvelable. Le projet Eco Power Martinique s’appuie sur ce challenge de traverser l’Atlantique en course sur un 50 pieds hi-tech en utilisant des produits recyclables et/ou biodégradables. Les voiles sont ainsi en Titanium Bleu, un film polymère à base de cellulose et le bateau est équipé de panneaux photovoltaïques, d’une pile à hydrogène et d’hydro-générateurs…

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27 septembre 2014 6 27 /09 /septembre /2014 08:30

Vendre la Réunion à Top résaMiss-et-equipe-IRT-Top-Resa.jpg

Alors qu'une campagne d'affichage sur la Réunion s'achève dans l'Hexagone, l'IRT a pris ses quartiers au salon international du tourisme à Paris, Top Résa, où se joue la prochaine saison.

Le président de l'Ile de la Réunion tourisme (IRT), Patrick Serveaux, ne dit jamais le mot "requin", au mieux lâche-t-il "bêtes à aileron". Au salon international du tourisme (Top résa) qui a ouvert ses portes mardi à Paris, Patrick Serveaux, a plutôt choisi les sirènes ! Entouré de miss Réunion et de miss France, il affiche sourire et bonne humeur devant le stand de l'IRT. "C'est vrai que l'image de la Réunion est marquée par cet événement, explique-t-il. C'est encore un peu dans les têtes, mais on ne peut pas vendre uniquement l'intérieur de la Réunion. Il nous faut donc informer notre clientèle sur nos 22 km de plages sécurisées."

Miss-France-et-miss-Reunion.jpgTop Résa, c'est un salon professionnel, business to business, et l'IRT est là pour entretenir ses relations avec les tour opérateurs, les agences de voyages, et trouver d'autres prescripteurs pour vendre la destination. Il faut donc chaque année avoir des nouveautés à proposer. "Ce qui fait le charme de la Réunion, ce sont les activités comme le parapente, la plongée, l'observation des baleines. On peut faire une randonnée et le soir piquer une tête à l'Ermitage..." Patrick Serveaux se reprends tout de suite pour ajouter : "En toute sécurité"!

Un requin inexploitable

Patrick-Serveaux-IRT.jpgUn tourisme requin est-il possible comme cela se fait en Australie ou aux Bermudes ? Patrick Serveaux assure que la question a été posée mais que la réponse est négative. Les espèces présentes à la Réunion ne sont pas les mêmes que celles qu'on trouve en Australie ou en Afrique du sud, des endroits où l'on propose de plonger au milieu des squales. "A la Réunion, explique Patrick Serveaux, deux espèces posent problème dont le bouledogue. On ne voit jamais le bouledogue ! Ceux qui sont venus exprès pour les observer ne les ont jamais vus et ceux qui en ont vu ne sont plus là pour en parler..."

Lui, ce qu'il vend, à la Réunion, c'est la France, la "french attitude". Et si les chiffres de la fréquentation de la destination ne sont pas bons (en baisse de 1 % au premier semestre 2014), il tempère et préfère parler de "stabilisation". "Pendant deux ans, nous avons eu une baisse d'activité et les chiffres de juin nous indiquent qu'il y a une accélération des ventes en agence de voyage notamment." A Paris, la campagne d'affichage pour promouvoir la Réunion vient de s'achever. L'IRT attend un "post-test" pour mesurer l'impact de cette campagne sur la clientèle. "On peut espérer un bon second semestre, reprendre une courbe ascendante et retrouver la clientèle qu'on a perdue", espère-il.

Le partenariat conclu entre Air Austral et Air France pour permettre à une clientèle européenne de pouvoir venir à la Réunion avec un seul billet d'avion, donne déjà de bons résultats. Au cours de ce premier semestre, la clientèle non métropolitaine a cru de 28 %. Et si 80 % des touristes sont toujours métropolitains, l'IRT souhaite développer d'autres clientèles comme les Allemands, les Espagnols, et les Suisses en Europe, et les Indiens et les Chinois en Asie.

FXG, à Paris


Une petite activité croisière

Patrice-Regnier-Patrick-Pourbaix-Costa.jpgCosta assure être le seul croisiériste à offrir au marché français des croisières au départ de la Réunion. "La compagnie Paquet le proposait déjà, indique Patrick Pourbaix, le directeur général adjoint France de Costa. En 1993, Costa a racheté Paquet et nous avons relancé ces croisières." De décembre à mars 2015, le Costa Néo Classica propose un parcours de deux semaines pour prendre le temps de rallier Maurice, les Seychelles, Noci-Bé, Diego Suarez et Tamatave à Madagascar avant de rentrer à la Réunion. Le même paquebot propose aussi la grande croisière (un mois) pour rallier l'Italie depuis la Réunion. "C'est une possibilité pour les Réunionnais de prendre des vacances hors de la Réunion sans avoir à prendre l'avion", souligne le directeur marketing France de Costa, Patrice Régnier. La clientèle de ces croisières est pour moitié locale et métropolitaine, les autres sont Européens. Selon M. Regnier, ces croisières d'hiver (vu de l'hémisphère Nord) ne sont pas bénéficiaires, elles permettent de maintenir l'activité de ses personnels (600 à 1000 membres d'équipage par navire). Les bénéfices viennent surtout avec les croisières en Méditerranée l'été.

Car pour avoir un bon taux de remplissage (le Néo Classica a une capacité de 654 cabines), il faut affréter des vols depuis Paris et pour limiter l'impact sur le coût global de la croisière, Costa le fait sans prendre de marge.

La croisière basée à la Réunion semble avoir trouver son rythme et sa fréquence, car la géographie et les distances entre les îles n'autorisent guère plus de possibilité, à l'inverse de ce qu'offrent Méditerranée et Caraïbe.

Du point de vue des retombées locales de la croisière, M. Pourbaix estime que chaque croisiériste en escale dépense entre 50 et 100 euros sur place. A cela s'ajoute la taxe portuaire acquittée pour chaque passager, les droits de quai et les frais d'avitaillement.

 

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27 septembre 2014 6 27 /09 /septembre /2014 07:31

Total gardera ses enseignes aux Antilles et en Guyane

L'annonce de l'ouverture de négociations entre les groupes Total et Rubis pour la reprise par le second des parts du capital que le premier détient dans la SARA ne siginifiera pas pour autant la disparition de l'enseigne Total des Antilles et de la Guyane françaises. Un porte-parole du groupe du Total a assuré à France-Antilles que Total continuerait d'être un client de la SARA au titre de son réseau de distribution. Total Guadeloupe et Total Caraïbes comptent une trentaine de stations dans les trois départements français et celles-ci ne font pas partie du lot à vendre selon le siège de total en France.

FXG, à Paris

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26 septembre 2014 5 26 /09 /septembre /2014 07:00

Stand-Guyane-Top-Resa.jpgLe Comité du tourisme Guyanais a pris un stand au salon international du tourisme, Top résa, à Paris. Interview d'Alex Batilde, directeur des services du Comité du tourisme de Guyane.

" Le tourisme d'agrément a une plus grande valeur ajoutée "

Alex-Batilde-copie-1.jpgEn janvier dernier, vous avez présenté la nouvelle image de la Guyane. Comment la perçoive les professionnels que vous rencontrez depuis mardi au salon international du tourisme de Paris, Top résa ?

Top résa est pour nous l'amorce du véritable déploiement. C'est à partie de cette édition de Top Résa que nous affichons la campagne auprès du grand public. D'ores et déjà, le nouveau positionnement que nous avons pris, celui d'une Guyane adoucie, moins aventurière et plus familiale, est conforté par les professionnels. Ca correspond bien mieux à l'image que leurs clients attendent de la Guyane et ça va nous donner un nouvel angle d'attaque en terme de vente, de proposition de la destination.

Avez-vous établi de nouveaux objectifs en terme de fréquentation ?

La Région a voté un schéma de développement du tourisme et des loisirs pour les dix ans à venir. Il s'agirait d'arriver à doubler nos chiffres sur cette période, mais avec l'idée de ne pas travailler le segment du tourisme d'affaires qui se porte très bien en Guyane mais avec une ambition sur le segment du tourisme d'agrément qui lui a une plus grande valeur ajoutée pour nous.

Quelle est la part du tourisme d'agrément et de celui d'affaires ?

Nous parlons toujours d'une centaine de millier de voyageurs parce que nous avons un déficit d'observation. Mais à partir du 1er octobre, le CTG met en place une cellule d'observation, lance des enquêtes auprès des touristes à l'aéroport pour chiffrer tout ça. On noue aussi un partenariat avec une plateforme de réservation qui nous fera remonter... On est en train d'articuler un outil d'observation qui nous permettra de disposer d'éléments pertinents. Pour l'instant, on sait que la prédominance du tourisme d'affaires est avérée avec quelque 55 %.

Y a-t-il des nouveautés cette année ?

Notre stratégie a été d'améliorer l'offre d'hébergement qui était déficiente. La Région a donné l'impulsion pour faire monter en gamme les établissements. Aujourd'hui on a du 4 étoiles, de nouveaux hôtels en place comme le Royal Amazonia et ses 134 chambres, et même des meublés avec 4 ou 5 clés. Nous déployons aussi le label gîtes de France. Dans l'immédiat, le schéma prévoit des actions davantage tournées sur le terrain, sur des problèmes structurants.

Propos recueillis par FXG, à Paris

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