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20 septembre 2014 6 20 /09 /septembre /2014 07:20

Ségolène Royal trop pressée d'annoncer la fin de l'épandage aérien

Fin mai, Ségolène Royal, toute nouvelle ministre de l'Ecologie du gouvernement Valls 1, annonçait la fin de l'épandage aérien sur les bananeraies. Hier, la ministre s'est réjouie "de la publication au Journal officiel de l'arrêté interdisant définitivement l'épandage aérien de pesticides". "Comme je l'avais annoncé avant l'été", n'a-t-elle pu s'empêcher d'ajouter.

Cet arrêté met un terme à un drôle de combat judicio-administratif qui voulait que toutes les dérogations accordées pour l'épandage aérien par les préfets étaient annulées par la justice administrative...La ministre qui était encore en Martinique le 1er septembre dernier, a salué la démarche durable et "les efforts des producteurs de bananes qui sont les premiers bananiers au monde à cesser cette pratique d'épandage aérien". L'arrêté que vient de signer la ministre a été soumis au public et, selon le ministère de l'Ecologie, 17 700 contributions ont été reçues. Un tel succès a rendu Ségolène Royal tellement contente qu'elle n'a pas vu que son arrêté n'était pas paru au Journal officiel hier matin contrairement à ce qu'elle annonçait... "Alors, ce sera demain", a concédé un membre de son cabinet dont on attend toujours qu'il nous rappelle. Mais en matière d'épandage, on n'est plus à un jour prêt !

FXG, à Paris

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20 septembre 2014 6 20 /09 /septembre /2014 07:00

Le CICE majoré fait débat chez les patrons outre-mer

Alors que le président de la République, lors de son passage à la Réunion en août, a donné des signes d'ouverture pour améliorer les bienfaits du CICE dans certains secteurs des économies d'outre-mer, et que la fédération des entreprises d'Outre-mer s'apprête à réunir un colloque "Tourisme Outre-mer : osons une nouvelle dynamique", le 25 septembre à l’Assemblée nationale, un débat fait rage entre les tenants d'un CICE amélioré selon les secteurs (la recherche et développement, les technologies de l’information et de la communication, le tourisme, l’agro-nutrition, l’environnement ou les énergies renouvelables), et ceux qui soutiennent, à l'instar de Michèle Montantin du Medef en Guadeloupe, "une augmentation du CICE égale pour toutes les entreprises des DOM sans distinction de secteur.

Yann Monplaisir, dirigeant d'un groupe hôtelier en Martinique, a adressé le 16 juillet dernier une lettre ouverte à Manuel Valls pour soutenir un CICE majoré par secteur. Nicolas Vion, président du groupement hôtelier et touristique de la Guadeloupe a proposé pour le colloque de la FEDOM du 25 septembre un texte qui envisage expressément une hausse du CICE, précisément dans le tourisme : " L'adaptation DOM du CICE avec majoration adaptée (est la) proposition qui agrée depuis plusieurs mois les principaux acteurs économiques sur le tourisme, dont la Délégation parlementaire Outre-mer sur le tourisme et l’ensemble des adhérents ultramarins de la FEDOM."

Ce n'est pas l'avis de Yann de Prince du Medef Réunion qui disait lors de l'université d'été du Medef, fin août, ne pas croire au miracle d'un CICE majoré. A la Réunion, François Hollande a ouvert une porte que Valls avait choisi de fermer; les observateurs ont encore du mal à saisir les raisons de cette fracture au sein des instances patronales d'Outre-mer. Tout devrait être tranché lors de la réunion de la commission tourisme de la FEDOM, la veille du colloque.

FXG, à Paris


Concurrence antillaise

Le monde du tourisme a rendez-vous au salon international du tourisme, dit Top résa du 23 au 25 septembre à Paris. C'est l'occasion pour des destinations touristiques comme les îles françaises de vendre leur catalogue aux voyagistes et tour opérateurs pour la saison à venir. Ainsi, les conférences de presse s'enchaînent. La Comité du tourisme des Iles de Guadeloupe présente dans le cadre du salon, sa stratégie le 24, juste avant le déjeuner de presse que donne au salon aussi Costa Croisières pour présenter sa saison caribéenne.

Le lendemain, la FEDOM réunit son colloque tourisme loin de Top résa, à l'Assemblée nationale, puis en fin de journée quand l'équipe de la Route du Rhum - Destination Guadeloupe ouvrira sa présentation à la presse des skippers à bord d'une péniche amarrée sur la Seine au port de Javel, le Comité martiniquais du tourisme aura débuté depuis un quart d'heure, salle Saint-Fiacre, dans le 2e arrondissement de Paris, laprésentation de la stratégie 2015 et le lancement du nouveau site internet de la Martinique. La conférence de presse sera suivie d’une soirée d’exception autour des 5 sens. Martinique ou Guadeloupe, faudra faire un choix !

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20 septembre 2014 6 20 /09 /septembre /2014 05:45

Lurel et Karam engagés pour les Chrétiens d’Orient

Karam-Lurel-juin-2014.jpg115 députés français se sont constitués mercredi à l’Assemblée nationale en « groupe d’études sur les Chrétiens d’Orient ». Ils ont décidé, sur proposition de leur co-présidente, Valérie Pécresse (UMP), de soutenir à l’unanimité la plainte pour génocide et crimes contre l’humanité contre l’Etat Islamique (DAESH) déposée par la Coordination Chrétiens d’Orient en danger (CHREDO) auprès de Fatou Bensouda, procureure de la Cour pénale internationale (CPI).

La présence du Guadeloupéen Victorin Lurel dans ce grouoe dominé par l'opposition s’explique pour deux raisons principales. La première est que la Guadeloupe accueille depuis longtemps des populations d’origine syro-libanaise, essentiellement maronites, c’est-à-dire chrétiennes. La deuxième relève de son amitié pour son compatriote Patrick Karam, réputé proche de Nicolas Sarkozy, mais qu'il aidé à mettre sur pied le Conseil représentatif des Français d’Outre-mer en janvier dernier.

La CHREDO a été créée en septembre 2013 avec des représentants religieux des Eglises d’Orient en France, des organisations laïques originaires d’Orient, des ONG comme Aide à l’Eglise en détresse et Portes Ouvertes. Son président Patrick Karam signait le 9 septembre dernier avec Dalil Boubakeur, recteur de la mosquée de Paris, « l’Appel de Paris » pour dénoncer  « la barbarie des groupes terroristes et les crimes perpétrés contre l’humanité ». Le 15 septembre, le parquet de la CPI accuse réception de la plainte. Maintenant, c’est Victorin Lurel, élu secrétaire des 115 qui « demande aux Ultramarins de s’engager et de se mobiliser à travers la grande campagne de dons lancée par l’Oeuvre d’Orient, le ministère des Affaires étrangères et la Croix rouge ».

Victorin Lurel signale par ailleurs que « dans les prochaines semaines, il réunira le diocèse de Guadeloupe, les délégations des autres Eglises chrétiennes ainsi que les représentants des autres confessions pour mettre en commun leurs efforts ».

85 des 115 députés du groupe d'études sur les Chrétiens d'orient sont UMP ou apparentés, 15 sont socialistes (dont le seul ultramarin, Victorin Lurel), 9 sont UDI, un est radical de gauche et il y a 5 non-inscrits, de Jean Lassalle (Modem) à Gilbert Collard (apparenté FN) en passant par Dupont-Aignant (souverainiste).

FXG, à Paris 


Le grand repas de Babette reporté

Lors de leur entrevue, le 12 mars dernier, le chef de l'Etat avait assuré Patrick Karam de sa présence au dîner du Conseil représentatif des Français d’Outre-mer le 20 novembre prochain. Il avait aussi accepté de recevoir des personnalités des outre-mer autour d’un repas préparé par la chef Babette de Rozieres. Rendez-vous a donc été pris pour le 29 septembre, puis reporté à la deuxième quinzaine d'octobre car le président voudrait recevoir aussi les parlementaires d'outre-mer. Bref, au lieu d'une dizaine de convives, la liste des invités a vite atteint deux centaines. La date de ce grand repas a été jugée trop proche de celle du 20 novembre. "Ca pourrait tuer dans l'oeuf le premier dîner annuel du CReFOM", craint son président. Le "grand repas de Babette" devrait être remis en avril ou mai prochain...

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19 septembre 2014 5 19 /09 /septembre /2014 08:27

Mouvement chez les “préfets pingouins”

Cecile-Pozzo-di-Borgo-Midi-Libre.jpgPascal Bolot, l’ancien directeur adjoint du cabinet de la ministre Marie-Luce Penchard, avait été nommé administrateur supérieur des Terres australes et antarctiques françaises (TAAF) peu avant la présidentielle de 2012. Mercredi en conseil des ministres, il a été nommé préfet délégué pour la défense et la sécurité auprès du préfet de la région Lorraine. Pascal Bolot est remplacé au siege des TAAF, à Saint-Pierre (Réunion), par Cécile Pozzo di Borgo (photo Midi libre) jusqu’alors préfète de l’Aveyron. Son nouveau domaine comporte cinq districts : les îles Eparses, Kerguelen, Crozet, Saint-Paul et Amsterdam et terre Adélie. La population est limitée aux scientifiques, aux marins et aux militaires. Dans le jargon des habitués, l’administrateur des TAAF est dit “préfet pingouins” ! Il administer toutefois une zone économique exclusive (ZEE) de plus de 2,3 millions de km² riches en ressources marines, qui contribuent à donner à la France la deuxième emprise maritime au monde après les Etats-Unis. Cinquante fonctionnaires sont à son service à la prefecture de Saint-Pierre où il dispose d’un budget d’environ 26 millions d’euros, alimenté à hauteur de 80 % par des impôts, taxes de mouillage, droits de pêche, philatélie, tourisme et par des subventions des ministères des Outre-mer et de l’Ecologie.

La nouvelle administratrice supérieure, Cécile Pozzo di Borgo (née Mouton-Brady), est une ancienne élève de l'école nationale des chartes (1971-1975). Elle a été ambassadrice de France en République dominicaine (2005) et au Pérou (2008) avant d’être versée dans la préfectorale en novembre 2011.

FXG, à Paris

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19 septembre 2014 5 19 /09 /septembre /2014 08:26
L'UE autorise un régime fiscal dérogatoire pour le rhum français 

Lors de sa réunion du mardi 16 septembre, le collège des commissaires a accepté la proposition de la Commission jugeant le régime fiscal appliqué par la France au rhum traditionnel compatible avec le marché intérieur. Cette autorisation fait suite à la décision du Conseil du 20 février 2014, permettant à la France d’appliquer un taux d'accise réduit sur le rhum "traditionnel" produit dans les départements d'outre-mer pour un contingent de 120 000 hectolitres d'alcool pur (HAP) et ce jusqu’au 31 décembre 2020.

Cette décision vient conclure une longue période de négociation après la remise en cause par Bruxelles des protections accordées aux rhums des DOM. Cette filière représente 40 000 emplois directs et indirects, 23 distilleries, 5 500 exploitations de cannes à sucres et une forte valeur ajoutée de l'industrie agro-alimentaire.

Ce nouveau dispositif protège encore un peu les rhums français des concurrents mondiaux que sont Baccardi ou Pernod Ricard. Les professionnels français du rhum bénéficieront de ce nouveau régime fiscal pendant six ans. Et après ? Il faudra encore négocier...

FXG, à Paris

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19 septembre 2014 5 19 /09 /septembre /2014 07:00

Kader-ARIF-Jacques-Robert-002--3-.jpegKader Arif, secrétaire d’Etat à la Défense et à la Mémoire combattante, arrive en Martinique ce mercredi pour deux jours avant de rejoindre la Guadeloupe, le 19 septembre. Interview.

« Il faut réfléchir à un service civique obligatoire et mixte »

Vous allez retrouver quelques anciens combattants que vous avez beaucoup vus ces derniers temps lors des grandes commémorations de la Libération en juillet et en août. Pourquoi avez-vous voulu un tel hommage aux dissidents antillais ?

J’avais veillé, au début du cycle mémoriel tant du premier que du deuxième conflit mondial, à ce qu’il n’y ait pas de mémoire oubliée et la question des dissidents était une mémoire oubliée, un peu enfouie. Le président qui a vu le film d’Euzhan Palcy avec des dissidents à l’Elysée a remis la légion d’honneur à trois d’entre eux en juin. C’est important de rendre hommage à ces combattants, non seulement pour la mémoire antillaise, mais aussi pour notre mémoire nationale. C’est aussi pour cela  que je les ai reçus aux commémorations du débarquement de Provence…

Est-ce qu’il y aura désormais une plaque au Mont Faron pour les dissidents ?

Il existe un musée  au Mont Faron. Le président de la République, il l’a dit dans son discours du 15 août, m’a chargé du projet d’une muséographie modernisée. Et il a souhaité que l’histoire de la dissidence antillaise soit inscrite dans ce musée. . L’histoire des Antilles est une composante de l’histoire nationale , comme le montre le film sur la vie du Martiniquais Raphaël Elizé, premier maire noir élu au suffrage universel à Sablé sur Sarthe. C’est une histoire singulière qui avait été oubliée. Cet homme a pourtant été un combattant de la Première guerre mondiale, un Résistant de la Seconde guerre mondiale, élu à deux reprises, en 1929 et 1935. Il a été révoqué par Vichy en 1940 parce qu’il était noir. Et il a laissé le souvenir d’un visionnaire. Son histoire m’a profondément touchée. Je suis mieux placé que tout autre pour comprendre ce qu’est de vivre loin de sa terre de naissance.. La France est belle quand elle prend en compte tout ce qui fait la France.

Tactiquement, quelle est la place aujourd’hui des Antilles dans le dispositif de notre défense nationale ?

Grâce à ses outre-mer et en particulier aux Antilles, la France a la seconde façade maritime de la planète. Cette réalité est majeure en termes d’enjeux et de positionnement stratégiques. Par ailleurs, les Antilles sont dans une zone soumise au narcotrafic avec des impacts extrêmement négatifs. Il suffit d’observer les dégâts que cause ce trafic  en Guadeloupe, en Martinique ou en Guyane. Les forces françaises sont mobilisées dans cette lutte. Enfin, la zone est sujette aux phénomènes naturels, cycloniques par exemple, et là aussi les forces armées des Antilles sont très présentes, jusqu’en Haïti. Cette présence importante est en même temps un élément de dissuasion.

La Défense, c’est aussi aux Antilles, le SMA, cette exception domienne...

Une belle réussite de la Défense. Le Service militaire adapté, le volontariat de ces jeunes connaît un taux de réussite et d’insertion professionnelle qui dépasse les 80 %. Le ministère de la Défense donne l’exemple en intégrant de nombreux jeunes. Beaucoup sont dans une situation d’illettrisme. Avec le SMA, ils retrouvent un parcours de vie et éventuellement un parcours professionnel.

Le Service militaire adapté est-il le dernier lien entre la Défense nationale et la jeunesse ?

Je pense qu’on a fait une erreur politique en suspendant le service national. Il était un marqueur qui signifiait son appartenance à la Nation française quelle que soit son origine sociale, sa couleur de peau, sa confession. C’était un formidable creuset républicain même s’il ne concernait que les garçons. Il faut réfléchir à un service civique obligatoire et mixte… Le Service militaire adapté n’est pas le seul lien aux Antilles entre Armée et jeunesse : je vais signer la prolongation du protocole d’accord pour les cadets de la Défense. C’est aussi un lien particulier qui permet à des jeunes de rendre concrète la possibilité d’intégrer l’armée, s’ils le souhaitent. De plus, beaucoup de Français d’outre-mer sont engagés parmi nos soldats en opérations extérieures. Il y a chez ces soldats une vraie envie de défendre la France. Ce que je ressens des Antilles que je connais bien, c’est la profondeur, la force de leur appartenance à la Nation. C’est un symbole, une valeur, un exemple.

Propos recueillis par FXG, à Paris 

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19 septembre 2014 5 19 /09 /septembre /2014 06:00

Les conseillers des collectivités de Guyane et de Martinique seront élus en décembre 2015
Le Ministre de l’Intérieur et la Ministre des Outre-mer indiquent que les scrutins relatifs aux futures collectivités uniques de Guyane et de Martinique se dérouleront en décembre 2015, à l’instar du scrutin de renouvellement des conseils régionaux. Ce mandat devrait courir jusqu'en mars 2020.

Le gouvernement proposera prochainement au parlement de confirmer la concomitance de ces élections régionales et des assemblées de Guyane et de Martinique à l’occasion de l’examen en seconde lecture du projet de loi relatif à la délimitation des régions, aux élections régionales et départementales et modifiant le calendrier électoral. Le projet de loi prévoira la prolongation du mandat des conseillers généraux de Guyane et de Martinique jusqu’à la création de la collectivité territoriale unique, en décembre 2015.

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18 septembre 2014 4 18 /09 /septembre /2014 09:43

L'Outre-mer légitimiste

Les parlementaires des Outre-mer sont légitimistes et ils l’ont encore prouvé en accordant majoritairement pour leur soutien à Manuel Valls, hier lors du vote de confiance : 16 pour, 5 contre et 3 abstentions. En tout, l’Assemblée nationale a voté la confiance au gouvernement Valls 2 par 269 voix pour, 244 contre et 53 abstentions. Valls conserve une majorité mais amputée de 37 députés (dont 32 PS) par rapport au vote de confiance du 8 avril dernier. Sur les 25 parlementaires d’Outre-mer, les 16 qui ont voté la confiance sont les douze députés du groupe socialiste : Aboubacar (Mayotte), Berthelot (La Guyanaise a confirmé son vote favorable après une erreur technique qui l’a fait apparaître non votant), Fruteau, Bareigts, Lebreton, Orphé et Vlody (Réunion), Letchimy (Martinique), Louis-Carabin, Lurel, Jalton (Guadeloupe), Polutélé (Wallis et Futuna), les deux députés du groupe des Radicaux de gauche-Modem, Chalus (Chadeloupe) et Claireaux (Saint-Pierre et Miquelon) et deux du groupe Gauche démocratique et républicaine (Azerot (Martinique) et Serville(Guyane). Par deux fois, le 9 juillet et 10 septembre, le Premier ministe est venu lui-même rappeler ses “bons arbitrages” aux députés d’Outre-mer (CICE majoré, budget en hausse). Quant aux cinq députés socialistes de la Réunion, il les avaient aussi reçus cet été à Matignon. “Ce vote témoigne de l’engagement très fort du gouvernement pour ces territoires. C'est un encouragement à poursuivre et à amplifier notre action en faveur du développement tant économique que social des outre-mer", a fait savoir le cabinet de George Pau-Langevin.

Les vote contre sont venus de l’UDI. Les deux députés calédoniens, Lagarde et Gomès, et un Polynésien, Tahaitu, ont voté contre tandis que son collègue Tuaiva, n’a pas voté. Daniel Gibbes (Saint-Martin-Saint-Barth) a voté contre comme 198 autres députés UMP. De même, sans surprise, l’indépendantiste Martiniquais Alfred Marie-Jeanne (GDR). Chez les abstentionnistes, on observe Thierry Robert (Modem), Jean-Philippe Nilor (Martinique) et Huguette Bello (Réunion) pour le groupe GDR. L’abstention de la députée de la Réunion a été observée par le gouvernement avec autrement plus de bienveillance que celle des 32 frondeurs du groupe socialistes.

FXG, à Paris

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18 septembre 2014 4 18 /09 /septembre /2014 09:40

Pour une gouvernance Etat RégionFasquelle-et-Bareigts.jpg

La loi sur la transition énergétique qui viendra en débat à l’Assemblée nationale à partir du 6 octobre comportera un volet spécifique aux Outre-mer. La députée réunionnaise Ericka Barteigts et son collègue du Pas de Calais, Bernard Fasquelle, ont fait adopté hier matin par la commission des affaires économiques leur rapport d’information sur l’adaptation du droit de l’énergie aux Outre-mer. Le modèle énergétique ultramarin est un système qui repose sur un territoire non interconnecté à la métropole nucléaire et donc très « carboné ». Il en résulte un coût très élevé qui pèse sur la péréquation tarifaire. Le tarif national régulé est à 43 euros le mégawatt/heure quand le même mégawatt/heure revient à 347 euros à Mayotte ! Les deux rapporteurs regrettent qu’il existe en outre-mer un cercle non-vertueux qui encourage les investissements lourds et quasi exclusivement thermiques, c’est- à-dire au fuel ou au charbon. Il existe bien des potentiels avec l’éolien, l’énergie thermique des mers, le solaire, la biomasse, « mais, regrette Ericka Bareigts, il y a un plafond de verre qui nous empêche d’aborder une nouvelle phase de la transition énergétique. » Ainsi, il existe un seuil technique de 30 % au-delà duquel EDF ne prend plus l’électricité produite alternativement. EDF justifie son choix « pour ne pas déstabiliser le réseau ». Les parlementaires préfèreraient « un seuil de 30 % non référencé et modulable dans chaque territoire ». La Commission de régulation de l’énergie (CRE) a déjà donné un avis favorable à ce sujet.

Tout le monde, des acteurs économiques jusqu’à la ministre de l’Ecologie, semble d’accord pour dire qu’il faut changer de modèle et c’est dans le sens d’un accroissement du mix énergétique qu’il faut comprendre le challenge de la transition énergétique en outre-mer. Le rapport propose donc une réforme de la gouvernance en la rapprochant des acteurs locaux. Le plan pluriannuel de l’énergie tel que le projet de loi le prévoit sera élaboré par l’Etat et la Région avec une annexe financière et budgétaire et sera inscrit dans le schéma régional. C’est à eux et non à EDF SEI (l’installateur de centrales électriques) de proposer des projets ancrés dans un nouveau cercle vertueux tout en répondant à la croissance de la demande. Les choix de ce PPE s’imposeront juridiquement à la CRE et à EDF SEI.

« L’enjeu, explique Bernard Fasquelle, c’est la croissance verte qui promet par exemple 15 000 emplois à la Réunion dans les vingt ans à venir. »

FXG, à Paris


Habilitation législative

La Guadeloupe et la Martinique qui ont obtenu du Parlement des habilitations pour légiférer en matière d’énergie (ou de transport) ont pu ainsi déjà prendre de l’avance dans le domaine de la maîtrise de l’énergie et du diagnostic thermique du bâti. La nouvelle loi leur donnera les coudées franches pour décider de la production, du transport et du stockage. Le rapport Bareigts ne demande pas l’extension de ce pouvoir d’habilitation à la Réunion. Ses élus s’en sont privés au début des années 2000 avec l’amendement Virapoullé d’ordre constitutionnel. La députée Bareigts a révélé qu’un travail parlementaire a d’ores et déjà été effectué par le groupe socialiste en vue de présenter une proposition de loi pour permettre à la Réunion d’être habilitée à légiférer sur ces sujets. Aucun calendrier n’a été pour autant annoncé.

 

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18 septembre 2014 4 18 /09 /septembre /2014 06:54

Téléphonie mobile et fixe : convergence en ligne de mire

Deux événements dans le monde de la téléphonie plaident pour que le gouvernement puisse annoncer sans risque de se médire la convergence des tarifs de téléphonie entre les Outre-mer et l’Hexagone d’ici trois ans. Le premier d’entre eux est la décision votée par le Parlement européen en avril dernier qui consiste à interdire la pratique du roaming. C’est-à-dire que les surcharges appliquées aux appels vocaux, émis et reçus, et aux SMS émis en mode itinérance dans l'union européenne devraient disparaître fin 2015. Un appel émis en itinérance devrait être au début 2016 au même prix qu'un appel mobile local.

Le deuxième élément qui plaide en faveur d’une convergence des prix de la téléphonie, ce sont les objectifs qu’a fixé le gouvernement et auxquels devront répondre les prochaines attributions de frequences haut et très haut debit outre-mer. A terme, il s’agit d’harmoniser le coût des terminaisons d’appel entre l’Outre-mer et l’Hexagone. L’ARCEP proposera bientôt un projet de cahier des charges afin de procéder, d’ici la fin de l’année, au lancement de l’appel à candidature. Les nouvelles fréquences qui seront attribuées à La Réunion, Mayotte, la Guadeloupe, la Martinique, la Guyane, Saint-Martin et Saint-Barthélemy permettront aux opérateurs de télécommunications d'y offrir de meilleurs services à haut débit (3G) et, pour la première fois, de proposer à leurs clients du très haut débit mobile (4G).

Dès lors, les forfaits comprenant les appels et SMS avec les DOM tels que Free les a lancés en 2012 devraient être généralisés.

FXG, à Paris

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