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3 juillet 2014 4 03 /07 /juillet /2014 17:00

GPL ministre des OM profil fxgITW George Pau-Langevin, ministre des Outre-mer

« Il appartient aux élus Guyanais de demander l'extension de la loi de 1905 »

C’est votre premier déplacement en Guyane en tant que ministre des Outre-mer, une région qui connaît plus de difficultés que les Antilles ou la Réunion, quelle est votre priorité ici ?

Je suis en Guyane pour proposer un calendrier et une méthodologie pour la construction du pacte d’avenir, produit de la concertation de l’ensemble des acteurs, qui engagera la Guyane dans une nouvelle ère, d’ici 2025.

Ma visite est par ailleurs organisée autour des enjeux et des préoccupations des Guyanaises et des Guyanais : en matière de santé, l’inauguration du pôle mère-enfant du centre hospitalier de Cayenne et la pose de la première pierre du centre hospitalier de l’ouest, en matière d’éducation avec ma visite au rectorat et l'intérêt porté à la prévention des violences scolaires, et bien entendu  en matière d’économie et de lutte contre le chômage, des échanges avec les grands acteurs économiques de la région. Une visite à la hauteur des enjeux de mon ministère : garantir aux territoires d’Outre-mer qu’ils sont au cœur des préoccupations et de l’action du gouvernement du Premier ministre, Manuel Valls.

Votre programme consacre deux séquences à l’éducation. Qu’est-ce qui vous préoccupe ?

La Guyane, par la jeunesse de sa population, par son dynamisme démographique et par les contraintes spécifiques de son territoire, a besoin en matière d'éducation d'un effort soutenu des pouvoirs publics au sens large. L'Etat doit s'engager et il le fait, mais cet effort doit être partagé par les collectivités locales avec lesquelles nous voulons travailler dans la durée pour satisfaire notre ambition commune : permettre au plus grand nombre de jeunes d'acquérir les savoirs et les formations leur permettant de contribuer au développement de la Guyane dans les années à venir. C'est tout le sens de l'engagement pris par l'Etat de créer dès la rentrée 2014 une université de plein exercice pour la Guyane. Il sera tenu avec la signature prochaine du décret. C'est aussi le sens de nos efforts déployés en faveur de l'école partout sur le territoire national et en Guyane tout particulièrement. Cela implique notamment de poursuivre les constructions scolaires, de rechercher les voies de développer la restauration scolaire, en particulier dans les petites communes, ou encore de lutter contre les violences à l'intérieur et aux abords des établissements. Je viens à la rencontre de l'ensemble des acteurs pour écouter, pour évaluer les actions déjà entreprises et, surtout, pour montrer que l'Etat ne se résout à aucune fatalité et qu'il veut agir dans la durée.

La Guyane est secouée par la décision du Conseil général de ne plus payer les prêtres qu’il a en charge depuis la départementalisation. La France, Etat laïc de par sa Constitution, a laissé s’installer une situation que l’on pensait réserver à l’Alsace et à la Moselle et dont les fondements remontent à une ordonnance de Charles X. Quel est le point de vue du gouvernement sur ce dossier ?

Ce sont les élus locaux qui ont demandé, en 1911, que la loi de 1905 ne soit pas étendue à la Guyane, alors qu'elle était étendue aux Antilles et à La Réunion. Le Conseil d'Etat et le Conseil Constitutionnel ont estimé, depuis, que ce type de dispositions particulières n'est pas incompatible avec le principe de laïcité, parce que préexistant à la Constitution de 1958 et n'ayant pas été modifié depuis. Il n'est pas envisagé par le Gouvernement d'étendre à la Guyane le régime concordataire régissant l'Alsace et la Moselle. En revanche, il appartient aux élus Guyanais, s'ils le souhaitent, de demander à l'Etat l'extension de la loi de 1905. Faute de quoi, dans l’état actuel du droit, conformément à la législation en vigueur, c'est au Conseil général, et, dans le futur, à la collectivité unique, qu'il revient d'assumer la charge de la rémunération des prêtres catholiques.

Vous allez poser la première pierre du centre hospitalier de l'ouest guyanais. Peut-on dire que l’accès aux soins est satisfaisant dans cette partie de la Guyane ?

La pose de la première pierre du futur centre hospitalier de l’Ouest  guyanais est l’illustration de la nécessaire prise en compte par les pouvoirs publics des besoins et des attentes des populations. Elle s’inscrit avant tout dans une démarche d’anticipation des efforts d’investissements que la démographie guyanaise rend indispensable. C’est un défi majeur que mon prédécesseur, Victorin Lurel, avait lui-même pris à bras le corps. Entre 2002 à 2012, ces sujets n’ont pas suffisamment avancé, nous avons aujourd’hui le devoir de progresser, et vite : le centre hospitalier de l’Ouest  guyanais ouvrira ses portes au plus tard en 2017. De plus, l’inauguration lors de ma visite du pôle femme-enfant, unité de pointe au niveau technologique, à Cayenne, est là encore une preuve de notre engagement au service d’un renforcement des moyens.

Vous vous rendrez aussi à Iracoubo et Awala Yalimapo où aucun ministre des Outre-mer ne s’est jamais rendu… Pourquoi ce choix ?

C’est un réel plaisir pour moi de pouvoir me rendre à Iracoubo, commune riche d’un patrimoine culturel et naturel si puissant.  J’y féliciterai notamment Cornélie Sellali Bois-Blanc pour son élection en mars dernier et pour sa valorisation de la place de la femme sur la scène politique guyanaise !

Awala Yalimapo a été, en décembre 2013, labellisée par la ministre de la culture, Aurélie Filippetti, pays d’arts et d’histoires, un label qui permet de préserver le patrimoine, de l’enrichir et de permettre sa diffusion aux publics les plus larges, en impliquant les habitants et de renforcer le traits d’union transfrontalier sur les deux rives du fleuve !

Justement, où en sont nos relations avec le Surinam, notre voisin ?

Le renforcement de la coopération transfrontalière avec le Surinam sera le thème d’une des séquences que j’ai souhaité dès mon arrivée dans l’ouest guyanais. Et pour cause, le renforcement des flux d’échanges est une donnée fondamentale dans une économie ouverte ! Les échanges ne sont pas seulement économiques, d’une rive à l’autre du fleuve Maroni, ils sont également humains ! Ils se nourrissent d’une communauté d’intérêts et sont amenés à se développer considérablement. Ma préoccupation est que nous sachions accompagner et maitriser ce développement afin que le territoire en retire le maximum de bénéfice. C’est tout le sens de la politique de coopération régionale que nous mettons en œuvre avec nos partenaires étrangers, y compris dans sa vocation à défendre nos intérêts, comme par exemple ceux pour la lutte contre la pêche illégale.

Propos recueillis par FXG, à Paris

 

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3 juillet 2014 4 03 /07 /juillet /2014 10:49
Cauwet à la Maelle galerie
couverture-fonctions-picturalesThierry Cauwet expose encore ce mois de juillet ses oeuveres à la Maëlle Galerie, rue Ramponneau à Belleville (Paris). Son travail questionne depuis 1978 le corps présenté ou représenté, le temps, l’espace, mais aussi des sujets aussi concernant que la politique. Au travers d’une multitude de techniques mixte et de médiums, il investit la photographie, la vidéo, la peinture, l’estampe, le vitrail et les images numériques.Son travail sur les couches, découpes, transparences, palimpstestes offrent une manière multiple de poser son regard sur son travail.
Nourri par les voyages, en artiste-nomade Thierry Cauwet affine son œuvre et son discours au gré des lieux dans lesquels il s’installe à l’instar de l’Italie, de la Réunion ou encore de la Martinique. Certaines rencontres seront fondamentales pour l’artiste. Très vite remarqué par Catherine Millet, il sera soutenu grâce à la parution de nombreux articles dans le magazine Artpress.  Depuis, Thierry Cauwet ne cesse de multiplier les biennales comme celle de Venise ou encore de Sao Paulo. Il est régulièrement présenté dans les principales foires d'art contemporain comme Slick ou encore la Fiac. Ses oeuvres ont rapidement rejoint les collections publiques Fracs, Bibliothèque Nationale etc... et les musées comme le Centre Georges Pompidou, le Musée national d'Art moderne, le Musée de la carte à jouer, etc...

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2 juillet 2014 3 02 /07 /juillet /2014 08:31

Le patrimoine des ministres GPL, Taubira et Désir 

Desir Arif Taubira Hollande Palcy GPLLa Haute autorité de la transparence de la vie publique a publié sur son site Internet les déclarations de patrimoine et d’intérêt des ministres du gouvernement Valls. Nous avons regardé les déclarations de George Pau-Langevin, Christiane Taubira et Harlem Désir.

La ministre des Outre-mer est propriétaire avec son mari d’un appartement de 89 m2 dans les Hauts-de-Seine. Acquis en 1998 pour quelque 300 000 euros, elle l’estime aujourd’hui à 700 000 euros, mais signale Mme Pau-Langevin, il fait l’objet d’un procès pour malfaçons. Elle possède encore, en Guadeloupe, une maison en bois de 120 m2 sur un terrain de 4000 m2. Elle l’a agrandi en avril dernier moyennant 238 000 euros. Pour ce bien, elle estime sa part à 520 000 euros. Pour le reste, la ministre déclare un contrat d’assurance vie dont la valeur de rachat est de 1611 euros, des liquidités et de l’épargne bancaires pour un montant global (avec les comptes communs du couple) à quelque 35 000 euros, des meubles assurés pour 31644 euros et des bijoux de famille d’une valeur de 5086 euros. La ministre détient un Clio de 2006 et une C1 de 2008. Enfin, George Pau-Langevin rembourse des mensualités de 1 176 euros pour un crédit immobiliers de 120 000 euros sur dix ans.

Pas de changement notable pour le patrimoine de Christiane Taubira. La garde des Sceaux avait déjà publié son patrimoine en 2012. Elle détient plusieurs terrains en propre ou en usufruit et une maison en Guyane pour une valeur globale de moins de 300 000 euros. Elle déclare une assurance vie dont la valeur de rachat est de moins de 90 000 euros, un compte bancaire à la BFC avec 4500 euros de crédit, un PEL de 46 500 euros, un compte à la Banque postal quasi vide et un compte au CIC avec 4000 euros. Elle déclare des « meubles meublants » et des bijoux pour une valeur 11 200 euros, une Hyundai de 2008 et quatre vélos dont seul le dernier, un Gitane acquis en 2013, a une valeur de 400 euros.

Enfin, Harlem Désir, le secrétaire d’Etat aux Affaires européennes dont le grand-père martiniquais était gardien de bagne en Guyane ne détient aucun bien immobilier. Son compte au LCL affiche 8 939 euros de crédit, un deuxième compte courant, 2893, un compte sur livret, 602. En épargne logement, le secrétaire d’Etat a 18 000 euros et in livret développement durable avec 11 584 euros.

Harlem Désir déclare des tableaux et lithographies d’Henri Guédon, « des cadeaux de l’artiste fait de son vivant », précise Harlem Désir qui ajoute : « Je suppose la valeur se situer aux alentours de 5000 euros. » Enfin, il détient un Renault Scenic acheté d’occasion en 2002 qu’il estime à 1 500 euros. L’ancien député européen précise que la fonction de premier secrétaire national du Parti socialiste qu’il a occupée après l’élection de Hollande n’était pas rémunérée.

FXG, à Paris

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1 juillet 2014 2 01 /07 /juillet /2014 07:00

Un fonds pour le développement d’une filière géothermique

JJ-Graff-JP-Soule-S-Brogle-J-Chouraki-C-Boissavy.jpgGeodeep est un regroupement d'entreprises du secteur de la géothermie qui veulent développer cette énergie propre et durable, et vendre l’expertise française à l’export. On trouve parmi elles des grosses boîtes ou organismes d’Etat comme Alstom, GDF, EDF, Eiffage, le BRGM et l’ADEME, et un « petit poucet », la société antillaise Teranov. Ensemble, ils représentent la filière engagée dans l’exploitation du marché de l’énergie volcanique. Ce marché représentait  3 à 400 mégawatt dans le monde en 2005, mais est appelé à atteindre dans les dix ans les 500 à 1000 Mw. C’est pour se préparer à cette croissance et gagner des parts de marché en France et à l’international que ces sociétés se sont regroupées dans ce cluster qui veut fonctionner comme une couverture du risque géologique grâce à la création d’un fonds public privé d’un montant de 100 millions d’euros. Car ce qui coûte cher dans la géothermie, c’est la recherche de gisements, les campagnes de forage et l’exploration.  Le vrai risque financier est de ne trouver ni débit, ni chaleur. C’est ce risque que le cluster Geodeep se propose de couvrir. L’ambition de Geodeep est de développer 20 projets de centrales pour 300 Mw. La perspective, c’est 1000 emplois en France dont 160 aux Antilles. Il y a quatre projets aux Antilles pour une capacité de 50 Mw et six projets à l’export depuis les Antilles qui sont une plateforme d’approche commerciale avec la société d’ingénierie du sous-sol, Teranov de Jacques Chouraki. Huit îles de la Caraïbes ont des potentiels géothermiques d’autant plus intéressants que le coup de production du mégawatt dans les îles est de 230 euros avec les centrales diesel contre 130 en géothermie. En Amérique du Sud, il y a un potentiel de 20 à 30 gigawatt inexploité. « Un terrain de jeu pour la filière française », selon Jacques Chouraki déjà présent en Bolivie avec un projet de centrale de 50 Mw qui promet d’être la référence en Amérique du Sud. A condition, bien sûr, que les investisseurs publics et privés viennent abonder les 100 millions du fonds de couverture risque. Geodeep espère boucler son tour de table d’ici le mois de décembre pour lancer les premiers projets au printemps 2015.

FXG, à Paris


ITW Jacques Chouraki, président de Teranov

« 160 emplois est un chiffre réaliste à l’échelle de la Guadeloupe et de la Martinique »

Jacques-Chouraki.jpgQuel est la spécificité de Teranov ?

Nos ingénieurs viennent principalement du monde de l’exploration pétrolière et gazière et travaillent sur des zones naturellement fracturées, puisque 40 à 50 % des réserves mondiales d’hydrocarbure sont dans de telles zones. La géothermie dans nos régions se trouve dans un mélange de zones sismiques et volcaniques. Nous avons donc travaillé à transposer les outils développés pour l’exploration pétrolière à la géothermie. Ce sont des outils de modélisation réservoir qui n’ont jamais été utilisés en géothermie parce que beaucoup trop chers. Grâce à une passerelle et un accord passé avec Total, on peut les utiliser pour avoir une meilleure appréhension du risque géologique avant et après les forages.

Quels sont les projets intéressant les Antilles ?

En Guadeloupe, il y a un permis en cours d’instruction à Vieux-Habitants où on a identifié un potentiel assez significatif. En Martinique, il y a deux permis en cours aux Anses-d’Arlet et au Morne Rouge où il y a matière à exploration. En Dominique, le potentiel qui sera développé est très largement supérieur à la consommation dominiquaise ; le surplus sera exporté en Martinique et en Guadeloupe.

A l’export, où est présent Teranov ?

Teranov est déjà présent en Guadeloupe, en Martinique, à Paris, en Colombie et en Bolivie avec des implantations et des ingénieurs sur place, mais aussi en Argentine et au Chili avec des correspondants ingénieurs. Il y a un potentiel de géothermie dans huit îles caribéennes et donc une possibilité d’exportation du savoir-faire français aussi bien en matière d’ingénierie, de service que de fourniture d’équipements. Mais c’est le marché sud-américain qui offre le plus gros potentiel. Nous y travaillons déjà en consortium avec d’autres entreprises françaises, en particulier en Bolivie depuis un an.

Qu’attendez-vous de la création de ce cluster ?

Nous avons déjà des projets identifiés en Bolivie, au Chili, en Colombie, en Argentine, en Equateur et au Pérou sur lesquels on pourrait dès demain proposer une offre différenciée par rapport à ce qui existe sur le marché international. Nos concurrents fournissent du service et des équipements, mais pas un schéma assuranciel. Or, le frein à la géothermie, c’est la problématique du risque géologique, donc le risque financier au moment des forages exploratoires. En arrivant avec une proposition de ce type, nous sommes concurrentiels.

Vous évoquez en termes d’emploi le chiffre de 160 aux Antilles…

La Guadeloupe et la Martinique sont les plus concernés car nous allons y domicilier le savoir-faire en matière d’ingénierie, de construction, de services et d’exploitation. Tous les types de formations et de métiers vont trouver des débouchés sur cette filière industrielle. 160 emplois est un chiffre tout à fait réaliste à l’échelle de la Guadeloupe et de la Martinique.

Comment se fait-il qu’une île volcanique comme la Réunion n’ait aucun projet géothermique ?

La Réunion bénéficie déjà d’un taux d’énergie renouvelable très important, il y a donc moins de besoin. La Réunion dispose de ressources géothermales, mais elles sont moins accessibles du fait du volcanisme actif de la Fournaise et parce qu’elles se situent en zones naturelles protégées, très complexes d’accès d’un point de vue géothermal. Le dossier n’est pas du tout fermé et l’évolution des techniques fait que d’ici deux ou trois ans, nous pourrons proposer à la Réunion un mode d’intervention différent pour caractériser ces ressources et permettre, à terme, leur exploitation tout en préservant intégralement leur environnement.

Propos recueillis par FXG

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30 juin 2014 1 30 /06 /juin /2014 07:00

Le médicament des drépanocytaires graves réévalué de 70 %

Addmedica vient de remporter son combat pour une meilleure évaluation du prix de son médicament, le Siklos, destiné aux soins des drépanocytaires graves. Sans cela, le laboratoire estimait ne pas être en mesure d’atteindre un seuil de rentabilité suffisant pour poursuivre son exploitation. 

Le Comité économique des produits de santé (CEPS) avait initialement fixé le prix du Siklos 100 mg (dosage enfant) à 13,40€, et celui du Siklos 1000 mg (dosage adulte) à 67 €. Peu après, une première révision du tarif a été consentie : 18,71 € le 100 mg et 84,12 € le 1000 mg. Estimant ce prix toujours insuffisant, Addmedica a demandé au Conseil d’Etat de réévaluer ces prix à 110 € la boîte de 100 mg et 550 € celle de 1000 mg.
Le Conseil d'Etat a ordonné en mars 2013 une expertise afin de pouvoir évaluer les charges nécessaires à l'exploitation par Addmedica de son médicament au regard de ses ventes. Le 14 mai dernier, le Conseil d'Etat a rappelé que le CEPS devait prendre en compte « les coûts spécifiques, tenant notamment aux dépenses de recherche et développement que le laboratoire doit nécessairement exposer pour la mise sur le marché de cette spécialité » et dit les prix qu’il avait fixés ne permettaient pas à la société Addmedica de couvrir ses charges. Le CEPS aurait ainsi commis une « erreur manifeste d'appréciation », selon les magistrats administratifs qui avaient donné un mois au CEPS pour fixer un nouveau prix de vente. C’est par convention que le CEPS et Addmedica ont finalement décidé des nouveaux tarifs qui ont été publiés le 25 juin dernier au Journal officiel. Le prix fabricant hors taxe du Siklos passe ainsi de 40 à 68,14 euros pour 60 comprimés à 100 mg et de 200 à 340,72 euros pour 30 comprimés à 1 000 mg, soit des hausses de 70%. En prix publics TTC, les augmentations sont de l'ordre de 65%, pour des prix respectivement à 85,48 euros et 402,42 euros.
Jenny Hippocrate, présidente de l’association pour l’information et la prévention de la drépanocytose (APIPD) a commenté cette décision par une formule lapidaire : « On a gagné ! »

FXG, à Paris

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29 juin 2014 7 29 /06 /juin /2014 09:00

Prix d’encouragement pour la ville de Saint-Pierre au Concours Lumières®

Eglise-Saint-Pierre.jpgLe jury de la 26e édition du Concours Lumières® organisé par le SERCE et Philips Lighting, s'est réuni le 28 mai dernier autour de Louis Albert de Broglie, pdg de Deyrolle pour l'Avenir. Trois prix d'un montant global de 16 500 € et deux prix d'encouragement ont été attribués.

C’est ainsi que la ville de Saint-Pierre de la Réunion a reçu le prix de l’encouragement pour la mise en lumière d’une friche urbaine. Dans le cadre du dispositif de rénovation urbaine, la ville de Saint-Pierre a procédé à la transformation d'une friche urbaine de 2 ha en parc urbain, au cœur du quartier de la Ravine blanche. Le site est entouré d'habitats collectifs de part et d'autre et d'une église au nord, qui constitue le centre du quartier. La maîtrise d'ouvrage a tout de suite opté pour une mise en valeur des lieux via un éclairage scénique et dynamique afin de contribuer à la véritable métamorphose du site. Différentes ambiances lumineuses animent le parc tout au long de la semaine et de l'année.

La puissance installée est de 5 852 Watts pour 101 points lumineux. Le concepteur est FEDT / EOL et l’installateur, GTOI.

FXG, à Paris

Photo : ©Jérôme Balleydier 

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28 juin 2014 6 28 /06 /juin /2014 07:00

Nicolas Thomas (Guadeloupe Grand large) s’offre la 2e place de la Qualif Solidaire 

Nicolas_Thomas.jpgNouveau venu dans la course au large en solitaire, le Guadeloupéen Nicolas Thomas, vient de se qualifier pour la Route du Rhum en finissant deuxième une boucle nautique de 800 milles au départ et à l’arrivée de Saint-Nazaire, en passant par la Cornouaille anglaise et le golfe de Gascogne. Le guadeloupéen aura créé la surprise après 3 jours, 20 heures et 13 minutes de course: « Au départ de Saint Nazaire, je ne pensais pas du tout à un tel résultat ni même réussir à tenir les autres en vitesse. De plus, je me suis énormément amusé à naviguer en solitaire et cela à confirmer mes envies de transatlantique en solo. Seul à bord, je fais ce que je veux, je fais marcher mon bateau comme je l’entends, si j’ai envie d’empanner, j’empanne et puis c’est tout. Sur les choix tactiques, les miens ont plutôt bien fonctionnés. A aucun moment je n’ai été ennuyé par le reste de la flotte, j’ai toujours pu faire ma route comme je l’entendais même si je surveillais tout le temps mes concurrents. Nous avons souvent navigué à vue et il m’est arrivé plusieurs fois de les marquer.

Les conditions de navigation ont été optimales sur tout le parcours. J’ai eu un moment de fatigue hier lorsque le vent est monté à 22 nœuds. Sous grand spi au largue serré, j’ai fait plusieurs départs au tas. Ne tenant plus à la barre j’ai légèrement abattu, mis le pilote et je suis parti dormir deux heures. On voit très bien ce passage sur le tracé de la cartographie. Puis je me suis réveillé et à ma surprise, j’ai noté que j’avais pris un peu d’avance, laquelle m’a été très utile à l’arrivée puisque je passe la ligne à peine 3 minutes avant Sébastien Rogues. »

Après cette première régate sur le Mach 40 « Guadeloupe Grand Large – Région Guadeloupe », Nicolas Thomas a encore pas mal de travail pour l’optimiser et le maitriser totalement, car le Guadeloupéen le dit lui-même : « Avant de menacer le favori Sébastien Rogues (GDF Suez) sur l’eau, j’ai encore du travail. »

Nicolas Thomas partira en convoyage vers Lorient d’ici quelques jours avant de reprendre l’entrainement aux côtés de Jeanne Grégoire


Pipo préparateur du bateau MatoubaVOILIERMATOUBA.jpg

Le Guadeloupéen Philippe Cairo, dit «Pipo» sera le «Boat cap-tain» du voilier Matouba 79. Ce voilier de la calss 40 est skippé par Bertrand Guillonneau, un chirurgien de  renom très attaché à la Guadeloupe où il collabore avec la Ligue contre le cancer, comité Guadeloupe, pour sensibiliser la population sur le dépistage du cancer. Il contribue dans son travail comme sur l’eau à promouvoir des valeurs humanistes, de dépassement de soi et de nécessité de toujours faire au mieux.

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28 juin 2014 6 28 /06 /juin /2014 07:00

Le Conseil d’Etat confirme la condamnation de Jean-Paul Virapoullé pour gestion de fait

Jean-Paul Virapoullé a été débouté, hier, par le Conseil d’Etat qu’il avait saisi pour contester une décision de la Cour des comptes. En décembre 2011, les hauts magistrats financiers l’avaient déclaré comptable de faits des deniers de la commune de Saint-André attribués à l’Amicale du personnel communal de Saint-André, confirmant ainsi une décision de la chambre régionale des comptes de Saint-Denis prise en décembre 2010. Cette décision mettait également en cause la présidente de l’association, Noëlle Dugain, et le trésorier, Abel Seychelles. L’affaire devait être dénoncée après l’élection d’un nouveau maire, Eric Fruteau, en 2008 qui diligenta un audit.

Depuis 1982 et jusqu’en 2008, la mairie de Saint-André subventionnait l’amicale et c’est en raison de l’utilisation des sommes versées que le maire a été déclaré comptable de fait. Dans son arrêt, le Conseil d’Etat prend acte des « interventions directes du maire pour seize opérations » et constate que la présidente de l’Amicale dont le siège se trouvait à la mairie, ne disposait pas « d’autonomie hiérarchique vis-à-vis des élus ». Les magistrats administratifs en concluent que « la collectivité gardait la maîtrise de l’utilisation des sommes versées » et rejettent le pourvoi. Cette décision tombe alors que Jean-Paul Virapoullé a retrouvé son siège de maire de Saint-André il y a trois mois.

FXG, à Paris

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28 juin 2014 6 28 /06 /juin /2014 07:00

Ambiance gueule de bois à LADOM

Alors qu’une enquête pour détournement de fonds secoue la direction de LADOM, Le JIR a rencontré quelques membres du personnel, ancien ou actuel. Enquête.

Depuis l’annonce de la mise en examen de Franck Le Métayer, directeur administratif et financier de l’agence de l’outre-mer pour la mobilité (LADOM) qui a expliqué aux policiers avoir détourné pour environ 300.000 euros d’argent public en une dizaine d’années en faisant de fausses factures, l’ambiance est morose dans les locaux de la direction de LADOM, au Carrefour Pleyel à Saint-Denis (93). « Tous sont tombés des nues, confie un habitué de la maison. Ils s’attendaient à ce qu’on leur tombe dessus pour le train de vie de la direction, pas pour des détournements ! » Nommé en juillet 2013 en remplacement de François-Xavier Bieuville (un ancien du cabinet Estrosi), Jean-Claude Cadenet (ancien de RFO et de la mairie de Paris), alerté par des collaborateurs, a lancé rapidement un audit qui a mis au jour des malversations. Un audit bienvenu puisqu’apparemment ni le contrôleur économique et financier, Jean-Baptiste Rotsen (un ancien du cabinet Penchard) ni la Cour des comptes qui n’a fait des remarques que sur l’absence de marchés publics, n’avaient rien vu …

Les personnels qui ont bien voulu parler n’ont jamais rien soupçonné de tel, mais ils ont été témoins de choses qui les choquaient. Ainsi, le directeur administratif et financier aurait accepté, après le recrutement en 2001 d’un attaché principal en charge du Fonds social européen, de prendre en charge son loyer pendant près de trois ans. Les stagiaires de LADOM qui protestaient l’an dernier contre les conditions d’hébergement proposées par LADOM apprécieront les largesses !

Aux marchés publics, comme la Cour des comptes l’a constaté, Ladom préférait les marchés négociés. Ainsi M. Le Métayer ne voulait pas travailler avec d’autres transporteurs qu’Air France. « Il n’a jamais voulu nous transmettre l’accord commercial qu’il avait passé avec cette compagnie », se souvient l’ancien responsable des marchés qui a finalement réussi à passer un appel d’offres remporté par Air Austral… Même chose avec l’agence Bourbon voyage qui, soumise à la concurrence de l’appel d’offre, a perdu son riche client. Même chose encore avec le marché informatique, confié sans mise en concurrence à la société Fidesio. Un marché évalué à 100 000 euros d’abord, puis rapidement à 400 000. « M. Le Métayer et le directeur emploi formation, Philippe Bargeot, ne voulaient pas d’un marché public malgré le montant qui le plaçait au niveau des appels d’offres européens », témoigne l’ancien responsable des marchés. Depuis le 18 juin dernier, LADOM a lancé un appel d’offres conforme pour « la réalisation de prestation d’infogérance et d’hébergement, de développement et maintenance de logiciels spécifiques ».

Classe éco pour tous

C’est incroyable ce qui a changé à LADOM depuis l’arrivée du nouveau directeur. Une de ses premières décisions a été d’imposer à tous ses cadres les déplacements aériens en classe économique et non plus en classe affaire, la fin des remboursements illimités de frais et encore la suppression des frais de taxi dont le poste comptable faisait son pesant de cacahuètes ! Un employé témoigne : « Le chauffeur était un habitué ; il m’a cité les noms de trois cadres dont il parlait comme d’amis. Quand je lui ai demandé ma fiche, il m’a dit qu’il l’enverrait directement à LADOM… »

A l’issue de l’audit qu’il a commandé, Jean-Claude Cadenet a envoyé un mail à son directeur administratif et financier avec cinq questions. Franck Le Métayer n’y a pas répondu. Il serait parti en Corse. C’est là que François-Xavier Bieuville, son ancien directeur, l’a appelé pour lui dire de rentrer. C’est lui qui l’aurait accompagné au commissariat. François-Xavier Bieuville s’est refusé à tout commentaire en raison de l’information judiciaire en cours. Jean-Claude Cadenet n’a pas donné suite non plus à nos demandes, pas plus que Marie-France Barbier, la déléguée nationale en charge du développement et de la communication de LADOM.

Alors les jeunes, toujours la même envie de devenir stagiaire de LADOM ?

FXG, à Paris


Un train de vie fastueux

De l’avis général, l’encadrement de LADOM menait un train de vie fastueux. Entre les missions de trois semaines à la Réunion dans un hôtel 4 étoiles (alors que 70 personnels de LADOM sont en poste sur place) ou au Canada, avec prolongement vacancier, les déjeuners payés avec la CB du directeur administratif et financier au restaurant gastronomique Le coq de la maison blanche à Saint-Ouen (menu de base à 32 euros) ou, en janvier 2012, chez le chef étoilé Michel Rostang dans le 17e, tout près de chez Franck Le Métayer (avec une cannette au sang à 168 euros), les caisses de champagne gardées dans le bureau du DAF, les séminaire de motivation des cadres dans un château avec champagne et macarons à profusion – trois jours de fête pour les uns, un incentive pour le DAF – ou encore le repas d’adieu fastueux au Pré-Catelan pour le départ de l’ancien directeur (bar poché ou ris de veau à 120 euros), le régime à LADOM était loin d’être maigre pour ses cadres…

Avant la nomination de Jean-Baptiste Rotsen comme contrôleur économique et financier chargé des comptes de LADOM, c’est Chantal Jarige, qui contrôlait LADOM. Cette gestionnaire, la direction l’emmenait manger au Campanil (menu à 10 euros)… Lors de son interrogatoire par la police, à la question « qu’avez-vous fait du fric ? », Franck Le Métayer aurait répondu : « J’ai bien vécu. »


LADOM a fini par envoyer un communiqué de presse

Le conseil d’administration de l’agence pour la mobilité outre-mer s’est réuni ce mardi 24 juin sous la présidence de Monsieur Michel BOYER.

Le conseil d’administration a été informé des faits récemment découverts par la direction générale à la suite des investigations qu’elle avait commanditées. Le conseil a approuvé à l’unanimité la constitution de partie civile de LADOM dans cette affaire.

Le conseil a approuvé les démarches d’audit complet qui sont lancées et a reporté à sa prochaine réunion l’examen des comptes pour 2013, lorsque la réalité des écritures aura pu être définitivement établie et certifiée par les commissaires aux comptes.

Le conseil a rappelé toutefois la confiance qu’il accorde aux agents de LADOM et réitère son soutien au directeur général dans ses démarches de clarification du fonctionnement de l’entreprise.

Le conseil a enfin rappelé son attachement au bon accomplissement des missions de LADOM, indispensables pour les jeunes ultra-marins. Il a pris acte du lancement d’un audit de l’inspection générale de l’administration pour clarifier son organisation et son fonctionnement.

Les ultra-marins bénéficiaires des prestations de LADOM continueront ainsi à bénéficier de toutes les prestations auxquelles ils peuvent prétendre. L’activité de l’agence se poursuit normalement. 

Jean-Claude Cadenet, directeur général

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27 juin 2014 5 27 /06 /juin /2014 07:00

Usurpation de médaille à l’Elysée et aux Invalides

Ministres president dissidents-copie-1Le 1er juin dernier, François Hollande recevait à l’initiative de la réalisatrice martiniquaise Euzhan Palcy, auteur du documentaire « Parcours de dissidents », six anciens combattants antillais et guyanais de la seconde guerre mondiale, autrement dits des "dissidents", des jeunes évadés par mer de leur île alors administrée par le gouvernement de Vichy, pour rejoindre les bureaux de recrutements des Français libres en Dominique ou à Sainte-Lucie. Parmi eux, Salinière Doctrovée Ségor (94 ans). Il arborait, devant le président de la République, sur son plastron, la croix de Compagnon de la Libération. Le lendemain encore, il la portait dans la cour du dôme des Invalides devant les ministres des Anciens combattants et des Outre-mer. Or, Salinière Ségor n’est pas l’un des derniers survivants de l’ordre créé par le général de Gaulle. Ayant vu la supercherie, ou plutôt l’usurpation de décoration, le secrétariat général de la chancellerie de l'Ordre a enjoint aussitôt au dissident Salinière Ségor de ne plus porter cette médaille qu'il n'a pas obtenue. Invité, tout de même, aux cérémonies du 6 juin à Ouistreham, M. Ségor s’y est rendu avec ses cinq camarades, mais sans la Croix.
Par ailleurs, le
président du Comité pour un mémorial martiniquais de la Résistance, de la Déportation et de l'Internement, François Cartigny, a contesté le statut de dissident de Salinière Ségor, affirmant : « Il a rejoint les Forces Françaises Libres en 1942 en Afrique Equatoriale Française où il se trouvait à l'époque comme soldat de 1ère classe. Le territoire de l'A.E.F. était alors entièrement rallié à la France Libre depuis septembre 1940. Ségor n'a fait que suivre le mouvement comme l'ont fait avec lui plusieurs centaines de militaires du rang, sous-officiers et officiers. » Une thèse démontée par l'ONAC qui assure, états de vservice en main, que Salinière Ségor est bien passé par la Dominique et les Etats-Unis ; Il est donc bien un dissident !

FXG, à Paris

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