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21 juin 2014 6 21 /06 /juin /2014 07:12

400 millions pour le pacte de responsabilité outre-mer

Devant le conseil économique, social et environnemental de La Réunion, la ministre des outre-mer a donné hier matin des détails sur l'application outre-mer du pacte de responsabilité.

Les outre-mer bénéficieront de l'intégralité des mesures prises en faveur du pouvoir d'achat des salariés et des ménages modestes (allègement des charges salariales, réduction d'impôt sur le revenu, revalorisation des prestations et des petites retraites).
Les entreprises d'outre-mer bénéficieront quant à elle des allègements de fiscalité prévus au niveau national (suppression de la C3S, baisse de l’impôt sur les sociétés) ce qui permettra un apport de l'ordre de 150 M€ d'aides supplémentaires en faveur du développement économique outre-mer. Elles bénéficieront également – pour une part -  des mesures nationales d’allègement du coût du travail (baisses de cotisations familiales et la suppression des charges de sécurité sociales au niveau du smic) qui devraient leur apporter de l’ordre d’une centaine de millions d’euros de marges supplémentaires.

Pour maintenir un différentiel favorable aux Outre-mer, George Pau-Langevin a annoncé  une augmentation de 50% du CICE outre-mer.  Ce mécanisme spécifique d’allégement du coût du travail se fera sur deux ans (7,5% dès le 1er janvier 2015 et 9% à compter du 1er janvier 2016), respectant en cela le rythme de montée en puissance du pacte au niveau national. Il procurera une marge de manœuvre  supplémentaire aux entreprises de 160 M€.

Au total, hors mesures bénéficiant aux ménages, le pacte de responsabilité et de solidarité qui sera décliné dans les textes financiers à venir (PLFR, PLFRSS et PLF 2015) constitue un effort pour le secteur économique outre-mer de près de 400 M€ supplémentaires.

FXG, à Paris

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20 juin 2014 5 20 /06 /juin /2014 08:00

Christiane Taubira a refusé le poste de Défenseur des droits

Nous avions annoncé précédemment que Christiane Taubira était pressentie pour être Défenseur des droits. Et puis, patatra ! Voilà que l’Elysée a soumis, il y a une semaine, aux présidents de l’Assemblée nationale et du Sénat un autre choix, celui de l’ancien ministre de la Justice de Jacques Chirac entre 1995 et 1997, Jacques Toubon. Que s’est-il passé ? L’explication se trouve dans le Canard enchaîné sorti ce 18 juin qui publie : « Calibrée pour ce poste, Taubira l’a refusé. » On peut comprendre un tel refus quand on sait qu’elle envisageait avec l’Elysée à l’automne dernier de pouvoir succéder à Jean-Louis Debré dont le mandat à la tête du Conseil constitutionnel s’achève en mars 2016. Pour le coup la question de l’avenir politique national de l’ancienne députée de Guyane reste entier. Ca pose manifestement un problème à Manuel Valls et François Hollande…

FXG, à Paris

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20 juin 2014 5 20 /06 /juin /2014 06:54

Une chorégraphie guadeloupéenne au Tarmac

Mika-photo-stephane-bellocq.jpgLe Tarmac, théâtre parisien spécialisé dans l'accueil et la production de spectacles francophones, programme fin juin une proposition de danse venant de la Guadeloupe, Mika, heure locale, une chorégraphie de Myriam Soulanges.

Un couple de danseurs occupe la scene. L’un et l’autre sont contraints dans un carré huis clos. Lui semble rivé au sol. Elle est retenue à la terre, les pieds englués. Ils tentent de résister, de se rebeller, de s’abstraire, puis, à deux, ils vont oser l’aventure du geste, libérer le corps et la coiffure, quitter les artifices, les musiques et les habits d’emprunt, refuser l’interdit et le simulacre, se saisir de leur destin.

Jeu de couleur des vêtements, lunettes de soleil sur le nez et plastiques aux pieds, exutoires abandonnés, contraste des rythmes et des musiques… Voici la promesse !

Avec la danse en partage, choisir ses pas, être enfin soi-même contre toute attente, contre toute atteinte. Il y a de cette trajectoire dans l’itinéraire de Myriam Soulanges et de Xavier Chasseur-Daniel. L’un et l’autre sont de retour en Guadeloupe après des allers-retours vers New York ou la métropole.

FXG, à Paris

Avec Xavier Chasseur-Daniel et Myriam Soulanges

Au Tarmac, 159 avenue Gambetta – Paris 20, du 24 au 28 juin 2014, du mardi au vendredi à 20h, le samedi à 16h.

Réservations et informations : 01 43 64 80 80 ou www.letarmac.fr/

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20 juin 2014 5 20 /06 /juin /2014 06:00

« Le chant du pipiri » ou Roméo et Juliette chez les békés

Anne de Bourbon-Siciles publie chez L’archipel « Le chant du pipiri », un roman qui met en scène les amours d’une jeune béké avec un Noir.

Chant-du-pipiri-couverture.jpgLes histoires d’amour impossible finissent mal en général… Depuis les Montaigu et les Capulet, Roméo n’a pas le droit d’aimer Juliette. C’est cette trame romanesque qu’emprunte Anne de Bourbon-Siciles pour conduire son lecteur en Martinique au cœur de la société béké. Elle plante son intrigue en 1950 dans la famille Baudin de la Molinière. Pierre, le père, est un planteur puissant. Marie, son épouse, lui a donné deux filles. Tous les matins, au pipiri chantant, Louise, l’aînée, retrouve Man, le fils du régisseur noir, dans leur cabane nichée au creux d’un flamboyant centenaire. Les enfants grandissent et l’amour se fait durable… Pour y mettre fin, ses parents envoient Louise à Paris, pour lui faire croire ensuite que Man est mort dans un accident de voiture. Il s’agit de lui faire oublier cet homme indigne de leur famille. Mais de cet amour impossible va naître Rodolphe. Une catastrophe pour les parents qui offrent une alternative cornélienne à leur fille : ou bien elle abandonne l’enfant ou bien sa famille l’abandonne... Louise choisit l’enfant. Devenu adulte, ce métis en quête d’identité regagne la Martinique à la rencontre des fantômes du passé…

« Le racisme est partout, déclare l’auteur, mais en Martinique, il s’installe dans un rapport humain apparemment consenti et non pas subi… » De Fort-de-France à Paris, dans les milieux antillais blancs ou noirs, de Saint-Tropez à Capri, dans la jet set européenne, l’auteur qui connaît la musique offre une saga d’ete parfois cruelle, parfois plus suave, où se mêlent amours et trahisons, racisme et secrets de famille, suspens et rebondissements et où, précise l’auteur, « la face cachée de la société martiniquaise n’a rien à envier à celle de la haute société parisienne ».

Anne de Bourbon-Siciles vit la moitié de l’année en Martinique. Elle a voulu montrer dans son roman tout ce qu’elle a vu et ressenti au cours de ses séjours sur l’île. « J’ai la chance d’évoluer dans tous les milieux et je me rends compte que les choses n’ont pas encore beaucoup changé malheureusement et si ça n’évolue pas plus vite, nous allons droit dans le mur. »

Le déclic pour écrire ce roman ? Anne de Bourbon-Siciles l’a eu dans la salle d’attente d’un avocat où se trouvait un tableau représentant une femme blanche, alanguie sur un sofa, et un très bel homme noir à ses genoux, lui tenant la main. « Ce tableau est maintenant au-dessus de mon lit. » L’avocat, c’est son compagnon. Il a pour nom Alex Ursulet. Sans être autobiographique, « Le chant du pipiri » renvoie à sa propre histoire puisqu’elle a baptisé ses héros, Man et Louise, les prénoms de ses beaux-parents martiniquais… Man, c’est aussi l’homme en anglais, ce qui donne à ce personnage un supplément d’humanité, si toutefois il était nécessaire de le rappeler… « J’ai donné le prénom de Man à mon personnage, parce que c’est un diminutif d’Emmanuel que je ne connaissais pas et que j’aime beaucoup. J’ai commencé à écrire Man sans même penser que c’était le prénom du père d’Alex. Quant à Louise, j’ai connu, quand j’étais jeune fille, dans ma classe, une béké qui s’appelait ainsi. C’est après que je me suis rendu compte que j’avais pris les prénoms des parents de mon ami. » Nul doute que l’auteur n’a pas été elle-même confrontée aux affres de son héroïne, mais son histoire d’amour avec un Noir a été diversement appréciée dans la société béké. « Je ne suis pas une donneuse de leçon, je constate. Avant de decouvrir la Martinique, je ne soupçonnais pas à ce point-là ce genre d’attitude aujourd’hui. » Ni historienne, ni sociologue, la princesse se sert du roman pour dire ce qu’elle pense de cette société clivée, sans jamais condamner. Mais pourquoi, diable, cette descendante de Louis XIV n’est-elle pas davantage solidaire de la société aristocratique martiniquaise qui procède de sa royale famille ? « C’est la différence entre être libre ou pas. Je vis avec un homme que j’aime, je ne le vois pas comme noir ou comme blanc, c’est un homme et je l’aime. Ce roman est une ode à la liberté ! »

A travers ce remake de Roméo et Juliette chez les békés, Anne de Bourbon-Siciles lance un cri d’amour à la Martinique. « J’ai voulu terminer ce roman d’une facon positive avec le rêve que je porte pour ce pays. » On sort de cette lecture, fort d’une certitude : la princesse a lu Edouard Glissant.

FXG, à Paris

Le chant du pipiri, édition L’archipel, 19,95 euros


Un auteur de sang royal

Anne-de-Bourbon-Siciles-son-livre-et-son-ancetre.jpgAnne de Bourbon-Siciles est la fille de Ferdinand Pie, héritier de la maison de Bourbon Siciles, la branche italienne des Bourbons, elle-même issue de la branche espagnole de la maison capétienne de Bourbon.

La Maison de Bourbon-Siciles a donné cinq souverains à l'Italie du Sud ainsi que plusieurs souveraines à l'Espagne, à l'Autriche, au Brésil, à la France ou à l'Italie du Nord. Détrônée en 1861 par l'Expédition des Mille, la maison a cependant conservé sa place à l'intérieur du gotha européen et de fréquentes unions matrimoniales ont continué à unir les Bourbons-Siciles aux dynastiques catholiques.

Le 9 septembre 1977, la princesse Anne de Bourbon-Siciles, fille du prince Ferdinand, duc de Castro et de Chantal de Chevron-Villette, épousait Jacques Cochin, fils du baron Cochin à Roquebrune-sur-Argens. Le couple aujourd’hui divorcé, a eu deux enfants, Nicolas (1979) et Dorothée (1985). Depuis, la princesse Anne partage sa vie avec l’avocat martiniquais Alex Ursulet.

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20 juin 2014 5 20 /06 /juin /2014 05:42
Le pacte de responsabilité vu par la délégation Outre-mer de l’Assemblée nationaledaniel-gibbs.JPG
Le volet Outre-mer du pacte de responsabilité promis par le président Hollande n’est pas encore arbitré côté gouvernement, mais la délégation Outre-mer de l’Assemblée nationale est venu apporter sa contribution avec un rapport d’information signé des députés Fruteau (PS) et Gibbs (UMP) qu’ils ont transmis dès mardi soir au Premier ministre.
Après avoir passé en revue les dispositifs existants d’allègement du coût du travail (les exonérations de charges prévues par la loi de développement économique de l’Outre-mer (LODEOM) depuis 2009 concernent 180 000 salariés et le crédit d’impôt compétitivité emploi (CICE) depuis 2013 en touche 300 000), les deux parlementaires chiffrent  l’effort de l’Etat en 2014 à 1,131 milliard pour la LODEOM et 480 millions pour le CICE. Avec le pacte de responsabilité , le gain pour les Outre-mer serait compris dans une fourchette de 90 à 110 millions d’euros. « Rapportée aux 20 milliards correspondant à l’ensemble de la dépense fiscale pour le pacte, explique le président de la délégation, Jean-Claude Fruteau, cette somme n’est pas très élevée. » Le 23 janvier dernier, le chef de l’Etat a déclaré : « La baisse des charges existe déjà outre-mer, donc, si je la propose pour toutes les entreprises, cela ne fera pas d’avantage significatif pour les entreprises ultramarines… » C’est ainsi qu’il a proposé d’adapter le pacte aux Outre-mer pour que le pacte ait un véritable impact dans les DOM. Ainsi les parlementaires proposent avec la Fédération des entreprises d’Outre-mer un CICE majoré pour maintenir un différentiel entre les Outre-mer et l’Hexagone.
Le CICE qui représentait 4 % de la masse salariale en 2013 a été porté à 6 % cette année. Le rapport des parlementaires propose un CICE à 9 % pour toutes les entreprises ultramarines, un CICE à 13 % pour les entreprises du secteur renforcé de la LODEOM et enfin un CICE à 19 % pour le tourisme. Le coût de ces deux derniers serait de 200 millions selon la FEDOM.
En complément de ce CICE spécifique aux DOM, les députés proposent un dispositif en faveur des entreprises unipersonnelles pour faciliter l’embauche de leur premier salarié, un report de 5 ans pour le début de la dégressivité des taux d’abattement liés aux zones franches globales d’activité, l’élargissement du dispositif d’aide au fret jusqu’alors limité à l’Union européenne, le maintien de la TVA non-perçue récupérable (qui coûte 100 millions), un taux de 50 % pour le crédit d’impôt développement durable (pour les travaux de rénovation). Une dernière proposition vise à la mise en place d’une aide financière ou technique pour les entreprises en démarche de certification.
Ces propositions doivent maintenant être confrontées au plan gouvernemental qui n’est pour l’heure pas encore arbitré avant d’être débattues au Parlement d’ici à la fin juillet dans le cadre des projets de loi de finances rectifiée 2014 et lois de finances rectifiée de la Sécurité sociale 2014.
FXG, à Paris

La FEDOM perplexe
La FEDOM se félicite des conclusions du rapport d’information produit par la délégation Outre-mer de l’Assemblée nationale dans la mesure où plusieurs propositions rejoignent ses préconisations. En revanche, elle reste perplexe quant à ce que va décider le gouvernement. Une perplexité accrue encore du fait que selon certaines sources parlementaires, la déclinaison outre-mer du pacte de responsabilité ne serait pas examinée dans le cadre des projets de loi de finances rectificative du budget 2014 et du budget de la Sécurité sociale, mais le serait dans le cadre du projet de loi de finances initiale 2015. Si tel était le cas, les Outre-mer prendrait six mois de retard par rapport au pacte de responsabilité national qui était présenté hier en conseil des ministres.

GPL fait confiance à Valls

Dans une interview à paraître dans le Journal de l’île de la Réunion ce jeudi, la ministre des Outre-mer évoque le pacte de responsabilité.
« L'objectif du Pacte de responsabilité et de solidarité nous le connaissons : il s’agit de redonner de la confiance et des marges aux entreprises en contreparties d’engagement pour l'emploi, le dialogue social et la formation professionnelle. Le gouvernement souhaite également agir en faveur des ménages modestes, par des allègements d'impôts et de charges qui leur rendront du pouvoir d'achat. il est normal que la Pacte soit très attendu Outre-mer : le tissu économique est très fragile, le chômage atteint des niveaux insupportables et le coût du travail y est un sujet crucial. Les territoires bénéficieront largement des mesures nationales (pour les ménages : les baisses de charges, les allègements d'impôts, la revalorisation des prestations ; pour les entreprises : les suppressions et allègements d'impôts sur la production). Mais c'est vrai, pour ce qui concerne le coût du travail, une part importante des mesures prévues par le Gouvernement existe déjà outre-mer, compte tenu des mécanismes d'exonérations de charge en vigueur. C'est bien ce qui a conduit le Président de la République à souhaiter une "adaptation" du Pacte dans ces territoires. J'ai fait des propositions au Premier ministre, et la délégation aux outre-mer de l'Assemblée nationale qui avait confié à son président Jean-CLaude Fruteau le soin de faire un rapport sur ce sujet a adopté celui-ci à l'unanimité mardi dernier. La proposition principale de ce rapport est la création d'un CICE à 9% outre-mer, ce qui serait un signal très fort pour nos entreprises outre-mer. Les solutions qui seront retenues doivent conjuguer une exigence d'efficacité et le respect des contraintes qui pèsent sur le budget de la Nation. Je suis confiante car je sais que Manuel Valls a une conscience aiguë des difficultés des outre-mer et de la nécessité de garantir le plein effet du Pacte dans ces territoires. »

 

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19 juin 2014 4 19 /06 /juin /2014 07:05

Givmeall 2clip givmeall

Le nouveau clip de Givmeall, No Sunshine, se tournait dans un loft à Pantin (93) et mardi dans un parc à Paris. Le refrain est une reprise de Ain't no sunshine when she's gone. C’est un mélange de zouk, dance hall et r’n’b avec Helly Harma, Talina, Fanny J, Krys, Clayton Hamilton et Lorenz. Krys a tourné mardi car il était retenu lundi en Guyane où il s'est produit pour le One Love Festival de Florent Malouda.

Crée il y a 3 ans , la marque Givmeall est aussi un label de production musicale qui a déjà vu émerger des artistes de renom tel qu’Axel Tony.    

Ce Givmeall 2 fait suite au premier volet sur lequel apparaissaient Layanah, Saïk, Pompis et Axel Tony (le titre Encore et encore qui en est actuellement à plus de 2 millions de vues sur youtube). Le clip devrait être diffusé d'ici le 30 juin et la semaine prochaine en radio.

FXG, à Paris

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18 juin 2014 3 18 /06 /juin /2014 07:00

Le patron de Total chez GPL

C’est un rendez-vous qui a été plusieurs fois reporté, mais la ministre des Outre-mer, George Pau-Langevin a fini par recevoir Christophe de Margerie, PDG de Total, jeudi dernier rue Oudinot. De quoi se sont-ils parlés ? De la séparation des comptabilités des activités de stockage et de distribution de la SRPP à la Réunion, qui devrait etre déjà opérationnelle ? Des permis de forage au large de la Guyane ? Oui, a répondu laconiquement l’entourage de la ministre qui a même laissé entendre que Total était optimiste quant aux perspectives de trouver du pétrole au large de la Guyane... Mais Christophe de Margerie avait surtout envie de lui parler du décret Lurel et des arrêtés de méthodes sur la fixation du prix des carburants dans les DOM, qui lui ôtent quelque 40 millions de bénéfice (sur 13 milliards !). Cette réforme structurelle des prix ne passe pas toujours chez Total, selon, l’ancien ministre Victorin Lurel qui confie : « La SARA essaie de présenter des factures au préfet de la Martinique Laurent Prévôt pour récupérer une part de ses rentes perdues… » Comme Christophe de Margerie se faisait insistant sur le sujet, espérant parvenir à convaincre la ministre de revenir sur le décret carburant et les arrêtés de méthodes, celle-ci se serait contentée d’éluder en lui disant : « C’est derrière nous. »

FXG, à Paris

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18 juin 2014 3 18 /06 /juin /2014 07:00

Consensus pour un dépistage généralisé de la drépanocytose

Pecresse-GPL-Siar-Hippocrate-Karam-Lurel.jpgConcurrence de la coupe du monde avec le match France Honduras, concurrence de la fête des pères… Le Zénith était loin d’être plein dimanche pour le 5e Drépaction, malgré une affiche artistique très riche et une forte affluence de personnalités politiques.

La ministre des Outre-mer, George Pau-Langevin, a profité de l’occasion pour remettre les insignes de chevalier de la légion d’honneur à la presidente de l’APIPD (association pour la promotion de l’information et la prévention de la drépanocytose), Jenny Hippocrate.

« Je connais Jenny Hippocrate depuis de longues années, a déclaré la ministre, je sais le combat résolu qu’elle mène contre la drépanocytose. Compte tenu des métissages, il faudrait qu’on puisse faire un dépistage plus approfondi. » Le dépistage est généralisé aux Antilles, mais dans l’Hexagone, il n’est encore que ciblé. Un consensus se fait autour de l’idée d’un dépistage universel. C’est en tout cas le souhait de l’ancienne ministre UMP, Valérie Pécresse : « La drépanocytose est une priorité de santé publique pour tous les Français, a déclaré la députée des Yvelines. Il faut aller vers le dépistage universel parce que nous sommes un pays de passages, de migrations et un pays tourné vers la Méditerranée. Nous avons besoin de ce dépistage pour que la drépanocytose recule. »

Jenny-Hippocrate-et-Freepon.jpgPatrick Karam, président du CReFOM, qui, en tant que délégué interministériel avait lancé le 1er Drépaction, en a fait une priorité d’action de son association. « Nous allons reprendre le plan de santé publique de 2009 qui n’a pas été respecté par l’ancien gouvernement et nous allons nous assurer que chacun des points qui avaient été arbitrés puissent faire l’objet d’une politique publique. Des décisions importantes sont enterrées dans un tiroir ! » Le CReFOM dont le responsable du pôle santé n’est autre que Jenny Hippocrate, veut obtenir avant une année « tous les résultats sur cette question ». Pour cela, il a demandé au député Lurel de porter sa voix à l’Assemblée nationale lorsque la loi de santé publique de Marisol Touraine sera débattue au Parlement : « La drépanocytose est une saloperie de maladie contre laquelle il faut une coalition, a déclaré Victorin Lurel. Ça ne peut être le combat des seules associations et des élus locaux, le gouvernement doit aussi faire sa part de travail. Nous allons demander un renforcement de l’action engagée. Il y a un volet outre-mer dans la loi de santé publique et la drépanocytose devra être un impératif national. »

Gage-et-Kant-Lebeau.jpgFabrice Di Falco, accompagné de son pianiste Jonathan Govaerts, a ouvert le spectacle du Drépaction en chantant « Mon ange » d’Edith Lefel. « On est là pour la cause, contre la drépa, alors on répond présent », confie Axel Tony qui a chanté « Ma reine ». L’artiste canadien, Gage, participait pour la première fois au Drépaction. Jusqu'alors, il ne connaissait pas la drépanocytose. « Je suis bluffé par le nombre d’artistes qui se sont déplacés au Zénith pour supporter cette cause qui me touche. On est tellement sollicité que l’on est content de pouvoir choisir une vraie cause ! »

Philippe Lavil et la princesse italienne Isabella Orsini etaient les parrains de cette édition, mais il y avait pour les seconder les ambassadeurs de bonne volonté et les marraines comme Patrick Karam, Claudy Siar ou Kareen Guiock… « Plus on est de marraines, mieux c’est et mieux on en parle », a déclaré la journaliste de M6, présente chaque année au Zénith depuis 2009.

FXG, à Paris

 


Une cause en manque de donateurs

Philippe-lavil-Taylor-Fixy.jpgJenny Hippocrate a beaucoup hésité à lancer cette nouvelle édition, mais son équipe lui a intimé l’ordre de ne pas baisser les bras. 27 pays (Etats-Unis, Brésil, Costa Rica, Belgique, Allemagne, Angleterre, etc) étaient représentés au Zénith, dimanche. « Ils ne comprendraient pas qu’on arrête », reconnaît Jenny Hippocrate. Claudy Siar lui a proposé de reprendre toute la logistique de cette organisation pour donner un souffle nouveau au Drépaction 2015. Car le vrai problème, c’est la faiblesse des dons. « Un tel déploiement d’énergie, de partenaires y compris financiers, pour organiser ce Drépaction doit aboutir à des collectes de dons conséquentes pour favoriser la recherche », a indiqué Sophie Elizéon. Sa délégation a fait un don de 4000 euros. « Nous n’avons pas de bons retours, témoigne la présidente de l’APIPD. Quand on arrive à récolter 100 000 euros de subventions, on doit payer 96 000 euros pour le Zénith, même si la location de la salle nous est offerte. Cette année, on est loin du compte puisque nous ne sommes même pas arrivés à 60 000 euros. Il me faut trouver 30 000 euros pour financer le manque. »

artiste-drepaction.jpgLa Région Ile de France donnera 23 000 euros, le ministère de l’Outre-mer pourrait en donner 20 000, la Région Guadeloupe 10 000 euros, le Medef Martinique 1 500. Le conseil general de la Guyane sollicité fait attendre sa réponse. L’UGPBan a donné 20 000 euros, les laboratoires Addmedica 10 000 euros… Les particuliers donnent aussi, tel l’ancien député de la Martinique, Alfred Almont, qui, chaque année, envoie un chèque personnel à l’APIPD.

Pour donner, il suffit d’aller sur le site www.apipd.fr. Les dons se font par paypal ou par chèque à l’ordre de l’APIPD. En retour, le donateur reçoit très rapidement un recu fiscal.

L’an dernier, l’APIPD a financé deux bourses de thèse à des doctorants qui sont en Guadeloupe et en Guyane. Mais l’APIPD s’intéresse aussi au quotidien des malades. « On s’occupe aussi de rapatrier le corps du malade décédé, révèle Jenny Hippocrate, car contrairement à ce qui est dit, il y a encore beaucoup de décès. Nous avons perdu cette année deux malades d’origine antillaise. »Siar-Pecresse-GPL-Taylor-Jenny-Hippocrate-Karam-Lurel-Orsin.jpg

 


En imagesAime-Nouma-Jenny-Hippocrate-Khoudia.jpg

Autour de Jenny emmédaillée, Aime nouma, auteur du recueil poétique "Les pleurs du mâle" chez Universlam editions, et Khoudia, tous deux animateurs de l'émission Ô tours de l'art sur music4live.Fred-Albicy-JC-Plaisance-Gwladys-Pallas-Amedee-et-Turenne-H.jpg

Fred Albicy, Jean-Claude Plaisance, Gwladys Pallas, Amédée et Turenne Hippocrate.Karam-Lurel-Pecresse.jpgPatrick Karam, Victorin Lurel et Valérie Pécresse.Lynnsha-et-Siar.jpgClaudy Siar et Lynnsha.Methi-S-et-copines-coulisses.jpg

Les artistes en backstagesRogers-et-Four-G.jpg Rogers, producteur de l'emission sur D17, Show le matin avec le cuisinier rasta et gwada Kimbo, et l'artiste compositeur Four G.Ch-Gregoire-O-Geai-Lace-Hoffmann-France-media-diversite.jpgCharles Grégoire, Olivier Geai et Lace Hoffmann de BDM TV (France média diversité).Methi-S-Francois-Durpaire.jpg

Methi's, qui présentera une émission pendant les grandes vacances sur Martinique 1ère du lundi au vendredi à 15 heures, et François Durpaire qui vient d'être nommé directeur d'antenne de BDM TV. il animerait à la rentree une émission sociétale sur France Ô.Stony-et-X.jpgStony et...Jenny-et-Marie-Enna-Jacoby-Koaly.jpgJenny Hippocrate et Marie-Enna Jacoby-Koaly.Lurel-et-Jose-Althey.jpgVictorin Lurel et Jose Althey.
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18 juin 2014 3 18 /06 /juin /2014 05:47

Un Guadeloupéen rejoint la délégation de Sophie Elizéon

a.devaux.jpgLa Délégation interministérielle à l’égalité des chances des Français d’Outre-mer a fini par remplacer José Althey au poste de directeur de cabinet. C’est désormais un sous-préfet  qui occupera ses fonctions. Originaire de Morne-à-l’Eau en Guadeloupe, Ambroise Devaux a démarré sa carrière au service de l’Etat à la sous-préfecture de Saint Barthélemy et Saint-Martin puis comme directeur adjoint de cabinet à la direction générale de l’outre-mer. Après un passage en Guyane, comme sous préfet délégué à la cohésion sociale et à la jeunesse, il a ensuite été directeur de cabinet du préfet des Landes. Depuis un an, il était sous-préfet hors cadre.

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18 juin 2014 3 18 /06 /juin /2014 05:00

Mofwaz bo kanal ou la légende de Man coco au théâtre de Bagneux

danse-neg-kafe.jpgIl était une fois Man Coco, une femme de caractère, marchande le jour, et … allez savoir quoi la nuit ! Elle faisait la pluie et le beau temps jusqu’au jour où son amie soeur, Man Gran Fon, vint habiter le bourg. Mme Grands-Fonds était belle négresse aux atouts multiples qu’on remarqua très vite. Man Coco commandait le soleil, Man Gran Fon commandait, aussitôt, la pluie (tou pandan moun té ka komprann sété diab ki téka mayé fi ay dèyè légliz). Ce qui n’était pas du tout du goût de celle qui devint vite sa rivale. Une guerre de pouvoirs fit vite de ce lieu paradisiaque, le théâtre des pires et inimaginables scénarios. Sété la pli bèl an ba la bay !

Man Coco, pour accéder elle aussi à la fortune, fit un pacte avec le diable : la richesse en échange d'un sacrifice humain. Man Coco ne respecta pas sa parole. Des marins l’auraient vu marcher sur l'eau en compagnie d'un cavalier avant de disparaître une ombrelle à la main...

affiche-man-Coco.jpgDerrière ce spectacle théâtral, musical et chorographique, et derrière la légende de Man Coco la troupe Danse neg kafé montre l'envers du décor : derrière les belles cartes postales, les Antilles ne sont pas que de beaux paysages…

Mise en scène par Lydie Fesin et Axel Jacobin, la pièce musicale accueille le conteur Igo Dranè, les chanteuses Florence Naprix et Angelik Sings, 14 danseurs et comédiens et six musiciens.

Après un premier succès en juin 2013 au Théâtre Victor Hugo de Bagneux, la troupe y sera de retour le 21 juin pour une représentation unique de Mofwaz bo kanal à 15 h 30.

FXG, à Paris

Renseignements et réservations : dnka97@gmail.com

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