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17 juin 2014 2 17 /06 /juin /2014 05:30

Un Antillais auteur d’un jeu vidéo satirique sur les frasques du président

Julien-Jean-Alexis-Agooloo.jpgJulien Jean-Alexis, 38 ans, a savouré le temps d’une journée le parfum du buzz ! En une heure, un demi-millier de personnes ont téléchargé son application, Scooter of love. Obama et Hollande, chacun sur un scooter, doivent embarquer des Julie Gaillet et des Beyoncé dans un parcours classique de jeu d’arcades. L’animateur de BFM TV, Anthony Morel, leur a consacré début mai une rubrique dans son émission Culture geek.

https://www.youtube.com/watch?v=Fpihs5ZdWLA

« Quand Closer a sorti les photos de Hollande au petit matin sur son scooter rue du Cirque, il y a eu une rumeur sur Obama et Beyoncé. Un faux, mais ça nous inspiré Scooter of love. »

2000 téléchargements plus tard, la société Agooloo studios est lancée.

Julien est guitariste professionnel, side man, depuis une petite dizaine d’années. Il donne aussi des cours de graphisme. Originaire du François par son père, de Deshaies par sa mère, cet enfant du Bumidom né à Paris a vécu les congés bonifiés toute son enfance.  « J’ai supplié mes parents de rester ! ». En région parisienne, il fait des études d’informatique qui le mènent d’abord à la banque. « La musique, c’est plus fun que la Société générale », plaisante-t-il pour parler de son ancien vie. Mais on ne fait rien en vain et l’informatique le rattrape par l’intermédiaire des jeux vidéos. Depuis quelques mois, Julien Jean-Alexis a monté un studio de developpement de jeux vidéos et d’applications pour mobile avec Euthmane, un graphiste, illustrateur et game designer. « On peut faire des applications locales adaptées, par exemple autour de la littérature créole jeunesse, la nutrition », défend Julien. Il cherche à investir dans le marché des applications et des jeux adaptés à notre culture creole.

soccer-dash.jpgLe jeu donc est pour l'instant disponible sur Androïd et Facebook. Il sera prochainement sur iOS. « Il nous faut parvenir à faire ressortir nos jeux de la forêt d’applications dans laquelle ils sont enfouis. On sait faire de bons jeux, mais il nous manque un bon marketing communication. »

Julien a déjà une belle carte de visite avec « Scooter of love ». Agooloo profite maintenant de la coupe du monde de foot pour sortir un nouveau jeu « à connotation footballistique ». « Le personnage du jeu, explique Julien, a un ballon au pied, sur la plage de Rio, mais il ne joue pas au foot, il dégomme des obstacles ! » Ça s’appelle Soccer dash et ca sort fin juin.

FXG, à Paris

Google Play : https://play.google.com/store/apps/details?id=com.agooloo.scooteroflove

Facebook : https://www.facebook.com/pages/Scooter-Of-Love/232252050301206

Youtube : https://www.youtube.com/watch?v=QEOdwPklEww

Site Web : www.agooloo.com

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14 juin 2014 6 14 /06 /juin /2014 07:00

Le bus de la banane de Guadeloupe et Martinique en tournée dans l’Hexagone

Bus-banane.jpgAprès l’Espagne, le Portugal et Bruxelles, le bus de la banane européenne est en tournée en France du 12 juin au 3 juillet.

Cette opération financée par l’Union européenne et l’Office de développement de l’économie agricole d’Outre-mer a pour objectif de faire découvrir au plus grand nombre le mode de production de la banane européenne encore bien souvent méconnu.

A l’intérieur du bus, le public peut voir un film pédagogique sur la production de bananes aux Antilles, Madère ou aux Canaries, poser pour la photo souvenir au milieu des bananiers, jouer au quiz de la banane avec à la clé un voyage à gagner dans les îles.

Cadiou-et-le-tas-de-banane.jpgDevant le bus, qui était stationné, hier, devant la mairie du 3e arrondissement de Paris, le chef cuisinier Yvan Cadiou mitonne des recettes exclusivement à base de Cavendish made in Guadeloupe et Martinique : colombo de poulet aux bananes et noix de cajou, guacamole (1/3 banane, 2/3 avocat), pancakes au chocolat et banane, et smoothies.

Le bus reste à Paris jusqu’au 14 juin, puis il sera à Nantes du 19 au 21 juin (place de Bretagne), à Bordeaux du 26 au 28 juin (place de la Victoire) et à Strasbourg les 2 et 3 juillet (place de la gare).

animation-banane.jpgLe but n’est pas tant de promouvoir la banane alors que démarre la saison des fruits à noyau dans l’Hexagone, mais d’apprendre au public à distinguer la banane des Antilles françaises des bananes dollars ou ACP, bien moins respectueuses de l’environnement. Le bus permet ainsi de se documenter sur le plan banane durable entamé en 2008 par l’Union des groupements de producteurs de bananes de Guadeloupe et de Martinique pour réduire au maximum l’usage des pesticides.

Les Parisiens, mais aussi beaucoup de touristes étrangers ont beaucoup apprécié l’animation et les bananes. L’UGPBan consacre 200 000 euros par an aux achats de bananes pour ce genre d’opération de promotion.

FXG, à Paris

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14 juin 2014 6 14 /06 /juin /2014 05:56

Le Foll : « On ne peut mélanger des bananes des Antilles avec des bananes mondialisées »

Banane-geante.jpgLes bananiers n’ont plus le droit d’épandre leurs produits phytosanitaires a décrété Ségolène Royal, ministre de l’Ecologie et l’enseigne Auchan brade les bananes à 79 centimes le kilo, en laissant entendre qu’elles seraient produites aux Antilles françaises alors qu’il n’en est rien ! Face à de telles menaces, le député maire de Baie-Mahault, Ary Chalus a interpellé mardi le ministre de l’Agriculture, Stéphane Le Foll à l’Assemblée nationale : « Quelles mesures le gouvernement envisage-t-il de prendre pour rassurer les professionnels sur la pérennité de la banane antillaise ? »

« On ne peut accepter aujourd’hui de mélanger les bananes des Antilles avec les bananes dites mondialisées, Chiquita et autres », a répondu consensuellement le ministre qui a salué les efforts des professionnels des Antilles pour abaisser le niveau d’utilisation des phytosanitaire  de près de 50 % en cinq ans et les 175 millions d’euros mobilisés pour le plan banane durable. « La banane des Antilles, aujourd’hui, est celle qui préserve le mieux l’environnement et utilise le moins de produits phytosanitaires. L’on ne peut pas accepter qu’elle soit mélangée avec d’autres bananes », a déclaré M. Le Foll avant d’être plus sérieux : « L’objectif de stopper les épandages aériens est pratiquement atteint et nous allons nous donner tous les moyens, avec de nouvelles variétés, en particulier les variétés 925, pour lutter contre un certain nombre de maladies et garantir ainsi aux consommateurs que la banane des Antilles est la meilleure des bananes. » Si ce n’est pas du soutien à la filière ça !

FXG, à Paris

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14 juin 2014 6 14 /06 /juin /2014 05:00

Alain MabankouAlain Mabanckou est en Martinique ce 14 juin. L’écrivain donne une conférence ayant pour thème, « pour en finir avec le sanglot de l'homme noir ». Interview.

« Aller à la rencontre de l'Autre sans lui coller une étiquette »

Les termes que vous avez choisi de mettre en exergue, « en finir avec le sanglot de l’Homme noir », vont provoquer une controverse ! Est-ce une provocation ?

Non, je ne cherche pas à provoquer : je suis plutôt du côté de l'interrogation. Du reste ce sont les termes de mon livre "Le Sanglot de l'Homme noir" paru, il y a quelques années. Je sais que ce livre a suscité de vives polémiques en France - le plus souvent ce sont ceux qui ne l'avaient même pas ouvert qui tenaient des propos à la limite de l'insulte. Je ne fais que dire ce que je pense et que je tire de mon expérience en France où j'ai vécu 17 ans et aux Etats-Unis où je vis depuis maintenant 12 ans.

Certains vont vous traiter de neg a blan ou de bounty...Y etes-vous prêt ?

Je ne pense pas, je fais confiance au jugement du lecteur. Le livre que j'ai écrit est aussi inconfortable pour le Blanc. Il suffit de prendre le temps de le lire, notamment les chapitres consacrés aux indépendances africaines, au racisme en France, à la situation des immigrés dans ce même pays etc.

Vous avez l'air de dire que la négritude a bon dos pour tout expliquer des drames et les larmes du continent noir. Pour autant diriez-vous que la noirceur de la peau a été ou est un déterminant favorable à l'humain dans l'histoire et dans le monde ?

Je ne suis pas un pourfendeur de la négritude. C'est un mouvement qui a libéré notre esprit, mais il me faut aussi regarder au-delà et ne jamais tout expliquer sous le prisme de ma couleur de peau ou de ce que j'ai subi au cours de l'histoire au risque de ne jamais opérer mon auto-critique. La noirceur a été définie par le dominant, et tout le travail de la négritude a été de repenser les choses, de refuser l'idée d'une certaine malédiction atavique qui se serait abattue sur le noir au point de l'écarter de la sphère de la pensée. En gros, pour paraphraser Frantz Fanon que je convoque abondamment dans mon livre, je dirais que je ne voudrais pas consacrer toute mon existence à faire l'inventaire des valeurs nègres. Je cherche dans l'expérience et les rapports, dans ce que Glissant qualifie de "poétique de la relation", comment aller à la rencontre de l'Autre sans pour autant lui coller une étiquette indélébile.

Faut-il associer ce refus du "sanglot de l'homme noir" à celui de la repentance par les héritiers des colonisateurs ?

« Le sanglot de l'homme noir » est un livre qui exhorte à dépasser le cadre de la lamentation et rappelle que la volonté et l'expérience devraient définir nos actes et  non la simple couleur de peau. C'est à nous de nous réinventer sans cesse, et donc de nous occuper de notre présent. Quant au sentiment de repentance que nourriraient certains "héritiers des colonisateurs", j'ai presque envie de dire que c'est leur problème. Je n'attends rien d'une telle repentance parce que je suis préoccupé par mon présent et mon futur, je ne voudrais pas qu'on me les vole, qu'on me les viole.

Propos recueillis par FXG, à Paris

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13 juin 2014 5 13 /06 /juin /2014 07:00

Prison avec sursis et lourdes amendes pour les voleurs de miles

Le 29 avril dernier, le tribunal correctionnel de Créteil jugeait un fonctionnaire des finances et un ingénieur BTP pour une escroquerie aux miles. Tous deux etaient anciennement en poste à Fort-de-France. Leur victime : Air Caraïbes.

Profitant d’une faille dans le système qui gère les programmes de fidélité de la compagnie, les deux hommes s’etaient offert un grand nombre de voyages « prime » avec des milles détournés.

Le 27 mai dernier, le tribunal a déclaré coupables d’escroquerie les deux prévenus. Frédérik Crouzet a été condamné à neuf mois de prison et Philippe Velten à cinq mois, tous deux avec sursis. Le premier devra rembourser à la compagnie aérienne 34 888 € pour le préjudice financier et 3000 pour le préjudice économique. Le second devra rembourser 7590 € et payer 1500 € de préjudice économique. Le tribunal a ordonné la non-inscription de leur condamnation sur le volet B de leur casier judiciaire. Les deux pères de famille n’ont pas fait appel.

FXG, à Paris

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13 juin 2014 5 13 /06 /juin /2014 06:59

Du théâtre guyanais au Tarmac

Affiche-Tchip.jpgLe Tarmac, théâtre parisien spécialisé dans l'accueil et la production de spectacles francophones, programme en juin une production du Théâtre de l’Entonnoir en Guyane, Tchip.

Tchip est une pièce écrite par le Belge Éric Durnez et mise en scène par Ricardo Lopez Munoz. C’est l’histoire de Jérôme dit Jetski. Il a 22 ans et vit en Guyane avec sa très jeune mère et le nouveau compagnon de celle-ci, un flambeur aux affaires louches. Son père est parti rejoindre Haïti où il est né. Jérôme se réfugie dans la construction d’une fusée (Guyane oblige…) et dans son amitié avec Deevee, autre égaré de la vie, échoué dans cette famille défaite. Les quatre personnages forment un étrange quatuor dont les cordes sensibles sont tendues à leur maximum, prêtes à lâcher. Chacun y a sa part d’ombres et de secrets enfouis sous des masques fragiles. Le texte nous emporte loin, là-bas, en « Europe d’Amazonie », en Guyane, « un pays d’échouement, de rédemption ou de chagrin »… Sur ce territoire, nos quatre personnages « vivent par choix, par habitude, par effraction, par dépit, par défaut », ils semblent éperdus.

FXG, à Paris

Avec Grégory Alexander, Vanessa Da Silva Lopes, Hermina Duro, Patrick Moreau

Au Tarmac, 159 avenue Gambetta – Paris 20e, du 17 au 21 juin 2014, du mardi au vendredi à 20h, le samedi à 16 heures

Réservations et informations : 01 43 64 80 80 ou www.letarmac.fr/

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13 juin 2014 5 13 /06 /juin /2014 05:00

 La santé dans les Outre-mer23-avril-2014-0025.JPG

La Cour des comptes a étudié la santé dans les Outre-mer et lui a consacré un rapport rendu public ce jeudi. Ce rapport souligne un défaut de pilotage, mais n’a rien de révolutionnaire dans son constat : « Les outre-mer connaissent une situation sanitaire meilleure que leurs pays voisins, mais ils cumulent des difficultés de type de celles que rencontrent les territoires métropolitains et des difficultés spécifiques. »

Les indicateurs de mesure montrent que les taux de mortalité infantile et maternelle sont plus importants que dans l’Hexagone, que ces territoires sont sujets à des maladies infectieuses transmissibles, vectorielles ou sexuelles, ainsi qu’en attestent les épidémies de chikungunya ou de dengue et la prévalence du sida et des hépatites. Ces territoires sont aussi confrontés à la drépanocytose et aux maladies chroniques dues aux changement de mode de vie et d’alimentation (diabète, hypertension, maladies cardio-vasculaires, insuffisance rénale…). Certains territoires, comme les Antilles, sont soumis à des problèmes environnementaux spécifiques dus à l’usage de pesticides organochlorés.

Le rapport s’est intéressé à l’organisation des soins, la prévention et de la prise en charge des patients. Il existe des zones de progrès en matière de prévention, notamment avec les vaccinations, mais les dépenses par habitant de l’assurance maladie sont inégales : 1 centime par an et par habitant à la Réunion, 11 centimes en Guadeloupe, 41 centimes en Martinique et 62 centimes en Guyane.

En matière de médecine libérale, il existe des zones surdotées et des déserts médicaux.

Cette situation confère aux pôles hospitaliers un rôle central. Ce système hospitalo-centré répond aux problématiques de prise en charge, mais avec beaucoup de difficultés.

Absence de stratégie publique en outre-mer

La Cour note un problème avec les dépenses d’investissements. Ils sont lourds, difficiles à mener à bien et parfois surdimensionnés. Quant au fonctionnement, les hôpitaux connaissent un sureffectif de petit personnel et de grandes difficultés de recrutement pour les praticiens. Par exemple, à Mayotte, l’hôpital emploie 190 médecins, mais ils sont 500 à tourner sur ces 190 postes sur une année.

Les hôpitaux connaissent aussi des problèmes financiers récurrents. Ainsi, observent les rapporteurs, 43 % des 417 millions d’euros d’enveloppes exceptionnelles apportées par le ministère de la Santé pour combler les déficits vont à l’Outre-mer.

Enfin, si l’on observe des qualités de soins remarquables dans certains domaines, d’autres laissent à désirer, sans parler du taux élevé de maladies nosocomiales, de l’insuffisante offre de soins en matière de psychiatrie ou le faible developpement de la télémédecine.

Il est donc nécessaire, selon la Cour des comptes, de mettre sur pied une stratégie publique dans les Outre-mer. Il y a bien eu le plan Santé Outre-mer en 2009, mais il s’est avéré « insuffisant opérationnellement pour réduire les écarts et insuffler une dynamique de santé partagée ». Un magistrat va même plus loin : « Ce plan est à rebours de ce qu’il faut faire ! » La lutte vectorielle avait été omise… Ainsi, la Cour des comptes qui a remis son rapport aux ministres de la Santé, des Outre-mer et de la Justice (pour les populations détenues), préconise d’agir plus efficacement avec 14 recommandations. « La stratégie nationale de santé  établie en 2013 et la future loi de santé publique qui le déclineront doivent être l’occasion de définir un programme de santé à partir des constats établis territoire par territoire, autour d’objectifs réalistes, selon un calendrier pluriannuel, assorti des indicateurs de moyens ».

Du travail en perspectives pour nos ministres et nos parlementaires.

FXG, à Paris


Les principales recommandations

23-avril-2014-0018.JPG- Mise en place au niveau des ministères de la Santé et des Outre-mer d’un tableau de bord actualisé pour mesurer les écarts et engager les actions correctrices.

- Charger les Agences régionales de santé de rééquilibrer les financements au profit d’un programme de prévention spécifique.

- Développer dans des délais rapides des protocoles de coopération entre infirmiers, sages-femmes et orthoptistes avec les médecins.

- Développer des contrats d’engagement de service public, des postes de praticien territorial de santé pour pallier aux disparités territoriales d’implantation de médecins.

- Recentrer l’hôpital sur les pathologies lourdes en développant les prises en charge alternatives à l’hospitalisation, en renforçant les soins de ville et en améliorant le pilotage des urgences.

- Rendre plus efficiente la gestion hospitalière en recrutant des équipes expérimentées, en renforçant les équipes médicales notamment par la mobilité outre-mer de praticiens avec une garantie de réaffectation au retour dans l’Hexagone…

- Rendre obligatoire l’intervention de l’Agence nationale d’appui à la performance des établissements de santé dès la phase de conception.

- Instaurer une obligation de service public pour les évacuations sanitaires et l’acheminement de médicaments.

- Décliner un volet outre-mer dans la loi de santé publique, intégré au contrat d’objectifs et de performance des agences de santé nationales.

- Créer un réseau interministériel composé d’un chargé de mission, référent outre-mer dans chaque direction et agence sanitaire concernée.


Taux de mortalité infantile

Le conseil interministériel de l’outre-mer de 2009 prévoyait de réduire de moitié dans les DOM le taux de mortalité infantile en 2014.Cet objectif a été repris en 2010 dans le contrat de chacune des agences régionales de santé, et en 2011, dans un document d’orientation de la direction générale de la santé. Cet objectif n’a pas ete atteint et semble, dans certains territoires comme la Guyane, hors de portée

En Guadeloupe, ce taux était de 7,8 pour 1000 en 2000, 9,5 en 2009, 6,9 en 2010, 7,9 en 2011 et 9,9 en 2012.

En Martinique, ce taux était de 6,6 pour 1000 en 2000, 9,4 en 2009, 8,4 en 2010, 8,2 en 2011 et 8 en 2012.

En Guyane, ce taux était de 12,5 pour 1000 en 2000, 10,4 en 2009, 10,9 en 2010, 8,6 en 2011 et 9,2 en 2012.

A la Réunion, ce taux était de 5,7 pour 1000 en 2000, 8,1 en 2009, 6,6 en 2010, 7,7 en 2011 et 8,5 en 2012

Dans l’Hexagone, ce taux était de 4,4 pour 1000 en 2000, 3,7 en 2009, 3,5 en 2010, 3,3 en 2011 et 2012.

Les données dont on dispose pour Mayotte sont lacunaires : 13,5 pour 1000 en 2008 et 2010 et 26,1 en 2011. La malnutrition y est une situation chronique.


Des hôpitaux en réserve de certification

20 % des établissements de santé d’outre-mer ont été classés en D, ce qui entraîne des réserves de certification pour la Haute autorité de santé. Les établissements de Guyane, Mayotte, Saint-Martin et Saint-Barth ont ainsi été en très grande difficulté pour être certifiés, avec des réserves majeures.

Ceux des Antilles sont handicapés par des manquements aux normes de construction, antisismiques notamment, et de sécurité incendie. La certification du centre hospitalier de Cayenne a été différée fin 2013 dans l’attente de redressements significatifs. La Réunion est appréciée par les certificateurs pour une gestion très correcte en termes de qualité.

 


Chlordécone

impatiences-et-bananiers.jpgL’impact sanitaire et le coût de ce « désastre chimique » demeurent inconnus. Le recensement des ouvriers agricoles éventuellement atteints n’a pas ete opéré.

73 % des bovins contaminés en Guadeloupe en 2012 présentaient également des résidus d’autres pesticides antérieurement utilisés dans les bananeraies. La canne et la banane sont désormais « sous contrôle », mais le maraîchage aurait fait un usage excessif de produits autorisés…. Alors que se prépare avec lenteur le plan chlordécone III 2012-20120, aucun bilan du plan II, ni de son pilotage n’a été effectué.

 

 


 

Le sénateur Antiste salue l’efficience des ARS

Maurice-Antiste-5_7294.jpgTandis que la Cour des comptes présentait son rapport sur la santé en outre-mer et préconisait une refonte de sa gouvernance, le Sénat débattait mercredi des Agences régionales de santé (ARS) avec la ministre de la Santé, Marisol Touraine. Maurice Antiste est intervenu pour saluer « l’efficience » des ARS. Il estime que les missions qui lui sont dévolues (la mise en œuvre du projet médical de territoire, l’organisation de la permanence de soins, la définition des priorités en matière de prévention et dans l’offre médicale) sont « assumées avec détermination et efficience ». Pour appuyer son affirmation, il cite le projet régional de santé, la contractualisation avec les établissements et les professionnels de santé, l’action des acteurs de terrain dans une logique de construction des parcours de santé…

Il reconnaît toutefois lui aussi des problèmes soulevés par la Cour des comptes comme la garantie de couverture de médecine de ville et le pouvoir de réquisition de médecins par le préfet qu’il verrait mieux confie à l’ARS. Il regrette l’absence de « concordance entre la planification de l’offre de soins médico-sociale et la politique de formation mise en place par le Conseil régional », un retard d’infrastructures dédiées aux séniors et encore l’absence d’interconnexion entre l’ARS et le système d’information autonome de l’assurance maladie.


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10 juin 2014 2 10 /06 /juin /2014 07:00

Outremer Network : le réseau des entrepreneurs ultramarins

Joel-Jacques-Gustave-et-daniel-Hierso-copie-1.jpgTout a commencé en 2009, pendant la crise sociale antillaise... Sur l’antenne parisienne de Tropique FM, une bande de copains parmi lesquels Daniel Hierso, Jocelyn Golitin, José Jacques-Gustave ou Jean-Claude Beaujour, détourne l’émission de Kareen Guiock, « Laisse parler les gens » et la transforme en « Laisse parler les entrepreneurs ». A partir de là, va naître l’association d’entrepreneurs ultramarins, Outremer Network (OMN) qui lance alors sa première session de networking. Elle a lieu sur la Peniche du Guyanais Jocelyn Golitin. Ils sont alors déjà 80. « On pensait que les anciens nous rejoindraient, raconte Daniel Hierso, mais ils ne sont pas venus. » Seule l’UISDOM, l’association de Marwane Begjane et Satyam Dorville, qui vise à rassembler et faire travailler ensemble les professionnels des DOM répond présente. « Au début, se souvient Daniel Hierso, OMN a apporté des adhérents à l’UISDOM, et sans s’en rendre compte, on a constitué une vraie plateforme d’échange entreprenariale. C’est ainsi qu’est née l’idée de la première Journée outre-mer developpement, vite soutenue par les Medef des Antilles qui voulaient se refaire une image apres la crise sociale de 2009. Le réseau OMN va vite s’étoffer. Cédric Francietta, fondateur de Geodetect, porte son projet chez OMN, monte sa société en Guadeloupe où il crée le réseau Lereca. Celui-ci revendique 3000 sympathisants. « Depuis 2009, estime Daniel Hierso, on a vu passer sur nos sessions 3800 entrepreneurs et salariés qui se sont rencontrés à Paris, à Lyon...

Cinq ans plus tard, OMN a 175 adhérents actifs, accompagné 262 projets d’entreprises et en a financé, seule, 126.

Les acteurs d’OMN ne sont pas des inconnus, mais il ne faut pas les chercher dans ce que le président d’OMN appelle « le lobby des petits-fours », ni parmi les quémandeurs de subventions, ni sur les scènes politiques ! Leurs grandes figures sont José Jacques Gustave (qui a accompagné Hollande aux Etats-unis), Tony Jazz à Bordeaux (qui a fait le clip de campagne de Barak Obama), Laurent Blériot (Bioalgostral), Angélique Zettor (Genymobile), Stéphane Sylvestre, avocat d’affaires, Shirley Billot (Kadalys), Loïc Iscayes Lami (Akelio, Forum pro jeunesse)... « On ne fait pas de politique, poursuit Daniel Hierso, on fait venir des patrons du CAC 40 ! Ils viennent entendre des entrepreneurs parler de leurs quartiers et d’Outre-mer. » Ces grands patrons semblent apprécier ces rencontres sans formalité, en toute simplicité... « Nous faisons un gros travail en amont de ces rencontres avec leurs services achat pour référencer nos entrepreneurs. » Ça paye ! C’est grâce aux sessions networking d’OMN que la bouteille de Badoit rouge ou la « goutte d’Evian » existent. Jean-Marie Ladéon et sa société Ice Design en sont les créateurs. Sébastien Luissant et sa société GWest est désormais référence chez Cap Digital...

La marraine de la programmation à venir d’OMN est la directrice commerciale des grands comptes de Dell SA, avec Xavier Fontanet, administrateur de Loréal et ancien directeur général d’Essilor.

Aujourd’hui, OMN travaille avec d’autres réseaux d’entrepreneurs, comme celui des « pigeons », mais, c’est avec les réseaux maghrébins qu’ils ont constitué « La Nouvelle PME ». « C’est comme ca qu’on a pu faire venir des politiques ou des grands patrons. »

Mise à part George Pau-Langevin qui connaissait OMN avant d’être ministre des Outre-mer, et la directrice de cabinet de Benoît Hamon, qui les ont rencontrés tout récemment, la classe politique ne semble pas tellement intéressée par leur démarche. Même chose avec les médias ! Mis à part Tropique FM, seuls BFM Radio et BFM Business leur ont ouvert leurs antennes, séduits par ces entrepreneurs qui parlent d’Outre-mer sur le mode de l’innovation. « C’est un bon moyen de tourner le dos au discours de victimisation », conclut Daniel Hierso.

FXG, à Paris

Le prochain rendez-vous est le 28 Juin pour un apéro Network avec Moun prépa, Cap Outre Mer et OMN.

Renseignements : contact@outremernetwork.org

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9 juin 2014 1 09 /06 /juin /2014 06:50

Le CReFOM chez Bartolone

Le président de l’Assemblée Nationale, Claude Bartolone a reçu une délégation du Conseil représentatif des Français d’Outre-mer, jeudi après-midi. Après avoir été reçu par François Hollande en mars, le lobbying ultramarin a porté deux messages au 4e personnage de l’Etat. Le premier, c’est le combat que le CReFOM entend conduire pour supprimer le mot « race » de la Constitution. Cette mesure figurait dans les promesses de campagne du chef de l’Etat. Le president de l’Assemblée nationale a d’emblée expliqué au CReFOM que pour parvenir à une telle réforme, il faut une majorité des deux tiers. Or, l’UMP ne souhaite aucune modification de la Constitution. « Nous pouvons seuls, nous au CReFOM, a expliqué son président Patrick Karam, faire aboutir ce projet. Et si nous y parvenons, le président de l’Assemblée sera avec nous. » Patrick Karam, fidèle de Nicolas Sarkozy et conseiller régional UMP d’Ile de France, pense parvenir à convaincre ses camarades politiques. « Nous avons déjà prévu de signer avec le conseil général de la Réunion  et sa présidente UDI, Nassimah Dindar, poursuit Patrick Karam, une convention par laquelle la collectivité s’engage à voter une telle resolution. » Il promet d’autres conventions avec la ville de Paris et d’autres collectivités locales. « Nous savons bien qu’enlever le mot « race » ne supprimera pas le racisme ni les racistes, mais ca ôtera  à ces derniers de s’appuyer sur un fondement constitutionnel. »

Le président de l’Assemblée nationale  a aussi été instruit de la volonté du CReFOM de parvenir d’ici 20 ou 30 ans à l’égalité réelle, c’est-à-dire, « les mêmes taux de chômage, les mêmes taux de pauvreté, etc... ».  Le CReFOM a confié à l’ancien pràsident de la Fedom, Guy Dupont, le soin de plancher sur un plan avec des indicateurs de mesure précis. Claude Bartolone a salué ce projet et confirmé, lui aussi, sa présence au dîner du CReFOM le 21 novembre prochain.

FXG, à Paris

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9 juin 2014 1 09 /06 /juin /2014 06:44

L’association DAAC récompensée à Paris

La 6e Convention nationale de lutte contre le sida se tient ces 6 et 7 juin à l’Hôtel de Ville de Paris. L’occasion pour Sidaction de récompenser le travail de chercheurs et d’associations qui se battent au quotidien contre le VIH et ses effets.

Quatre prix ont été décernés hier. Le prix programme associatif France 2014 a été remis à l’association guyanaise DAAC (Développement, accompagnement, animation, coopération) pour son programme Nova Esperança.

Le programme Nova Esperança offre des permanences d'accueil à Saint-Georges, des actions vers les populations sur leur lieu de vie et sur le fleuve pour informer et recenser les besoins en matière de santé. L’un des axes de travail du pôle est l’incitation au dépistage et l’information sur la prévention du VIH, la réduction des risques sexuels.

Par ailleurs, pour les personnes le nécessitant, l’association offre un accompagnement individuel et un service d’interprétariat à l’hôpital. Des campagnes mobiles de dépistage sont proposées pour permettre de développer l'offre de tests rapides de dépistage dans l'Est guyanais.

Le budget de l’association est de 577 000 euros. L’association compte douze salariés. Sidaction soutient ce programme à hauteur de 50 000 € par an depuis 2012. Depuis cette année, DAAC bénéficie du soutien de l’Agence régionale de santé, en étant en charge de la coordination territoriale des actions en santé dans l’Est de la Guyane.

Le prix est d’un montant de 2500 euros.

FXG, à PARIS

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