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7 mai 2014 3 07 /05 /mai /2014 08:00

Le CRIF et le CReFOM unis contre le racisme

Roger-Cuikermann-Patrick-Karam.jpg« Nous considérons que la Shoah est tout à fait unique, mais nous ne nous désintéressons pas des autres grands drames de l’histoire humaine. » C’est pour donner corps à cette assertion que Roger Cukierman, président du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF), a signé hier matin à Paris, un mémorandum commun avec Patrick Karam, president du Conseil représentatif des Français d’Outre-mer (CReFOM). Les deux conseils souhaitent ainsi mener « des actions communes pour lutter contre le révisionnisme, que ce soit la négation de la Shoah ou la contestation de l’esclavage comme crime contre l’humanité ». Pour cela, ils ont décidé de se rencontrer une fois par an pour fixer ces actions, leur calendrier et les modalités de leur mise en œuvre. C’est la première fois, a reconnu Roger Cukierman, que le CRIF signe un tel partenariat avec une tierce organisation. « Vous avez plus qu’un partenaire, un allié », a affirmé le vice-président du CRIF, Francis Khalifa. Cette signature intervient apres que les épisodes de l’alliance détestable de la banane et de la quenelle qui ont défrayé l’actualité autour de la personnalité de Christiane Taubira et des soutiens de Dieudonné. « On vit dans une société qui se laisse aller à des sentiments de haine de ceux qui sont différents, a déclaré le patron du CRIF. Il nous faut apprendre à vivre ensemble quelle que soit la religion, la couleur de la peau ou l’origine. » Et pour mieux cibler l’adversaire, il a parlé des « antisémites, des racistes… des égoïstes ». Pour les deux présidents, la lutte contre le racisme et l’antisémitisme est un même combat. Et citant Frantz Fanon s’adressant à ses compatriotes antillais, le président du CReFOM a déclaré : « Quand on parle du Juif, tends l’oreille, on parle de toi. »

Il s’agit donc de donner des signaux forts à la société. « Il existe des courants idéologiques, a indiqué Patrick Karam, qui appellent, sous couvert d’antisionisme, à combattre les Juifs, et certains surfent sur le drame de l’esclavage pour prétendre qu’il existe une guerre des mémoires. »

Lors de cette cérémonie de signature, le président du CRIF s’est associé à la protestation du président du CReFOM contre le refus exprimé publiquement par le maire Front national de Villers-Cotterêts, ville du général Alexandre Dumas, de célébrer le 10 mai, journee nationale de commémoration de l’esclavage, des traites négrières et de leurs abolitions. Il a aussi salué la création du Mémorial ACTe en Guadeloupe. « Un mythe, a déclaré Patrick Karam, vient de tomber, qui voudrait que le CRIF soit opposé à la célébration de la mémoire de l’esclavage. » Et c’est vrai que, dès decembre 2007, c’est au Mémorial de la Shoah, à Paris, que le Comité de la marche du 23 mai 1998 (CM98, membre du CReFOM) est venu prendre conseil pour mettre en place son travail sur les noms donnés aux esclaves affranchis après l’abolition de 1848.

Le CRIF, qui dispose de 13 délégations régionales dans l’Hexagone, a d’ailleurs fait savoir qu’il allait mettre en place une délégation aux Antilles afin de renforcer ce rapprochement entre ces Français que sont les Juifs et les Antillo-Guyanais.

FXG, à Paris


Il a dit

Serville.jpgGabriel Serville, député de Guyane et vice-président du CReFOM

« La nature a horreur du vide et tant que les hommes et les femmes de réflexion n’auront pas pris le temps de dire à quel point ils désapprouvent ces gestes-là (banane et quenelle, ndlr), ils vont continuer à se perpétrer. C’est essentiel que le CRIF et le CReFOM se réunissent pour dire non à ces actes antisémites et racistes, et surtout pour occuper l’espace public. Cette association doit avoir dans la population  française une certaine résonance. C’est un acte fondateur. »

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7 mai 2014 3 07 /05 /mai /2014 07:00

Des historiens chargés de faire la vérité sur les pages sombres de l’histoire des départements français d’Amérique

Benjamin-Stora.jpgUn arrêté du 22 avril, signé de George Pau-Langevin et publié au Journal officiel du 2 mai, institue une commission d’information et de recherche historique. Elle est chargée d’étudier les événements survenus entre les 20 et 23 decembre 1959 en Martinique, ceux relatifs aux conditions de l’accident d’avion du 22 juin 1962 en Guadeloupe au cours duquel ont trouvé la mort, entre autres, Justin Catayée et Albert Béville, membres du Front antillo-guyanais pour l’autonomie, et enfin ceux survenus entre les 26 et 28 mai 1967 en Guadeloupe, au cours desquels seraient morts entre 8 et 87 personnes.

Dans le cadre de sa mission, cette commission pourra demander le dépouillement d’archives nationales ou locales, publiques ou privées, en rapport avec les evenements étudiés. 

Victorin Lurel, ancien ministre des Outre-mer, indique qu'il a mis deux ans a obtenir cette clause essentielle.

La commission, présidée par l’historien Benjamin Stora, est composée de René Bélénus, Jacques Dumont, Laurent Jalabert, Serge Mam Lam Fouk, Louis-Georges Placide et Michelle Zancarini Fournel.

Il leur appartiendra d’entendre toute personne dont l’audition est de nature à éclairer ses travaux.

A l’issue de cette mission dont la durée n’excèdera pas un an, elle rendra un rapport.

FXG, à Paris

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5 mai 2014 1 05 /05 /mai /2014 07:00

Nicolas-Bichara-rhum-coupe-du-monde.jpgLe flacon de caïpirinha spécial coupe du monde au Brésil

On se souvient en 1998 de la bouteille de rhum qui mêlait la silhouette de la tour Eiffel et celle plus ronde du ballon de foot, cette fois la société guadeloupéenne Madras a sorti un flacon dédié à la coupe du monde de football au Brésil. Nicolas Bichara était à la foire de Paris pour proposer, à deux mois du premier coup de sifflet, son exclusivité. C’est une caïpirinha à base de rhum guadeloupéen dans un son flacon dessiné pour l’occasion. Madras en a produit 40 000 qui sont vendus en Guadeloupe et dans l’Hexagone pour 15 euros. A consommer avec modération.

FXG, à Paris

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5 mai 2014 1 05 /05 /mai /2014 07:00

Abondant courrier ministériel pour Chantal Berthelot

chantal-Berthelot.jpgTrois lettres d’un coup ! La députée socialiste de Guyane Chantal Berthelot a reçu les 18, 24 et 28 avril trois lettres de trois ministres. Le premier courrier est signé Christiane Taubira. Chantal Berthelot a sollicité son attention sur le fonctionnement de la chambre détachée de Saint-Laurent qui fonctionne depuis septembre 2013 avec des effectifs incomplets. Seul le poste de premier vice-président a été pourvu. La lettre de Mme Taubira semble dire que pour les deux autres postes vacants, il n’y a pas eu de candidats. « Il est prévu de rediffuser le profil du poste », écrit la garde des Sceaux qui espère pouvoir en proposer lors du mouvement de juin 2014.

La deuxième lettre émane de Marisol Touraine, ministre de la Santé, qui fait un bilan du pacte Territoire santé en Guyane : « 21 étudiants et internes en médecine, en contrat d’engagement de service public depuis 2011, bénéficient d’une bourse en contrepartie d’une installation en zone démédicalisée », annonce la ministre, mais également « quatre médecins correspondants de SAMU [qui] seront déployés sur le territoire d’ici la fin 2014 ».

Enfin, la derniere lettre est du ministre de l’Intérieur, sollicité sur la creation d’un commissariat à Kourou. Les services de Bernard Cazeneuve « examinent avec la meilleure attention »  l’affaire, puis  lui-meme fera « part de son analyse et des perspectives identifiées en matière de restauration de l’ordre public sur l’ensemble du territoire guyanais » à Chantal Berthelot. Bernard Cazeneuve signale encore que des réflexions sont menées pour créer « une éventuelle unité de lutte contre la criminalité et la violence aux Antilles et en Guyane ».

FXG, à Paris

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5 mai 2014 1 05 /05 /mai /2014 07:00

Helene SirderLa Guyane tou patou à la foire de Paris

Léa Minerve de l’association La Guyane Tou Patou trône devant son stand de sirops et jus pays dans le hall Terres de tropiques de la foire de Paris. 12 commerçants et artisans représentant le rhum, les épices, le bois, la bijouterie, les huiles médicinales, le couac et les confitures et piments se sont groupés en association pour être plus forts à la foire de Paris. Lea-Minerve.jpg« On existe depuis novembre dernier, raconte Léa. On s’est montés en association pour aller sur toutes les foires, car on ira sur toutes les grandes foires ! » La Région a payé le prix des stands et chacun a pris en charge son voyage et son fret. Ils en ont eu chacun pour des sommes allant de 2500 à 3500 euros pour ce qu’en sait Léa. « Si on vient et si on revient, c’est que ça vaut le coup, assure l’exposante. Certes, la Région a payé sa part, mais ce reste à charge a pu poser quelques difficultés pour certains exposants. « A la base, explique Léa, la Région n’avait pas d’enveloppe pour la foire de Paris et il a fallu trouver un biais avec cette aide partielle. L’année prochaine, ça marchera mieux, car on aura tout budgétisé. » Roruinovka-et-Victor-Clet.jpgQuoi qu’il en soit et après de trop nombreuses absences de la Guyane à la foire de Paris, la présence guyanaise est bien visible. Autour du stand institutionnel de la Région, une dizaine d’autres donnent la sensation d’un petit quartier guyanais. Des élus, Hélène Sirder, des vedettes, Victor Clet alias Quéquette, le patron de la radio sur Internet, Radio Outremer, Rudy Maurice, et une dizaine de jeunes complètent la délégation guyanaise. Les jeunes qui sont là assurent la commercialisation des délices de Wiwi que la pâtissière et benjamine du conseil municipal de Cayenne, Wilna Saint-Cyr, du quartier Mont Lucas, a préparés. « J’ai emmené neuf jeunes des quartiers difficiles du centre-ville, de Voltaire, de Suzini », raconte la jeune femme. Ses amis sont modératrice comme Elrica, ou bien DJ, décoratrice et sur place, chacun sait ce ce qu’il a à faire… « On veut montrer qu’on peut tenir un stand comme les autres, qu’on est des talents de Guyane ! » Les-jeunes-de-la-Foire-de-Paris.jpgPour réussir ce que Wilna a appelé « son projet jeune pour la foire de Paris », elle a pu compter sur l’aide de la Région, du sénateur Patient, mais aussi de l’indépendantiste David Donzenac. Et côté sponsors, elle a obtenu l’aide de Tropy et de Pepsi.

Les 5 et 6 mai prochains, Victor Clet, à la tête des 18 musiciens du Blue Star, se produira sur la scène de la foire de Paris.

FXG, à Paris

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5 mai 2014 1 05 /05 /mai /2014 07:00

La yole ronde en vitrine à la foire de Paris

Dede-et-le-tee-shirt-des-30-ans.jpg« On a pu faire entrer une yole au Vatican ! » Alain Dédé, président de la fédération des yoles rondes de Martinique n’était pas peu fier, mercredi, à la foire de Paris, de signaler à la presse parisienne et à la presse professionnelle du tourisme, que le pape François avait accepté un tel présent. Cette annonce tombait à pic alors que la fédération et le comité martiniquais du tourisme (CMT) ont choisi de promouvoir la destination, alors que la basse saison se profile, autour de la yole. Ils étaient ainsi à la foire de Marseille, au Grand Pavois de la Rochelle et des yoles ont même couru dans le bassin d’Arcachon. « Nos événementiels autour de la yole sont là pour relancer l’attractivité de la destination », assure le président Dédé. L’enjeu est de notoriété. Le CMT va inviter des journalistes américains et français et des voyagistes et agents de voyage au 3e Martinique yole festival, le 29 mai à la Pointe Marin à Sainte-Anne. Autour d’une compétition sportive (une course à deux voiles et une autre à la misaine), il y aura de multiples animations en mer. Ce sera le moment pour tous les amateurs de ressentir ces « sensations kinesthésiques de vent chargé d’embruns salés sur la peau quand on avance à 12 nœuds sous 100 m2 de toile », mais aussi, selon Alain Dédé, de prendre conscience que la yole est un symbole de lien social : « Les deux cordes à l’avant scrutent la mer et la direction du vent. Leurs informations arrivent en silence au patron de la yole qui tient la tête de la pagaie à l’arrière. » A terre, sur une grande scène, le chanteur Victor O viendra se produire en fin de journée.

La chaîne Arte a déjà diffusé en septembre dernier « Dans tes yeux », une étape du voyage autour du monde de la journaliste aveugle Sophie Massieu avec son chien Pongo. Au Marin, elle a embarqué avec Félix Verpré sur la yole de Georges-André Lagier… Encore un excellent vecteur de communication pour la destination. Car l’idée de la fédération et du CMT est de hisser la notoriété et donc l’attractivité internationale du tour de la Martinique des Yoles rondes au top de ce que propose l’île.

La prochaine édition, la 30e, aura lieu du 27 juillet au 3 août. 18 grandes yoles seront alignées sur la ligne de départ à Fort-de-France. 60 à 120 000 personnes sont attendues à chacune des huit étapes. « On a estime l’impact de la yole ronde sur l’économie de la Martinique, relate Alain Dede, et sur les villes étapes, il y a 4 a 5 millions d’euros en circulation. » Les entreprises sponsors investissent globalement, selon Gaetan Paderna, le directeur marketing et communication du CMT, 1,3 million d’euros pour les 18 équipages et leurs bateaux, l’organisateur en met 800 000. Quant au nombre de touristes présents sur l’événement, une étude est en cours pour le déterminer.

FXG, à Paris

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5 mai 2014 1 05 /05 /mai /2014 07:00

L’IRT vend la destination Réunion à la foire de Paris

Leithnig-Francois-Boyer-Carine-Cadet.jpgSi le stand de la Réunion à la foire de Paris met en avant ses produits traditionnels et innovants, c’est un afflux de touristes que l’île de la Réunion tourisme espère du plus grand des salons grand public.

La voix et la guitare de Joël Manglou signalent aux visiteurs de la foire de Paris qu’ils entrent dans le quartier réunionnais du hall Terres de tropiques. Comme chaque année, la Réunion est la avec ses produits touristiques, ses produits agricoles et agroalimentaires, son artisanat d’art… L’Ile de la Réunion Tourisme (IRT) a repris l’organisation de ce salon grand public derrière la chambre de commerce et d’industrie. « Nous voulions associer l’hébergement et le tourisme, explique François Boyer, administrateur de l’IRT. Ce salon grand public est le plus grand de tous et c’est un excellent vecteur de vente de la destination. » Car au-delà des produits régionaux, « ce qui doit etre visible, affirme l’administrateur, c’est la destination ». L’IRT a investi 80 000 € dans l’opération foire de Paris et chaque exposant prend en charge le transport de ses produits. « On ne peut calculer l’impact de la foire de Paris sur notre économie, explique M. Boyer, mais quand on n’est pas présent, on sait qu’il y aura de la perte. » Une douzaine de stands se partagent l’espace Réunion. stand-des-gites-ruraux-Reunion.jpgLe plus important, et le mieux fréquenté semble-t-il, est l’espace tourisme-hebergement.Mireille Grondin, responsable des gîtes de France de la Réunion, rappelle que l’offre d’hébergement chez l’habitant, c’est 250 chambres d’hôte et une centaine de gîtes. « C’est une alternative pour un nouveau tourisme qui recherche le contact avec la population. » L’offre existe même en ville avec Défi Réunion qui propose des meubles sur la cote ouest.

Vanille, géranium et écaille de tortue

Joel-manglou.jpgA cote des gîtes, on trouve le stand M. Leithnig. Sa vanille est distribuée dans l’Hexagone depuis plus de vingt ans. Ce n’est pas le cas avec celle de Sylvie Asinimalé. Sa vanille issue de la production de 120 cultivateurs n’est pas encore distribuée sur l’Hexagone. « On commence à se faire connaître, se satisfait Mme Asinimalé. Ici, c’est une vitrine, pas un business. »

Les objets en écaille de tortue verte de la societe Le Tabou attirent l’œil, non loin. Parfum d’interdiction… « Ce sont des tortues qu’on élève à la ferme corail », précise Nicole Payet.Cette espèce fabrique une écaille fragile naturellement, mais en élevage, elle produit une écaille épaisse. « On en vend dans l’Hexagone depuis 2002. A la foire, on vient faire connaître nos produits et la Réunion. » Gregory Grimould est présent pour la première fois. Il vend ses confiseries sous le label Calicoco. « Ma société existe depuis 18 mois et la foire va m’aider à ouvrir des portes pour exporter. » Il vise plutôt les chaînes d’épiceries fines que la grande distribution. Ce pâtissier originaire d’Aix-en-Provence a eu l’idée de tropicaliser les calissons et les nougats en remplaçant le melon par la papaye et l’amande par le coco. A ses côtés, Marie-Rose Séverin, représente la coopérative agricole de l’île ensoleillée. Pour elle aussi la foire de Paris est une première. Gwenn-Atheaux-cru-et-infusion.jpg« L’IRT nous a invités pour donner de la visibilité à nos produits. Sans cela, nous n’aurions pas eu les moyens. » Son produit phare, c’est le géranium, une « culture patrimoniale ». Elle se dessole un peu de ne pas etre distribuée en Europe « alors que nous avons le seul producteur européen de thé ! »

La maison du curcuma aussi est là. « Depuis cinq ans », rappelle Cynthia ! Sa voisine, Gwenn Atheaux vient pour la première fois. Sa societe existe depuis juillet 2013, date à laquelle elle a ete finaliste du prix du jeune entrepreneur de la Tribune. Sa société Mobie fabrique des sirops crus. « Une première mondiale, explique la jeune chef d’entreprise, notre innovation permet de conserver toutes les saveurs et tous les principes actifs des fruits dans nos sirops. » Sa societe est une de ces entreprises innovantes sur lesquelles repose le developpement de l’agroalimentaire de la Réunion si l’on en croit l’IEDOM.

FXG, à Paris

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5 mai 2014 1 05 /05 /mai /2014 07:00

E.Sy Kennenga, son Olympia et l’EK Trip 2 tour

E-Sy-kenenga-4.jpgAprès son premier Olympia le 7 mai, et une tournée hexagonale, « EK trip 2 tour », le chanteur martiniquais sera le 31 mai à Cayenne, les 4 et 5 juin à Fort-de-France et le 9 juin au festival Terre de blues à Marie-Galante.

E.Sy Kennenga voit déjà son nom en haut de l’affiche. En lettres rouges sur la façade de l’Olympia : « E.Sy Kennenga ». « E.Sy, c’est le surnom que j’avais déjà au lycée. Kennenga, c’est le nom de ma grand-mère paternelle, originaire du Congo, j’avais envie de le porter fièrement. » Ce concert vient apres trois expériences parisiennes déjà gratifiantes, au New Morning, la Cigale et le Bellevilloise et une apparition a l’Olympia lors du concert de Tanya Saint-Val. Pour cet « EK Trip tour 2 », l’artiste va défendre « EK Trip 2 », son 2e album sorti en decembre. « Je reviendrai aussi sur les morceaux qui ont fait le succès du premier. On va rentrer en profondeur dans mon univers », promet l’artiste.

E.Sy Kennenga, accompagné de son manager Valentine Petit, se présente comme un ambassadeur de la Martinique et de la new soul créole. Il préfère dire « musique caribéenne ». « J’ai l’impression d’avoir mon peuple avec moi, à la fois critique constructif et soutien euphorique. » Valentine-Petit-et-E-Sy-Kenenga.jpgAprès son démarrage fulgurant, E.Sy a pris de l’assurance : « Il faut accepter cette responsabilité de grand frère, de précurseur, d’idole… Diffuser mon message est utile pour mon entourage comme pour l’universel. » Pour accompagner son message, E.Sy annonce « la grosse formule » avec batterie, percus, basse, guitare, une section cuivre, des cordes, Georges Granville aux claviers et des invités surprise. « Le spectacle à l’Atrium et au Zéphyr sera un peu différent, prévient E.Sy, mais on sera à la maison ! » A Marie-Galante, il lui faudra adapter le show à la scène du festival. « On fera certainement plus court… » E-Sy-Kenenga-3.jpgL’intégralité du concert de l’Olympia sera capté par France Ô et retransmis en direct avec Trace FM l’après-midi du 7 mai dans les cinémas Rex de Pointe-à-Pitre, Madiana à Schoelcher et l’Agora à Cayenne. Le projet d’E.Sy Kennenga est de proposer des choses qui viennent de lui. « Sans aller dans un ego trip autour de ma personne, c’est juste ma volonté d’utiliser ce que je sais faire et envisager un developpement pour l’avenir. » E.Sy vise désormais l’international, la Caraïbe, les Amériques du Nord et du Sud, l’Afrique... « Je compte faire un album plus en anglais. On aime beaucoup ma musique, mais la langue est une barrière. » E.Sy a déjà écrit « It’s time » en anglais qu’il a créé avec la chorale Arpége de Martinique. Son single, « We are », véritable hymne caribéen, a été remixé avec Kalash (Martinique), Sadik (Guadeloupe), Maylan (Réunion) et Prof A (Guyane). Le morceau a été joué à l’ouverture des derniers Carifta games à Fort-de-France. « We are West Indian, Caribbean, more than a Nation… » E.Sy Kennenga fait une musique qui le fait vibrer.

FXG, à Paris

E-Sy-Kenenga-1.jpg7 mai à l’Olympia, Paris

8 mai à Bordeaux

9 mai à Montpellier

17 mai à Lyon

28 mai à Toulouse

31 mai au Zéphyr, Cayenne

4 et 5 juin à l’Atrium, Schoelcher

9 juin au festival Terre de blues, Marie-Galante

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3 mai 2014 6 03 /05 /mai /2014 06:53

Patient chargé d’une mission sur les finances locales en outre-mer

Patient.JPGUn courrier du 28 avril, signé des trois ministres Marylise Lebranchu, (Réforme de l'État, Décentralisation et Fonction publique) George Pau-Langevin (Outre-mer) et Christian Eckert (Budget), confie au sénateur maire socialiste de Mana (Guyane) et président de l’intergroupe parlementaire d’Outre-mer, Georges Patient, une mission en vue d’anticiper la baisse des dotations de l’Etat aux collectivités locales. Cette lettre le charge « d’engager une réflexion et de formuler des propositions sur les aménagements possibles de la fiscalité locale ainsi que sur les dotations aux collectivités d’outre-mer ». Cette mission répond à un impératif rappelé par les ministres : « Les collectivités locales participent à l’effort de redressement des finances de notre pays. » Ainsi la dotation globale de fonctionnement sera « interrogée sur son architecture globale », notamment sur « l’efficience des critères de répartition actuelle ». Cela, « dans la perspective d’une baisse des dotations de l’Etat aux collectivités locales ». C’est dans ce contexte que « les spécificités ultramarines doivent être abordées », indiquent les ministres. Il appartient donc au sénateur en mission de reconsidérer les capacités financières des collectivités ultramarines, de formuler des propositions sur « les aménagements possibles de la fiscalité (à prélèvement constant) ainsi que sur les dotations aux collectivités ».

Georges Patient fait savoir qu’il entend « faire prendre en considération dans les prochaines réformes fiscales et financières annoncées, les spécificités, la fragilité des capacités financières des collectivités territoriales des Outre-mer et une réadaptation des concours financiers de l’Etat ». Les travaux du sénateur doivent s’articuler avec ceux du comité national des finances locales. Il doit rendre son rapport de mission le 30 mai.

FXG, à Paris

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2 mai 2014 5 02 /05 /mai /2014 07:20

Un télé crochet ouvert à l’Afrique de l’Ouest, au Maghreb, Haïti et la Martiniqueles-parrains-du-music-explorer.jpg

La chaîne France Ô a décidé le genre du télé crochet et surtout de l’ouvrir aux Outre-mer et au reste du monde. Ça s’appelle Music explorer. A partir du 2 mai et, pendant six semaines, les téléspectateurs vont decouvrir comment les quatre parrains de l’émission, Kenza Farah, Marco Prince, Ycare et Tété, sont allés pendant dix jours à la rencontre d’artistes pour en ramener trois chacun à Paris. Kenza Farah est partie à Alger et Marrakech, Ycare à Dakar et Abidjan, Marco Prince à Fort-de-France et Port-au-Prince, et Tété à New York et Montréal. Les quatre premiers numéros montreront aux téléspectateurs comment ils sont allés trouver la perle rare. Un travail intense puisqu’ils ont rencontré chaque jour qu’a duré leur périple une dizaine d’artistes.Tété, le Sénégalo-Martiniquais a été frappé par « l’énergie et la capacité de chacun à se renouveler ».Ycare, désespéré de n’avoir que trois billets d’avion à distribuer, a été frappé par la manière dont les artistes ont « joué leur va-tout ».Evidemment, les choix ont été déchirants et France Ô nous promet même des larmes ! « Je suis arrivé en Haïti et il y avait cette chape de peine et une dignité des gens ! » Le plus de cette émission, c’est de voir les artistes s’exprimer dans leur lieu de vie. « Ca donne une capacité emersive rare », insiste Marco Prince. « Mais prévient, Tété, nous ne sommes pas des jurés, mais des parrains, c’est-à-dire que ce programme est axé autour de la bienveillance. »

Après les quatre premiers numéros tournés sur le mode documentaire, les deux derniers épisodes seront enregistrés sur le mode du direct et en public dans un grand studio. Ce seront la demi-finale, puis la finale, diffusées respectivement les 13 et 27 juin. Le lauréat, élu par les parrains, le patron de la maison de disque Tôt au tard, et tous ceux qui iront sur le site de l’émission franceo.fr/musicexplorer. En jeu, une signature pour un album avec le label Tôt ou tard.

FXG, à Paris

Music explorer, tous les vendredis à 20 h 45 du 2 mai au 27 juin.

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