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22 septembre 2019 7 22 /09 /septembre /2019 10:07
Mission flash sur les CHU de la Guadeloupe et de la Réunion

"Il faut réévaluer les coefficients géographiques"

Les députés David Lorion (LR, Réunion) et Olivier Serva (LREM, Guadeloupe) ont présenté mercredi matin à l'Assemblée nationale leur rapport sur la situation des CHU de la Guadeloupe et de La Réunion. Leur conclusion est qu'il faut augmenter leur coefficient géographique. Celui-ci a connu une réévaluation entre 2006 et 2018, mais elle ne permet pas de compenser les surcoûts liés à la surrémunération des personnels, aux coûts de transport et à l'octroi de mer. Ainsi selon Olivier Serva, il faudrait que le coefficient géographique de la Guadeloupe qui est actuellement à 1,27 (1,31 à la Réunion, 1,29 en Guyane) passe à 1,35.

L'incendie de 2017 a été le révélateur et le catalyseur des problèmes avec la crise débutée au mois d'août et qui ne s'est achevée que mardi soir. La dette fournisseur du CHU est de 50 millions. Il y a des ruptures d'approvisionnement pour la morphine, les couches, le doliprane... Le président de la République a débloqué 20 millions d'euros pour résoudre une partie du problème, mais c'est insuffisant. Les députés proposent que l'indemnité liée à l'assurance incendie (30 à 40 millions d'euros) soit versée directement dans les comptes du CHU. La ministre de la Santé semble y être favorable et ce pourrait être effectif avant la fin de l'année.

Le problème des équipements obsolètes devrait lui aussi trouver une solution. L'enveloppe destinée à ce poste existe pour le futur CHU attendu en 2024 ou 2025. Cette enveloppe sera débloquée avant la fin de l'année puisque le ministère de la Santé s'y est dit favorable.

Il existe encore le problème de la tarification liée à l'acte. Cela a généré un travail à la chaîne qui a fait perdre la notion de qualité de soins. Il faut donc modifier ce système de tarification en le mâtinant d'un critère horaire.

De même, les missions d'intérêt général, si elles existent pour ce qui concerne le diabète et l'hypertension, ne tiennent pas compte des maladies virales tropicales ou des maladies chroniques.

Le comité interministériel de la performance et de la modernisation de l'offre de soins hospitaliers (COPERMO) pour le CHU de la Guadeloupe doit se tenir en mars prochain, après que l'ARS et le CHU auront déterminé les conditions de retour à l'équilibre qui passe par une bonne gestion des stocks. Les députés proposent que soit, à cette occasion, mis en place un contrat de convergence santé avec les collectivités locales pour sanctuariser jusqu'en 2025 ces conditions de retour à l'équilibre.

Enfin, le CHU a une masse salariale élevée. Il y a  3500 agents et 1100 seraient en trop. Qui plus est, ce sont des personnels non soignant (techniques et administratifs). Le député Serva préconise qu'avec la Région, ils soient formés pour devenir des soignants... Même problème avec le personnel contractuel qui sont 4 à 500.. Il s'agirait de les titulariser progressivement au fur et à mesure des départs à la retraite de leurs collègues en CDI.

Enfin, il s'agit de rationaliser le fonctionnement du groupement hospitalier en réservant au CHU les tâches à haute technicité.

Conclusion du député Lorion : "L'Outre-mer demande au gouvernement un plan de rattrapage par rapport à une situation inéquitable."

FXG, à Paris

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22 septembre 2019 7 22 /09 /septembre /2019 10:01
2e comité interministériel de l'Outre-mer du quinquennat

 

Le gouvernement a réuni le deuxième comité interministériel de l'Outre-mer

Sept grands thèmes étaient au menu du 2e comité interministériel de l'Outre-mer du quinquennat qui s'est tenu mercredi après-midi à Paris

Le premier thème évoqué est le déploiement de la trajectoire Outre-mer 5.0. Sur ce sujet, c'est essentiellement la Guyane dont il a été question avec la politique de biodiversité et de développement. L'occasion de rappeler le Sommet des Nations Unies sur le développement durable qui aura lieu du 25 au 27 septembre au Siège de l’ONU à New York afin d’adopter officiellement un nouveau programme de développement durable. Le président de la République a invité une délégation guyanaise que conduira Rodolphe Alexandre, président de la CTG. En effet, lors du dernier G7, Emmanuel Macron a rappelé que la France était une puissance amazonienne. Il a donc été question, lors de ce CIOM des actions engagées en Guyane, de la relance d'une filière aurifère responsable,  de la filière bois, mais également de la cession de quelque centaines de milliers d'hectares de terres qui était inscrite dans le plan d'urgence pour la Guyane. Depuis quelques semaines , le gouvernement travaille pour construire une politique de cession globale pour les collectivités (entre autres, puisque ces cessions doivent concerner aussi les Amérindiens et les Bushinengés). Le gouvernement devrait également annoncer le renforcement de la politique de coopération transnationale de la CTG avec une hausse des fonds européens du programme Interreg.

Risques majeurs

Le deuxième thème est celui des risques majeurs. Il s'agit de redynamiser le plan séisme aux Antilles et des actions à mener à Mayotte où existe un risque sismo-volcanologique. Le gouvernement envisage de présenter une loi dédiée aux risques majeurs en Outre-mer au premiers semestre 2020. Dès le mois d'octobre, une consultation doit être lancée avec les acteurs de la sécurité civiles. Il s'agira de tirer les conséquences du phénomène Irma pour améliorer la résilience des territoires, mettre en place une sorte d'état d'exception de sortie de crise (qui permettrait par exemple d'éviter les mises en concours de certains marchés publics) et aller plus loin dans la prévention (une journée collective d'exercice et de connaissance des risques pourrait être instaurée dans ce texte législatif).

Finances publiques locales

Le troisième thème concernait les collectivités locales et les délais de paiement. Le gouvernement veut sortir du régime inique du système de péréquation qui est défavorable aux collectivités locales des Outre-mer. Le but est d'augmenter les droits de péréquation pour parvenir à une hausse globale de 85 millions sur cinq ans. Dès cette année, le projet de loi de finance inscrira 11 à 12 millions d'euros en plus pour les communes. Mais le gouvernement attend le rapport de mission des finances locales outre-mer des sénateurs Cazeneuve et Patient d'ici décembre pour établir sa doctrine de répartition des dotations entre les communes ultramarines et rendre efficients les plans de redressement.

Vie chère et logement

Le quatrième thème est la lutte contre la vie chère. Les ministres ont échangé sur les conclusions du rapport de l'Autorité de la concurrence rendu en juillet et  ont décidé de lever les freins qui empêchent la vente à distance par Internet.

Le cinquième thème, le logement, verra quelques applications concrètes dans le projet de loi de finance. Ainsi, le dispositif d'accession sociale à la propriété devrait enfin être pérennisé avec un dispositif spécifique à l'Outre-mer, un outil simplifié assez proche de celui qui existait sous le terme d'APL accession. Par ailleurs, dans la perspective du revenu universel d'activité prévu pour 2022, un dispositif à portée nationale, comme l'est le forfait logement pour les bénéficiaires du RSA, devrait être mis en place, y compris outre-mer. Le PLF mettra aussi noir sur blanc l'intervention de l'agence nationale de l'habitat (ANAH) dans le cadre réformé du crédit d'impôt transition écologique qui jusqu'alors ne bénéficiait qu'aux ménages aisés. L'aide sera rencentrée aux ménages les moins riches via une subvention de l'ANAH.

Agriculture, recherche et innovation

Le sixième thème concerne l'agriculture. Les ministres ont repositionné le débat autour des engagements qui ont été pris. Ils ont ainsi confirmé (ce sera dans le PLF) l'aide complémentaire à la canne en 2020 et fait le point sur l'aide aux filières locales, qu'il s'agisse d'exportation ou de diversification à vocation locale.

Enfin, le dernier thème concerne la recherche et l'innovation. A ce titre, Edouard Philippe devrait être présent le 23 octobre aux Antilles à la conférence internationale sur les sargasses. Les ministres ont également fait le suivi du compteur du grand plan d'investissement dont 1 milliard est destiné aux Outre-mer. Il est question d'ouvrir des appels à projets nationaux aux Outre-mer et encore d'appels à manifestation d'intérêt concernant la biodiversité, voire les sargasses...

FXG, à Paris

La flotte de pêche : un dossier encore en panne

Parmi les sujets évoqués mercredi lors du comité interministériel de l'Outre-mer, Annick Girardin a indiqué que la question de la flotte de pêche posait encore problème. "On a, dit-elle, une réponse qu'il nous faut finaliser pour les mois qui viennent. La flotte de pêche doit être renouvelée dans tous les territoires d'outre-mer. L'Europe nous a autorisé à ce que la France finance ce rénovation des flottes. Il faut qu'on la précise territoire par territoire. Si certains d'entre eux ont déjà des réponses, il nous faut mettre en place une réponse plus globale." C'est, selon la ministre, une question de quelques mois.

CIOM : les acteurs, le calendrier et les réalisations

Le comité interministériel de l'Outre-mer qui s'est tenu mercredi après-midi à Matignon sous l'autorité du Premier ministre et la coordination de la ministre des Outre-mer  a réuni outre les deux premiers cités onze ministres et secrétaires d'Etat ainsi que le secrétaire général aux investissements, le secrétaire général des affaires européennes ainsi que le délégué interministériel aux risques majeurs outre-mer. C'est le deuxième CIOM qui se tient depuis le début du quinquennat après celui du 22 février dernier et avant le prochain qui se tiendra au cours du premier trimestre 2020 sous la présidence d'Emmanuel Macron. Le CIOM a pour but de faire le point sur les politiques publiques en Outre-mer, c'est-à-dire sur l'avancement de la feuille de route que représente le livre bleu Outre-mer. D'ores-et-déjà, le gouvernement indique que 83 % des quelque 330 mesures du livre bleu sont engagées.

3 questions à Sébastien Lecornu, délégué chargé des Collectivités territoriales est ressorti du CIOM, mercredi, avec le lourd dossier des finances des collecitvités locales d'Outre-mer. Interview.

"On va décliner un plan de redressement pour chacune des collectivités"

Qu'avez-vous décidé pour redresser les finances publiques locales ?

C'est un gros problème outre-mer et un gros engagement du président de la République qu'il a rappelé dans le cadre du grand débat national lorsqu'avec la ministre des Outre-mer, il avait reçu les maires ultramarins à l'Elysée. C'est l'engagement ferme d'un redéploiement, une péréquation de 85 millions d'euros, sur du rattrapage de la péréquation de la richesse nationale sur l'ensemble des collectivités vers les communes des différents territoires d'Outre-mer. Sur ces 85 millions d'euros de rattrapage sur cinq ans, suite à ce comité, le prochain projet de loi de finance inscrira les 17 premiers millions, tranchés dans le temps, qui vont être redéployés pour l'ensemble de ces communes. Ca représente un effort significatif, entre 6 euros (Antilles et Réunion) par habitant jusqu'à 16 euros par habitant (Mayotte) en fonction des territoires. C'était quelque chose de très attendu de tous les élus locaux et cela va leur redonner des marges de manoeuvre en fonctionnement comme en investissement.

Le président avait insisté sur les crédits d'investissement plus que ceux de fonctionnement...

En parallèle, on améliore aussi les crédits d'investissement, on sanctuarise les crédits de la ministre des Outre-mer sur son propre budget. Sur mon budget, avec Jacqueline Gourault, on a fait aussi un choix, celui d'accentuer de 1 million d'euros supplémentaire l'ensemble de ces enveloppes d'investissement pour l'ensemble des territoires ultramarins.

Un accompagnement des collectivités est-il prévu ?

Un accompagnement pour les communes qui sont les plus en difficulté est au programme. Elles peuvent être dans des situations extrêmement différentes, mais là aussi on va mobiliser des moyens humains, de l'ingénierie technique de la direction générale des Outre-mer sous l'autorité d'Annick Girardin, de la direction générale des finances publiques sous l'autorité de Gérald Darmanin et Olivier Dussopt, et de la direction générale des collectivités locales. On va essayer dans les mois qui vont venir de décliner un plan de redressement ou d'action pour chacune des collectivités en faisant du cas par cas, en étant respectueux de ce qu'est la décentralisation, mais en faisant oeuvre de transparence puisque bien sûr, la seule chose qui compte, c'est la vérité pour le citoyen contribuable. D'autres chantiers sont également sur la table, comme les adaptations juridiques notamment du code général des collectivités territoriales pour les communes notamment dans les collectivités d'Outre-mer. On voit bien que beaucoup de normes aujourd'hui ne trouvent pas forcément leur application faute d'adaptation. C'est un chantier que nous allons mener en commun avec Annick Girardin.

Propos recueillis par FXG, à Paris

 

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22 septembre 2019 7 22 /09 /septembre /2019 09:50
Kalash sera jugé le 2 avril 2020

Le procès de Kalash à Paris de nouveau renvoyé

Six mois après l'accident de la circulation sur les Champs-Elysées, en mars dernier, mettant en cause le chanteur Kalash au volant de sa porsche, et le délit fuite dont l'accuse la police, une audience devant un tribunal correctionnel à juge unique s'est tenue jeudi. Mais au lieu d'un procès, il ne s'est agi que d'entendre la partie civile et le parquet demander un renvoi d'une parce que les deux passager de la ford accidentée ne pouvaient être présents. D'autre part parce que le parquet a prétexté que les conclusions en défense de Me Arneton ne lui sont parvenues que la veille. Pourtant Kalash était bien présent à l'audience, accompagné de sa manager Clara  Messagier et de quelques amis venus en soutien. "Nous étions prêts le 17 mars et nous étions prêts aujourd'hui", a déclaré l'avocat du chanteur qui ne s'est pas opposé pour autant au renvoi car il reste sans nouvelle de sa plainte pour violences policières contre son client. Kalash semble être le seul avec ses proches à avoir été entendu... La présidente a donc fixé une nouvelle date d'audience le 2 avril prochain. Elle a maintenu le contrôle judiciaire pour ce qui concerne l'obligation de soins faite à Kalash. "Vous n'aviez qu'à amener des analyses de sang avec les gamma-glutamyl transférase" (GammaGT, indice de présence d'alccol dans le sang, ndlr). En revanche, Kalash qui a argué ne pouvoir prendre les transports en commun du fait de sa notoriété a demandé et obtenu de récupérer le droit de conduire "pour amener (ses) enfants à l'école.

FXG, à Paris

Trois questions à Eddy Arneton, avocat de Kevin Valleray dit Kalash

"Trois fonctionnaires de police ont essayé de monter un dossier à l'encontre de mon client"

Ce renvoi du procès au 2 avril prochain vous satisfait-il ?

L'accusation a besoin de temps pour préparer son dossier, nous l'avons constaté. Nous ne nous y opposons pas. Mais cela démontre à quel point ce dossier est vide. Cela démontre surtout à quel point le parquet est incapable de faire son travail. Ce qui s'est passé à l'audience démontre que ce dossier retombe comme un soufflet. Les réseaux sociaux se sont beaucoup exprimés ; on  dit énormément de choses sur M. Valleray. Voyez à quel point la justice est incapable de le juger.

La présidente de l'audience a déploré l'absence de trois policiers. De qui s'agit-il ?

Nous disons depuis le début de cette procédure que M. Valleray est une victime de violences policières à l'instar d'un certain nombre de personnes en France qui subissent régulièrement des violences policières. ces trois fonctionnaires de police sont ceux qui ont essayé de monter un dossier à l'encontre de mon client. Malheureusement, face aux arguments de la défense, on s'est rendu compte que dossier n'était autre qu'un montage. Ces fonctionnaires de police ne sont pas présents à l'audience sans doute parce qu'ils ont peur de la contradiction. Si ils viennent à l'audience la prochaine fois, ils auront à répondre d'un certain nombre de choses. D'ailleurs, il y a une enquête ouverte et, dans ce cadre, ces fonctionnaires de police, encore une fois, sont absents. Ils se cachent. On va finir par les trouver.

Vous avez obtenu de la présidente d'audience qu'elle ordonne au parquet de fournir les résultats de cette enquête...

Une bonne administration de la justice, ça veut dire qu'on ne peut pas condamner un homme sur une accusation fragile, sur un dossier qui n'est rien d'autre qu'un torchon. Mme le président a pris la bonne décision, à savoir récupérer l'enquête qu'on nous cache et nous exigeons que cette enquête soit menée dans les plus brefs délais et que ces fonctionnaires de police répondent de façon claire et nette aux accusations portées à leur encontre.

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21 septembre 2019 6 21 /09 /septembre /2019 05:10
Aymar Saint-Germain et Cédric Nadeau

Aymar Saint-Germain et Cédric Nadeau

Un duo antillais à la tête d'une émission qui a conquis le ciel et David Hallyday

Cédric Nadeau anime depuis quatre ans une émission, "En Acoustique avec Cedric", qui est aujourd'hui diffusée dans les avions de la compagnie XL Airways et sur les chaînes Demain TV, Floride TV, Alizés TV et Zouk TV.

Cédric, dont le père est le cousin du maire du Prêcheur, est né à Paris et a vécu son adolescence au Gros-Morne et à Sainte-Luce avant de repartir à Paris. "Nous tournons tous les mois au Studio de la Seine à Paris, raconte le quadragénaire, et nous avons reçu dans notre émission des artistes comme Lulu Gainsbourg (le fils de Serge Gainsbourg), Vanille (la fille de Julien Clerc), le Jazzman Éric Legnini, Raphaël Fays, Légende jazz manouche, le pianiste classique Franck Woest, et des artistes de chez nous comme Dédé Saint-Prix, Esy Kennenga, Mario Canonge..."  La liste ne s'arrête pas là puisqu'ils ont reçu des artistes haïtiens comme James Germain, ou américains comme Judith Hill (produite par Prince et qui a chanté en duo avec Michael Jackson sur "This is It"), le trompettiste Keyon Harrold (qui accompagne Beyoncé, Jay Z, Maxwell, Gregory Porter...), Raul Midon (qui a collaboré avec Stevie Wonder, Jason Mraz, Marcus Miller...), Robin Mckelle et encore Avery Sunshine.

Cédric n'est pas tout seul. il travaille avec un réalisateur Guadeloupéen Aymar Saint-Germain. Aymar est arrivé dans l'Hexagone à l'âge de 3 ans. Après son bac pro dans l'énergie, il se lance dans le spectacle, devient machiniste à EuroDisney pendant cinq ans avant de suivre une formation technique en lumière et en son. Il devient ingénieur du son, régisseur général, fait tournée une troupe avec un spectacle jeunesse et travaille même chez Dassault Système pour qui il réalise des programmes internes.

En quête de nouveaux diffuseurs

Cette aventure, Cédric l'a démarrée seul et dans les bars parisiens après avoir mis un terme  à sa carrière de chanteur choriste, il y a huit ans. Il accompagnait alors Florent Pagny et Pascal Obispo. "Je voulais proposer aux chanteurs qui éclusent les bars et les "open mic" de la capitale comme le Caveau des artistes à Pigalle, la péniche Boer 2 ou le China à Bastille, d'en repartir avec un bande démo." Il invente alors le concept de son émission : une chanson et une interview. Avec l'arrivée d'Aymar qui va le délester de la réalisation et l'accord de son premier diffuseur sur la TNT Île de France, les artistes répondent de plus en plus facilement à leurs invitations... "On a commencé par quatre émissions par an", raconte Aymar. C'est la venue sur leur plateau de David Hallyday qui est venue assoir leur notoriété. "Ca a été un déclencheur et un accélérateur", raconte Cédric. Le plus drôle, c'est que ce ne sont pas eux qui sont venus le chercher le fils de Johnny. "On avait déjà reçu Lulu Gainsbourg et son manager qui s'occupe aussi de David Hallyday. Quand il a su que nous étions désormais diffusé sur XL Airways, il nous a envoyé un mail pour nous dire : "David Hallyday dans les avions ?" David Hallyday ! Alors qu'il refuse beaucoup de medias dont Salut les Terriens d'Ardisson et TPMP de Hanouna..."

Ainsi boosté, le duo veut élargir son activité. Cédric et Aymar cherchent de nouveaux diffuseurs et ils ont un projet d'émission autour du handisport avec sa fédération. "Le handisport a besoin de supports audiovisuels pour pallier son manque de visibilité dans les grandes chaînes, explique Aymar, et le fait que nous soyons diffusé sur Demain TV les a séduits."  Dans leurs cartons encore, l'émission "Red Rec", un peu le même concept que "En acoustique avec Cédric", mais ouvert aux artistes comme aux sportifs et aux hommes/femmes politiques.

FXG, à Paris

La video de David Hallyday sera visible prochainement, en même temps que l'émission sera diffusée sur XL Airways, sur

https://www.youtube.com/playlist?list=PLzdYSa5T4d2bOOFdmQB8hr_mO5uAqU3dR

Liens Facebook:

 

En Acoustique avec Cédric : https://www.facebook.com/en.acoustique.avec.cedric

EAACOfficiel : https://www.facebook.com/EAACOfficiel/

Cyclesdart : https://www.facebook.com/CyclesDartProduction

 

Liens Instagram:

 

eaac_officiel : https://www.instagram.com/eaac_officiel/?hl=fr

enacoustiqueaveccedric : https://www.instagram.com/enacoustiqueaveccedric/?hl=fr

aymarsaintgermain : https://www.instagram.com/aymarsaintgermain/?hl=fr

 

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21 septembre 2019 6 21 /09 /septembre /2019 04:45
Willy Vainqueur (photo Alfred Jocksan)

Willy Vainqueur (photo Alfred Jocksan)

Willy Vainqueur, photographe, a été jusqu'à l'an dernier le président de l'association Zebrock qui, entre autres, programme et organise la scène rock de la fête de l'Humanité (qui a accueilli le trio Delgrès cette année). Wiily est né et a grandi en Guadeloupe où il a fait sa scolarité au lycée Gerville-Réache. Ses parents sont des Grands-Fonds du Moule et sa mère vient de Marie-Galante. Rencontre en backstage.

" La musique est un "en commun" formidable"

C'est quoi Zebrock à la fête de l'Humanité ?

Zebrock, c'est quasiment une institution à la fête de l'Huma. Zebrock est là depuis le début ! C'est une scène découverte jeunes talents qui s'organise en amont chaque année avec des présélections de groupes et les lauréats de ce concours arrivent au final sur la scène Zebrock à la fête de l'Huma.

Zebrock a une existence propre en dehors de cet événement. Qu'en est-il exactement ?

Zebrock, c'est une vieille histoire à laquelle j'ai pris ma part dès le début, avec le directeur de la structure qui s'appelle Edgard Garcia. C'est une histoire qui a commencé en Seine-Saint-Denis il y a une trentaine d'années. On sait que la musique c'est un "en commun" formidable et on voulait travailler avec cet outil en secteur scolaire et hors scolaire, c'est-à-dire travailler avec l'ensemble des composantes de la jeunesse pour leur proposer les musiques qu'ils connaissent déjà et les expliquer, mais leur proposer aussi d'autres musiques, c'est-à-dire vraiment ouvrir le champs musical et faire de la musique un outil pédagogique adapté.

Comment avez-vous intégré cette équipe et cette démarche ?

J'étais à la fac avec Edgard et quand il a lancé ce projet, un projet d'utilité publique suivi dès le départ par le département de la Seine Saint-Denis à l'époque, j'étais là. Ca fait trente ans qu'on s'est lancés et trente ans que ça dure sur ce département. C'est une histoire qui nous a aussi construits...

Vous étiez musicien à la base ?

Je ne suis pas du tout musicien, je suis photographe et j'ai été le photographe des premiers fanzines de Zebrock qui sortaient à l'époque. Aujourd'hui, on a évolué sur d'autres outils. On n'est plus sur le numérique, mais toute cette masse de matériaux qu'on a accumulés depuis trente ans, on s'en sert aujourd'hui pour alimenter notre base données qu'on est en train de construire et qui s'appelle MELO qui veut dire un monde de musique. Elle permet de recenser toutes les musiques du monde et de les proposer aux jeunes collégiens ou lycéens et même en primaire aujourd'hui.a

Propos recueillis par FXG, à La Courneuve

Pour contacter l'association

info@zebrock.net

Pour découvrir l'application de Zebrock

melo-app.com

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20 septembre 2019 5 20 /09 /septembre /2019 04:54
L'Outre-mer fait son Olympia le 20 septembre à 20 h 55 sur France Ô et sur les chaînes 1ère

L'Outre-mer fait son Olympia, deuxième !

Amanda Scott est une des animatrices de la soirée organisée par France Ô à l'Olympia vendredi prochain.

Pour la première édition, l'an passé, Jacob Desvarieux était le parrain, France Ô remet le couvert ce vendredi et donne cette fois carte blanche à Marie-Josée Alie. Il faut dire que l'audimat était au rendez-vous et le public de l'Olympia aussi puisqu'il a fallu refuser du monde ! "Mon rôle, raconte Amanda, l'animatrice de l'émission Combo (sur FÔ), c'est de mettre en valeur Marijosée Alie qui est une figure emblématique des Outre-mer et une artiste, mais aussi de mettre en avant les artistes invités qui sont tous des talents qui manquent de visibilité, je trouve !" Parmi ces artistes émergents, StaCo et Kitoko de Mayotte qui allient le côté organique et traditionnel et qui, en même temps, insufflent de la modernité, le tout avec la fraîcheur de la jeunesse. Le "15 de Calédonie" sera également sur scène avec son haka avant de partir en tournée. "Ils mettront à l'honneur, explique Amanda, ceux qui sont tombés pendant la guerre."

Patko est orginaire de Javouhey en Guyane

Egalement sur scène, continue Amanda, "le Guyanais Patko, lui aussi allie le traditionnel avec des choses qui viennent d'un peu partout. Il est riche en termes de composition artistique et lui aussi, on ne le voit pas suffisamment."

Amanda n'en dira pas plus sur la programmation de cette soirée. Tout au plus, elle confirme que la société de production Merapi qui est à la manoeuvre, comme l'an dernier.

"Les gens ont tendance à minorer les Outre-mer , conclut-elle, on résume les artistes au zouk. Nous allons montrer que le spectre est bien plus large que ça !" Le spectacle doit durer en principe deux heures, "mais, corrige Amanda, on va déborder... C'est évident avec tous ces artistes !"

FXG, à Paris

L’Outre-mer fait son Olympia

-      En direct sur France Ô vendredi à 20 h 55

-         Martinique La 1ère,  vendredi 20 septembre à 20h05

-         Guadeloupe La 1ère, vendredi 20 septembre à 21h00

-         Guyane La 1ère : non communiqué

-         Réunion La 1ère, vendredi 27 septembre à 20h30

Amanda Scott, comédienne et animatrice

Amanda est issue d'un métissage mâtiné de breton et de sud-africain, elle a grandi entre Monaco et l'Italie, a travaillé au Liban et au Vietnam. Comédienne, elle a éclusé quelques scènes de théâtre (dont Abracadabrunch à la Grande Comédie et au Palace) avant qu'on ne vienne la trouver pour animer l'émission Combo sur France 4. Mais avant ça, Amanda était petit rat à l'opéra où elle a appris aussi l'art dramatique. "La danse, c'est une discipline et dans la vie de tous les jours, ça vous structure !" A côté de ça, elle aussi passé par le conservatoire de musique où elle a appris le piano.

Un jour Thimoty Myrtil, chargé des programmes de divertissement sur France Ô, est venue lui proposer d'animer l'émission consacrée à Ben l'oncle Soul. A partir de là, ils ont développé le concept de Combo, dédié au live et aux talents émergeant autour d'un artiste reconnu.

Après une première saison, Combo entame la deuxième. On pourra voir bientôt Marie-Josée Alie avec ses filles, le trio "Elle et elles" et des artistes comme Maurane Boyer.

Aujourd'hui, Amanda a envie de remonter sur les planches. Elle a enregistré des contes pour enfants. "J'ai bien envie de réitérer aussi", dit-elle. Et puis Amanda est engagée au sein d'une association, VMR" pour "vaincre les maladies rares" dont elle est la marraine. "Cette asso accompagne les enfants, les parents aussi bien au niveau médical que psychologique." Amanda leur consacre du temps et participe deux fois par an au "week-end des familles" et organise des ateliers théâtre pour les fratries et les enfants malades. "J'essaie aussi de leur apporter de la visibilité, c'est aussi pour ça que je me bats, parce que finalement, être reconnue, ça n'a pas grand intérêt sauf si on aide les autres."

Combo sur France Ô : un lundi sur deux à 20 h 55

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16 septembre 2019 1 16 /09 /septembre /2019 04:16
Louis Roussi à Londres en 1958

Louis Roussi à Londres en 1958

Le communiste martiniquais et le dernier nabab d'Hollywood

Dans la famille Roussi, les anciens se souviennent de Man Flore, l'institutrice qui a appris à lire au quart de la population du Sud de la Martinique dont Franz Fanon, et la plupart connaissent Suzanne, celle qui fut l'épouse d'Aimé Césaire et sa complice de la revue Tropiques... Peu savent que Suzanne avait un petit frère, Louis, dit Ti Lou, de cinq ans son cadet. Retour sur une personnalité qui a su allier son communisme à la grande Amérique maccarthyste.

Gilles, le fils de Ti Lou, et Man Flore, la maman de Ti Lou et Suzanne Césaire

"On l'avait surnommé Ti Lou parce qu'il mangeait tout le temps, raconte son fils Gilles aujourd'hui âgé de 73 ans. Il escaladait les escabeaux. pour piquer les confitures.. D'abord, il allait piquer l'eau bénite... C'est important l'eau bénite parce quand tu as menti, si on te fait boire l'eau bénite, tu meurs... Alors, Ti Lou allait piquer et la confiture de goyave et l'eau bénite. Il la versait dans l'évier, la remplaçait par l'eau du robinet. Il mangeait alors la confiture et pouvait mentir à souhait !"

Vers 1937, Louis Roussi rejoint en France sa soeur Suzanne qui étudie à l'école normale supérieure de Sèvre. Lui se prépare à des études d'ingénieur aux Arts-et-Métiers. La drôle de guerre arrive, Ti Lou est mobilisé, démobilisé... Il est communiste et entre dans la Résistance. Il rencontre là sa future femme, une Juive communiste. Ils seront hélas arrêtés après le 6 juin 1944 et internés à Dora, un camp de travail en Silésie. Les rescapés se marient dès la fin des hostilités. Gilles naîtra en 1947 en Allemagne. Sa mère s'y trouve encore quand son père trouve, grâce à son beau-frère qui vient de se faire élire député, un travail à l'OECE au « programme de rétablissement européen », autrement dit le plan Marshall.

L'ami d'Eisenhower

Alors qu'il se promène sur les Champs-Elysées, Ti Lou  est interpellé dans son dos... Il se retourne et voit un petit homme avec un cigare et un épouvantable accent américain, qui lui dit : "Vous ! Vous m'avez sauvé la vie... Je vous reconnais... En Normandie... Avion... Vous plaquez moi au sol, sauvé ma vie..." Roussi s'étonne, dit peut-être... L'homme lui : "I'm buzy now... Ce soir, 7 heures... Rendez-vous au Fouqet's". Ti Lou va voir aussitôt son meilleur copain qui s'appelle Roro Siwo et qui est patron d'un bar. l "J'ai trouvé un Américain complètement fou qui prétend que je lui ai sauvé la vie. Il veut m'inviter à bouffer. Prépare-nous ce qu'il y a mieux !" Il se rend au Fouquet's à 7 heures et il voit une grosse bagnole américaine qui se range devant le Fouquet's. Le chauffeur en descend et se dirige vers Ti Louis qui est à la terrasse. Il lui dit : "C'est payé. Veuillez rejoindre mon patron." Il se trouve embarqué dans cette américaine où se trouve le petit homme au cigare et une femme qui parle très bien le français. "Bébé vous invite à dîner ce soir, dit-elle." Ils ne vont pas chez Roro Siwo, ils vont à la Tour d'argent et là, Bébé, il est connu ! Ils montent dans un petit salon privé et l'autre lui raconte les avions, le débarquement et comment il lui a sauvé la vie en le plaquant au sol... "Mon père savait que pendant ce temps-là, il était à Dora en Silésie dans un camp. Mais le gars est tellement volubile qu'il ne peut pas en placer une. Il arrive quand même à lui dire : "Mais, c'est pas moi." Il reçoit un violent coup de pied sous la table de la femme. Elle lui dit : "Bébé a toujours raison." Ti Lou se tait. Bébé demande des renseignements sur son boulot. "Château de la Muette, plan Marshall..." Il n'ose lui demander ni ce qu'il fait, ni qui il est...

Quatre jours se passent. Ti Lou est à l'OECE. Il fait des comptes, des calculs, trace des courbes... "Monsieur Leguy aimerait vous voir..." C'est le grand patron de sa division qui lui dit : "M. Roussi, qui êtes-vous ?" "Je suis M. Roussi... J'ai été nommé. grâce à...." "Oui, ça on le sait ! Mais qui êtes-vous en vérité ?" Leguy lui tend une lettre à l'en-tête de la Maison blanche qui dit en substance : "Veuillez prendre en considération M. Roussi que vous avez comme subordonné et qui est un ami très cher. Si vous pouviez faire quelque chose pour lui en ce qui concerne sa promotion dans le cadre de ses attributions, je vous en serai infiniment reconnaissant. Signé Eisenhower." "Mon père, un nègre, est devenu gris... "C'est une blague de copains du secteur américain", lance-t-il pour se défendre. "Non, parce que cette lettre m'est arrivée par porteur spécial directement de l'ambassade." "Ouais bon.. Mwen gadé sa..." L'autre se lève et l'invite à prendre sa place "Ah ! Non, non..." "Alors, je vous présente votre lettre de démission. Vous la signez ; elle est accompagnée de tout le confort qu'il faut..." Un parachute doré ! Ti Lou signe la lettre, fait ses cartons et se rue au kiosque à journaux. Il voit le portrait d'Eisenhower et ne reconnaît pas "Bébé", le type au cigare... Il ne comprend rien.

Bienvenue à la Twentieth Century Fox

Louis Roussi sur le tournage d'un film de la Twentieth Century Fox aux Etats-Unis dans les années 1950

Quelques jours après, le chauffeur le retrouve et l'emmène avenue de la Grande Armée, dans un bureau où se trouve le type au cigare. "Alors !? Comment ça s'est passé le lettre de Ike ?" "Vous êtes complètement fou ! C'est le coup de poing de l'ours... La lettre de Ike ! Vous êtes timbré !" "Non mais Ike est mon ami ! Vous connais : les amis de mes amis sont mes amis." "Ok... Mais qui êtes-vous ?" "Oh ! Pardon... Je m'appelle Darryl Zanuck. Vous avez perdu votre boulot, bienvenue à la Twentieth Century Fox."  Et Louis Roussi est entré à la Fox ! "Il a été un peu le bras droit, l'ami de Zanuck jusque dans les années 1960, raconte encore son fils. Il faisait beaucoup de repérages pour lui et il était peut-être aussi une source d'inspiration, avance son fils. "C'est Zanuck qui a fait "Les racines du ciel"... C'est marrant comment Zanuck était intéressé par les Nègres ! C'est fascinant... J'en ai tiré un livre qui s'appelle "Tous les Nègres se ressemblent"*, tout' neg ka sanm'... Cette confusion a tragiquement bouleversé la vie de mon père !"

Ti Lou partait régulièrement à Santa Monica et avait un visa illimité pour entrer aux Etats-Unis... "Une rareté, surtout pour un Nègre, d'autant plus que mon père était communiste. Mais, là c'était un ordre de Ike ! Oui, celui qui a lancé le maccarthysme et la chasse aux sorcières... Zanuck le savait, mais c'était un ami de Ike et donc un ami de papa !" Un jour, Ti Lou a raté un avion, sans doute parce qu'il avait une amie à voir dans le coin. C'était l'avion dans lequel est mort Marcel Cerdan...

Romuald Fonkoua dans le livre qu'il consacre à Aimé Césaire écrit : "Suzanne Roussi (...) a un frère, Louis Roussi, qui jouera plus tard un rôle assez important dans la vie de Césaire à Paris, notamment au cours des années difficiles (1956-1960)..."

Le sosie d'Harry Bellafonte

Ti Lou est resté à la Fox jusqu'en 1963. Son nom apparaît dans quelques génériques de films comme la Mousson (1955) avec Lana Turner et Richard Burton. Gilles qui vivait chez les Césaire au Petit-Clamart, depuis le divorce de ses parents, étais alors en pension au lycée cévenol du Chambon-sur-Lignon quand on est venu le chercher à l'étude. "Papa me téléphonait du paquebot Le Colombie pour m'annoncer qu'il rentrait définitivement aux Antilles... Je ne l'ai revu qu'en 1973..." Ti Lou s'est installé à Fort-de-France et a travaillé pour le compte d'un béké. Plus tard Zanuck est venu le voir, à l'occasion du croisière qui passait pr la Martinique, mais ne l'a pas trouvé... Ti Lou est arrivé trop tard au port ; le paquebot filait déjà... "Mon père en a été triste parce que Zanuck lui avait dédié un film, "Une île au soleil" avec Harry Bellafonte. Ti Lou avait essayé sans succès en 1955 de le faire tourner en Martinique... Ca se passe sur une l'île imaginaire de Santa Marta où deux rivaux dans la course à la députation, le notable blanc Maxwell Fleury et le jeune noir David Boyeur (Harry Bellafonte) voient leurs ambitions contrariées par leurs liaisons amoureuses, par la ségrégation raciale et par une affaire de meurtre. Louis Roussi ressemblait beaucoup à Harry Bellafonte...

"A la mort de Ti Lou en 1990, raconte Gilles Roussi, Césaire pleurait. C'est lui, à l'enterrement, qui tenait les cordons du poêle funèbre."

FXG

* https://livre.fnac.com/a1000567/J-Spilmont-Tous-les-negres-se-ressemblent

Darryl Zanuck en bref

Il est l'un des derniers nababs d'Hollywood, un monument du Septième Art, avec plus de 200 films produits durant plus de cinquante ans, du cinéma muet des années 1910 avec Chaplin jusqu'au début des années 1970. On lui doit plusieurs chefs-d'œuvre dont "Les racines du ciel" et la révélation d'une multitude de talentueux réalisateurs et stars.

Darryl Zanuck qui a vécu à Paris, a été marié pendant plus de trente ans à Virginia Fox, l'une des actrices fétiches de Buster Keaton et a par la suite vécu plusieurs idylles, notamment avec Juliette Gréco et l'actrice Irina Demick. Darryl Zanuck est décédé aux Etats-Unis en 1979.

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14 septembre 2019 6 14 /09 /septembre /2019 04:31
"Riding zone", l'émission de sport extrême et d'aventure de France Ô passe sur France 3

Interview. Jonathan Politur, producteur de "Riding zone"

"Nous sommes passés d'une émission de glisse à un programme de valorisation des jeunes"

Le Guyanais Jonathan Politur dirige la société de production audiovisuelle Puzzle média. C'est avec elle qu'il produit depuis plus de dix ans l'émission "Rinding zone" sur France Ô. Malgré la fermeture prochaine de la chaîne ultramarine de France TV, cette émission est avec "Les Témoins d'Outre-mer" et l'information et une case documentaire,  la seule rescapée du naufrage puisqu'elle commence sa 13e saison sur France 3, le samedi à 10 h 50 à 11 h 20, après Ludo, une grosse case jeunesse. Retour sur l'histoire d'une bascule qui n'était pas gagnée d'avance !

Ca fait quoi de passer de France Ô à France 3 ?

C'est vraiment une grande fierté de basculer sur une antenne aussi forte que France 3 parce qu'elle est plus exposée que France Ô et fait plus d'audience, c'est donc d'autres enjeux pour nous. L'autre fierté, c'est qu'il n'y a jamais eu sur une grande chaîne du service public une émission autour de cette thématique. C'est vraiment une première qu'on propose.

Quand vous avez appris la fin de France Ô, avez-vous eu des craintes pour l'avenir de "Riding zone" ?

Quand nous avons appris la fermeture de France Ô, ils ont décidé d'arrêter les programmes et les productions qu'ils finançaient. Donc évidemment, j'ai eu très peur. Depuis le mois de décembre 2018, je suis en négociations avec France TV. Là où j'ai eu moins de crainte, c'est sur notre potentiel à passer d'une chaîne à l'autre parce que contrairement à beaucoup de producteurs, j'avais déjà anticipé le fait que "Riding zone" devait avoir plus d'ambition que simplement celle donnée par France Ô. Ca fait quelques années que malheureusement la situation à France Ô est compliquée, qu'il n'y avait plus de réflexion éditoriale ou d'ambition autour des programmes. On nous laissait faire...

Quelle a été votre botte secrète ?

Dans le même temps, la direction de France TV nous parlait toujours de la cible jeunesse et de l'ambition digitale du groupe... "Riding zone" est la marque digitale la plus forte de France TV... On est une communauté de 621 000 abonnés sur Youtube, 150 millions de vues ces 4 dernières années et 75 millions juste cette dernière année... Nous, on avait déjà une vraie audience et une communauté qui ne faisait que grossir. Et plus qu'une émission de glisse, nous sommes passés à un programme de valorisation des jeunes. Le digital nous a servi à montrer, et moi dans les négociations, à prouver que "Riding zone" correspondait exactement aux nouvelles attentes de France TV, c'est-à-dire un programme linéaire aussi puissant sur une antenne classique que sur le digital.

On était vraiment les bons élèves  et on pensait qu'on allait être récompensés par notre travail, mais il a fallu vraiment beaucoup se battre...

Le concept de "Riding zone" se limite-t-il à de la glisse et du sport extrême ?

L'émission a beaucoup évolué en 12 saisons et c'est ça qui nous a permis de trouver notre public. On est passé depuis quatre ans d'une émission glisse pure et dure avec un traitement lié à l'actualité et aux résultats sportifs à une écriture beaucoup plus grand public. Dans "Riding zone", il y  des séquences de divertissement, des caméras cachées, des défis originaux... On a fait passer à un champion de moto les épreuves de motard de la gendarmerie... On a fait affronter un champion de parcours à un légionnaire... L'autre chose qui a contribué à gonfler nos audiences, c'est que chaque semaine, nous proposons une vraie immersion avec une personnalité de l'extrême. C'est un portrait au long court où l'on apprend à découvrir l'homme ou la femme derrière le champion. Là où je suis content de l'émission, c'est qu'on s'adresse aux jeunes, c'est-à-dire les moins de 40 ans. Sur cette cible, il y a très peu de choses à part les programmes de real TV que nous proposent W9 ou TFX... Nous valorisons des gens qui sont passionnés, qui pratiquent dans des paysages à couper le souffle, qui vont au bout de leurs rêves et des rêves non financiers... C'est ça qui est beau dans "Riding zone" ! Même si notre champion, il est très fort en skate ou en BMX, il est loin de pouvoir en vivre.

L'émission est incarnée par Tiga depuis le début...

On peut dire qu'on l'a révélée ! Tiga a commencé avec nous et elle a été repérée puisque depuis un an, elle est sur "Echappée belle" sur France 3.

Et la Guyane, vous tournez chez vous, en Guyane ?

Je n'oublie jamais la Guyane ! J'aimerai y faire encore plus de choses... Mais pas que la Guyane. En Martinique, nous réalisons le magazine quotidien du tour des Yoles et cette année, nous avons mis en place pour la première fois un dispositif de captation aérienne avec des drones. Nous avons tourné également en Martinique un film de 52 minutes sur Philippe Rivière, un personnage découvert dans "Riding zone". On a tourné "Vertige aux Marquises", un 52' pour lequel on a tendu les premières slacklines entre les fameux pitons rocheux de cet archipel de Polynésie. Il sortira sur France TV à la mi-novembre. Pour W9 et M6, on a tourné un documentaire en immersion pendant 50 jours à la frontière de la Guyane et du Brésil : "Légion étrangère, mission à haut risque en Amazonie" qui a été un vrai succès d'audience. Je viens d'envoyer un de mes réalisateurs suivre des scientifiques du CNRS et des légionnaires au coeur du parc national amazonien de Guyane à la rencontre des orpailleurs illégaux brésilien — le film n'est pas encore vendu et ça va choquer tout le monde : pendant 40 jours,. Au moment où Macron gueule contre Bolsonaro, on voit comment on laisse faire l'orpaillage clandestin en Guyane... Un truc de fou ! Enfin, Puzzle média a signé un contrat avec le centre spatial guyanais pour qu'on leur fournisse leur contenu éditorial. Je n'ai pas du tout oublié la Guyane loin de là ! Et je travaille toujours pour tenter de vendre des programmes aux plus grosses chaînes. C'est le boulot du producteur !

Propos recueillis par FXG, à Paris

 

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14 septembre 2019 6 14 /09 /septembre /2019 04:21
Vas-y Francky ! 45 ans de carrière, c'est bon !

ITW Francky Vincent, auteur, compositeur, interprète

"J'ai pas un zizi à la place du coeur !"

Francky Vincent fête cette année ses 45 ans de carrière. CElii que d'aucuns ont surnommé le "Pierre Perret des Antilles" a sorti pour l'occasion un single, "L'été sera chaud" et annonce un concert à l'espace Pierre-Bachelet à Dammarie-Les-Lys, en Seine et Marne le 14 septembre, tout en poursuivant sa participation à la tournée du "Best off 80" avec des artistes comme Sacha du groupe "Début de soirée", Julie Piétri, Thierry Pastor Mickaël Jones... Interview.

Que représente cet anniversaire pour vous ?

J'ai débuté en 1974 et ma première chanson s'appelait "Ambition", ce qui allait tout à fait avec l'esprit de ce que je voulais faire puisque je voulais faire carrière. Je ne vais pas faire pur et dur dans l'autosatisfaction, mais il y a quand même une satisfaction qui est là et qui semble perdurer.

Comment est né votre premier groupe, "Tabou n°2" ?

J'ai créé ce premier groupe avec des amis de Pointe-à-Pitre.  Dès le départ, mes chansons ont été vraiment portées sur la chose et il y avait quelques chansons qui étaient relativement vulgaires parce que j'avais 18 ans... Donc, je ne calculais pas, j'envoyais parce que les meurs n'avaient pas vraiment évolué aux Antilles et c'était pratiquement prohibé de chanter des chansons coquines. On pouvait parler de sorcellerie, d'église, mais surtout pas de sexe ! Si les gens de mon âge ainsi que les générations qui sont arrivées après ont pu parler de ça, c'est peut-être grâce à moi.

Pourquoi avez-vous arrêter Tabou n°2 ?

J'ai arrêté ça parce que je voulais commencer une carrière solo et j'ai fait 17 ans de carrière aux Antilles ! Le premier titre solo que j'ai chanté a été "La vie en rose" version antillaise !

Comment le public vous a-t-il accueilli ?

J'ai été quelque peu rejeté par les Guadeloupéens, mais adopté par les Martiniquais ! Je ne sais pas si c'était salvateur mais les Martiniquais m'ont adopté... Vous savez des fois dans une famille, quand on est adopté, il y a plus d'affection...

Et vos parents, comment ont-ils reçu vos chansons ?

Ma mère, enseignant le catéchisme et chantant au sein d'un chorale d'église, n'a pas accueilli mes chansons coquines avec les bras ouverts !

Votre mère vous a rejeté ?

Elle ne pouvait pas me rejeter ! Quand vous allez en prison, vos parents sont présents au tribunal et ils ne vous rejettent pas même si vous avez fait quelque chose de très grave. Mais pour moi, chanter ce que je chantais, ce n'était pas grave !

Et votre père, quelle a été sa réaction ?

Mon père qui travaillait au centre d'enfûtage de gaz dont il était le directeur, m'applaudissait ! Mon père était loin d'être pudique.

C'est à cette époque-là que vous travaillez à la Sécurité sociale ?

Oui, j'ai travaillé à la Sécurité sociale parce que j'avais 18 ans et je ne vivais pas du métier de chanteur. Ce n'était pas encore un métier, juste une petite passion en tant qu'amateur. J'animais des bals populaires mais je ne gagnais pas bien ma vie.

Dans les bals populaires, vous pouviez vous permettre de chanter des chansons salaces ?

Ben oui, c'est à partir de là que j'ai commencé à improviser des paroles cochonnes sur certaines chansons, certaines rythmiques et ça m'a donné envie de faire la carrière que je fais aujourd'hui. Ca faisait rire certains et rire jaune d'autres !

Vous pensiez alors qu'il fallait secouer la société antillaise ?

Absolument ! J'étais quelque peu rebelle et j'avais peut-être une petite prétention, celle de tout bouleverser aux Antilles parce que les gens étaient très hypocrites par rapport au sexe et c'est un truc qui m'énervait.

Quand avez-vous décidé de tenter votre chance à Paris ?

Je suis parti à Paris parce qu'il fallait que je parte. J'étais rejeté par beaucoup de Guadeloupéens de par la teneur de mes chansons. Donc, je me suis dit : pourquoi ne chanterais-je pas en français et n'essaierais-je pas de conquérir les métropolitains ? Pour nous, quand on habite les îles, arriver à séduire l'Hexagone, c'est une grosse performance... Je suis parti en 1992 et je suis arrivé avec sous le bras la chanson "Fruit de la passion". J'ai essayé pendant deux ans de brancher CBS et personne n'en voulait parce que c'était trop vulgaire.

Qu'est-ce qui fait que ça a marché ?

J'ai eu un piston. Ce piston, c'était Christian Lester... Je l'ai croisé, il m'a donné les bonnes directions et on a pu sortir cette chanson en 1994. Aujourd'hui, nous en sommes à 2,5 millions albums vendus à travers le monde. J'ai eu la chance de sortir de sortir cet album qui s'est révélé un filon, un puits de pétrole ! Dans le même album, on a "Le tourment d'amour", "Fruit de la passion", "Alice ça glisse" et "Canne à sucre" qui sont quatre chansons que les métropolitains ont adoptées !

Est-ce que la comédienne Alice Sapritch a protesté ?

Ah non... C'est vrai que cette chanson, je l'ai composée avant sa mort, mais c'est vrai aussi que Alice, c'est quand même d'abord issu du conte de Lewis Carol... Alice, ça glisse au pays des merveilles ! J'ai joué avec !

Comment avez-vous été inspiré pour écrire vos textes ?

Aujourd'hui, j'écris beaucoup de poèmes et ça vient comme ça, c'est fluide... Je l'ai en moi. J'avais des prédispositions, oui, je peux le dire comme ça. Elles se révèlent à moi au fil des mois, des années et des rencontres aussi ! Avec mon épouse actuelle, j'écris autrement qu'avec mon ex ou mes ex... Il y a ces influences...

En relisant votre discographie, je vois que vous avez joué avec Kassav...

Je n'ai pas joué avec Kassav, Kassav m'a accompagné sur deux albums, mais pas sur scène...

Vous avez joué avec nombre grands musiciens antillais... Musicalement, comment êtes-vous considéré ?

Tous les artistes antillais vont dire "le meilleur, c'est Francky Vincent." Je suis le number one aujourd'hui, c'est-à-dire : le meilleur, c'est moi. Le meilleur showman, le meilleur prétentieux, le meilleur tchatcheur, le meilleur vantard... (rire)... Même dans les défauts, je suis le meilleur ! (fou rire)... Mes qualités proviennent de ma gouaille, de ma verve, ma dérision, mon autodérision... L'autodérision, c'est quelque chose qui séduit les gens intelligents. Et puis il y a ma sensibilité aussi ! Parce qu'on sent que j'ai un peu de sensibilité. J'ai pas un zizi à la place du coeur ! Mais je sais aussi me vanter... Vas-y Francky, c'est bon ! (rire)...

Quel regard avez-vous sur la scène créole ?

Dans les années 1980, on vit des artistes qui étaient différents. Vous aviez Malavoi qui avait un style, Kassav avait un style, La Compagnie créole avait un style, Zouk machine avait un style et Francky Vincent avait un style ! Aujourd'hui, on a dix ou quinze artistes qui font le même truc et on est très fier de ça...

Que pensez-vous du zouk love ?

Le zouk love demeure sauf qu'il a perdu sa superbe !

Et vous vous faîtes toujours du zouk Francky Vincent ?

Je ne sais pas si je fais du zouk, je fais d'abord du Francky Vincent et après je fais du zouk...

Pourquoi ne faîtes-vous pas une tournée en Outre-mer pour ces 45 ans ?

Je dois y aller, mais ça ne sera pas de suite... 2020, il va y avoir les élections municipales, il faut être vigilant... Je ne fais pas dans les élections, je fais dans les érections !

Propos recueillis par FXG, à Paris

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13 septembre 2019 5 13 /09 /septembre /2019 06:37
Les Antilles à la fête de l'Huma

Une 84e fête de l'Huma aux couleurs antillaises

Pour la 84e fête de l'Humanité, les Antilles seront bien représentées. Kassav y soufflera encore sa 40e bougie dimanche soir sur la grande scène et le Trio Delgrès y jouera samedi soir sur la scène dite "Zebrock".

Si le Parti communiste guadeloupéen ne sera pas là (une ardoise qui traîne depuis l'année où leur stand se serait écroulé), le parti communiste martiniquais y tiendra place comme chaque année avec son restaurant fort couru (où l'on y a vu l'an dernier le patron de la CGT, Philippe Martinez déguster une assiette créole) et des moments de débat, au "village du monde" en face du stand du Parti communiste réunionnais qui donnera l'occasion à son nouveau secrétaire général Yvan Dejean de s'y faire connaître.

Côté littérature, ce sont les éditions Idem du Martiniquais Jean-Benoît Desnel qui seront présentes avec un stand des littératures d'Outre-mer au "village du livre" à la Halle Nina Simone.

Le samedi après-midi, auront lieu des enregistrements d'interviews (Angèle Louviers, George Pau-Langevin, Suzanne Dracius, Françoise Vergès ­— sous réserves)  dans le cadre de l'hommage qui sera rendu à Gerty Archimède lors d'un symposium qui aura lieu au mois de novembre au Moule en Guadeloupe pour rendre hommage à la secrétaire générale du parti communiste guadeloupéen dans les années 60 et première femme avocat noire de la Guadeloupe.

Dimanche après-midi, ce sera une carte blanche à Suzanne Dracius, écrivaine martiniquaise.

Sur les rayonnages, des ouvrages comme "Lénine, regards du Sud sur la Révolution d'Octobre 1917", avec une préface de Philippe Pierre-Charles et une postface de l'historien spécialiste de la Russie et de la colonisation, Marc Ferro, mais aussi la réédition de l'ouvrage d'Anténor Firmin "De l'égalité des races" avec une postface de l'écrivain haïtien Joël Des Rosiers, les oeuvres d'Albert Londres, "Au bagne", Adieu Cayenne" et "Terre d'Ébène" d’Albert Londres, avec une préface d’Edwy Plenel, et encore l'ouvrage collectif dirigé par le Pr Aimé Charles-Nicolas "L'esclavage : quel impact sur la psychologies des populations".

Et puis, dans les allées de la fête, les vendeurs d'accra et de sorbets coco seront encore une fois présents.

FXG, à Paris

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