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23 mars 2014 7 23 /03 /mars /2014 13:53

Accolade fait son café-théâtre

flyer-Cafe-theatre-1.jpgL'association Accolade de Jacques Ambrosio organise son café-théâtre « Fouyé sa ki tan nou », placé cette année sous le signe de la tradition avec les chants bélè, du Théâtre, le gwo ka et le gospel… L’événement a lieu le 12 avril, salle Rossini à Paris dans le IXe arrondissement (6, rue Drouot).

La programmation démarre à 18 h 30 avec Nathalie Pena-Vieira, artiste interprète, auteur compositeur créole. « Sa musique est une invitation au voyage », promet l’organisateur.

A 19 heures, débute la représentation de « Fo's An Nou », une pièce de théâtre écrite et jouée par les comédiens d'Accolade. Sur scène, Henriette Dourougié, Patricia Delos, Francky Lamarre, Angélique M'Vouama, Claudine Louis, Guy Compper Chateaubon, Ena Lesuperbe.

Ils sont accompagnés du groupe folklorique Gren'n K'fé.

Après l’entracte, la troupe Gospel Heart clôturera cette soirée café-théâtre et concert.

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22 mars 2014 6 22 /03 /mars /2014 08:24

Le conseiller économique de Lurel nommé vice-président de l’Autorité de la concurrence

Thierry-Dahan-et-Fabrice-Rigoulet-Roze-au-Senat.jpgJuste après la communication de Victorin Lurel en conseil des ministres, mercredi dernier, sur les effets de la loi de régulation économique des outre-mer, le président de la République a signé un décret de nomination qui vaut tous les certificats de bonne conduite que pouvait espérer son ministre des Outre-mer. Son conseiller économique en charge des affaires de la concurrence, Thierry Dahan, a été nommé vice-président de l’Autorité de la concurrence (ils sont quatre autour du président Bruno Lasserre). Une sacrée promotion pour cet énarque nommé conseiller maître à la Cour des comptes en 2009. Avant d’intégrer le cabinet de Victorin Lurel, il était affecté déjà à l’Autorité de la concurrence comme rapporteur general, chef du service des instructions. C’est donc en haut magistrat qu’il rejoint son ancienne maison. C’est, de la part du chef de l’Etat, une façon de récompenser celui qui a été pendant deux ans la cheville ouvrière de la lutte contre la vie chère en outre-mer. Ses faits d’armes sont la loi de régulation économique qui instaure les injonctions structurelles contre les monopoles et oligopoles, dite loi Lurel, votée le 20 novembre 2012, mais aussi et surtout, le décret Lurel sur le prix des carburants outre-mer, arraché après un vrai bras de fer avec les pétroliers et les gérants de stations-service. Son bilan, tel que l’a décliné mercredi Victorin Lurel, est éloquent : « Le bouclier qualité prix a permis une baisse de 10 % l’an dernier et 12 % cette année… Même chose sur la transparence des prix du carburant ; on a fait baisser les prix structurellement même s’il y a des fluctuations conjoncturelles. » Le ministre a encore rappelé qu’en matière de téléphonie, « on s’achemine vers la convergence tarifaire », que le coût du fret a baissé de 7 %, même s’il reste à les répercuter sur le consommateur, selon le ministre. Victorin Lurel a encore signalé que pour seize prestations bancaires, il y avait eu un alignement sur les prix pratiqués dans l’Hexagone. Derrière les mots et la communication, la nomination de Thierry Dahan crédibilise le travail et l’action du ministre. « Les économies des Outre-mer, disait encore mercredi Victorin Lurel dans la cour de l’Elysée, sont gangrenées par les monopoles… » Il y a donc encore du travail et pour cela, le ministère des Outre-mer cherche d’ores et déjà un remplaçant à Thierry Dahan.

FXG, à Paris

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21 mars 2014 5 21 /03 /mars /2014 08:00

Les ultramarins dans les élections municipales dans l’Hexagone

Le CEGOM dénonce un manque de respect ou d’organisation des formations politiques par rapport à l’enjeu des populations ultramarines basées dans l’Hexagone.

auerbach-chifrin-Paster-Joelle-Morelle.jpgLe Collectif des états généraux de l’Outre-mer (CEGOM), association qui se présente comme un « avocat des Outre-mer » a adressé aux principaux partis politiques français à l’exception du Front national, un questionnaire relatif aux préoccupations de leurs candidats par rapport aux originaires des outre-mer. Un questionnaire qui n’a guère eu de succès puisque l’association présidée par le sociologue martiniquais Pierre Pastel, n’a recu que trois réponses. La première est venue de Christophe Najdovski, tête de liste EELV du XIe arrondissement de Paris, la deuxième de Genevieve Colomer, tête de liste Front de gauche dans la commune de Chatenay-Malabry et la derniere est venue des instances nationales du parti socialiste. Le premier, qui a aussi organisé un débat public sur le sujet, a semblé répondre aux attentes du CEGOM qui lui a décerné une note de 17 sur 20. « Nous avons spontanément ouvert nos listes à des personnes issues de l’ensemble du pays », a déclaré la colistière de Christophe Najdovski, Joëlle Morel. La candidate du front de gauche a décroché un 13. « De belles personnes sont en position éligible sur nos listes, comme en 2008 », indique notamment Mme Colomer. Quant au PS, sa réponse a tout juste satisfait le CEGOM avec un 11. Sa réponse ne semble être qu’un copié collé de la politique gouvernementale pour l’Outre-mer. Mais pour les autres partis politiques, le Modem, l’UMP et l’UDI, « c’est un zéro pointé », a martelé Pierre Pastel. Au Modem, on a eu l’honnêteté de leur dire qu’on ne pouvait leur apporter de réponses. A l’UMP, l’absence de réponse semble avoir été due à une désorganisation, chacun se renvoyant la balle, quand on ne leur a pas suggéré de consulter l’ensemble des listes pour y trouver les ultramarins candidats. Quant à l’UDI, ca a été silence radio.

Huit listes dans toute la France

Pierre-Pastel.jpgLe CEGOM a dénombré huit listes dans toute la France avec des candidats ultramarins en position éligible et pouvant prétendre aux fonctions de maire adjoint. « Mais on sait déjà, a signalé Pierre Pastel, qu’ils ne seront pas adjoints au maire. Ainsi, dans le Tarn, un candidat originaire d’Outre-mer est inséré entre deux futurs adjoints, mais lui ne sera attributaire que d’une délégation à l’économie… « Il y a bien des têtes de liste, a encore déclaré Pierre Pastel, mais ils n’ont aucune chance d’être élus ! » Ainsi, est-ce le cas pour la liste UMP de Stains (93). C’est ce qu’on appelle le syndrome Beaujour ou Fanfant, du nom de ces candidats UMP aux législatives en 2007 et 2012 envoyés dans l’Est parisien, grassement acquis à la gauche.

Face à ce constat, Pierre Pastel voudrait privilégier la « formation des consciences ». « Si nous restons piégés dans une simple comptabilité analytique, à réclamer des quotas, nous n’agirons pas en profondeur. » Le CEGOM entend donc continuer d’interpeller l’Etat et les décideurs pour qu’ils s’engagent à former les gens à l’acceptation de la diversité. « Une grande majorité de nos compatriotes Français n’est pas intégrée car les Français ne se rendent pas compte qu’ils sont plongés dans une société plurielle », conclut Pierre Pastel. Le CEGOM en tire une conclusion simple en « invitant les Français des outre-mer et leurs proches à tirer les conséquences de ces réponses ou absences de réponse lors de leur vote le 23 mars ».

A noter que l’AMEDOM, association des élus ultramarins dans l ‘Hexagone qui, jusqu’alors, faisait ce travail de conscientisation des partis politiques et de lobbying, est restée totalement muette pendant cette campagne.

FXG, à Paris


Le CRAN denonce des villes aparteid

Thiaba-Bruni-Louis-Georges-Tin-CRAN.jpgLe Conseil représentatif des associations noires présidé par le Martiniquais Louis-Georges Tin, s’est livré à une enquête dans les 50 plus grandes villes de France. Son enquête a porté sur le nombre de femmes maires (elles ne sont que 5) et sur la place laissée à la diversité. Ils se sont appuyés sur trois critères pour comptabiliser les personnes issues de la diversité : La photo, le lieu de naissance et le nom. Il en ressort que 9 % des adjoints de ces cinquante villes sont originaires d’ailleurs. « C’est une évolution positive, note M. Tin, mais les personnes issues des minorités visibles sont 12 % en France. » Au PCF, ce chiffre atteint 16 %. « Mais le Front de gauche en 2012 ne présentait que 2,2 % de ces candidats aux législatives », modère Thiaba Bruni, porte-parole du CRAN. Le PS et EELV ont 10 % de leurs adjoints issus de la diversité quand ils ne sont que 5 et 4 % pour l’UDI/Modem et l’UMP.

Les villes communistes de Saint-Denis (93) et Nanterre (92) sont les plus ouvertes avec des ratios de 35 et 33 %. Viennent ensuite les villes socialistes, Argenteuil (95) et Roubaix dans le Nord (30 %), puis la ville EELV de Montreuil (93) avec 28 %. L’UMP ne vient qu’en 14e position avec Nancy (54) qui a 10 % de diversité parmi ses adjoints au maire. Enfin, le CRAN a repéré 11 villes « only white » dont Bordeaux, Dijon ou Toulon. Six sont PS, cinq sont UMP. Plus globalement, le CRAN mesure que 35 % des villes UMP et 19 % des villes PS sont « only white ».

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21 mars 2014 5 21 /03 /mars /2014 07:07

Stéphane Jobert prend les commandes du samedi soir sur NRJ 12

Stephane-Jobert-cPhilippe-Leroux-2013-8.jpegA partir de samedi 22 mars, en prime time, NRJ 12  propose « Ils ont marque les Français », un nouveau magazine de divertissement produit par Daniella Lumbroso et présenté par un enfant de la Réunion, Stéphane Jobert. « C’est un magazine pipol de divertissement de 90 minutes », raconte Stéphane. Au programme, des Français qui ont perce a Hollywood, d’autres qui ont pété un câble à la télévision, qui sont fils de, qui ont ete dans un boy’s band ou encore des familles qui implosent et des mariages pipol… Un dizaine de reportages par ğmission et pas d’invités plateau, mais une interaction avec le monde du showbiz. Stéphane Jobert n’est pas un nouveau venu sur NRJ 12 puisqu’il anime avec l’ancienne star du X, Clara Morgane depuis quatre ans « Le super bêtisier ». « On était parti pour en faire une aux fêtes de Noël et ça a marché. » Effet Clara Morgane garanti ! « Je n’avais jamais rencontré Clara mais on s’entend bien, on n’a pas de rivalité d’image. Elle est sérieuse dans son travail et elle n’a pas le melon ! » Avec le temps, ils ont su nouer une complicité que partagent les téléspectateurs. « J’ai beaucoup de chance de travailler avec elle, ça fait rêver les gens que je rencontre. » Et pour ôter toute ambiguïté, il précise : « Clara est une femme mariée depuis un an ! »

Stephane-Jobert1-cNRJ12.jpegAvec sa nouvelle émission qu’il présente seul, Stéphane Jobert prend ses marques sur la petite chaîne de la TNT et ça lui plait : « NRJ 12 n’appartient pas à un grand groupe de media. Les moyens sont différents de ceux des chaînes historiques, mais NRJ 12 a trouvé sa place sur la TNT avec la sixième saison des « Anges de la téléréalité. » Lui, la téléréalité ne l’intéresse pas vraiment. « J’aurai pu en faire il y a dix ans… » N’empêche, il sait ce que sa chaîne lui doit avec la relance de la « Star Ac » ou avec le phénomène Nabila. Stéphane vient de tourner un pilote d’émission de jeu en Belgique, un divertissement à grande échelle. Et l’an dernier, il a fait un pilote pour France 2. C’est le divertissement qui le branche. Des émissions comme « The voice », « Rising star » le font rêver.En dehors de la télé, il est sur un projet au théâtre comme comédien pour la RTBF et puis, il ne désespère pas de revenir un jour à la Réunion présenter une émission.

FXG, à Paris


Des débuts réunionnais

Stephane-Jobert-cPhilippe-Leroux-2013-4.jpegSi Stéphane n’est pas un natif, c’est la Réunion qui a lui a mis le pied a l’étrier de la télé. « Je suis arrivé à la Réunion, j’avais douze ans, parce que mon père y travaillait pour une compagnie aérienne. Au collège Bourbon de Saint-Denis, il commence à fréquenter une petite radio voisine. Il les démarche et obtient le créneau 12-14 heures le vendredi pour une plage musicale. Il y fait ses armes pendant trois ans avant de rentrer à RFM, alors relais RTL à la Réunion. Il y fait toutes les tranches horaires, du mag, des débats, de la musique… En 1995, il envoie une maquette à RFO radio qui le renvoie sur un casting télé. Ca marche et le voilà à présenter une émission de clips. Stephane-Jobert-cPhilippe-Leroux-2013-1.jpeg« C’était une formidable exposition dans une émission locale et j’apprenais les ficelles de la télé. » Et il enchaîne avec une matinale en radio, un jeu, « La route des mondes ». Il présente encore des spéciales à la télé comme l’élection de miss monde aux Seychelles. En 2001, il a 26 ans. Le lycée Leconte de Lisle, la fac de géographie sont derrière lui et Paris l’attend, pense-t-il. « Je ne pouvais pas me planter… » Il ne connaît personne, mais son expérience paie. Casting apres casting, il tisse un réseau nouveau et, en juin 2002, après dix mois de recherches, il décroche la présentation du Tac O Tac pour la Française des jeux sur TF1. Il y reste trois ans. Il débarque alors sur M6 pour Star 6 music, il enchaîne avec le loto en Belgique sur la RTBF, puis l’Euromillion sur France 2. Il fait pendant huit ans toutes les tournées d’été de la Française des jeux avant d’être repéré par NRJ 12. Il y a trois ans, il va en Nouvelle-Calédonie pour présenter l’élection de miss Calédonie et, il y a deux ans, l’IRT l’a nommé ambassadeur de la Réunion. Son père et son frère vivent toujours au pays et il s’y rend une fois par an.


Son émission favorite : The voice et Cash investigation avec Elise Lucet, « juste formidable ! »

Son animateur préféré : Julien Courbet

Son rêve : Durer le plus possible. « On connaît la fragilité des carrières artistiques… »

Son reproche : La télévision a peur de miser sur des formats français et inédits.


Ses dates

1975 naissance

1987 arrivée à la Réunion

1995 première télé

2002 première télé nationale

2011 NRJ 12

22 mars 2014 « Ils ont marqué les Français »

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21 mars 2014 5 21 /03 /mars /2014 06:30

Les outre-mer « de près ou de loin » au salon du livre de ParisFonkoua-Dracius-marin-le-melee.jpg

Le salon du livre de Paris ouvre ses portes ce vendredi au parc des expositions de la porte de Versailles. Comme chaque année, le ministère des Outre-mer investit un espace dédié à nos littératures et à nos auteurs avec un invité d’honneur, le nouvel académicien Dany Laferrière. Le thème proposé, « de près ou de loin », est un « voyage littéraire et culturel à la découverte des femmes et hommes qui portent l’expression francophone de cultures ancrées à l’horizon de quatre grands océans », selon le ministre qui signe le programme. Des auteurs, illustrateurs, conteurs et éditeurs vont proposer « des histoires, des visions, des couleurs, des impressions, des sensations et des sentiments [pour] interpeller, toucher et émouvoir ». Centenaire oblige, la guerre de 1914-1918, vue de nos territoires, sera présente avec le film documentaire de Barcha Bauer, « On a retrouvé le soldat Borical », mais aussi les « Lettres de Poilus martiniquais », correspondances recueillies par l’historienne Sabine Andrivon-Milton.

La tragédie de l’esclavage sera aussi évoquée avec « Une autre histoire de l’esclavage » de Lémy Lémane Coco, ou la bande dessinée de Sylvain Savoïa, « Les esclaves oubliés de Tromelin ». Frédéric Ohlen sera aussi présent lors d’une rencontre pour aborder l’histoire des Blackbirders, ces trafiquants d’esclaves qui raflaient des populations entières sur les côtes pacifiques pour les asservir dans les mines d’argent du Pérou… D’autres rencontres sont au programme avec Jean-François Samlong, José Pentoscrope, Roland Brival, Euzhan Palcy, Firmine Richard, Jean-Michel Martial et encore Benzo, Hector Poullet, Suzanne Dracius ou Tony Delsham. Un focus sera consacré au carnaval guyanais.

FXG, à Paris


Jean Marc RosierUn stand pour la Martinique

Comme chaque année, les auteurs martiniquais se partageront entre le stand péyi et celui des Outre-mer.La Région Martinique accueillera sur son stand Martinique éditions (bandes dessinées, mangas et romans), les dessins de presse humoristiques et satiriques de François Gabourg, la SAM éditions (livres d’histoire, généralités), Paris métis en écriture de Jean-Benoît Desnel (romans, nouvelles, essais, recueils de poésie, revues), et encore K éditions (éducation, scolaire, ligne éditoriale généraliste et bilingue créole-français).


Caraïbéditions en force

Florent-charbonnier-serge-diantantu.jpgCaraïbéditions, la société de Florent Charbonnier, aura aussi son propre stand pour présenter toutes ses publications ayant trait aux cultures domiennes : oeuvres célèbres en créole (Astérix, Titeuf, Tintin, Les profs, Le Petit Prince, L'Etranger), ses BD et albums jeunesse en français, ses romans policiers en français et ses essais en français et créole... Seront présents Stéphane Bouzon, l'auteur de la BD « Trip & Trash », Briino Cléry et Thomas Plan, le scénariste et le dessinateur de la BD/roman-graphique « Lavi Moun », Serge Diantantu, l'auteur de la série BD « Mémoire de l'esclavage » et des albums jeunesse « Femme noire... » et « Homme noir d'Afrique, d'Amérique et des Antilles », Emsie, l'auteur de « Ti Racoun », la première série d'album jeunesse pour les 2/3 ans, Rabéha Fagour-Dairi, l'auteur des « Abécédaires des Antilles-Guyane » pour les 5/9 ans, Hector Poullet, le traducteur d'Astérix en créole, auteur des essais « Kokolo », « Tonmblokoto » et « Kenbwa an Gwada », et scénariste du manga « Les îles du vent »...

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20 mars 2014 4 20 /03 /mars /2014 09:00

ITW Victorin Lurel, ministre des Outre-mer

« A quel moment faut-il revenir dans son petit pays ? »

Lurel.jpgOn parle de plus en plus de remaniement ministériel, êtes-vous inquiet pour votre maroquin ?

Je n’ai jamais été inquiet pour ça ! Ca fait tellement longtemps qu’on parle de remaniement que mon problème est plutôt de savoir à quel moment faut-il revenir dans son petit pays… Je sais que j’ai la confiance du président, celle du  Premier ministre…

Même avec cette rumeur de « disgrâce », selon l’Express ?

Je sais qu’il y a eu une petite polémique allumée par un journaliste de l’Express qui  est d’origine néo-calédonienne. Ça vient de là-bas… Bon, il n’y a pas de souci. Il y a une quinzaine de jours, à la fin du conseil des ministres, Jean-Marc Ayrault m’a apporté son soutien et j’ai ensuite recu un joli petit mot de mon Premier ministre qui me renouvelait toute sa confiance. Pas matière à en faire un communiqué.

Il se murmure que Manuel Valls souhaiterait avoir un grand ministère qui engloberait celui des Outre-mer…

Posez-lui la question… J’allais presque dire que l’Outre-mer est sanctuarisé. Mais je ne dis pas ça, je ne suis pas le président de la République, ni le Premier ministre et d’ailleurs, c’est la première fois que je m’exprime sur ça… Chacun peut avoir des ambitions. Il y a un président et il décidera le moment venu de la date de ce qu’il fera. Pour le moment, il me semble que les Outre-mer, compte tenu de la nature de ce ministère, seront préservés. Nous n’allons pas supprimer les territoires ! Le locataire peut changer, le locataire peut partir… Pour le reste, on peut ne pas être inquiet sur cela.

Si on vous propose d’y rester, le ferez-vous ?

Je ne veux pas répondre. J’avoue que j’ai autant d’intérêt ici ou là. A Paris, nous avons commencé à travailler sur des textes très importants, sur le pacte de responsabilité, sa déclinaison outre-mer, sur la mise à plat fiscale, les économies budgétaires, les dépenses fiscales, les expérimentations qui se font dans le Pacifique… Il faut les conduire à terme. Et puis, disons le très clairement, il y a des élections qui viennent en 2015. Comment les préparer, comment y être impliqué ? Je rentre régulièrement chez moi, je paye mes billets lorsqu’il faut les payer, je m’intéresse à la vie politique avec les risques que cela comporte physiquement et politiquement…

Quitter le ministère des Outre-mer en janvier ou février 2015 serait le bon calendrier pour vous ?

Lurel-2.jpgPour le moment, je travaille ! Mais, je l’ai déjà dit, je serai candidat à la candidature pour les régionales de 2015. C’est la fédération socialiste qui décidera. S’ils veulent bien me confier la conduite de la liste, je le ferai volontiers parce que j’estime qu’il y a encore du travail à faire et que je veux poursuivre. Evidemment, il ne faut pas rester trop longtemps… J’avais dit que je ferai deux mandats. En mars 2015, je m’intéresserai aux élections départementales et régionales. Et après, peut-être, 2017… Si je reste à la Région ou si je redeviens parlementaire. Il y aura un choix à faire.

A la veille du premier tour des municipales, êtes-vous confiant ?

En Guadeloupe au total, on va maintenir ou renforcer nos positions. Il y a deux scrutins emblématiques, c’est Basse-Terre et Vieux-Habitants. Chez moi, parce que je sens que c’est un peu serré comme d’habitude… Mais je sens qu’on peut même gagner des bastions.

Y compris Basse-Terre où se présentent Lucette Michaux-Chevry et sa fille Marie-Luce Penchard ?

C’est compliqué… Ce n’est pas impossible.

Propos recueillis par FXG, à Paris

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20 mars 2014 4 20 /03 /mars /2014 06:17

La maison bleue classée monument historique

Dispensaire-du-bagne-DR.jpgLe Journal officiel du 13 mars a publié le décret du 11 mars portant classement au titre des monuments historiques de l’immeuble dit « Maison bleue » à Saint-Laurent-du-Maroni. Ce site faisait déjà l’objet d’une inscription depuis l’arrêté du 31 août 1995. Le classement est le plus haut niveau de protection d’un monument. La maison bleue, construction créole, en bois, de la fin du XIXe et du début du XXe siècle, était le dispensaire du bagne. Ce classement a pour corollaire des obligations pour le propriétaire. Il ne peut y faire de transformation sans en faire la demande au moins quatre mois avant le début des travaux auprès du préfet en indiquant le détail des travaux à effectuer. Aucune construction neuve ne peut être adossée à l’édifice protégé sans accord préalable du ministre de la Culture. Le bâtiment ne peut non plus être cédé (vendu, légué, donné...) sans en informer préalablement le ministre. En contrepartie, l'entretien est partiellement financé par l’Etat, et une défiscalisation est possible pour les propriétaires.

FXG, à Paris

Source photo : http://viviane973.canalblog.com/albums/commune___st_laurent_du_maroni/photos/46707260-sdc10074.html

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17 mars 2014 1 17 /03 /mars /2014 07:00

CReFOM-Hollande : La rencontre off the record

martial Karam Dalin Lurel Hollande VizyLe rendez-vous de François Hollande avec la délégation du CReFOM, mercredi dernier à 15 heures, avait été annoncée aux intéressés pour une durée de 20 minutes. En réalité, le président de la République s'était donné 45 minutes sur son agenda, se permettant ainsi, selon la tournure des choses, de l'abréger à sa guise. Au final, l'entretien a duré plus d'une heure. Et même si la présence de Victorin Lurel, bien aimé de l'hôte de l'Elysée, a favorisé une certaine bienveillance envers la délégation du CReFOM, la longue attention que leur a portée le président a surpris à l'Elysée même : François Hollande aurait ainsi été "intrigué, amusé et intéressé par le style Karam", selon l'un des particpants à l'entretien. D'autant que Patrick Karam ne s'est pas privé de parler directement et d'emblée à François Hollande de ses liens particuliers et de son engagement, non pour l'UMP, mais pour son phénix, Nicolas Sarkozy, tout en ayant soin de préciser tout le bien qu'il pensait de son compatriote et "ami frère" Victorin Lurel que Jean-Marc Ayrault n'a même pas pris la peine de soutenir quand l'Express est venu parler à son sujet, ni plus ni moins, de disgrâce. Sur ce point, François, Hollande se serait contenté d'écouter sans commenter...

"Etes-vous d'accord M. ler président ?"

On peut expliquer aussi la longueur de l'entretien du fait que dès que qu'un membre de la délégation (comme lors de la rencontre avec Anne Hidalgo, on notera que cette délégation était exclusivement masculine et quasi entièrement antillaise, pour ne pas dire guadeloupéenne...), Daniel Dalin, Jean-Michel Martial, ou moins probablement José Pentoscrope plus discret et plus soucieux de franche et constructive sobriété, Patrick Karam intervenait pour demander au président : " Etes-vous d'accord ? " Jusqu'à ce que le conseiller du prince, Marc Vizy, consente à coucher sur le papier la réponse présidentielle. La seule actée véritablement est l'inscription à l'agenda présidentiel du 20 novembre, date du dîner du CReFOM.

Et Taubira ?

Ce sont tous ces menus événements durant l'entretien qui ont conduit  une personnalité à pâtir de cette rencontre, le président de l'Institut du monde arabe, Jack Lang, qui avait rendez-vous avec le chef de l'Etat à 16 heures et qui a du faire antichambre pendant une petite demi-heure. Pour la plus grande joie de Patrick Karam qui a du, sans nul doute, sentir un peu ses chevilles enfler d'avoir su, si tôt, porter le CReFOM au sommet de la République. Pensez, après Sarko, être capable de séduire Pépère... Tout ça, au même moment où une ministre ultramarine, Christiane Taubira, se trouvait et se trouve encore en pleine ligne de mire des médias. Mais de ça, il n'a pas été question. "Elle a été attaquée en tant que ministre, a indiqué Patrick Karam à France-Antilles et au JIR, pas comme ultramarine ou en raison de la couleur de sa peau".

FXG, à Paris

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15 mars 2014 6 15 /03 /mars /2014 06:30

7 en Outre-mer                             

Tous les samedis à 19h10 à partir du 15 mars

ELYASAKHOUN_preview_2300.jpgLe nouveau magazine de société des rédactions de France Ô et des chaînes 1ère propose un toyur du monde des Outre-mer chaque samedi. Présenté par Elyas Akhoun et préparé par Nathalie Nouzieres, ce " 7 sur 7 " tropicalisé consacre une large page à un fait ou à un thème particulier,commenté en plateau par les invités de la rédaction. 

Nouméa, Saint-Pierre-et-Miquelon, Fort-de-France, Kourou… Que se passe-t-il dans les neuf départements et territoires ultramarins ? Avec ce nouveau rendez-vous de 30 minutes, la rédaction de France Ô revient sur les événements politiques, sociétaux ou sportifs qui préoccupent les Français d’Outre-mer.

Après un rapide passage en revue de la semaine écoulée, Elyas Akhoun ouvre un dossier transversal, le « Zoom de la semaine », porté en images par les reportages des différentes rédactions du réseau Outre-mer 1ère  et commenté en plateau par deux invités, d’envergure nationale ou régionale, issus du paysage politique ou de la société civile d’outre-mer. Trois rubriques originales concluent ce rendez-vous : « 7 ici » dans laquelle un journaliste local présente un reportage ultramarin inédit et décalé ; la chronique « 7 hier » concoctée à partir d’images d’archives ; et enfin « 7 en ligne » qui reprend les principales informations, en lien avec le « Zoom de la semaine », qui ont fait le buzz parmi les internautes d’outre-mer.

FXG, à Paris

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14 mars 2014 5 14 /03 /mars /2014 08:00

Chamoiseau refait les contes

Chamoiseau-contes-pays-Martinik.jpgAvec Veilles et merveilles créoles, publié aux éditions du Square, l’auteur martiniquais, Patrick Chamoiseau se réempare de contes écrits naguère par lui-même, mais oubliés depuis 25 ans. En feuilletant cet ouvrage illustre par Georgia Grippo Belfi, le lecteur retrouve des personnages familiers (Nani-Rosette, Ti Jean l’horizon, la Madame Kéléman) et se replonge instantanément dans le plus pur bouillon de culture créole. « Notre conteur, écrit Patrick Chamoiseau dans son court prologue, est le délégué à la voix d’un peuple enchaîné, affamé, vivant dans la peur et les postures de la survie. » Et du flot de ses paroles émergent les animaux du bestiaire africain (la baleine, l’éléphant, la tortue, le tigre et… Compère lapin), des personnages d’influence plus européenne (Le diable, Bondié, Cétoute, Ti Jean…), et des histoires mille fois entendues dans le fin fond des mornes comme « Lapli bel anba la bay » qui inaugure ce recueil de onze contes. La langue de Chamoiseau, matinée de refrains en créole, se prête à merveille à cet imaginaire créole qui remonte à l’habitation des XVIIe et XVIIIe siècles. Ainsi, il nous narre l’histoire de cette vieille dame,  qui « vivait en chipontong » et était « la meilleure amie de la famine » (dans « Une graine de giraumon »). A la manière des griots, Chamoiseau introduit quelquefois le conte à la première personne pour mettre en scène une transmission : « J’ai vu ce conte passer aux abords de ma case… » De conte en conte, il distille une mythologie créole depuis les navires de la traite négrière (« La personne qui asséchait les cœurs ») au « négrillon en survie dans les champs des békés » (« Ti Jean l’horizon ») en passant par le nègre Yé qui « fuyait le travail du champ des békés, de leurs hautes sucreries et même de leurs moulins » (« Yé, maître de la famine »).

La faim reste très présente dans cet imaginaire où l’on croise Nani Rosette et sa « bouche douce », « l’accra de la richesse » ou encore l’oiseau Glan glan… « Le conte créole, écrit encore l’auteur, dit que « la peur est là, que chaque brin du monde est terrifiant et qu’il faut savoir vivre avec. » Si ces « contes de la survie » ont pour mission de distraire lakou, ils sont, poursuit Chamoiseau le conteur, « un mode d’apprentissage de la vie, ou plus exactement de la survie en pays colonisé », car le conteur était un esclave transmuté la nuit en maître de la parole.

FXG, à Paris

Veilles et merveilles créoles, contes du pays Martinique, édition Le Square. 16 euros.

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