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28 mars 2014 5 28 /03 /mars /2014 08:04

An drive au salon du livre de Parisstand-Martinique.jpg

« J’ai failli ne pas être là, ma femme… », confie Tony Delsham, assis derrière une table du stand de la Région Martinique au salon du livre de Paris. « J’ai deux stands ! », finit-il par avouer. L’autre est à l’espace loué par le ministère des Outre-mer. « La Region Martinique met toutes ses forces et ses compétences pour aider ceux qui ont des choses a dire ! », bouillonne Tony Delsham. Son prochain ouvrage « Le noir des Antilles » ne sera prêt qu’à la fin de l’année... Il promet un best seller ! Nadia-Chonville.jpgA côté de lui, une jeune femme présente les deux tomes de la saga de « Rose de Wegastrie » (éditions Paraduria). Ca se passe vers 1400 en Andalousie. Elle s’appelle Nadia Chonville, moitié Martiniquaise, moitié Guadeloupéenne de 25 ans. Elle est sur une niche ! De l’autre côté, Raphaël Nicole vend son ouvrage pédagogique sur l’histoire de la Martinique (éditions de la Frise). Encore après, Marie-Ange Beaugendre-Pigeon propose son « Destin détourné » (Edilivre), son histoire. Jean-Marc Desrosiers (K éditions et Le teneur), le poète Serge Restog et Jean-Charles Pamphile (« Condamnée à vivre », Madinina éditions) complètent avec Emmanuel Nossin (« Le vol du mansfeny », Exbrayat), l’aréopage d’auteurs martiniquais sur le pont ce vendredi. A cheval lui aussi sur les deux stands, Jean-Benoît Desnel et sa collection Idem. Il republie sous forme de classique « Le procès de Marie-Galante » de Victor Schoelcher préfacé par Bernard Leclaire, proces marie Galante Schoelcheret une version augmentée de « Lumine Sophie dite Surprise », de Suzanne Dracius ainsi que sa « Déictique féminitude insulaire ». Et comme l’invité d’honneur de ce salon est Shanghaï, Idem a demandé à Charles-Henri Fargues, Marie-George Thébia, Hector Poullet, Cécile Fleur et Alex Nicol d’écrire chacun une nouvelle coquine. C’est Shanghai-canaille-copie-1.jpg« Shanghaï canaille ». Au stand des Outre-mer, on retrouve Caraïbéditions qui accueille Serge Diantantu (le numéro 5 de « L’histoire de l’esclavage » est attendu pour mai), Stéphane Bouzon, le père des deux métros flemmards, Trip and Trash, Thomas Plan, le dessinateur de « Lavi moun », et Rabeha Fagour, auteur d’un « Abécédaire du jardin des Antilles ». L’éditeur Nestor a emmené ses poètes de Guadeloupe, Benoît Benjamin (« Le cri d’un enfant ») et Jocelyn Coëzy (« Pawol Gwada »).Jean-Georges-Chali-et-George-Pau-Langevin.jpg

La ministre de la Réussite éducative, George Pau-Langevin, est passée par là. Dans ses bras, « Les enseignants et la politisation de la Guyane, 1946-1970 », d’Edenz Maurice aux éditions Ibis rouge.

FXG, à Paris

 


IMAGESbenoit-benjamin.jpg

Benoit Benjamin, le cri d'un enfant, editions NestorCoesy.jpg

Jocelyn Coezy, Du rhum pour l'arroser, et Pawol Gwada, chez Nestor.Rabeha-Fagour-Dairi.jpgRabeha Fagour Dairi, Abecedaires du jardin des Antilles, CaraibeditionsRaphael-Nicole.jpg

Raphael Nicole, Histoire des Antilles francaises, editions de la FriseSerge-Restog.jpg

Serge RestogStand-Jasor.jpg

Regine jasor (deuxieme a gauche), des editions Jasor

Trip-et-trash-stephane-bouzon.jpg

Stephane Bouzon, Trip & Trash, CaraibeditionsBeaugendre destin detourne

Marie-Ange Beaugendre-Pigeon, Destin detourne, Edilivre

 

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28 mars 2014 5 28 /03 /mars /2014 08:03

Emmanuel-Nossin.jpgITW Emmanuel Nossin, auteur du Rêve du mansfeny (Editions Exbrayat)

« Les Martiniquais prêtaient serment au roi George. »

Pourquoi avoir choisi la période anglaise pour asseoir votre roman ?

Les livres d’histoire parlent peu de cette période qui va de 1794 a 1802, pendant laquelle quatre gouverneurs anglais, dont William Keppel, ont dirige la Martinique, a la demande des colons martiniquais. On passe vite par-dessus alors qu’à mon avis, toutes les bases de ce qui fait la Martinique d’aujourd’hui sont déjà la a cette époque. Aussi bien la musique avec la mazurka et la biguine, que la mentalité ou la structuration pyramidale de la société. Les colons ont échappé a la Révolution française ! Mais, en même temps les Anglais sont les premiers abolitionnistes et s’introduisant dans le continuum mental de la Martinique, ils introduisent le ver dans le fruit. Ça aboutira avec l’abolition de 1848.

Quelles traces les Anglais ont-ils laissées ?

Il y en a dans la langue, dans la façon de penser, d’imaginer, un certain pragmatisme, et puis, il y a des patronymes anglais ! On jouait du black pipe, au cricket… Le canal Levassor a ete construit par les Anglais. On leur doit aussi notre ouverture aux îles anglaises du Sud. Quand le roi d’Espagne a voulu se débarrasser de Trinidad, il a vendu la terre en exigeant que les acheteurs soient catholiques. Les Anglais ne sont pas tres catholiques et ils ont fait appel aux colons martiniquais et louisianais. Jusqu'à aujourd’hui, les french kreyol de Trinidad sont leurs descendants. A cette époque, Napoléon jouait aux échecs avec les Anglais et les Martiniquais prêtaient serment au roi George.

Et dans ce décor, vous plantez un thriller ?

A la façon du Nom de la rose, ce roman débouche sur un questionnement philosophique. Gonzague, un aristocrate anglais est envoyé en Martinique par le muséum de Londres, pour étudier le sérum des serpents. Si le gouverneur Keppel est son cousin, le héros appartient à la mouvance abolitionniste. Il sympathise avec son guide, un neg marron, mais aussi un voleur avec lequel il va aux alentours de Saint-Pierre, à la recherche de serpents. Et chemin faisant, ils vont tomber sur des scènes de meurtre, des crimes rituels… Il y a une partie fictive, mais un fond réel et omniprésent.

Reve-du-Manfeny-Nossin.jpgPar exemple ?

Un commando de 400 conventionnels a débarqué de Guadeloupe pour porter la révolution. Ils ont été massacrés. Les soldats trouvent dans les bateaux des marins anglais des livres de Cubuano. Il y avait une chasse à ces documents dans les cales des bateaux anglais !

Qu’en est-il de l’esclavage à l’heure anglaise ?

Le héros ne cesse de comparer ce qu’il voit en Martinique et  ce qui se pratique dans la colonisation anglaise. Il voit les nuances entre les deus systèmes, mais surtout il comprend que, quel que soit ce système, il est inique et non-rentable. Le héros n’a rien d’un humaniste, il a compris que l’esclavage n’est plus rentable.

Et le heros l’emporte à la fin ?

La moralité est sauve. Le 22 mai est annoncé des 1799. Parce que les prémices sont là, le système économique caduc… Alors qu’on a tué 1200 békés en Guadeloupe, c’est en Martinique que le 22 mai éclate en 1848. On devance une île qui a connu une révolution radicale…

Pourquoi le mansfeny ?

C’est un oiseau mythique pour les Kalinas, un oiseau d’initiation et aussi un oiseau auquel le héros s’identifie. Il est la permanence. Il faut explorer toute notre histoire. Il n’y a pas de phase géniale, héroïque ou maudite… Pendant la période de vichy, les Martiniquais se sont retrouvés dans une sorte de miroir ; ils ont du ressentir la même chose pendant la période anglaise.

Propos recueillis par FXG, à Paris

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28 mars 2014 5 28 /03 /mars /2014 08:01

« Lavi moun »

Thomas Plan La vi mounUne bédé écrite par Briino alias Bruno Cléry et dessinee par Thomas plan (Caraïbéditions).

Ca se passe dans un Cayenne imaginaire surnomme Kaz-Kayènn, et à So-Atipa dans les marais de Kaw.Le dessinateur et le scénariste se sont rencontrés dans une école élémentaire de Belleville à Paris. Thomas Plan est professeur de sport et Briino est un animateur. « J’étais au courant de son projet, raconte Thomas, mais lui ne savait pas que je dessinais. » C’est la gardienne de l’école, Annie, une Martiniquaise qui a recu une carte postale dessinée de Thomas. Elle l’a montrée à Briino. Aussitôt celui-ci a fourni un script découpé scène par scène, case par case. Ils sont allés ensemble en Guyane. Thomas a fait des croquis, à Roura, à Cayenne… Il s’est imprégné des lignes créoles de l’architecture, celles de la forêt, et il a apporté sa mise en scène avec ses dessins.

L’histoire, c’est Larsènn qui revient dans son village, So-Atipa après 17 ans d’absence, pour un héritage… Et il va tomber amoureux de la mauvaise personne. Tous ses souvenirs remontent, son départ naguère et ce pourquoi il va rester…

Dans ce tout petit village, il y a beaucoup de cadavres dans les armoires… Ce « Retour aux sources », est le premier épisode d’une série à venir.

FXG, à Paris

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28 mars 2014 5 28 /03 /mars /2014 08:00

Shanghai-canaille.jpgHector Poullet vient de publier chez Idem une nouvelle drôlatico-érotique, Le cauchemar d’Ornicar, dans un recueil intitulé Shanghai canaille, auquel Charles Henri Fargues, Marie-George Thébia, Cécile Fleur et Alex Nicol ont participé. Par ailleurs, son ouvrage sur les mots du sexe en créole de la Guadeloupe, Kokolo(Caraïbéditions), a séduit l’Express qui a décidé de lui consacrer un article.

Interview sur le stand des Outre-mer au salon du livre de Paris.

« Les gens ne lisent pas »

On ne vous voit pas souvent au salon du livre de Paris. Qu’est-ce qui vous a donné envie de venir ?

Je viens pour Caraïbéditions, pour Assimil car un nouvel ouvrage est sorti au mois de mars et j’ai deux ou trois autres livres qui sont là… Et j’ai eu envie de voir le printemps !

Vous ne parlez pas vraiment des ouvrages que vous présentez ici…

Hector-Poullet.jpgJ’ai tellement de projets avec Caraïbéditions… Et les projets m’intéressent davantage que ce qui est passé. J’ai un projet sur les ustensiles d’antan qu’on sortira sans doute pour le salon du livre de l’an prochain. Il y a un projet sur les héros de la Guadeloupe, de la Martinique, de la Guyane et d’Haïti. Chacun doit inventer son héros, nos légendes…

Vous êtes un spécialiste et un promoteur de la langue créole. Trouvez-vous qu’elle a la place qui lui revient dans la société ?

C’est une histoire tellement compliquée et les gens disent tellement n’importe quoi qu’on ne sait plus très bien où l’on en est ! Certains parlent de décréolisation quantitative, qualitative… Jean Bernabé vient de sortir un livre là-dessus. C’est tres intéressant, mais moi je ne me rends pas compte qu’il y a une décréolisation si importante, au contraire ! Je trouve que les gens parlent de plus en plus créole et le parlent de mieux en mieux !

Quel regard portez-vous sur la jeune génération d’écrivains guadeloupéens ?

J’en connais quelques-uns, je reçois leurs livres, les lit… Sans plus. J’ai découvert un jeune auteur, Frankito, qui a écrit un livre très bien, L’homme pas Dieu, mais c’est toujours la même chose… Quand quelqu’un ecrit quelque chose sur la Guadeloupe, comme Pépin par exemple, il faut absolument tout y mettre ! Et on a les Haïtiens, les touristes, les métros, etc… Ce sont des espèces de livres fourre-tout.

Et que pensez-vous de nos éditeurs ?

Je trouve que nos éditeurs n’ont pas les moyens de leurs ambitions, même les éditions Jasor. Et comme le livre est la cinquième roue de la charrette de la culture – la musique et le cinéma passent avant – ils n’ont pas les moyens de faire ce qu’ils voudraient faire. Je trouve bien que des éditeurs comme Nestor existent, mais ils éditent un peu n’importe quoi et ca dessert un peu notre littérature. Je prefere travailler comme Florent Charbonnier le fait. C’est-à-dire qu’il me demande quelque chose et je me mets au travail. Comme ça, je suis sûr que le livre va sortir. Tandis que si l’on écrit un bouquin comme ça et qu’on cherche un éditeur, c’est compliqué. Mais je n’ai pas d’exclusive ! Je suis chez Caraïbéditions, chez Orphie, chez Jasor… J’essaie de me mettre un peu partout car je trouve que nos éditeurs ont beaucoup de mérite.

Que devrait-on faire pour améliorer les choses ?

Il faudrait commencer par faire lire les Antillais et pour ça, il faudrait qu’il y ait une promotion sérieuse de la lecture parce que les gens ne lisent pas. Ils lisent le titre et la conclusion et le reste en diagonale… Il faut développer la lecture et pour la développer, il faut que ça passe par l’écriture. Il faut apprendre aux gens à écrire, leur en donner l’envie et comme ca, les gens vont lire ! Il ne suffit pas de donner simplement l’envie de lire car lire, c’est simplement consommer…

Propos recueillis par FXG, au salon du livre de Paris

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27 mars 2014 4 27 /03 /mars /2014 08:00

Une Trois-Riveraine lauréate du VIH Film pocket

Pierre-Berge-Esmeralda-Grell.jpgEsméralda Grell vit à Trois-Rivières et suit sa terminale littéraire au lycée Gerville-Réache. C’est au centre de documentation et d’information de ce lycée qu’elle a vu les flyers du concours VIH Film pocket. Elle a pris son téléphone portable et demandé à son camarade de lycée, Steeve Promeneur, de l’accompagner à la pharmacie… La suite se regarde ! « Je voulais quelque chose d’assez touchant, un ado qui fait sa première fois… » Bingo, le film d’Esméralda est sélectionné parmi onze finalistes et finit sur le podium avec Robin Deriaud et Simon Boulier. Leurs prix leurs ont été remis, mercredi par Pierre Bergé, président du Sidaction. Les films des onze finalistes ont été rassemblés dans un DVD pédagogique qui sera distribué dans près de 20 000 établissements scolaires. Quant aux trois lauréats, ils seront les invités du prime de la soirée Sidaction de France 2, le 5 avril à 20h50.

FXG, à ParisPierre-Berge-et-les-laureats.jpg

Les trois equipes de laureats et au milieu Pierre BergePierre-Berge-sidaction.jpg

L'arrivee du president du Sidaction

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27 mars 2014 4 27 /03 /mars /2014 06:03

La météo d’outre-mer sur France 2 satisfait le CSA

Le Conseil superieur de l’audiovisuel (CSA) n’a relevé, dans sa decision du 20 mars dernier, « aucun manquement » de [France 2] à son cahier des charges. Le CSA était saisi d’une plainte au sujet de la diffusion, sur France 2, des bulletins météorologiques qui, selon le plaignant, ne concerneraient que la France métropolitaine et la Corse, oubliant les départements et collectivités d’outre-mer. Pas d’accord a répondu le CSA : « L’article 54  du cahier des charges de France TV prévoit que la société programme des informations météorologiques quotidiennes adaptées aux territoires de diffusion. » Par ailleurs, le CSA fait remarquer que « les émissions que F2 produit pour la métropole comportent régulièrement des informations météorologiques sur l’outre-mer ». A savoir une diffusion chaque jour de la semaine, à 10 h 50 et au milieu de la nuit, d’un « bulletin consacré exclusivement aux informations météorologiques sur l’outre-mer ».

« Enfin, conclut le texte de la réponse des sages, il est toujours possible, depuis la métropole, d’accéder aux bulletins météorologiques des territoires d’outre-mer en utilisant Internet et notamment le site de France Télévisions qui propose des liens vers les services du réseau Outremer 1ère. »

FXG, à Paris

 

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26 mars 2014 3 26 /03 /mars /2014 08:00

Great black music

GBM-entree-graphique.jpgLa cité de la musique à Paris accueille jusqu’au 24 août prochain Great black music, une exposition visuelle et sonore, véritable anthologie des musiques noires.

Avec ou sans casque audio (fourni à l’entrée), le fond sonore de l’exposition Great black music est permanent. Il est alimenté par onze heures de programme musical ! Si d’emblée l’exposition s’ouvre sur une salle d’écoute et de visionnage des plus grands acteurs de la Great black music, les légendes de la musique noire, BB King, James Brown, Bob Marley, Farka Touré, Ray Charles, Areta Franklin, Sélif Keïta, Miriam Makeba mais aussi un blanc, Elvis Presley… audio-guide_5794.jpgA chaque nom correspond un totem dote d’un écran circulaire qui diffuse un petit film documentaire bien illustré musicalement. Cette seule salle nécessiterait deux heures de station pour tout écouter, tout voir… La salle suivante offre des projections à 360 degrés. Ce kino-panoramique renvoie à « Mama Africa », nom de cette salle qui projette des documentaires et extraits de concerts (Hugh Masekela, Mahmoud Ahmed...). « Berceau, dit-on, de l’humanité et de civilisations anciennes, l’Afrique est souvent perçue comme la terre-mère, le continent des origines. C’est un lieu mythique où, selon une croyance répandue chez les esclaves du Nouveau Monde, les âmes reviennent après la mort. » Musicalement, c’est là que tout a démarré avec les rythmes et les rites sacrés (salle 3). « La musique, la danse, la religion sont des arts immatériels », les seules choses que les esclaves déportés ont pu emporter de l’Afrique. GBM-rites-sacres.jpgIls les ont conservés et réinvestis pour donner naissance à la santeria cubaine, le maloya réunionnais, le condomblé brésilien, le vaudou haïtien, « rituel de cohésion des esclaves », le gospel et le negro spiritual…Ce religieux est la première « source de recréation de soi et d’expression artistique ». Une deuxième salle kino-panoramique donne à voir et à entendre l’expression de ces syncrétismes religieux et culturels qui, avec les chants de travail et les chants religieux, vont donner naissance au jazz et au blues.

Des Mandingues au hip hop

GBM-global-mix-3.jpgEn à peine deux salles, on est passé des récits épiques des griots mandingues à la plainte mélodique des bluesmen du delta du Mississippi, des bouges de La Nouvelle-Orléans aux clubs de Manhattan, des rythmes yoruba à la naissance de l’afrobeat, des mélopées du maloya à la samba, des faubourgs de Kingston, où apparurent le ska et le reggae, jusqu’aux terrains vagues du Bronx où surgit le hip-hop… « La voix, le souffle, les rythmes, l’âme de millions d’esclaves déportés depuis les côtes africaines jusqu’aux Amériques ont généré une constellation de musiques d’une richesse inouïe », ecrit Marc Benaïche, commissaire de l’exposition, fondateur et directeur general de Mondomix. Qu’est-ce que la musique noire, demande-t-il au chaland qui parcourt l’expo ? « Le reef du blues, du funk ou de l’afrobeat, la boucle du hip hop, le backbeat (contramétricité), call and reponse, l’échelle pentatonique, le timbre feutré du luth africain qui a donné les dirty notes comme la voix rocailleuse du jazzman, la sourdine et les wah wah des trompettes et la saturation des guitares électriques »…

Les Amériques noires et leurs musiques

GBM-ameriques-noires.jpgAprès un parcours chronologique vertigineux puisant dans l’ethnomusicologie, de la grande pyramide en – 2500 aux Printemps arabes de 2011, l’exposition se clôture sur les Amériques noires et leurs musiques. « Les Amériques noires n’ont pas légué au monde que Louis Armstrong, mais la force créatrice de la créolisation ». C’est sans doute ce que le nouveau monde a apporté de plus neuf, de plus moderne ! Après le luth ou le lamellophone croisés entre deux salles, on découvre enfin le bob didley, le cigarbox guitar ou le steel drum qui ornent les abords de la salle « Caraïbes en musique ». Didactique, elle crée une filiation depuis les chants de champs de cannes ou de coton, parents du gospel, du jazz et du blues, eux-mêmes parents du be-bop, du cool, du free jazz et du rythm’n’blues. A leur tour, ces derniers ont donné naissance à la soul, au rock, au funk, au rap, mais aussi à la bossa nova, la samba et le tango, au steel drum, au bélé, au zouk, au merengue et au kompa, sans omettre le reggae, le ska, la rumba, le cha cha…GBM-global-mix.jpg

Dans la salle « Global Mix », bouquet final de l'exposition, la musique noire devient planétaire. Les musiques noires, parties du berceau africain, ont fait, depuis les Amériques, émerger une conscience transnationale, panafricaine, qui sera le ciment du concept de musique noire. C’est tout l’objet de l’exposition.

FXG, à Paris

Photos Régis Durand de Girard

http://www.greatblackmusic.fr/fr/lexposition/

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26 mars 2014 3 26 /03 /mars /2014 06:15

Derrière la transat AG2R, le Rhum…

Figaro-34.jpg« Les stagiaires sont en mer », énonce d’emblée, ce dimanche 23 mars à Port-la-Forêt (Morbihan), Luc Coquelin quand on lui demande des nouvelles de Mathieu Forbin, Arthur Prat, François Guibourdin, Nicolas Thomas, les deux équipages de Guadeloupe Grand large, et des cinq autres stagiaires, leurs préparateurs techniques. « Ils se rendent compte de là où ils sont et ils se familiarisent avec les courants », complète leur formateur ès course au large. Les deux bateaux financés en grande partie par la Région s’élanceront le 6 avril prochain à l’assaut de la Transat AG2R, de Concarneau à Saint-Barth.

Martial Bariel et Olivier Souilhac, les deux autres encadrants de Guadeloupe Grand large, sont arrivés les premiers à Port-la-Forêt le 26 février dernier pour réceptionner les deux Figaros Bénéteau et préparer le camp de base des Guadeloupéens. Et les soucis ont commencé ! Le 27 février, le premier Figaro a été livré. Le lendemain, alors que les deux préparateurs décident de reporter, la mise a l’eau du second, posé sur son ber, une rafale renverse l’ensemble. Crac, boum, aie ! Le flanc bâbord est bien amoché : la coque et la pelle de safran sont à reprendre… Avant l’arrivée des  équipages, Barriel et Souillac trouvent à Brest un autre Figaro à louer pour permettre l’entraînement et organisent les réparations. Le  6 mars, à peine arrivé, Luc Coquelin part avec un équipage chercher le nouveau bateau… Ouf. Depuis, ça roule, enfin, ça navigue. Ils ont pu essayer leurs jeux de voiles neuves et s’aventurer sur le plan d’eau breton. C’est un gros challenge pour les Guadeloupéens car l’AG2R aligne peu de bateaux (une quinzaine), « mais ce sont des tueurs » d’après Luc Coquelin. Deux vainqueurs du Vendée-globe challenge, Michel Desjoyeaux et Roland Jourdain, le dernier vainqueur de l’AG2R, Gildas Morvan, sans compter la nouvelle génération des figaristes qui poussent les vieux vers la sortie, Erwan Tabarly, Fabien Delahaye, Yannig Livory ou Jeanne Grégoire. Face à un tel plateau, l’objectif de Luc Coquelin pour ses poulains est de faire « figure honorable ». « Avec le gros niveau des figaristes, on est venus pour apprendre », explique-t-il. Car derrière cette transat, il y a un autre challenge en vue, la Route du rhum - Destination Guadeloupe en novembre prochain. « Notre objectif, c’est une belle place sur le Rhum ! »

FXG, à Paris

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25 mars 2014 2 25 /03 /mars /2014 08:00

La Guadeloupe pose ses marques à Saint-Malo

Saint-Malo-stand-Gpe.jpgAvec la Guadeloupe partenaire principal de Pen Duick pour la prochaine Route du rhum – Destination Guadeloupe, la chambre de commerce et d’industrie a décide de renforcer son positionnement commercial à Saint-Malo. Le premier rendez-vous important des entreprises guadeloupéennes est le Salon Professionnel de la Restauration, de l’Hôtellerie et du Tourisme PRORESTEL qui s’est tenu entre samedi et ce mardi au parc des expositions Le Quai Saint-Malo.

La CCIIG a coordonné et organisé la présence de six entreprises pour mettre en valeur la qualité des produits et la destination Guadeloupe. Ces sociétés sont les rhums Bielle, Séverin, Longueteau et Karukéra, les punchs Madras et Créole Food, producteur de pâtes d’accras, condiments et sauces prêts à l’emploi. Une belle occasion pour elles de rencontrer les  distributeurs de boissons et les grossistes de la région Bretagne, mais aussi de renforcer la visibilité des marques guadeloupéennes déjà référencées pour la plupart  dans ces réseaux. Autre intérêt : l’opportunité d’échanger avec les restaurateurs pour les inciter à acheter les produits fabriqués en Guadeloupe pour les proposer à leur clientèle dès la saison estivale jusqu’au départ de la course en novembre prochain.

Et pour aider les restaurateurs maloins à confectionner des plats à partir des produits locaux, des démonstrations culinaires ont ete réalisées par le chef cuisinier de l’Auberge de la Vieille Tour, Joël Kichenin, qui par ce biais fait la promotion des spécificités gastronomiques de la Guadeloupe.

De nouvelles rencontres auront lieu à Saint-Malo début avril pour présenter une offre multimarques assortie d’outils promotionnels. Plusieurs représentants des branches restauration, hôtellerie, bar et discothèque, ainsi que les associations et fédérations de commerçants de la région malouine ont d’ores et déjà fait part de leur intérêt à participer aux diverses opérations proposées par la CCIIG, la Région et le CTIG.

FXG, à Paris

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25 mars 2014 2 25 /03 /mars /2014 07:00

Un Antillais au concours jeune entrepreneur de La Tribune

Sportandbiz.com est inscrite au concours du jeune entrepreneur de La Tribune. Cette start up se présente sous la forme d’un blog existant depuis 2012, spécialisé sur l'économie du sport, le sport business et le marketing sportif.

Sportandbiz commente l'actualité sport business et ses acteurs (business, sportifs, mode, entrepreneurs) d'une manière plus positive que les medias traditionnels. Elle entend réconcilier les valeurs du sport et celles du business. « Nous sommes les seuls, explique Gilles Gallon son fondateur, à  proposer des interviews mettant en scène des entrepreneurs, des personnalités qui parlent de leur rapport au sport, mais aussi des sportifs entrepreneurs. » Il a établi un partenariat avec le site Eurosport qui diffuse ses articles.

Pour le concours La Tribune, il joue dans la catégorie « start » qui regroupe les start ups qui ne monétisent pas encore. Ils sont trois : Galleron le fondateur, principal rédacteur et responsable de la ligne éditoriale du blog ; un graphiste, Lionel Soutenare, responsable de l'interface du blog, de la direction artistique ; un réalisateur vidéo, Jmo Marhek, qui s'occupe de la prise de vues, cadrage, montage de toutes les vidéos réalisées.

Sportandbiz est soutenu par les réseaux Outremer Network et Lereca qui, l’an dernier ils avaient soutenu Angélique Zettor, lauréate région Ile de France et National dans la catégorie NTIC, et Gwenn Atheaux, lauréate Région Sud-Est dans la catégorie Green Business.

FXG, à Paris

Le lien pour voter est le suivant

http://pltje.latribune.fr/candidat/galleron-gilles-sportandbiz/

Il faut cliquer sur « voter pour ce candidat » et, si l’on veut, le partager pour que la communauté soit au courant.

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