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6 février 2014 4 06 /02 /février /2014 06:07

Un éventail du génie des Outre-merExpo-excellence-MOM-Mq-Gn.jpg
« Les Outre-mer, territoires d’excellence » est une exposition que les hôtes du ministère des Outre-mer peuvent decouvrir à l’accueil de l’hôtel Montmorin, rue Oudinot à Paris. Cette scénographie des savoir-faire ultramarins a été réalisée par La Fabrique Créative. Elle rassemble 11 panneaux mettant en valeur le travail d’entreprises créatrices et innovantes reparties dans le vaste ensemble des Outre-mer français. Expo-excellence-MOM-Gpe.jpgCes entreprises sont Phytobokaz en Guadeloupe qui valorise depuis 2005 la biodiversité végétale en développant des gammes de produits phyto santé ou phyto-cosmétiques. C’est, encore en Guadeloupe, le chantier naval aluminium TIG. C’est le centre spatial guyanais qui, depuis 1965 et la mise en orbite d’Astérix par le lanceur Diamant, est le port spatial de l’Europe. C’est Altoa, en Guyane encore, qui recueille des données topographiques grâce a l’altimétrie par laser scanner aéroporté. En Martinique, c’est Fib and Co qui valorise le tronc de bananier en feuilles de placage ou Kadalys qui se sert de la banane pour ses vertus cosmétiques. C’est encore le Nickel de Koniambo en Nouvelle-Calédonie. Ce n’est pas seulement une réalisation minière et industrielle, mais un projet communautaire au service de la société calédonienne. C’est aussi la société des producteurs aquacoles calédoniens et sa fameuse crevette du lagon réputée la meilleure du monde. En Polynésie, c’est la société Manutea Tahiti qui a développé un jus d’ananas, puis un vin blanc sec à base d’ananas. Expo-excellence-MOM-Reunion.jpgA la Réunion, c’est Adip Sculpt/Stemcis qui propose des solutions pour la chirurgie esthétique avec son fameux kit Microfill, ou encore Runware qui supervise l’industrialisation et la commercialisation d’accessoires pour mobile comme son Runlyser qui mesure le rythme cardiaque.
Avec cette exposition, le ministre des Outre-mer veut montrer que nos territoires participent à la stratégie offensive de la France. « C’est un éventail du génie qui est a l’œuvre dans les Outre-mer, indique Victorin Lurel. Un éventail qui a vocation à s’élargir car je sais combien les Outre-mer regorgent d’excellence et de talents. » Une exposition au look un peu « boutique duty free » qui gagnerait à sortir des murs du ministère, pourquoi pas à Orly ?
FXG, à Paris

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5 février 2014 3 05 /02 /février /2014 12:08

Lurel, les gérants et « la manne des AIP »

Victorin Lurel a donné un coup de pied dans la fourmilière des gérants, lundi sur les ondes de Radio Guadeloupe 1ère. Son intervention visait à révéler ce qu’il pense être « une histoire de gros sous », à l’instar du syndicaliste martiniquais, Alphonse Degras, responsable CGTM Produits Pétroliers, qui a dénoncé à son tour « un chantage scandaleux » sur le site Politique publique (www.politiques-publiques.net). Selon Victorin Lurel, « la fermeture des stations-service par leurs gérants depuis jeudi dernier s'explique par les Accords interprofessionnels pétroliers (AIP), qui sont des indemnités de fin de contrat ». De son côté, que dit Alphonse Degras ? « Les gérants hurlent car ils voient poindre le risque de perdre une manne dont ils jouissent depuis l’Accord Interprofessionnel Pétrolier (AIP) du 2 avril 2008 : la prime de fin de gérance, qui ne figure pas dans leurs recettes d’exploitation. En effet, chaque fois qu’ils prennent livraison de 30 000 litres de produits, ils bénéficient d’une ristourne de 300 x 0,6854 € = 205,80 € (article 1 de l’AIP : 0,6854 € par hectolitre). Du 21 août 2008 au 30 juin 2013, ce sont ainsi 11 700 000 euros qu’ils ont piqués aux consommateurs et qu’ils se partagent, certains d’entre eux touchant jusqu’à 230 000 euros. »

Victorin Lurel rappelait que les AIP existent dans l’Hexagone, mais que « ce ne sont pas les consommateurs qui payent ». Il confirme le chiffre de 0,06 centime par litre et ajoute : « Ca a pris fin en avril et je l'ai supprimé parce qu'il y avait une base légale tout à fait discutable (...) permettant à n'importe quel consommateur de porter plainte. », Cette question des AIP avait ete mise sur le tapis en juin 2013, lorsque ont débuté avec les gérants les discussions sur le décret Lurel. Les gérants refusaient alors qu’on touche à ce qu’ils appelaient leur « prime de retraite ». « Depuis, d’autres accords ont ete préparés et, selon le ministre, « les gérants ont demandé à la préfète de les agréer tout de suite ». « Comment voulez-vous accepter ça, a réagi le ministre des Outre-mer (…) On leur a proposé l'extension de la convention nationale des AIP, mais ils n'en veulent pas. »

L’AIP est un accord signé en 2002 en Guadeloupe, et 2008 en Guyane et Martinique, qui prévoit d’abonder de 0,64 centimes en Guyane, 0,68 en Martinique et Guadeloupe, un fonds pendant dix ans. Cette réserve est destinée à financer une indemnité de fin de gérance dont le montant est proportionnel à l’ancienneté du gérant et au volume vendu dans la station. Ces 0,64 ou 0,68 sont payés par le consommateur et sont, à côté de la marge du détaillant, une marge de détail différée. Petite différence, c’est une indemnité de fin de gérance en Guyane et une indemnité de fin de contrat aux Antilles. Ces fonds sont gérés en Guadeloupe par une association de gestion présidée par Marc Petreluzzi, vice-président de l’organisation professionnelle des gérants de stations-service. De là à dire que ces AIP ont pu être un levier de la mobilisation des gérants, c’est sans doute caricatural, mais c’est un élément réel auquel d’ailleurs les Réunionnais qui ne disposent pas de tels accords, espéraient bien pouvoir prétendre avant que Victorin Lurel n’y mette fin.

Autre bombe lâchée par le ministre dimanche, mais sur RCI, cette fois : il a indiqué que Patrick Colle, president de l’intersyndicale des Dom des gérants, n’était plus lui-meme un gérant de station-service, mais qu’il exploitait un réseau de stations de lavage de voitures attenantes a des stations-service en Guadeloupe. Un réseau qu’il a pu acquérir grâce aux AIP. Et ses stations de lavage sont automatisées.

FXG, à Paris

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5 février 2014 3 05 /02 /février /2014 08:00

Teddy Riner élu sportif d’outre-mer de l’année

Jackson-Hurtis-et-Rinner.jpgLe judoka Teddy Riner a reçu lundi soir le trophée du sportif d’outre-mer de l’année, organisé par Radio Outre-mer 1ere, à Malakoff (92).

Le Guadeloupéen, qui a conquis sa sixième couronne mondiale en 2013, a terminé en tête du vote des internautes des sites la1ere.fr devant le hockeyeur de Saint Pierre et Miquelon Jonathan Janil, champion de France avec les Dragons de Rouen, et devant la Martiniquaise Mendy François-Elie double championne du monde d’athlétisme handisport 2013.

Le choix du jury, composé de journalistes des radios du réseau, s’était porté sur Teddy Riner, devant les basketteurs de l’équipe de France masculine et le Réunionnais Daniel Narcisse.

Du 17 au 31 janvier, les internautes et les auditeurs des Radios du Réseau Outre-mer 1ere ont pu voter sur le site la1ere.fr en choisissant parmi 15 candidats en lice qui avaient été choisis par les rédactions du réseau. http://www.la1ere.fr/2014/01/16/votez-pour-designer-le-meilleur-sportif-des-outre-mer-en-2013-100967.html

L’athlète guadeloupéenne, Muriel Hurtis, double championne du monde et l’ex handballeur Jackson Richardson, également double champion du monde, marraine et parrain de cet événement, ont remis à Teddy Riner le trophée du vainqueur en compagnie de Michel Kops Directeur du Réseau Outre-mer 1ere.

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5 février 2014 3 05 /02 /février /2014 08:00

La juge parisienne Aïda Traoré a mis en examen Nicolas Bedos

Le 16 decembre dernier, la juge d’instruction au tribunal de grande instance de Paris a signifié à Nicolas Bedos, écrivain et chroniqueur du magazine Marianne, sa mise en examen pour complicité dans un délit d’injure publique raciale. Il lui est reproché d’avoir, dans deux chroniques de Marianne des 8 et 16 decembre 2012, employé  « une expression outrageante, un terme de mépris ou une invective envers une personne ou un groupe de personnes à raison de leur origine ou de leur appartenance ou de leur non-appartenance à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée ». Ces chroniques avaient été produites à la suite d’un voyage aux Antilles effectué par Nicolas Bedos. Les expressions visées par le procès-verbal d’interrogatoire de première comparution sont les suivantes : « Autochtones oisifs », « enculé de nègre » et « indolence insulaire ». Cette mise en examen fait suite à la plainte avec constitution de partie civile déposée par le Collectifdom, représenté par Mes Jules Ramaël et Eddy Arneton, et au réquisitoire du procureur de la République du 1er mars 2013. Pour les avocats du Collectifdom, « il s’agit de combattre tous les propos à caractère raciste. L’humour n’autorise en aucune façon l’injure raciale. »

Nicolas Bedos, laissé en liberté, a choisi de se faire défendre par Me Jean-Yves Dupeux. La procédure d’instruction pourrait durer un an.

FXG, à Paris

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4 février 2014 2 04 /02 /février /2014 08:28

Toto veut prendre 26 millions à Total

Les arrêtés de méthodes font encore l’objet de palabres aux Antilles et en Guyane alors que le calme est revenu à la Réunion. Depuis vendredi dernier, les compagnies ont fait savoir qu’elles avaient pris acte de la volonté du gouvernement d’aller au bout de la réforme et de ses conséquences. Jusqu’alors, on se demandait quelle serait leur réaction. On sait maintenant qu’elles ne veulent plus livrer les pompistes de la Caraïbe française Le contenu des arrêtés de méthodes a évolué et les gérants ont pu constater qu’ils prenaient davantage en compte la vulnérabilité de leur position vis-à-vis de leurs fournisseurs et bailleurs. C’est ainsi que les gérants ont cessé le mouvement à la Réunion et qu’il s’est assoupli en Guyane et en Guadeloupe. Le problème qui demeure est donc celui qui se rapporte à la rentabilité des pétroliers. Si les projets d’arrêtés de méthodes prévoyaient depuis le début de limiter à 9 % la rentabilité du monopole de la SARA, c’est désormais le cas pour la SRPP à la Réunion et Total à Mayotte. Auparavant, ces taux de rentabilité s’élevaient entre 14 et 22%. Le projet gouvernemental, depuis juin 2013, n’envisage pas de toucher aux marges des gérants, ni celle des grossistes pour ne pas risquer la reprise des stations et leur automatisation au détriment de l’emploi. Le gouvernement, à l’issue des réunions de concertation, est donc parvenu à imposer à tous les monopoles cette toise à 9 %. Le résultat aboutit à une perte globale des bénéfices des pétroliers de 26 millions d’euros (sur les 99 de la filière en Outre-mer), soit 15 aux Antilles-Guyane et 11 pour l’Océan Indien. C’est cette extension qui fait hurler les compagnies depuis qu’ils l’ont découverte. Pour le coup, elles refusent de livrer les Antilles et la Guyane où les gérants ne sont plus aussi décidés à être leur bras armé.

FXG, à Paris

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4 février 2014 2 04 /02 /février /2014 08:00

France Ô fait disparaître son JT Info midi du 29 janvier

La crise des carburants outre-mer provoque des sueurs froides chez France Ô. Le 29 janvier dernier, dans l’édition de son journal télévisé Info midi, le président des gérants de stations-service des DOM, Patrick Collé, est invité sur le plateau de Karine Sigaud-Zabulon. Il témoigne de la réunion que les pompistes ont eue, la veille à Bercy, avec des représentants des pétroliers et des trois ministères concernés. C’est alors qu’il parle d’un collaborateur du ministre des Outre-mer à qui il a demandé de lui dire de combien le prix des carburants baisserait à la pompe, une fois que le décret et les arrêtes de méthodes seraient opérationnels. Patrick Collé affirme pour appuyer son propos que le ministre a lui-même dit que cela entraînerait une baisse des prix. C’est alors que Patrick Colle prête au conseiller économique de Victorin Lurel les mots suivants : « Les propos du ministre n’engagent que lui. » Cette déclaration fait aussitôt réagir le ministère des Outre-mer qui adresse un démenti à la rédaction de France Ô. Le lendemain, dans le JT Info midi du 30 janvier, la présentatrice Karine Sigaud-Zabulon fait part de ce démenti à l’antenne : « Le ministre dément les propos [de Patrick Collé] qui mettent en cause un de ses collaborateurs. Ces propos révèlent une volonté de travestir la réalité. » L’incident était ainsi clos. Pourtant, alors que l’on peut voir toutes les éditions d’Info midi comme d’Info soir, sur le site de rediffusion, pluzz.fr, le journal du 29 janvier a depuis disparu…

FXG, à Paris

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4 février 2014 2 04 /02 /février /2014 07:38

L’ancien patron de LADOM rebondit à la fondation du Patrimoine

FX-Bieuville-DG-Fondation-patrimoine.jpgFrançois-Xavier Bieuville qui a été remplacé à la tête de LADOM au printemps dernier par Jean-Claude Cadenet, vient d’être recruté par la fondation du Patrimoine. Il en assurera, à compter du 1er février, la direction générale. Après une courte traversée du désert, cet énarque de 48 ans découvre qu’il y a une vie après l’Outre-mer auquel il a consacré l’essentiel de sa carrière depuis 2005. Il a été secrétaire général adjoint du haut-commissaire de Nouvelle-Calédonie jusqu’en 2007, puis conseiller technique au cabinet du secrétaire d’Etat à l’Outre-mer, Christian Estrosi, puis en 2008-2009, chargé de mission auprès du directeur général de l’Outre-mer où il a préparé la reforme de l’ANT qu’il rebaptise LADOM. En 2009, Yves Jégo l’a nommé directeur général de LADOM d’où il a été débarqué l’an dernier par Victorin Lurel. La fondation du Patrimoine développe aussi des actions de préservation du patrimoine non classé en outre-mer.

FXG, à Paris

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3 février 2014 1 03 /02 /février /2014 08:00

Franck Danican ressuscite le « old glamour » à New York

FRANCK_NYC_003.jpgEn cette fin janvier, le magazine new-yorkais Fashion Republik, jette un coup de projecteur sur la dernière collection haute couture du Guadeloupéen, Franck Danican. Ses créations sont toutes en riches et nobles matières : soie, organza, crêpe de Chine, dentelle, soie plissée et viscose…  Pour le design des tenues, le Mornalien installé à Time square, Manhattan. s’est inspiré de grandes actrices du cinéma, Marlène Dietrich, Greta Garbo, Grace Kelly, Marilyne Monroe « J’ai rêvé d’un show à Broadway, une ambiance cabaret avec Joëlle Ursule qui chantait J’ai deux amours de Joséphine Baker… » Franck Danican a coiffé ses modèles de perruques. La baronne, d’origine guadeloupéenne, Cécile de Massy porte de la dentelle dorée, de l’organza beige, un collier en or et une perruque rouge.  C’est le modèle Moulin rouge. franck-9415.jpg« Cette transformation de matières, c’est un cabaret ! », s’enflamme le créateur. Ses thèmes sont l’élégance, la grâce, le glamour, le sexy, le cinéma et l’amour. Le « Danican fashion show » a duré deux jours au studio d’Andrew Afoord de New York. « Avec Claudie Matima, mon assistante styliste, j’ai travaillé deux jours non-stop l’image, le montage, le shooting, le collage… » Et si c’est Joëlle Ursule que le public de ce défilé a entendu, Franck Danican a créé ses pièces en écoutant Radio Gwoka de Morne-a-l’Eau. Le résultat, Franck Danican l’estime « assez brûlant car c’est vraiment riche en émotion et… En dollars ! »

FXG, à Paris

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1 février 2014 6 01 /02 /février /2014 09:30

Arrêtés de méthodes : insoutenable suspense

Pas de nouvelles hier soir des arrêtés de méthodes permettant de fixer le prix des carburants… Tandis que des gérants dans les territoires d’Outre-mer laissaient entendre que c’est le ministère des Finances qui refusait de les signer, le ministère des Outre-mer restait secret, mais serein. Une sérénité qui laissait même transparaître de l’optimisme. Hier matin, Victorin Lurel s’exprimait publiquement sur la naissance du Conseil représentatif des Français d’Outre-mer (CReFOM). Après de son intervention, les journalistes se sont rués sur lui pour l’interroger sur les arrêtés de méthodes. Sont-ils signés ? Sont-ils en voie de publication ?  « Vous verrez bien, a dit le ministre… On aura très largement le temps de communiquer. Vous allez voir. » On en est donc réduit à faire des conjectures. Si les ministères avaient retardé la publication, ils n’auraient pas rejeté l’ultimatum des gérants de stations-service, mardi dernier, à l’issue de la derniere réunion de concertation à Bercy. Rappelons que c’est suite à ce rejet que les gérants ont décidé leur mouvement de fermeture des stations-service dans les DOM. Tout le monde s’attendait à ce que les arrêtés soient signés hier et publiés ce samedi, voire dimanche, au Journal officiel de la République, afin qu’ils soient effectifs dès lundi. Mais le silence du ministre, vendredi, donne du crédit à la rumeur lancée par les gérants quant à un blocage qui viendrait de Bercy. Le ministère des Finances pourrait-il être circonvenu par un de ses plus gros contribuables, la société Total ? « Elle acquitte, en impôts et taxes, au moins 1 milliard d’euros, rappelait le 15 janvier dernier, le président de la commission des affaires économiques de l’Assemblée nationale, François Brottes, (…) réalise sur le sol national près de 2 milliards d’investissements bruts, (…) et commande chaque année 6 milliards d’achat à des fournisseurs français. » Son poids est donc lourd en France. D’ailleurs, la gestion de la grève des pompistes dans les cinq DOM, depuis jeudi, a permis de faire tomber les masques en révélant le rôle des pétroliers. Une évidence à Mayotte où Total gère toute la filière carburant, de l’importation à la distribution de détail :Total a fermé l’ensemble de son réseau sans gérants ! En Guyane où les gérants ont inégalement suivi le mouvement de grève jeudi, le communiqué du Groupement des gérants de stations-service de Guyane est lui aussi révélateur du rôle des pétroliers : « Le Groupement réaffirme son soutien à l’ensemble de la filière carburant des DOM contre la parution des arrêtés de méthode au 31 Janvier 2014 afin que la concertation se poursuive. Le Groupement des gérants de stations-service de Guyane constate l’incapacité des stations de Guyane à pouvoir assurer la distribution des carburants à la clientèle. » La pénurie ne serait donc pas leur fait, mais celui de leur fournisseur, la SARA…

Lors de la présentation du CReFOM, hier matin, son président Patrick Karam qui entend soutenir la réforme Lurel sur le prix des carburants, a évoqué un ministre qui « n’hésite pas à prendre en bras de fer tous les lobbys ». Sans nouvelle des arrêtés de méthodes et de leur publication, on peut se dire que la partie de bras de fer n’était pas encore achevée hier soir. Et Victorin Lurel est parti passer son week-end en Guadeloupe.

FXG, à Paris


Epilogue

Finalement, à sa descente de l'avion en Guadeloupe, vendredi, le ministre a indiqué que la rédaction des arrêtés de méthodes avait pris en compte des amendements des gérants et des pétroliers et que le dialogue ne s'était pas interrompu depuis mardi dernier à Bercy. Les pétroliers et le staff de Total ont pris acte de la volonté du gouvernement d'aller au bout de la réforme et de ses conséquences... 
Les prefets, dans chaque DOM, doivent désormais présenter les arrêtés de méthodes aux acteurs locaux de la filière. Lurel étant en Guadeloupe et le JO ne paraissant pas le lundi, on attend la publication des décrets pour mardi ou mercredi.

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1 février 2014 6 01 /02 /février /2014 08:00

Trois fées pour un nouveau lobbyBureau-CREFOM-et-ministres.jpg

Brigitte Girardin, Dominique Perben, les anciens locataires d’Oudinot, et Victorin Lurel, l’actuel, étaient les trois fées penchées sur le berceau du Conseil représentatif des Français d’Outre-mer, à l’issue de l’assemblée générale fondatrice du nouveau lobby ultramarin. Hier matin, les statuts du CReFOM, son conseil d’administration et son bureau ont été adoptés à l’unanimité moins une voix. Pas un mot sur son budget de fonctionnement, ni sur ses ressources, mais Patrick Karam, son président, a expliqué par ailleurs que le CReFOM ferait des demandes de subvention et chercherait des partenaires privés.

Si, comme l’a dit Patrick Karam, « l’ombre de Lurel a plané sur nos débats », le CReFOM se dit « indépendant des pouvoirs politiques ». « Ça commence mal », a lâché un observateur en aparté, visant les trois ministres… Pourtant Victorin Lurel a insisté, lui aussi sur la nécessite du pluralisme de cette structure, du respect de ses équilibres internes et de sa distance avec les institutions. « Ca ne doit pas être un fan club du ministre des Outre-mer même si Patrick Karam a du mal à l’admettre », a ironisé le ministre. Et tout en donnant acte de son non-interventionnisme, il a suggéré de modifier le nom du CReFOM : « Les Français d’Outre-mer, ça renvoie aux Français d’Algérie, Français des Outre-mer serait peut-être plus adapté… » Sans les commander bien sur !

Le CReFOM s’affirme attaché aux valeurs de la République que sont la laïcité et le vivre ensemble. Il refuse le communautarisme ethnique ou confessionnel et tout extrémisme,. « Nous avons souffert d’un sentiment de délaissement, a encore dit le président Karam. Et quand une des nôtres, ministre, est attaquée, il y a un retard à l’allumage… Il y a deux poids, deux mesures dans la réaction, la dénonciation… Nous serons désormais cette voix. »

Gage de son ouverture, le CReFOM veut créer un collège des amis de l’Outre-mer avec des personnalités nationales. Et comme, à mi-mot, le CReFOM a déjà subi les critiques de la déléguée interministérielle, Sophie Elizéon, son président est revenu sur son devoir de représentativité, qu’il s’agisse des jeunes, des femmes, des anciens ou des territoires. Puis, emphatique, il a lancé : « Aujourd’hui, commence l’histoire du CReFOM ! »

Victorin Lurel est venu clore la séance inaugurale : « Lorsqu’il y a de l’émotion, je prefere avoir un guide… » Il ne s’est pas tourné pour autant vers Patrick Karam ! Ses yeux se sont penchés sur ses notes. La salle respire ; il ne donne pas dans le style discours fleuve de « Lurel Castro » ! C’est juste « une belle idée ».

FXG, à Paris

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