Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

  • : le blog fxgpariscaraibe
  • : Caraibes, Antilles, Réunion, Outre-mer, Paris... Le blog des infos du 6e DOM, des gens originaires d'outre-mer à Paris politique economie culture justice société
  • Contact

Recherche

5 février 2014 3 05 /02 /février /2014 08:00

Teddy Riner élu sportif d’outre-mer de l’année

Jackson-Hurtis-et-Rinner.jpgLe judoka Teddy Riner a reçu lundi soir le trophée du sportif d’outre-mer de l’année, organisé par Radio Outre-mer 1ere, à Malakoff (92).

Le Guadeloupéen, qui a conquis sa sixième couronne mondiale en 2013, a terminé en tête du vote des internautes des sites la1ere.fr devant le hockeyeur de Saint Pierre et Miquelon Jonathan Janil, champion de France avec les Dragons de Rouen, et devant la Martiniquaise Mendy François-Elie double championne du monde d’athlétisme handisport 2013.

Le choix du jury, composé de journalistes des radios du réseau, s’était porté sur Teddy Riner, devant les basketteurs de l’équipe de France masculine et le Réunionnais Daniel Narcisse.

Du 17 au 31 janvier, les internautes et les auditeurs des Radios du Réseau Outre-mer 1ere ont pu voter sur le site la1ere.fr en choisissant parmi 15 candidats en lice qui avaient été choisis par les rédactions du réseau. http://www.la1ere.fr/2014/01/16/votez-pour-designer-le-meilleur-sportif-des-outre-mer-en-2013-100967.html

L’athlète guadeloupéenne, Muriel Hurtis, double championne du monde et l’ex handballeur Jackson Richardson, également double champion du monde, marraine et parrain de cet événement, ont remis à Teddy Riner le trophée du vainqueur en compagnie de Michel Kops Directeur du Réseau Outre-mer 1ere.

Partager cet article

Repost0
5 février 2014 3 05 /02 /février /2014 08:00

La juge parisienne Aïda Traoré a mis en examen Nicolas Bedos

Le 16 decembre dernier, la juge d’instruction au tribunal de grande instance de Paris a signifié à Nicolas Bedos, écrivain et chroniqueur du magazine Marianne, sa mise en examen pour complicité dans un délit d’injure publique raciale. Il lui est reproché d’avoir, dans deux chroniques de Marianne des 8 et 16 decembre 2012, employé  « une expression outrageante, un terme de mépris ou une invective envers une personne ou un groupe de personnes à raison de leur origine ou de leur appartenance ou de leur non-appartenance à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée ». Ces chroniques avaient été produites à la suite d’un voyage aux Antilles effectué par Nicolas Bedos. Les expressions visées par le procès-verbal d’interrogatoire de première comparution sont les suivantes : « Autochtones oisifs », « enculé de nègre » et « indolence insulaire ». Cette mise en examen fait suite à la plainte avec constitution de partie civile déposée par le Collectifdom, représenté par Mes Jules Ramaël et Eddy Arneton, et au réquisitoire du procureur de la République du 1er mars 2013. Pour les avocats du Collectifdom, « il s’agit de combattre tous les propos à caractère raciste. L’humour n’autorise en aucune façon l’injure raciale. »

Nicolas Bedos, laissé en liberté, a choisi de se faire défendre par Me Jean-Yves Dupeux. La procédure d’instruction pourrait durer un an.

FXG, à Paris

Partager cet article

Repost0
4 février 2014 2 04 /02 /février /2014 08:28

Toto veut prendre 26 millions à Total

Les arrêtés de méthodes font encore l’objet de palabres aux Antilles et en Guyane alors que le calme est revenu à la Réunion. Depuis vendredi dernier, les compagnies ont fait savoir qu’elles avaient pris acte de la volonté du gouvernement d’aller au bout de la réforme et de ses conséquences. Jusqu’alors, on se demandait quelle serait leur réaction. On sait maintenant qu’elles ne veulent plus livrer les pompistes de la Caraïbe française Le contenu des arrêtés de méthodes a évolué et les gérants ont pu constater qu’ils prenaient davantage en compte la vulnérabilité de leur position vis-à-vis de leurs fournisseurs et bailleurs. C’est ainsi que les gérants ont cessé le mouvement à la Réunion et qu’il s’est assoupli en Guyane et en Guadeloupe. Le problème qui demeure est donc celui qui se rapporte à la rentabilité des pétroliers. Si les projets d’arrêtés de méthodes prévoyaient depuis le début de limiter à 9 % la rentabilité du monopole de la SARA, c’est désormais le cas pour la SRPP à la Réunion et Total à Mayotte. Auparavant, ces taux de rentabilité s’élevaient entre 14 et 22%. Le projet gouvernemental, depuis juin 2013, n’envisage pas de toucher aux marges des gérants, ni celle des grossistes pour ne pas risquer la reprise des stations et leur automatisation au détriment de l’emploi. Le gouvernement, à l’issue des réunions de concertation, est donc parvenu à imposer à tous les monopoles cette toise à 9 %. Le résultat aboutit à une perte globale des bénéfices des pétroliers de 26 millions d’euros (sur les 99 de la filière en Outre-mer), soit 15 aux Antilles-Guyane et 11 pour l’Océan Indien. C’est cette extension qui fait hurler les compagnies depuis qu’ils l’ont découverte. Pour le coup, elles refusent de livrer les Antilles et la Guyane où les gérants ne sont plus aussi décidés à être leur bras armé.

FXG, à Paris

Partager cet article

Repost0
4 février 2014 2 04 /02 /février /2014 08:00

France Ô fait disparaître son JT Info midi du 29 janvier

La crise des carburants outre-mer provoque des sueurs froides chez France Ô. Le 29 janvier dernier, dans l’édition de son journal télévisé Info midi, le président des gérants de stations-service des DOM, Patrick Collé, est invité sur le plateau de Karine Sigaud-Zabulon. Il témoigne de la réunion que les pompistes ont eue, la veille à Bercy, avec des représentants des pétroliers et des trois ministères concernés. C’est alors qu’il parle d’un collaborateur du ministre des Outre-mer à qui il a demandé de lui dire de combien le prix des carburants baisserait à la pompe, une fois que le décret et les arrêtes de méthodes seraient opérationnels. Patrick Collé affirme pour appuyer son propos que le ministre a lui-même dit que cela entraînerait une baisse des prix. C’est alors que Patrick Colle prête au conseiller économique de Victorin Lurel les mots suivants : « Les propos du ministre n’engagent que lui. » Cette déclaration fait aussitôt réagir le ministère des Outre-mer qui adresse un démenti à la rédaction de France Ô. Le lendemain, dans le JT Info midi du 30 janvier, la présentatrice Karine Sigaud-Zabulon fait part de ce démenti à l’antenne : « Le ministre dément les propos [de Patrick Collé] qui mettent en cause un de ses collaborateurs. Ces propos révèlent une volonté de travestir la réalité. » L’incident était ainsi clos. Pourtant, alors que l’on peut voir toutes les éditions d’Info midi comme d’Info soir, sur le site de rediffusion, pluzz.fr, le journal du 29 janvier a depuis disparu…

FXG, à Paris

Partager cet article

Repost0
4 février 2014 2 04 /02 /février /2014 07:38

L’ancien patron de LADOM rebondit à la fondation du Patrimoine

FX-Bieuville-DG-Fondation-patrimoine.jpgFrançois-Xavier Bieuville qui a été remplacé à la tête de LADOM au printemps dernier par Jean-Claude Cadenet, vient d’être recruté par la fondation du Patrimoine. Il en assurera, à compter du 1er février, la direction générale. Après une courte traversée du désert, cet énarque de 48 ans découvre qu’il y a une vie après l’Outre-mer auquel il a consacré l’essentiel de sa carrière depuis 2005. Il a été secrétaire général adjoint du haut-commissaire de Nouvelle-Calédonie jusqu’en 2007, puis conseiller technique au cabinet du secrétaire d’Etat à l’Outre-mer, Christian Estrosi, puis en 2008-2009, chargé de mission auprès du directeur général de l’Outre-mer où il a préparé la reforme de l’ANT qu’il rebaptise LADOM. En 2009, Yves Jégo l’a nommé directeur général de LADOM d’où il a été débarqué l’an dernier par Victorin Lurel. La fondation du Patrimoine développe aussi des actions de préservation du patrimoine non classé en outre-mer.

FXG, à Paris

Partager cet article

Repost0
3 février 2014 1 03 /02 /février /2014 08:00

Franck Danican ressuscite le « old glamour » à New York

FRANCK_NYC_003.jpgEn cette fin janvier, le magazine new-yorkais Fashion Republik, jette un coup de projecteur sur la dernière collection haute couture du Guadeloupéen, Franck Danican. Ses créations sont toutes en riches et nobles matières : soie, organza, crêpe de Chine, dentelle, soie plissée et viscose…  Pour le design des tenues, le Mornalien installé à Time square, Manhattan. s’est inspiré de grandes actrices du cinéma, Marlène Dietrich, Greta Garbo, Grace Kelly, Marilyne Monroe « J’ai rêvé d’un show à Broadway, une ambiance cabaret avec Joëlle Ursule qui chantait J’ai deux amours de Joséphine Baker… » Franck Danican a coiffé ses modèles de perruques. La baronne, d’origine guadeloupéenne, Cécile de Massy porte de la dentelle dorée, de l’organza beige, un collier en or et une perruque rouge.  C’est le modèle Moulin rouge. franck-9415.jpg« Cette transformation de matières, c’est un cabaret ! », s’enflamme le créateur. Ses thèmes sont l’élégance, la grâce, le glamour, le sexy, le cinéma et l’amour. Le « Danican fashion show » a duré deux jours au studio d’Andrew Afoord de New York. « Avec Claudie Matima, mon assistante styliste, j’ai travaillé deux jours non-stop l’image, le montage, le shooting, le collage… » Et si c’est Joëlle Ursule que le public de ce défilé a entendu, Franck Danican a créé ses pièces en écoutant Radio Gwoka de Morne-a-l’Eau. Le résultat, Franck Danican l’estime « assez brûlant car c’est vraiment riche en émotion et… En dollars ! »

FXG, à Paris

Partager cet article

Repost0
1 février 2014 6 01 /02 /février /2014 09:30

Arrêtés de méthodes : insoutenable suspense

Pas de nouvelles hier soir des arrêtés de méthodes permettant de fixer le prix des carburants… Tandis que des gérants dans les territoires d’Outre-mer laissaient entendre que c’est le ministère des Finances qui refusait de les signer, le ministère des Outre-mer restait secret, mais serein. Une sérénité qui laissait même transparaître de l’optimisme. Hier matin, Victorin Lurel s’exprimait publiquement sur la naissance du Conseil représentatif des Français d’Outre-mer (CReFOM). Après de son intervention, les journalistes se sont rués sur lui pour l’interroger sur les arrêtés de méthodes. Sont-ils signés ? Sont-ils en voie de publication ?  « Vous verrez bien, a dit le ministre… On aura très largement le temps de communiquer. Vous allez voir. » On en est donc réduit à faire des conjectures. Si les ministères avaient retardé la publication, ils n’auraient pas rejeté l’ultimatum des gérants de stations-service, mardi dernier, à l’issue de la derniere réunion de concertation à Bercy. Rappelons que c’est suite à ce rejet que les gérants ont décidé leur mouvement de fermeture des stations-service dans les DOM. Tout le monde s’attendait à ce que les arrêtés soient signés hier et publiés ce samedi, voire dimanche, au Journal officiel de la République, afin qu’ils soient effectifs dès lundi. Mais le silence du ministre, vendredi, donne du crédit à la rumeur lancée par les gérants quant à un blocage qui viendrait de Bercy. Le ministère des Finances pourrait-il être circonvenu par un de ses plus gros contribuables, la société Total ? « Elle acquitte, en impôts et taxes, au moins 1 milliard d’euros, rappelait le 15 janvier dernier, le président de la commission des affaires économiques de l’Assemblée nationale, François Brottes, (…) réalise sur le sol national près de 2 milliards d’investissements bruts, (…) et commande chaque année 6 milliards d’achat à des fournisseurs français. » Son poids est donc lourd en France. D’ailleurs, la gestion de la grève des pompistes dans les cinq DOM, depuis jeudi, a permis de faire tomber les masques en révélant le rôle des pétroliers. Une évidence à Mayotte où Total gère toute la filière carburant, de l’importation à la distribution de détail :Total a fermé l’ensemble de son réseau sans gérants ! En Guyane où les gérants ont inégalement suivi le mouvement de grève jeudi, le communiqué du Groupement des gérants de stations-service de Guyane est lui aussi révélateur du rôle des pétroliers : « Le Groupement réaffirme son soutien à l’ensemble de la filière carburant des DOM contre la parution des arrêtés de méthode au 31 Janvier 2014 afin que la concertation se poursuive. Le Groupement des gérants de stations-service de Guyane constate l’incapacité des stations de Guyane à pouvoir assurer la distribution des carburants à la clientèle. » La pénurie ne serait donc pas leur fait, mais celui de leur fournisseur, la SARA…

Lors de la présentation du CReFOM, hier matin, son président Patrick Karam qui entend soutenir la réforme Lurel sur le prix des carburants, a évoqué un ministre qui « n’hésite pas à prendre en bras de fer tous les lobbys ». Sans nouvelle des arrêtés de méthodes et de leur publication, on peut se dire que la partie de bras de fer n’était pas encore achevée hier soir. Et Victorin Lurel est parti passer son week-end en Guadeloupe.

FXG, à Paris


Epilogue

Finalement, à sa descente de l'avion en Guadeloupe, vendredi, le ministre a indiqué que la rédaction des arrêtés de méthodes avait pris en compte des amendements des gérants et des pétroliers et que le dialogue ne s'était pas interrompu depuis mardi dernier à Bercy. Les pétroliers et le staff de Total ont pris acte de la volonté du gouvernement d'aller au bout de la réforme et de ses conséquences... 
Les prefets, dans chaque DOM, doivent désormais présenter les arrêtés de méthodes aux acteurs locaux de la filière. Lurel étant en Guadeloupe et le JO ne paraissant pas le lundi, on attend la publication des décrets pour mardi ou mercredi.

Partager cet article

Repost0
1 février 2014 6 01 /02 /février /2014 08:00

Trois fées pour un nouveau lobbyBureau-CREFOM-et-ministres.jpg

Brigitte Girardin, Dominique Perben, les anciens locataires d’Oudinot, et Victorin Lurel, l’actuel, étaient les trois fées penchées sur le berceau du Conseil représentatif des Français d’Outre-mer, à l’issue de l’assemblée générale fondatrice du nouveau lobby ultramarin. Hier matin, les statuts du CReFOM, son conseil d’administration et son bureau ont été adoptés à l’unanimité moins une voix. Pas un mot sur son budget de fonctionnement, ni sur ses ressources, mais Patrick Karam, son président, a expliqué par ailleurs que le CReFOM ferait des demandes de subvention et chercherait des partenaires privés.

Si, comme l’a dit Patrick Karam, « l’ombre de Lurel a plané sur nos débats », le CReFOM se dit « indépendant des pouvoirs politiques ». « Ça commence mal », a lâché un observateur en aparté, visant les trois ministres… Pourtant Victorin Lurel a insisté, lui aussi sur la nécessite du pluralisme de cette structure, du respect de ses équilibres internes et de sa distance avec les institutions. « Ca ne doit pas être un fan club du ministre des Outre-mer même si Patrick Karam a du mal à l’admettre », a ironisé le ministre. Et tout en donnant acte de son non-interventionnisme, il a suggéré de modifier le nom du CReFOM : « Les Français d’Outre-mer, ça renvoie aux Français d’Algérie, Français des Outre-mer serait peut-être plus adapté… » Sans les commander bien sur !

Le CReFOM s’affirme attaché aux valeurs de la République que sont la laïcité et le vivre ensemble. Il refuse le communautarisme ethnique ou confessionnel et tout extrémisme,. « Nous avons souffert d’un sentiment de délaissement, a encore dit le président Karam. Et quand une des nôtres, ministre, est attaquée, il y a un retard à l’allumage… Il y a deux poids, deux mesures dans la réaction, la dénonciation… Nous serons désormais cette voix. »

Gage de son ouverture, le CReFOM veut créer un collège des amis de l’Outre-mer avec des personnalités nationales. Et comme, à mi-mot, le CReFOM a déjà subi les critiques de la déléguée interministérielle, Sophie Elizéon, son président est revenu sur son devoir de représentativité, qu’il s’agisse des jeunes, des femmes, des anciens ou des territoires. Puis, emphatique, il a lancé : « Aujourd’hui, commence l’histoire du CReFOM ! »

Victorin Lurel est venu clore la séance inaugurale : « Lorsqu’il y a de l’émotion, je prefere avoir un guide… » Il ne s’est pas tourné pour autant vers Patrick Karam ! Ses yeux se sont penchés sur ses notes. La salle respire ; il ne donne pas dans le style discours fleuve de « Lurel Castro » ! C’est juste « une belle idée ».

FXG, à Paris

Partager cet article

Repost0
1 février 2014 6 01 /02 /février /2014 05:17

George Pau-Langevin, la ministre déléguée à la Réussite éducative arrive de Guadeloupe et Saint-Martin dimanche. Au programme la problématique du décrochage scolaire et l’éducation prioritaire. Interview.

gpl.jpg« Le bilinguisme doit coexister avec l’apprentissage du français »

Vous voilà de retour en Guyane, un an après votre première visite ministérielle…

Je viens voir comment se déclinent sur place les premieres orientations qu’on a tracées de manière générale sur la refondation de l’éducation prioritaire. Dans l’Hexagone, les quartiers d’éducation prioritaire sont très souvent en liaison avec la politique de la Ville. Ici, on a des élèves en difficulté scolaire dans des endroits qui ne sont pas des grandes villes. Nous allons étudier cela.

Vous allez aborder aussi la question des rythmes scolaires. Les maires jouent-ils le jeu du retour de la semaine de cinq jours ?

A Cayenne, la maire est passée aux nouveaux rythmes et je vais aller voir une école pour comprendre comment ça se présente. Mais il y a des spécificités puisqu’une partie des écoles guyanaises ont déjà des horaires particuliers avec la journée continue le matin. Il faut donc faire attention à la faim qui tenaille les enfants, un phénomène qui me semble regrettable, puisque la restauration scolaire est souvent embryonnaire, surtout dans l’Ouest guyanais.

C’est pourquoi vous avez une séquence sur la « collation pour tous » ?

J’ai déjà constaté l’année derniere l’absence de restauration scolaire dans un certain nombre de communes. Et c’est souvent dans ces mêmes communes qu’il y a la journée continue. Depuis, je travaille pour mettre sur pied un service de collation à la mi-matinée. On a significativement progressé et je vais faire le point avec les élus et voir comment, concrètement, la généraliser. Il me semble difficile qu’un gamin qui part de chez lui à 6 heures et qui rentre à 14 heures, ne mange pas dans l’intervalle. La difficulté est que les familles sont souvent très modestes et les communes aussi, mais je pense qu’on approche du but.

Les classes d’enseignement bilingue français anglais que vous avez visitées à Saint-Martin peuvent-elles servir de modèles en Guyane où le français coexiste avec d’autres langues ?

Quand j’étais jeune, il ne fallait pas du tout que les enfants parlent créole pour qu’ils s’expriment correctement en français… Moi, par exemple, je n’ai jamais parlé créole ! Aujourd’hui, on essaie plutôt de partir de la réalité. Si les enfants sont créolophones, parlent le taki-taki ou le bushinengué, on essaie d’aider l’enfant à structurer son langage dans sa langue à la maternelle pour lui permettre de passer au français. On doit arriver à ce que le bilinguisme ne soit pas un obstacle et puisse coexister avec l’apprentissage du français.

Vous allez signer un contrat haute qualité éducative, de quoi s’agit-il ?

C’est un contrat préparé entre l’Etat et les autres acteurs de l’éducation. Mon ministère et celui des Outre-mer mettent noir sur blanc leurs engagements pour améliorer la lutte contre l’échec scolaire en outre-mer. Je le signerai en Guyane lundi.

Amener 80 % d’une classe d’âge au baccalauréat est un objectif, mais cela ne favorise-t-il pas une forme de décrochage quand une partie de cette classe d’âge serait plus à l’aise en apprentissage ?

Nous n’avons pas encore atteint ce taux de 80 % en outre-mer, mais il faut bien voir que parmi les bacs, aujourd’hui, un certain nombre qui sont techniques ou professionnels, prennent en compte les aptitudes différentes des enfants. Donc quand on a le bac, ce n’est pas forcément un bac littéraire ! Mais un baccalauréat reste indispensable puisque l’on s’aperçoit que les enfants qui ne l’ont pas, qui ont décroché, sont beaucoup plus frappés par le chômage que les autres. Par conséquent, se battre contre le décrochage scolaire, cela ne signifie pas aller contre les aptitudes de gamins qui seraient plus manuelles, mais c’est faire en sorte que, avec leurs aptitudes, ils soient d’un niveau suffisant pour avoir leur bac.

Propos recueillis par FXG, à Paris

Partager cet article

Repost0
31 janvier 2014 5 31 /01 /janvier /2014 09:01

Létchimy propose à Lurel de lâcher du temps aux gérants

Letchimy.jpgLes représentants des gérants de la Martinique et de la Guadeloupe étaient encore à Paris hier. Pour autant, aucune réunion de concertation n’était au programme. Au ministère des Outre-mer, silence radio, si ce n’est peut-être pour parler de « statu quo troublant ». Troublant parce que la grève des pompes entamée hier matin avait virtuellement commencé depuis deux jours déjà… Troublant encore parce que a belle unité des gérants a pris du plomb dans l’aile avec le lâchage des Guyanais qui ne sont pas entrés dans le mouvement de blocage. Tandis que Victorin Lurel répétait avant-hier que les emplois des pompistes n’étaient pas menacés et que l’impact sur les profits des pétroliers n’empêcherait pas ces compagnies de vivre et de se développer, les gérants restés à Paris sont allés voir Serge Létchimy, député et président du conseil régional de la Martinique. Il les a reçus deux heures, mais ne s’est pas étendu sur leur état d’esprit. Serge Letchimy est resté sur un registre plus général, voulant ménager moutons et kabrits, La SARA et Victorin Lurel… « On est dans des positions extrêmes et c’est inquiétant. » Il a retenu deux aspects du probleme carburant. Le premier, c’est la lutte contre la vie chère et la moralisation des profits des pétroliers : « C’est un objectif louable du ministre. » Le deuxième, c’est le modèle social de la filière avec ses 4000 emplois et ses centaines de stations dans les cinq DOM. « Comment concilier ces deux objectifs ? », s’interroge M. Létchimy qui craint toutefois pour la SARA un risque de « déstabilisation ». Il espère que ses actionnaires seront capables de réinvestir localement dans la transition énergétique… Quant aux gérants, « ils doivent etre conscients des enjeux et être des acteurs de la réduction des prix du carburant. » Pour cela le député foyalais recommande « dialogue et concertation ». Il en profite pour expliquer l’avis négatif du conseil régional sur le projet de décret en décembre : « Nous avons donné un avis défavorable car nous avions besoin de temps pour comprendre… S’attaquer simultanément à tous les maillons de la chaîne des prix est une première et le risque, c’est le changement du modèle économique… » Ceci explique en grande partie l’écoute attentive qu’il a bien voulu accorder aux gérants, tandis qu’il lance un autre message au ministre Lurel : Je lui dis de ne pas donner prise à l’observation du fait qu’il n’y a pas de dialogue. » Il propose donc à Victorin Lurel de prendre « une semaine supplémentaire pour atteindre l’objectif d’une bonne communication et d’un dialogue, tout en étant trés ferme à la fin de la semaine. » Une manière, selon lui, de permettre aux gérants de sortir de cette crise par le haut. Pas sûr que le ministre l’entende ainsi, alors qu’il escompte sans doute sortir ses arrêtés de méthodes aujourd’hui ou demain.

FXG, à Paris

Partager cet article

Repost0

Articles Récents