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14 janvier 2014 2 14 /01 /janvier /2014 08:23

Difé Kako en Guyane

Chantal-Loial.jpgLa compagnie chorographique de Chantal Loïal, Difé Kako, joue sa derniere creation, Château rouge, le vendredi 24 janvier à 20 heures à l'Encre, à Cayenne, et le mardi 28 janvier au Toucan, à Saint-Laurent, à 19H30. Mais au-delà de ces deux représentations, les danseurs seront en résidence pendant trois semaines à partir du 14 janvier et jusqu’au 29 janvier. Ils donneront dans une dizaine de lycées et collèges de Kourou, Macouria, Cayenne et Saint-Laurent-du-Maroni, ainsi qu’à l’Alliance française et l’ADACLAM, des ateliers de danse autour de leur pièce Château-Rouge. C’est le deuxième volet d’un triptyque chorégraphique intitulé «? Identités ?». En partant du contexte de ce quartier afro-antillais de Paris, où prolifèrent les crèmes éclaircissantes, Chantal Loïal interroge notre vision du corps et de l’autre, mais aussi de soi-même au travers de l’autre. C’est donc sur cette problématique duale que se basent les interventions et échanges artistiques développées autour de la pièce, comme autant d’interrogations sur le vivre ensemble.

Et puis, centenaire de la guerre de 14 oblige, ils seront en résidence de création du 30 janvier au 5 février au conservatoire de Cayenne pour leur nouvelle pièce, Noir de boue et d'obus (pièce labellisée par la Mission du Centenaire de la Première Guerre mondiale), dont la première aura lieu le 3 mars à Paris. La pièce traite notamment des soldats africains et antillais en 14-18.

FXG, à Paris


Le spectacle Château-RougeBER12112974.jpg

Château Rouge, c’est la zone internationale de Paris, le terminal 3 de l’aéroport Charles De Gaulle avec des duty free à même les trottoirs. C’est là que les cultures, les styles et les langues se croisent, se heurtent et s’enrichissent dans une joyeuse cacophonie. Dans cette nouvelle création, Chantal Loïal nous envoie une carte postale qui croque avec humour et tendresse le fameux quartier africain de Paris. Derrière la joyeuse agitation, le rythme frénétique et les rires, un malaise s’immisce : ces commerces de cheveux synthétiques, ces crèmes éclaircissantes nocives pour leur peau, ces accessoires tape-à-l’oeil ne seraient-ils pas les étapes d’un processus inconscient de « whitisation » ? Sous le ton de l’humour, Château-Rouge interroge : sur l’identité de la femme non-blanche et du besoin de s’occidentaliser jusqu’à renier son propre corps ; sur le corps qui se vend le long du boulevard Barbès et de celui qui se délabre sous l’effet de la drogue. Derrière les femmes, des communautés se révèlent. Des communautés qui se débrouillent pour survivre, qui se griment pour faire bonne figure, tout en jouant à cache-cache avec la police.

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14 janvier 2014 2 14 /01 /janvier /2014 06:34

Le volet outre-mer de la loi d’avenir de l’agriculture adopté en 1re lecture

Il a fallu attendre 2 h 30, samedi matin, pour que les quatre articles du titre VI de la loi d’avenir de l’agriculture viennent enfin en débat a l’Assemblée nationale. Victorin Lurel est alors  venu en renfort du ministre de l’Agriculture Stéphane Le Foll qui siégeait sur le banc des ministres depuis mardi sans discontinuer. La future loi balaye les questions foncières, de transmission d’exploitations, d’installation des jeunes, de structures de coopératives, de GAEC, de formation, d’agro-écologie (avec l’adoption jeudi des Groupements d’Intérêt Economique et Environnemental qui bénéficieront d’aides majorées afin d’accompagner leur démarche de performance économique et d’excellence environnementale), de forêt ou de gouvernance avec les comités d’orientation stratégique et de développement agricole… Le débat a duré jusqu'à 4 heures. Chantal  Berthelot (SRC) leur a donné le ton : « Faisons en sorte, dans les outre-mer, que les besoins locaux soient satisfaits par la production locale. » Ainsi l’article 34 permet à l’agroalimentaire et à l’halio-alimentaire d’accéder à la restauration collective. Serge Letchimy (SRC) a résumé les enjeux : « Nous sommes encore principalement une économie de grande plantation et d’exportation ; c’est ce qui forme notre PIB et détermine l’essentiel de l’activité des exploitations. Nous avons besoin de passer à une économie de production diversifiée », tout en « soutenant les filières traditionnelles d’exportation », fait préciser un amendement de Mme Vainqueur (SRC). Le problème des indivisions, facteur de gel de terres, a été aussi réglé, même si l’amendement visant à modifier le contrat de fiducie applicable pour la succession des exploitations agricoles ultramarines n’a pas été adopté. Désormais, il sera possible de vendre ou de louer une terre en indivision sans avoir besoin de mobiliser les deux tiers des ayants droit.

La question des zones agricoles protégées (ZAP) que la députée Vainqueur voulait voir déterminées par les comités d’orientation stratégiques n’a pas trouvé de solution et le sujet devrait revenir lors de la 2e lecture de la loi. Avec le dispositif actuel, aucune ZAP n’a pu voir le jour à la Réunion…

Enfin, pour faciliter l’installation de jeunes agriculteurs, le contrat de génération est adapté aux outre-mer en modifiant l’âge limite d’éligibilité, non pas 30 ans comme dans le contrat de génération agricole, mais 35 ans.

L’ensemble du projet de loi fera l’objet d’un scrutin solennel mardi 14 janvier après la séance de questions au gouvernement.

FXG, à Paris


Les produits phytosanitaires en milieu tropical

L’article 22 du projet de loi d’avenir de l’agriculture prévoit de confier à l’Agence nationale de sécurité sanitaire, de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES), la délivrance des autorisations de mise sur le marché des produits phytopharmaceutiques utilisés dans l’agriculture. Aucun des amendements déposés par les députés d’Outre-mer (Fruteau, Vainqueur, Azerot, Nilor, Bello et Letchimy) n’ont été retenus. Pourtant, tous ont attiré l’attention du ministre de l’Agriculture sur la situation préoccupante de la protection phytosanitaire des produits agricoles cultivés et récoltés en outre-mer. Le plan Écophyto DOM, lancé en 2008, a permis de faire passer la couverture des besoins de 13 à 29 % en cinq ans. « Cela pourrait apparaître comme un progrès, a déclaré Hélène Vainqueur-Christophe (SRC), rapporteuse de la délégation Outre-mer, mais cela signifie aussi que pour 71 % des maladies ou des ravageurs qui s’attaquent aux cultures ultramarines aucun produit phytosanitaire n’est autorisé. » Son amendement, comme celui d’Huguette Bello (GDR), visait à ce que l’ANSES veille tout particulièrement à la délivrance des autorisations de mise sur le marché des produits phytosanitaires pour l’agriculture tropicale. Rejeté ! Pour autant le ministre a admis qu’on ne pouvait laisser la situation en l’état. La difficulté tient à l’étroitesse du marché qui n’incite pas les grands laboratoires à s’y investir. D’où les amendements de Mme Bello et M. Letchimy (SRC) pour se référer aux recherches conduites au Brésil ou à Madagascar. Stéphane Le Foll a indiqué que l’accord de coopération signé avec le Brésil lors du voyage du président de la République devrait aussi permettre « un échange d’expériences ». Plus globalement, un programme à hauteur de 1,9 million d’euros et deux ingénieurs sont dédiés à ces questions. Ces deux ingénieurs seront les référents de l’Outre-mer auprès de l’ANSES. Par ailleurs, un colloque de la FAO, en novembre 2014 avec l’INRA et le CIRAD, et un table ronde sur le biocontrôle (dans les semaines qui viennent) consacreront chacun une partie spécifique aux productions tropicales. Le gouvernement a toutefois fait adopter un amendement visant à « encourager la mise à disposition de solutions ou méthodes de lutte contre les ennemis des cultures adaptées au contexte phytosanitaire ultramarin ».


Le coup de gueule de Chantal Berthelot sur le foncier en Guyane

chantal-berthelot.jpg« Savez-vous, monsieur le ministre, quel est le prix de la terre agricole en Guyane ? », a demandé la députée Berthelot lors du débat sur l’agriculture à l’Assemblée nationale. « Zéro centime ? », a hasardé Stéphane Le Foll. « J’aimerais bien, a-t-elle répliqué. Il est de cinq euros le mètre carré, ce qui est énorme. L’État étant propriétaire à 90 %, il n’existe pas en Guyane de marché foncier. Même si on ne le dit pas, il existe donc bel et bien une spéculation et une déperdition croissante de la terre agricole. Et je le dis ici officiellement, après l’avoir dit en off : l’attribution du foncier en Guyane se fait de manière indélicate. J’insiste, messieurs les ministres : l’attribution du foncier en Guyane ne se fait pas de manière transparente. Je tiens à ce que mes propos soient consignés. Si le problème du foncier en Guyane n’est pas réglé rapidement par nous qui sommes aux affaires, il peut devenir une cause de troubles sociaux. Des gens constituent d’énormes portefeuilles de foncier, la spéculation s’installe et beaucoup connaissent la frustration. » Stéphane Le Foll et Victorin lui ont rappelé qu’ils attendaient un rapport d’inspection avant la fin de l’année. Le gouvernement prévoit d’insérer dans la loi compétitivité emploi un pacte pour la Guyane comprenant un volet foncier.

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13 janvier 2014 1 13 /01 /janvier /2014 14:26

Les Mécènes ouvrent la saison du carnaval à ClichyMecenes bal

Pour la première fois dans l’histoire du carnaval guyanais, les Mécènes n’étaient pas chez Polina – le dancing de Matoury est resté fermé -, ils étaient à Clichy-sous-Bois pour ouvrir la saison carnavalesque. Dans la salle du Fado, une foule de Guyanais résidant en région parisienne  se sont pressés pour danser au son des mazurkas, des biguines et autres musiques de carnaval des célèbres Mécènes emmenés par le bassiste et chef d’orchestre Romule Mandé. Sur les 17 musiciens que compte la formation, 14 étaient du voyage. Avant eux et le session « Jet set », le grand groupe guyanais de Paris, Dokonon, dirigé par Martial Fonbellio, a chauffé la salle. Les Mécènes seront de retour chez Polina dès le week-end prochain.

FXG, à Clichy-sous-Bois

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13 janvier 2014 1 13 /01 /janvier /2014 08:00

Affiche-Lefel.jpgUn concert pour Edith Lefel

Le 18 janvier prochain au Cabaret sauvage, à Paris, le producteur d’Aztec musique, Eric Basset, et une dizaine d’artistes caribéens offrent un concert pour commémorer la chanteuse Edith Lefel disparue, il y a 11 ans, un 28 janvier. Interview de Tony Chasseur, directeur artistique de la soirée.

« Une commémoration et une transmission »

Quelle est la genèse de cette commémoration ?

Tony-Chasseur.jpgEric Basset, comme il l’avait fait avec Malavoi l’année derniere ! Il est un amoureux de ces artistes depuis fort longtemps et il vient de réaliser un joli documentaire sur Edith. Il avait envie d’agrémenter cela de choses vivantes et pas simplement d’éléments d’archives puisque ce concert sera capté. C’est un monsieur qui pense aussi en termes de transmission avec de jeunes artistes qui n’ont pas connu Edith vivante, mais qui chanteront ses chansons. Il s’agit de perpétuer la voix, le talent et le souvenir de cette grande chanteuse. On se remémorera notre amie et son sourire à travers ses chansons. Nous serons une vingtaine sur scène…

Quel va être votre rôle ?

Je vais chanter, c’est ma première fonction. Mais j’ai établi le répertoire qui sera au programme et pour que ca ne soit pas trop rigide, il y aura beaucoup de duos, de trios, de combinaisons… Ce sera un concert, mais l’interprétation des chansons sera plus imagée que le simple chanteur qui vient interpréter sa chanson d’Edith. Il y aura beaucoup de parties instrumentales, car quand Edith était là, on permettait beaucoup aux arrangeurs d’exister dans la musique antillaise. Ça va faciliter les relais entre les voix. Ce sera dynamique de voir Fanny avec Lynnsha, des choristes venir chanter en lead devant, ou Warren chanter une chanson d’Edith…

Tony-Chasseur-2.jpgVous-même, que chanterez-vous ?

Je prefere ne pas le dire… Il faut garder un peu de surprise. Le conducteur existe, phrase par phrase ! Je peux dire encore qu’il y aura Valérie Louri qui vient de lui consacrer un album hommage à sa couleur (Edith Lefel tribute, ndlr), Loriane Zacharie dont le timbre de voix est très proche de celui d’Edith, Tanya Saint Val… Jean-Luc Alger qui a chanté Ich Manman avec elle sera là aussi. Il y aura 21 chansons, les plus marquantes de son répertoire.

Qui va assurer l’accompagnement musical ?

J’ai essayé de réunir les musiciens qui avaient travaillé avec Edith, ceux qui étaient son back band… On retrouvera son saxophoniste Nicolas Guéret qui a été très proche d’elle, et son équipe de cuivres, Christian Martinez et Philippe Henri. Il y aura évidemment Marie-Céline Chroné, Thomas Bellon à la batterie, qui remplace Hervé Laval. Thierry Vaton et Bago seront aussi sur scène, et nous avons un jeune guitariste qui a pris le relais, Alex K-By.

Ronald Rubinel sera-t-il de la partie ?

Nous espérons que Ronald et les enfants d’Edith seront des nôtres. C’est tout à fait envisageable. Ronald, de toute façon, est derrière tout cela. Il n’y a pas eu une avancée dans ce projet sans qu’il n’ait été informé et sans qu’il n’ait donné son assentiment !

Une telle commémoration ne devrait-elle pas être relayée par nos medias nationaux eu égard à la personnalité d’Edith ?

(Rires…) Je veux bien reconnaître que pour ces medias la disparition d’Edith ne soit pas d’actualité quoiqu’une chanson est éternelle… Pour Edith, nous dirons à la limite que ce n’est pas grave, mais faut-il devenir un Noir intégriste avec des propos subversifs pour passer à la télé nationale ? Peut-être que notre image est trop lisse, que nous n’avons rien de dérangeant à proposer… Nos artistes ne sont pas des gens qui s’exhibent avec un slip panthère, pas non plus des gens auxquels on peut demander s’ils boivent, s’ils se droguent ou s’ils s’envoient quinze gonzesses dans une chambre… Nous avons des auteurs, des gens qui écrivent des textes… La langue est-elle une barrière ?

Propos recueillis par FXG, à Paris


Un documentaire sur France O, le 24 janvier

Edith Lefel, une vie est le documentaire réalisé par Eric Basset. Conçu à partir d’archives et de témoignages, le film raconte qui était Edith Lefel, mais aussi quelles traces elle a laissées. « C’est pour ca, explique le réalisateur, que nous avons laissé la place à des chanteuses comme Milca, Leila Chicot ou Lynnsha qui sont la génération d’après, mais qui se reconnaissent dans ses traces. » Et puis bien sûr, le film donne le plus possible la parole à Edith. Beaucoup d’interviews ont été exhumées, comme pas mal d’images d’émissions de télé, de concerts et de clips. « J’ai été à la rencontre de ceux qui ont participé à son histoire et qui l’ont bien connue. Tony Chasseur en fait partie, comme Marie-Céline Chroné, Philippe Lavil, Ralph Thamar… » Au final, ce qui ressort de cette femme, c’est son aura, son humilité, son ouverture aux autres, « le tout agrémenté d’un professionnalisme hors pair et d’une gentillesse à toute épreuve », parole de producteur.


Warren.jpgWarren chante Edith

« Un événement familial »

Que représente Edith Lefel pour un chanteur de votre génération ?

Elle est d’origine guyanaise et elle a grandi dans la même commune que moi à Saint-Laurent du Maroni. Nos familles se connaissaient ! Elle represente une grande dame et, enfant, j’ai suivi la carrière de cette grande artiste de la communauté afro-caribéenne.

Avez-vous compris que Tony Chasseur vous sollicite ?

Je me suis dit : Pourquoi moi ? Mais, entre la pression et la joie, je me dois honorer cette invitation ! Dans l’idée du passage de relais, ç’aurait pu être moi comme un autre de la scène de la nouvelle génération…

Qu’allez-vous chanter ?

Je vais interpréter deux chansons, deux figures imposées. Il y aura un titre en duo avec Tony Chasseur et un autre que je ne dévoilerai pas. Ce sera un carrefour intergénérationnel et on va jouer la carte de la famille, de l’union. On sera dans la même énergie de groupe, même si des artistes, comme Tanya, ont un regard sur nous les jeunes artistes et n’hésitent pas à nous parler, nous conseiller… Ce sera un événement familial.

Edith Lefel a-t-elle influencé votre creation ?

Carrément ! j’ai toujours dit que ma musique était un mélange de ce qu’écoutaient mes parents, de mes origines, de ce qui a bercé mon enfance. Et ma plus tendre enfance, c’est Tanya, Edith, Jean-Michel Rotin, Kassav, La Perfecta… Il y a cette empreinte bien diluée derrière ma musique avec de la soul, de la r’n’b ou de la pop. Edith fait partie de ces artistes qui ont influencé la couleur de ma musique.

Quel est votre titre préféré d’Edith ?

Mon ange. Je sais pas si c’est bien de le dire, mais j’ai toujours été attaché à des artiste comme… Daniel Balavoine. Sa derniere chanson avait un rapport avec le passage à l’au-delà et dans cette chanson d’Edith, franchement, j’ai ressenti exactement la même chose. Donc, s’il y a une chanson d’elle qui me touche, c’est celle-là. Je pourrai même la reprendre dans un album. J’en ai carrément envie.

Propos recueillis par FXG

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13 janvier 2014 1 13 /01 /janvier /2014 07:30

L’hebdo Le Marin epingle le grand port

L’hebdomadaire specialise, le Marin s’interesse a la Guyane, son nouveau grand port et ses finances. « Un an après le changement du mode de gouvernance, peut-on lire dans sa newsletter du 11 janvier, la situation financière du grand port maritime de Guyane reste fragile. Le précédent gestionnaire, la CCI de Guyane, n’est pas en mesure de rembourser les 8 millions d’euros de trésorerie dus au 1er janvier 2013, auxquels viennent s’ajouter 27 millions au titre de la dette. »

FXG

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13 janvier 2014 1 13 /01 /janvier /2014 06:26

Migail Montlouis-Félicité rend son hommage à CésaireExpo-Migail-Montlouis-1.jpg

Bibliothécaire le jour, chroniqueuse culturelle à ses heures perdues, la Martiniquaise Migail Montlouis-Félicité vient de consacrer à la Bibliothèque Valeyre (Paris 9) une exposition photographique articulée autour du poète Aime Césaire et de son héritage. « Et si Césaire nous était conté » est « une escapade » qui rend compte de sa culture et de son rapport au chantre de la négritude. A vrai dire, c’est une forme de rétrospective de son activité de photoreporter centrée sur des visages et quelques paysages.

Expo-Migail-montlouis-2.jpg« Je ne dissocie pas l’écriture de l’image, j’estime que l’image peut précéder les mots. L’écriture ne vient-elle pas de l’imaginaire ? » interroge cette enfant du Bumidom née au quartier Césaire.

Alors elle montre tous ces hérauts, hommes ou femmes porteurs de l’imaginaire martiniquais, écrivains, musiciens, conteurs, sportifs, comédiens... Ses photos mosaïques sont un « fragment culturel » qu’elle appelle « Terres & Figures des Antilles – Héritage Aimé Césaire ». Ce n'est pas l'intérêt artistique de l'exposition qu'il faut retenir, mais sa dimension documentaire et narrative.

Lors du vernissage, un spectacle autour de la parole d’Aimé Césaire a été donné par la comédienne Mata Gabin, le conteur Igo Drané et l’animateur de radio Johnny Grey, suivi par la projection du film « L’ami fondamental » de la réalisatrice Euzhan Palcy.

FXG, à ParisExpo-migail-Montlouis-3.jpg

Les ecrivains...Expo-Migail-Montlouis-felicite.jpg

Les musiciens...Expo-migail-montlouis-felicite-4.jpgLa photographe...

 

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11 janvier 2014 6 11 /01 /janvier /2014 07:53

Free mobile offre le roaming aux Antilles

Free Mobile a décidé de faire bénéficier ses clients en déplacement dans aux Antilles (y compris Saint-Martin et Saint-Barth) et en Guyane de la tarification hexagonale pour 35 jours utilisables sur une année. Cette décision permettra à ces consommateurs de ne plus payer, pendant la durée de leur séjour, les frais d’itinérance de 29 cts par minute sur les appels vocaux et de bénéficier, sans supplément de prix, de débits élevés pour la navigation sur Internet dans les mêmes conditions que dans l’Hexagone. Ce second avantage est particulièrement important compte tenu du tarif actuel des connexions à Internet qui sont facturés séparément aux abonnés lorsqu’ils utilisent leur téléphone en dehors du réseau de leur opérateur.

Cette annonce de l’opérateur Free a ete saluée par le ministre des Outre-mer qui déclare : « Après la baisse des frais d’itinérance et l’inclusion des appels vers les DOM dans les forfaits de téléphonie début 2013, c'est une nouvelle avancée qui conforte notre action auprès des opérateurs pour faire respecter l’engagement du président de la République d’assurer progressivement une convergence tarifaire entre l’Hexagone et les DOM en matière de téléphonie. » Cette amélioration financière du service ne concerne pas pour l’instant les départements de l’Océan indien, Réunion et Mayotte, dès lors qu’un partenaire commercial local n'a pas été trouvé. « Il faut aussi espérer, ajoute le ministre, que la concurrence, désormais plus vive sur ces marchés, conduira les autres opérateurs nationaux à proposer des offres comparables. »

FXG, à Paris

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11 janvier 2014 6 11 /01 /janvier /2014 07:04

Les ultramarins préoccupés par la paupérisation

pierre-pastel-cegom.jpg« Nous voulons mettre à la disposition de tous les véritables expressions des uns et des autres. » Pierre Pastel, sociologue et président du collectif des états généraux de l’Outre-mer (CEGOM), a présenté, vendredi au Sénat, l’audit des politiques conduites par l’Etat en direction des Français d’outre-mer. C’est la deuxième année que le CEGOM procède à un tel audit. Pour ce faire, il a sollicité les 65 000 personnes inscrites dans sa base de données et leur a demandé de soumettre leurs ressentis. 423 personnes ont répondu. 43% sont des personnes vivant en outre-mer, 57 % dans l’Hexagone. Dans le détail, 21 % sont guadeloupéennes, 22%  martiniquaises, 13 % guyanaise et 12 % réunionnaises, les autres se répartissent de façon plus marginales dans les autres territoires des outre-mer L’ensemble de leurs contributions ont été collectées entre le 29 octobre et le 18 decembre derniers. La synthèse de ces contributions révèle que les préoccupations principales des ultramarins sont la paupérisation et ses conséquences en matière de santé et de violence. Une sacrée évolution par rapport à l’an dernier quand les sondés ne s’inquiétaient encore que de leur pouvoir d’achat… Cette fois, ils ne sont plus dans la crainte, mais dans le concret et dans la pauvreté !

16-novembre-2013-9407.JPGEn second lieu, ce qui ressort, c’est le chômage et le manque de perspectives pour les jeunes. Pierre Pastel evoque une certaine « désespérance ». D’ailleurs, une des phrases qui revient de façon récurrente dans cette enquête est : « Ce sera pire pour nos enfants. » L’audit révèle aussi que la question du racisme, avec l’affaire Taubira, a été « ravivée ».

Autre nouveauté, cette année, les sondés n’interpellent plus seulement l’Etat pour leurs problèmes d’éducation ou de modes de consommation inadaptés aux réalités locales, mais ils en appellent aussi à leurs collectivités territoriales dont  ils semblent désormais attendre davantage.

En conclusion, cet audit laisse apparaître un moral en baisse même si, paradoxalement, la note moyenne de satisfaction est en hausse, à 8 sur 20, contre 5 sur 20 l’an passé.

L’audit est destiné aux décideurs. Avec lui, le CEGOM veut agir en lanceur d’alertes et en force de propositions, notamment en termes de santé publique et d’emploi.

FXG, à Paris

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10 janvier 2014 5 10 /01 /janvier /2014 08:00

Carburant : les négociations ont repris à Bercy

Rémunérations des capitaux, suppléments non cotés et contrats des gérants sont les points principaux de discussion entre le gouvernement et la filière pétrolière des DOM.

Ministere-des-finances.jpg« On est satisfaits parce qu’on a été écoutés ! » Patrick Collé, président de l’intersyndicale des gérants de stations-service des DOM semblait apaisé à l’issue des quatre heures de réunion, hier au ministère de l’Economie et des finances à Bercy. Cette fois, pas de ministres autour de la table, mais le directeur de cabinet adjoint de Pierre Moscovici, Alexis Kohler en maître des lieux, et le directeur de cabinet de Victorin Lurel, Fabrice Rigoulet-Roze qui a conduit les débats. Un format et un lieu qui semblent avoir participé à dépassionner les échanges pour un débat serein. « Tous les problèmes ont été posés, selon M. Collé, et maintenant, il s’agit de nous mettre d’accord sur un calendrier de concertation pour régler les problèmes qui se posent. » Les arrêtés de méthode destinés à la fixation des prix des carburants ont été passés en revue, épluchés point par point. Les participants qu’ils soient gérants ou pétroliers, ont la sensation qu’il y a désormais une volonté manifeste de concertation. Et puis, les gérants ne semblent plus craindre les mesures de rétorsion de leurs fournisseurs et bailleurs. « Les pétroliers sont moins agressifs vis-à-vis de nous, poursuit M. Collé. La volonté de la filière est de trouver une solution de manière à préserver le système en place. » Cette fois, il y a eu de véritables contributions pour améliorer le contenu de ces arrêtés de méthode et des propositions d’amendement des textes. Ces amendements feront l’objet de réunions techniques spécifiques ultérieures (pour Mayotte par exemple).

Tanneguy-Descazaud.jpgIl existe encore trois points de blocages principaux. Le premier est annexe car il s’agit des relations contractuelles des gérants avec les pétroliers, un probleme en marge des décrets même si ces derniers y ont un impact certain. Une première réunion technique a d’ailleurs été consacrée à cela, hier dans la foulée de la première. Les deux autres clés de blocage sont la rémunération du capital a hauteur de 9 % pour la SARA et la question des suppléments non cotés (honoraires, assurances, frais de trading…) qui concernent la SARA comme la SRPP. C’est de ces deux paramètres que le gouvernement entend obtenir le « gras » de la baisse des prix à la pompe. Et pourtant, ces deux sujets n’ont pas été franchement abordés. A la sortie, les pétroliers, que ce soient Tanneguy Descazaud, directeur de la SARA, ou Mathieu Soulas, directeur de Total Océan indien, n’ont pas souhaité entrer dans les détails. Et pour cause, cela renvoie au sujet impopulaire de leurs profits…  Les deux patrons pétroliers se sont contentés d’exprimer leur satisfaction de voir s’ouvrir « enfin une concertation présidée par le ministère de l’Economie ». « On a défini, ont-ils déclaré à l’unisson, un certain nombre de sujets pour lesquels des réunions supplémentaires seront organisées. » Leur apaisement serait encore plus grand si Victorin Lurel laissait entendre qu’il était prêt à ne pas ramener leurs profits au strict niveau de 2010 (20 millions pour la SARA contre 33 en 2012) pour leur en laisser un peu plus (environ 25 millions pour la SARA). Aux yeux du ministre des Outre-mer, rien ne semble s’opposer à ce que les arrêtés de méthode amendés puissent être signés au 1er février.

FXG, à Paris


Le pdg de Total entendu bientôt à l’Assemblée nationale

Dans le contexte actuel, l’annonce de l’audition de Christophe de Margerie, pdg de Total, mercredi prochain à l’Assemblée nationale, devrait susciter la présence de certains députés d’Outre-mer siégeant à la commission des affaires économiques. Si le patron de Total doit être entendu sur des sujets « nationaux », il devrait faire l’objet de questions spécifiques de leur part… En février 2012, Christophe de Margerie avait annoncé que son groupe avait réalisé en 2011 un bénéfice de 12 milliards d’euros.


Trois questions à Patrick Collé, président de l’intersyndicale des gérants de stations-service des DOM

Patrick-Colle.jpg« Ce décret n’est pas un instrument de baisse »

Quelle conclusion tirez-vous de cette réunion ?

Aujourd’hui, nous pouvons dire de manière très claire que le prix des carburants à la pompe ne va pas baisser. Ce décret n’est pas un instrument de baisse. Il faut dire la vérité aux populations domiennes. Nous ne sommes pas contre la transparence, ni contre le nouveau décret, mais il faut prendre le temps de l’analyse parce qu’il peut y avoir un déséquilibre capable de pénaliser certains acteurs de la filière et, notamment, les gérants.

A-t-il été question lors des discussions de 9 % de rémunération du capital pour les pétroliers ?

Nous avons discuté… Alors, c’est vrai qu’ils ne sont peut-être pas d’accord par rapport à cela, mais ils en ont pris acte pour pouvoir en discuter. C’est une bonne chose. Auparavant, il n’y avait pas de discussion, pas de concertation. Tout ce qui s’est passé auparavant n’est pas sérieux. Face aux attaques, nous nous sommes défendu. On ne fait pas de politique, on se défend ! Un gérant de station-service ne ferme pas son entreprise comme ca, à la légère. Lorsqu’on ferme son entreprise, on perd de l’argent ! Pour nous, ce dossier n’as pas été géré correctement par le ministère des Outre-mer.

Qu’attendez-vous désormais ?

Alors que le président de la République parle d’un pacte de responsabilité vis-à-vis des entreprises, il y a comme un probleme au niveau de la méthode. Nous nous tournons résolument vers l’avenir et nous souhaitons que les problèmes que nous avons posés soient résolus et, notamment, le problème des relations contractuelles avec les compagnies pétrolières.

Propos recueillis par FXG


Trois questions à Gérard Lebon, president des gérants de stations-service de la Réunion

Gerard-Lebon.jpg« Le texte est trop contraignant »

Avez-vous le sentiment que les choses se présentent mieux cette fois ?

Manifestement, les débats sont plus apaisés, plus sereins. On a le sentiment que la confiance est train d’etre rétablie entre les différents partenaires.

Peut-on encore parler d’une pression des pétroliers sur les gérants ?

Les pétroliers n’ont pas la capacité de faire pression sur nous ; on est capable de faire des grèves contre des gouvernements ; on est capable de faire des grèves contre nos pétroliers aussi.

Quels sont les problèmes que vous pose l’application du décret et de l’arrêté de méthode ?

Globalement, on nous proposé un texte qui n’est pas applicable matériellement sur le terrain, avec des contraintes qui font que l’objectif visé ne peut pas être atteint. Le texte est trop contraignant dans sa rédaction et dans les conditions qu’il met en avant. Donc nous disons qu’il faut revoir ce texte, le remettre à plat. L’ambition de transparence et la volonté de limiter les hausses de prix à la pompe sont partagées par les gérants, parce que, effectivement, moins le prix est haut, plus on consomme. Et je pense que dans un système administré, on doit de la transparence aux clients. Depuis 2008, nous travaillons déjà sur la transparence avec l’observatoire des prix. On n’a aucun probleme avec ca, mais on dit que le texte soit applicable. Nous pointons donc du doigt les éléments qui posent probleme pour l’application du texte. J’ai l’impression qu’on veut y mettre de la bonne volonté donc ca ira vite.

Propos recueillis par FXG

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9 janvier 2014 4 09 /01 /janvier /2014 08:29

L es arrêtés de méthode en discussion à Bercy

La réunion prévue demain au ministère de l’Economie et des finances doit mettre face à face, dès 11 heures, les représentants de la filière pétrole (gérants et pétroliers) et ceux des ministères de l’Economie, de l’Ecologie et de l’Outre-mer. Si les gérants se sont satisfaits de cette délocalisation des débats à Bercy, ces derniers seront, de fait, menés par le ministre des Outre-mer en présence de représentants de ses deux collègues (Pierre Moscovici sera en déplacement à Toulouse avec François Hollande).

En jeu, les arrêtés de méthode relatifs à la mise en œuvre du décret réglementant les prix des produits pétroliers et du gaz de pétrole liquéfié ainsi que le fonctionnement des marchés de gros et de détail pour la distribution de ces produits dans les départements d’Outre-mer. Deux arrêtés distincts seront proposés à la discussion ; l’un pour les Antilles et la Guyane ; l’autre pour la Réunion.

En ce qui concerne les Antilles et la Guyane, afin de définir, pour le premier de chaque mois, « les prix maximum hors taxes de sortie raffinerie, identiques dans les trois départements français d’Amérique », il sera procédé à « la détermination d’un chiffre d’affaires mensuel d’équilibre devant permettre d’assurer le fonctionnement de la SARA ». Ce chiffre d’affaires mensuel d’équilibre se compose des coûts d’approvisionnement de la raffinerie, de ses coûts de raffinage et de logistique et de la rémunération des capitaux investis. « Le taux de rémunération est fixé à 9 % », prévoit le projet d’arrêté.

Il s’agira encore de déterminer un « prix pivot d’équilibre (ou prix moyen théorique) des produits administrés en €/tonne ». Le prix pivot sert de base au calcul des prix maxima de vente sortie SARA pour chacun des produits réglementés. L’arrêté concerne aussi la fiscalité et la fixation des marges de détail. C’est l’ensemble de ces données qui permettra de fixer les prix de vente à la pompe.

Les discussions seront donc éminemment techniques. C’est une des raisons pour lesquelles, le ministère des Outre-mer a trouvé justifié que la rendez-vous se tienne à Bercy. La réunion, par ailleurs, pourrait ne durer si longtemps que certains s’y attendent et elle pourrait aussi être la première d’une longue série. Certaines, à venir, pourraient bien se tenir à nouveau au ministère des Outre-mer.

Le décret Lurel a bien été publié au Journal officiel, mais les nouveaux tarif de l’essence ne sont pas encore prêts d’être fixés.

FXG, à Paris

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