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21 décembre 2013 6 21 /12 /décembre /2013 06:57

L’agence de promotion et de diffusion des cultures d’Outre-mer au travail

Daniel-Carcel-Camille-Doue-Laurence-Cabrol-et-Cecile-Peliss.jpgDepuis le 1er octobre, l’agence de promotion et de diffusion des cultures d’Outre-mer est installée dans ses locaux du 98 rue Richelieu à Paris. Daniel Carcel, son directeur, a été rejoint par une directrice adjointe, Cécile Pélissier (venue de la Maison des cultures du monde), Laurence Cabrol, chargée de mission (venue du réseau du spectacle vivant) et de Camille Doué, chargée de communication (venue de l’association Intermusée). D’autres pourraient les rejoindre… Fin février, l’agence disposera de son identité visuelle. Il lui reviendra d’assurer la promotion et la diffusion des expressions culturelles et artistiques des territoires d’Outre-mer, qu’il s’agisse d’œuvres ou de patrimoine matériel et immatériel. Pour ce faire, l’agence va se doter d’un site Internet qui sera une vitrine de ces expressions artistiques et culturelles, mais aussi une base de ressources pour les professionnels. Ce site devrait être opérationnel en septembre 2014.

Le travail de diffusion consiste à donner une plus grande visibilité des créations ultramarines dans les grands evenements comme le salon du livre de Paris, le festival d’Avignon, de Cannes, etc., mais aussi dans l’ensemble des réseaux de diffusion artistique tant dans l’Hexagone qu’à l’international, mais aussi dans les Outre-mer.

Pour aller à la rencontre des créateurs, Daniel Carcel et le président de l’agence, Greg Germain, vont entreprendre une tournée des territoires qu’ils entendent boucler avant la fin juin 2014. Ainsi, ils seront à la Réunion, puis en Guyane à partir du mois de février, avant de se rendre aux Antilles, puis en Nouvelle-Calédonie en mars et avril.

L’agence entend développer des projets coopératifs entre des équipes de création dans l’Hexagone et en outre-mer. Ainsi le théâtre de l’Ephémère au Mans s’est d’ores et déjà dit intéressé pour accueillir une troupe d’outre-mer. « Nous allons accompagner des projets dans tous les secteurs et dans tous les territoires et mettre les ressources et les compétences à leur disposition », indique Daniel Carcel. Fonctionner en réseau est le maître mot de l’agence. Elle va donc s’appliquer à explorer tous ceux qui existent déjà et créer un maillage pour faire avancer la circulation de projets entre territoires d’outre-mer, entre les outre-mer et l’Hexagone et aussi l’étranger. Il s’agit d’améliorer les conditions de création et favoriser les échanges autour des espaces et des moments de création. Pour autant, l’agence ne s’inscrit pas dans un rôle de sélectionneur. « Accompagner, c’est aussi jauger les artistes,. Ceux qui sont prêts et ceux qu’on doit laisser maturer jusqu'à ce qu’ils soient prêts à entrer dans les réseaux de diffusion », explique Laurence Cabrol. Dans cet esprit, l’agence va aussi s’appuyer sur les organismes de formation, mais encore participer à la recherche de financement des projets. Dès janvier, l’agence sera à Nantes à la Biennale internationale du spectacle, un gros rendez-vous professionnel, comme Babel Med à Marseille. A terme, on devrait voir sa présence à des evenements comme le FIFO à Papeete, le festival du film insulaire de Groix ou celui du livre insulaire d’Ouessant… « Nous devons repérer, poursuit Daniel Carcel, tous les lieux isolés desireux d’accueillir les cultures d’outre-mer. »

A terme, l’agence pourrait etre intégrée à la future cité des Outre-mer. Son directeur est d’ailleurs membre de son comité de pilotage.

FXG, à Paris

camille.doue@cultures-outre-mer.fr

01 81 70 08 60

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20 décembre 2013 5 20 /12 /décembre /2013 14:35

Forum pro jeunesse

Forum-emploi-OM-CIDJ.jpgRetour sur un Forum "invisible" qui a tenu toutes ses promesses le 07 Décembre dernier à l'antenne du CIDJ Paris Quai Branly.
Une soixantaine de partenaires, plus de 1400 participants (selon les organisateurs) , quasiment toutes les délégations régionales Outre-Mer représentées ainsi que les associations étudiantes (Martinique, Guyane, Réunion, Guadeloupe, Polynésie, Mayotte) tel est le pari engagé et réussi par Akélio accompagnement présidé par Loic Iscayes Lami avec le soutien et le parrainage de la DIMECFOM et la DGOM.

Laupen-offre-des-bananes-a-NKM.jpgUne belle initiative saluée par la présence remarquée de la direction de France O , ATV, quelques entrepreneurs, Christian Sautter (ancien ministre et Directeur du service économique à la ville de Paris), Serge Romana (CM98), Mozaik RH, LADOM, le SMA et même NKM en tournée qui a eu vent de l'affaire et a souhaité féliciter les organisateurs.

On pourrait regretter la faible présence d'élus ultramarins de l'Hexagone ou encore la non participation du ministère des Outre-Mer (pourtant fortement sollicité) mais il est vrai que la Jeunesse et l'emploi ne sont pas une priorité de l'actuel gouvernement. Si ? Ah, au temps pour moi !
Lionel-Iscayes-sophie-elizeon-Cmdt-SMA.jpgDéficience du service communication de la DIMECFOM ou mauvaise qualité du buffet (pour faire venir les élites ultramarines c'est un incontournable) ?
Gageons que les organisateurs sauront palier à cela pour les prochaines éditions !
Des stages, des postes à pourvoir, il y aurait déjà quelques belles histoires en cours !

Outre-mer Network était bien entendu présent avec La Nouvelle PME sur le volet sensibilisation à la création d'entreprise et souhaite saluer le travail d'Akélio accompagnement en charge de son programme jeunesse !

Osons l'Outre-Mer !

Daniel Hierso, Outre-mer Network

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20 décembre 2013 5 20 /12 /décembre /2013 09:00

Gérants et gouvernement se parlent sans se rencontrer

Il n’y a pas eu de nouvelles réunions hier matin ou après-midi sur le sujet brûlant du carburant et du décret Lurel. Les gérants, invités la veille par le ministre à venir poursuivre les discussions, ont évité le rendez-vous. Ils ne se sont pas vus, mais ils ont pu se parler et même à plusieurs reprises. Patrick Collé, en annonçant qu’il n’y aurait pas de grève au moins jusqu’au 26 decembre, soigne son image auprès de la population désireuse de passer les fêtes dans de bonnes conditions. Le danger pour les gérants, c’est que s’ils font grève, à la rentrée par exemple, leurs salariés ont clairement dit qu’ils n’en seraient pas. Il reviendra donc aux gérants de payer ces non grévistes… Pour autant, pas question de se jeter sous l’aile protectrice du gouvernement et de venir écouter les « propositions concrètes » de Lurel pour sécuriser leurs contrats de location que les pétroliers promettent de leur retirer. La peur de la puissance des pétroliers semble plus forte que la confiance en la capacité de l’Etat à les protéger. Tout le monde a en souvenir les 160 millions d’euros que l’Etat a du payer aux pétroliers en 2010 et 2011 en compensation de gels des prix du carburant… Certains gérants sont tentés pourtant par ce que propose le gouvernement, mais Patrick Collé ne veut pas encore jouer cette carte et perdre ainsi un de ses plus forts arguments… Il vaut mieux pour l’instant que la responsabilité du blocage revienne à l’Etat seul. En offrant de ne pas faire grève à Noël, l’intersyndicale des gérants montre sa bienveillance.

Victorin Lurel, sur Guadeloupe 1ère, s’est exprimé pour rappeler que « les pétroliers n’avaient pas l’habitude qu’on leur parle ainsi » et que certains gérants étaient des « otages volontaires ». Pour lui, il n’y a aucune raison de bloquer nos économies. La réunion de la veille aura bien permis de créer les conditions de l’impasse dans laquelle tout le monde s’est jeté allègrement en laissant le gouvernement responsable de tout éventuel blocage.

FXG, à Paris

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20 décembre 2013 5 20 /12 /décembre /2013 08:00

Fabrice Di Falco, l'hommage des castrats aux pop stars

Fabrice-Di-falco.jpgLe contre-ténor martiniquais Fabrice Di Falco accompagne la sortie de l’album « De Farinelli au roi de la pop », par le Di Falco quartet d’un spectacle musical, « Hommage des castrats aux pop stars ». Rôdé une première fois le 21 octobre au théâtre du Gymnase, le show musical qui mêle jazz, baroque, lyrique et opéra, a fait salle comble. « Banco 1 », a dit Jacques Bertin, le directeur du théâtre qui propose à Fabrice Di Falco et son quartet d’occuper sa scène une fois par mois en 2014. Quel cadeau pour celui qui va fêter ainsi ses vingt ans de carrière ! Erwan Ricordo à la contrebasse apporte une touche très jazz, Aurélien Pasquet, le percussionniste, amène une touche pop, gospel et negro spritual. Jean avec son clavecin et son piano déroule ses notes dans le baroque et dans le jazz. Fabrice improvise quand c’est du jazz, ornemente quand c’est du baroque. La musique nègre et les airs italiens, c’est tout le métissage de Fabrice, de père italien et de mère martiniquaise. Il a vécu à Balata jusqu'à ses 19 ans. Au lycée Bellevue, sa professeur Gisèle Oberic lui a fait découvrir le jazz et l’opéra. Maurice Alcindor lui a fait faire ses premieres radios et découvrir sa voix de haute-contre. En 1993, il sort son premier album avec Annick Ozier-Lafontaine. 20 ans plus tard, il lance le Di Falco quartet. Entre temps, il a rencontré Barbara Hendricks, Mickaël Jackson et Farinelli. Le film sur le castrat italien sort en 1994 quand Fabrice arrive à Paris. « On parlait encore très peu des contre-ténors, raconte le chanteur. Dans le film, Farinelli a la même tessiture que moi, des graves aux aigus… » Di-Falco-quartet-couv.jpgAprès « Ombra fedele anch’io », il continue son spectacle avec Haendel pour rendre hommage à sa grand mère Emma, puis interprète sur un air de Purcell un hommage à Klaus Nomi, « en le créolisant un peu ». Et c’est au tour du roi de la pop… « En 2007, au sultanat d’Oman, j’ai chanté pour Mickaël Jackson, chez un de ses frères pour les fêtes de fin d’année. Il adorait les voix de castrat et le baroque. Il se sentait proche de leur sort avec sa voix d’or et vendu, lui aussi à des mécènes… » Et comme un génie ne vient pas seul, Mozart aussi est là pour accompagner l’hommage ! Autre moment avec Jenny Alpha. « Elle m’a fait decouvrir la musique de Saint-Georges. Puis, c’est un titre de diva qu’il décerne à une chanteuse de zouk à voix d’ange, Edith Lefel. Il chante à propos « Mon ange ». « Sublime mélodie qui interroge sur le fait de savoir si elle est déjà morte ou si elle va mourir », note sobrement Fabrice. Et puis en clin d’œil à Henri Salvador, mais aussi au jeune Martiniquais qui comme lui a dû quitter son île naguère, il interprète un majestueux « Adieu foulards, adieu madras »… Trois danseurs avec lui et une marraine à chaque revue. En janvier ce sera Eve Ruggieri, en février Babette de Rozières et en mars Liz Mc Comb…

Fabrice Di Falco sera par ailleurs le 10 mai 2014 en Guadeloupe à l’Artchipel pour le festival « Musiciennes en Guadeloupe » dont il sera le parrain. Il interprétera des œuvres pour castrats.

FXG, à Paris

http://vimeo.com/79797652
Au Théâtre du Gymnase Marie-Bell

Lundi 27 Janvier 2014 à 20h30
Lundi 17 Février 20144 à 20h30
Lundi 31 Mars 2014 à 20h30

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19 décembre 2013 4 19 /12 /décembre /2013 18:02

Le décret de la discordeLa-table-entiere.jpg

« Ni ajournement, ni abandon », assurait l'entourage du ministre Lurel. La discussion entre les acteurs du carburant des cinq DOM (gérants de station et pétroliers) et le ministre des Outre-mer, a démarré mercredi peu avant 16:30 pour s’achever 3 heures et demi plus tard. Sur un constat d’échec. « On a assisté à un combat de coqs entre les compagnies qui sont sur leurs intérêts économiques et un ministre qui veut faire passer une decision politique », regrette Patrick Collé, président de l’intersyndicale de gérants de stations-service d'Outre-mer. Une quarantaine de personnes se sont mises autour de la table pour discuter du projet de décret carburant et des arrêtés de méthode. Outre Victorin Lurel, un représentant de Bercy et un autre de l'Ecologie. Jan-descazeaud-SARA-Maer-SRPP.jpgFace à eux, le pdg de la SARA, Tanguy Descazeaud, Joël Maës, directeur général de la SRPP ou Mathieu Soulas de la SMSP (Mayotte). Avec eux d'autres cadres et des actionnaires des compagnies pétrolières. Les gérants, Gérard Lebon (Réunion), Patrick Collé (Guadeloupe), Marc Ho A Chuk (Guyane) et Jacques-André Lubin (Martinique) sont assis sur le côté, entre les deux. Quand le ministre arrive, les visages sont tendus pour ne pas dire mauvais. « Je sais ce qui nous a opposés, a déclaré le ministre à ses hôtes en ouverture du dialogue. J'espère qu'il s'agit d'une incompréhension. »

Gerants-a-gauche-petrolier-a-dte.jpgLa réunion s’est poursuivie à huis clos. Chacun a fait valoir son point de vue. Le gouvernement tient bon sur le décret qui sera, promet-il, publié au 1er janvier 2014. Le conseil d’Etat a rendu mardi un avis favorable sur le texte. « La réduction  des marges sera raisonnable et permettra de maintenir une rentabilité de capitaux suffisante », indique la com´ du ministère sur son site Internet. Les pétroliers insistent pour un report. « Nos remarques, indique Hervé Maziau, president des importateurs à la Réunion, n’ont pas ete prises en compte et le décret a été confirmé dans l’état. Ça ne nous convient pas. » Pas question pour eux de ce décret qui remet en question leur « équilibre économique », donc celui des gérants. Les parties se sont séparées sur un désaccord. Les pétroliers n’ont pas prévu de revoir Lurel ; ils vont saisir le Premier ministre. Les gérants envisagent le pire avec la promesse des pétroliers de reprendre leurs gérances. Dès lors, ils agitent toujours la menace de la grève et du blocage.

FXG, à Paris

 


Confrontation gérants pétroliers

Lurel-face-aux-petroliers.jpgLa concertation engagée s'est très vite concentrée sur un seul argument avancé clairement par les pétroliers : « Comme on baisse nos marges, on ira les récupérer sur autre chose. » Et pour la première fois ils ont précisé les craintes que les gérants expriment depuis que la réforme du décret Penchard est sur la table. « Nous pourrons reprendre les gérances si nous ne sommes pas à l'équilibre. » Et, de fait la concertation tripartite vire à la confrontation entre pétroliers et gérants devant le gouvernement. Sur la réaffirmation d’un « objectif politique » par le ministre, les pétroliers se sont levés comme un seul homme, imités dans la foulée par les gérants qui ne sont toutefois pas sortis tout de suite.

« Un report ne veut pas dire abandon, a regretté Florian Cousineau, représentant du Groupement des distributeurs, le GPP des Antilles-Guyane, prenons le temps de la discussion. »

Patrick Collé a indiqué qu’il restait encore 24 heures à Paris et Victorin Lurel lui a offert de le voir dès ce jeudi. Il veut « faire des propositions concrètes aux gérants afin de sécuriser les activités et les emplois de leurs entreprises.

 


Quelques chiffres

30 centimes de plus

Le prix du sans plomb est quasiment le même outre-mer et dans l'Hexagone. Mais hors taxe, le carburant revient 30 centimes de plus au litre alors que les taxes sont moindres que dans l'Hexagone. Les arrêtés de méthode en discussion doivent permettre de justifier chaque centime de ces 30.


90 millions en 2011

Dans une tribune publiée en juin dernier, Victorin Lurel annonçait 50 millions de bénéfices après impôts pour la SARA en 2011 et 40 pour Mayotte et la Réunion. « Sans compter les résultats des stations », précisait-il.

 


Article 2

C'est l'article 2 du décret qui fixe « le prix maximum hors taxes de sortie de raffinerie, hors passage en dépôt ».

La méthode de fixation de ce prix doit tenir compte des coûts moyens des importations au prorata des quantités importées, à partir des cotations de référence sur les zones effectives d'approvisionnement (et non sur celui du Brent, le plus élevé du marché !) et du cours moyen du dollar. Il doit aussi tenir compte des coûts d'assurance et du fret et « des coûts pertinents et dûment justifiés de la société chargée du raffinage ainsi que des efforts de productivité réalisée par cette société ».

 


9 % de marge

C'est le chiffre que prevoit l'un des arretes de methode pour limiter la part de marge sur le prix de gros du carburant pour la SARA. Il est repute etre a 15 % actuellement. Cette fixation du taux est possible aux Antilles car la SARA fait valider ses comptes par l'Etat. Aucun chiffre n'est prevu de telle sorte dans les arretes de methodes pour Mayotte ou la Reunion.

 


VERBATIM

Maziau-CIH-copie-1.jpgHerve Maziau, président du Comité des importateurs d’hydrocarbures de la Réunion

« On a fait part de notre désaccord. Pour l’instant, le ministre nous dit que le décret ne sera pas modifié. On en a pris acte et nous attendons que les arrêtés de méthode soient publiés.

Nous avons fait des remarques sur les conditions d’importation des carburants, les marges des distributeurs, sur différents éléments de communication et d’information. Nous n’avons pas eu réponse à toutes nos questions. On verra avec l’ensemble de la filière ce qu’il conviendra de faire. »


Patryck Peru-Dumesnil, directeur de SOL – Guyane

Peru-Dumesnil-SOL-Guyane.jpgQu’est-il ressorti de cet échange ?

Apres 4 heures de discussion et un simulacre de concertation, on n’a toujours aucune visibilité sur le projet, aucun chiffre donc on va en appeler au Premier ministre puisqu’il paraît impossible d’avoir une discussion claire, faite sur des bases économiques. Nous sommes bloqués sur ce projet qui apparemment se fait dans la précipitation. Nous voulons au moins un report ou en tout cas une vraie concertation.

Etes-vous prêts à baisser vos marges ?

Il n’y a pas de marge à deux chiffres aux Antilles ni en Guyane. Ma marge de gros officielle en Guyane, régulée par les services de l’Etat, est de 0,0985, allez dix centimes !

Qu’est ce qui vous gêne dans ce décret ?

Nous n’avons aucune visibilité pour nos entreprises sur ce qui va se passer dans quelques mois. On ne peut pas vous dire de travailler sans avoir à attendre trois mois pour savoir votre salaire !

Vous menacez de ne plus garantir le modèle économique ?

Quand vous avez un changement dans toute sa structure d’un système qui a fait ses preuves depuis des dizaines d’annees, il est légitime de poser la question de savoir comment on va fonctionner pour protéger les intérêts de nos sociétés.

Peut-on parler de menaces sur l’emploi ?

Ce n’est pas une menace, c’est un état de fait. Sous quelle forme ? il y a différentes formes comme la gestion directe, le mandataire… Nous, ce que l’on souhaite, c’est garder le modèle actuel. C’est générateur d’emplois, de services et ca fonctionne bien depuis 35 ans !

 


Colle.jpgPatrick Collé, président de l’intersyndicale de gérants

La réunion est-elle un échec ?

C’est un échec, ca n’a rien donné. Les pétroliers nous ont dit de manière très claire qu’ils n’allaient pas renouveler nos contrats. C’était notre crainte et elle a été vérifiée. Nous allons être malheureusement obligés de nous mobiliser pour pouvoir défendre notre profession.

Nous allons discuter avec notre base, mais c’est vrai que nous sommes très amers.

Déçus de l’attitude des pétroliers ou du ministre ?

Déçus par rapport aux deux parties. Les pétroliers veulent virer les gérants. Sept d’entre nous ont déjà perdu leur station. Et le ministre de l’Outre-mer n’apporte pas de réponses concrètes quant au fait de la garantie des relations contractuelles. On se retrouve dans une impasse…

Le ministre vous a-t-il confirmé l’application du décret au 1er janvier ?

Il nous a dit que c’était une decision politique. On ne tient nullement compte des petits chefs d’entreprise que nous sommes et des 3700 emplois que nous portons. Entendre parler de volonté politique, c’est dur. On a l’impression d’etre les sacrifiés de cette volonté politique. Deux logiques s’affrontent. L’une est politique, l’autre est économique et sociale et c’est celle-la que nous défendons.

La transparence semble bien difficile à faire…

Nous ne sommes pas contre la transparence. Plus le prix sera bas à la pompe, mieux ca nous ira, mais il faut prendre le temps pour modifier un dispositif qui pour l’instant marche.

Avez-vous été instrumentalisés par les compagnies pétrolières ?

Peut-être… Mais quels moyens avons-nous pour nous défendre ? On ne prend pas la population en otage, on défend notre job et nos employés.

Propos recueillis par FXG, à Paris

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18 décembre 2013 3 18 /12 /décembre /2013 07:47

Victorin Lurel prêt à écouter gérants et pétroliers

Un courrier du ministre est parti samedi à l’attention des gérants et des pétroliers pour leur indiquer qu’il était prêt à les recevoir ensemble. Le rendez-vous est fixé à mercredi 16 heures au ministère des outre-mer. Victorin Lurel avait prévu de recevoir d’abord les gérants, puis deux jours plus tard les pétroliers. Finalement, c’est ensemble qu’il les recevra dans la mesure où « c’est une demande consensuelle », a précisé un proche du ministre. Mais alors que le bras de fer autour de la réforme du décret Penchard est lancé depuis 18 mois, et que chacun semble vouloir tenir bon, de quoi pourront-ils parler ? « De tout », suggère-t-on au ministère si ce n’est que le ministre n’entend pas changer de braquet quant à la recherche d’une plus grande transparence dans la fixation des prix du carburant et dans la recherche de marges raisonnables pour les pétroliers. Victorin Lurel se dit toutefois prêt à les entendre sur tous les sujets. D’ailleurs, les discussions ne se sont guère interrompues ces derniers temps. Et si les gérants ont brandi, avant de la retirer, la menace de la grève, ils sont aussi desireux de dialoguer. Les gérants de la Réunion ont par exemple écrit à Victorin Lurel pour lui proposer une nouvelle version de la rédaction des arrêtés de méthode. Meme de cela, le ministre est prêt à en discuter. La présence des gérants et des pétroliers pourrait aussi permettre une mise à plat des craintes des gérants. Ils redoutent que les compagnies ne veuillent reprendre à leur compte les stations en direct, voire automatisent leurs réseaux de distribution… Les pétroliers usent de cette menace pour renforcer leur refus de voir leur marge baisser. Dernier épisode en date, un courrier de Pierre Gattaz, président du Medef, (cosigné par les présidents des antennes domiennes du Medef), a été adressé au Premier ministre le 9 decembre, pour protester à son tour contre le projet de décret. Le patron des patrons n’attaque pas frontalement le décret ; il reconnaît « louable l’intention du ministre de réduire le coût [des carburants] », mais il met en garde contre le risque d’un blocage de l’économie comme lors de la crise de 2008-2009. Sobrement, il demande à Jean-Marc Ayrault de reporter le décret de six mois… Une pierre de plus dans le jardin des lobbyistes anti-décret. Reste que Victorin Lurel qui a été recu a l’Elysée la semaine derniere avec les parlementaires d’Outre-mer qui continuent de faire bloc avec lui, et qui a accompagné le président de la République en Guyane, vendredi et samedi derniers, semble bénéficier toujours de son soutien comme de celui du Premier ministre. La relance du dialogue, mercredi, pourrait connaître d’importantes prolongations. Le ministre y est prêt.

FXG, à Paris

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17 décembre 2013 2 17 /12 /décembre /2013 08:23

Fin du JT Outre-mer sur France 3

La suppression du journal télévisé de l'outremer diffusé sur France 3 a été annoncée en comité d’établissement, vendredi, selon une source interne à France Télévisions. La dernière programmation de ce journal télévisé aura lieu le 20 decembre prochain. Cela marquera ainsi la fin de presque vingt ans de présence de l'outre-mer sur France 3.

Ce journal de huit minutes diffusé du lundi au vendredi, remonte à 2001. Avant France 3 diffusait des hebdomadaires comme Mascarines.

Depuis trois ans, le journal télévisé outre-mer existait uniquement en mode tout en images  et était diffusé à 8h20 sur France Ô et 10h35 sur France 3.  Ces deux tranches sautent pour « redéployer les moyens ».

Pour l'actualité ultramarine sur les antennes du groupe France TV, il reste deux journaux télévisés à midi et le soir, sur France Ô.

FXG, à Paris

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17 décembre 2013 2 17 /12 /décembre /2013 08:19

Trois talents d’Outre-mer rendent hommage à Nelson Mandela à New York

Les-Talents-devant-l-Apollo-Theater.jpgUne Martiniquaise, Maryaline Coffre et deux Réunionnais, Léo Neufcourt et Yola Minatchy, tous trois membres du réseau des Talents de l’Outre-mer, ont participé, dimanche à l’hommage des New Yorkais à Nelson Mandela. Ensemble, devant l’Apollo theater à Harlem ils ont déposé une pancarte où est inscrit au dessus d’une colombe : « Vous êtes notre guide », ainsi qu’une signature, « Réseau des talents de l'outre-mer français, Martinique – Réunion – Guadeloupe – Guyane ». Deux colliers à l'effigie et aux couleurs de l'Afrique y sont suspendus symboliquement. Interviewée par une télé américaine, Yola Minatchy, présidente du réseau, a déclaré : « Il est encore essentiel de se mobiliser au XXIe siècle, à l'image de Nelson Mandela, pour l'unité de l'humanité, quelles que soient nos origines ethniques. » Des propos qu'elle avait également tenus dans son discours à la tribune du Palais d'Iéna le 25 novembre dernier, lors de la remise des prix 2013 des talents d’Outre-mer.

FXG

 

 

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16 décembre 2013 1 16 /12 /décembre /2013 08:30

La lutte pour l’égalité professionnelle et la mixité des filières en exemple à Paris

Nadine-Caroupanin-Fabienne-Rubia-Gisele-Bourquin-Melanie-Pe.jpgLe forum de la mixité qui s’est tenu vendredi 13 decembre à Paris, en présence de la ministre des Droits des femmes et porte-parole du gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem, a invité les neuf régions signataires de la convention « Territoire d’excellence – égalité professionnelle ». Dernière à l’avoir signé en février 2013, la Réunion était représentée par sa déléguée au droit des femmes et à l’égalité entre les femmes et les hommes, Nadine Caroupanin, par la présidente de Chancégal, Fabienne Rubira, et par Mélanie Perche, chargée d’ingénierie des projets chez RD2A, une société coopérative. Elles ont exposé à un public issu de l’entreprise leurs actions en faveur de la mixité des filières professionnelles et celles contre l’inégalité professionnelle entre les hommes et les femmes. Cette dernière s’exprime en termes d’écart de rémunération, de formation et encore d’attribution de temps de vie. Sur les 400 entreprises françaises ayant fait l’objet d’un avertissement de la part des directions régionales du travail et de l’emploi (DIECCTE), 300 sont réunionnaises. « Non que la Réunion soit particulièrement mauvaise élève, souligne Nadine Caroupanin, mais parce que la DIECCTE locale a passé tout le monde au crible. Depuis, une centaine d’entreprises ont signé une convention pour l’égalité des droits et seule une dizaine résistent encore…

En matière de mixité des filières, l’association Chancégal fait un travail de sensibilisation auprès des jeunes. 4000 d’entre eux ont ainsi été touchés en dix ans et une vingtaine sont devenus des ambassadeurs de l’égalité. Une étude a montré que la moitié de la population active féminine  à la Réunion n’occupe que 13 métiers, tandis que la moitié de la population active masculine en occupe 43 ! On retrouve les femmes essentiellement dans les métiers de l’éducation, de la petite enfance, de l’aide à la personne et de la santé. C’est pour aller contre cette tendance que RD2A et Chancegal ont lancé des initiatives comme le prix de la vocation scientifique qui pousse les jeunes filles vers les carrières scientifiques en les accompagnant jusqu'à la prise de poste, la formation de jeunes femmes aux métiers du BTP en adéquation avec les besoins pour la construction de la route du littoral (25 curriculum vitae déposés), ou encore la formation de formatrices aux métiers de la conduite de transports en commun (trois sont opérationnelles et deux sont en formation).

FXG, à Paris

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14 décembre 2013 6 14 /12 /décembre /2013 06:51

Une salle Aimé Césaire à l’Ecole normale supérieureMezard-Letchimy-plaque-Cesaire.jpg

Une salle de cours au deuxième étage de l’Ecole normale supérieure (ENS), 45 rue d’Ulm, à Paris, porte désormais le nom d’Aimé Césaire. Cet ultime hommage rendu au poète martiniquais dans le cadre du centenaire de sa naissance vient rappeler les quatre années qu’il y a passées de 1935 à 1939. « C’est ici qu’il s’est passionnément formé à la littérature française, a déclaré le directeur de l’ENS, Marc Mézard (à gauche de Serge Letchimy sur la photo), tout en y préparant son rejet violent avec l’écriture du Cahier d’un retour au pays natal… » Face à l’exiguïté et la modestie de cette salle, Serge Letchimy, héritier politique d’Aimé Césaire, a indiqué : « Il n’y a pas de grande ou de petite salle, il y a la reconnaissance de l’Ecole normale supérieure pour un homme qui y a appris certainement beaucoup de choses sur la littérature et où il a rencontré un frère, son bizuth, Léopold Sédar Senghor. » C’est, en fait, tandis qu’il était en khâgne qu’Aimé Césaire a rencontré le poète sénégalais avec qui il allait créer le concept de négritude (avec Léon Gontran Damas). Le lycée Louis le Grand a d’ailleurs, dès 2008, année de sa mort, baptisé une salle de classe à son nom.

Le dévoilement de la plaque, « Aimé Césaire, poète, dramaturge, essayiste et homme politique martiniquais 1913-2008 », a été l’occasion de présenter le volume Aimé Césaire, poésie, théâtre, essais et discours, paru chez CNRS éditions avec le soutien de l’Agence universitaire de la francophonie. Ce qui a fait dire à son vice-recteur, Pierre Noreau : « Aimé Césaire n’a rien à voir avec la francophonie, mais celle-ci a tout à lui devoir ! »

FXG, à Paris

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