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13 décembre 2013 5 13 /12 /décembre /2013 07:41

Le Paris Cayenne d’Air Caraïbes est pour la première année rentable

Marc-Rochet-et-Jean-Paul-Dubreuil.jpgCinq ans après son ouverture par Air Caraïbes, la ligne Paris Cayenne est « rentable et profitable », a indiqué Marc Rochet, président du directoire de la compagnie antillaise, mercredi soir à Paris, à l’occasion des dix ans de son premier vol transatlantique, le 12 décembre 2003. La compagnie affiche une santé de fer avec un chiffre d’affaires de 351 millions d’euros et un résultat excédentaire et superieur à celui de 2012. Le bénéfice, l’an dernier, se situait, après impôt et redistribution de 1,2 millions d’euros à ses salariés, à 6,9 millions d’euros. Une réussite basée sur la maîtrise des coûts avec, notamment, 45 % de ses billets vendus sur Internet. La compagnie a transporté cette année 200 000 personnes entre Cayenne et Paris. « On a généré sur ce marché 25 à 30 % de croissance », se satisfait le président Rochet qui détaille qu’en cinq ans, le nombre de ses passagers a crû de 90 000, soit une croissance de 20 %. La compagnie a d’ailleurs augmenté son offre de sièges de 3 %. Plus globalement, sur l’ensemble de ses six lignes, Air Caraïbes a accru ses parts de marché de 1% pour atteindre 28% en 2013. Si le trafic connaît à l’avenir une croissance de 6 %, Air Caraïbes table sur des parts de marché supérieures à 30 %. « Sinon, on ira prendre de nouveaux clients chez les concurrents », avance Marc Rochet. A350-1000_RR_FWI.jpgEt pour cela, l’actionnaire a prévu un programme de développement ambitieux avec la commande de nouveaux avions. Trois Airbus 350-900 (en location) d’une capacité de 387 sièges, et trois A 350-1000 (en propriété), d’une capacité de 439 sièges, devraient progressivement remplacer la flotte des quatre A 330-300 et du seul 330-200 (dédié à Saint-Martin Juliana). Le premier A 350-900 devrait être livré fin 2016 et le premier A 350-1000 à l’horizon 2020. La première commande a été signée jeudi 12 décembre à Pointe-à-Pitre. Ces appareils de nouvelle génération dont le prix catalogue est estimé globalement à 1,7 milliard de dollars US, sont plus légers et moins gourmands en pétrole (25 % de consommation économisée). Dans ces circonstances et avec un prix du baril de pétrole inchangé (à 110 dollars US), la compagnie disposerait d’une marge de manœuvre sur ses tarifs de 6 à 7 %. « Une marge que nous utiliserons quand il s’agira de stimuler le marché », conclut Marc Rochet.

FXG, à Paris

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13 décembre 2013 5 13 /12 /décembre /2013 07:04

Hollande en Guyane

Francois-Hollande.jpgCe devait etre l’acmé de son premier déplacement en outre-mer et pourtant, François Hollande n’inaugurera pas, avec la présidente du Brésil, Dilma Roussef, le pont de l’Oyapock. Rien n’est prêt côté brésilien, ni les infrastructures, ni les actes juridiques nécessaires à l’ouverture de cette frontière. Après son déplacement officiel au Brésil jeudi, le président décollera vendredi de Sao-Paulo pour arriver à Cayenne Félix-Eboué vendredi vers 15 heures. Il sera accompagné de ses ministres Victorin Lurel, Christiane Taubira, Geneviève Fioraso et Benoît Hamon pour y passer 24 heures. A peine débarqué, François Hollande se rendra sur la base aérienne militaire de Matoury où seront présentes aussi, outre les forces militaires et de gendarmerie, les douanes… Là, ce sera une séquence sécurité souveraineté avec une présentation de la lutte contre l’orpaillage et la pêche illégaux et la protection du centre spatial. Direction ensuite la mairie de Rémire-Montjoly, lieu habituel de rassemblement du congrès des élus de Guyane, où le président de la République s’adressera à l’ensemble des parlementaires, conseillers généraux et régionaux et maires du departement. Après le discours, un échange plus informel, s’ensuivra dans une salle attenante.

La matinée de samedi débutera à la mairie de Cayenne par une rencontre d’une heure avec les acteurs économiques. Auparavant, à la chambre de commerce et d’industrie de Cayenne, Victorin Lurel présidera un petit-déjeuner avec les mêmes acteurs économiques pour évoquer des sujets plus sectoriels.

Sitôt fait, François Hollande s’envolera en hélicoptère pour Kourou. Après un survol de la base spatiale, de ses zones techniques, des pas de tir d’Ariane, de Soyouz et de Véga, et de l’usine de propergol, il se posera devant la salle Jupiter où il se fera présenter l’ensemble des acteurs de la filière spatiale. Et comme Kourou n’est pas qu’une base spatiale, il ira dans la ville de Jean-Etienne Antoinette, à l’hôtel des Roches, où il déjeunera avec des jeunes Guyanais, des étudiants, des lycéens de la 2e chance ou des emplois d’avenir embauchés à l’établissement médico-social de Kourou qu’il aura inauguré avant de déjeuner. 7 à 8 jeunes partageront sa table pendant que les ministres recevront eux aussi des représentants de la jeunesse.

L’équipée présidentielle rejoindra ensuite Mana où il rencontrera la population. Un morceau choisi car la population de Mana est « à l’image de celle de la Guyane ». François Hollande s’adressera à cette population avec un discours centré sur l’aménagement de l’Ouest et la diversité. En se rendant à la Maison familiale rurale de Mana pour rencontrer les agriculteurs, le président s’arrêtera visiter un équipement sportif, élément de la base avancée des JO et de la Coupe du monde. Bernard Lama pourrait y être avec Rodolphe Alexandre pour accueillir François Hollande. A l’issue de sa rencontre avec les agriculteurs, le président rentrera à Cayenne avant de s’envoler pour Paris.

Le président honore ainsi sa promesse du 3 janvier dernier. Il a en perspective un déplacement en Nouvelle-Calédonie apres le sommet du G20 en Australie, en novembre 2014.

FXG, à Paris

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12 décembre 2013 4 12 /12 /décembre /2013 07:00

Les assises nationales du tourisme seront déclinées dans les cinq DOM

Sylvia Pinel, ministre du Tourisme, a finalement annoncé au président de la Fédération des entreprises d’Outre-mer (FEDOM) que les assises nationales du tourisme auraient aussi leur déclinaison en Outre-mer contrairement à ce qui était prévu initialement.

La FEDOM s’était étonnée en novembre dernier de l’absence de prise en compte spécifique des problématiques ultramarines tant dans le rapport Nogué que pour l’organisation des assises lancées le 5 novembre dernier par Jean-Marc Ayrault. Jean-Pierre Philibert, président de la FEDOM, l’avait dénoncé dans un courrier aux ministres concernés mais également dans nos colonnes.

Depuis, des rencontres ont eu lieu entre la FEDOM et le cabinet de Mme Pinel, et il a été convenu que la FEDOM serait associée à l’ensemble des ateliers préparatoires qui se tiendront à Paris au ministère du Tourisme. Mais plus intéressant encore, les assises seront aussi déclinées dans chacun des cinq départements d’Outre-mer, probablement au mois de janvier ou de février prochains, sous l’égide des préfets de Région, qui associeront l’ensemble des professionnels concernés.

La FEDOM qui a fait du tourisme, lors de son colloque de septembre dernier à Top Résa, une de ses priorités pour l’année 2014, s’est dite satisfaite de ces avancées et espère – c’est à l’étude – que les Collectivités d’Outre-mer seront également associées à ces assises.

FXG, à Paris


Mouvements à la FEDOM

Annie Iasnogorodski, déléguée générale de la FEDOM et ancienne fonctionnaire au ministère de l’Outre-mer, devait partir en retraite à la fin décembre. Faute de lui avoir trouvé un successeur, la FEDOM lui a demandé de prolonger encore pour quelque temps ses fonctions. La FEDOM recherche donc un ou une responsable des affaires économiques et fiscales. Le profil du poste est détaillé sur le site de la FEDOM au lien suivant :

www.fedom.org/offre-demploi-fedom-recrute-responsable-affaires-economiques-fiscales/

Parallèlement, Samia Karam qui était jusqu'alors directrice des affaires publiques, est nommée secrétaire générale à compter du 1er janvier 2014.

 

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10 décembre 2013 2 10 /12 /décembre /2013 09:00

Hollande reçoit les parlementaires d’outre-mer et le ministre Lurel

Fruteau Larcher vizy Lurel PatientVictorin Lurel, le ministre, Serge Larcher, le président de la délégation Outre-mer du Sénat, Jean-Claude Fruteau, président de la délégation Outre-mer de l’Assemblee nationale et Georges Patient, sénateur et président de l’intergroupe parlementaire de l’Outre-mer, étaient les hôtes du président de la République, lundi entre 12h20 et 13 h 30. A la sortie, François Hollande a pris les temps de les raccompagner jusque sur les marches du perron de l’Elysée. A deux jours de son déplacement en Guyane, le premier en outre-mer depuis qu’il est élu, François Hollande voulait faire un tour d’horizon. Les sujets n’ont pas manqué… À commencer par le décret sur les carburants dont on sait qu’il ne passe pas du point de vue des pétroliers et des gérants de stations-service qui brandissent le préavis de grève. « Pour l’instant, on n’a pas parlé de report du décret, a déclaré le sénateur Patient à la sortie de l’entrevue. Il a simplement indiqué qu’une « nouvelle concertation devrait être engagée dans les prochains jours avec les acteurs du pétrole et le ministre ». Même son de cloche côté Elysée où l’on signale que le décret devrait sortir dès les premiers jours de janvier et les arrêtés de méthode, « quelques semaines plus tard ». L’action de la compagnie Total, à Mayotte, où elle a fait imprimer la lettre ouverte des gérants à 5000 exemplaires et payé une agence de communication pour les faire distribuer par des hôtesses tout en Fruteau-et-Hollande-sortie-2.jpgpromettant un 13e mois amélioré aux pompistes de son réseau pour qu’ils fassent grève les 13 et 14 decembre, a bien agacé aussi l’Elysée. Mais pas question pour le président de la République de se mêler des affaires que gère son ministre des Outre-mer. Le président s’est bien sur enquis de la tonalité qui régnait en Guyane et le sénateur maire de Mana s’est voulu plutôt rassurant. Ce qui a fait dire à un conseiller élyséen que si les gérants avaient une capacité réelle de perturbation du trafic routier, la population était plutôt favorable au décret. Les parlementaires ont voulu aussi rassurer le président sur sa côte de popularité en Outre-mer. « Elle est intacte ou presque », lui a déclaré Jean-Claude Fruteau.

Autre question au menu, la crise de l’université en Guyane. « Il y a eu de petits incidents en Guyane cette semaine, mais la ministre de l’Enseignement superieur sera du voyage et aura des entretiens sur la question », a encore indiqué le sénateur Patient.

Patient-vizy-Fruteau-Hollande-Lure.jpgPour déminer les problèmes, une délégation est attendue en Guyane avant l’arrivée du président, pour aborder tous les sujets sensibles, tel l’orpaillage illégal « dont on a su qu’il se préparait une action », selon Georges Patient. Sur ce sujet et celui de la pêche illégale, le président pourrait  avoir à s’exprimer, peut-être, sur le groupement d’intérêt économique public privé qu’a proposé le sénateur maire de Kourou sur l’orpaillage légal, comme sur les dispositions que seraient enfin prêtes à signer les autorités brésiliennes, ainsi qu’a eu l’air de le dire l’ambassadeur du Brésil à Georges Patient…

Concernant l’ensemble des outre-mer la question des finances des collectivités locales a été abordée parce que de nombreuses collectivités locales, donneuses d’ordre, ne paient pas les factures aux entreprises qui se retrouvent difficulté à leur tour auprès des organismes de Sécurité sociale. Le président s’est montré ouvert à un traitement favorable, « pas de trois mois, mais de six mois », pour que les entreprises puissent se mettre à jour. « Pas question d’effacement de la dette, mais un délai plus long », a précisé le sénateur Larcher.

FXG, à Paris


Un sujet transversal dont le président pourrait s’emparer : France Ô

Sur la politique éditoriale de France Ô dont Georges Patient avait déjà exposé ses griefs dans une lettre au nom de l’Intergroupe parlementaire de l’Outre-mer, « le président, selon le sénateur de Mana, a laissé entendre encore qu’il ne comprenait pas cette réticence à ce que cette chaîne ne soit pas la chaîne des Outre-mer comme lui-même l’avait recommandé parmi ses engagements. Donc, très certainement, il reprendra ce sujet en main. »


Un délai pour la fin des quotas sucriers

Jean-Claude Fruteau a exposé plus particulièrement le problème de la filière canne-sucre-rhum-bagasse. « Le président n’a pas pris d’engagement, parce que la fin des quotas en 2017 ne dépend  de l’Elysée, mais de ce qui va se passer en Europe. Hollande a bien compris l’intérêt d’une prolongation de ces quotas, garantie de l’écoulement du sucre de la Réunion notamment. Ce qui est important est qu’on puisse disposer d’un délai supplémentaire et je pense que là-dessus, le président interviendra. » Avis partagé par le sénateur Serge Larcher.


Serge Larcher, avocat de l’hôtellerie

 

« J’ai posé le probleme de l’hôtellerie qui est en souffrance et j’ai demandé que l’on agisse rapidement pour remettre à flot ce secteur essentiel pour l’économie de la Martinique. Il en a pris bonne note et je pense que les préconisations que j’ai apportées seront suivies. »

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10 décembre 2013 2 10 /12 /décembre /2013 08:12

Le bilan ultramarin de l’Autorité de la concurrence

Laserre-et-Bareigts.jpgCréée par la loi de modernisation de l’économie, l’Autorité de la concurrence existe depuis le 2 mars 2009, soit trois jours avant la fin du mouvement social aux Antilles. Un mouvement parti sur la base de la contestation de la cherté de la vie et de la pwofitasyon. « Notre action en Outre-mer revêt aussi un aspect psychologique car les outre-mer avaient la sensation d’être les oubliés de la régulation économique », a expliqué Bruno Lasserre, son président, devant la commission des affaires économiques de l’Assemblée nationale qui l’auditionnait mercredi dernier.

Entre 2009 et 2012, l’Autorité a infligé cinq sanctions. A la Réunion, elle a mis fin à l’entente illicite des pétroliers sur les carburéacteurs apres avoir opéré des perquisitions au siège des compagnies pétrolières à la Réunion, à Paris, mais également à Londres. Depuis, Cour de cassation et cour d’appel ont confirmé la sanction. Deux autres ont concerné a la Réunion et aux Antilles des opérateurs de téléphonie. Deux amendes conséquentes de 27 millions et de 63 millions ! La manutention portuaire à la Réunion a elle aussi été sanctionnée… Deux engagements de renégociation ont ete obtenus pour redresser des situations d’entente illicite, notamment dans le marché maritime avec la CMA-CGM. laserre-com-aff-eco-bareigts-vlody.jpgEn matière de seuil de concentration, l’Autorité a pris onze décisions en outre-mer. Quatre nouvelles sont en cours d’instruction dont une qui concerne les télécoms et une autre l’audiovisuel. Par ailleurs, l’Autorité a publié sept avis, à l’instar de celui publié sur les décrets carburants. En 2012, avec ses 185 agents et ses 20 millions de frais de fonctionnement, elle a infligé 540 millions d’amendes recouvrés à 97 % !

L’Autorité a encore été saisie d’une plainte de syndicats hôteliers d’Outre-mer contre les grandes plateformes électroniques de réservation qui leur interdisent de commercialiser leurs produits en dessous des tarifs proposés par ces mêmes plateformes. L’affaire est en cours.

Huit enquêtes sont actuellement instruites, leur objet est confidentiel, mais il pourrait concerner des secteurs comme le BTP (le ciment, notamment), les intrants agricoles ou encore les aliments pour bétail. Par ailleurs, l’Autorité devrait rendre publique l’année prochaine une vaste enquête nationale sur la filière du médicament avec un chapitre dédié à l’Outre-mer.

FXG, à Paris


Injonction et injonction structurelle

L’injonction et l’injonction structurelle sont deux outils-clés de la loi Lurel mis à la disposition de l’Autorité depuis le 1er avril 2013. La première permet à l’Autorité de la concurrence d’imposer des mesures de régulation dès lors que les opérateurs d’un marché de gros ne respectent pas les dispositions du décret régulant le marché en question. L’injonction structurelle qui permet de casser une situation monopolistique ne s’applique qu’à la grande distribution.


ITW Bruno Lasserre, président de l’Autorité de la concurrence

« L’injonction structurelle va faire bouger les comportements »

Bruno-Laserre.jpgOù en est votre action sur les clauses d’exclusivité ?

Des enquêtes dont je ne détaillerai ni le secteur, ni le département, ont été lancées et nous serons très attentifs à ce que le texte de la loi Lurel qui proscrit à compter du 1er avril 2013, ces exclusivités d’importation, de droit ou de fait, soit effectivement appliqué.

Le député Jean-Jacques Vlody (PS Réunion) vous a interpellé sur l’impossibilité de procéder à certains achats en ligne sous prétexte de l’existence de distributeurs exclusifs outre-mer. Pouvez-vous agir en ce cas ?

Oui clairement, les services d’instruction de l’Autorité pourraient s’en saisir dès lors que nous avons des cas suffisamment documentés et précis. Tout le monde peut nous écrire, mais seules les entreprises peuvent juridiquement déposer une plainte auprès de l’Autorité. Mais rien n’interdit aux associations de consommateurs de nous saisir informellement. Et rien n’interdit non plus les particuliers de saisir les services de l’Etat sur place, notamment les Directions interrégionales des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l'emploi dont le rôle est aussi d’enquêter et de faire remonter les indices chez nous.

La loi Lurel vous a doté du pouvoir de l’injonction structurelle. L’avez-vous déjà expérimentée ?

Pas encore. Il y a eu un débat sur la constitutionnalité de ce nouvel outil et la question a été réglée en octobre par une decision très importante du Conseil constitutionnel à propos d’une loi du pays en Nouvelle-Calédonie. Très clairement, le Conseil a considéré que, certes, cette disposition était une restriction à la liberté d’entreprendre, mais qu’elle était justifiée par la situation des départements d’outre-mer et la concurrence insuffisante qui règne dans ces économies. Les hypothèques juridiques sont aujourd’hui levées ; les opérateurs économiques le savent et ils peuvent compter sur notre détermination pour aller jusqu’au bout. Lorsque les conditions de la loi seront remplies, nous n’hésiterons pas à manier cet instrument qui va faire bouger les comportements.

Vous n’avez pas encore utilisé cette injonction, mais avez-vous eu à en brandir la menace ?

Nous l’avons brandie dans le transport maritime. La perspective que nous puissions in fineprononcer une injonction a été un ferment de négociation. Je crois que ça a débloqué des réticences et pousser les compagnies de transport maritime à négocier des engagements satisfaisants avec nous sur la route Antilles - Europe du Nord.

Pourrait-on imaginer des choses similaires dans le domaine du transport aérien ?

Tout est possible, mais il est difficile de parler en l’air !

Le bouclier qualité prix a-t-il eu un réel effet sur les prix à la consommation ?

C’est un moyen efficace. Il a permis de modérer et faire baisser  les prix de détail de façon positive. Mais il ne s’attaque pas à la question de la structure des prix.

Vous dîtes qu’un panier mystère serait préférable au panier type du bouclier qualité prix, pourquoi ?

Avec un panier détaillé, on prend le risque que le distributeur mette d’autres produits d’appel sur ses linéaires. C’est en cela qu’un panier mystère serait souhaitable. Le fait de ne pas détailler la composition du panier permettrait d’éviter la stratégie de contournement du distributeur qui propose un produit avec un prix plus bas que celui figurant dans le panier type dans le but de fidéliser les consommateurs.

Vous avez évoqué des contrats de performance pour la production locale. De quoi s’agit-il ?

Je suis favorable à une politique publique qui aide la production locale, mais chacun doit y trouver son compte, l’industriel mais aussi la collectivité. Je trouve justifié qu’on subordonne des subventions à des contreparties en termes d’emploi, mais pourquoi ne pas ajouter des conditions en termes de garantie de qualité minimale, voire de prix ? Il faut aussi que les consommateurs domiens bénéficient de cette politique qui encourage la production locale.

Vous avez dit aux députés : « Est-il normal d’importer de l’eau minérale ou des yaourts ? Et quand on en produit localement, leurs prix sont souvent les mêmes que ceux qui sont importés… »

Ça peut arriver… Certains producteurs locaux ont une cote d’amour puisque les consommateurs locaux aiment bien acheter local, et ils mettent leurs produits à la hauteur des prix des produits importés. Si leurs coûts de revient sont moins élevés, pourquoi les consommateurs domiens ne pourraient pas bénéficier de ces coûts de revient moindres ?

C’est un sujet dont vous pourriez vous autosaisir ?

Nous sommes 185 et nous avons compétence pour toute l’économie nationale… Il faut choisir des priorités car il faut avoir les moyens de ses ambitions. Ces moyens, nous ne les définissons pas tout seuls.

Propos recueillis par FXG, à Paris

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10 décembre 2013 2 10 /12 /décembre /2013 08:08

Le sort de l’IFCASS dans les mains de Marisol Touraine

La direction de l’institut de formation aux carrières d’assistants sanitaires et sociaux de Dieppe a confirmé que l’IFCASS ne recevrait plus d’étudiants à la prochaine rentrée de septembre 2014 faute de crédits. L’IFCASS est financée à hauteur de 1,1 million d’euros par le ministère des Outre-mer via Ladom, de 250 000 € par le conseil régional de Haute-Normandie, et 1,6 par le ministère des Affaires sociales. Et ce sont ces derniers qui font défaut. Le ministère des Affaires sociales explique que son inspection a dénoncé une « mauvaise imputation budgétaire des fonds ». Depuis que ce lièvre a été levé, le ministère des Outre-mer s’est tire de cette même critique en confiant ce financement à Ladom. Du côté du ministère des Affaires sociales, il y a « une absence de volonté évidente », selon les étudiants de l’IFCASS. L’IFCASS pourrait être reprise par la Région Haute-Normandie, mais celle-ci est contrainte de passer des appels d’offres pour toute formation qu’elle pourrait décider de financer… Victorin Lurel se contente de rappeler que son ministère « a fait le job » en maintenant ses financements et renvoie l’affaire à sa consoeur, ministre des Affaires sociales, Marisol Touraine.

L’IFCASS accueille 300 étudiants dont 200 viennent d’Outre-mer. Il dispose de 50 personnels dont 16 enseignants.

FXG, à Paris

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10 décembre 2013 2 10 /12 /décembre /2013 08:00

Former des compétences adaptées au marché de l’emploi

signataires-conventions-avec-Jean-Claude-Cadenet-DG-Ladom-a.jpgTout ce que l’Outre-mer compte en spécialistes de l’ingénierie de l’emploi et de la formation professionnelle s’est donné rendez-vous à Paris, vendredi dernier, pour une série de tables rondes organisées par Ladom et le ministère des Outre-mer. Le programme, ambitieux, se proposait de répondre à la question : « Comment favoriser la montée en compétence et l’emploi des jeunes ultramarins ? » Une table ronde dédiée à l’accès aux compétences de base a mis en évidence les actions mises en œuvre dans la lutte contre l’illettrisme avec des dispositifs comme celui d’Opcalia, un collecteur de fonds, avec AGEFOS-PME, pour la formation, le projet « Mille et une lettres » ou encore les « Passerelles apprentissage » et les suites de parcours pour les bacs pro... Le fond général des échanges a tourné autour des « nouvelles modalités pour rapprocher les jeunes de l’emploi ». « Il faut amener des compétences à maturité pour répondre aux besoins des opérateurs », insiste Daniel Robin, de la Région Martinique. Chantal-Berthelot-Daniel-Robin-Ratami-Abdou-Gabriel-Servill.jpgLe sous-préfet à la cohésion sociale de la Réunion, Ronan Boillot, a rappelé le précédent du protocole de Matignon pour le chantier de construction de la route du Littoral qui a permis à la Région Réunion de peser sur l’emploi de compétences locales. En Guyane, Ladom locale a appuyé la réponse aux besoins d’un établissement médico-social qui ouvrait ses portes à Kourou en organisant la formation en mobilité de ses futurs salariés, 26 CDI en perspective). En Guadeloupe et Martinique, c’est le projet géothermique à la Dominique qui guide les parcours de formation d’une vingtaine de jeunes Antillais partis se former a l’EPR d’Emerainville et que d’autres vont suivre.

Table-ronde-atelier-interdom.jpgLes Régions attendent beaucoup du volet formation professionnelle de l’Acte 3 de la décentralisation pour que le siège de la gouvernance des politiques de l’emploi et de la formation soit domicilié au niveau des Comités de Coordination Régional de l'Emploi et de la Formation professionnelle. A l’issue des débats, le ministre Lurel est venu signer une série de conventions avec Claude Mwangelu, de la SNCF,  Pascal Langeron, dg adjoint d’Albioma (ex-Sechilienne-Sidec), André Zander, de GDF Suez, et François Benthanane, directeur de Zup de co – Web@cademie. Des conventions pour des formations dans un parcours d’accès à l’emploi. La SNCF va ainsi organiser en mars prochain une opération de recrutement en Guadeloupe et Martinique pour former 50 agents. Sur les 43 recrutements déjà effectués à la Réunion l’an passé, la SNCF en a embauché 26.

Reste, comme l’a fait remarquer un participant, le vrai enjeu, c’est la creation de valeur ajoutée, l’activité économique, le seul vrai générateur d’emploi local.

FXG, à Paris

 


Yolaine-Costes.jpgYolaine Costes, vice-présidente du conseil régional de la Réunion, en charge de la continuité territoriale et de la mobilité

 

700 € insuffisants

La rémunération mensuelle est depuis 2004 globalement de 700 euros. Dans des parcours qui marchent vraiment bien, du type de ce qui se fait au Québec. Là-bas, 700 euros sont suffisants pour vivre, se loger, s’habiller, manger et un petit quelque chose pour aller au cinéma ou s’inscrire dans un club de sport… Au Québec, c’est facile d’avoir un petit boulot et de s’insérer dans la vie. Mais il me semble que 700 euros sont insuffisants dans certains cas ou certaines régions, comme la région parisienne où les loyers sont chers. L’Etat et nous, les Régions, devons réfléchir ensemble pour voir si on ne peut faire évoluer ce dispositif et le réévaluer un peu.

Le passeport mobilité formation professionnelle a changé ; il y a maintenant des plafonds de ressource pour y avoir droit, ce qui veut dire que l’ensemble de la population qui part grâce a ce passeport, vient de familles qui ont un revenu sous le seuil fatidique qui permet d’être éligible.


Trois questions à Victor Laupa, délégué de Ladom en Guyane

Victor-Laupa-Ladom-Gne.jpgQuel public s’adresse à Ladom en Guyane ?

Nous avons toutes sortes de profils. Ca va du niveau CAP, BEP, au niveau bac+4. Ils viennent principalement pour se former puisque Ladom s’occupe de formation professionnelle. Mais nous avons à notre disposition pour les étudiants le passeport mobilité études qui consiste en la prise charge d’un billet d’avion pour les personnes inscrites dans un enseignement supérieur hors du département.

Comment recrutez-vous ?

Tout le monde n’est pas éligible à la mobilité et nous devons, une fois ces personnes arrivées hors du département, nous assurer qu’elle puisse suivre dans des conditions convenables la formation pour laquelle on les a recrutées.

Comment Ladom a-t-elle participé au projet de maison d’accueil spécialisé de Kourou ?

Nous nous sommes occupés d’envoyer en formation 24 jeunes qui signeront ensuite un contrat de travail à durée indéterminée avec cet établissement qui a ouvert ce mois-ci. Pour cette maison qui reçoit des patients atteints de pathologies lourdes, nous avons des infirmières en formation à l’IFCASS de Dieppe. D’autres se préparent la-bas au concours d’aides-soignantes. Nous nous sommes aussi occupés de la formation d’aides médico-psycho et d’auxiliaires de vie.

Propos recueillis par FXG, à Paris


Quatre questions à Raoul Lebrave, délégué de Ladom en Guadeloupe

Raoul-Lebrave.jpgQui est le public qui se rend à Ladom en Guadeloupe ?

Au  départ, on avait les demandeurs d’emploi qui sont un public en situation de précarité, mais avons désormais un autre public, celui des jeunes diplômés. Le marché de l’emploi n’étant plus ouvert sur leur destination d’origine, ils sont obligés de se réorienter vers d’autres compétences, d’où la mobilité en compétence que Ladom propose dorénavant. Les jeunes se tournent de plus en plus vers des secteurs qui étaient très souvent délaissés il y a cinq ou dix ans.

Qui est éligible à ce dispositif mobilité ?

Ladom ne prend généralement en charge que les demandeurs d’emploi de plus de 18 ans. Avec le partenariat que nous avons signé avec Joël Lobeau, président de la chambre de métiers, nous allons demander une dérogation pour pouvoir prendre en charge des jeunes de 16 à 18 ans.

Est-ce que c’est compliqué de partir en formation avec Ladom ?

Celui qui rentre dans le circuit de Ladom va trouver que c’est compliqué… Il y a le deuil du départ d’une part, sa famille qui doit accepter la mobilité, d’autre part... Une fois sur place, il y a l’aspect financier. Le stagiaire en mobilité va devoir être capable de gérer une certaine somme d’argent, 700 euros, qui ne va pas changer. C’est une somme valide, mais limitée. Il va devoir être un manager et un gestionnaire de ses fonds.

Le parcours mobilité fait-il ses preuves?

La population gravement touchée par le chômage est une population très jeune, peu compétente, peu qualifiée. Quand nous envoyons ces jeunes en mobillité, nous savons qu’ils vont s’insérer dans le tissu local ou rester en métropole. Notre objectif est que, s’ils retournent au pays, le marché de l’emploi leur donne la possibilité de s’exprimer professionnellement. Il vaut mieux qu’ils restent en métropole le temps de se former, d’acquérir de nouvelles compétences professionnelles avant de rentrer au pays.

Propos recueillis par FXG, à Paris

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10 décembre 2013 2 10 /12 /décembre /2013 06:13

La Région allonge 1,5 millions d’euros pour la Route du rhum

Devoilement-logo-route-du-rhum-destination-Gpe.jpg300 jours 17 heures 12 minutes et 10 secondes. C’est le temps qu’il restait vendredi soir, d’ici le départ de la prochaine Route du Rhum, le 2 novembre 2014, quand Josette Borel-Lincertin, présidente de la Région, depuis le salon Nautique de Paris, a dévoilé le nouveau nom de la reine des épreuves transatlantiques en solitaire : « La Route du rhum Destination Guadeloupe. » Sur la grande scène du Nautic, face à un public d’afficionados de la course en mer, Pierre Bojic et Roland Tresca, directeur général et président de Pen Duick, Jocelyn Sapotille et Hélène Polifonte, vice-présidents de Région et Josette Borel ont lancé le compte à rebours. « La Route du Rhum appartient à notre patrimoine sportif et culturel », a déclaré tout sourire la présidente Borel. Pierre Bojic a pu dire, le cœur léger, son indéfectible attachement à notre destination. « La course, s’est-il plu à rappeler, est née en Guadeloupe, à l’initiative de producteurs de rhum guadeloupéens ! »

Depuis le départ de son partenaire, La Banque postale, il y a deux ans, Pen Duick, filiale du groupe de presse breton Le Télégramme, recherchait un sponsor capable de financer à même hauteur l’événement. Faute de partenaire privé, la Région Guadeloupe, un peu stressée à l’idée que la transat puisse arriver ailleurs, a signé un chèque de 1,5 millions d’euros. Une somme égale au montant initial que la Banque postale avait lâché pour l’édition 2010, avant qu’elle ne versât 500 000 euros supplémentaires.

Compte-a-rebours-depart-Rhum-2014.jpgPour la prochaine édition, Gilles Chiorri, le directeur de course, a rappelé un parcours inchangé : Départ de Saint-Malo, laisser la Tête-à-l’Anglais et la Guadeloupe sur bâbord avant l’arrivée à la Darse. 80 à 90 bateaux sont attendus. Six ou sept dans la classe Ultime ; 10 à 12 chez les Multi 50 ; 10 à 15 dans la classe IMOCA ; 35 à 40 dans la classe 40. La course reste ouverte aux amateurs dans la catégorie Rhum avec des multicoques de 39 à 59 pieds et des monocoques de plus de 39 pieds. Le seul vainqueur guadeloupéen de la Route du rhum l’est dans cette catégorie. C’etait Philippe Chevallier sur un cigale de croisière en 2006, tandis que Luc Coquelin faisait deuxième dans la classe 2 des monocoques, et Claude tellier quatrième en multicoques classe 2.

La Région Guadeloupe parrainera, comme en 2010, quatre ou cinq skippers locaux (à raison de 50 000 € chacun) dont un formé par Guadeloupe Grand large, la structure régionale de course au large pilotée par Olivier Souillac et Luc Coquelin. Le nom des heureux skippers sponsorisés par la collectivité n’est toujours pas connu.

FXG, à Paris


ITW Willy Bissainte, skipper

Willy-Bissainte.jpg« Améliorer mes phases de sommeil de façon scientifique »

Serez-vous au départ de la Route du Rhum dans un an ?

Tout à fait ! Je suis venu au salon nautique pour m’inscrire. Je veux courir dans la classe Rhum avec le même bateau qu’il y a trois ans. C’est un pogo 40 de première génération que je souhaite inscrire en catégorie Rhum comme l’a fait le Calédonien Yves Escarlate à la derniere édition avec le même bateau.

Et pourquoi pas en classe 40 ?

La classe 40 a tellement évolué… Maintenant il y a une cinquième génération de bateaux ; les premières générations comme le mien ne sont absolument pas compétitifs. On ne peut  pas jouer pas dans la même cour. Il y a aussi des raisons financières. Je ne connais pas encore les détails de l’inscription, mais il y a quatre ans, c’était beaucoup moins cher l’inscription en Rhum, 4 à 5000 euros de moins…

Où en est votre budget ?

J’ai déposé mon dossier à la Région, il y a un an et j’attends. Mon budget est de 200 000 euros ; j’ai déjà réuni la moitié. L’important maintenant, c’est de boucler ce budget…

Et votre préparation ?

Je suis aussi venu pour rencontrer des médecins spécialistes du sommeil. Ils travaillent déjà avec de grands marins professionnels. J’ai décidé d’améliorer mes phases de sommeil de façon scientifique. C’est une innovation.

Propos recueillis par FXG, à Paris

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9 décembre 2013 1 09 /12 /décembre /2013 18:00

« Le grand gâchis antillais » à la Une de l’Equipe magazine

equipe-mag.jpgL'Equipe Magazine de samedi fait sa Une sur « Le grand gâchis antillais ». Hormis Gérard Janvion et plus récemment Jocelyn Angloma, tous les joueurs antillais qui ont porté ou portent le maillot tricolore ont été formés dans l'Hexagone. Pourquoi ? s'interroge l'hebdomadaire. Il y a d'abord le peu de moyens sur place. Difficile dans des territoires au taux de chômage élevé de convaincre les collectivités locales d'investir 800 000 euros dans des terrains synthétiques.

Mais au-delà des questions financières, c'est l'état d'esprit des jeunes Antillais qui est pointé du doigt, et pas par l'hebdomadaire mais par les Antillais eux-mêmes. Marcel Pujar, président du RC Rivière-Pilote, en Martinique, se rappelle des propos de Gérard Janvion : « Il avait dit : « Très peu de gens auraient pu réussir ma carrière. » Les gens avaient cru à de l'arrogance. En fait, non ! Il insistait sur les sacrifices à consentir pour réussir au top niveau français. Meneur de jeu vedette ici, il avait accepté de se limiter au marquage individuel à Saint-Etienne. »  Marcel Pujar regrette que sa phrase soit « toujours d'actualité » et que « les jeunes ne s'accrochent pas ».

L'attaquant de Monaco Emmanuel Rivière concède également qu'il y a une « part de vérité » sur les clichés qui touchent les Antillais. Quant aux Africains et les jeunes de banlieue, ils ont faim alors que « la vie est agréable ici, avec le soleil, les poissons, les lambis, les mangues... », souligne Tony Henry, le père de Thierry. Les Antilles manqueraient également d'éducateurs compétents et motivés eux-aussi.  Jocelyn Angloma se dit « découragé » : « Quand on augmente la charge de travail, ça commence à gueuler : « On n'est pas des pros ! » A force, ça lasse. »

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9 décembre 2013 1 09 /12 /décembre /2013 08:11

Les Haïtiens de Paris soutiennent leurs frères de Saint-DomingueSoutien-Hatiens-St-Domingue.jpg

« Ils tuent nos frères en République dominicaine ! », scandaient une petite centaine d’Haïtiens exilés dans la capitale française, samedi, place de la Nation. 16-novembre-2013-9147.JPGA l’appel de Nerlyne Bellevue, une Haïtienne de Paris, un petit rassemblement de soutien a été organisé entre 13 et 16 heures. « Nombreux sont les Haïtiens qui transitent par Saint-Domingue pour rentrer au pays », se solidarise la jeune femme. Par le bouche à oreille et les réseaux sociaux, des particuliers se sont unis à ce mouvement de solidarité que sont venues partager des associations comme La foire de Paillant (mouvement culturel de Montreuil), Vies de Paris (pour les Haïtiens sans papier), Les innocents 2 ou Un sourire pour l’espoir, deux associations humanitaires crées après le séisme de janvier 2010.

Photo : FXG à Paris

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