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9 décembre 2013 1 09 /12 /décembre /2013 07:31

Dr Alexandre Loupy, le génie des greffes et des rejets

Alexandre Loupy 2« Des chercheurs qui cherchent, on en trouve ; des chercheurs qui trouvent, on en cherche… » Cette sentence attribuée au général de Gaulle s’est glissée, il y a bien longtemps, dans un coin de la tête d’Alexandre Loupy. A 36 ans, ce Réunionnais est aujourd’hui chercheur au centre de recherches médicales de l’hôpital Georges-Pompidou à Paris, et depuis 2011, chef de clinique à l’hôpital Necker, là même où le 24 decembre 1952, le professeur Hamburger a procédé à la première greffe rénale sur le patient Marius Renard. Et à l’occasion, il donne des cours à la Harvard Medical School.

La néphrologie a fait de ce praticien hospitalier un spécialiste mondialement reconnu que les universités et centres de recherches de Los Angeles, Pittsburgh, Buenos Aires, Boston, Edmonton, Seattle, Bilbao, Sao Paulo s’arrachent pour quelques heures de cours ou une conférence… Le Dr Loupy passe la moitié de son temps avec les patients de son service à Necker, des transplantés du rein, et l’autre moitié au laboratoire de recherche. Ce parcours, ses parents, issus d’une vieille famille de l’île (sa mère Françoise est pharmacienne et son père Jack, directeur d’agence de voyages), n’auraient sans doute pas parié un centime d’euro dessus, il y a une quinzaine d’années !

Un bac mention passableAlexandre-Loupy-3.jpg

Alexandre a fait toute sa scolarité dans l’enseignement privé catholique de Saint-Denis, jusqu'à la première. « Je ne travaillais pas. Je n’avais ni la motivation, ni la maturité. J’étais trop à la plage, avec les copains, pas assez à l’école… » Pour éviter le crash au baccalauréat, son père l’expédie manu militari en pension  à Sainte-Croix des Neiges, commune d’Abondance en Haute-Savoie. Il y décroche son bac S, mention passable. « J’avais beau ne rien faire, je savais depuis l’enfance que je voulais faire médecine, les longues matinées passées dans la pharmacie de ma mère y sont sûrement pour beaucoup » Il s’inscrit en première année à Bordeaux. « C’est la fac des Réunionnais et ma sœur y étudiait là-bas le commerce. » Le Dr Jean-Paul Dupuy l’avait recommandé et, quoique depuis bon nombre d’années, aucun Réunionnais n’avait réussi à intégrer la deuxième année de fac de médecine, faute de numerus clausus réservé, au bout de la deuxième tentative, il est admis. « J’avais les cheveux longs, je portais des tenues africaines… » Et perdu au milieu de 900 étudiants, Alexandre se sent bien seul… Il est logé dans un petit appartement à côté de la fac et sait tout juste se faire cuire un œuf… Après son admission, il va travailler avec acharnement jusqu'à la sixième année. Il s’en sort bien classé au concours d’internat et peut choisir et sa spécialité et le lieu où il veut l’acquérir. Ce sera Paris, à hôpital Bichat, à Pompidou, à Necker, au service des transplantations rénales, en cardiologie, en réanimation… Il devient néphrologue, spécialisé en transplantation rénale.  Il s’en pratique 3000 par an en France dont 180 a l’hôpital Necker, un des plus gros centres avec le CHU de Nantes. « Quand on est néphrologue, explique-t-il, c’est le chirurgien qui pratique les greffes ; nous, on procède à la sélection des candidats, on étudie la compatibilité, on assure le suivi du traitement, les biopsies… »

L’internat d’Alexandre s’achève par l’attribution de la médaille d’or de l’internat des hôpitaux de Paris, à l’issue d’un concours annuel qui, depuis 1831 a  nommé de grands noms de la médecine tels que F. Widal, R. Kuss et H. Mondor... Alexandre soutient ensuite sa thèse de médecine dont le sujet porte sur  « Les 3e transplantations rénales », et soutient son diplôme de spécialité sur la physiologie du tubule rénal. Il interrompt alors son cursus médical pour faire, en trois ans, une thèse de sciences en biologie cellulaire, au centre de recherche des Cordeliers, rue de l’école de médecine à Paris et également un doctorat en  épidémiologie et bio statistique. Il met alors en place un nouvel axe de recherche multidisciplinaire intégrant des nouveaux outils biologiques ainsi que des modèles mathématiques appliqués à la transplantation d’organes. Il étudie en particulier les mécanismes sous-tendant le rejet de greffe. Il est alors le premier signataire d’une quarantaine d’articles publiés pendant cinq ans.

Reconnaissance internationale

Alexandre-Loupy-1.jpgL’année 2012 signe un tournant important dans sa carrière. Deux articles, coup sur coup, sont acceptés par deux des plus prestigieuses revues scientifiques mondiales, Lancet et New England Journal of Medecine. Avec son équipe, il a identifié une nouvelle forme de rejet chez les greffés. Cette nouvelle entité  appelée «  rejet vasculaire médié par les anticorps » est reconnue seulement 6 mois plus tard par la communauté internationale et incorporée dans la classification internationale du rejet. La seconde publication porte sur la mise au point d’un test de diagnostic et de prédiction du risque de perte de greffon après transplantation. La publication de ces articles, début 2013, va faire du bruit dans le landerneau des mandarins de la médecine. « Nul n’est prophète ne son pays », ironise Alexandre Loupy. Toujours est-il que c’est le genre de publication qui vous met un nobélisable en orbite ! Alexandre Loupy n’y croit pas. Il n’empêche, la moindre publication dans de telles revues represente un investissement d’un million d’euro et n’autorise donc aucune erreur ! « J’ai dû faire un aller-retour à Dallas pour expliquer trois planches à un membre du comité de lecture… » Mais les retombées pour les patients peuvent être conséquentes, avec à la clé, une amélioration de la survie des greffons. La dynamique est bien lancée… « J’étais au bon endroit au bon moment sur une thématique bien particulière. Nous vivons une révolution sur les outils diagnostics, la méthodologie et les outils bio informatiques. » Désormais, Alexandre Loupy veut étendre ses concepts à la transplantation d’autres organes comme le cœur, les intestins, les poumons… Dans un deuxième temps, il veut étendre ces mêmes concepts à d’autres spécialités. « Nous avons découvert un modèle de vieillissement vasculaire accéléré suite à une transplantation. C’est adaptable à la problématique plus générale des infarctus du myocarde, des accidents vasculaires cérébraux, de l’artériosclérose… Nous disposons avec la transplantation d’organes un modèle unique chez l’homme pour étudier les interactions entre les anticorps et les vaisseaux. Grâce à cela, nous pouvons aborder de nouvelles voies thérapeutiques dans le traitement des maladies cardio-vasculaires. » Il explique ainsi que si pour soigner un infarctus, il faut en premier lieu déboucher l’artère coronaire, « l’utilisation de traitements immunosuppresseurs pourrait avoir un effet bénéfique sur le muscle cardiaque ». Il a déjà l’esprit projeté quinze ans dans l’avenir et les mains dans la recherche translationnelle appliquée.

Il souhaiterait établir des collaborations avec les Drs Nicole Lefrançois et Robert Génin du CHU de Saint-Denis. Ses deux collègues lui envoient quelques patients à Necker. « C’est en général moi qui suis les patients réunionnais pour des raisons évidentes. Ils ont besoin, à 9000 km de chez eux, d’avoir une accroche avec leur île et des discussions parfois en créole sur leur maladie ou bien sur la façon de cuisiner un bon massalé cabri… » Il sait toutefois que sa carrière le tiendra éloigné du pays.

Alors quelquefois, le dimanche, quand il rentre chez lui, après une journée de boulot au labo ou à l’hosto, il se sert un rhum arrangé et il écoute Radio Freedom en streaming.

FXG, à Paris

 


Bio express

1977 : naissance à Saint-Denis

2002 : internat à Paris

2008 : docteur en médecine, médaille d’or de l’internat des hôpitaux de Paris

2011 : docteur en sciences

2013 : publie dans les revues scientifiques Lancet et New England Journal of Medecine

2015 : nommé au comité d’experts internationaux de la classification du rejet à Vancouver

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7 décembre 2013 6 07 /12 /décembre /2013 07:16

Un rapport pour la régionalisation de l’emploi

Lebreton-rapport-Lurel-face.jpgPatrick Lebreton a remis au ministre des Outre-mer, mercredi soir, son rapport sur la « régionalisation de l’emploi ». Ce rapport commandé par le Premier ministre vise à renforcer l’emploi des Ultramarins dans leurs territoires alors que la problématique de l’exil s’impose à une grande partie des actifs quand les taux de chômage dépassent les 21 ou 22 % dans les trois départements français d’Amérique et frisent les 30 % à la Réunion. Le rapport du député Lebreton s’est donc intéressé à l’emploi public comme à l’emploi privé et propose 25 mesures dont cinq qu’il souhaiterait voir mises en œuvre dès l’année prochaine. Lebreton-portrait-serre.jpgCes mesures prioritaires visent à consacrer les centres d’intérêts moraux et matériels comme pivot du droit dans la fonction publique applicable outre-mer et aux ultramarins, à mettre fin aux dysfonctionnements dans la gestion des carrières des gardiens de la paix originaires des Outre-mer et en poste dans l’Hexagone, rendre transparent le marché de l’emploi local et créer dans chaque DOM une école supérieure des cadres d’Outre-mer. Une cinquième mesure concerne le renforcement du système éducatif à Mayotte. Le rapport s’articule autour de la modernisation et de la fluidité des marchés de l’emploi local, de la régionalisation de la formation en amont de celle de l’emploi et de l’adaptation des règles de la fonction publique aux réalités des Outre-mer et des ultramarins.

FXG, à Paris

 


Faciliter le retour des fonctionnaires ultramarins

Il s’agit de donner une base juridique stable aux centre d’intérêts matériels et moraux (CIMM) et d’en faire un pivot dans la fonction publique d’Etat. Mal définie et appliquée de manière différenciée selon les administrations, cette notion est peu sécurisée juridiquement et n’est pas obligatoire. Si elle est reconnue à l’Education nationale comme dans les douanes. Le rapport préconise de définir dans un décret une liste de critères encadrant la détermination de la localisation des CIMM des agents, « éventuellement en les hiérarchisant, afin de diminuer l’arbitraire et les différences de traitement d’une administration à l’autre ». La notion de CIMM exclut toute notion d’origine. La reconnaissance des CIMM aboutirait pour l’agent à une bonification de 1000 points d’indice.

 


La gestion des carrières des gardiens de la paix

Le rapport recommande de revenir à la règle de priorité donnée à l’ancienneté de la demande de mutation, appliquée rétroactivement. Cette règle ne favoriserait pas intrinsèquement les Ultramarins et ne constitue donc pas une rupture d’égalité. « Un texte pourrait prévoir que, d’une manière générale, dans la fonction publique d’Etat, parmi les critères pouvant motiver une mutation, figure l’ancienneté de la demande. »

 


Transparence du marche local de l’emploi

Il s’agit d’accroître la visibilité sur les opportunités d’emploi pour répondre aux besoins de formation. Le rapport appelle cela « une gestion prévisionnelle des emplois et des compétences territoriales ». Cela permettrait de mettre en adéquation de gros projets d’investissement et la main d’œuvre locale. Cela s’est déjà fait dans le cadre du protocole de Matignon à la Réunion pour le projet de construction de la route du littoral.

 


L’ESCOM

Nos anciens connaissaient l’Ecole nationale de la France d’Outre-mer, sorte d’ENA dédiée aux territoires ultramarins, Patrick Lebreton propose l’Ecole supérieure des cadres d’Outre-mer dans chaque DOM. De niveau master, ces écoles seraient rattachées aux universités existantes et le contenu des enseignements pourrait s’apparenter à ceux dispensés dans les instituts d’études politiques. Ainsi les jeunes pourraient se former sur place à la préparation des concours A+ de l’administration et acquérir une visibilité renforcée des carrières de cadre de la fonction publique, mais également du privé.

Retrouvez l’intégralité du rapport sur franceantilles.fr ou clicanoo.re

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5 décembre 2013 4 05 /12 /décembre /2013 18:00

Bruno-Laserre-2.jpgBruno Lasserre, président de l’Autorité de la concurrence, était auditionné hier matin par la commission des affaires économiques de l’Assemblée nationale. La question du décret sur les carburants a étélonguement évoquée. Interview.

« Luttons contre les comportements illicites des pétroliers qui rejettent la foudre sur les gérants »

Le décret sur les carburants va-t-il créer plus de transparence dans la formule des prix à la pompe ?

Le décret vise à vérifier que les pétroliers ne répercutent pas en aval, c’est-à-dire vers les stations-service et in fine vers l’automobiliste, des coûts qui ne seraient pas justifiés. Il va modifier les conditions dans lesquelles les pétroliers importent leur pétrole et restituent en aval les gains d’efficacité qu’ils obtiennent en amont grâce à leur pouvoir de négociation. Le calcul du prix importé est la base sur laquelle se greffent ensuite des marges ou des prix supplémentaires ; le décret impose que seuls les cours de cotation de référence de la base d’approvisionnement sur le marché international, l’index Platt’s, et le cours moyen du dollar servent de base. Ils ne pourront pas ajouter à ce coût, facile à contrôler, des frais de trading ou des coûts d’assurance qui ne seraient pas dûment justifiés. C’est un élément de transparence qui permet à l’automobiliste de vérifier qu’il en a pour son argent. Ni les populations domiennes, ni les stations-service n’ont a craindre de ce décret. Il n’a pas pour but d’étrangler les gérants, mais de mieux contrôler les conditions dans lesquelles le pétrole est importé.

Ce n’est pas l’avis des gérants qui disent faire l’objet de chantage de la part des pétroliers, leurs fournisseurs et/ou bailleurs…

C’est à cela qu’il faut s’attaquer : qu’il n’y ait pas de représailles ou un combat inégal entre des pétroliers intégrés, très puissants, et des gérants de stations-service plus isolés, plus faibles. Dans un avis de l’Autorité de la concurrence de juillet 2009, nous avons fait toute une série de propositions pour rendre du pouvoir aux gérants des stations, limiter les obligations d’exclusivité, faire en sorte que la durée des contrats de location soit suffisamment courte pour que les gérants puissent les remettre en jeu. C’est à cela qu’il faut veiller.

Les parlementaires d’Outre-mer vous ont alerté sur la grève des gérants de stations-service qui menacent leurs départements. Que pouvez-vous dire aux gérants pour les rassurer ?

Il faut faire de la pédagogie et dissiper les malentendus et les craintes injustifiées. Objectivement, tout le monde a à gagner de ce projet de décret. Ce qui est en cause, ce sont les réactions injustifiées des pétroliers qui brandissent ce décret comme une menace pour eux et qui se servent des gérants un peu comme des otages de cette discussion. Je suis désolé d’employer ces termes, mais c’est le risque. Essayons d’apporter de bonnes réponses aux vraies questions et, de ce point de vue, le décret va dans le sens d’une formule de contrôle des prix. Et luttons contre les comportements illicites des pétroliers qui, non satisfaits de ce texte, rejetteraient la foudre vers les gérants de station-service.

N’aurait-il pas fallu, comme l’a proposé le député UMP Patrick Ollier, permettre aux Régions ultrapériphériques de l’Europe de déroger aux normes européennes sur les moteurs pour permettre des approvisionnements moins chers des zones économiques voisines ?

La question se pose avec la proximité de Tobago ou du Venezuela. On pourrait envisager de déroger aux normes européennes. Aujourd’hui, les normes pour les moteurs imposent des importations de pétrole conformes à ces normes. Mais je vous retourne la question : comment fait-on pour le parc automobile existant, alors que déjà les transports en commun sont sous-développés et que chaque famille a un ou deux véhicules ? Dans ces conditions, comment peut-on, rapidement et efficacement, modifier les normes pour les véhicules déjà en circulation ?

Se pose aussi le probleme du partage de l’activité de stockage entre Shell et Total au sein de la SRPP…

Ce n’est pas sain de voir la SRPP tenue par deux compagnies pétrolières qui devraient être concurrentes l’une par rapport à l’autre. Le véritable objectif à poursuivre est la séparation de leurs activités de stockage et de distribution. Nous avons été entendus favorablement par les deux compagnies, mais ca ne bouge pas, pour des raisons de frottement fiscal, mais probablement aussi pour des raisons de résistance. Il nous emble que la menace que peut utiliser le gouvernement de réglementer le marche de gros, et l’injonction structurelle, qui est aujourd’hui dans notre boîte à outil, sont des ferments intéressants et importants d’évolution. Notre but est le décroisement complet des participations détenues par ces deux compagnies pétrolières dans la SRPP avec une séparation juridique et claire entre le stockage d’une part et la distribution de l’autre.

Les pétroliers ont connu des taux de rendement à deux chiffres. Ce décret a-t-il vocation à les appeler à la raison ?

C’est justement l’objet du décret que de contrôler les marges des pétroliers et c’est un point tres important de progrès.Nous ne sommes pas une autorité de contrôle des prix, mais une autorité de concurrence qui ne peut s’attaquer qu’à des comportements illicites, soit une entente, soit un abus de position dominante.

FXG, à Paris

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5 décembre 2013 4 05 /12 /décembre /2013 07:34

Edwin-Laupen.jpgITW Edwin Laupen, président de l’AJeG, propose de lancer un fonds de dotation pour les jeunes et les etudiants d’Outre-mer en mobilité

«  Développons la solidarité nous-mêmes avec les outils existants »

Vous avez décidé de lancer une souscription…

Notre souscription a pour but de créer un fonds d’aide d’urgence, dit fonds de dotation des jeunes d’outre-mer pour accompagner ceux qui sont en difficulté financière dans le cadre de leur formation.

Qui va abonder ce fonds ?

Les entreprises et les personnes physiques peuvent y souscrire et obtenir des réductions fiscales prévues par la loi de modernisation de l’économie de 2008. Utilisons ce qui existe pour faire jouer la solidarité ! Pour un don de 1000 euros, ça ne coûtera que 600 et ça permettra d’aider trois jeunes avec une aide ponctuelle de 300 euros. De quoi payer une facture EDF quand on s’est laissé surprendre par l’hiver métropolitain ou payer son dentiste… C’est un coup de pouce pour aider un jeune à ne pas sortir du système de formation dans lequel il est intégré. Mais nous n’aiderons le jeune en question que s’il a déjà fait toutes les démarches existantes auprès des collectivités ou des services de l’Etat qui ont des fonds disponibles pour cela. Le fonds de dotation des jeunes d’outre-mer doit être un trait d’union.

Comment les jeunes peuvent-ils connaître ces démarches préalables ?

L’information sur les parcours pour obtenir une aide sera sur le site Internet dédié* et sur des brochures que nous allons faire éditer. Les référents de l’AJeG sont déjà formés pour aiguiller les jeunes en province, en outre-mer ou à Paris. En Aquitaine, par exemple, le conseil général fournit des aides au logement… En attendant que le jeune puisse obtenir réellement cette aide, le fonds des JOM peut intervenir en relais, d’où l’idée de trait d’union.

Combien espérez-vous lever ?

Le maximum possible ! On compte beaucoup sur la billetterie du Noël solidaire que nous organisons le 13 decembre à Paris pour lancer le fonds. On a déjà atteint les 5 ou 6000 euros. Ça commence bien. L’idée, c’est qu’au lieu d’attendre que ca vienne d’en haut, nous développions la solidarité nous-mêmes avec les outils existants. Dans ce sens, ce Noël sera notre événement solidaire des Outre-mer pour les jeunes et les étudiants. Cette année, c’est notre association qui l’organise, nous espérons que l’an prochain, ce sera porté par la Martinique ou la Réunion par exemple.

Qui va garantir la bonne utilisation des fonds ?

Le fonds de dotation est un outil très contrôlé. Les comptes doivent être remis à la préfecture, être visés par un commissaire aux comptes et un expert-comptable. Par ailleurs, dans son conseil d’administration, les onze territoires seront représentés par les associations de jeunes comme l’AJeG pour la Guadeloupe ou l’ARP pour la Réunion, mais également par les collectivités à qui nous demandons de participer à la gestion du fonds avec une voix consultative mais un droit de regard.

Propos recueillis par FXG, à Paris

*www.fondejom.org sera ouvert en septembre 2014

Pour participer au Noël solidaire : nwelsolidaire@ajeg.fr

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4 décembre 2013 3 04 /12 /décembre /2013 08:00

Jaqee, la Kokoo girl, retrouve son nom

Jaqee-2.jpgDifficile d’étiqueter la chanteuse Jaqee. Sa palette va du jazz à la soul en passant par le reggae… Cette jeune femme, née dans l’Ouganda d’Idi Amin Dada, a toujours chanté. « C’est un hobby que je n’ai jamais cessé parce que c’est ce qui m’accomplit, c’est mon style de vie ! » Quand elle compose, elle a des images qui lui viennent, des paysages souvent, et c’est à partir de cela qu’elle développe ses créations. Baignée dans la musique traditionnelle jusqu'à l’age de 13 ans, elle en garde une trace dans les rythmiques de ses chansons. Quand, pour des raisons politiques sa famille doit quitter l’Afrique, elle se retrouve en Suède. « Là, tout le monde faisait du rock indépendant. » Elle découvre les musiciens suédois et s’empare de la possibilité de jouer sa propre musique. Jusqu'à sortir un premier album en 2005, Blaqalixious qu’elle parviendra à reprendre avec un ensemble à corde ! Deux ans plus tard, le Bohuslan big band l’invite à chanter le répertoire de Billie Holiday, peu avant qu’elle ne parte s’installer à Berlin. En 2009, avec son deuxième album, Kokoo girl, elle lâche façon Ziggy Stardust de David Bowie, un personnage qu’elle a créé. « C’est un jeu ! », soutient-elle. JAQEE---YES-I-AM---AlbumCover-RGB-big-RZ.jpgAvec Yes I am qui vient de sortir, Jaqee redevient plus sérieuse, quoi que la phrase-titre soit aussi une citation de la fameuse Kokoo girl ! « Ce n’était pas prévu comme ca, mais l’album est comme un film, comme un album concept. » D’ailleurs chaque chanson devrait avoir son propre clip. Alors quand on lui demande qui elle est, elle répond en chanson : « Je suis Jaqee, c’est indescriptible ! Il faut écouter ma musique qui est mon miroir. »

Dans cette Europe du Nord et de l’Est, Jaqee n’a pas oublié sa part d’Afrique. « Je n’ai jamais perdu ma part de négritude et je protège beaucoup cet aspect africain de ma personne. Je me rends compte que c’est un héritage très précieux pour moi. » Dans sa musique, cet héritage ne se retrouve ni dans quelque cliché ou stéréotype, mais dans les rythmes. « Ils sont le lien permanent de ces références. » De temps en temps, un Burkinabé, Souleymane Diabaté, l’accompagne au balafon et à la guitare…

Jaqee a joué deux fois en Ouganda, mais aussi en Ethiopie et en Egypte. La Jamaïque la tente bien aussi… En Europe, ses titres, Moon shine et Kokoo girl sont dans la play-list de radios comme Nova et la plupart des médias reggae la suivent.

FXG, à Paris

www.jaqee.com

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twitter.com/jaqeemusic

statigr.am/jaqeeofficial

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4 décembre 2013 3 04 /12 /décembre /2013 07:32

L’IFCASS toujours menacé de fermeture

Suite au désengagement progressif du ministère des Affaires sociales, l’Institut de formation aux carrières administratives, sanitaires et sociales (IFCASS) de Dieppe, sans financement, devra fermer en juin puisque aucune solution concrète n'a ete proposée. Depuis trois ans, ses étudiants n’ont de cesse d’alerter les autorités dont le ministère des Outre-mer dans la mesure où l’IFCASS a pour vocation de former des originaires d’Outre-mer. La région Haute-Normandie a évoqué la reprise de l'établissement, mais à ce jour aucun texte officiel n'en définit ni les modalités ni le calendrier.  « Quoi qu'il en soit, écrivent ses porte-parole étudiants, afin d'accueillir une nouvelle promotion dans quelques mois, il faudra que l’État se positionne financièrement dans le schéma budgétaire de 2014, à hauteur minimale de 360 000 euros. »

Pourtant, ni l’État ni aucun des ministères concernés ne répond aux différentes sollicitations et  des étudiants et enseignants, affirment-ils, alors que la LODEOM voudrait que l’Etat finance la formation des jeunes des DOM. « Dans un contexte social qui voit les discriminations et racismes se multiplier, nous nous sentons plus que jamais mis à l'écart, nous jeunes, nous ultramarins. Nous ne pouvons que nous indigner face au non-sens de la fermeture de l'IFCASS, et par conséquent au sort qui nous est réservé ! » Des pétitions circulent et les étudiants de l’IFCASS ne parviennent pas à croire que « ce gouvernement renonce à la continuité territoriale et à l'égalité des chances. Ce même principe démocratique défendu autrefois par Victorin Lurel avec vigueur. »

FXG, à Paris

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3 décembre 2013 2 03 /12 /décembre /2013 22:59

Hollande-Sochet-1.jpgHollande remet la grand-croix du Mérite à Ginette Sochet

C’est à une grande résistante que François Hollande a rendu hommage hier matin à l’Elysée, à l’occasion des 50 ans de l’ordre national du Mérite. Une de celles qui a pu inspirer une héroïne de la série Un village français. Le president a remis à Ginette Sochet la plus haute distinction de cet ordre, la grand-croix, après avoir rappelé son engagement, son dévouement, sa solidarité et sa discrétion. Cette femme de 87 ans a rejoint, à l’âge de 16 ans en 1942, les forces françaises combattantes dans le Cher. Arrêtée par la gestapo, elle fut déportée en 1944 aux camps de Ravensbrück et de Zwodaü. Depuis sa libération en 1945, elle s’applique à faire vivre l’esprit de la Résistance, « refusant les compromissions et les lâchetés », selon le président Hollande. Ce dernier a encore salué la présidente de l'Association départementale des déportés internés et familles de disparus qui « va encore dans les écoles raconter l’histoire ». « La mission qu’elle s’est elle-même fixée est de transmettre les valeurs républicaines pour lesquelles elle a risqué sa vie », a conclu l’hôte de l’Elysée.Hollande-et-Bemoite-Groult.jpg

Assise au premier rang, dans la salle des fêtes du palais présidentiel, entre l’ancienne ministre Christiane Scrivener (première titulaire du ministère de la consommation sous le gouvernement Chirac en 1976) et l’ancien président du festival de Cannes, Pierre Viot, et tout près de l’écrivaine Benoîte Groult, Ginette Sochet a fait part de sa gêne quand on lui a demandé son sentiment… Elle aurait tant espéré qu’aucun media ne soit là pour parler d’elle.

FXG


Des Antillais dans la salle

Jean-claude-Montantin.jpgOutre Ginette Sochet, Christiane Scrivener et Pierre Viot, François Hollande a distingué un Marsouin, le général Hervé Charpentier, Michèle Gendrot-Massaloux, première femme recteur de France, ex-secrétaire générale adjointe de l’Elysée et porte-parole de François Mitterrand, le conseiller d’Etat Daniel Labetoule et professeur de François Hollande à Sciences Po (« Je lui dois beaucoup, a dit goguenard François Hollande, et s’il y a de mauvaises décisions, je les lui dois aussi ! »), Francis-Alain-de-Montaigne.jpgl’ancien président de la Région Limousin, Robert Savy, l’ancien président de l’ARC et auteur du rapport Lucas sur le sang contaminé, Michel Lucas, et deux sapeurs pompiers volontaires. Dans la salle, on a vu le président de l’association départementale de l’ordre national du Mérite, Jean-Claude Montantin, son homologue de la Martinique, Jean-Alfred Guérédrat et leur homologue des Landes, le Martiniquais, Francis Alain de Montaigne.


Le MeriteHollande-Scrivener-Sochet-Viot-Charpentier-Gendrot-Groult.jpg

Cet ordre, créé par le général Catroux, alors grand chancelier de la légion d'Honneur,  a mis fin à l'existence de 13 ordres ministériels lors de sa création le 3 décembre 1963. Il rassemble 187 000 membres. 23 % viennent de la fonction publique, 27 % du monde économique, 18% du monde des acteurs sociaux et de l'humanitaire et 11 % de la recherche. Il récompense des valeurs d'excellence et d'exemplarité.

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3 décembre 2013 2 03 /12 /décembre /2013 10:00

Avis favorable de l’Autorité de la concurrence au décret carburant

L’Autorité de la concurrence est favorable au décret Lurel qui permettra « une plus grande transparence du dispositif de régulation des prix et des marges » des carburants.

Le ministère de l’Outre-mer avait un probleme à régler avant de soumettre son décret carburant notamment à l’Autorité de la concurrence. Une équipe d’inspecteurs généraux des Finances, de l’Administration, des Mines (les mêmes que ceux qui ont pondu un premier rapport carburant en 2009) sont retournés en mission dans les DOM en juin et juillet de cette année et, en septembre, ils ont ramené la preuve qu’il y avait bien un bug. Un bug antillais dans la mode de calcul de ses bénéfices par la SARA. C’est pourquoi l’article 3 du futur décret carburant prévoit d’agir sur le calcul de rentabilité.

L’Autorité de la concurrence s’était heurtée à ce bug, constatant elle aussi des écarts notables entre les montants portés sur les contrats et ceux sur les factures, révélant des parts bénéficiaires supplémentaires et opaques, plus importantes que celles justifiées et que les pétroliers n’ont toujours justifiées qu’a posteriori. A la Réunion, le probleme ne se pose pas dans les mêmes termes car il a été pris en considération depuis deux ans déjà. Le décret fait donc obligation de justifier tous les coûts, y compris les transports, en produisant toutes les pièces. Il précise encore le détail du système de cotation retenu. Les décrets 2010 prévoyaient que pour le pétrole importé, « le prix maximum des importations de carburants était calculé en fonction du cours moyen du dollar et des cotations de référence sur les zones effectives d'approvisionnement ». Désormais, ce sera sur la « seule zone effective d’approvisionnement » au singulier, soit l’index Platt's. Le bénéfice des pétroliers pourrait  ainsi limité à  9 % contre 15-20 % actuellement... Cette correction à la baisse explique la tension qu’il a pu y avoir entre Total, la SARA et le gouvernement ces derniers mois. Mais aussi le sentiment des gérants d’etre pris entre deux feux…

Point important pour le consommateur, le décret oblige les acteurs, pétroliers et gérants, à publier leurs revenus chaque année. Une forme de régulation via l’opinion publique. Seuls les revenus des pétroliers de 2011 ont été connus quand Victorin Lurel a révélé un revenu de 60 millions pour la SARA et de 40 pour la SRPP. Bien plus qu’en 2009 !

S’appuyant sur la loi vie chère, le décret s’attaque encore à la régulation des structures du marché. Les activités de stockage doivent etre séparées des activités de distribution. En gros, il faut séparer les cuves de gros des stations-service. C’est particulièrement valable à la Réunion où Shell et Total détiennent et les cuves de stockage et leur réseau de stations. Une entente structurelle faite au détriment de leurs concurrents seulement pompistes. Ceci pourrait d’ailleurs s’appliquer partiellement pour le carburant avion. En tout cas, le décret le permet.

Avec ce texte, pour la première fois, Mayotte connaîtra la réglementation des prix du carburant, après une initiation à l’été 2012 avec la bouteille de gaz.

Il reste désormais à attendre la publication par le gouvernement des arrêtés de méthodes qui vont permettre de connaître les montants réels des marges. Chacun se prépare localement dans chacun des cinq DOM pendant le mois de decembre. En concertation.

FXG, à Paris

 

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3 décembre 2013 2 03 /12 /décembre /2013 08:00

La SEEN emmène des élus au chantier des Halles à Parisgroupes_1972.jpg

Ils sont des Anses d’Arlet, du Robert, du François, du Diamant ou des Trois-Ilets, tous élus de la communauté de communes espace Sud ou presque à avoir répondu à l’invitation de Lilian Fanget, directeur général de la SEEN, (des freres Monplaisir), pour une visite du chantier de reconstruction de la place des Halles à Paris. « Une opération de relation avec le groupe Vinci », explique le dirigeant du numéro 1 martiniquais de la gestion globale des déchets. les-halles_2019.jpgLes deux sociétés, SEEN et Vinci, ont eu à travailler ensemble lors de la construction du four incinérateur. Une quinzaine de nos élus ou administrateurs ont ainsi pu se promener sur les huit hectares du chantier des Halles, sous la future canopée de verre et de béton qui surplombera fin 2014 le centre commercial, au cœur de Paris. Un chantier au-dessus de 5 niveaux de sous-sol avec ses galeries marchandes opérationnelles et la plus grande gare RER de Paris. Les travaux ont débuté en novembre 2011 et devraient s’achever en juillet 2014 avec l’ouverture des commerces de surface dès le mois de mars prochain. Coût total, désamiantage compris : 280 millions d’euros dont 164 pour la seule superstructure dite la canopée. Le nouveau toit de verre s’étirera sur une largeur de 22 mètres pour atteindre à l’autre bout 94 mètres, soit 11400 m2 de verrières. Sur sa partie la plus large, la canopée exposée aux vents pourra supporter des mouvements de 60 centimètres d’amplitude. Une expérience unique offerte aux élus qui ont bien voulu affronter le froid et le bruit du chantier !

FXG, à Paris

Photo : RdGles-halles_2003.jpgLa canopeeles-halles_2023.jpg

Au premier etageles-halles_1921.jpgHuit hectares de chantierles-halles_1916.jpgCours theoriquehalles_2032.jpgStructure de la canopee

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2 décembre 2013 1 02 /12 /décembre /2013 08:00

Les originaires d’Outre-mer mobilisent les soutiens à TaubiraOriginaires-d-outremer-contre-le-racisme.jpg

Opération réussie, samedi pour le Collectifdom et le Comite marche 98, qui ont fédéré derrière la banderole des originaires d’Outre-mer, quelque 80 organisations associatives, syndicales, politiques, 25 000 personnes selon les organisateurs, 5000 selon des observateurs critiques. Le cortège était contenu sur un tronçon allant de la place de la République jusqu’au métro Oberkampf, soit quelque 600 mètres de boulevard. Dalin-et-Romana.jpg« Ça a été difficile de se rapprocher des organisations, raconte Daniel Dalin du Collectifdom qui a lancé avec Patrick Karam (en déplacement à la Réunion) cet appel à manifester, mais une fois que ca a été lancé, c’est parti tout seul ! » « C’est normal que nous ayons pris l’initiative, explique Serge Romana du CM98, parce que nous sommes les premières cibles du racisme. Nous avons voulu être le cœur de cette manifestation, mais aussi que la société française soit avec nous parce que la lutte contre le racisme n’est pas réservée aux originaires d’Outre-mer. »

manif-bd-voltaire.jpgEn tête de cortège, derrière Daniel Dalin et Serge Romana, de nombreuses personnalités ont pris part à la marche contre le racisme et en soutien à Christiane Taubira, tels George Pau-Langevin, ministre du gouvernement Ayrault, venue à titre privé, Harlem Désir, premier secrétaire du PS, mais également le Guyanais Gabriel Serville, celui qui a succédé au siège de député de Christiane Taubira : « Il était important que je sois présent pour dire non a ces actes d’intolérance qui souillent la République. » les maitres de la franc maconnerie et alain BauerAlain Bauer et les principaux responsables de la franc-maçonnerie française sont venus, en tenue d’apparat, suivis par les associations antiracistes et de défense des droits de l’homme. Pressentis pour être vice-présidents du Conseil représentatifs des Français d’Outre-mer (CReFOM), José Pentoscrope du CIFORDOM et le comédien Jean-Michel Martial étaient aussi là. « Il faut signifier, a déclaré ce dernier, qu’il n’y a pas que les gens qui sont bêtes qui peuvent prendre la parole ; il y en a d’autres qui agissent et souvent ils le font en silence chacun à leur niveau. Mais quand ils se réunissent, ils sont nombreux à dire que le racisme est une stupidité »

CM98.jpgAu titre des Ultramarins, nombreuses étaient les associations avec le Collectif des écrivains nègres, l’Association ultramarine de France, les amis du PPM en France, le Cercle Frantz Fanon, le Cegom, la Fédération Total Respect, Tjenbé Rèd Prévention,, Initiative Sida Outre-Mers, Onzième Dom, l’Amicale des Français d'outre-mers du XIe arrondissement de Paris, Outre-Mers Environnements, Black Caucus France, l’Union française des étudiants et diplômés africains et ultramarins…

10-octobre-2013-8882.JPG« La présence forte des ultramarins, a déclaré Francoise Verges, ancienne présidente du Comité pour la mémoire et l’histoire de l’esclavage, nous rappelle que la situation des Outre-mer continue d’être aujourd’hui très problématique dans la République alors que ces territoires sont capables de nous donner des ministres comme Mme Taubira, de grands auteurs, de grands artistes et de gens qui contribuent tous les jours au fait que la société avance. »

CRAN.jpgLoin derrière les groupes de tête, ne figurant pas parmi les organisations invitées, le Conseil représentatif des associations noires (CRAN) était lui aussi présent avec son president Louis-Georges Tin qui a remis la veille des revendications à l’Elysée : « Nous sommes la malgré tout parce qu’il faut être là. Simplement, il faut avoir des revendications concrètes, ne pas rester dans l’antiracisme moral et être dans l’antiracisme politique. »

Cette manifestation contre le racisme commémorait également les trente ans de la marche des potes.

FXG, à Paris 

 


George Pau LangevinGeorge Pau-Langevin, ministre de la Réussite éducative : « Je suis venue avec mes amis qui défendent une vision de la République, un idéal auquel nous croyons, celui qui consiste à dire que nous sommes amenés dans ce pays à vivre à égalité, les uns et les autres, quelles que soient notre couleur de peau et notre religion. »

 

Harlem-Desir.jpgHarlem Désir, premier secrétaire du PS : «  Aujourd’hui, il y a un climat, une banalisation de propos racistes comme je n’en ai pas vu depuis trente ans. Il faut donc revenir, s’exprimer de nouveau pour dire que la société française n’acceptera pas cela. La France a un pacte avec l’égalité, avec la fraternité. »

 

Pierre-Pastel-CEGOM.jpgPierre Pastel, président du CEGOM : « Nous voyons tous les jours les difficultés que rencontrent nos compatriotes et ces difficultés sont alourdies avec du racisme. C’est encore plus grave. »

 

Rosalie-Lamain.jpgRosalie Lamin, élue socialiste du 11e arrondissement : « Nous sommes là pour dire non au racisme ambiant. Je me devais d’être là même si ça me peine car dans notre République on ne devrait pas être encore en train de manifester. En arriver là, c’est un sérieux recul. »

 

Claude-Ribbe.jpgClaude Ribbe, écrivain : « La derniere fois que j’ai manifesté, c’était avec Christiane Taubira. Cette fois-ci, ca me paraît tout à fait normal d’etre là même si elle n’est pas là. C’est pour elle. »

 

Francoise-Verges.jpgFrancoise Vergès, ex-présidente du CPMHE : « Je suis là contre le racisme et toutes les formes de discrimination qui continuent aujourd’hui comme les contrôles au faciès qui ne concernent que les Noirs et les Arabes… »

 

Steevy GustaveSteevy Gustave, élu EELV de Brétigny-sur-Orge, auteur de la pétition France ressaisis-toi : « Notre pétition de soutien à mme Taubira a atteint les 120 000 signatures. C’est une digue qui montre qu’on ne laissera pas les haineux nous diviser. »

 

Firmine-Richard.jpgFirmine Richard, comédienne et conseillère PS de Paris : « Nous subissions depuis trop longtemps dans le silence le racisme en France. Il a fallu cet éclat, que des gens s’attaquent à un ministre de la République pour qu’il y ait une vraie réaction. »

 

Jose PentoscropeJosé Pentoscrope, président du CIFORDOM et du prix Fetkann : « Cela fait longtemps que nous disons qu’il faut mettre fin à l’infamie du code noir et à la pensée coloniale. Nous sommes là pour dire à la France de se ressaisir et de placer l’humain avant tout. »

 

Angele-Louviers.jpgAngèle Louviers, militante socialiste : « Je veux défendre la République et j’ai envie de dire aux personnes qui nous traitent de singes qu’il n’est pas question qu’ils nient la part d’humanité qui nous appartient. Il n’est pas question que l’on assiste à un nouveau crime contre l’humanité. »

 


 

En imagesAnonymous-capitalisme-racisme.jpg

Un anonymous reprenant la these d'Achille Mbemebe dans Critique de la raison negreCFDT.jpg

La CFDT Ile de FranceCRAN-Louis-Georges-Tin.jpg

Guy Samuel Nyoumsi, Thiaba Bruni, Aime Nouma Tsang et Louis-Georges Tin du CRANFrancs-macons-Cimade-et-syndicats.jpg

La Cimade et les francs-maçonsFSU.jpg

La FSULGBT-a-la-manif.jpg

Les LGBT à côté des AfricainsRoger-sulty-flamme-franciscaine.jpgRoger Sulty, de l'association des Franciscains de l'Hexagone, la Flamme franciscaineUNEF.jpgL'UNEFtouche pas a mon pote

Touche pas à mon pote


Pendant ce temps, du côté de la Tour eiffel...Affiche raciste-copie-1

Affiches et contre-affiches

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