Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

  • : le blog fxgpariscaraibe
  • : Caraibes, Antilles, Réunion, Outre-mer, Paris... Le blog des infos du 6e DOM, des gens originaires d'outre-mer à Paris politique economie culture justice société
  • Contact

Recherche

1 décembre 2013 7 01 /12 /décembre /2013 06:46

Antillesurnet lance l’opération « Noël contre la violence » à Paris

Noel-solidaire-antillesurnet.jpgPour les fêtes de Noël, Antillesurnet et la société Man'tine saveurs mettent en place l'opération « un Noël contre la violence » afin d'apporter leur soutien à l'association francilienne, « Lutte contre la violence aux Antilles ». Ainsi du 1er au 31 decembre, la société Man’tine saveurs s’engage à reverser 1 euro sur chaque épaule de Noël Gran man et Ti plézi vendue. Antillesurnet servant d'intermédiaire entre l'association et le professionnel. Ces épaules seront commercialisées chez les partenaires de l'opération : La kaz, La Créole, Cubana compagnie, Caffé créole, Tropiques gourmet et Tropique marché. Les épaules seront aussi proposées à la vente lors du Chanté Nwel d’Antillesurnet, le 20 decembre, à la maison de la jeunesse de Saint-Denis (93).

Les fonds reversés par la société Man'tine saveurs serviront, entre autres, à la mise en place du réseau jeunes leaders d'Outre mer qui a pour vocation de favoriser l'emploi des jeunes en les mettant en relation avec des professionnels membres du réseau.

Les sœurs Malfleury, initiatrices de l’opération, en profitent pour indiquer que leur site d'Antillesurnet « prend malheureusement plus de temps à être opérationnel »…

FXG, à Paris

Partager cet article

Repost0
28 novembre 2013 4 28 /11 /novembre /2013 07:46

Le Sénat vote la réforme de la défiscalisation

L’intervention du ministre délégué à l'Economie sociale et solidaire et à la consommation, Benoît Hamon, lundi soir au Sénat, après l’examen de l’article 13 relatif à la défiscalisation et au crédit d’impôt outre-mer, a été une longue litanie de la formule, « avis défavorable ». Les sénateurs de tous les groupes politiques ont bataillé pour améliorer le texte dans le sens de ce que demande la fédération des entreprises d’Outre-mer. Seul un sénateur du groupe radical, Jean-Claude Réquier, a proposé, avant de le retirer au grand dam de Philippe Marini, chef de file des anti-défisc au Sénat, un amendement de suppression de la défiscalisation. « Un amendement provocateur », s’est défendu le sénateur du Lot, estimant que « le soutien aux Outre-mer devait prendre une autre forme que la défiscalisation en contrepartie d’un effort accru de l’Etat en faveur de ces territoires »…

Sur les cinq amendements proposés par la commission des affaires économiques, le Sénat en a adopté trois. Le premier réduit à deux ans la durée de portage dans le cas de la défiscalisation du logement social. Cette proposition va dans le sens de la réduction des coûts d'intermédiation et des frais de gestion de la structure de portage. Selon le groupe de travail cette mesure réduirait les coûts de gestion de 60 000 euros par opération.

Le deuxième amendement est celui qui diminue la part de LBU dans un programme de logements sociaux de 5 a 3 %. Il est adopté malgré l’avis défavorable du gouvernement.

Le troisième amendement concerne le rapport que le gouvernement doit remettre aux parlementaires avant le 1er octobre 2014. Ce rapport étudie l'opportunité et les modalités de la mise en place d'un prêt à taux zéro ou d'un prêt bonifié équivalent servi par la Caisse des dépôts et consignations, qui se substituerait au moins partiellement à l'aide fiscale à l'investissement outre-mer en matière de logement social.

Enfin, François Marc, rapporteur général, a fait adopter un dernier amendement pour réparer un oubli. L'Assemblée nationale a mis en place un dispositif transitoire afin que des investissements ne pouvant plus bénéficier de la défiscalisation, à compter du 1er juillet 2014, continuent à y être éligibles, pendant un temps limité et sous certaines conditions. Sont concernés les travaux de réhabilitation d'immeubles ne faisant pas l'objet d'un agrément de l'administration ; les mêmes travaux, lorsqu'ils font l'objet d'un agrément, en sont exclus. L’amendement adopté répare cette omission.

L’article 13 été adopté ainsi modifié. Le texte doit encore revenir devant l’Assemblée nationale.

FXG, à Paris

Partager cet article

Repost0
27 novembre 2013 3 27 /11 /novembre /2013 08:11

Une entreprise publique pour l’orpaillage en Guyane

La création d’une entreprise publique de l’orpaillage devrait faire partie des annonces que le président de la République pourrait faire lors de son escale guyanaise du 13 decembre prochain. A l’origine de ce « véhicule public pour l’orpaillage », une lettre ouverte du sénateur maire de Kourou, Jean-Etienne Antoinette, au président de la République, il y a une quinzaine de jours. La lettre a fait mouche puisque le dossier a atterri au ministère du redressement productif. Jeudi, les parlementaires guyanais, Gabriel Serville, Jean-Etienne Antoinette et Georges Patient, ont ainsi été reçus par des conseillers d’Arnaud Montebourg afin d’évoquer cette question. A l’issue, la creation d’une entreprise publique de l’orpaillage pour la Guyane a été retenue. Elle pourrait prendre la forme juridique d’un établissement public industriel et commercial ou encore d’une société anonyme à capitaux privés et publics. Ainsi, pourrait-on trouver dans son actionnariat, l’Etat, les collectivités territoriales, des entreprises locales d’orpaillage mais aussi des multinationales et pourquoi pas Areva.  Un système de blocage dans la prise de decision devrait empêcher l’un des actionnaires de prendre par trop le dessus. La mission de cette entreprise serait de gérer la filière de l’orpaillage dans la production comme dans la formation. Une fois le concept lancé, en principe mi-decembre, l’entreprise (capitaux et forme juridique) pourrait etre montée avant la fin 2014.

FXG, à Paris

Partager cet article

Repost0
27 novembre 2013 3 27 /11 /novembre /2013 08:00

badinter-taubira_2348.jpgRobert Badinter, l'ancien ministre de la Justice et garde des Sceaux du premier gouvernement socialiste de la 5e République (1981-1986) que Francois Mitterrand nomma président du Conseil constitutionnel (1986-1995), a commémoré, lundi 25 novembre, avec l'actuelle locataire de la place Vendome, Christiane Taubira, la création, il y a trente ans, d'une peine alternative, le travail d’intérêt général.

Interview

« Tout propos raciste est incompatible avec la République »

Quel regard portez-vous, 30 ans après leur création, sur les travaux d’intérêt général ?

badinter_2057.jpgC’est un succès parce que c’est devenu une mesure qu’on prend régulièrement dans les tribunaux. La magistrature judiciaire est conservatrice et il a fallu un lent processus d’acclimatation culturelle. Aujourd’hui, le TIG fait partie de la panoplie des mesures qui permettent d’éviter l’incarcération pour des courtes peines. Je considère que l’exécution de ces peines ne fait qu’ajouter un mal a un autre.

Est-ce que vous défendez le projet de loi de la prévention de la récidive de Mme Taubira et la contrainte pénale ?

Je défends la contrainte pénale et toutes les mesures qui permettent d’éviter l’incarcération des petits délinquants pour des courtes peines en prison. C’est la pire des mesures qu’on puisse prendre dans les conditions actuelles de nos maisons d’arrêt. C’est producteur de récidive.

Vous avez témoigné à la ministre de la Justice de votre « inquiétude sur le climat de la République » après les injures dont elle a été victime…

Que ce soit un outrage à la République ; c’est évident. S’agissant de tout propos raciste, il est incompatible avec la République. Elle est fondée sur quelques valeurs essentielles et parmi ces valeurs, il y a le refus absolu de toute forme de racisme, d’antisémitisme, de discrimination pour des raisons ethniques, religieuses, etc… Mais, ce n’est pas que des mots, c’est ici une exigence première. Il ne peut pas y avoir de République quand vous avez des insultes racistes et a fortiori quand elles s’adressent à un représentant de la République.

Pensez-vous que sa nomination à la tête du Conseil constitutionnel serait une bonne réponse de la République ?

Je n’ai aucune qualité à cet égard pour choisir un successeur à M. Debré.

Propos recueillis par FXG, à Paris

Photos : RDG

Partager cet article

Repost0
26 novembre 2013 2 26 /11 /novembre /2013 16:00

Jean-Marc Mormeck en rouge et Léna Blou en bleu

Lurel-et-Lena-Blou.jpgLe boxeur Jean-Marc Mormeck, trois fois champion du monde, et la chorégraphe, maître ès ka, Léna Blou, ont été décorés vendredi dernier au ministère des Outre-mer par Victorin Lurel. Le ministre a accroche le bleu du Mérite sur l’écharpe posée sur l’épaule de la danseuse. Léna Blou devient officier. La danseuse et chercheuse en danse gwoka, qui a démarré son art à 6 ans, l’a appris avec Jacqueline Cachemire-Thôle et que Béjart a invitée à Lausanne, a installé son centre de danse  et d’études chorégraphiques à l’Assainissement, à Pointe-à-Pitre, en 1990. Et pendant vingt ans, elle a voyagé pour faire connaître le gwoka et le biguidi, sa « gestuelle fascinante », ce « rythme de l’instabilité »… Toutes formules que l’on retrouve dans son ouvrage, Teknika, paru aux éditions Jasor. Elle a pensé très fort à Gérard Lockel et à tous ceux qui défendent le gwoka. « Je n’ai pas nommé Gérard Lockel parce que je sais qu’il aurait refusé cette décoration, mais je l’ai acceptée pour lui. »

Carpentier, Cerdan, Tiozzo et… Mormeck

Lurel-et-Mormeck.jpgLa légion d’honneur, Jean-Marc Mormeck en a rougi. Le boxeur pointois, champion du monde des lourds légers WBA, à Marseille, en février 2002, champion du monde des lourds légers WBC aux USA, en avril 2005,  réunit les deux ceintures à Levallois, en 2007. Lurel a rappelé sa jeunesse à Bobigny et son passage en pro à 23 ans. « Il est un des plus grands comme Carpentier, Cerdan et Tiozzo ! » « Merci ! On a réussi ! », a lancé Jean-Marc à l’adresse de ses parents. Sa médaille, il la partage. Avec ses professeurs qui l’ont parfois aidé à se reconstruire, ses coaches, et sa femme, Sandra. Jacques Séguéla, Yannick Bolloré ou Patrick Karam et son épouse comptaient parmi ses invités.

FXG, à Paris


Lurel-et-Degos.jpgUn haut fonctionnaire en bleu outremer

Son dernier poste Outre-mer était à la tête de la préfecture de Mamoudzou au moment où Mayotte est devenue le 101e département français. Son premier poste avait été celui de directeur de cabinet du préfet Carenco (présent pour cette remise de médaille), en Guadeloupe, de 1999 à 2002. Le jeune énarque avait du alors gérer la première crise chlordécone avec la pollution de l’usine d’embouteillage Capès-Dolé. Thomas Degos,a été fait chevalier de l’ordre du Mérite des mains de Victorin Lurel, son  patron direct. Le préfet est depuis neuf mois le directeur général de l’administration au ministère des Outre-mer.


En imagesDegos-Lurel-epouse-Mormeck-Galantine.jpg

Thomas Degos et son epouse, de part et d'autre du ministre Lurel, Jean-marc mprmeck et le conseiller regional de la Guadeloupe, Louis Galantine.Yannick-Bollore-et-Jacques-Segala.jpgYannick Bolloré, pdg d'Havas, sixième groupe mondial de communication, appartenant au Groupe Bolloré, l'empire économique de sa famille, dirigé par son père Vincent, et le publicitaire Jacques Séguéla.Jeff-et-Magali-Carenco-et-Thomas-Degos.jpg

Jean-François et Magali Carenco et Thomas DegosJMM-et-Sandra.jpg

Jean-Marc Mormeck et sa femme, Sandra, recevant un bouquet des mains de Victorin LurelKaram-Badat-Blou.jpgPatrick Karam, son épouse, Samia Badat-Karam, et Léna Blou

Partager cet article

Repost0
25 novembre 2013 1 25 /11 /novembre /2013 09:58

Christiane Eda-Pierre reçoit le grand prix de l’académie Charles Cros

eda-pierre_1413.jpgLa cantatrice martiniquaise, Christiane Eda-Pierre, dite « la grande Eda-Pierre », a été récompensée, jeudi 21 novembre à la maison de la Radio, d’un des grands prix de l’académie Charles Cros à l’occasion de leur 66e édition. Ce prix, in honorem, lui est attribué pour l’ensemble de sa carrière, à l’occasion de la réédition en deux volumes de ses enregistrements d’airs d’opéras-comiques chez Decca/Universal, L’art de Christiane Eda-Pierre.

Annie Ramin, ancienne directrice du CHU La Maynard, a fait exprès le déplacement depuis la Martinique pour assister à la consécration de sa cousine de 81 ans ! La soprano coloratur a été tres émue en recevant son diplôme, juste avant un autre artiste qu’elle avoue bien aimer, même si leurs styles sont à l’opposé, le chanteur Jacques Higelin. « C’est merveilleux ce qui nous arrive là », a –t-elle déclaré.

higelin_1451.jpgChristiane Eda-Pierre qui vit retirée dans la campagne angevine, « au milieu des chants d’oiseaux », est d’autant plus heureuse que ces deux albums ont mis du temps à sortir. « Mais ils sont bien sortis ! Comme quoi, il y a des accouchements difficiles, mais le bébé est très beau ! » Elle a dédié son prix à sa famille, ses amis, ceux présents tout au long de sa carrière… « Et je n’oublie pas ma mère, celle à qui je dois tout ! » Car c’est sa maman qui lui a donné envie de faire ce métier, avec elle qu’elle a commencé la musique. « J’ai eu la chance aprés de rencontrer des gens passionnants qui m’ont poussée à continuer… » CD-l-art-de-christiane-eda-pierre.jpgSes maîtres étaient le chanteur Charles Panzéra, et son professeur d’art lyrique Louis Noguéra, qui lui a conseillé de « jouer sa différence ». Elle a chanté avec José Van Dam, Luciano Pavarotti, Placido Domingo sur les plus belles scènes du monde…« J’ai eu beaucoup de chances d’être très bien entourée et d’avoir fait une très jolie carrière. » Aujourd’hui qu’elle n’enregistre plus, elle souhaite que ce disque continue de vivre comme il a commencé : « Il se vend très bien et a souvent été en rupture de stock ! »

Le palmarès de l’académie Charles Cros a aussi récompensé un artiste de hip hop et de rap, lui aussi d’origine antillaise, Alix Mathurin, alias Kery James.

FXG, à Paris

Photo : Régis Durand de Girard

Partager cet article

Repost0
25 novembre 2013 1 25 /11 /novembre /2013 08:38

Le CSA adopte une nouvelle charte contre l’obésité

Ministres-et-kelly-au-CSA.jpg« Chaque minute dans le monde, cinq personnes meurent des suites de l’obésité et l’outremer est la région de France la plus atteinte par l’obésité. » Christine Kelly, membre du Conseil superieur de l’audiovisuel, a donné le ton, jeudi, quand a été signé une nouvelle charte « visant à promouvoir une alimentation et une activité physique favorables à la santé dans les programmes et les publicités diffusés à la télévision ». Une première charte de 8 engagements avait déjà été signée, il y a cinq ans. Cette fois, la nouvelle charte en comporte 14. Parmi ceux-ci, des « conditions tarifaires adaptées pour les campagnes collectives faisant la promotion des produits dont il convient d’augmenter la consommation », la diffusion d’émissions faisant « la promotion d’une bonne hygiène de vie », ou encore l’inclusion de « messages sanitaires sous forme orale et visuelle dans les génériques d’annonce des écrans publicitaires diffusés dans les émissions destinées à la jeunesse ». Concernant les outre-mer, la charte leur consacre son 8e engagement. Il édicte que « les chaînes Outre-mer 1ere de France Télévisions et les chaînes locales privées d’outre-mer se mobilisent afin de proposer des émissions produites localement et adaptées aux spécificités de chaque territoire ». « C’est un scandale d’avoir mis l’outremer sous perfusion de sucre en silence, a déclaré Christine Kelly. Je me battrai pour nos enfants en outremer grâce à la télévision. Je ne condamne pas les produits alimentaires, mais je condamne les comportements alimentaires. » Il s’agira donc de promouvoir l’eau comme boisson principale, et encore la limitation de la consommation de produits sucrés, en particulier « de boissons avec sucres ajoutés ».

Quatre ministre dont celui des Outre-mer, et les représentants de 36 chaînes de télévisions, dont Jean-Claude Asselin de Beauville, president de la fédération des télévisions locales ultramarines, ont signé cette charte.

FXG, à Paris

Partager cet article

Repost0
23 novembre 2013 6 23 /11 /novembre /2013 05:39

Sept mois de reflexion

salle-de-reunion.jpgLa ministre de l’Enseignement superieur, Genevieve Fioraso, s’est retrouvée hier soir à Paris face à aux élus de Martinique et de Guadeloupe. Ces derniers entendent bien respecter le choix des Guyanais d’avoir  leur université de plein exercice, mais ils souhaitent qui une « unité fédérative », selon le Martiniquais Serge Letchimy, qui « une idée fédératrice », selon le Guadeloupéen Jacques Gillot, pour que les trois pôles de l’UAG continuent de coexister. « J’ai senti une convergence dans les liens que les Antilles souhaitaient conserver avec la Guyane, a expliqué la ministre. Cette volonté de garder le lien est réelle et la loi sur l’Enseignement superieur et la Recherche le permet en autorisant des constructions extrêmement souples. » Cette  réunion ne sera donc pas la dernière, mais la première d’une longue série au cours des sept mois à venir. Pendant deux heures trente, dans la salle Hubert-Curien du ministère, les parlementaires et représentants des collectivités locales (David Zobda pour le Conseil général de la Martinique et Jocelyn Sapotille pour la Région Guadeloupe) ont eu un dialogue, vif parfois, avec la ministre en présence du ministre des Outre-mer, Victorin Lurel. « Le dialogue est renoué », a indiqué Mme Fioraso. «  Cette réunion aurait du avoir lieu auparavant, a déclaré Serge Letchimy, et j’ai regretté l’absence de la Guyane car, ensemble, nous aurions pu trouver des solutions. » Tout le monde semble toutefois s’être retrouvés sur la nécessite qu’il fallait apaiser les choses, « parler directement, échanger plutôt que de parler par medias ou motions interposés », selon Mme Fioraso.

Les élus et la ministre ont pu évoquer d’abord les véritables enjeux de l’université qui sont « la formation des étudiants, la plus grande qualification de davantage de jeunes et la construction d’une dynamique de territoire autour de la recherche et des atouts de ces territoires ». La ministre a eu aussi à rassurer ses interlocuteurs sur l’entité université Antilles-Guyane : « Jusqu'à ce que l’université de plein exercice de la Guyane se mette en place, vraisemblablement en 2016, la présidente de l’université Antilles-Guyane garde toutes ses prérogatives avec ses administrateurs élus. » Genevieve Fioraso a simplement précisé qu’au niveau de la Guyane, deux administrateurs n’étant plus en capacité d’assurer le dialogue, il leur était substitué une administratrice provisoire, Anne Corval, nommée par son ministère, et assistée d’un conseiller, Christian Forestier.

Une ordonnance à rédiger

sortie-reunion-elus-fioraso.jpgSur la sécession de la Guyane, la ministre s’est par ailleurs défendu de toute préméditation : « Ce n’était pas de notre fait, mais à la demande forte de la Guyane… » « Au niveau du pôle Martinique et même au plan global de l’UAG, a indiqué le president de la Région Martinique, il n’y a pas de contestation sur le fait que la Guyane puisse avoir une université de plein exercice à terme. D’ailleurs, c’était prévu d’ici 2020… Ce qui est contesté, c’est la méthode, la non-consultation des collectivités… Une discussion a abouti a une conclusion qui aura des conséquences sur les pôles Martinique et Guadeloupe ! » Mme Fioraso a donc voulu apaiser et rassurer ses interlocuteurs. « Il faut assurer que l’UAG est en état de marche, qu’elle bénéficiera des mêmes moyens, que personne ne sera pénalisé. Ce qu’il faut maintenant, c’est se tourner vers l’avenir, construire tout en préservant des liens avec la Guyane… » A priori, la Guadeloupe et la Martinique regardent à nouveau ensemble dans la même direction. « Heureusement, Dieu merci ! », souffle Serge Letchimy qui redoutait l’éclatement total de l’UAG. Genevieve-Fioraso-copie-1.jpgLa Guadeloupe avait exprimé une position qui aurait finalement été mal comprise, selon la ministre : « Elle n’a pas revendiqué une université de plein exercice, mais une gouvernance qui partage davantage les enjeux et qui donne davantage d’autonomie en particulier pour la gestion, mais aussi pour le contenu des formations au niveau des licences notamment. C’était une demande d’organisation différente. » L’important selon le sénateur et president du conseil général de Guadeloupe, Jacques Gillot, c’est le poids de l’université : « On ne peut pas penser aujourd’hui qu’une université de 6000 étudiants, un diplôme de 6000 étudiants puisse etre un diplôme qui soit vraiment valable… » « Les discussions ont été extrêmement fermes, a encore dit Serge Letchimy, et les dispositions qui ont été prises pourraient permettre d’éviter la diminution de l’efficacité de la politique universitaire dans nos régions. »

Les parties ont 7 mois pour préparer une ordonnance. « Ce sera, selon Mme Fioraso, une phase d’élaboration de la nouvelle université des Antilles à côté de celle de la Guyane. »

FXG, à Paris


Serge-Letchimy.jpgSerge Letchimy : « Il faut d’abord admettre le principe d’une université de plein exercice pour la Guyane, mais qu’on évite les conséquences négatives sur les moyens des pôles Antilles en inscrivant dans le marbre une unité fédératrice de l’université de la Guyane et de l’université des Antilles. Il ne faut pas se diviser pour se diviser, mais si la Guyane s’en va, qu’on reste fédérés autour d’un projet commun. On est face à un défi majeur. Il s’agit de ne pas disloquer une organisation qui existe même s’il y a des structurations qui sont différentes d’un pays à l’autre. »


Jacques-Gillot.jpgJacques Gillot : « Ce qui compte, ce sont les moyens qui doivent arriver demain… Si nous arrivons à un démantèlement, ce serait une division des moyens existants... Il faut continuer à faire vivre l’UAG en respectant, bien sûr, cette université de plein exercice de la Guyane. Il faut continuer une concertation approfondie pour voir comment ces trois pôles peuvent continuer à coexister. Il y va de la survie de l’université Antilles-Guyane, même en respectant la decision des Guyanais. »


Marie-Jeanne.jpgAlfred Marie-Jeanne : « Certains thuriféraires confondent volontairement droit des peuples à disposer d’eux-mêmes et consolidation des solidarités existantes. Ces deux droits ne sont pas incompatibles, bien au contraire. Et c’est un indépendantiste qui le dit, car je ne suis pas un indépendantiste nombriliste. J’ai toujours considéré l’UAG comme un patrimoine commun à préserver et un atout commun à fructifier. Quels que soient les malentendus, les trois composantes ont l’obligation de se rencontrer et de se parler, hors chaperon officiel ministériel et gouvernemental s’il le faut, puisque la Ministre sollicitée n’a pas jugé bon d’opérer une telle démarche. Que cette initiative soit prise en vue de retisser sans complexe des relations loyales, des relations qui libèrent. »

Partager cet article

Repost0
23 novembre 2013 6 23 /11 /novembre /2013 05:35

Taubira au Conseil constitutionnel en 2016 ?

Taubira-Elysee.jpgAlors que des rumeurs de remaniement du gouvernement sont évoquées pour l’après élections européennes de juin 2014, les politologues et éditorialistes de la presse nationale spéculent sur l’avenir des ministres. Il en est une qui spéculerait elle-même sur son cas, c’est la garde des Sceaux, Christiane Taubira. Au vu de ses ambitions, on pourrait lui prêter l’envie de remplacer Jean-Marc Ayrault à Matignon… On sait toutefois Manuel Valls, voire Martine Aubry, bien mieux placés qu’elle pour ce poste… Christiane Taubira, selon des rumeurs persistantes qui circulent dans les couloirs du palais de justice de Paris et dans certains milieux politiques guyanais proches d'elle, aurait les yeux rivés sur le Conseil constitutionnel. Rien ne presse toutefois et la ministre de la Justice, qui se plait place Vendôme, le sait. Cependant, elle pourrait essayer de profiter de la vague d’indignation provoquée par les insultes dont elle a fait l’objet pour négocier avec le président de la République ni plus ni moins que la présidence du Conseil constitutionnel. Son actuel titulaire, Jean-Louis Debré, devrait laisser la place vacante le 5 mars 2016. Christiane Taubira tient, pour réaliser cet objectif, un atout dans ses mains : la lenteur des réactions du président de la République, du Premier ministre et des ministres du gouvernement. Ils ont été muets après l’offense de la candidate du Front national dans l’Aisne, qui l’a comparée à un singe dans un reportage d’Envoyé spécial le 17 octobre sur France 2 ; ils le sont restés après qu’une gamine a brandi une peau de banane dans sa direction lors du déplacement de la ministre à Angers, le 25 octobre…

Dans l‘édition du quotidien Le Parisien du 21 novembre, la ministre qui, ce même jour, a recu a la chancellerie l’adjoint au maire écologiste de Brétigny-sur-Orge, l’Antillais Steevy Gustave, venu lui apporter la pétition, France ressaisis-toi, signée par près de 100 000 personnes, a ete interrogée sur le peu d’empressement du gouvernement à réagir. « C’est vrai, dit-elle, j’ai été plus surprise par le temps de latence que ne m’ont étonné par la suite la vigueur et la splendeur des réactions. Mais je comprends qu’on ait pu être figés, sidérés par la violence de ces attaques. » Avec de tels arguments, la ministre aurait commencé d’entreprendre l’Elysée pour briguer ce poste prestigieux et garant de nos institutions républicaines. Cela ferait d’elle le digne successeur de l’abolisseur de la peine de mort, Robert Badinter, et, cerise sur le gâteau, la ferait siéger aux côtés des anciens présidents de la République. Si François Hollande accédait à ses voeux, ce serait une belle peau de banane dans les pieds de la droite si celle-ci devait revenir au pouvoir en 2017.

FXG, à Paris

Partager cet article

Repost0
22 novembre 2013 5 22 /11 /novembre /2013 07:42

Les centres d’intérêts matériels et moraux, pivot du droit pour les mutations dans la fonction publique

Lebreton-Cyril-Hubert-et-Terrine-Jinny.jpgLe député Patrick Lebreton rendra son rapport sur la mobilité et l’emploi local au ministre des Outre-mer, début decembre.

Pour l’heure, il a expliqué aux fonctionnaires de police les grands principes sur lesquels il entend asseoir de nouvelles règles de mutations pour favoriser leur retour au pays.

« La police ne peut être constituée que de chercheurs de primes en fin de carrière… » La phrase ne figure pas dans le rapport Lebreton sur l’emploi local, mais c’est l’auteur du rapport qui l’a prononcée hier à l’Assemblée nationale, devant les fonctionnaires de police ultramarins du collectif GPX. La moyenne d’âge dans les commissariats d’outre-mer est de 45 ans ; elle est de 35 ans dans l’Hexagone... Patrick Lebreton trouve un goût amer à la mobilité. S’il l’estime nécessaire, parce que « faire de la police en region parisienne est une excellente école », il déplore que le système de mutation ne fonctionne plus depuis qu’on a modifié le système, privilégiant l’ancienneté administrative à l’ancienneté de la demande de mutation. Ainsi la part des originaires d’outre-mer dans les mouvements est passée de 49,6 % en 2009 à 27,6 % l’an passé. Par exemple, un policier originaire d’outre-mer qui, avec ses 17 ans d’ancienneté, était en 75e position pour la mutation, s’est retrouvé l’année suivante en 130e position… Autre exemple fâcheux : sur 39  mutations à la Réunion, on comptait 33 métropolitains et sur ces 33, 17 IVP, c’est-à-dire, « inaptes à la voie publique »…

Le rapport propose une réforme des mutations qui ferait des centres intérêts matériels et moraux « le pivot du droit de la fonction publique applicable aux outre-mer et aux ultramarins en leur donnant un fondement législatif. » La liste des critères définissant ces centres intérêts pourrait être établie par décret et s’inspirer de ce qui se pratique déjà dans des administrations comme l’Education nationale.

1000 points de bonification

Laurent-Boisedue-Cedric-Lestrac-Cyril-Hubert.jpgPour aller plus loin, Patrick Lebreton propose de développer « la prise en compte  de la maîtrise de l’environnement local, voire la maîtrise de la langue ». Le deuxième grand axe de la réforme qu’il propose est de retablir la prévalence de l’ancienneté de la demande sur l’ancienneté administrative. « Nous devrions prendre en compte l’ancienneté des demandes avec une rétroactivité sur les 5 à 6 ans précédant la réforme », propose-t-il encore. Enfin, à l’instar des enseignants qui, très vite, reçoivent une bonification de points d’indice pour faciliter leur retour, Patrick Lebreton préconise un bonus de 1000 points qui pourrait intervenir à l’approche du terme de 5 ou 9 années passées en métropole (ces 9 ans correspondent à la période contingentée pendant laquelle aucun retour n’est possible pour un gardien de la paix en région parisienne). Autre proposition, limiter la durée des contrats en outre-mer pour les non originaires et retenir aussi pour ces derniers des centres intérêts matériels et moraux s’ils veulent rester ou prolonger leur séjour. « Nous ne fermons pas de portes, se défend M. Lebreton, on en ouvre, mais sur des éléments sérieux ! » Le rapport évite toute formule de type « préférence régionale », et pourtant, c’est employé dans l’administration pénitentiaire… « Nous voulons supprimer des souffrances et faire rentrer des gens motivés, plaide le rapporteur. Aujourd’hui des policiers ne veulent plus passer de concours, plus se former pour garder leurs chances de rester chez eux… » Maintenant qu’il a achevé sa mission, Patrick Lebreton souhaite signer le courrier que les GPX ont adressé le 7 octobre dernier à Manuel Valls. Et qui est resté sans réponse.

FXG, à Paris


La mission Lebreton

Lebreton.jpgLes problèmes du retour au pays des fonctionnaires d’Etat est une vieille antienne. Elle était revenue dans les débats à l’occasion de l’édition 2012 du congrès des maires d’Outre-mer. François Hollande s’en est alors emparée dans ses vœux aux Ultramarins, le 3 janvier 2013. En avril, le Premier ministre a confié au député Patrick Lebreton, une mission visant à « identifier les moyens de mieux faire profiter les ressortissants ultramarins des emplois créés dans leurs territoires (secteur public et secteur privé) ».  Patrick Lebreton a été accompagné par un conseiller d’Etat, Gaël Rimbaud, pendant les 7 mois qui lui ont été nécessaires. Une durée que certains jugent longue mais qui s’explique par le fait que l’ensemble des DOM ont ete visités, les ministères concernés audités, mais aussi du fait qu’il a fallu rassembler des données chiffrées et que le ministère de l’Intérieur a du être sollicité par deux fois avant de s’exécuter. Le rapport sera rendu au ministre des Outre-mer le 2 ou le 3 decembre prochain et seront alors aussi abordées les questions relatives à l’emploi privé. Dix jours plus tard, le député réunionnais sera auditionné par une délégation commune du Sénat et de l’Assemblée nationale. A charge pour le gouvernement et les parlementaires de transformer ce rapport en dispositions législatives ou réglementaires permettant de fixer des règles de mutation qui fonctionnent et qui soient transparentes.


Cyril Hubert, GPX 974

Cyril-Hubert-GPX974.jpg« Pas de préférence régionale »

Les mesures proposées sont-elles satisfaisantes ?

On est amplement satisfait des mesures que M. Lebreton propose pour la police et qui concernent l’ensemble de la fonction publique. L’essentiel, c’est la prise en compte la rétroactivité de l’ancienneté de nos demandes et la définition légale des centres intérêts matériels et moraux.

Quel est votre point de vue sur le concept de préférence régionale ?

Il ne doit pas y avoir de préférence régionale car on doit s’appuyer sur des critères bien spécifiques pour entrer dans le cadre constitutionnel. Il faut se baser là-dessus pour que tout le monde ait les mêmes droits devant la mutation. Une personne originaire de métropole qui présente des centres intérêts matériels et moraux réels, a tout à fait le droit de demander son maintien outre-mer tout comme un originaire.

Vous ne fermez donc pas la porte même si certains auront une bonification de points facilitant leur mutation ?

Ces personnes bénéficieront de points grâce à leurs centres intérêts matériels et moraux et non parce qu’ils auront envie de venir à la Réunion ou aux Antilles. Il appartient maintenant au gouvernement de préparer une loi. Il ne s’agit pas d’y aller à la va-vite car ce projet de loi pourrait avoir un impact sur les vingt prochaines années et ouvrir les portes à nombre de fonctionnaires qui veulent rentrer dans les îles. Vaut mieux prendre un peu de temps et le faire correctement.

A l’aune de tout cela, quand espérez-vous rentrer à la Réunion ?

Le plus tôt possible !

Propos recueillis par FXG, à Paris

Partager cet article

Repost0

Articles Récents