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13 novembre 2013 3 13 /11 /novembre /2013 08:17

Les Rhums Neisson et Depaz évoqués à l’Assemblée nationale

« Montrez-nous que le gouvernement aime les rhums », a lancé le député GDR Bruno Nestor Azerot au ministre Lurel, hier à l’Assemblée nationale lors de la séance de questions au gouvernement. Le député maire de Sainte-Marie demandait au ministre des assurances quant à la production de cannes AOC qui alimentent la distillerie Neisson (Depaz est aussi concerné). Il a ainsi rappelé qu’un projet d’arrêté préfectoral pourrait priver la distillerie Neisson de 50 % de ses cannes à sucre en raison de la demande « de la filiale d’une multinationale de distribution d’eau potable » pour installer un périmètre de protection de la zone de captage, malgré de multiples avis défavorables lors de l’instruction de ce dossier. « Les rhums Neisson et Depaz n’ont pas à s’inquiéter, a promis Victorin Lurel, ni en raison de l’instruction de l’arrêté préfectoral, ni en raison d’une déficience d’amour des rhums du gouvernement. » Le ministre a toutefois porté un correctif aux dires du député en précisant que la demande venait « d’un syndicat d’élus de la côte ouest caraïbe ». Il a ensuite voulu se montrer rassurant en indiquant que la période d’instruction était prolongée jusqu'à la mi-decembre. « L’avenir n’est pas engagé, a-t-il conclu. L’arrêté qui sera pris tiendra compte de toutes les contraintes. »

FXG, à Paris

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13 novembre 2013 3 13 /11 /novembre /2013 08:15

Les rhums agricoles AOC raflent la mise à Madrid

Le concours 2013 des rhums de Madrid a fait la part belle aux rhums agricoles antillais. Il est vrai qu’ils étaient quasiment les seuls à concourir dans cette catégorie quand la plupart des rhums caribéens ou sud-américains sont des rhums industriels à base de mêlasse…

Le Clément Canne Bleue a eu la médaille « doble oro », le Neisson Vieux Esprit 70 (conçu pour les 70 ans de la distillerie) a décroché l’or. Le Neisson 55 et le Saint James Blanc partagent l’argent.

Le rhum blanc Héritiers Madkaud, mis en bouteille par Saint James, a recu le bronze. Quant au Dillon, il reçoit un simple « diploma ».

Dans les rhums vieux de moins de 5 ans, c’est encore Clément avec son VSOP qui reçoit le « doble oro ». Le VSOP de Dillon reçoit l’or, le vieux Héritiers Madkaud prend l’argent, le paille de Saint James et le Neisson vieux, le bronze. Et un « diplôme » pour l’ambré de Saint James.

Pour les rhums vieux de 6 à 10 ans, Clément triple la mise avec la « doble oro » pour sa cuvée Homère. Son Clément très vieux prend l’or. Le Depaz XO, le Neisson extra vieux, le Bally 2002, le Bally de 7 ans et le Damoiseau XO reçoivent l’argent.

Un palmarès qui devrait faire réfléchir le préfet et le syndicat des élus de la cote ouest caraïbe de la Martinique qui voudraient restreindre la sole canniére de Depaz et Neisson !

FXG, à Paris

http://www.congresodelron.com/wp-content/uploads/2012/01/ResultadosOficiales2013.pdf

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13 novembre 2013 3 13 /11 /novembre /2013 08:09

Le Conseil d’Etat rejette le pourvoi de l’ex directeur du travail de la Martinique

Le Conseil d’Etat a déclaré, il y a dix jours, irrecevable le pourvoi en cassation intenté par l’ancien directeur du travail de la Martinique, Jacques Bertholle, contre l'arrêt du 27 décembre 2012 de la cour administrative d'appel de Bordeaux. Celle-ci avait rejeté sa demande tendant à la réparation par l'Etat « des conséquences dommageables de diverses fautes commises dans la gestion de sa carrière » et, d'autre part, à la condamnation de l'Etat à lui verser les frais de mission qui auraient dû lui être réglés au titre de sa mise à disposition du conseil régional de la Guyane à partir de 2002.

Fin 1998, la Martinique paralysée par la grève des ouvriers agricoles des bananeraies, ne parle que de « l'affaire Bertholle ». Depuis dix jours, Jacques Bertholle, le directeur régional du travail et de l'emploi, est « dispensé d'assumer ses fonctions » par le ministère de Travail. Le 7 janvier 1999, la ministre Martine Aubry prononce sa « mutation dans l'intérêt du service ». Jacques Bertholle, dès son arrivée en 1991, s’était distingué par son zèle de médiateur dans les conflits sociaux ; Les banques en 1995, la libération des vacanciers du club Med, en novembre 1998… Le patronat martiniquais avait failli obtenir sa tête en 1996, lorsque le secrétaire d'Etat (RPR) à l'Outre-mer, Jean-Jacques de Peretti, demandait à son confrère du Travail, Jacques Barrot, de ramener le fonctionnaire en métropole.

Bertholle était resté mais sa notation abaissée, ses primes réduites. Mais son management était contesté en interne et son service fut paralysé à son tour par une grève. C’est ainsi qu’il fut muté malgré un soutien des syndicalistes et des élus.

Selon les sages du Palais Royal, la cour administrative de Bordeaux n’a fait aucune erreur de droit. Le pourvoi de Jacques Bertholle a donc été jugé irrecevable.

FXG, à Paris

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12 novembre 2013 2 12 /11 /novembre /2013 07:26

3500 fidèles à la messe antillo-guyanaise de ParisRiocreux-Laffont-et-Meranville.jpg

La traditionnelle messe annuelle des Antillo-Guyanais dans l’Hexagone s’est déroulée lundi après-midi à l’église Saint-Sulpice à Paris. Avec ses 3000 places assises, la jauge de cette église de la rive gauche est plus importante encore que celle de la cathédrale Notre-Dame de Paris. Et la communauté antillo-guyanaise a bien répondu présent puisque l’on estimait à 3500 le nombre de fidèles rassemblés. « Bondyé ka hélé’w, ou pa ka tann’ ! » Organisé par l’aumônerie Antilles-Guyane de Paris, l’office a réuni les trois prélats des Antilles et de la Guyane, Mgr Laffont de Cayenne, Mgr Riocreux de Basse-Terre et l’archevêque de Fort-de-France, Mgr Méranville. C’est à ce dernier qu’est revenu de prononcer l’homélie. Avant le début de l’office, une délégation de jeunes antillais de Paris, accueillis en Guyane, en juillet dernier, avant de se rendre aux Journées mondiales de la jeunesse à Rio, sont venus témoigner de leur foi et de leur mission. A noter aussi la présence du père Antoine de la Fayolle et de Marie Lesure-Vandamme, respectivement producteur et animatrice de l’émission religieuse des chaînes 1ère, Dieu m’est témoin, diffusé le dimanche matin.

(Photos : FXG)chorale.jpgLa choraleles-gwokas.jpg

Les gwokasles-eveques-dans-la-nef.jpg

La procession des eveques dans la nefpremier-rang-serre.jpgLes fideles au premier rangAutel.jpg

Le transept depuis la nefMgr-Meranville.jpg

Monseigneur Meranville a l'encensoirfideles-au-premier-rang.jpg

Les fideles en costume traditionnelMgr-Laffont-et-les-jeunes-des-JMJ.jpg

Monseigneur Laffont et les jeunes des JMJAutel-2.jpgDebut d'officeMgrs-Laffont-et-Riocreux.jpgles eveques Laffont et Riocreuxpremier-rang.jpgLa nefSabine-Charin-Pere-Antoine-de-la-Fayolle-Fanny-Stolpner-Mar.jpg

Sabine charin, chargee de production, le pere Antoine de la Fayolle, producteur, Fanny Stolpner, journaliste, et Marie Lesure-Vandamme, animatrice de Dieu m'est temoin.

Saint-SulpiceSaint-Sulpice

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11 novembre 2013 1 11 /11 /novembre /2013 07:57

50 rhums au comptoir de l’Eva ZionEva.jpg

Eva Riaux est une amoureuse des rhums. Cette jeune femme élevée en Bretagne a découvert l’atmosphère cosy des bars à rhums dans sa ville de Lannion. Elle débute son éducation avec les rhums arranges puis elle va passer à la vitesse supérieure quand, étudiante à Paris, elle trouve un emploi de serveuse chez Pierrot, la rhumerie martiniquaise de la rue de Lappe au quartier Bastille à Paris. C’est là qu’elle prend l’idée du grand bol de planteur, toujours plein, sur le comptoir, et qu’elle apprend à différencier les tafias, les rhums industriels de mêlasse et les fameux rhums agricoles. Avec sa sœur et son beau-frère, médecins tous les deux à Fort-de-France, elle a complete sa formation par des travaux pratiques in situ.

Depuis le mois de mars dernier, elle a racheté un petit bar au coin des rues Saint-Maur et Jean et Marie Moinon dans le 10e arrondissement de Paris, qu’elle baptise Eva Zion. Cet établissement aux ambiances musicales reggae s’ajoute à la liste des lieux nocturne qui offrent un vrai choix de rhums puisqu’elle en compte une cinquantaine a sa carte.

Si les grands rhums de Guadeloupe (Damoiseau, Bologne, Séverin, Père Labat), de Martinique (Clément, Trois-Rivières, HSE, JM, Neisson, Bailly) sont tres bien représentes, la carte propose des rhums jamaïcains (Black Jamaïca, Captain Morgan, Coruba), haïtien (Barbancourt), panaméen (Abuelo), vénézuélien (Diplomatico), colombien (Dictador), philippin (Don papa), malgache (Dzama), dominicain (Opthimus), sainte-lucien (Admiral Rodney), barbadiens (Cockspur, Mount Gay), guatémaltèque (Botran), péruvien (Ron Cartavio), colombien (Ron Medellin), cubains (Havana Club, Matusalem), des Guyanes (La Cayennaise, Pyrat, Royal XM, Eldorado) et même, personne n’est parfait, portoricain (Bacardi).

Enfin, pour ceux qui ne boivent pas d’alcool, le bar dispose d’un grand nombre de jus de fruits tropicaux. Il faut compter pour un verre de 3,50 à 9 €.

FXG, à Paris

A consommer avec moderation

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11 novembre 2013 1 11 /11 /novembre /2013 07:15

Sa ki pa taw pa tawenfin à ParisSakitaw_pataw-affiche.jpg

Albertine décide d'imposer son amant Roger, à la maison pour un ménage à 3 qu'adviendra- t'il de cette idée ? Ce trio attachant nous entraîne dans les méandres et les maux de la société Antillaise.  Cette comédie est la photographie instantanée d'un syndrome National : la difficulté croissante qu'ont les hommes et les femmes à se comprendre et à s'entendre au sein du couple.

Avec  Christine Nérée, Enor Prosper et Patrice Kancel, dans une mise en scene de Patrice Kancel, l'inventeur de Radio Brann Brann.

Au theatre Traversiere, les 12, 13 et 14 decembre

Fou Rire Garantiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii !!!

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11 novembre 2013 1 11 /11 /novembre /2013 06:44

Affiche-saint-george.jpg« Il était le Mozart noir » au Théâtre Silvia-Monfort

Après le triomphe de l’opéra « Le nègre des lumières », Alain Guédé propose un nouveau divertimento artistique en hommage au célèbre compositeur le chevalier de Saint-George. Michael Lonsdale, dans le rôle du maître d'armes, mentor et directeur de conscience de Saint-George, La Boëssière, raconte la vie du chevalier Joseph Boulogne de Saint-George. Ce violoniste prodigieux, fils d'une esclave antillaise et concertiste de talent, fut le premier compositeur, colonel et franc-maçon noir de France.

Romuald-Grimbert-Barre.jpgLe spectacle évoque sa fabuleuse destinée en huit tableaux et repose sur un diptyque original : la musique de Saint-George, servie par de grands interprètes musiciens et chanteurs d'opéra et la sublime narration de Michael Lonsdale. Les textes de « Il était le Mozart noir » ont été écrits par Alain Guédé, la mise en scène est de Diana Iliescu sous la direction musicale du chef d’orchestre à l’opéra de Paris, Philippe Hui. La musique est, bien entendu, signée Saint-George. Joel-OCangha.jpgloic-Felix.jpgPour la servir, au violon solo, Romuald Grimbert-Barré. Ce musicien prodige, premier prix de conservatoire, nommé aux dernières Victoires de la musique et lauréat du prix Révélation classique de l’ADAMI en 2011, n’est autre que le petit-fils du Guadeloupéen Jonathan Grimbert-Barré, compositeur de biguines.

Marie-Claude-Bottius-1.jpgA ses côtés, cinq chanteurs et chanteuses d’opéra dont le Guyanais Loïc Félix qui a créé l’opéra « Le nègre des lumières » au festival d’Avignon, le Martiniquais Joël O’Cangha et sa compatriote, la soprano Marie-Claude Bottius. Le spectacle dont on attend prochainement d’autres dates de représentation est une creation de l’équipe de l’association L’orchestre de M. de Saint-George, qui se bat depuis des annees pour diffuser et faire connaître l’œuvre du grand compositeur guadeloupéen.

La première aura lieu le samedi 23 novembre à 20h30 au Théâtre Silvia-Monfort, 12 rue Pasteur à Saint-Brice-sous-Forêt (95).

FXG, à Paris

Renseignements au 01 39 33 01 81

www.topfsilviamonfort.fr

 

 

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9 novembre 2013 6 09 /11 /novembre /2013 06:50

Le CRAN veut des mesures concrètes contre les dérives racistes

­Apres les réactions aux attaques racistes dont a fait l’objet Christiane Taubira, garde des Sceaux, le Conseil représentatif des associations noires (CRAN) qui a déposé une plainte, indique avoir demandé un rendez-vous au président de la République. Le Martiniquais Louis-Georges Tin, président du CRAN, entend lui dire en substance : « Contre le racisme, les paroles c'est bien, les actes c'est mieux. Car ce qu'on attend d'un homme politique, ce sont des décisions politiques. » Le  CRAN souhaite donc lui soumettre cinq propositions. La première est la mise en place d’un ministère de la lutte contre le racisme, « comme il existe des ministères ou secrétariats d'Etat chargés du sexisme, du handicap, de la jeunesse, de la vieillesse, etc. » Une deuxième vise à mettre en place les actions de groupe en matière de discriminations, « ce qui permettrait aux personnes discriminées de porter plainte ensemble ». Le CRAN revient aussi sur la revendication d’instituer des attestations de contrôle pour limiter le délit de faciès. Le gouvernement semble pourtant y avoir renoncé. Il demande encore d’intégrer au bilan social des entreprises un bilan diversité, « comme il existe un bilan concernant l'égalité entre hommes et femmes ».

Enfin, il réclame un musée de l'esclavage et de la colonisation. « Il y en a 150 aux Etats-Unis, mais aucun dans notre pays qui compte pourtant 12 000 musées », affirme le CRAN qui oublie cependant l’existence de lieux tels que le Mémorial de l’esclavage et de la traite à Nantes, le musée d’Aquitaine à Bordeaux et encore les sites de la Route des abolitions dans l’Est de l’Hexagone.

FXG, à Paris

 

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9 novembre 2013 6 09 /11 /novembre /2013 06:41

Yann Moix, le prix Renaudot 2013, a adressé ce jeudi une lettre ouverte à la garde des Sceaux, Christiane Taubira.

« Les ratés ne vous rateront pas »

Madame,

Je vous adresse cette courte lettre pour vous dire que la honte que je ressens d’être français quand vous êtes insultée dans votre dignité n’est rien, absolument rien, au regard de la fierté que je ressens face à la permanente démonstration de votre courage.

Il n’est pas question, ici, de politique. Mais seulement de reconnaître, en vous, tandis que pleuvent sur vous mille crachats et quantité d’immondices, une de ces figures qui font, contre vents et marées, progresser notre vieille République.

Je crois bien qu’en d’autres temps, Robert Badinter, ou Simone Veil encore, furent confrontés, de par l’ampleur de leur vision sociétale, de par la force de leurs convictions et la puissance de leur volonté, à la haine provisoire des réactionnaires et des moisis.

Vous aurez, non sans humour, permis plus d’avancées en quelques mois à la France, que d’autres pendant quelques décennies.

Votre personne, comme une sorte de caisse de résonnance, présente cette particularité, quasiment inédite, de dévoiler à elle seule, de stigmatiser sur elle seule, les nombreuses maladies dont notre pays est aujourd’hui atteint.

Puissiez-vous, madame, exister encore longtemps, et incarner cette Marianne au visage plus humain, moins éthéré, moins lisse aussi, que celle dont rêvent les nostalgiques d’une France éternelle qui, pour notre grand bonheur, n’eut jamais la moindre réalité et, ne leur en déplaise, n’existera jamais.

J’ai l’impression que, depuis quelques jours, c’est notre République qui devient bananière.

Pensez donc à Bernanos : « Les ratés ne vous rateront pas. »

Yann Moix

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9 novembre 2013 6 09 /11 /novembre /2013 06:33

Voici une tribune de Sophie Elizeon

Instrumentaliser les enfants, c’est mettre en péril leurs droits

A quelques jours du 20 novembre, journée internationale des droits de l’enfant, il me parait opportun de rappeler les valeurs qui ont poussé la France à ratifier la convention internationale des droits de l’enfant moins d’un an après son adoption par l’ONU en 1989.

Ces valeurs humanistes se retrouvent dans les droits fondamentaux qui sont reconnus aux enfants du fait de leur manque de maturité physique et intellectuelle, et que les adultes se doivent de garantir. Dès lors, le rôle des adultes et des autorités est de protéger les enfants tant sur le plan sanitaire que social et juridique afin de préserver leurs droits à la survie ; un développement dans toute la mesure du possible ; être protégé contre les influences nocives, les mauvais traitements et l'exploitation ; participer à part entière à la vie familiale, culturelle et sociale.

Comment alors ne pas être scandalisé et alarmé par le triste spectacle d’enfants mis sur le devant de la scène par leurs parents pour insulter une Ministre ?

En ces temps de parole décomplexée (et peu m’importe que les réseaux sociaux en soient à l’origine ou non) où d’anciens hauts fonctionnaires de l’Etat sont nommés au cabinet du Front National et où, comme le dit si bien Harry Roselmack dans sa tribune du 04/11/2013 dans Le Monde « les vielles affiches Y’a bon Banania » décorent encore nos murs, il est de notre devoir de réfléchir à ce que nous appelons des influences nocives.

Dans notre pays, dont la devise et les fondements sont « liberté, égalité, fraternité », nous apprenons que notre liberté s’arrête où commence celle de nos concitoyennes et de nos concitoyens, que nous naissons et demeurerons libres et égaux en droits et que la fraternité trouve sa source dans le respect que nous nous devons les un-es les autres. C’est sur ces bases que nous faisons société.

Dès lors, mettre dans les mains et les bouches de nos enfants des gestes et propos racistes, donc contraires aux fondements de la République, relève selon moi de l’influence nocive, définie comme l’ascendant nuisible d’une personne sur une autre personne.

Lorsque cet ascendant est exercé par une personne ayant autorité (les parents) l’acte est encore plus grave et condamnable.

Quel avenir en effet ces parents préparent-ils à leurs enfants en leur transmettant l’intolérance, l’agressivité, le mépris et le rejet de l’altérité ?

N’est-ce pas les mettre en danger que de les laisser croire que l’on peut, à l’heure de l’espace européen et des échanges mondiaux, se replier sur soi, refuser la différence, reprendre les idées archaïques et obscurantistes qui ont jadis conduit la France à perpétrer ce qu’elle reconnait désormais comme crime contre l’humanité ?

N’est-ce pas les mettre en danger que de les inciter à bafouer la République en insultant une de ses Ministres, par ailleurs garante de l’Etat de droit ? N’est-ce pas les mettre en danger que de les encourager à remettre en cause une loi votée dans le respect de la démocratie et des fondements de notre société ? Je dis que si.

Ces enfants sont mis en danger par leurs parents qui les instrumentalisent et par là même nient leurs droits fondamentaux.

Ces enfants sont mis en danger par leurs parents qui se servent d’eux comme boucliers en leur faisant tenir des propos pour lesquels des adultes peuvent être poursuivi pénalement.

Ces enfants sont mis en danger par leurs parents qui leur transmettent des idées qui les rendront demain inaptes à faire société autrement que dans l’entre-soi.

Au nom de cette mise en danger, ces parents pourraient être auditionné-es.

Sophie Elizéon

Déléguée Interministérielle

 

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